DixinnLes débats dans le dossier du bijoutier, Ibrahima Doumbouya, accusé de recel de bijoux volés, appartenant à madame Diariou Bah, se sont poursuivis, hier jeudi 1er septembre 2016, au Tribunal de Première Instance de Dixinn, a constaté Guineematin.com sur place.

Cette affaire qui a connu sa première audience le 23 Août dernier, s’est poursuivie en présence de toutes les parties au procès.  Prenant la parole le premier, la partie civile, par la voie de maître Raja, dit que cette affaire est simple à partir du moment où le prévenu a reconnu avoir acheté de l’or dans les mains d’un enfant mineur. Le problème, dit-il, est d’en savoir la quantité, c’est-à-dire combien de grammes d’or il a acheté. « Cette affaire est claire et simple car, le produit qu’il a acheté provient d’un vol », lance l’avocat.

La partie civile dit ne pas être prête à recevoir m’importe quel or. « La victime est prête à donner 20 millions de francs guinéens au prévenu pour tout simplement qu’elle puisse récupérer les bijoux que son cher et tendre époux lui a offert », a-t-elle argumenté, avant d’ajouter : « à défaut des bijoux, nous demandons, au titre de réparation, une somme de 700 millions de francs guinéens », a-t-elle sollicité.

Pour sa part, le ministère public par la voix de maître Alsény Bah, a dit que le bijoutier a acheté les bijoux en pleine connaissance de cause, que c’est un produit issu d’une infraction. « C’est un habitué de faits. Il savait bel et bien que les bijoux qu’il a achetés dans les mains du mineur, Thierno Oury Diallo, provenaient d’un vol. Mais, l’origine et l’âge de l’enfant n’étaient pas son souci. Son seul souci, c’était les bijoux », a expliqué le procureur. C’est pourquoi, dit le procureur, il faut le retenir dans les liens de culpabilité du délit de recel. Et, « en vertu de l’article 497 du code pénal guinéen, de le condamner à 5 ans d’emprisonnement et une amende de 150 millions de francs guinéens », a requis maître Alseny Bah.

Pour la défense, aucune preuve n’a été exhibée devant le tribunal. Et selon elle, on ne demande pas gratuitement de  condamner un citoyen sans aucune preuve palpable. « Aucune facture, aucun reçu montrant la valeur  de ces bijoux qui coûtent, selon la victime 48. 000 dollars, 13.000 dollars, n’a été montré ici », argumente la défense avant de demander la relaxe pure et simple pour délit non constitué.

Le prévenu retourne en prison et l’audience est  renvoyée au 13 septembre prochain pour la délibération.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/.  664 413 227

 

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin