Dans un arrêt rendu le 27 mars 2017, la Cour Suprême guinéenne a cassé et annulé la condamnation à de lourdes peines de prisons du comandant Alpha Oumar Boffa Diallo ‘’AOB’’ et Cie. Depuis cette date, le Tribunal Criminel de Conakry 2 (Dixinn) n’a pas réexaminé le dossier alors que les compteurs sont remis à zéro dans l’affaire de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé le 19 juillet 2011.

Selon une source judiciaire bien informée, c’est dans l’espoir de « mettre fin à la souffrance des 5 détenus » dans ladite affaire qu’une demande de mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire a été introduite au près du Tribunal Criminel de Conakry 2 ce mardi 30 mai 2017. « A défaut d’un procès imminent, c’est une liberté provisoire qui est sollicitée », ajoute notre source.

Dans la requête, il est dit qu’à nos jours « leur détention provisoire n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité, si l’on s’en teint aux dispositions de l’article 235 du Code de Procédure Pénale ».

Pour rappel, depuis 6 ans, certains mis en cause dans l’attaque du domicile privé du président Condé croupissent à la maison centrale de Conakry : le commandant AOB, madame Fatou Badiar, Jean Guilavogui, Almamy Aguibou et Mamadou Alpha Diallo. Ils avaient été condamnés le 13 juillet 2013 à des peines allant de 15 ans de réclusion criminelle à la perpétuité par l’arrêt Numéro 3 de la Cour d’Assises de Conakry.

Désormais, les yeux sont tournés vers le Tribunal Criminel de Dixinn qui devrait se prononcer dans les 10 jours à venir.

De nombreux observateurs s’interrogent toutefois sur le maintien en détention jusqu’à maintenant des ces infortunées personnes, alors que des individus poursuivis dans la même affaire et ayant été condamnés aux mêmes peines, continuent à se la couler douce après avoir bénéficié des largesses suprêmes.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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