L’accord politique de mercredi dernier, 08 août 2018, permet de tourner définitivement la page du contentieux électoral. Désormais, l’heure est aux préparatifs pour la constitution des exécutifs communaux. Le PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir), avec les conseillers obtenus pour ce coup d’essai, est dans cette dynamique, même si le parti rumine sa colère contre ledit accord, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon Mohamed Kaba, coordinateur administratif de cette formation politique, son parti a engrangé quatre-vingt-deux (82) conseillers pour une première participation. « Le PADES, lors des élections communales, on a eu 82 conseillers répartis sur l’ensemble du territoire national. À Mali, on a eu un (1) conseiller ; à Koubia, on en eu deux (2). Au Fouta, on a eu à peu près huit (8) conseillers. Nous en avons eu en haute Guinée : à Faranah, nous avons un conseiller ; à Passa, nous avons un conseiller ; à Kankan, nous en avons ; à Karfamoriyah, nous en avons, tout comme en Forêt. Donc sur ce point, le PADES a quand même marqué un grand coup, parce qu’aller aux élections locales pour la première fois et obtenir 82 conseillers, ce n’est pas donné d’avance », soutient-il.

S’agissant des alliances, monsieur Kaba a indiqué que « la question est à la fois politique et stratégique. Cela dépendra des réalités sur le terrain. Le PADES a toujours été ouvert à toutes les sensibilités et le PADES tient compte de l’avis des listes qui ont représenté le parti dans les différentes localités. Cela dépendra des négociations que nous aurons avec les uns et les autres pour finaliser naturellement les choix des futures alliances ».

Pour ce qui est de l’accord de mercredi, le coordinateur du PADES a réitéré son désaccord. Mohamed Kaba souligne que « c’est cet accord que nous ne jugeons pas conforme aux principes des discussions inclusives, parce que vous n’êtes pas sans savoir que suite à la crise post électorale, il y eu a des discussions au sein du comité de suivi. Et le comité était toujours censé trouver des solutions au problème. Mais malheureusement, nous avons constaté la signature d’un accord entre la mouvance présidentielle et l’UFDG, le tout parrainé par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, dans un cadre inapproprié, qui n’a pas inclus les autres acteurs concernés par la question. Je pense qu’une telle décision devrait se faire en plénière et devrait tenir compte des avis des uns et des autres. C’est dommage qu’il y ait ce genre de marchandage politique entre les deux grandes forces politiques. C’est ce qui n’est pas du tout une bonne chose et que nous dénonçons ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin