Politique : la réponse de Bouréma Condé à la demande de Cellou et Sidya

16 septembre 2019 à 17 05 28 09289
Général Boureima Condé, Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Dans un courrier en date du 13 septembre 2019 adressé au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), l’opposition guinéenne emmenée par Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré a demandé à Bouréma Condé de rouvrir les activités du comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016. Cela, pour discuter des questions de grande préoccupation du moment.

En réponse, le président de ce comité de suivi a renvoyé les opposants vers le Premier ministre. Il leur a demandé d’aller discuter des sujets qui les préoccupent avec Kassory Fofana dans le cadre des consultations que ce dernier est en train de mener sur instructions du président de la République, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« L’accord politique du 12 octobre 2016 a exigé un audit complet du fichier électoral avant l’organisation des élections législatives. Les recommandations du rapport d’audit ayant été validées par toutes les parties prenantes, il devient urgent d’en faciliter et d’en accompagner la mise en œuvre en raison des échéances pressantes qui nous attendent. A cette fin, nous sommes convaincus de la nécessité de impérieuse de réunion du comité de suivi dont nous demandons expressément la reprise », peut-on lire dans le courrier des opposants adressé au ministre.

« En vertu des dispositions de l’article 58, alinéa 2, citation ‘’ le Premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques. (…) Par rapport à la situation sociopolitique actuelle de notre pays, monsieur le président de la République a instruit le Premier ministre, Chef du gouvernement, d’ouvrir de larges consultations et de se mettre à l’écoute attentive de tous les acteurs sociopolitiques, recueillir leurs avis et suggestions sur toutes les questions de préoccupation nationale.

Monsieur le Premier ministre s’y emploie depuis le 9 septembre 2019 et il a déjà reçu certaines institutions républicaines. Les rencontres se poursuivent sans désemparer avec les acteurs sociopolitiques et vos formations y ont été invitées. Ceci me semble une opportunité pour y porter justement vos remarques, avis et suggestions non seulement par rapport au comité de suivi, mais également sur tous les autres sujets qui nous interpellent comme acteurs politiques », a répondu le général Bouréma Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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La main lourde de Cellou Dalein : le bureau UFDG-Sénégal dissout !

14 septembre 2019 à 22 10 17 09179
Elhadj Saliou Koubia Diallo remplace Elhadj Boubacar Sidy Bah à la tête de l’UFDG-Sénégal

C’est une mesure radicale que vient de prendre le président de l’UFDG. Après avoir essayé de résoudre sans succès une crise qui dure depuis plus d’un an, à cause de querelles intestines et de leadership au moment où il bat le rappel de ses troupes face à la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir à la fin de son dernier mandat, Elhadj Cellou Dalein Diallo a finalement décidé de prendre ses responsabilités…

Comme on le sait, il avait nommé un secrétaire fédéral adjoint (alors que ce poste n’était même pas prévu par les statuts) ; mais, les dirigeants de la fédération UFDG du Sénégal se sont mis à se marcher dessus. Aujourd’hui, le président du parti a posé un acte radical : le bureau de la fédération a été dissout et un bureau provisoire a été mis en place. Cette nouvelle équipe est chargée de gérer les affaires courantes, de renouveler les structures et de préparer un congrès fédéral, a appris Guineematin.com dans la soirée de ce samedi.

C’est donc sur Elhadj Saliou Koubia Diallo- un banquier de la BCEAO à la retraite- que Cellou Dalein Diallo a jeté son dévolu pour remplacer Elhadj Boubacar Sidy Bah, à la tête de la fédération UFDG-Sénégal pour laquelle ce dernier s’est sérieusement investi. Le doyen Karamoko Sidy Bah a d’ailleurs été nommé président d’honneur des fédérations UFDG du Sénégal… Et, pour assurer le secrétariat administratif, Saïdou Diallo a pris la place de Chérif Diao.

Bref, Guineematin.com a appris que la liste présentée ce samedi, 14 septembre 2019, à la Cité Millionnaire à Grand Yoff, par Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG et émissaire du président du parti à Dakar, il n’y a même pas eu cinq responsables reconduits sur les 17 membres du bureau fédéral. « Il n’y a presque de nouveaux qui ont été nommés », apprend-on.

Reste à savoir si des frustrations qui naîtraient de ce remue-ménage politique n’engendreront pas des départs en ces temps de mercato politique en République de Guinée !

A suivre de très près sur Guineematin.com

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Fodé Oussou sur la visite d’Alpha Condé aux USA : « nous avons été humiliés, parce que… »

14 septembre 2019 à 18 06 59 09599

La visite du président Alpha Condé aux USA continue d’alimenter la chronique en Guinée et même au-delà de nos frontières. L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 14 septembre 2019 a en partie porté sur cette actualité. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, a dénoncé le fait que le numéro un guinéen ait forcé son rendez-vous aux USA. Selon lui, ce rendez-vous s’est soldé par un désaveu par rapport au rêve du président Condé de s’éterniser au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant les militants de l’UFDG, fortement mobilisés, Fodé Oussou soutient que le président Alpha Condé n’a aucune possibilité, juridiquement parlant, de s’offrir un troisième mandat. Il a indiqué que l’actuel président guinéen est devenu orphelin dans sa quête d’alliés pour changer la Constitution. « Aux Etats-Unis, nous avons été humilié, parce que ceux qui sont nés en 1960 doivent se rappeler que feu Ahmed Sékou Touré a été reçu aux USA en 1962, par le président John Kennedy. La Guinée a été honorée. En 2019 Alpha Condé, président de la Guinée, ancien président de l’Union Africaine, 40 ans de combat et professeur, a été reçu par le ministre des Affaires Etrangères de la Guinée qu’on appelle Mamady Touré sur le sol américain. Vous savez que les Etats-Unis c’est des gens qui respectent la démocratie. Il a forcé, il a eu un rendez-vous. Le rendez-vous qu’il a eu, il l’a eu avec un des hauts responsables qui lui a dit dans un langage simple « pour nous les Etats-Unis, nous nous bâtons pour les transitions apaisées, pour que dans tous les pays africains, qu’il y ait la démocratie. Nous ne pouvons pas accompagner les chefs d’Etat qui veulent instaurer la dictature ». Sur le plan international Mr Alpha Condé n’a pas eu de répondant », soutient le vice-président de l’UFDG.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou apporte un démenti aux propos du chef l’État qui avait affirmé que la Constitution Américaine a été changé plusieurs fois. « Mr Alpha Condé a dit que la constitution des Etats-Unis a été changé 27 fois. Je tiens à rappeler que la constitution des Etats-Unis date à peu près de 3 siècles. Leur constitution a été amendée certainement 27 fois. Cela veut dire que les gens se retrouvent et se donnent la possibilité de voter. La constitution que nous avons dans ce pays peut aussi être amendée, on peut modifier les articles, le président a le droit de demander à ce qu’on regarde les articles. Mais, puisque dans cette constitution, il y a l’article 154 qui ne donne pas la possibilité d’avoir un 3ème mandat, parce que tout son combat, c’est pour avoir un 3ème mandat. Donc, il se lève, il dit que moi je ne veux pas de cette constitution, il faut qu’on ait une autre constitution ».

S’agissant des consultations engagées par le Premier ministre sur instruction du chef de l’Etat, Fodé Oussou a réitéré la non-participation de sa formation politique tout en en donnant les raisons. « Depuis 9 ans, nous nous retrouvons dans les cadres de dialogue, de comité de suivi, de ceci et de cela. A chaque fois qu’on a signé un accord, ils ne l’ont pas respecté. L’accord politique signé devant la communauté internationale, ça n’a pas été respecté. Mr Alpha Condé, tout le monde l’a vu ici, il était fier de dire qu’il ne dialoguera jamais avec Lansana Conté. C’est celui qui a dit ça qui va nous dire d’aller à des consultations ? Nous n’irons pas », a-t-il martelé.

En outre, Fodé Oussou s’en est pris à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui sera incapable d’organiser les législatives en décembre 2019. « Vous avez vu ce qui se passe à la CENI ? On est à 3 mois de la fin de l’année. En 2018, on était obligé de prolonger le mandat des députés parce qu’il n y avait pas d’argent, et en 2019, il n y a même pas de vision de la CENI. Ce n’est pas une CENI qui est là mais une équipe constituée par Alpha Condé. Comment pouvez-vous imaginer qu’on puisse organiser des élections à moins de 3 mois alors que le fichier électoral n’est pas assaini, les cartes ne sont pas distribuées ? Même s’il y avait tout ça aujourd’hui, il n y a aucun moyen d’organiser les élections au mois de décembre, parce que Mr Alpha Condé a compris qu’avec la constitution, ça ne passe pas ainsi qu’avec le référendum. Il veut forcer la situation, organiser les élections législatives, devenir majoritaire au parlement pour lui trouver un 3ème mandat. Là aussi, il nous trouvera sur le chemin », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224623532504

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Consultations nationales : Cellou Dalein ne répondra pas à l’invitation de Kassory

12 septembre 2019 à 13 01 04 09049

Selon le programme des consultations entamées par le Premier ministre guinéen autour du projet de changement de l’actuelle constitution, le chef de l’opposition sera reçu le lundi, 16 septembre 2019, au Palais de la Colombe. Le planning publié par la Primature indique la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Kassory Fofana va durer une heure (12h30-13h30). Mais, on apprend que l’opposant ne répondra pas à cette invitation. C’est Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et proche de Cellou Dalein Diallo qui a confié l’information à Guineematin.com ce jeudi, 12 septembre 2019.

« Les gens veulent juste amuser la galerie, mais il ne sert à rien de continuer à faire perdre du temps aux gens. Je pense que l’objectif principal que ces gens ont, c’est de semer la zizanie au sein de l’opposition. Ils pensent qu’ils peuvent semer la zizanie, mais ils se trompent. Nous avons déjà dit que cette consultation, dans le fond et dans la forme, n’a pas de sens.

Dans le fond, personne ne peut vouloir demander à un peuple de laisser ce que la constitution dit pour faire autre chose. C’est comme si on vient demander aux gens, est-ce que voulez, malgré le fait que la constitution ne le permet pas, donner un troisième mandat au président Alpha Condé.

Sur la forme, celui qui est en train de faire la consultation, sa position est connue, il a dit qu’il est d’accord. Nous aussi, notre position est connue, nous l’avons dit et répété que nous ne sommes pas d’accord avec cette affaire de nouvelle constitution et que nous ne participerons pas à un référendum sur cette question. Donc pour nous, il n’y a plus de consultation, il n’y a plus de débat à faire sur cette question.

Donc, le président Cellou Dalein ne répondra pas non seulement en tant que chef de file de l’opposition, il ne répondra pas à cette convocation en tant que président de l’UFDG, et aucun responsable de l’opposition ne répondra à ça », a assuré Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale, le pouvoir organise ces consultations pour tout simplement chercher à légitimer son projet de nouvelle constitution afin d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Et pour cela, il pense que les autorités devront trouver une autre alternative, parce que l’opposition ne leur prêtera pas le flanc.

« Ils n’ont qu’à demander au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, de créer un parti politique pour chaque militant du RPG Arc-en-ciel et ils vont faire les consultations entre eux là-bas. Mais nous, on n’est pas concernés par ce débat. C’est pourquoi, on n’a pas participé aussi au débat qui en cours en ce moment à l’Assemblée nationale », a dit l’opposant.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Cellou Dalein se réveille : « Peuple de Guinée, levons-nous !»

11 septembre 2019 à 20 08 20 09209

Dans une courte vidéo publiée ce mercredi, 11 septembre 2019, sur les réseaux sociaux, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a invité les Guinéens à se lever pour « empêcher l’assassinat programmé » de la démocratie guinéenne. L’opposant fait référence au projet de changement de l’actuelle constitution voulu le pouvoir de Conakry.

Pour le président de l’UFDG, les consultations annoncées par le chef de l’Etat guinéen ne sont rien qu’un moyen de légitimer son projet de nouvelle constitution afin de s’octroyer un troisième mandat.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la vidéo :

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Plainte de Thiâ’nguel à la justice de la CEDEAO : voici la réponse du régime d’Alpha Condé

1 septembre 2019 à 15 03 36 09369
Souleymane Thiâ’nguel Bah

La justice guinéenne n’a pas condamné Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel, responsable de la Communication de l’UFDG. Ni au niveau de l’instruction, ni pendant le jugement, il n’a été établi que le nommé Thianguel (qui avait été poursuivi et condamné) est le même que Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel. D’ailleurs, les deux (Thiâ’nguel et Thianguel) n’ont pas la même orthographe. Donc, la justice guinéenne a condamné Thianguel (qu’elle n’a pas pu identifier) et non Souleymane Bah dit Thiâ’nguel…

C’est à peu près l’idée de la réponse de l’agent judiciaire de l’Etat guinéen, à la plainte déposée à la justice de la CEDEAO par Souleymane Thiâ’nguel Bah, ancien Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG pour réclamer justice suite à sa surprenante condamnation par le TPI de Dixinn, le mardi 09 janvier 2018.

Rappel des faits

Après sa grâce présidentielle et dénoncé (avec Tibou Kamara et Diallo Sadakadji sur RFI) avant de le faire poursuivre et condamner suite à la tentative avortée d’un coup d’Etat présumé, le 19 juillet 2011- le vice-président de l’UFDG a été accusé de vouloir déstabiliser le parti et y a été alors exclu, le jeudi 04 février 2019. Furieux et convaincu de pouvoir transformer la sympathie de certains de ses compatriotes en soutien politique, Bah Oury (qui est un des fondateurs de l’UFDG) a refusé la décision du parti et décidé de se rendre à la réunion hebdomadaire du bureau exécutif national qui devait se tenir au lendemain de son exclusion.

Ainsi, dans l’après-midi de ce vendredi 05 février 2016, le vice-président exclu est arrivé au siège de l’UFDG avec quelques proches et un journaliste de Guineematin.com qui avait passé la journée à ses côtés. Et, comme on pouvait s’y attendre, le portail du parti lui a été fermé. Mais, il a voulu forcer l’entrée. Ce qui a entraîné un affrontement entre ses partisans et les agents chargés d’assurer la sécurité du siège. Dans cet imbroglio, une balle a été tirée d’on ne sait où et a atteint Elhadj Mohamed Koula Diallo, un des journalistes qui étaient venus couvrir cet attendu bras de fer. Le journaliste rendra l’âme peu après. Et, le monde sera surpris de découvrir son corps à la morgue de l’hôpital national Donka, à cause d’un simple malentendu entre dirigeants d’un parti politique.

Qui a tué Mohamed Koula Diallo ?

Peu après cet incident, l’UFDG a sorti un communiqué pour accuser Bah Oury d’agression et d’être l’auteur du tir qui a tué le journaliste. Le vice-président exclu réagira avec plus de virulence en retournant cette accusation de meurtre du journaliste à l’UFDG. Bah Oury ajoutera d’ailleurs que c’est lui qui était visé par la balle et portera plainte pour tentative d’assassinat. Une vingtaine d’agents de la sécurité du parti seront emprisonnés et un d’entre eux (Mamadou Saïdou Bah) y perdra la vie. Mais, rien n’a été retenu contre aucun d’entre eux. Même Amadou Sow et Alghassimou Keita (les deux agents de la sécurité de l’UFDG qui étaient encore en détention) ont été acquittés puisque RIEN n’a été retenu contre eux par le tribunal.

D’ailleurs, au cours des différentes audiences, le débat n’a jamais porté sur le meurtre de ce journaliste ; mais, sur la tentative d’assassinat de Bah Oury. Autrement écrit, le meurtre de notre confrère était devenu secondaire, mis entre parenthèses. Et, le problème qui a focalisé tous les débats était la tentative présumée de tuer l’ancien vice-président de l’UFDG.

Finalement, le tribunal de première instance de Dixinn ne condamnera aucun coupable du meurtre du journaliste, Elhadj Mohamed Koula Diallo. Par contre, il a estimé que Thianguel était le complice de ce meurtrier. Il a alors été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui…

Qui est ce mystérieux Thianguel ?

Dans sa défense face à la plainte de Souleymane Thiâ’nguel Bah à la justice de la CEDEAO, l’avocat qui représente l’agent judiciaire de l’Etat a expliqué que le tribunal criminel de Dixinn avait bien mis devant le nom du condamné Thianguel la mention SAR, qui signifie « Sans Autres Renseignements ». Cela signifie concrètement qu’on n’a JAMAIS su qui était ce Thianguel !

Il importe de rappeler que c’est Bah Oury qui a été le tout premier à révéler l’inculpation de Souleymane Thiâ’nguel Bah, qui est un expert et consultant en communication et qui était au moment des faits Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG. Invité d’une émission de la radio privée « Horizon Fm », l’ancien vice-président de l’UFDG avait alors surpris l’auditoire en annonçant que « même Souleymane Bah, dit Thianguel est inculpé… ». Le journaliste demandera alors s’il s’agissait bien du « tout puissant chargé de communication de l’UFDG », Bah Oury répondra par l’affirmative. Mais, après tout, l’avocat de l’agent judiciaire de l’Etat écrit à la justice de la CEDEAO que Soueleymane Bah n’est pas ce Thianguel que la justice guinéenne a poursuivi et condamné…

Des avocats qui humilient la Guinée à l’étranger

A lire les arguments de Me Joachim Gbilimou, dans sa défense, au nom et pour le compte de l’Agent judiciaire de l’Etat, on a l’impression qu’il a été pris de court et a peut-être dicté quelques phrases à sa secrétaire pour répondre immédiatement à un courrier. Mais, on se rend compte qu’après le délai légal d’un mois pour sa défense, il avait demandé et obtenu un mois supplémentaire pour produire sa défense. Alors, on se demande bien comment est-ce que des préposés d’un Etat peuvent agir, au nom de tout un pays avec une légèreté aussi déconcertante !

Même le nom de Souleymane Bah est quelques fois altéré ! Et, l’étranger qui reçoit ce document (destiné à la justice de la CEDEAO) se demandera si Souleymane est Bah ou bien Diallo. Et puis, comment peut-on bâtir son argument sur la non identification d’un accusé, alors que le plaignant a bien expliqué à l’opinion qui était cette personne.

Pourtant, on apprend que même dans le dossier d’accusation, il était bien mentionné « Thianguel, se disant chargé de communication de l’UFDG ». Sans compter que dans sa lettre du 3 août 2016, adressé au ministre de la justice, Bah Oury avait encore clairement parlé de « Souleymane Bah dit Thianguel, responsable de la communication de Cellou Dalein » qui aurait pris la fuite…

Enfin, invité de l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace Fm, le ministre Cheick Sako, alors en charge de la justice, avait confirmé que ce Thianguel était bien le responsable de la communication de l’UFDG, suite à une question de précision, posée par un des animateurs. D’ailleurs, y a-t-il une foule de personnes qui se font appeler Thianguel dans l’entourage de Cellou Dalein Diallo pour dire qu’on ne parvient pas à identifier cette personne ?

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Ci-dessous, vous pouvez télécharger et lire la défense de l’Agent judiciaire de l’Etat contre Souleymane Thiâ’nguel Bah :

Mémoire en défense de l’Etat guinéen contre Thiâ’nguel

Souleymane Thiâ’nguel Bah
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Bantama Sow flingue : « l’UFDG n’est pas un parti politique, Cellou ne verra jamais Sékhoutouréyah »

24 août 2019 à 15 03 39 08398

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 14 août 2019, Sanoussy Bantama Sow a parlé de Cellou Dalein Diallo et l’UFDG. Et comme d’habitude, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a tiré à boulets rouges sur le principal opposant au régime Alpha Condé et sa formation politique, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Cellou est venu en politique par accident. Il était du PUP, il fait partie de ceux qui ont fait la promotion de la modification de la constitution en 2001. Il vise aujourd’hui autre chose parce qu’il a la maladie, il ne voit que Sékhoutouréyah, mais il ne verra jamais Sékhoutouréyah. Je parle de ça en réponse, parce que certains qui sont venus en politique par accident veulent écraser les combattants de la démocratie, les combattants de la liberté », a déclaré ce responsable du parti au pouvoir.

Le ministre ajoute que « l’UFDG n’est pas un parti politique, c’est une société de famille. C’est l’UFDG de Cellou et de Halimatou (épouse de Cellou Dalein, ndlr) seulement. Pour eux, ils peuvent faire croire aux gens que le RPG est un parti malinké ; pour eux, n’importe quel peul qui milite dans un parti au Fouta est un traitre… Depuis l’avènement de la société de Cellou en politique en Guinée, on fait la politique autrement. C’est des injures sur les réseaux sociaux, c’est des menaces de mort, c’est des violences. Mais, Cellou et sa société doivent savoir que la récréation est terminée ».

Sanoussy Bantama Sow enfonce le clou en accusant Cellou Dalein et l’UFDG d’avoir orchestré la dernière grève des enseignants guinéens. « Les gens ont pensé qu’en poussant les Soumah SLECG d’appeler les enseignants à la grève, c’était de mettre à genoux le régime Alpha. Et en ce moment, on avait dit aux gens partout au Fouta : ne mélangez pas la politique et la formation de vos enfants. L’éducation de nos enfants n’est pas politique parce que demain en Guinée, ça sera l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Mais, Cellou et sa société ont pensé qu’en finançant les enseignants, en les poussant à aller en grève, c’était de mettre le régime au mur. Aujourd’hui voilà, après les examens, ce sont les méritants qui sont passés. Au même moment, où se trouvent la famille de Cellou et sa société ? Donc les gens doivent voir, ne pas mélanger ce qui n’est pas à mélanger. Heureusement, le peuple est en train de comprendre. Au fur et à mesure que nous sommes en train d’avancer, Cellou et sa société sont en train de prendre la direction de la poubelle, la poubelle de l’histoire », a laissé entendre le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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3ème mandat : Cellou appelle à résister à la corruption, à l’intimidation, à la répression…

17 août 2019 à 20 08 02 08028
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne

« Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé le chef de l’opposition guinéenne.

Le retard excessif dans l’installation des conseils de quartiers et de régions passe toujours mal à l’Union des Forces Démocratiques Guinée (UFDG). Le parti a dénoncé ce manque de responsabilité du gouvernement guinéen à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi 17 août 2019. L’occasion a été mise à profit par Cellou Dalein Diallo pour demander aux militants de son parti à tous les citoyens de resserrer les rangs dans le combat pour le respect des lois de la République, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La séance de ce samedi a été présidée par Cellou Dalein Diallo en présence de nombreux militants. Selon le président de l’UFDG, « monsieur Alpha Condé est entrain d’utiliser les trois instruments pour faire passer son projet : l’intimidation, la répression et la corruption. Des sommes d’argent sont déversées dans le pays pour acheter les leaders d’opinion, pour acheter les élus afin qu’ils soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Il y a la répression et l’intimidation aujourd’hui. Vous entendez qu’il y a un journaliste de lynx FM qui est convoqué à la DPJ parce qu’il aurait fait passer dans son émission Doussou Condé. Plusieurs journalistes ont des convocations qui attendent. L’intimidation et la répression constituent les instruments privilégiés pour Alpha Condé pour un projet de 3ème mandat ».

Face à cette situation, le chef de file de l’opposition appelle à la résistance pour empêcher Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat. « Résistons à la corruption, résistons à l’intimidation, résistons à la répression. Je ne parle pas de l’UFDG, je parle des citoyens guinéens parce que nous voulons qu’il y ait une démocratie apaisée dans notre pays, qu’il y ait l’Etat de droit, que les textes des lois soient respectés. Mais vous avez vu la fois dernière les recours administratifs introduits pour l’installation des conseils de quartiers et des conseils de régions. Nous avons écrit au ministère de l’administration, nous avons écrit aux communes. Maintenant, nous avons saisi la Cour Suprême parce que la Loi est claire. Elle stipule bien que: 15 jours après les installations des exécutifs communaux, on doit installer les conseils de quartiers; 60 jours après l’installation des exécutifs communaux, on doit installer les conseils des régions. Mais monsieur Alpha Condé ne veut pas accepter d’abord, comme d’habitude. Sinon, on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais, soyez prêts à vous battre aussi pour exiger qu’on respecte la Loi. Toutes les batailles que nous avons menées, c’est pour exiger qu’on respecte la Loi. Bon Dieu ! L’installation des conseils de quartiers, c’est une loi organique qui la définit. Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Cellou Dalein aux maires de Mamou : « il ne faut pas céder à l’intimidation des préfets et des gouverneurs »

15 août 2019 à 19 07 24 08248

En séjour dans la région de la moyenne Guinée où il a passé la fête de Tabaski (l’Aïd El Kebir), le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, multiplie les rencontres avec les élus maires de son parti. Après ceux de Labé, Pita et Dalaba, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée a conféré ce jeudi, 15 août 2019, avec les maires des communes rurales et urbaines de Mamou, élus sous les couleurs de son parti.

La rencontre a eu lieu à la Poudrière, au domicile du doyen Elhadj Sérendé Diallo, membre du bureau politique nationale de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo a profité de l’occasion pour attirer l’attention des « maires de l’UFDG » sur le fait qu’ils ne doivent pas obéir au doigt et à l’œil des sous-préfets, préfets et gouverneurs, dans la promotion d’un troisième mandat ou d’un changement de la constitution en faveur de l’actuel chef de l’Etat guinéen, rapporte un journaliste de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Fort de douze maires sur les quatorze que compte la préfecture de Mamou, le leader de l’UFDG tient à clarifier la nature des relations qui doivent exister entre les élus locaux et les administrateurs territoriaux, surtout en cette période où le projet de nouvelle constitution polarise les débats. Ainsi, Cellou Dalein Diallo appelle les maires à travailler avec les préfets et les sous-préfets, tout en évitant d’être à leur dévotion.

« Vous n’êtes pas des fonctionnaires. Vous êtes des maires élus sur la liste de l’UFDG… Si le gouverneur, le préfet veut conférer avec vous pour parler de développement, ou s’il vous invite à une réunion, il faut répondre. Mais, attention ! il ne faut pas qu’on vous utilise pour faire la promotion de la politique d’Alpha Condé et du troisième mandat… Le développement de vos collectivités respectives est votre préoccupation…

Vous devez travailler avec les préfets et les sous-préfets, mais vous ne devez pas être à leur dévotion… Un gouverneur n’a pas à vous dicter ce que vous devez faire. il faut relire le code des collectivités et le code électoral pour connaitre vos responsabilités et la nature des relations que vous devez avoir avec les sous-préfets, les préfets et les gouverneurs », a instruit Cellou Dalein Diallo.

Pour le leader de l’UFDG, les administrateurs territoriaux ne sont pas au service des collectivités. « Ils sont au service du parti-Etat (le RPG arc-en-ciel). Vous (les maires élus de l’UFDG) devez, vous aussi, tout en travaillant avec eux, être militants, responsables de l’UFDG. Parce que c’est sur cette liste officielle que vous êtes élus. Vous êtes les maires de tous les citoyens de vos collectivités. Vous traitez tous les citoyens sur le même pied, mais vous êtes de l’UFDG… Il ne faudrait pas qu’on vous trompe. Parce que la justice, l’administration, la CENI sont au service de Alpha Condé. Il ne faudrait pas que les maires élus soient aussi au service de Alpha Condé.

Vous ne devez pas obéir aux ordres. Vous avez une autonomie de gestion et de prise de position. Et, c’est clair que vous êtes dans l’opposition. Si le préfet vous appelle pour faire une manifestation qui fait la promotion du RPG, dites non. Vous n’avez pas été nommés. Vous êtes élus, vous êtes indépendants. Vous ne devez pas abandonner vos activités politiques et être instrumentalisés par le pouvoir pour faire ce que Alpha Condé veut. Si vous prenez le troisième mandat, nous sommes contre le changement de constitution.

L’UFDG est membre du FNDC (front national pour la défense de la constitution). Donc, vous (les maires) ne pouvez pas participer à la promotion du changement de la constitution… Donc, il ne faut pas vous laisser intimider comme l’a fait le maire de Dounet par le gouverneur, qui a refusé même de présenter la délégation de l’UFDG (aux obsèques de Dr Mamoudou Bary, tué à Rouen en France NDLR) », a lancé Cellou Dalein Diallo.

S’agissant de Dr Mamoudou Barry, le chef de file de l’opposition a fait une révélation : « Je vais vous dire une chose ! Mamoudou était de l’UFDG. Mais, pour ne pas le priver des honneurs de la République, nous ne l’avons pas revendiqué. Mon discours de fin d’année, c’est lui (Mamoudou) qui avait écrit la grande partie… », a dit Cellou Dalein Diallo.

Revenant aux maires, le leader de l’UFDG leur a demandé d’être prudents dans la gestion de la chose publique. « Faites attention à ce que vous faites pour nous épargner l’humiliation. Que Dieu nous en garde ! Car, si un seul de vous tombe dans l’humiliation, ils diront que c’est l’UFDG. Moi, depuis que j’ai quitté le gouvernement, ils sont en train de faire des audits. Ils tiennent à me salir à tout prix, mais Dieu n’a pas voulu. Il n’y a pas un endroit où ils n’ont pas regardé.

Ils vont dire tout ce qu’ils veulent ; mais moi, je sais que je ne faisais pas de la politique. Parce que je sais que c’est mortel. Ici aussi, ils vont fouiller et farfouiller parce qu’ils sont en colère d’avoir perdu devant vous. On vous a envoyé l’ANAFIC. Beaucoup d’argent viendront dans les communes. Faites attention ! ils vont vouloir vous acheter avec cet argent », a averti Cellou Dalein Diallo.

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Entretien avec Younoussa Baldé de la jeunesse UFDG à Labé (avec vidéo)

12 août 2019 à 20 08 19 08198
 Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Guineematin.com reçoit aujourd’hui le secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) à Labé, Younoussa Baldé. Ingénieur agroéconomiste de formation, notre invité de la semaine est membre de la nouvelle équipe du conseil communal de Labé.

Dans cet entretien vidéo exclusif, Younoussa Baldé nous présente le Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG de Labé, explique ce qui a motivé l’organisation d’une conférence débat sur le projet de société de son parti, ouvre une parenthèse sur la participation du gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané, à cet évènement politique, premier du genre dans la préfecture, aborde la question des relations conflictuelles entre l’opposition et les autorités locales, surtout autour de l’organisation des manifestations de rue, les difficultés dans le fonctionnement du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)…Intégralité !

Guineematin.com : je vais commencer par vous remercier d’avoir accepté l’invitation de Guineematin ! Monsieur Baldé, vous êtes le secrétaire général du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé. Présentez-nous cette structure, brièvement ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG fait partie des organismes du parti, au niveau de la préfecture. Comme vous devez le savoir, il y a le bureau des jeunes, le bureau des femmes et le bureau tronc commun. Le comité fédéral des jeunes est donc un organe de la fédération de l’UFDG au niveau de la préfecture.

Quelles sont les activités principales du comité fédéral des jeunes de l’UFDG ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG intervient dans beaucoup d’activités culturelles, sportives, éducatives, politiques, à tous les niveaux en fait. Chaque année, le comité fédéral des jeunes de l’UFDG se fixe comme objectif d’élaborer un plan d’action qu’il déroulera au cours de l’année. Toutes ces activités seront prises en compte au niveau de ce plan d’action.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos activités dans la préfecture de Labé ?

Comme toute activité, des fois, la collaboration est difficile avec les autorités de tutelle. Comme vous devez le savoir, nous sommes des politiciens. Souvent, on a besoin d’organiser des manifestations pour dénoncer certaines dérives de l’Etat. Malheureusement, les autorités de tutelle ne se montrent pas trop démocrates, trop républicains pour autoriser ces manifestations. Comme vous devez le savoir, depuis que le premier ministre, monsieur Kassory Fofana est là, il y a une interdiction de toute manifestation politique sur toute l’étendue du territoire national. C’est quelque chose que nous déplorons. C’est une façon de confisquer les libertés des citoyens dans le pays. Dans ce cadre-là, la collaboration est vraiment difficile.

De l’autre côté, c’est toujours un problème de moyens. Vous le savez, un parti politique n’a pas assez de moyens. Ses activités dépendent de l’effort fourni par les militants. Les militants et sympathisants sont donc les premiers bailleurs du parti. Et il se trouve que la Guinée traverse une situation économique très difficile, très délicate. Des fois, nous n’avons donc pas les moyens de notre politique, en quelque sorte. Ça aussi, c’est une autre difficulté.

A part ça, la détermination est là, l’engagement est là pour faire de la Guinée un véritable Etat démocratique, un véritable Etat de droit. Les militants, de façon générale, et particulièrement les jeunes du parti s’engagent physiquement, moralement et humainement pour exécuter leurs activités pour aider le parti.

En dehors des activités ordinaires de l’UFDG, votre parti est engagé au sein du Front National pour la Défense de la Constitution. Qu’est-ce que le comité fédéral de l’UFDG apporte justement à l’antenne préfectorale de ce front ?

Le comité fédéral des jeunes est membre de ce front national pour la défense de la constitution au niveau de Labé. Nous appartenons à toutes les commissions du FNDC: la commission administrative, la commission information et communication, la commission mobilisation, la commission implantation et finances. Nous sommes membres au niveau de toutes les commissions, à part entière. Du coup, on participe donc à toutes les activités du FNDC au niveau de Labé. De l’implantation à la planification et le suivi. Tout. On n’est donc absent à aucune étape du processus d’évolution du FNDC.

Vous avez organisé une conférence débat sur le projet de société de votre parti. Qu’est-ce qui a motivé cette initiative du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé ?

Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de l’exécution du plan d’actions du comité fédéral des jeunes de l’UFDG d’une part, et d’autre part dans notre ambition à vulgariser le projet de société de l’UFDG. A un moment donné, on s’est dit qu’il est important de faire comprendre à l’opinion les principes, valeurs, stratégies et actions sur lesquelles l’UFDG fonde son projet de société pour bâtir une Guinée unie, démocratique et prospère et pour sortir la Guinée de la profonde crise qu’elle traverse. C’est ce qui nous a motivé vraiment à organiser cette conférence débat et expliquer tout cela à l’opinion.

Justement, comment les participants ont-ils apprécié l’initiative ?

Franchement, tout le monde était heureux, tout le monde était content. Ils n’ont pas manqué de nous dire que c’est la toute première fois qu’un parti politique organise une conférence débat autour du projet de société. Les médias ont apprécié, la société civile a apprécié, les autres partis politiques ont apprécié, le gouverneur et le maire qui étaient tous là ont apprécié et ils nous ont encouragés vraiment à démultiplier des initiatives comme ça. On s’est engagé du coup à en faire une édition. L’année prochaine, à pareille moment, s’il plait à Dieu, on organisera la 2ème édition de cette conférence débat autour du projet de société de l’UFDG.

Vous avez tout à l’heure parlé de la participation du gouverneur de région à cette manifestation de l’opposition. Vous connaissez le contexte guinéen. Sa présence a marqué les esprits. Quelle lecture faites-vous de cette démarche de Madifing Diané ?

Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Nous avons vraiment apprécié son attitude, nous avons apprécié vraiment son geste. Le fait de venir nous accompagner dans cet évènement, on ne pouvait pas l’imaginer, puisqu’on a constaté depuis longtemps dans ce pays, il y a une autorité pour les opposants, une autorité pour les partisans de la mouvance. Une justice pour les opposants, une justice pour la mouvance. Un traitement pour les opposants, un traitement pour les gens de la mouvance. Si nous constatons aujourd’hui le gouverneur de Labé, monsieur Madifing Diané se démarquer à travers sa présence à un évènement organisé par l’UFDG et l’opposition, c’est quelque chose de salutaire. Nous invitons toutes les autres autorités et à tous les niveaux à emboiter le pas. Comprendre que si on est responsable, on est responsable de tout le monde, on n’est pas responsable d’une partie de la population. C’est vraiment salutaire.

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, qui a reçu la même invitation n’a pas effectué le déplacement et n’a envoyé non plus personne pour le représenter…

Franchement parlant, on a regretté ce geste, on a regretté cette attitude de la préfecture. On aurait souhaité que toutes les autorités soient présentent ici, c’est-à-dire, la commune, la préfecture et le gouvernorat. Nous ne savons pas encore qu’est-ce qui a motivé le préfet pour ne pas être là, pour ne pas envoyer quelqu’un au nom de la préfecture. Nous le déplorons et nous le regrettons.

Aujourd’hui, le débat sur la constitution fait couler beaucoup d’encre et de salive. Quelles sont les chances de réussite du FNDC dans son combat ?

Nous estimons que les chances sont élevées. A partir du moment où au niveau du FNDC, on a des partis politiques, on a des organisations de la société civile, on a des activistes, donc on estime aujourd’hui la majorité de la population guinéenne se reconnait dans le combat du FNDC, se retrouve au sein du FNDC. On estime aujourd’hui que c’est le clan du pouvoir seulement qui est entrain de se mettre de côté pour mettre son intérêt devant au détriment de plus de 10 millions d’autres guinéens. On estime que la force restera au peuple, la force restera à la majorité qui regroupe aujourd’hui le FNDC.

Si les forces et les faiblesses sont les deux aspects d’une même réalité, quelles sont les faiblesses du FNDC dans ce combat ?

Les faiblesses du FNDC, peut-être, c’est le manque de moyens. Comme vous le savez, pour mener toute activité il faut avoir des moyens à sa disposition. Ces moyens-là manquent. Contrairement au gouvernement qui est entrain de prendre de l’argent dans les caisses, qui est entrain d’utiliser l’armée, qui est entrain d’utiliser la justice, pour utiliser trois armes : l’intimidation, la répression et la corruption. Des moyens comme ça ne sont donc pas à la portée du FNDC. D’ailleurs, le FNDC ne souhaite pas avoir des moyens comme ça. Le FNDC compte sur la prise de conscience, sur la sensibilisation, sur les conseils pour faire adhérer tout le monde derrière cette cause, pour rallier tout le monde derrière le combat du FNDC.

Avez-vous un autre message à nous confier ?

Le message qu’on a à vous confier, c’est de remercier d’abord les gens qui ont participé à notre évènement, puisqu’on a parlé de ça au cours de cette interview, vous inviter, vous aussi médias, à sensibiliser la population guinéenne à se lever comme un seul homme, d’unir leurs forces, leurs moyens, leurs matériels pour empêcher la modification de la constitution en Guinée, pour empêcher un 3ème mandat en Guinée. Nous venons de loin. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de sacrifier tous les acquis démocratiques en République de Guinée. Il y a eu beaucoup de gens qui ont perdu la vie, qui ont perdu de l’argent, qui ont perdu du matériel, qui ont perdu des fois même leur liberté. Puisque beaucoup sont dans les prisons, certains sont hors du pays. Tout çà-là, ce sont des sacrifices pour maintenir, pour préserver les acquis démocratiques, donc en aucun cas on peut se permettre de trahir la mémoire de tous ceux qui ont perdu tout çà-là pour que la Guinée soit effectivement un pays démocratique, un pays de droit. Nous invitons donc tout le monde à se battre pour donner cette victoire au peuple de Guinée.

Entretien réalisé à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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« Kèlèfa Sall n’a pas survécu à l’injustice dont il a été victime »

28 juillet 2019 à 10 10 34 07347

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti ce samedi, 27 juillet 2019, le leader de l’UFDG s’est exprimé sur le décès de Kéléfa Sall, l’ancien président de la cour constitutionnelle. Cellou Dalein Diallo a parlé d’un « grand patriote, un magistrat brillant » qui n’a pu survivre à l’injustice, à la brutalité, au coup de force dont il a été victime de la part du président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG à la minière.

Visiblement très attristé par le décès de l’ancien président de la cour constitutionnelle qui a eu le courage historique de prévenir très tôt et publiquement le président Alpha Condé : « gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes », le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par faire observer une minute de silence aux hommes et femmes qui étaient fortement mobilisés ce samedi à son siège.

« Nous avons perdu un grand patriote aujourd’hui. Kéléfa Sall n’est plus ! Il n’a pas pu survivre à l’injustice, à la brutalité, au coup de force dont il a été victime de la part d’Alpha Condé. Il est décédé ce matin. Nous sommes tous tristes. Nous allons observer une minute de silence et prier pour le repos de cet homme de conviction, de ce magistrat brillant qui a eu le courage de ses convictions », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Pour le leader de l’UFDG, Kéléfa Sall était un homme brisé, après son éviction de la Cour Constitutionnelle par un « coup de force » inconstitutionnel.

« Il était brisé, meurtri. Vous savez, l’injustice est parfois plus douloureuse que la maladie. Parce que la manière cavalière, brutale et illégale dont on l’a destitué l’avait profondément marqué. Et, vous connaissez le motif. Simplement parce qu’il s’est exprimé contre la modification de la constitution à des fins de troisième mandat. C’est pour vous dire que Alpha Condé sera impitoyable… Il a destitué ce brillant magistrat, cet homme de conviction, ce patriote pour penser avoir un boulevard vers son troisième mandat. Mais, son projet ne passera pas… Je voudrais que nous participions massivement aux obsèques de Kéléfa Sall. Nous, on verra au niveau du FNDC qu’est-ce qu’il faut faire, pour rendre hommage à cet homme qui est un grand patriote qui a eu le courage de ses convictions… Kéléfa Sall a été un homme objectif et droit », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : Cellou Dalein fait du lobbying aux Etats-Unis

22 juillet 2019 à 18 06 30 07307
Cellou Dalein et Scott Busby, sous-secrétaire d'Etat chargé de la démocratie et des droits de l'homme
Cellou Dalein et Scott Busby, sous-secrétaire d’Etat chargé de la démocratie et des droits de l’homme

Le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, poursuit son offensive diplomatique aux Etats-Unis. Le jeudi, 18 et le vendredi, 19 juillet 2019, le chef de file de l’opposition guinéenne a eu des entretiens avec plusieurs responsables américains. Dans la matinée du jeudi, il a été reçu par le sous-secrétaire d’État adjoint chargé de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Travail, monsieur Scott Busby. Ce dernier s’est montré particulièrement réceptif aux inquiétudes exprimées par l’ancien Premier ministre guinéen. Les deux hommes ont promis de garder le contact et monsieur Busby a souhaité être tenu informé de l’évolution de la situation politique en Guinée, qu’il juge préoccupante.

Ensuite, Cellou Dalein Diallo a rencontré successivement les responsables du Center for Strategic and International Studies (CSIS), du National Democratic Institute (NDI) et de Heritage Foundation. Il a donné à ses interlocuteurs de larges explications sur les violations récurrentes de la Constitution et des lois de la République par le gouvernement de monsieur Alpha Condé.

Le leader de l’opposition guinéenne a notamment insisté sur les risques que comporte le projet de monsieur Alpha Condé de changer la Constitution pour s’octroyer un troisième mandat. En effet, ce projet combattu par la quasi-totalité de la classe politique et de la société civile va à contre-courant de la dynamique générale de limitation des mandats au sein de l’espace CEDEAO.

Dans la matinée du vendredi, 19 juillet, le président de l’UFDG a reçu la visite de Corinne Dufka, la directrice de la division Afrique de Human Rights Watch. Ils ont tous les deux déploré le retard enregistré dans le traitement judiciaire du dossier du 28 septembre 2009 et la persistance de l’impunité dans le pays pour les auteurs des crimes commis par les forces de l’ordre, notamment lors de la répression des manifestations politiques et syndicales. Madame Dufka a rappelé la publication récente d’un rapport par Human Rights Watch, faisant état de cette persistance de l’impunité et de la violation récurrente des droits humains en Guinée.

En début d’après-midi, Cellou Dalein Diallo s’est rendu une deuxième fois à la Commission des affaires étrangères du Sénat où il a conféré avec d’autres membres de ladite Commission.

Transmis par la Cellule de communication de l’UFDG

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Cellou Dalein à New York : « 2020 ne sera pas comme 2010, l’histoire ne se répétera pas »

16 juillet 2019 à 13 01 24 07247

En tournée depuis quelques jours aux Etats-Unis d’Amérique, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a conféré avec les fédérations de son parti à New York avant-hier, dimanche 14 juillet 2019. Le principal opposant au régime Alpha Condé a mis l’occasion à profit pour appeler à la mobilisation contre le controversé projet de nouvelle qui vise à octroyer un troisième mandat à l’actuel président guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Devant ses partisans fortement mobilisés, le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par rendre hommage à ses militants décédés, en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en leur mémoire. Cellou Dalein Diallo s’est félicité aussi de l’accueil dont il a fait l’objet à New York, avant d’appeler à plus de mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« A New York, à l’occasion de toutes mes visites, j’ai senti cette confiance, cette affection, cette volonté de me porter à la présidence de la République de Guinée. Les jeunes, les sages, mes sœurs, je suis content de vous. S’il plaît à Dieu, nous atteindrons notre objectif. Vous savez, dans un combat, lorsqu’on arrive à destination, les derniers tronçons vont être très durs. Ça va être dur, mais Alpha Condé saura qu’il veut toucher à quelque chose qu’il ne devrait pas toucher, je veux parler de la constitution. Il faut qu’on se mobilise. Ce combat contre le changement de la constitution, n’est pas un combat de l’UFDG. C’est un combat du peuple de Guinée, et l’UFDG va apporter sa contribution », promet-t-il.

D’ailleurs, le président de l’UFDG a rappelé que c’est « un large consensus qui s’est dégagé pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. Et, tous les Guinéens de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les partis politiques, de toutes les organisations de la société civile, de toutes les organisations syndicales, les imams, les Kountiguis, beaucoup se sont exprimés, beaucoup n’ont rien dit, mais ils sont contre. Le jour où le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) va lancer le mot d’ordre de prendre la rue, c’est toute la Guinée que vous verrez dehors, je puis vous assurer de ça. Tout le monde est mobilisé, personne n’est d’accord avec lui. Et, je voudrais saluer à mes côtés madame Sanoh Doussou Condé, c’est une femme brave. Lorsqu’elle a vu que le RPG est en train de déraper, de dérailler, elle a pris ses responsabilités, elle a dénoncé la mauvaise gouvernance. Elle n’est pas de l’UFDG, mais nous partageons les mêmes valeurs, la même lecture des réalités et nous avons décidé de nous battre ensemble pour apporter le changement dont notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants. (…) Je sais que vous êtes déterminés, je sais également que certains d’entre vous s’interrogent : est-ce que 2020 ne sera pas comme 2010 ? Ça ne sera pas comme 2010, je puis vous rassurer, l’histoire ne se répétera pas », a-t-il dit avec insistance.

Cellou Dalein Diallo a tenu à rassurer aussi ceux qui se demandent s’il parvient à accéder à la magistrature suprême est-ce qu’il sera le président de tous les Guinéens. « Je l’ai dit, je serai le président de tous les Guinéens. Je ne ferai pas de chasse aux sorcières parce que mon objectif premier c’est de chasser la haine et de réconcilier les Guinéens. Cette division, cette haine, cette violence qui ont cours aujourd’hui en Guinée, ne sont pas des fatalités. La réconciliation sera la première priorité de l’UFDG au pouvoir. Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé a accentué la division en Guinée sur des bases ethniques, en stigmatisant, en excluant, en faisant du tribalisme l’instrument de conquête et de gestion du pouvoir.

C’est inacceptable. Il ne mérite pas, il n’est pas digne de la fonction présidentielle. Mais comme il s’attaque à la constitution, c’est un parjure, parce qu’il avait prêté serment sur cette constitution. Il avait juré de respecter et de faire respecter cette constitution. Nous allons nous mobiliser et nous allons gagner, nous allons accéder au pouvoir en tant que UFDG. Et nous allons réconcilier les Guinéens, promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays, qui ont tant souffert de la violence », a promis le principal opposant guinéen.

De New York, Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 646 591 2659

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DIRE LA VÉRITÉ SUR LA REFORME CONSTITUTIONNELLE ENVISAGÉE : c’est dénoncer la fraude à la Constitution

1 juillet 2019 à 15 03 37 07377
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN

Libre Opinion : Dans une lettre adressée à l’intégralité des membres du corps diplomatique guinéens, le Ministre des Affaires étrangères a donné l’instruction de faire un plaidoyer auprès des autorités et institutions auxquelles ils sont accrédités sur l’opportunité et la nécessité d’adopter une nouvelle Constitution en République de Guinée. A cet effet, il leur a transmis une note sur la nouvelle Constitution qui expose les principaux motifs, la procédure à envisager et les innovations à proposer.

Face à cette volonté désormais officielle de tripatouillage de la Constitution en vigueur pour permettre au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, les citoyens guinéens et les observateurs étrangers avertis sur le sujet ont le devoir de dire la vérité et de dénoncer la fraude à la Constitution.

La visée légitimatrice d’une telle démarche est au cœur de l’instrumentalisation par l’Exécutif de la Constitution aux fins de la monopolisation pure et simple du pouvoir et de la sanctuarisation présidentielle.

Sans reprendre les solides arguments mobilisés par Maître Traoré auxquels les auteurs de cet article souscrivent pleinement, la présente contribution s’attache à mettre en évidence le caractère délibérément fallacieux des développements portant sur les innovations que contiendront la nouvelle Constitution sous prétexte de l’élargissement du champ d’application des lois et des libertés fondamentales (I), la corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution (II) et enfin la définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT) (III).

I – Les innovations à apporter par la nouvelle Constitution

L’objectif ici est de démontrer que l’essentiel des prétendues innovations que viendrait à introduire la nouvelle Constitution existe déjà dans l’actuelle et dans les engagements communautaires, régionaux et internationaux souscrits par la République de Guinée, les rendant ainsi superfétatoires. Il convient simplement d’appliquer le cadre constitutionnel, régional et international existant et de rendre ses dispositions effectives.

La note dont il est question fait état de l’intégration de la question environnementale et de la biodiversité dans le bloc de constitutionnalité qu’elle présente comme une innovation. Or, l’article 16 de la Constitution actuelle stipule que « toute personne a droit à un environnement sain et durable et a le devoir de le défendre ». L’État veille à la protection de l’environnement. » Le bloc de constitutionnalité renvoyant au fait que la Constitution ne se limite pas aux articles numérotés qui la composent dans ses différents titres mais intègre les textes auxquels fait référence son préambule, un tel argument est par conséquent inopérant. Ce qui est présenté comme innovation est déjà consacré par le texte de la Constitution et son contenu peut être appliqué par voie prétorienne au moyen d’une interprétation extensive du juge.

En outre, l’argument faisant état de l’absence de réaffirmation de la vocation panafricaniste de l’actuelle Constitution contrairement aux précédentes et du principe de laïcité, relève d’une malhonnêteté intellectuelle saisissante alors même que le panafricanisme est prévu au Préambule de la Constitution en vigueur, lequel fait partie du bloc de constitutionnalité. Il y est affirmé que le peuple de Guinée « proclame son attachement à la cause de l’unité africaine, de l’intégration sous régionale et régionale du continent ». En ce qui concerne la laïcité, l’article premier indique que « la Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Relativement à la nécessité d’intégrer des dispositions relatives à l’interdiction du travail des enfants et aux droits des enfants de manière générale, il sied de rappeler que la Guinée a ratifié la Convention sur le droit des enfants le 13 juillet 1990 et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 27 mai 1999 dont les dispositions s’imposent à elle.

Il en est de même pour la consécration constitutionnelle du dialogue dans le milieu du travail qui est déjà garanti par la Loi fondamentale en vigueur en son article 58 alinéa 3, lequel dispose : « Le premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques ». Quant au renforcement de l’égalité des droits entre l’homme et la femme, l’article 8 de la Constitution indique : « Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits ». Il convient de préciser que la parité homme femme qui vient d’être instituée par une loi votée récemment par l’Assemblée Nationale n’a pas besoin d’être consacrée par une nouvelle Constitution étant entendu qu’elle constitue une déclinaison de l’article 8.

Il en est de même des autres prétendues innovations évoquées dans la note qui peuvent, si elles sont jugées pertinentes, recevoir une consécration constitutionnelle dans le cadre d’une révision de la Constitution en vigueur. Les promoteurs de la nouvelle Constitution savent cela mais leur objectif c’est de contourner par ce biais les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur qui garantissent notamment le principe de l’alternance démocratique ; d’où la fraude à la Constitution.

II – La corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution

Depuis l’entrée en fonction, le 21 décembre 2010, du Président de la République, Monsieur Alpha CONDE, la violation caractérisée et récurrente des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit est érigée en règle de gouvernance. C’est le défaut d’application systématique des dispositions constitutionnelles qui garantissent les droits fondamentaux des citoyens et du calendrier électoral qui conduit à la conclusion d’accords politiques de sortie de crise avec pour conséquences la fragilisation et la défiance de nos institutions. En effet, ces accords politiques sont l’émanation de la violation systématique des droits constitutionnels des citoyens : le droit à l’exercice des libertés publiques (notamment la liberté de réunion, d’association et le droit de manifestation), le droit de participer à des élections libres, inclusives, régulières et transparentes, la protection et la garantie du droit de propriété etc. Le seul mal dont souffre la Constitution actuelle et l’urgence du moment à laquelle il convient de pallier sont bien le déficit d’effectivité dans l’application de ses dispositions.

III – La définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT)

Pour contrecarrer l’argumentation fondée sur le fait que la Constitution de 2010 n’aurait pas eu l’approbation du peuple souverain, nous reproduisons ici l’article 1er de l’Ordonnance no 006 du 7 mars 2010 portant attributions et composition du Conseil National de la Transition (CNT) qui dispose : « Le Conseil National de la Transition (CNT) créée par l’Ordonnance no 001 du 9 février 2010 est un organe politique délibérant qui assume les fonctions et missions ci-après :

1 – Procéder à la relecture et à l’adoption des dispositions constitutionnelles, des lois organiques et des textes électoraux relatifs au bon déroulement du processus électoral ;

2 – Jouer tout rôle législatif en rapport avec le processus de la transition ;

3 – Assurer le suivi et l’évaluation de l’action gouvernementale ;

4 – Suivre l’évolution du processus électoral en particulier les activités de la CENI ;

5 – Contribuer à la réconciliation nationale ».

Relativement au mandat du CNT, il convient ainsi de mentionner qu’il était question d’une relecture de la Loi Fondamentale de 1990 ou d’un toilettage. C’est par commodité de langage que le recours à la mention de nouvelle Constitution s’est imposé sans toutefois correspondre à la réalité juridique. En effet, sous l’angle strictement juridique, toilettage et relecture ne peuvent équivaloir à une nouvelle Constitution. De tels éléments de clarification sont d’autant plus importants à apporter qu’ils remettent en question le cœur même de l’argumentaire des tenants d’une nouvelle Constitution.

Aussi, sied-il de rappeler que le consensus national qui a prévalu au moment de l’adoption de la Constitution du 7 mai 2010 était tel qu’aucun des acteurs politiques, ni des forces vives de la nation n’a appelé ouvertement à voter contre.

En définitive, il a été indiqué moult fois que les insuffisances et les lacunes de la Constitution peuvent être corrigées par voie de révision et qu’aucune circonstance de fait et/ou de droit ne permet de fonder légalement l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Si la protection de la Constitution et l’effectivité de l’application de ses dispositions dépendent en réalité de son appropriation par les organes politiques et juridictionnels, elles sont tout aussi tributaires de l’importance que tous les citoyens, sans distinction, lui accordent. Une démocratie ne peut vivre sans qu’il y ait de la part et à l’intérieur de chaque citoyen une vigilance perpétuelle par rapport au pouvoir. C’est à ce cet appel à la vigilance que les citoyens Nadia Nahman et Maître Amadou Diallo ont tenté de répondre au travers de cette contribution conjointe.

Article co-rédigé par Nadia NAHMAN et Maître Amadou DIALLO

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Cellou Dalein : « Alpha Condé nous a donné la légitimité de demander son départ »

29 juin 2019 à 18 06 12 06126

L’Union des Forces Démocratique de Guinée (UFDG) appelle ses militants à soutenir le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La démarche vise à barrer la route au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé qui se précise chaque jour un peu plus. L’annonce en a été faite ce samedi, 29 juin 2019, par Cellou Dalein Diallo à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique intervient au lendemain de la sortie du président Alpha Condé qui a carrément défini sa position par rapport à l’idée d’une nouvelle Constitution. Elle a été marquée par la présence des secrétaires généraux de la jeunesse de l’ensemble des partis politiques de l’opposition, membres du FNDC. C’est pour cette raison que le bouillant élu de Matam a sonné la mobilisation générale, notamment à l’UFDG.

Selon Aly Badra Koné, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, un des porte-paroles de la délégation, ils sont porteurs d’un message des partis de l’opposition, à savoir le caractère sacré de la constitution guinéenne. « Comme vous le savez, outre les partis politiques, il y a la société civile, se rajoute les syndicats, j’en passe. Toutes ces personnes se sont mises ensemble pour dire qu’il faut respecter les lois de la République. Ils veulent créer un débat, mais il n’y a pas de débat sur la constitution. On ne créera pas de débat sur une nouvelle constitution, on ne fera pas de débat sur une révision constitutionnelle. Nous allons tuer l’œuf dans le ventre, ça ne va pas sortir, ce n’est pas possible. Mais, pour arriver à cela, il y a des préalables. Nous disons que vous devez chacun de son côté, dans son quartier, informer son voisin, vous devez vous donner la main pour soutenir les coordinations du FNDC qui sont en train d’être mises dans les communes et dans les quartiers. Vous devez être dans la dynamique. Chacun doit se donner la main pour que le jour où le militant Alpha Condé décidera de faire ou de prendre la décision de le faire (en tant que président) de nous soumettre à un référendum pour une révision constitutionnelle ou une nouvelle constitution, il faut qu’on soit prêt à faire en sorte que le plus proche lieu pour lui de quitter la Guinée soit le port de Conakry, parce que c’est là-bas il habite », a-t-il martelé.

Dans son intervention, Cellou Dalein Diallo a dit sa reconnaissance aux responsables de jeunesse des partis politiques de l’opposition et membres du FNDC pour leur visite au siège de l’UFDG. « Vous savez à quel point l’UFDG attache de l’importance au FNDC, puisqu’ici, chaque samedi, nous avons rappelé que toute l’action de l’UFDG dans le cadre de la lutte contre le 3ème mandat s’inscrira dans la dynamique du FNDC. L’UFDG ne fera en son nom aucune manifestation, n’obéira à cet objectif qu’au mot d’ordre du FNDC. Instruction a été donnée à toutes structures à la base et à l’extérieur du pays de se mettre à la disposition du FNDC et de ne mener le combat contre l’assassinat programmé de notre démocratie que dans le cadre du FNDC. Alors, soyez rassuré mes jeunes frères qu’à l’UFDG, vous avez un appui fort. L’UFDG, tous les militants, tous les sympathisants de notre parti sont prêts à répondre au mot d’ordre que le FNDC lancera et lorsque le FNDC le lancera. Mais, les gens sont mobilisés, ils sont débout, prêts à répondre. Il ne s’agira pas de sortir un jour. Alpha nous a donné l’opportunité et la légitimité de demander son départ, on ne se privera pas de ça. Comme il veut commettre un parjure, en violant son serment et la constitution de la République, la seule sanction sera son départ dès que le processus à cet égard sera engagé », a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Levée du corps du maire de Ratoma : Makanera, Boureima Condé, Cellou Dalein… à la morgue

28 juin 2019 à 9 09 47 06476

Décédé tôt dans la matinée du lundi dernier, 24 juin 2019, Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de la commune de Ratoma regagnera sa dernière demeure dans l’après-midi de ce vendredi, 28 juin, au cimetière de Hamdallaye.

Mais, avant son inhumation, prévue à 15 heures 30, l’ancien maire de Ratoma bénéficiera d’un symposium au Palais de Sport du stade du 28 septembre et d’un cortège funèbre qui partira du stade du 28 septembre pour la Mosquée Turque de Koloma où la prière funèbre se fera après celle du vendredi.

À la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, plusieurs personnalités politiques, membres de la famille politique du défunt sont présents : le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, ses collaborateurs Aliou Condé, Elhadj Djouma Bah et aussi les membres de la famille biologique du défunt.

On a également noté la présence d’autres acteurs politiques comme Alhousseny Makanera Kaké, président du FND, Thermo Mamadou Bah, président de la NGC, Dr. Ahmed Tidjane Souaré, ancien Premier ministre.

Du côté du gouvernement, il y a les ministres de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé et Mamadou Taran Diallo de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

A suivre !

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Annulation de l’exclusion de Bah Oury à l’UFDG : voici les réactions des avocats des deux camps

25 juin 2019 à 17 05 09 06096

Comme annoncé dans un précédent article, la cour d’appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, la décision du TPI de Dixinn, annulant l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG. Le premier vice-président du parti, exclu en début février 2016, remporte cette autre étape de ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trois ans. Juste après la publication de l’arrêt de la cour, les avocats des deux camps opposés ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Maître Amadou Oury Diallo, avocat de Bah Oury : lorsque la justice dit le droit, toute personne qui est épris de paix et de justice doit avoir un sentiment de satisfaction. C’est une décision qui me comble, car c’est la justice qui a gagné. Cette décision doit être normalement mise en exécution. Monsieur Bah Oury doit être réintégré dans ses fonctions de premier vice-président de l’UFDG. Normalement, c’est ce qui se doit maintenant.

Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat du camp Cellou Dalein : aujourd’hui, la Cour d’Appel a entrepris un arrêt confirmant la décision du tribunal de première instance de Dixinn, qui lui a été déférée par rapport à l’exclusion de Bah Oury au sein du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG). Cette décision entreprise par la Cour d’Appel ne nous fait ni chaud ni froid.

C’est même un non-événement. Aujourd’hui même, dans les minutes qui suivent, nous allons déposer notre déclaration de pourvoi. Ça veut dire que nous nous acheminons inéluctablement vers la juridiction de censure qui est la Cour Suprême. Nous allons interjeter cet arrêt de la Cour d’Appel au niveau de la Cour suprême pour que cette décision entreprise en toute illégalité soit cassée et annulée.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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