Rapprochement entre Cellou, Sidya et Kouyaté : les précisions d’Alpha Oumar Taran Diallo (ADR)

31 août 2021 à 19 07 01 08018
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) et membre de l’ANAD

Ces derniers jours, les anciens Premiers ministres, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté ont renoué le contact en vue de faire front commun contre le pouvoir d’Alpha Condé. Et, à travers ce rapprochement, certains observateurs de la vie politique guinéenne voient déjà la mort précipité de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) qui a fait front commun derrière Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée). Mais, pour Alpha Oumar Taran Diallo, le président du parti ADR (alliance démocratique pour le renouveau) et membre de l’ANAD, tout se passe pour le mieux au sein de l’ANAD.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 31 août 2021, cet opposant au régime Alpha Condé a laissé entendre qu’il n’y a aucun risque d’explosion de l’ANAD, dans la mesure où c’est le consensus qui détermine la position à adopter. Il a d’ailleurs précisé que ce sont les partis membres de l’ANAD qui discutent avec les partis membres du FNDC.

« C’est vrai que cette question défraie la chronique au niveau de l’échiquier politique. Des gens parlent des risques d’explosion de l’ANAD à cause justement de ce rapprochement. Mais, je dirais qu’il n’y a aucun problème au sein de l’ANAD ; et, toute activité que nous menons, c’est après débat et lorsque le consensus se dégage. Pour ce qui est des leaders de ces partis politiques membres du FNDC, il y a effectivement des discussions en cours. Lorsqu’on a été approché par les médiateurs, il y a eu une réunion au sein de l’ANAD qui a mandaté le président de notre alliance, puisque comme vous le savez, depuis le 14 juillet passé, on a mis en place un organigramme. Donc, ils se sont rencontrés. Il y a eu des discussions et on est parvenu à un accord pour tout ce qui est des actions communes qu’on peut mener ensemble. On va le faire et la signature se fera à un moment où on informera le public. Mais, encore une fois, il n’y a pas de divergence au sein de l’ANAD et ce n’est pas l’UFDG qui a été approchée ; mais les partis membres de l’ANAD qui discutent avec les partis membres du FNDC », a expliqué Alpha Oumar Taran Diallo.

Selon le président de l’ADR, en cas d’accord avec les partis du FNDC, ce n’est pas le président l’ANAD seulement qui va signer. Mais, chaque parti va s’engager individuellement.

« Le protocole stipule que c’est les partis politiques membres  de l’ANAD et ceux du FNDC qui établissent un protocole d’accord de collaboration. Donc, je ne vois pas comment est-ce que le président de l’ANAD seul pourrait signer, puisqu’à l’ANAD il n’y a pas que les partis politiques. Il y a des mouvements sociaux dedans, des associations et plein de groupements. Certes il y a les partis politiques ; mais, il y a ces organisations. C’est comme au sein du FNDC où vous avez des structures de la société civile et des partis politiques. Et, puisque les éléments sur lesquels nous sommes tombés d’accord, à savoir : lutter contre la délinquance électorale, la violation des droits humains pour la libération des détenus politiques, concernent beaucoup plus les partis politiques, c’est ce qui fait que nous nous sommes engagés dans cette discussion. Maintenant, chaque parti est souverain et indépendant, chacun va s’engager », a précisé Taran Diallo.

Par ailleurs, le leader de l’ADR a indiqué que dans ce rapprochement avec les partis du FNDC, il est prévu la mise en place d’un protocole d’accord de partenariat pour des actions ponctuelles que les acteurs mettront en commun. « En fait, ce qui nous unis, ce qu’on a en commun, on mutualise nos efforts pour mener ces activités-là et de façon ponctuelle ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Tourisme médical d’Alpha Condé en Europe ? Aly Kaba répond à Cellou Dalein, « il gère mal sa santé »…

18 août 2021 à 11 11 58 08588
Aly Kaba, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel

Après la sortie médiatique du principal opposant au régime Condé contre les vacances que le président de la République en Europe, Aly Kaba, le patron de la majorité parlementaire, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, demande au président de l’UFDG de s’occuper plutôt de ses oignons.

« Alpha Condé s’offre des vacances en Europe où il effectue plutôt du tourisme médical en s’octroyant les meilleurs soins de santé. Au même moment, il maintient l’interdiction faite sans aucune base légale à Fodé Oussou Fofana d’aller soigner son œil en France. Souhaite-t-il, en maintenant cette interdiction, que le Vice-président de l’UFDG perde son œil ? Je condamne énergiquement l’utilisation par le dictateur de ce genre de méthodes inhumaines pour tenter de neutraliser ses adversaires politiques », a lancé écrit Cellou Dalein Diallo.

Pour le président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel, « Cellou Dalein devient de plus en plus inintelligent et hargneux. Politiquement ! Il se lance dans un exercice qui ne sied ni à sa posture ni à son caractère ».

Par ailleurs, Aly Kaba laisse entendre que le leader de l’UFDG a des problèmes de santé qu’il gère mal… « Au lieu de spéculer sur le voyage  de monsieur le Président de la République, je serai heureux de le voir publier son propre bulletin de santé. Le chef de l’État continue sereinement ses vacances. Et, s’il y a problème, c’est bien Cellou Dalein qui en a ; et, malheureusement, il est en train de mal gérer », a dit le président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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À la rencontre des familles des détenus politique : avec les épouses de l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé

15 août 2021 à 19 07 16 08168
Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans 3 mosquées de Conakry (à Wanindra, Dabondy et Madina). Il a été arrêté à son domicile à Wanindra le 28 octobre 2020 à 02 heures du matin à cause de ses opinions. Il est parmi les prisonniers qui sont toujours en détention à la Maison centrale de Conakry, sans jugement

Ce sont des épouses inquiètes, le cœur permanemment à la maison centrale de Conakry (comme pour tenir compagnie à leur mari) et les yeux pleins d’innocence qui vivent dans cette cour à Wanindara (dans la commune de Ratoma) avec le souhait de voir leur mari recouvrer la liberté. Depuis près de dix (10) mois déjà, mesdames Aïssatou Baldé et Rabiatou Diallo endurent l’emprisonnement de leur époux, l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé. Actuellement, elles vivent seules et se débattent au mieux qu’elles peuvent pour subvenir aux nombreux besoins de leurs enfants. Et, dans leur pesante solitude (qui parait interminable), elles s’attachent au maigre espoir de voir libre le père de leurs enfants.

En effet, Elhadj Abdoulaye Baldé a été arrêté la nuit du 28 octobre 2020, chez lui, à Conakry, au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat, dix jours plutôt. Et depuis, ce guide religieux fait partie de la longue liste des détenus politiques qui croupissent à la maison centrale de Conakry sans jugement. Et, chaque jour de prison pour lui est vécu comme une éternité par sa famille. Il est actuellement malade. Et, c’est sa famille qui s’est occupée de son ordonnance pour lui permettre de prendre ses médicaments en prison.

A son domicile où un reporter de Guineematin.com s’est rendu vendredi dernier, 13 août 2021, ses épouses sont très inquiètes. Elles n’ont pas la chance de le voir souvent à la maison Centrale. Et, difficilement elles arrivent à lui faire parvenir le manger. Ce qui est très difficile puisque qu’elles préparent tous les jours le repas qu’elles envoient en prison.

« Mon mari (Elhadj Abdoulaye Baldé) a été arrêté le 28 octobre 2020 à 2 heures du matin. Depuis, il est détenu à la maison centrale de Conakry. On le voit rarement, parce qu’on ne nous laissent pas entrer à la maison centrale. Même si nous lui envoyons à manger, c’est difficile de faire entrer le plat. Et, sur le plan sanitaire, mon mari ne se porte pas bien. Il souffre de palpitation du cœur et d’une toux fréquente. Il ne dort presque pas la nuit. Nous sommes vraiment très inquiets pour lui », a indiqué madame Aïssatou Baldé.

En plus de la solitude, des peines et de l’inquiétude sans cesse grandissante, cette femme éprouve d’autres maux liés à l’emprisonnement de son mari. L’absence prolongée de son époux a bouleversé sa vie et celle de ses enfants.

Madame Aïssatou Baldé, épouse d’Elhadj Abdoulaye Baldé

« Depuis qu’il est parti, nous avons de sérieuses difficultés dans l’entretien de nos enfants. Plusieurs d’entre eux devaient aller à l’école. Il fallait payer, s’occuper de la nourriture, sans compter le transport pour envoyer le manger chaque jour à la maison centrale. C’est vraiment difficile de vivre ça. Nous demandons l’implication de toutes les bonnes volontés pour que mon mari soit libéré. Derrière lui, la famille a eu beaucoup de difficultés. Même son père, le Khalif Elhadj Mamadou Sadio Baldé, est décédé suite au choc qu’il a eu après l’arrestation et l’emprisonnement de mon mari. Malgré cela, on ne lui a toujours pas permis d’aller se recueillir sur la tombe de son cher papa. Pire, depuis son arrestation, il y a près de 10 mois, il (Elhadj Abdoulaye Baldé) n’a pas encore été jugé. Et, jusqu’à présent, nous n’avons aucune information sur son dossier », a ajouté madame Aïssatou Baldé.

Tout comme elle, madame Rabiatou Diallo (sa coépouse) s’inquiète de cette éprouvante situation. Elle sollicite la libération de leur époux pour leur permettre d’encadrer leurs enfants qui sont encore très jeunes, en majorité.

Madame Rabiatou Diallo, épouse d’Elhadj Abdoulaye Baldé

« Nous sommes très inquiets sur l’avenir de nos enfants parce que depuis l’arrestation de leur père, tous les enfants sont à la maison. Surtout qu’ils sont très jeunes et ne peuvent pas encore se prendre en charge. C’est pourquoi, nous sollicitons l’aide de toutes les bonnes volontés pour obtenir la libération de notre mari », dit-elle.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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3ème mandat d’Alpha Condé : voici la vidéo qui renvoie Abdoulaye Bah en prison

9 août 2021 à 12 12 34 08348
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG a été renvoyé en prison dans la matinée de ce lundi, 09 août 2021. Abdoulaye Bah, qui avait bénéficié d’une liberté conditionnelle (au même tire que Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo et Elhadj Ibrahima Chérif Bah) le 16 juillet dernier retrouve aujourd’hui ses anciens codétenus, notamment les 86 prisonniers politiques.

Dans la vidéo, publiée par un militant de son parti, Abdoulaye Bah a dit que c’est le président de l’UFDG qui avait remporté la dernière élection présidentielle. « Il faut rappeler tous les jours que c’est Elhadj Mamadou Cellou Dalein qui a été élu le 18 octobre démocratiquement président de la République de Guinée ! », a notamment dit l’opposant Abdoulaye Bah face à la caméra d’un jeune qui se filmait en selfie avec lui.

Et, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia d’encourager les partisans de l’opposition de rester constant de leur lutte politique : « Vous devez le rappeler chaque matin sur vos plateformes… Alpha Condé est un ancien président ! Il peut, s’il le souhaite, envoyer tous les Guinéens à la maison centrale, à Coronthie. Mais, c’est ça la vérité… », a lancé Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG.

Ci-dessous, la vidéo en langue nationale poular :

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Reprise des manifestations en Guinée : « l’ANAD a pris sa décision »

7 août 2021 à 19 07 01 08018
Aboubacar Biro Soumah, président du parti pour la démocratie et le changement PPC

C’est Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le progrès et le changement (PPC), qui l’a révélé. Selon lui, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD), dirigée par Cellou Dalein Diallo, a pris sa décision par rapport à la reprise ou non des manifestations de rue. L’opposant a fait cette annonce au cours d’une rencontre avec les responsables de sa formation politique ce samedi, 7 août 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

L’opposition va-t-elle reprendre les manifestations de rue, qui sont suspendues depuis plus d’une année en Guinée ? C’est la question qui se pose depuis quelques semaines. Le principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo, avait annoncé récemment la reprise de ces manifestations après les examens scolaires. Mais depuis, l’actualité politique a évolué, avec notamment la libération de certains détenus politiques. Quatre responsables de son parti, l’UFDG (la principale formation politique d’opposition du pays), sont sortis de prison après avoir bénéficié d’une liberté conditionnelle.

Ensuite, l’ANAD, qui était jusque-là une simple alliance électorale, s’est transformée en alliance politique. Il était donc nécessaire que ces responsables se réunissent pour plancher sur la question. Et, selon le président du PPC, un des partis membres de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie, cette rencontre a eu lieu cette semaine. Il indique que les opposants ont décidé de reprendre les manifestations de rue, précisant toutefois que cette reprise ne sera pas imminente.

Aboubacar Biro Soumah, président du parti pour la démocratie et le changement PPC

« Comme vous le savez, l’ANAD est une entité qui défend le droit, la démocratie et les valeurs républicaines, mais aussi qui a pour mission de rassembler tous les Guinéens. Donc, à l’issue d’une plénière qu’on a tenue avant-hier, sous la présidence de Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, nous avons fait une analyse de la situation sociopolitique du pays. Nous avons décidé de maintenir l’appel lancé par rapport à la reprise des manifestations. Mais, étant soucieux du sort de la population guinéenne, nous avons analysé la situation sanitaire du pays, et nous avons jugé nécessaire de patienter d’abord pour voir l’évolution de cette maladie (…).

Mais, il faut savoir déjà que cette pandémie ne va pas nous empêcher de manifester. Si vous suivez l’actualité, vous verrez que des manifestations se font partout dans le monde et même en Afrique. La manifestation est un droit constitutionnel, et l’ANAD ne va jamais renoncer à ce droit. On ne peut pas rester bras croisés et continuer à observer l’injustice qui se fait dans notre pays. Nous avons le devoir de défendre la démocratie, la justice, pour que les Guinéens vivent dans l’harmonie.  C’est pourquoi, les manifestations auront bel et bien lieu », a annoncé Aboubacar Biro Soumah.

Par ailleurs, l’opposant a mis cette rencontre à profit pour se prononcer sur la hausse du prix du carburant. Selon lui, cette décision du gouvernement annoncée il y a quelques jours, va accentuer la précarité des Guinéens. « Avant même cette augmentation, le marché guinéen était cher. Tous les prix et taxes étaient montés par la faute de la mauvaise gouvernance. N’oubliez pas que ce gouvernement, à travers son président, s’est tapé la poitrine en disant qu’il est capable d’organiser trois élections, sans financement extérieur. Et cela a coûté aux Guinéens plusieurs milliards de francs.

C’est cette mauvaise facture que la population est en train de payer aujourd’hui. Cette augmentation du prix du carburant va accentuer la situation de précarité que vit la grande majorité de la population. C’est la raison pour laquelle je lance un appel aux citoyens pour leur dire de faire un sursaut de patriotisme, car l’avenir de ce pays est entre nos mains. La balle est dans le camp des Guinéens qui doivent comprendre que c’est à nous de décider de l’avenir de ce pays. On doit se battre pour améliorer la gouvernance afin de sortir de cette misère », a lancé le président du Parti pour le progrès et le changement.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Aïd El Kébir 2021 : Cellou Dalein appelle les Guinéens à la paix et à l’unité

20 juillet 2021 à 12 12 12 07127

À l’instar des autres pays, la Guinée a célébré ce mardi, 20 juillet 2021, la fête de Tabaski ou l’Aïd El Kébir 2021. A cette occasion, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo a adressé un message de paix et de justice pour le peuple de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à Dixinn.

C’est la mosquée de Dixinn Foula que le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein et plusieurs responsables de son parti ont effectué la prière de l’Aïd El Kébir.

Après avoir souhaité bonne fête à tout le peuple de Guinée, Cellou Dalein Diallo a invité les Guinéens à la culture de la paix et de la justice.

« Je voudrais souhaiter bonne fête à tous les fidèles musulmans de Guinée et d’ailleurs. Je souhaite que cette fête inspire ceux qui ont la force, le savoir et les fortunes pour qu’ils mettent leurs moyens et ces capacités au service de la justice, de la paix et dans la promotion de la fraternité entre les compatriotes guinéens. Je demande à Dieu de chasser de notre pays la haine, l’injustice, l’arbitraire, qu’Il (Dieu: ndlr) implique tous les fils de ce pays pour la promotion de la paix et de l’unité de la nation », a souhaité Cellou Dalein Diallo.

Le leader de l’UFDG a également mis ce moment de prière à profit pour attirer l’attention sur le cas des détenus politiques. « J’ai une pensée particulière pour nos camarades en détention. Ils sont nombreux encore dans les prisons en raison de leur activité politique. Ils n’ont pas eu comme moi le privilège de fêter en famille, immoler un bélier à cette occasion. Qu’ils sachent qu’on pense à eux. Que les autres guinéens qui jouissent de leur liberté pensent à eux. Et, je voudrais souhaiter prompt rétablissement à tous les malades et je souhaite bonne chance à tous nos enfants candidats aux différents examens de cette année », a-t-il ajouté.

Quand au sermon effectué par l’imam de la mosquée Dixinn Foula, Elhadj Boubacar Fofana, le président de l’UFDG dit l’apprécier pour sa pertinence. « Je suis satisfait du sermon qui prêche toujours le pardon, l’unité, la tolérance, la paix. Ce sont des valeurs qui manquent absolument à notre pays. Nous sommes confrontés à des fléaux comme l’injustice, la corruption, la misère, l’utilisation à des fins personnelles de ressources publiques, la dégradation des infrastructures et surtout la division des guinéens en parti politiques, en ethnie… », dénonce-t-il, avant de rappeler que ces problèmes se sont accentués depuis quelques années au détriment de l’unité de la nation.

De Dixinn, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Reprise des manifestations : le conseil de l’imam Mansour Fadiga à Cellou Dalein et Alpha Condé

19 juillet 2021 à 8 08 56 07567
Elhadj Mansour Fadiga, imam de la grande mosquée de Nongo

Comme on le sait, malgré la libération des 4 responsables de l’UFDG, plusieurs dizaines d’autres croupissent toujours en prison depuis bientôt neuf mois. Pour exiger la libération de ces compatriotes emprisonnés au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020, le principal parti de l’opposition guinéenne menace de reprendre les manifestations de rue dès la fin des examens nationaux de fin d’année scolaire. 

Interrogé récemment sur la question dans l’émission la « Grande Interview » de Guineematin.com, Elhadj Mansour Fadiga, premier imam de la Mosquée Bilal de Nongo, a dit avoir déjà donné au président de l’UFDG un autre conseil. Le guide religieux avait profité d’un passage de Cellou Dalein Diallo, qui était allé prier dans sa mosquée, pour lui demander de changer de stratégie… 

« J’ai souvent eu des leaders politiques qui sont venus prier dans ma mosquée. Pas plus tard qu’un an, mon frère, le président Cellou Dalein Diallo est venu prier chez moi. Ce jour, le conseil que j’ai eu à lui donner c’était de changer de fusil d’épaule. Parce que chez nous ici, rares sont des manifestations qui se terminent sans effusion de sang des innocents. Je lui ai dit, comme il en est ainsi, il faut changer de stratégie de lutte. Donc, si j’entends encore qu’ils veulent sortir, je leur dirai de faire attention. Parce que ce sont les innocents qui vont encore perdre leurs biens, voire leurs vies. J’invite aussi le pouvoir à faire tout pour apaiser la situation. Quand Dieu a décrit ses bons serviteurs, il a dit que c’est des gens qui savent pardonner. Celui qui est au pouvoir, c’est à lui on demande pardon… », a notamment dit Elhadj Mansour Fadiga.

Interrogé sur sa position par rapport au changement de la Constitution de 2010, le chef religieux a été on ne peut plus clair… « Je n’étais pas d’accord pour le changement de la constitution. J’avais même fait une déclaration le 1er mars 2020 qui a fait le tour des médias. Là où j’ai invité le chef de l’État à ne pas changer la constitution. Je lui ai rappelé que quand le président Lansana Conté voulait changer la constitution, vous l’aviez critiqué. Vous n’étiez pas d’accord. Donc, à votre tour, vous ne devrez pas le faire. En tout cas, moi, je ne suis pas d’accord. Et, je suis fier de l’avoir fait. Car, pour moi, je me suis acquitté de mon devoir devant le peuple et devant Dieu. Je ne sais pas ce qui va se passer par la suite », a rappelé Elhadj Mansour Fadiga. 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Elhadj Thierno Madiou sur la libération de son fils, Abdoulaye Bah : « nous restons en attente de la volonté de Dieu »

17 juillet 2021 à 16 04 14 07147
Elhadj Thierno Madiou Bah, père de Abdoulaye Bah

C’est un ouf de soulagement pour les familles des quatre responsables de l’UFDG (Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Cellou) qui viennent de bénéficier d’une libération conditionnelle après plus de huit mois de détention à la maison centrale de Conakry. Dans la famille de l’ancien maire de Kindia, Abdoulaye Bah, la joie des retrouvailles se lit partout ce samedi, 17 juillet 2021. Son père, Elhadj Thierno Madiou Bah, rayonne de joie de retrouver son fils après des mois de souffrance et peine de la séparation. Le vieil homme de 81 ans dit se remettre à Dieu pour la suite des évènements dans cette affaire où sont fils (et bien d’autres personnes) est sur le banc des accusés.

« Cela fait presque 9 mois depuis qu’on (lui et son fils) ne se voit pas, maintenant il est chez moi ici (kaporo Rail). Je remercie Dieu, je suis très content et je remercie tous ceux qui ont concouru à leur libération. Je remercie tout le monde et nous restons en attente de la volonté de Dieu. Si c’est l’argent simplement qu’il (Abdoulaye Bah) voulait, il a travaillé pendant 5 ans à la Mairie de Namur (Belgique) avant d’enseigner au Canada. Mais, il est rentré dans son pays. Dieu l’a arrêté, Dieu l’a libéré. Nous remercions Dieu ».

Mamadou yaya diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 67 36 81

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Arrestation des opposants : l’ANAD exige la libération de Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

14 juillet 2021 à 21 09 14 07147
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo arrêtés cet après-midi à Conakry

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, deux opposants guinéens ont été arrêtés dans l’après-midi de ce mercredi, 14 juillet 2021, à Lambandji, dans la commune de Ratoma. Peu après cette arrestation, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) a publié un communiqué pour réclamer la libération immédiatement des opposants Kéamou Bogola Haba (président d’honneur du parti UGDD) et Thierno Yaya Diallo (président du parti Guinée moderne), tous les deux membres de cette nouvelle coalition politique, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le communiqué de l’ANAD :

ANAD exige la libération de Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

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Cellou Dalein sur la reprise des manifestations : « on ne va pas renoncer à ce droit constitutionnel »

14 juillet 2021 à 20 08 31 07317

Malgré les critiques qui ont suivi la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue, Cellou Dalein Diallo ne semble pas prêt à faire marche arrière. Le leader du principal parti d’opposition du pays se montre ferme sur la question, annonçant qu’il ne va pas renoncer au droit de manifester qui est consacré par la constitution guinéenne. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse animée avec ses alliés de l’ANAD ce mercredi, 14 juillet 2021.

Le président de l’UFDG a tout d’abord répondu à ceux qui ont critiqué la décision de son parti de reprendre prochainement ses manifestations, suspendues depuis plus d’une année en Guinée. Il se dit inquiet de constater que certains Guinéens s’opposent désormais systématiquement à toute manifestation de rue, qui est pourtant un droit constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Manifester dans les rues et sur les lieux publics est un droit constitutionnel. Tuer un manifestant est un crime imprescriptible. Alors, si on est d’accord sur ça, la question qu’il faut se poser, c’est comment respecter la constitution. Respecter la vie humaine tout en respectant la constitution.  Nous avons organisé ici plusieurs manifestations sans qu’il n’y ait des victimes. Mais, ça gêne Alpha de voir une manifestation réussie. Parce que lorsqu’on voit un million de personnes dans les rues pour protester contre la mauvaise gouvernance, quelle que soit la nature de la manifestation, ça le gêne. Et il se dit que pour mettre un terme aux manifestations, il faut tuer pour décourager les manifestants. Est-ce que c’est normal de tuer un manifestant ? Non ! C’est un crime imprescriptible. Mais aujourd’hui, la manifestation, bien que prescrite dans la constitution, est considérée comme un acte de violence. Non ! La violence vient du pouvoir. Parce que la réussite d’une manifestation gêne Alpha », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Il ajoute que c’est pour décourager les manifestants et avoir un argument pour interdire toute forme de protestation dans le pays que le pouvoir réprime les manifestations et accuse l’opposition d’être responsable de ces tueries. « L’opposition ne va pas donner des armes à nos militants pour tuer nos militants. Donc son idée d’attribuer la mort des militants de l’UFDG à des militants de l’UFDG ne tient pas la route. Et pour empêcher l’opposition de manifester, on assimile les manifestations pacifiques à des agressions, à des casses, alors que ce n’est pas le cas. C’est Alpha qui casse, c’est Alpha qui fait tuer et garantit l’impunité aux gens. Donc, il ne faut pas qu’on renonce à ce droit constitutionnel de manifester dans le respect des règles et des citoyens », a dit le président de l’UFDG.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225 / 666919225

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Guinée : 2 autres opposants arrêtés à Conakry

14 juillet 2021 à 19 07 31 07317
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo arrêtés cet après-midi à Conakry

Des ennuis pour les opposants guinéens Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD, et Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne. Ces deux responsables de l’ANAD (Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie), une nouvelle coalition politique dirigée par Cellou Dalein Diallo, ont été interpellés dans la soirée de ce mercredi, 14 juillet 2021, à Conakry.

« Le président du parti Guinée moderne, Thierno Yaya Diallo, et M. Bogola Haba ont été arrêtés tout à l’heure, au domicile de Thierno Yaya, à Lambanyi. Selon les témoins, ce sont des agents de la DPJ qui ont fait une descente musclée sur les lieux pour les interpeller et les conduire vers une destination qui reste pour le moment inconnue », a annoncé Baba Gallé Bah, secrétaire général du parti Guinée moderne, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.

Même s’il dit ne pas être étonné, l’opposant se dit inquiet par ces nouvelles interpellations. « On n’est pas étonné, parce qu’on s’attend à ça tous les jours. Quand vous avez à faire avec une dictature d’envergure comme celle que nous sommes en train de subir aujourd’hui dans notre pays, rien n’est étonnant. Par contre, nous sommes très inquiets, parce qu’on ne sait pas d’abord où ils sont, dans quelles conditions ils sont et pourquoi ils ont été arrêtés, parce qu’ils n’ont commis aucune infraction », a dit M. Bah.

A suivre!

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Réorganisation de l’opposition pour mieux combattre le régime Alpha Condé : voici la nouvelle charte de l’ANAD

14 juillet 2021 à 13 01 40 07407

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’opposition guinéenne se réorganise pour mieux combattre le régime Alpha Condé. Comme si on retournait le couteau dans la plaie, la rencontre de ce mercredi, 14 juillet 2021, a été une occasion pour Cellou Dalein Diallo et ses camarades de la « vraie » opposition guinéenne de rappeler les multiples violations de leurs droits depuis l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 : emprisonnement, interdiction de voyage, occupation des bureaux et du siège de l’UFDG…

En attendant de revenir sur les détails de cette signature, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la nouvelle charte de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD).

CHARTE-DE-LALLIANCE-NATIONALE-POUR-LALTERNANCE-ET-LA-DEMOCRATIE

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Vers la reprise des manifestations en Guinée : Aly Kaba met en garde Cellou Dalein Diallo et l’ANAD

14 juillet 2021 à 11 11 16 07167
Honorable Aly Kaba, président du Groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel

Lors d’un entretien accordé à certains journalistes dont un reporter de Guineematin.com hier, mardi 13 juillet 2021, Honorable Aly Kaba, le Chef de la majorité a répondu aux menaces de manifestations proclamées par l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, avant de le mettre en garde contre toutes formes de violences.

Le leader de l’UFDG, avait soutenu, le samedi dernier en réunion virtuelle de son parti, que le RPG est le bourreau et que l’UFDG est la victime : « On est à plus de 250 personnes tuées. Coincées par les dénonciations des Ong de défense des droits de l’homme, Alpha Condé a tendance à dire que c’est l’opposition qui tue ses propres militants. Je le mets au défi d’amener un seul militant du RPG qui a été tué… On ne peut pas rester comme ça, il faut que les guinéens nous comprennent. C’est un plaisir pour certains de mettre dos à dos Cellou et Alpha, l’UFDG et le RPG. Non ! Il ne faut pas confondre les bourreaux et les victimes. Le gouvernement de Alpha, c’est les bourreaux, c’est eux qui tuent et qui refusent la justice aux victimes ».

Face à ces propos, le Chef de la majorité lance un appel à l’ordre au malheureux candidat de la présidentielle. « Pour moi, c’est surprenant et ahurissant d’écouter les propos de Mr Cellou Dalein Diallo qui en réalité incarne la violence politique en République de Guinée ces dix dernières années. Avant lui, aucun de ses principaux précurseurs, Pr Alpha CONDÉ, M. Siradiou DIALLO, M. BÂ Mamadou et M. Jean Marie DORÉ, sur l’échiquier politique, n’avait réuni ses militants pour leur interroger s’ils étaient prêts à mourir ? Au contraire le Pr. Alpha CONDÉ renonçait à  réclamer sa victoire par la violence au scrutin présidentiel de 1993, au moment où ses militants et une frange importante des forces de Défense et de Sécurité étaient déterminés à défendre cette victoire au prix de leurs vies. Il dira à cette occasion citation » Je ne suis pas venu pour gouverner des cimetières », fin de citation. Cet acte devait inspirer Mr Cellou Dalein Diallo  pour la réussite de son combat politique.  Malheureusement, il a opté pour la violence systématique par l’instrumentalisation et la victimisation à outrance », a rappelé Aly Kaba, visiblement remonté contre cette nouvelle attitude du principal opposant au régime du Pr Alpha Condé.

Pour ce haut responsable du parti au pouvoir, Cellou Dalein Diallo a posé un acte inédit en s’autoproclamant vainqueur de l’élection présidentielle de du 18 octobre dernier.

« L’acte sans précédent dans notre pays qu’a posé le leader de l’UFDG demeure son autoproclamation comme vainqueur du scrutin présidentiel du 18 Octobre 2020 (demandant de surcroit à ses militants de défendre cette forfaiture) avec pour corollaire les casses, les destructions des édifices publics et privés, des tueries, etc… avec leurs effets collatéraux sur  la cohésion et l’unité nationale. Le Rpg arc-en-ciel est un parti de paix. Et, nous le mettons en garde contre toutes formes de violences qu’on a l’habitude de perpétrer lui et son parti », martèle le Président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, avant de s’incliner devant la mémoire des victimes.

« Le RPG Arc-en-ciel est à l’image de son père fondateur, le Pr Alpha Condé. Je profite de l’occasion pour m’incliner devant la mémoire de tous les Guinéens et toutes les Guinéennes qui ont perdu la vie lors des événements politiques ou par suite de contamination à la pandémie au COVID- 19 », a-t-il dit.

Enfin, Aly Kaba invite Cellou Dalein Diallo à comprendre qu’en politique, il est loin d’être un modèle et doit se garder de donner des leçons au pouvoir. « M. Cellou Dalein Diallo doit retenir que quand on n’est pas un modèle, il est inadmissible qu’on se présente en donneur de leçons. Le Rpg-arc-en-ciel reste droit dans ses bottes et continuera à soutenir et à accompagner son champion, le Pr Alpha CONDÉ, Président de la République, chef de l’État pour le bonheur de la Guinée », a-t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Reprise des manifs de l’UFDG ? « La Guinée en a assez…», dénonce Bah Oury

12 juillet 2021 à 21 09 39 07397
Bah Oury, président du parti UDRG

Comme annoncé précédemment, Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), a donné le weekend dernier son avale « sur le principe » de la reprise des manifestations politiques en Guinée. Le principal opposant au régime d’Alpha Condé a ainsi répondu, sans donner de date, à l’ardent désir de la jeunesse de son parti de battre le pavé pour « dénoncer l’injustice, l’oppression, la marginalisation et la séquestration » dont l’UFDG est victime depuis la présidentielle du 18 octobre 2020 dans notre pays. Mais, cette décision de descendre dans la rue pour régler des différends politiques est jugée inappropriée par l’opposant Bah Oury, compte tenu de la situation de crise dans laquelle la Guinée se trouve déjà. Le leader de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée) reconnait le droit de manifestation à l’UFDG ; mais, dans le contexte actuel, il estime qu’il faut trouver d’autres moyens pour faire prospérer sa cause.

« Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas,  j’estime qu’il faut les laisser leur responsabilité, puisque la constitution leur en donne le droit. Ça, c’est au point de vue du principe. Mais, au point de vue de la réalité, personnellement, je considère que la situation guinéenne est très préoccupante du fait de la multiplicité des crises. Et, tout responsable soucieux de la stabilité et de l’avenir démocratique de la Guinée devrait rechercher d’autres moyens de faire prospérer sa cause que de faire descendre des gens dans la rue dans un contexte où nous savons que la violence a toujours été l’argument qui a été privilégié. De part et d’autre, j’estime qu’il y a eu suffisamment de blessés, suffisamment de personnes qui ont été tuées et il y a suffisamment de personnes qui sont emprisonnées aujourd’hui. Et, il faut avoir le courage et l’intelligence de savoir comment changer de stratégie et changer de méthode », a conseillé Bah Oury.

A en croire le leader de l’UDRG, le dialogue est aujourd’hui la meilleure manière pour les forces (opposition et mouvance présidentielle) qui bataillent sur la scène politique de trouver des solutions à leurs déboires. Cependant, Bah Oury pense que certaines personnes tirent leur survie dans les situations d’instabilités et de crises en Guinée.

« Je crois que dans ce pays, il y a des forces, quel que soit leur bord (certaines se situent dans le bloc de la mouvance, d’autres se situent dans le bloc de l’opposition) qui cherchent toujours à mettre le pays dans une situation d’instabilité, de crise récurrente, de manifestations, de contre manifestations avec des dégâts qui impactent plus la population que ceux qui prennent la décision d’organiser cela. Actuellement, le gouvernement guinéen devrait accélérer la mise en force de la dynamique pour l’organisation du dialogue politique et social comme ils l’ont promis et ils se sont engagés à le faire. Mais, j’ai l’impression que le gouvernement et même certaines forces de l’opposition veulent survivre en mettant tout le monde dans une situation d’instabilité et de crises récurrentes. C’est comme si l’un nourrit l’autre réciproquement. Mais, la Guinée en a assez de ces types de mentalité et de ces politiques qui sont contreproductives pour l’intérêt du pays de manière globale », a martelé Bah Oury.

Pour ce qui est de son parti, Bah Oury assure que l’UDRG s’inscrit dans la dynamique de l’apaisement. En termes clairs, son parti ne battra pas le pavé aux côtés de l’UFDG dans les circonstances actuelles du pays. Et, à ceux qui veulent manifester, l’opposant leur demande d’épargner la population des conséquences de leurs actes.

« En ce qui nous concerne à l’UDRG, nous privilégions la dynamique d’apaisement dans le contexte actuel pour faire libérer les détenus politiques, pour faire rouvrir les frontières le plus rapidement possible et pour engager de manière responsable et sérieuse une dynamique qui permettrait, autour de la table, de parvenir à régler les problèmes les plus saillants de la société guinéenne. C’est ça que nous priorisons dans la phase actuelle. Ceux qui veulent manifester, libre à eux de le faire. En tout cas, qu’ils épargnent la population des conséquences de leurs actes », a indiqué Bah Oury.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Saïkou Yaya (UFR) : « la reprise des manifestations est une bonne chose »

12 juillet 2021 à 19 07 04 07047
Saîkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) approuve la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue. Une décision annoncée samedi dernier par Cellou Dalein Diallo, qui a répondu favorablement à la jeunesse de son parti. Ce haut responsable du parti de Sidya Touré estime qu’il est tout à fait normal de manifester aujourd’hui en Guinée pour protester contre les agissements du pouvoir. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

« Moi, je pense que c’est une bonne chose de manifester, parce que la Constitution nous le confère. Même la Constitution contestée par le FNDC confère le droit à la manifestation. Il est important que les dirigeants sachent que la manifestation, quand c’est inscrit dans une Constitution, doit être autorisée. Et les autorités doivent sécuriser cette manifestation pour empêcher que des jeunes tombent sous des balles et tout ce qui s’ensuit. Ces conséquences-là, on peut les amoindrir.

Mais la meilleure manière pour un politique ou un acteur de la société civile de réagir face à une mauvaise gouvernance, c’est d’organiser des manifestations. Donc je trouve normal qu’ils (les responsables de l’UFDG, ndlr) le fassent. Et ils ne sont pas seuls dans cette dynamique. Nous sommes d’accord que cela doit se faire et que les gouvernants doivent avoir à l’esprit que c’est un droit qui doit être mis en valeur pour la bonne marche de la démocratie dans un Etat », a déclaré l’opposant.

Pour lui, la situation actuelle de la Guinée doit interpeller tous les citoyens, au-delà des clivages politiques. « On peut bâillonner la vérité, mais la vérité restera toujours. On peut essayer de faire taire les opinions, mais les opinions vont toujours se manifester. Ici, aujourd’hui, nous n’assistons qu’à des arrestations arbitraires. Les gens doivent se lever contre cette situation. Et ça c’est indépendamment de la vie politique. Nous sommes dans le domaine des droits de l’homme, il est question de préserver les vies humaines, il est question de préserver l’intégrité physique des hommes.

Il est important que les Guinéens le sachent, indépendamment des opinions que nous avons les uns contre les autres. Les gouvernants doivent savoir que sans cette population, ils ne sont pas gouvernants. Et pour qu’il y ait une bonne gouvernance, que les investisseurs viennent dans notre pays, il faudrait que la démocratie s’installe normalement. Cela dit, les arrestations doivent cesser, les intimidations doivent cesser, les restrictions des déplacements des hommes politiques doivent cesser dans notre pays », a dit le secrétaire exécutif de l’UFR.

L’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, compte reprendre les manifestations de rue, suspendues depuis plus d’une année en Guinée, pour protester contre « l’injustice » dont elle est victime : la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et ses proches. Selon Cellou Dalein Diallo, le président de la formation politique, les dates et les formes de ces manifestations seront déterminées après les examens scolaires, prévus du 22 juillet au 1er août 2021.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Capituler pour sortir ou rester en prison en héros ? Le dilemme des opposants en Guinée

9 juillet 2021 à 10 10 10 07107

Ismaël Condé, le premier vice maire de Matam, qui est également membre du bureau exécutif de l’UFDG a écopé de 3 ans, 4 mois d’emprisonnement ferme et à 30 millions de francs d’amende. Le verdict est tombé hier, jeudi 08 juillet 2021, au tribunal de première instance de Mafanco, à Conakry. La défense a immédiatement interjeté appel de ce verdict sans toutefois se faire trop d’illusions.

En réalité, les opposants n’ont désormais qu’une seule option pour recouvrer la liberté. C’est d’écrire au président Alpha Condé pour lui présenter leurs excuses et demander sa clémence, en alignant quelques superlatifs… Le choix est à faire à ce niveau : capituler et se retrouver dehors ou rester ferme dans sa conviction et continuer à subir la privation de sa liberté.

Là-dessus, Cellou Dalein Diallo a tranché le samedi dernier, 03 juillet 2021, lors de son passage à la première émission télévisée de Guineematin.com, intitulée « La Grande Interview », à l’occasion du 7ème anniversaire du site. Selon le président de l’UFDG, les personnes détenues à la maison centrale sont des responsables politiques mûrs et prêts à l’ultime sacrifice. Reste à savoir si les infortunés sont sur la même longueur d’ondes que le principal opposant au régime Condé ou bien s’ils vont emboiter le pas à Madic 100 frontières, Boubacar Diallo, alias Grenade et à Ismaël Condé. Car, peu après l’annonce du verdict, le premier vice maire de Matam a profité des micros et caméras des journalistes pour solliciter le pardon du président Alpha Condé.

« Excellence monsieur le président de la République, si par mes publications sur les réseaux sociaux il est arrivé que je vous offense et vous injurie, mettez ça dans le cadre d’une faute de jeunesse. Je me repens en vous présentant mes sincères excuses pour ces injures et offenses », a entre autres dit Ismaël Condé…

Mais, la situation de ces trois personnes est différente de celle des autres détenus. En particulier, Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Etienne Soropogui. Si les premiers pouvaient se permettre de baisser l’échine et demander pardon, ce n’est pas le cas pour les seconds. Pour ces poids lourds de la politique guinéenne, écrire au chef de l’Etat pour demander pardon équivaut à premièrement reconnaitre qu’ils sont coupables de quelque chose et deuxièmement signer leur arrêt de mort politique.

Ils ne peuvent pas demander pardon pour avoir joué le rôle dévolu à un opposant et sortir jouer le même rôle. Une telle demande reviendrait à criminaliser toute opposition politique. D’où l’impossibilité pour eux de formuler une telle demande. S’ils le faisaient, il ne leur resterait qu’à aller faire autre choque que la politique. Un responsable de l’opposition est différent d’un simple militant.

Bien malgré tout, en tant qu’humains, les infortunés de Coronthie ne seraient pas insensibles à la tentation du pouvoir. Dans leur for intérieur, ils peuvent se dire qu’avec simplement une feuille, un stylo et moins d’orgueil, ils peuvent retrouver les leurs. Voilà le dilemme auquel ces personnalités sont confrontées : liberté contre capitulation.

Les enjeux sont grands. Et, ce n’est pas pour aujourd’hui, c’est pour demain. Car, quelle que soit la durée qu’ils vont passer dans l’univers carcéral, ils finiront par recouvrer la liberté un jour. C’est certainement à ce jour qu’ils pensent pour tenir bon ; ce, en dépit des difficultés qu’ils traversent aujourd’hui.

Comme on le sait, il y a un précédent dans le monde. À plusieurs reprises, les autorités racistes sud-africaines avaient proposé à Nelson Mandela le renoncement à son combat politique contre sa libération. L’icône a toujours décliné l’offre du régime d’apartheid en décalant « ma liberté sans celle du peuple noir n’en est pas une ». C’est sans doute grâce à ce courage, que dis-je, ce sacrifice qu’il deviendra un véritable héros national, voire mondial.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein sur la condamnation d’Ismaël Condé : « la justice a exécuté l’ordre d’Alpha Condé »

9 juillet 2021 à 8 08 25 07257
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

Cellou Dalein Diallo a réagi à la condamnation d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG. Le principal opposant guinéen accuse la justice d’avoir exécuté l’ordre donné par le président Alpha Condé en condamnant son collaborateur à 3 ans et 4 mois d’emprisonnement pour « offense au chef de l’Etat ». Pour lui, cette décision vice tout simplement à « punir » Ismaël Condé pour avoir adhéré à l’UFDG.

« Notre justice, ayant reçu l’ordre de Alpha Condé de punir Ismaël Condé pour avoir adhéré à l’UFDG après son départ du RPG, tenta vainement de l’incriminer dans une loufoque affaire de contrats de la commune de Matam où le jeune Ismaël est Vice-maire. C’est finalement « une offense au Chef de l’Etat » que notre justice trouva comme alibi pour exécuter l’ordre reçu et condamner le jeune Ismaël à, tenez-vous bien, 3 ans et 4 mois de prison ferme. Quelle honte ! », s’est exclamé Cellou Dalein Diallo sur sa page Facebook.

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Du nouveau pour nos lecteurs : Guineematin lance une émission télévisée

2 juillet 2021 à 22 10 23 07237

La rédaction de Guineematin.com est heureuse d’annoncer à ses lecteurs, le lancement d’une émission télévisée qui fera désormais partie de ses programmes. Dénommée « La Grande interview », cette émission aura lieu chaque samedi, à 14h 00, à compter de ce 3 juillet 2021. Elle sera diffusée en direct sur notre site d’informations www.guineematin.com, sur notre page Facebook et sur tous nos canaux digitaux.

« La Grande interview » se veut une tribune de débat sans passion et sans filtre, qui permettra à nos téléspectateurs de mieux comprendre l’actualité guinéenne. Avec nos invités, nous allons décortiquer, analyser et commenter tous les sujets marquant l’actualité politique, sociale, économique, culturelle, sportive de notre pays. 

Le premier numéro de cette émission recevra ce samedi, 3 juillet 2021, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et principal opposant du régime Alpha Condé. Pendant une heure, nous aborderons avec lui plusieurs questions, notamment la détention de nombreux responsables et militants de son parti, la lutte pour la reconnaissance de sa « victoire » à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, l’éventuelle reprise des manifestations de rue, mais aussi la situation économique de la Guinée.

Nous vous attendons très nombreux demain, à 14h 00, pour entamer ensemble cette nouvelle aventure qui, nous en sommes convaincus, contribuera  à promouvoir la liberté d’expression, le respect des droits des citoyens, la transparence dans la gestion de la chose publique pour le bien de tous les Guinéens. 

Managée par Abdoulaye Oumou Sow, cette émission sera co-animée par Nouhou Baldé et Bachir Sylla de Guinée_eco.info

Pour vos questions et suggestions, vous pouvez nous contacter par SMS ou WhatsApp au 00224621440632


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La jeunesse de l’UFDG à Cellou Dalein : « Nous voulons la reprise des manifestations »

26 juin 2021 à 18 06 20 06206

En marge de l’assemblée générale virtuelle de son parti ce samedi, 26 juin 2021, l’opposant Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), a été interpellé par la jeunesse de sa formation politique. Par la voix de son président, Mohemad Bakary Keïta, le comité nationale des jeunes de l’UFDG a demandé une « reprise des manifestations politiques » dans en Guinée. Ils estiment qu’au stade où en est la « confiscation des libertés » et « l’injustice » dans le pays, battre le pavé et croiser le fer avec le pouvoir est désormais la solution. Et, ils réclament une date à Cellou Dalein Diallo pour investir les rues pour ramener à la raison « les usurpateurs du pouvoir (le régime d’Alpha Condé) » en Guinée.

Mohamed Bakary Keïta, président du comité national des jeunes de l’UFDG

« Aujourd’hui je prends la parole pour simplement procéder à un compte rendu de la réunion du comité national des jeunes de l’UFDG… Le jeudi 24 juin, nous nous sommes retrouvés de 16 heures à 17 heures30’…Tous les fédéraux du Grand Conakry étaient là. Monsieur le président (Cellou Dalein Diallo), le comité national des jeunes, au nom de l’ensemble des jeunes du parti, m’a demandé de vous dire qu’ils veulent que les manifestations politiques de l’UFDG reprennent. Nous voulons la reprise des manifestations politiques. C’est un droit qui nous a été conféré par les lois de la république et nous ne devons pas renoncer à cela, puisque vous voyez les gens (allusion faite au président Alpha Condé) se bomber le torche du côté de Boké en disant qu’ils maitrisent tout dans ce pays, bien qu’ils savent que les droits de nombreux guinéens sont confisqués. Monsieur le président, nous avons des détenus politiques qui appartiennent à la plus grande hiérarchie du parti. Nous avons aussi des militants qui sont emprisonnés. Monsieur le président, vous savez que vous-mêmes, depuis quelques mois, vous n’êtes permis de sortir du pays. Vous savez que le siège et le quartier général du parti sont fermés illégalement. Les jeunes du parti, à tous les niveaux, souhaitent la reprise des manifestations politiques », a déclaré Mohamed Bakary Keïta.

Pour le président du comité national des jeunes de l’UFDG, le pouvoir croit avoir gagné « une tranquillité d’esprit » avec l’intimidation, l’emprisonnement et la confiscation des libertés des cadres et militants de l’UFDG. Mais, il assure que le locataire du palais Sékhoutouréyah et tous ceux qui le soutiennent dans cette entreprise maléfique seront surpris de la force et la grandeur de l’UFDG lors d’une prochaine manifestation de rue.

« Le peuple de Guinée ne compte que sur l’UFDG que les usurpateurs du pouvoir peuvent se permettre de se moquer en disant : quiconque désormais parle ou quiconque s’agite va se retrouver du côté de Coronthie (allusion faite à la maison Centrale de Conakry). Ils pensent alors qu’ils nous neutralisent ou qu’ils nous maitrisent et que nous avons peur de Coronthie. Nous voulons recommencer les manifestations politiques et voir si tous les militants de l’UFDG vont se retrouver du côté de Coronthie. Ils (le pouvoir d’Alpha Condé) pensent pouvoir se donner une tranquillité d’esprit en nous confisquant nos libertés, mais on peut leur garantir qu’ils n’auront jamais une tranquillité d’esprit parce qu’ils sont injustes. Et, quand vous êtes injustes, vous ne pouvez pas dormir. Quand vous êtes injustes, vous pensez que vous gérez alors qu’en réalité vous ne gérez rien. Vous pensez maitriser la situation, mais vous simplement que vous avez le soutien de ceux qui sont porteurs des armes, sinon vous ne valez rien. Monsieur le président, nous voulons la reprise des manifestations politiques. Telle est la volonté des jeunes de l’Axe, de Matoto, de Ratoma, de Kaloum, de Dixinn, de Dubréka, etc. Donc, en leur au nom nous demandons la reprise des manifestations de rue. Nous voulons que les usurpateurs du pouvoir sachent que nous ne sommes pas maitrisables. S’il y a un cas d’injustice dans ce pays, si un droit d’un citoyen est confisqué, nous allons nous lever et nous battre. C’est cela notre vocation. Les jeunes militants qui sont le fer de lance du parti me demandent de vous dire qu’il faut bien qu’une date soit choisie le plus tôt que possible… Il y a une nécessité pour recommence nos manifestations, puisque rien ne bouge monsieur le président. Nous sommes convaincus que c’est ça la solution désormais », a martelé Mohamed Bakary Keïta.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Affaire du passeport de Cellou Dalein Diallo : le tribunal de Mafanco se déclare « incompétent » (avocat)

25 juin 2021 à 15 03 49 06496
Cellou Dalein Diallo

C’est un autre coup dur pour l’opposant Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), dont le passeport est confisqué depuis mars dernier par les autorités guinéennes. Le tribunal de première instance de Mafanco qu’il avait saisi en référé pour statuer sur cette « confiscation illégale et arbitraire » de son document de voyage vient de se déclarer « incompétent » et l’a renvoyé à « mieux se pourvoir ». Cette information a été confirmée au téléphone de Guineematin.com dans l’après-midi de ce vendredi, 25 juin 2021, par Me Salifou Béavogui, un des avocats de l’opposant et principal challenger d’Alpha Condé. Cet avocat au barreau de Guinée accuse les juges de s’abriter derrière « l’incompétence » pour les dossiers de l’UFDG et éviter le courroux du pouvoir en place.

Maître Salifou Béavogui, avocat

« C’est une fuite en avant, c’est la révolte pure et dure dans notre camp. Parce que chaque fois que l’UFDG, son président et ses militants sont brimés dans leurs droits, toutes les actions que nous dirigeons vers les tribunaux sont simplement placées dans le placard par le mécanisme de l’incompétence des juges et des juridictions. Chaque fois qu’il s’agit de l’UFDG, ses militants et sympathisants en tant que plaignant, les juges se déclarent incompétents pour examiner. Une façon d’empêcher l’UFDG et ses militants de défendre leurs droits, une façon de se tirer d’affaire, une façon d’éviter soigneusement les risques qui peuvent surgir à la suite de la reconnaissance des droits de l’UFDG. C’est devenu une habitude ou une jurisprudence », a dénoncé Me Salifou Béavogui.

Pour cet « avocat des causes difficiles », cette attitude du juge des référés du tribunal de Mafanco n’est en rien une surprise. Cependant, Me Salifou Béavogui assure que son client ne fera aucun recours de cette décision. Il promet de « changer de fusil d’épaule » et de poursuivre le combat jusqu’à restitution du passeport de son client et la levée de l’interdiction de voyage qui lui ai imposée sans aucune base légale.

« Tout récemment, le président de l’UFDG a été empêché par deux reprises de voyage. Nous avons pris le courage à deux mains et nous avons saisi le juge des référés du tribunal de Conakry 3 (TPI de Mafanco) qui, très malheureusement, vient de se déclarer incompétent à statuer dans cette affaire, tout en nous renvoyant d’ailleurs à mieux nous pourvoir. Mais, cela est sans surprise ; parce qu’aucune juridiction, malgré la pertinence de nos arguments, ne veut prendre de risque. Donc, la meilleure façon pour eux de se retirer de ces affaires et se mettre à l’abri c’est de se déclarer incompétent… Nous n’entendons pas faire appel ; parce que nous savons déjà que la Cour d’Appel ne fera que confirmer cette décision. Nous allons changer de fusil d’épaule, parce que nous sommes déterminés à aller de l’avant dans cette affaire. Dans les heures qui vont suivre, nous entreprendrons une action. Parce que nous n’allons pas accepter, face à une telle injustice, de croiser les bras. Nous allons continuer à nous battre pour obtenir le passeport et la levée de cette fameuse interdiction verbale qui empêche nos clients d’exercer leur droit constitutionnel d’aller et venir », a indiqué Me Salifou Béavogui.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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