Cellou Dalein à New York : « 2020 ne sera pas comme 2010, l’histoire ne se répétera pas »

16 juillet 2019 à 13 01 24 07247

En tournée depuis quelques jours aux Etats-Unis d’Amérique, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a conféré avec les fédérations de son parti à New York avant-hier, dimanche 14 juillet 2019. Le principal opposant au régime Alpha Condé a mis l’occasion à profit pour appeler à la mobilisation contre le controversé projet de nouvelle qui vise à octroyer un troisième mandat à l’actuel président guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Devant ses partisans fortement mobilisés, le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par rendre hommage à ses militants décédés, en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en leur mémoire. Cellou Dalein Diallo s’est félicité aussi de l’accueil dont il a fait l’objet à New York, avant d’appeler à plus de mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« A New York, à l’occasion de toutes mes visites, j’ai senti cette confiance, cette affection, cette volonté de me porter à la présidence de la République de Guinée. Les jeunes, les sages, mes sœurs, je suis content de vous. S’il plaît à Dieu, nous atteindrons notre objectif. Vous savez, dans un combat, lorsqu’on arrive à destination, les derniers tronçons vont être très durs. Ça va être dur, mais Alpha Condé saura qu’il veut toucher à quelque chose qu’il ne devrait pas toucher, je veux parler de la constitution. Il faut qu’on se mobilise. Ce combat contre le changement de la constitution, n’est pas un combat de l’UFDG. C’est un combat du peuple de Guinée, et l’UFDG va apporter sa contribution », promet-t-il.

D’ailleurs, le président de l’UFDG a rappelé que c’est « un large consensus qui s’est dégagé pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. Et, tous les Guinéens de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les partis politiques, de toutes les organisations de la société civile, de toutes les organisations syndicales, les imams, les Kountiguis, beaucoup se sont exprimés, beaucoup n’ont rien dit, mais ils sont contre. Le jour où le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) va lancer le mot d’ordre de prendre la rue, c’est toute la Guinée que vous verrez dehors, je puis vous assurer de ça. Tout le monde est mobilisé, personne n’est d’accord avec lui. Et, je voudrais saluer à mes côtés madame Sanoh Doussou Condé, c’est une femme brave. Lorsqu’elle a vu que le RPG est en train de déraper, de dérailler, elle a pris ses responsabilités, elle a dénoncé la mauvaise gouvernance. Elle n’est pas de l’UFDG, mais nous partageons les mêmes valeurs, la même lecture des réalités et nous avons décidé de nous battre ensemble pour apporter le changement dont notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants. (…) Je sais que vous êtes déterminés, je sais également que certains d’entre vous s’interrogent : est-ce que 2020 ne sera pas comme 2010 ? Ça ne sera pas comme 2010, je puis vous rassurer, l’histoire ne se répétera pas », a-t-il dit avec insistance.

Cellou Dalein Diallo a tenu à rassurer aussi ceux qui se demandent s’il parvient à accéder à la magistrature suprême est-ce qu’il sera le président de tous les Guinéens. « Je l’ai dit, je serai le président de tous les Guinéens. Je ne ferai pas de chasse aux sorcières parce que mon objectif premier c’est de chasser la haine et de réconcilier les Guinéens. Cette division, cette haine, cette violence qui ont cours aujourd’hui en Guinée, ne sont pas des fatalités. La réconciliation sera la première priorité de l’UFDG au pouvoir. Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé a accentué la division en Guinée sur des bases ethniques, en stigmatisant, en excluant, en faisant du tribalisme l’instrument de conquête et de gestion du pouvoir.

C’est inacceptable. Il ne mérite pas, il n’est pas digne de la fonction présidentielle. Mais comme il s’attaque à la constitution, c’est un parjure, parce qu’il avait prêté serment sur cette constitution. Il avait juré de respecter et de faire respecter cette constitution. Nous allons nous mobiliser et nous allons gagner, nous allons accéder au pouvoir en tant que UFDG. Et nous allons réconcilier les Guinéens, promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays, qui ont tant souffert de la violence », a promis le principal opposant guinéen.

De New York, Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 646 591 2659

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DIRE LA VÉRITÉ SUR LA REFORME CONSTITUTIONNELLE ENVISAGÉE : c’est dénoncer la fraude à la Constitution

1 juillet 2019 à 15 03 37 07377
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN

Libre Opinion : Dans une lettre adressée à l’intégralité des membres du corps diplomatique guinéens, le Ministre des Affaires étrangères a donné l’instruction de faire un plaidoyer auprès des autorités et institutions auxquelles ils sont accrédités sur l’opportunité et la nécessité d’adopter une nouvelle Constitution en République de Guinée. A cet effet, il leur a transmis une note sur la nouvelle Constitution qui expose les principaux motifs, la procédure à envisager et les innovations à proposer.

Face à cette volonté désormais officielle de tripatouillage de la Constitution en vigueur pour permettre au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, les citoyens guinéens et les observateurs étrangers avertis sur le sujet ont le devoir de dire la vérité et de dénoncer la fraude à la Constitution.

La visée légitimatrice d’une telle démarche est au cœur de l’instrumentalisation par l’Exécutif de la Constitution aux fins de la monopolisation pure et simple du pouvoir et de la sanctuarisation présidentielle.

Sans reprendre les solides arguments mobilisés par Maître Traoré auxquels les auteurs de cet article souscrivent pleinement, la présente contribution s’attache à mettre en évidence le caractère délibérément fallacieux des développements portant sur les innovations que contiendront la nouvelle Constitution sous prétexte de l’élargissement du champ d’application des lois et des libertés fondamentales (I), la corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution (II) et enfin la définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT) (III).

I – Les innovations à apporter par la nouvelle Constitution

L’objectif ici est de démontrer que l’essentiel des prétendues innovations que viendrait à introduire la nouvelle Constitution existe déjà dans l’actuelle et dans les engagements communautaires, régionaux et internationaux souscrits par la République de Guinée, les rendant ainsi superfétatoires. Il convient simplement d’appliquer le cadre constitutionnel, régional et international existant et de rendre ses dispositions effectives.

La note dont il est question fait état de l’intégration de la question environnementale et de la biodiversité dans le bloc de constitutionnalité qu’elle présente comme une innovation. Or, l’article 16 de la Constitution actuelle stipule que « toute personne a droit à un environnement sain et durable et a le devoir de le défendre ». L’État veille à la protection de l’environnement. » Le bloc de constitutionnalité renvoyant au fait que la Constitution ne se limite pas aux articles numérotés qui la composent dans ses différents titres mais intègre les textes auxquels fait référence son préambule, un tel argument est par conséquent inopérant. Ce qui est présenté comme innovation est déjà consacré par le texte de la Constitution et son contenu peut être appliqué par voie prétorienne au moyen d’une interprétation extensive du juge.

En outre, l’argument faisant état de l’absence de réaffirmation de la vocation panafricaniste de l’actuelle Constitution contrairement aux précédentes et du principe de laïcité, relève d’une malhonnêteté intellectuelle saisissante alors même que le panafricanisme est prévu au Préambule de la Constitution en vigueur, lequel fait partie du bloc de constitutionnalité. Il y est affirmé que le peuple de Guinée « proclame son attachement à la cause de l’unité africaine, de l’intégration sous régionale et régionale du continent ». En ce qui concerne la laïcité, l’article premier indique que « la Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Relativement à la nécessité d’intégrer des dispositions relatives à l’interdiction du travail des enfants et aux droits des enfants de manière générale, il sied de rappeler que la Guinée a ratifié la Convention sur le droit des enfants le 13 juillet 1990 et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 27 mai 1999 dont les dispositions s’imposent à elle.

Il en est de même pour la consécration constitutionnelle du dialogue dans le milieu du travail qui est déjà garanti par la Loi fondamentale en vigueur en son article 58 alinéa 3, lequel dispose : « Le premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques ». Quant au renforcement de l’égalité des droits entre l’homme et la femme, l’article 8 de la Constitution indique : « Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits ». Il convient de préciser que la parité homme femme qui vient d’être instituée par une loi votée récemment par l’Assemblée Nationale n’a pas besoin d’être consacrée par une nouvelle Constitution étant entendu qu’elle constitue une déclinaison de l’article 8.

Il en est de même des autres prétendues innovations évoquées dans la note qui peuvent, si elles sont jugées pertinentes, recevoir une consécration constitutionnelle dans le cadre d’une révision de la Constitution en vigueur. Les promoteurs de la nouvelle Constitution savent cela mais leur objectif c’est de contourner par ce biais les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur qui garantissent notamment le principe de l’alternance démocratique ; d’où la fraude à la Constitution.

II – La corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution

Depuis l’entrée en fonction, le 21 décembre 2010, du Président de la République, Monsieur Alpha CONDE, la violation caractérisée et récurrente des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit est érigée en règle de gouvernance. C’est le défaut d’application systématique des dispositions constitutionnelles qui garantissent les droits fondamentaux des citoyens et du calendrier électoral qui conduit à la conclusion d’accords politiques de sortie de crise avec pour conséquences la fragilisation et la défiance de nos institutions. En effet, ces accords politiques sont l’émanation de la violation systématique des droits constitutionnels des citoyens : le droit à l’exercice des libertés publiques (notamment la liberté de réunion, d’association et le droit de manifestation), le droit de participer à des élections libres, inclusives, régulières et transparentes, la protection et la garantie du droit de propriété etc. Le seul mal dont souffre la Constitution actuelle et l’urgence du moment à laquelle il convient de pallier sont bien le déficit d’effectivité dans l’application de ses dispositions.

III – La définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT)

Pour contrecarrer l’argumentation fondée sur le fait que la Constitution de 2010 n’aurait pas eu l’approbation du peuple souverain, nous reproduisons ici l’article 1er de l’Ordonnance no 006 du 7 mars 2010 portant attributions et composition du Conseil National de la Transition (CNT) qui dispose : « Le Conseil National de la Transition (CNT) créée par l’Ordonnance no 001 du 9 février 2010 est un organe politique délibérant qui assume les fonctions et missions ci-après :

1 – Procéder à la relecture et à l’adoption des dispositions constitutionnelles, des lois organiques et des textes électoraux relatifs au bon déroulement du processus électoral ;

2 – Jouer tout rôle législatif en rapport avec le processus de la transition ;

3 – Assurer le suivi et l’évaluation de l’action gouvernementale ;

4 – Suivre l’évolution du processus électoral en particulier les activités de la CENI ;

5 – Contribuer à la réconciliation nationale ».

Relativement au mandat du CNT, il convient ainsi de mentionner qu’il était question d’une relecture de la Loi Fondamentale de 1990 ou d’un toilettage. C’est par commodité de langage que le recours à la mention de nouvelle Constitution s’est imposé sans toutefois correspondre à la réalité juridique. En effet, sous l’angle strictement juridique, toilettage et relecture ne peuvent équivaloir à une nouvelle Constitution. De tels éléments de clarification sont d’autant plus importants à apporter qu’ils remettent en question le cœur même de l’argumentaire des tenants d’une nouvelle Constitution.

Aussi, sied-il de rappeler que le consensus national qui a prévalu au moment de l’adoption de la Constitution du 7 mai 2010 était tel qu’aucun des acteurs politiques, ni des forces vives de la nation n’a appelé ouvertement à voter contre.

En définitive, il a été indiqué moult fois que les insuffisances et les lacunes de la Constitution peuvent être corrigées par voie de révision et qu’aucune circonstance de fait et/ou de droit ne permet de fonder légalement l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Si la protection de la Constitution et l’effectivité de l’application de ses dispositions dépendent en réalité de son appropriation par les organes politiques et juridictionnels, elles sont tout aussi tributaires de l’importance que tous les citoyens, sans distinction, lui accordent. Une démocratie ne peut vivre sans qu’il y ait de la part et à l’intérieur de chaque citoyen une vigilance perpétuelle par rapport au pouvoir. C’est à ce cet appel à la vigilance que les citoyens Nadia Nahman et Maître Amadou Diallo ont tenté de répondre au travers de cette contribution conjointe.

Article co-rédigé par Nadia NAHMAN et Maître Amadou DIALLO

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Cellou Dalein : « Alpha Condé nous a donné la légitimité de demander son départ »

29 juin 2019 à 18 06 12 06126

L’Union des Forces Démocratique de Guinée (UFDG) appelle ses militants à soutenir le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La démarche vise à barrer la route au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé qui se précise chaque jour un peu plus. L’annonce en a été faite ce samedi, 29 juin 2019, par Cellou Dalein Diallo à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique intervient au lendemain de la sortie du président Alpha Condé qui a carrément défini sa position par rapport à l’idée d’une nouvelle Constitution. Elle a été marquée par la présence des secrétaires généraux de la jeunesse de l’ensemble des partis politiques de l’opposition, membres du FNDC. C’est pour cette raison que le bouillant élu de Matam a sonné la mobilisation générale, notamment à l’UFDG.

Selon Aly Badra Koné, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, un des porte-paroles de la délégation, ils sont porteurs d’un message des partis de l’opposition, à savoir le caractère sacré de la constitution guinéenne. « Comme vous le savez, outre les partis politiques, il y a la société civile, se rajoute les syndicats, j’en passe. Toutes ces personnes se sont mises ensemble pour dire qu’il faut respecter les lois de la République. Ils veulent créer un débat, mais il n’y a pas de débat sur la constitution. On ne créera pas de débat sur une nouvelle constitution, on ne fera pas de débat sur une révision constitutionnelle. Nous allons tuer l’œuf dans le ventre, ça ne va pas sortir, ce n’est pas possible. Mais, pour arriver à cela, il y a des préalables. Nous disons que vous devez chacun de son côté, dans son quartier, informer son voisin, vous devez vous donner la main pour soutenir les coordinations du FNDC qui sont en train d’être mises dans les communes et dans les quartiers. Vous devez être dans la dynamique. Chacun doit se donner la main pour que le jour où le militant Alpha Condé décidera de faire ou de prendre la décision de le faire (en tant que président) de nous soumettre à un référendum pour une révision constitutionnelle ou une nouvelle constitution, il faut qu’on soit prêt à faire en sorte que le plus proche lieu pour lui de quitter la Guinée soit le port de Conakry, parce que c’est là-bas il habite », a-t-il martelé.

Dans son intervention, Cellou Dalein Diallo a dit sa reconnaissance aux responsables de jeunesse des partis politiques de l’opposition et membres du FNDC pour leur visite au siège de l’UFDG. « Vous savez à quel point l’UFDG attache de l’importance au FNDC, puisqu’ici, chaque samedi, nous avons rappelé que toute l’action de l’UFDG dans le cadre de la lutte contre le 3ème mandat s’inscrira dans la dynamique du FNDC. L’UFDG ne fera en son nom aucune manifestation, n’obéira à cet objectif qu’au mot d’ordre du FNDC. Instruction a été donnée à toutes structures à la base et à l’extérieur du pays de se mettre à la disposition du FNDC et de ne mener le combat contre l’assassinat programmé de notre démocratie que dans le cadre du FNDC. Alors, soyez rassuré mes jeunes frères qu’à l’UFDG, vous avez un appui fort. L’UFDG, tous les militants, tous les sympathisants de notre parti sont prêts à répondre au mot d’ordre que le FNDC lancera et lorsque le FNDC le lancera. Mais, les gens sont mobilisés, ils sont débout, prêts à répondre. Il ne s’agira pas de sortir un jour. Alpha nous a donné l’opportunité et la légitimité de demander son départ, on ne se privera pas de ça. Comme il veut commettre un parjure, en violant son serment et la constitution de la République, la seule sanction sera son départ dès que le processus à cet égard sera engagé », a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Levée du corps du maire de Ratoma : Makanera, Boureima Condé, Cellou Dalein… à la morgue

28 juin 2019 à 9 09 47 06476

Décédé tôt dans la matinée du lundi dernier, 24 juin 2019, Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de la commune de Ratoma regagnera sa dernière demeure dans l’après-midi de ce vendredi, 28 juin, au cimetière de Hamdallaye.

Mais, avant son inhumation, prévue à 15 heures 30, l’ancien maire de Ratoma bénéficiera d’un symposium au Palais de Sport du stade du 28 septembre et d’un cortège funèbre qui partira du stade du 28 septembre pour la Mosquée Turque de Koloma où la prière funèbre se fera après celle du vendredi.

À la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, plusieurs personnalités politiques, membres de la famille politique du défunt sont présents : le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo, ses collaborateurs Aliou Condé, Elhadj Djouma Bah et aussi les membres de la famille biologique du défunt.

On a également noté la présence d’autres acteurs politiques comme Alhousseny Makanera Kaké, président du FND, Thermo Mamadou Bah, président de la NGC, Dr. Ahmed Tidjane Souaré, ancien Premier ministre.

Du côté du gouvernement, il y a les ministres de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé et Mamadou Taran Diallo de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

A suivre !

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Annulation de l’exclusion de Bah Oury à l’UFDG : voici les réactions des avocats des deux camps

25 juin 2019 à 17 05 09 06096

Comme annoncé dans un précédent article, la cour d’appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, la décision du TPI de Dixinn, annulant l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG. Le premier vice-président du parti, exclu en début février 2016, remporte cette autre étape de ce feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de trois ans. Juste après la publication de l’arrêt de la cour, les avocats des deux camps opposés ont réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

Maître Amadou Oury Diallo, avocat de Bah Oury : lorsque la justice dit le droit, toute personne qui est épris de paix et de justice doit avoir un sentiment de satisfaction. C’est une décision qui me comble, car c’est la justice qui a gagné. Cette décision doit être normalement mise en exécution. Monsieur Bah Oury doit être réintégré dans ses fonctions de premier vice-président de l’UFDG. Normalement, c’est ce qui se doit maintenant.

Maître Alsény Aïssata Diallo, avocat du camp Cellou Dalein : aujourd’hui, la Cour d’Appel a entrepris un arrêt confirmant la décision du tribunal de première instance de Dixinn, qui lui a été déférée par rapport à l’exclusion de Bah Oury au sein du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG). Cette décision entreprise par la Cour d’Appel ne nous fait ni chaud ni froid.

C’est même un non-événement. Aujourd’hui même, dans les minutes qui suivent, nous allons déposer notre déclaration de pourvoi. Ça veut dire que nous nous acheminons inéluctablement vers la juridiction de censure qui est la Cour Suprême. Nous allons interjeter cet arrêt de la Cour d’Appel au niveau de la Cour suprême pour que cette décision entreprise en toute illégalité soit cassée et annulée.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Urgent : la Cour d’Appel de Conakry annule l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG

25 juin 2019 à 12 12 04 06046

C’est une nouvelle bataille que Bah Oury vient de remporter face au camp de son rival Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG. La Cour d’Appel de Conakry a confirmé ce mardi, 25 juin 2019, l’annulation de son exclusion du parti dont il était le premier vice-président jusqu’en février 2016, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Amadou Oury Bah l’avait déjà emporté en première instance face à l’actuelle direction de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, à sa tête Cellou Dalein Diallo. Le 03 mars 2017, le tribunal de Dixinn a prononcé l’annulation de son exclusion du principal parti d’opposition du pays. Le camp de Cellou Dalein a aussitôt saisi la cour d’appel de Conakry pour tenter de faire annuler cette décision. A l’issue des débats tenus devant cette cour, la juridiction a confirmé le verdict du TPI de Dixinn.

Mais, ce feuilleton judiciaire n’a pas encore trouvé son épilogue. Car les avocats du camp de Cellou Dalein Diallo ont déjà annoncé qu’ils vont se pourvoir en cassation devant la cour suprême. La décision de cette dernière juridiction sera susceptible d’aucun recours.

Bah Oury finira-t-il par réintégrer l’UFDG ? Attendons de voir !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Guinée-Madagascar : Cellou Dalein regarde le match avec ses militants au siège de l’UFDG

23 juin 2019 à 10 10 05 06056

La mobilisation était totale à Conakry ce samedi, 22 juin 2019, jour de l’entrée en lice de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations qui se joue en Egypte. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a installé un écran géant au siège de son parti, à la Minière, pour suivre le match avec ses militants. Mais, l’opposant qui n’aime pas voir son équipe perdre, a quitté les lieux avant même la fin de la rencontre, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Grand supporter du Syli national, le chef de file de l’opposition guinéenne n’a pas souhaité regarder le premier match de la Guinée à la CAN 2019 dans son salon. Il a préféré se rendre au siège de son parti où il a installé un écran géant pour partager ce moment avec des responsables de l’UFDG, la jeunesse et tous les fans du ballon rond.

Le président de l’UFDG qui avait misé sur une victoire (2-0) de la Guinée, a pu savourer, dans une ambiance festive, l’ouverture du score de Sory Kaba à la 35ème minute. L’équipe guinéenne faisait ainsi la moitié de ce que Cellou Dalein Diallo attendait d’elle.

Mais, le reste ne s’est pas passé comme le principal opposant guinéen l’avait prévu. En l’espace de 6 minutes, la Guinée s’est fait rejoindre au score (49’) et a été menée par les malgaches (55’). Et, ne pouvant pas voir son équipe perdre, le leader de l’UFDG a quitté les lieux deux minutes seulement après le second but malgache (57’).

Il n’a pas pu assister à l’égalisation guinéenne grâce à un pénalty obtenu par son capitaine, Ibrahima Traoré, et transformé par François Kamano. Reste à savoir si Cellou Dalein Diallo, visiblement pas content de cette première sortie de la Guinée, sera au siège de son parti pour suivre le prochain match du Syli national face au Nigeria.

Mamadou Diouldé Diallo était au siège de l’UFDG pour Guineematin.com

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Cellou Dalein interdit d’accéder au salon VIP de l’aéroport : voici la décision de l’UFDG

15 juin 2019 à 16 04 14 06146

Comme il fallait s’y attendre, la décision des autorités aéroportuaires d’empêcher le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, d’accéder au parking et au salon VIP de l’aéroport de Conakry ne laisse pas indifférent son parti. L’UFDG a réagi à ce sujet à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 15 juin 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana et président de séance, qui s’est exprimé sur la question. L’opposant a dénoncé vigoureusement cette décision des autorités de l’aéroport international de Conakry-Gbessia, rappelant qu’en plus d’être chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo est président de l’UFDG, député à l’Assemblée nationale, ancien ministre et ancien Premier ministre. Ce qui lui donne le droit d’accéder à ces endroits qui lui ont été interdits.

Et, pour protester contre cette situation, Fodé Oussou Fofana a appelé tous les députés de l’UFDG à se mobiliser pour aller accueillir Cellou Dalein Diallo à son retour, à l’aéroport de Conakry. « Le jour de l’arrivée du président, Cellou Dalein Diallo, nous les députés de l’UFDG, nous serons tous à l’aéroport de Conakry avec nos véhicules et nos passeports pour son accueil. On verra si nous sommes gouvernés dans ce pays. C’est une foutaise ! », annonce l’opposant.

Reste à savoir si les opposants auront accès au salon VIP de l’aéroport où ils comptent accueillir leur leader.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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AG de l’UFDG : bain de foule pour Halimatou Dalein

15 juin 2019 à 13 01 26 06266

En l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, c’est son vice-président, Dr Fodé Oussou Fofana, qui préside l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 15 juin 2019. L’opposant s’est fait accompagner de l’épouse du chef de file de l’opposition guinéenne, Hadja Halimatou Dalein Diallo. Et, cette dernière s’est offert un bain de foule à son arrivée au siège du parti, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Adulée par les militants de l’UFDG, la première Dame de l’opposition guinéenne participe rarement aux assemblées générales du parti. C’est pourquoi, à son entrée au siège de la formation politique ce samedi, la foule s’est levée pour l’accueillir avec une grande joie.

Après ce moment festif marqué par des pas de danse, Hadja Halimatou Dalein Diallo a rejoint la loge officielle, en compagnie de vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana et d’autres responsables du principal parti d’opposition du pays.

Reste à savoir si elle prendra la parole et quel message adressera-t-elle aux militants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée. En attendant les discours, une ambiance festive se règne sur les lieux.

Alpha Assia Baldé est au siège de l’UFDG pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Cellou Dalein sur le meurtre de Boukariou à Labé : « c’est l’impunité qui encourage la récidive »

8 juin 2019 à 18 06 21 06216

Le meurtre de l’étudiant, Boukariou Baldé, battu à mort par des policiers à l’université de Labé, continue de susciter de l’indignation. Après le communiqué publié par sa formation politique, Cellou Dalein Diallo a évoqué personnellement le sujet à l’occasion de l’assemblée générale de l’’UFDG, ce samedi, 08 juin 2019, à Conakry. L’opposant a fustigé le comportement des forces de l’ordre pointant du doigt l’impunité qui, selon lui, encourage la répétition de ce genre de crimes dans notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Les forces de l’ordre ont fait, la semaine dernière encore, une victime, en la personne de Boukariou Baldé, étudiant à l’université de Labé. Il a été la énième victime des forces de l’ordre. Nous avons, à travers un communiqué de la direction nationale du parti, exprimé notre indignation et marqué notre solidarité et notre soutien à sa famille. Nous ne cesserons jamais de dénoncer les crimes commis par ceux-là qui sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens guinéens.

Malheureusement, comme vous le savez, ils jouissent toujours d’une impunité totale. Ceux qui sont décédés ici à l’occasion de nos manifestations, les 103 victimes dont on a parlé, celui qui est décédé à la suite des violences des forces de l’ordre à Mandiana il y a un an, il n’y a jamais eu de suite. C’est cette impunité qui encourage la récidive. Et nous avons le devoir de la dénoncer et de la combattre », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne.

En plus de la lutte contre l’impunité, Cellou Dalein Diallo rappelle à ses militants qu’ils ont trois défis essentiels à relever aujourd’hui : « nous avons l’installation des conseils et des chefs de quartiers, nous avons l’installation des conseils régionaux et nous avons la question du 3ème mandat. Ce n’est pas une revendication de l’UFDG. C’est la loi qui a prévu que 15 jours après l’installation des maires et leurs adjoints, qu’on installe les conseils des quartiers et les chefs des quartiers. Nous avons les conseils régionaux qui devraient être mis en place 60 jours après l’installation des maires et leurs adjoints. Mais comme ils ont fait le calcul, ils ont dit que l’UFDG va prendre la majorité des conseils régionaux, on n’applique pas la loi. On s’en fou de la loi.

Or, les lois ont précisé les règles et les procédures à suivre pour les installer. Mais Alpha condé a fait le bilan il s’est rendu compte qu’il perd tous les quartiers qu’il contrôle actuellement et que l’UFDG en particulier prend de la force en contrôlant 78 quartiers sur 128 à Conakry. Il dit que ce n’est pas faisable. La loi ne sera pas appliquée…Lorsque l’application de la loi dessert les intérêts du parti au pouvoir, comme il a le pouvoir, il décide de ne pas appliquer. Mais, nous avons le devoir de demander et d’exiger l’application des lois de la République », a martelé l’opposant.

En ce qui concerne le projet de troisième mandat d’Alpha Condé, le président de l’UFDG indique que le pouvoir n’a aucune base légale lui permettant de le mener à bien. « Ils n’ont aucun moyen juridique de s’octroyer un 3ème mandat. La constitution a verrouillé les dispositions relatives au nombre et à la durée du mandat en disant que ces dispositions ne peuvent pas faire l’objet de révision. Ils n’ont aucun moyen juridiquement valable de sortir. Mais comme il a pris le goût du pouvoir et il ne veut pas lâcher, et le clan autour de lui qui s’accapare des richesses du pays ne veut pas arrêter sa forfaiture, ils veulent le maintenir au pouvoir par la force.

Ils savent qu’ils n’ont pas raison. La communauté internationale est convaincue que ce n’est pas utile et que c’est dangereux. Les Guinéens n’en veulent pas. Donc il faut qu’on se batte contre l’assassinat programmé de notre jeune démocratie. Alpha Condé et ses troupes veulent assassiner notre démocratie », a insisté Cellou Dalein Diallo.

Il a réitéré, enfin, son appel aux forces de défense et de sécurité à qui il demande de rester aux côtés du peuple pour défendre la constitution au lieu de défendre un homme ou un régime.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Suspendu du parti, l’ancien maire de Mamou très déçu : « je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG »

17 mai 2019 à 12 12 02 05025
Elhadj Oumar Diallo, ancien président de la délégation spéciale de Mamou

Trois ans après son départ de la délégation spéciale de Mamou dont il était le président, l’ancien secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, s’est exprimé sur cette affaire. Au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé, Elhadj Oumar Diallo est revenu particulièrement sur ses relations avec l’UFDG, parti dont il se dit profondément déçu et au sein duquel il ne compte pas retourner.

Tout allait bien entre l’UFDG et son secrétaire fédéral à Mamou d’alors jusqu’en avril 2016. A cette période, une affaire de détournement de 259 millions de francs éclate à la délégation spéciale de Mamou, dirigée par le responsable du principal parti d’opposition du pays. Accusé d’avoir détourné ce montant, Elhadj Oumar Diallo est arrêté et conduit en prison où il passe plusieurs mois.

Elhadj Oumar Diallo

Dans la foulée, l’UFDG se désolidarise de son responsable et le suspend de ses fonctions au sein du parti. A l’issue de son procès en février 2017, l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou est condamné à 18 mois de prison assortis de sursis.

Aujourd’hui, l’ex opposant a fini de purger sa peine ; mais, il ne compte plus refaire la politique. Cela, en raison de l’attitude de son ancienne formation politique à son égard. Elhadj Oumar Diallo s’est, en effet, senti abandonné par l’UFDG. « A Mamou, nous sommes presqu’une même famille. Du côté social, je collabore avec tout le monde, même certains responsables de l’UFDG. Mais, sur le plan politique, ils me considèrent comme une coquille vide.

C’est pourquoi, j’ai décidé de quitter complètement le parti et de m’occuper de mes affaires personnelles. Quand ils ont décidé de m’écarter de la délégation spéciale et du bureau fédéral, chacun d’entre eux voulait à tout prix récupérer ces postes que j’occupais. Ça m’a beaucoup marqué. Je m’attendais au moins à ce qu’un seul membre du parti reconnaisse ce que j’ai fait pour le parti ; mais, je n’ai pas constaté cela.

Je ne me rappelle d’une quelconque aide dont j’ai bénéficiée de la part de l’UFDG. Quand j’étais en prison, des personnes de bonne volonté m’ont assisté : certains m’envoyaient 100 mille, d’autres 200 mille, j’ai reçu également un don de sacs de riz. Mais, l’aide dont je voulais bénéficier, je ne l’ai pas eue. Car, même le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, ne m’a fait aucune aide et ne m’a pas soutenu dans toutes les difficultés que j’ai traversées.

Ce problème que j’ai eu, si la population de Mamou avait fait comme l’UFDG, je ne serais pas là aujourd’hui, car j’aurais quitté Mamou. C’est pourquoi, je n’ai aucune intention de retourner à l’UFDG parce que je suis déçu de ce parti », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Mamou.

Entretien réalisé à Labé par Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Cellou Dalein, Sékou Koundouno, FNDC : Souleymane Keïta flingue les opposants au 3ème mandat

18 avril 2019 à 12 12 07 04074

Comme annoncé précédemment, Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel et conseiller à la présidence de la République, chargé de mission , a accordé une interview à Guineematin.com dans la soirée du mardi, 16 avril 2019. Après la première partie dans laquelle nous avons parlé de la condamnation de Paul Moussa Diawara, nous vous proposons ci-dessous le décryptage de la seconde partie qui porte sur la brûlante question de la modification de la constitution souhaitée par le pouvoir de Conakry.

Ce qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Ce responsable du parti au pouvoir a tiré à boulets rouges sur les opposants au changement de constitution, avant de prévenir que personne ne peut empêcher la réalisation de ce projet.

Décryptage !

Guineematin.com : l’actualité est marquée par le débat autour de la modification de la Constitution actuelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Il y a d’un côté, les partisans du pouvoir qui font la promotion de ce projet, et de l’autre, les opposants et certains activistes de la société civile qui se battent contre toute idée de troisième mandat. En tant que responsable du parti au pouvoir et conseiller du président de la République, quelle est votre position sur la question ?

Souleymane Keïta : d’abord, vous posez deux (2) problèmes différents : le premier est la modification de la constitution qui est un droit que la constitution elle-même confère au président de la République et à l’Assemblée nationale en tant que toutes deux des institutions de la République. Et l’autre, ce troisième mandat. Je ne parle pas de ça. Parce que pour moi, c’est un débat prématuré et insensé.

Cependant, la question sur la modification de la constitution est bel et bien un sujet qu’on doit débattre. Parce que c’est fondamental. Vous savez que la démocratie, c’est un système de gouvernance basé essentiellement sur la possibilité que ce régime offre aux citoyens de participer à leur gestion.

Donc si on se retrouve dans une situation où le peuple qui est gouverné n’a plus le droit de s’interroger sur la façon dont il est gouverné, bien-entendu, il n’y a plus de démocratie. Et je crois que nous relevons assez de problèmes dans notre constitution, notamment  la substance même qui constitue le fondement de toute constitution, c’est le processus d’adoption qui importe le plus.

Quelle que soit la beauté d’un texte constitutionnel, lorsqu’il n’est pas adopté conformément aux dispositions de la loi qui consistent d’ailleurs à faire un référendum, ce n’est pas une constitution. Alors pour nous, le débat aujourd’hui, c’est de voir est-ce que les pouvoirs publics, l’institution en charge, notamment le président de la République, décident de soumettre une constitution au peuple de Guinée. Nous, nous le souhaitons très ardemment.

Parce que nous pensons que dans notre pays, ce processus doit se faire, la société doit évoluer. Il y a beaucoup d’éléments concrets sur lesquels nous devons murir la réflexion, qui ne sont pas traités de façon intelligente dans les textes actuellement qui régissent notre société. Et moi, en tant que responsable du parti, je pense que doter le pays de nouvelles lois qui permettront au pays d’évoluer,  en termes de démocratie, en termes de société, de modèle sociale adapté aux réalités actuelles, ne peut être mise qu’à l’actif du bilan politique que nous revendiquons jalousement.

Parce que vous savez que le bilan d’un président, d’une gouvernance, n’est pas qu’économique, n’est pas qu’infrastructurel, n’est pas que social. Le bilan, il est aussi politique. Lorsque vous êtes capables de doter votre société d’un ensemble de règles formelles qui pourront assurer à la fois la stabilité, mais aussi l’évolution de la société vers le perfectionnement, bien-entendu, nous, nous mettons ça au compte du bilan politique. Donc pour nous, cette modification de la constitution prévue, si c’est posé, le RPG soutiendrait et le RPG va même solliciter cela, parce que nous en avons besoin.

Guineematin.com : monsieur Keïta, vous faites partie de ceux qui voudraient que la constitution actuelle soit modifiée. Mais, une bonne partie de l’opinion a du mal à comprendre qu’on ait attendu jusqu’à la fin du second mandat du président Alpha Condé pour poser ce problème.

Souleymane Keïta : il n’y a pas de période pour modifier une constitution lorsque ceux dont la loi permet de prendre l’initiative le prennent. Au fait, les gens ne poussent pas la réflexion jusqu’à un certain niveau. Modifier la constitution en 2012 ou en 2013, la modifier en 2015 ou en 2016, et la modifier en 2019, ça a le même résultat politique. Beaucoup de gens pensent que modifier la constitution, puisque la loi n’est pas rétroactive, c’est donner la possibilité au président de la République de se représenter. Mais je vous rappelle que modifier la même constitution en 2012 produirait le même résultat.

C’est-à-dire, donner la possibilité au président de la République de se représenter à une élection présidentielle. Mais là n’est pas le débat. Le débat, c’est quel héritage on veut donner à la Guinée. Et moi, c’est ce qui m’intéresse. Et, je pense que c’est ce qui intéresse le président de la République parce qu’il s’est battu pour non seulement l’instauration de la démocratie en Guinée, mais pour faire en sorte que les bases qui consolident cette démocratie soient maintenues, et avec lui. Et, c’est ce que nous sommes en train de faire. C’est pourquoi, j’ai dit que ceux qui s’opposent à ça, sont simplement dans la diversion.

Mais en réalité, ce que vous être en train de dire, c’est seulement un poignet de citoyens notamment entretenus par quelques politiciens qui n’ont plus d’arguments à donner à la population. Sinon, le peuple est convaincu de la pertinence de la modification constitutionnelle en Guinée. Je peux vous relever un certain nombre d’éléments simples : premièrement, vous avez une constitution qui désobéit au principe formel connu universellement dans tous les Etats du monde. C’est le mode d’adoption.

Quelle que soit la façon dont le texte constitutionnel est élaboré, son application nécessite forcément le référendum. Il n’y a pas d’alternative possible que par un référendum. Chez nous, la constitution n’a pas été adoptée par référendum.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Ce sont des groupes d’intérêts, parce que les forces vives, c’était des groupes d’intérêts : les partis politiques, les syndicats, la société civile, les leaders d’opinion, etc. qui ont décidé de trouver un texte pour nous sortir de la transition. Donc, il n’y a pas eu référendum.  

C’est déjà un premier problème qui fait qu’au niveau international, nous ne pouvons pas nous glorifier de cette constitution qui est contraire aux principes premiers de l’adoption de la constitution. La deuxième chose, c’est que quand vous rentrez dans le contenu, vous avez une constitution où vous n’avez pas d’articles concernant certains aspects importants de la société.

La question par exemple des organisations régionales  n’est pas débattue, alors qu’aujourd’hui, dans toutes les préfectures, dans toutes les communautés, dans toutes les régions, vous voyez ces communautés qui se retrouvent et qui ont une influence réelle sur le fonctionnement de l’administration. Qu’est-ce qu’il faut en faire ? Ce sont des questions qui doivent amener aujourd’hui à la réflexion.

L’autre chose, c’est la vocation panafricaine du guinéen. Quand vous prenez l’hymne nationale de la Guinée et vous regardez la constitution, vous avez l’impression d’être dans deux (2) pays différents, vous avez l’impression que l’hymne nationale que vous chantez est l’hymne nationale d’un autre pays. Parce que ça ne reflète pas les dispositions de notre constitution.

L’autre chose, on vient de sortir des élections communales, vous avez vu, nous avons 114 députés. 114 députés, c’est fait sur la base d’une certaine sociologie, d’une certaine démographie qui aujourd’hui, ne s’adapte plus à la réalité. Ce qui fait que vous allez dans une sous-préfecture comme Banankoro, et vous venez dans une préfecture comme Koubia ou Yomou, vous voyez qu’il y a une disparité réelle.

Prenez une commune comme Matoto qui a 10 fois, si vous voulez, la population de Kaloum mais qui ont le même nombre de députés, tout ça, ce sont des questions qui doivent être relevées. La question des jeunes et des femmes. Aujourd’hui, c’est une Afrique qui bouge.

Comme vous le savez, l’avant dernier sommet de l’Union africaine, le thème, c’était investir dans le potentiel démographique de l’Afrique. 70% de la population africaine est jeune. La Guinée ne fait pas exception à la règle. Quelle est la place qu’on accorde aux jeunes et aux femmes dans cette constitution ?

Est-ce qu’il ne faudrait pas prendre en compte cette dimension-là ? C’est une constitution où il n’y a pas de statut d’ancien chef d’Etat. Tout ça, ce sont des questions qui méritent une réflexion approfondie. Parce que la résolution de problèmes que je viens de soulever, contribue à la stabilité de notre système politique.

Donc, si nous voulons avoir un système stable, un système performant qui permette d’assurer la continuité de l’Etat, on a bel et bien besoin d’amener la réflexion à ce niveau-là. Ça n’a rien à avoir, encore une fois, avec la question de 3ème mandat. Je vous rappelle, le président Wade a modifié la constitution au Sénégal dans l’intention de se représenter à une élection, l’élection qui a suivi, il a été battu. Ça dépend de qui tu as en face.

Nous, nous sommes au RPG, ce débat viendra. Et, on sera prêt pour en discuter. Pour le moment, ce qui nous intéresse, c’est de parachever notre travail. Et, le parachèvement de ce travail prend en compte le principe qui consiste à doter de textes propres, des textes clairs, indemnes de toute confusion pour permettre à notre pays d’évoluer dans la sérénité.

Comment vous pouvez expliquer par exemple que lors d’une élection communale, que ça soit des partis politiques qui  imposent leur volonté aux communautés ? L’exemple illustratif s’est passé à Kindia : Abdoulaye Bah a voulu défier toute la notabilité de Kindia, alors dans les élections communales, il y a une dimension sociologique qui doit être prise en compte.

Nous par exemple au RPG, nous avons perdu à Faranah parce que tout simplement nous avons imposé un candidat qui n’était pas le choix de la population sous une dimension sociologique et historique, et du coup, le parti a perdu. La même chose s’est passée à Kindia. Ce sont des éléments pertinents que nous devons amener aujourd’hui à la réflexion, appeler les constitutionnalistes à voir, à nous aider à voir comment on intègre l’ensemble de ces questions dans l’approche future.

En Guinée, vous avez plus de 10 institutions pour rien, ça ne sert à rien. Donc voilà, on ne récuse pas de manière systématique cette constitution puisque de toutes les façons, on l’a conçu dans un contexte de crise dans lequel les intérêts antagonistes se poirotaient par-ci, par-là. Aujourd’hui, doter notre pays d’une nouvelle constitution, va permettre au président de la République d’aider la Guinée à avoir des textes qui permettent de résister au temps et de régler toutes les crises latentes dans les dispositions mêmes de nos textes de lois.

Guineematin.com : en ce qui ce qui concerne a question du troisième, même si vous dites qu’elle n’est pas encore posée, elle fait l’objet de débats dans le pays. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup s’opposent au projet de nouvelle constitution parce qu’ils estiment que ce projet vise à offrir au chef de l’Etat une présidence à vie. Vous qui êtes proche du président Alpha Condé, dites-nous, est-ce qu’il nourrit personnellement cette ambition ?

Souleymane Keïta : moi, je ne parle pas de ça. Si le président se prononce, il se prononce publiquement. Pour le moment, c’est un débat qui est ouvert. Et je crois que ce n’est pas le président qui a ouvert, c’est l’opposition même qui a ouvert le débat de la constitution. Parce que tout simplement, elle est une opposition sans vision et sans stratégie. C’est l’opposition qui a ouvert le débat.

Je vous dis, la raison, elle est toute simple. Ils ont toujours voulu que président se prononce sur la question du 3èmemandat, le président n’a pas à se prononcer sur une question de 3ème mandat. Le 3ème mandat n’est pas constitutionnel. Le président de la République ne peut pas se prononcer sur un sujet inutile comme ça.

Il s’occupe à autres choses : c’est la réalisation de ses promesses, c’est la mise en œuvre de son projet de société qui, du reste, connait une adhésion de la population guinéenne. Que cela n’en déplaise aux détracteurs, aujourd’hui la Guinée est en chantier. Dans toutes les régions, la Guinée est en chantier. Donc ce débat, pour nous, n’a pas de sens.

Je considère comme je l’ai dit tantôt, faire les routes, faire des barrages hydroélectriques, appuyer les agriculteurs, favoriser la promotion des jeunes et des femmes, faire des textes qui permettent de définir de nouvelles règles adaptées à la réalité de notre pays, pour la Guinée, fait partie aussi de notre bilan.

Donc pour moi, doter la Guinée d’une nouvelle constitution avec bien-entendu la volonté du peuple, parce qu’il appartient au peuple de décider,  c’est la loi qui permet au président de la République de prendre l’initiative et de soumettre à la population. Personne, encore personne ne peut s’opposer à ce que le président veuille interroger la population sur un modèle politique, social et économique qu’il veut lui soumettre.

Personne ne peut empêcher cela, fût-il un leader politique. Et nous, on le fera s’il plaît à Dieu pour permettre à la Guinée d’avoir des textes qui permettent d’assurer sa stabilité, son développement, mais aussi le vivre en commun.

Guineematin.com : il y a quand même l’opposition, dans son ensemble, plus des activistes de la société civile et des défenseurs des droits de l’Homme qui se sont retrouvés pour former un mouvement dénommé Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Ne pensez-vous pas que tous ces réunis peuvent empêcher le projet de modification de la Constitution ?

Souleymane Keïta : c’est ridicule. A la limite, c’est une diversion. C’est un mariage forcé entre des gens qui ne peuvent pas être épousés par le même mari : l’UFR, l’UFDG, Balai Citoyen, PEDN et que sais-je encore. Je relève deux choses dans la formation de ce front : d’abord c’est insensé, vous avez l’impression que ce sont des ignorants qui se sont réunis pour le faire. Parce que ce que la loi permet, ce que la constitution permet, un groupe de citoyens ne peut pas se retrouver pour s’opposer à la constitution.

D’abord, c’est anticonstitutionnel ce qu’ils ont fait, ça signifie que leur existence légale doit être mise en cause et conséquemment, ils ne devraient pas avoir la possibilité d’exercer en tout cas si c’est moi qui décide, ça c’est un.

La deuxième chose, c’est l’identité de ceux qui composent cette structure. Dans le débat constitutionnel en Guinée, il y a un certain nombre de personnes qui sont disqualifiées, au premier rang desquels Cellou Dalein Diallo. Après avoir été ce qu’il a été dans les différents régimes successifs du Général feu Lansana Conté,  il n’a pas droit à la parole quand il s’agit du débat constitutionnel en Guinée. Nous, nous sommes jeunes mais nous savons ce qui s’est passé dans ce pays-là. L’histoire est têtue, il ne peut pas se peindre aujourd’hui en moine pour venir nous enseigner des leçons de démocratie et de bonne gouvernance. Il ne peut pas.

Deuxième, les autres jeunes, ce sont des jeunes malheureusement qui ne comprennent pas. Mais là aussi, ça se comprend. Quand vous prenez le Balai Citoyen, le coordinateur du Balai Citoyen était le coordinateur du mouvement Dadis doit rester quand nous on se battait pour le passage du pouvoir aux civils. Ce sont des démagogues réunis qui n’ont plus rien à prouver devant la population guinéenne et qui veulent nous distraire. Et c’est pourquoi j’ai dit que personne ne peut empêcher au président d’user du droit que lui confère la constitution.

Guineematin.com : après le président Alpha Condé, qui vous voyez prendre la tête du RPG Arc-en-ciel ?

Souleymane Keïta : l’avenir nous en dira. Le RPG est plein de grands cadres. Il y a un bureau politique qui regroupe des cadres chevronnés, des politiciens aguerris qui ont toute leur expérience. Je vous rappelle que le professeur Alpha Condé a dirigé ce parti avec des cadres qui ont continuité à faire fonctionner le parti pendant que le président était en prison. Le RPG était encore plus fort lorsque le président était en prison. C’est des gens qui ont fait fonctionner le parti en ce moment, ils sont là, ils ont la connaissance, le sens politique et tout ce qu’il faut pour continuité à faire la relève.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Quel est votre mot de la fin ?

Souleymane Keïta : le dernier mot, je profite de votre médium pour lancer cet appel aux responsables du parti, aux jeunes du parti, aux femmes de Guinée, de comprendre que nous sommes à la croisée des chemins et que nous sommes à un carrefour important de notre histoire. Notre pays doit avancer, le changement a commencé, le changement doit continuer.

Aujourd’hui, nous sommes en démocratie grâce au professeur Alpha Condé qui laisse à chacun de s’exprimer. Cependant, nous sommes fatigués par les pagailles organisées souvent par les partis de l’opposition, notamment l’UFR et l’UFDG qui manipulent des jeunes loubards pour venir perturber chaque fois que des manifestations sont organisées.

Ce n’est pas civilisé, ce n’est pas intelligent, ce n’est pas stratégique. Ça prouve à la limite leur perte d’espoir. Mais, qu’ils comprennent que les jeunes du RPG sont déterminés et prêts à agir. Qu’ils arrêtent de venir perturber les manifestations.

S’ils sont contre la révision ou la modification constitutionnelle, qu’ils organisent des manifestations à leur tour pour montrer leur mécontentement. Mais, ne profitez pas des manifestations de la mouvance, pour venir semer le désordre. Celui qui le fait désormais, il aura à faire avec le parti et il aura à faire avec la loi.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Abidjan : Cellou Dalein rencontre d’éminentes personnalités

9 avril 2019 à 20 08 48 04484
Cellou Dalein Diallo et Mo Ibrahim

Comme annoncé précédemment, le chef de file de l’opposition guinéenne et vice-président de l’Internationale Libérale, Cellou Dalein Diallo, était parmi les invités au forum de la fondation Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance qui s’est tenu du 4 au 7 avril 2019 à Abidjan. En plus d’avoir participé aux débats qui ont réuni d’éminentes personnalités, le président de l’UFDG a eu une série de rencontres avec certains participants à cette rencontre, dont le président ivoirien, Alassane Ouattara, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette année, la fondation du milliardaire soudanais « Mo Ibrahim » a décidé de traiter du préoccupant sujet de la migration et des perspectives pour les jeunes du continent. Alors que la Guinée est un pays que les jeunes fuient en masse (classée 2ème pourvoyeur de demandeurs d’asile en France après l’Afghanistan, selon le journal Le Monde), la présence du président de l’UFDG était un signal fort, illustrant son engagement sans faille pour le développement de son pays et l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens.

Au cours des travaux, le leader de l’opposition guinéenne a prôné la bonne gouvernance en Afrique et véhiculé un message de paix, d’unité, de tolérance et de respect de la démocratie sur le contient. Le président de l’UFDG en a profité pour rencontrer et échanger en privé avec plusieurs personnalités présentes à la rencontre. « Les rencontres se sont multipliées pour le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, qui s’est entretenu avec chefs d’Etats, dirigeants d’institutions, figures africaines et internationales emblématiques des secteurs publics et privés. Il a pu sensibiliser sur la situation grave de la Guinée, les risques qui pèsent sur la démocratie et partagé ses convictions sur la nécessité de bâtir un pays uni et respectueux des libertés individuelles et démocratiques », explique une source proche de l’opposant guinéen.

Au cours de son tête-à-tête avec Alassane Ouattara, Cellou Dalein Diallo a félicité le président ivoirien pour son leadership et son action à la tête de la société ivoirienne. « Ensemble, ils ont réaffirmé leurs valeurs démocratiques communes et un souhait partagé de contribuer à l’émergence économique de la sous-région et du continent », précise notre source.

Le président de l’UFDG a échangé également avec Aliko Dangote, l’homme le plus riche du continent africain, qui a exprimé son souhait de voir la Guinée se développer dans la paix et qui a partagé ses amitiés avec Cellou Dalein Diallo.

Avec Pascal Lamy, ancien Directeur général de l’OMC et directeur de l’Institut Jacques Delors pour l’Europe, les échanges ont porté sur la conjoncture économique et sociale compliquée de la Guinée dont la jeunesse désœuvrée forme le premier contingent de migrants vers l’Europe.

En outre, l’opposant guinéen s’est entretenu avec Robert Malley, le directeur de l’International Crisis Group, qui dit suivre de près la situation politique en Guinée. Une situation dit-il, marquée par les arrestations d’opposants et la « volonté » du Président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

De son côté, le président de la fondation Mo Ibrahim, a affiché devant Cellou Dalein Diallo, sa préoccupation face aux « dérives anti-démocratiques en cours en Guinée. Ce dernier lui a assuré du soutien de sa fondation dans la défense de la démocratie et des libertés individuelles », précise notre interlocuteur.

Enfin, l’opposant guinéen a eu des entretiens avec journalistes internationaux, notamment de Fraternité Matin, du Figaro et du Financial Times.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Abidjan : Cellou Dalein plaide pour l’amélioration de la gouvernance en Afrique

6 avril 2019 à 19 07 27 04274

Comme annoncé précédemment, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, participe depuis hier, vendredi 05 avril 2019, au forum « Mo Ibrahim Gouvernance Weekend » qui se tient à Abidjan. Un rencontre de haut niveau qui réunit « la crème de l’élite africaine » sous le haut patronage du Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, en présence de personnalités politiques et de membres d’institutions internationales, du secteur privé et de la société civile de haut rang, a appris Guineematin.com d’un membre de sa délégation.

Les débats de ce samedi, 06 avril ont été consacrés aux solutions à mettre en œuvre pour le développement du continent africain. L’occasion pour le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, de réaffirmer ses convictions partagées avec la Fondation Mo Ibrahim ainsi que l’ensemble des participants, sur la nécessité d’améliorer la gouvernance et le leadership en Afrique. Toutes choses qui constituent, selon lui, des enjeux prioritaires pour le développement du continent.

Cellou Dalein Diallo a partagé aussi, avec les autres participants au forum, des valeurs de tolérance, de paix et de respect des droits de l’homme sur le continent africain. Le discours de l’opposant guinéen a été très apprécié et applaudi par l’ensemble des participants.

A rappeler que parmi les participants à cette rencontre, figurent le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, l’ancienne présidente de Libéria, Ellen Johnson Sirleaf (récipiendaire du du Prix de la Fondation Mo Ibrahim), le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina, Aranda Gonzales, Directrice Générale de International Trade Center, et Pascal Lamy, président de l’Institut Notre Europe Jacques Delors et ancien Directeur Générale de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Abidjan : Cellou Dalein Diallo invité au Forum Mo Ibrahim

5 avril 2019 à 17 05 38 04384

Le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, est en séjour à Abidjan depuis hier jeudi, 03 avril 2019, pour assister au forum Mo Ibrahim. Cette rencontre, qui réunit une brochette de personnalités, sera l’occasion d’échanger sur la problématique des migrations qui affecte la jeunesse africaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Axé cette année à la question de la jeunesse africaine et des migrations , le forum Mo Ibrahim, s’est ouvert ce vendredi, 05 avril 2019, et se poursuivra jusqu’au dimanche, 07 avril dans la capitale ivoirienne. Il a pour objectif de mettre en lumière les causes profondes de ce phénomène en vue de proposer des pistes de solutions pour le juguler.

Selons nos informations, les débats tourneront autour des thématiques comme les réalités des migrations africaines, la bombe à retardement d’une croissance sans emploi et le renforcement de la mobilité ; l’actualisation des compétences ainsi que le partage des responsabilités.

Des thématiques qui collent bien à la réalité guinéenne, d’autant plus que notre pays est fortement touché par le départ massif des jeunes. Un départ causé par le fait de la situation économique du pays et du chômage chronique qui frappe de plein fouet la jeunesse. Un fait que de nombreux observateurs attribuent à la mauvaise gouvernance d’un pays immensément doté en ressources minières et énergétiques, mais appauvri par les gouvernants.

Selon l’UFDG, « Cellou Dalein Diallo, qui a mis la bonne gouvernance et le développement de la Guinée au cœur de son programme, a été un invité de choix. Et, pour la Fondation Mo Ibrahim comme pour Cellou Dalein Diallo, l’amélioration de la gouvernance et du leadership en Afrique constituent des enjeux prioritaires pour le développement du continent ».

Il faut rappeler que ce forum réuni des dirigeants politiques et des chefs d’entreprises de premier plan opérant sur le continent, des représentants de la société civile, des institutions multilatérales et régionales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les principaux partenaires internationaux de l’Afrique.

Parmi les hautes personnalités qui prennent part à ce forum, figurent le Chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ; le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina ; le ministre ivoirien du pétrole, de l’énergie et du développement des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé ; l’homme d’affaires le plus riche du continent et patron de Dangoté Group, Aliko Dangoté ; l’entrepreneur milliardaire Mo Ibrahim ; l’ancienne présidente du Libéria et lauréate du prix Mo Ibrahim, Ellen Johnson Sirleaf ; l’ex premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalagn.

A ceux-là, s’ajoutent la Secrétaire Générale adjointe de l’ONU, Amina Mohammed ; la Secrétaire Exécutive de la Commission Economique pour l’Afrique, Vera Songwe ; le vice-président d’Open Society Foundations, Alexander Soros, ainsi que des dizaines de ministres et chefs d’entreprises africains et internationaux.

Ce gotha venu d’horizons divers aura pour mission d’identifier les enjeux politiques clés du continent et les priorités à mettre en œuvre.

Quoi de plus naturel pour le président de l’UFDG, vice-président de l’International Libéral, que de participer à un tel forum, dénommé l’Ibrahim Governance Week-end ?

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kaporo rails et Kipé 2 : l’UFDG remet un chèque de 400 millions de francs aux victimes

4 avril 2019 à 17 05 44 04444

L’opération de déguerpissement à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, a révolté les consciences et suscité une chaîne de solidarité. L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition, avait entamé une campagne de collecte de fonds pour secourir les victimes de cette tragédie. Dans la journée de ce jeudi, 4 avril 2019, le parti a fait l’état des lieux de cette collecte et remis un chèque de 400 millions de francs guinées aux victimes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie de remise du chèque s’est tenue au quartier général de l’UFDG. Selon les informations recueillies sur place, la collecte de fonds initiée par la formation politique, a permis de lever un montant de cinq cent soixante huit millions (568.000.000 GNF) de francs guinéens en faveur des personnes déguerpies à Kaporo Rails, Kipé 2 et une partie de Koloma 1.

Dans ce montant, 165 millions ont été dépensés pour la prise en charge de la jeune Aïssatou Bela Diallo, âgée de 14 ans, défigurée par une grenade lacrymogène et évacuée par l’UFDG à Tunis pour des soins. Et, 3 millions ont été déboursés pour assister deux jeunes blessés, dont un par balle et l’autre par bastonnade.

Les 400 millions restants ont été mis à la disposition des victimes. Selon Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG, ces fonds sont issus de la contribution des structures du parti. Il précise d’ailleurs que la mobilisation se poursuit et que le montant pourrait aller bien au-delà de celui qui a été remis aux bénéficiaires ce jeudi.

Le chef de file de l’opposition guinéenne en a profité pour revenir et dénoncer une fois de plus le déguerpissement mené dans ces zones de la commune de Ratoma. « Si la cause d’utilité publique est avérée, personne ne s’y opposerait. Mais, personne aussi n’aurait cautionné l’utilisation de la force brutale, sans aucune mesure d’accompagnement, sans aucune négociation, sans aucune sensibilisation pour mettre plus de 15 mille familles sans abris. C’est inacceptable dans un Etat où la solidarité est inscrite dans l’emblème du pays», estime-t-il.

Pour montrer le caractère brutal et « cynique » de cette opération, l’opposant exhibe les images de Aïssatou Bela Diallo, défigurée par une bombe lacrymogène, lancée par un policier. « Regardez ces images de cette fille. Le policier la regarde et lui jette cette bombe lacrymogène. Elle va porter les séquelles toute sa vie. Et l’Etat ne réagit pas, ni pour l’assister, ni pour compatir avec la famille. C’est de justesse qu’on a pu sauver sa vie. Elle a subi 3 opérations. Mais, jusqu’à présent, elle ne respire pas par le nez », a expliqué le leader de l’UFDG.

Du côté des victimes de ce déguerpissement, on se dit soulagé par cette action de l’UFDG. En recevant le chèque des 400 millions GNF des mains de Cellou Dalein Diallo, Elhadj Alpha Oumar Diallo, le président de la coordination des victimes, a vivement remercié la formation politique. Il a saisi l’occasion pour annoncer qu’un recensement provisoire montre qu’il y a eu 1182 concessions détruites avec 14.988 personnes déplacées.

« Parmi ces personnes, il y a encore 193 sans abris, 100 personnes ayant besoin de nourriture, 3.641 élèves impactés, dont 88 candidats au bac, 92 au BEPC et 86 à l’entrée en 7ème année. 13 écoles qui n’ont plus d’élèves, 12 mosquées n’ayant plus de fidèles et 2 églises, dont l’une a été détruite, 1700 bâtiments détruits, 70 personnes ayant des problèmes de santé, dont deux blessés par balles, plusieurs arrestations de jeunes et d’enfants qui sont soumis à des versements d’un montant d’un million de francs guinéens pour être libérés », a-t-il énuméré.

A noter qu’en plus de la levée des fonds, l’UFDG a mené d’autres actions humanitaires en faveur des déguerpis de Kaporo Rails et Kipé 2. C’est notamment la mise à disposition de logements à certains et la prise en charge à titre gracieux des frais de scolarité de plusieurs élèves.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Parlement : les députés de l’UFDG décident de siéger !

4 avril 2019 à 12 12 54 04544

On vous annonçait précédemment qu’une réunion des hauts responsables de l’UFDG était en cours ce matin au quartier général du parti, à Hamdallaye CBG, autour de la question de siéger ou pas au Parlement. A l’issue de cette rencontre, les responsables du principal parti d’opposition du pays ont annoncé que leurs députés vont siéger, malgré l’expiration de leur mandat, a constaté un reporter de Guineemati.com qui était sur place.

Plus aucun doute désormais. Tous les députés de cette législature, à l’exception de Dr Ousmane Kaba, le président du PADES, vont continuer l’aventure à l’Assemblée nationale. Après le RPG Arc-en-ciel et l’UFR qui ont tous des groupes parlementaires, l’UFDG aussi décide d’accepter la prorogation du mandat des députés. Un mandat qui est arrivé à expiration le 14 février 2019 et qui a été prorogé par un décret du président Alpha Condé.

Le principal parti d’opposition du pays a annoncé sa décision dans une déclaration lue devant les médias, au sortir de sa réunion qui intervient à la veille de la rentrée parlementaire, prévue demain, vendredi 05 avril 2019. Le parti de Cellou Dalein invoque plusieurs raisons pour justifier cette décision.

Nous vous livrerons dans quelques instants, l’intégralité de la déclaration du parti, dirigé par Cellou Dalein Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Front anti 3ème mandat : « préparez-vous au combat parce qu’il va arriver », lance Sidya Touré

3 avril 2019 à 19 07 21 04214

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution qui était annoncé depuis quelques jours, a été lancé ce mercredi, 03 avril 2019, à Conakry. Composé des principaux acteurs de la société civile guinéenne, des opposants, de certains syndicats et de défenseurs des droits de l’Homme, le mouvement se donne pour objectif, d’empêcher toute forme de modification de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Juste après la cérémonie de lancement officiel de ce front, qui a eu lieu au siège de la PCUD, à Kipé Dadya, un reporter de Guineematin.com a recueilli les réactions des leaders de l’opposition guinéenne sur la question. Nous vous livrons ci-dessous ce qu’ils en disent.

Sidya Touré, président de l’UFR : à partir d’aujourd’hui, c’est le point de départ. Tous les Guinéens doivent se mobiliser pour savoir quels sont ceux qui sont opposés à cette possibilité et ceux qui veulent vivre de la sueur et du sang de nos populations, simplement pour des questions de convenance personnelle mais surtout pour des questions d’argent, il faut le dire clairement.

Je dois vous dire, pour ceux qui sont plus jeunes, je me retrouve dans cette salle et je suis vraiment quelque peu peiné. En 2006, nous nous sommes révoltés ici contre le général Conté et nous avons créé les forces vives qui sont un peu ce que nous faisons aujourd’hui. Il nous a laissés, pendant trois jours, discuter au palais du peuple.

Il y avait là Alpha Condé, moi-même, Jean Marie Doré, Bâ Mamadou et j’en passe. Vous voyez un peu ce qu’un militaire était capable de faire ? Est-ce qu’on peut aller faire une telle réunion au palais aujourd’hui ? Conté nous a laissés faire parce qu’il voulait écouter son peuple. Ceux à qui nous avons à faire aujourd’hui n’ont pas d’autres objectifs que personnels. Nous devons nous battre contre cela. Nous n’avons aucune raison de ne pas le faire. Donc, nous disons aux et uns autres : préparez-vous au combat parce qu’il va arriver. Nous empêcherons que notre pays sombre.

Me Abdoul Kabèlè Camara, président du RGD : tous ceux qui tentent d’anesthésier la conscience du peuple de Guinée, peuple de 1958, épris de liberté, de justice, de travail noble, désormais, c’est l’union sacrée de toutes les forces sociales et politiques, tous les fils de Guinée. Nous ne faillirons pas à ce devoir. Hier, un citoyen nous a interpellés, que si nous laissons passer ce coup d’Etat constitutionnel, ils descendront dans la rue contre nous. Alors, à bon entendeur salut ! Nous devons nous donner la main, désormais c’est l’union sacrée contre le 3ème mandat, contre ce coup d’Etat constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG : je vais saisir cette opportunité pour lancer un appel à nos compatriotes membres des forces de défense et de sécurité pour qu’ils s’inspirent du comportement de leurs collègues de l’Algérie parce qu’Alpha leur a inculqué le virus de la haine et de la violence. La Guinée n’a pas une autre armée, n’a pas une autre police, une autre gendarmerie que celles que nous avons. Ils risquent d’avoir en face leurs frères, leurs sœurs, leurs compatriotes. Il faut qu’ils aient un comportement républicain.

Le comportement républicain, c’est bien sûr la défense de l’intégrité territoriale, mais aussi la défense de la République. Qui dit défense de la République, c’est la défense de la constitution. Il ne faut pas qu’ils fassent preuve de naïveté en suivant aveuglement monsieur Alpha Condé qui a envie de réprimer tout ce qui se dresse sur son passage dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie.

Au nom de mes collègues et du peuple de Guinée tout entier, nous leur lançons un appel pour qu’ils prennent leurs responsabilités en adoptant une attitude républicaine, respectueuse des droits des citoyens qui ont le droit de manifester. C’est dans la constitution de la République, de s’opposer eux-mêmes avec nous, contre le coup d’Etat constitutionnel que monsieur Alpha Condé veut perpétrer en Guinée. Je sais que parmi eux, il y a des patriotes qui ne manqueront pas d’apporter dans les formes appropriées leur soutien au peuple de Guinée.

Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral : Dady a attendu la fin de son second mandat pour appeler les Guinéens à un débat. Nous sommes d’accord de débattre mais il y a une question sur laquelle, il n’y aura pas de débat. Le 3ème mandat, c’est une question qui a été clairement réglée par notre constitution. Il n’y aura donc pas de débat sur cette question. Alpha Condé a un choix à faire : le premier, il a encore un an et quelques mois. S’il veut terminer, qu’il respecte la loi. Mais, s’il choisit de mettre le pied sur l’accélérateur pour un autre mandat, nous allons écourter celui qu’il fait maintenant.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : la question qui est posée à la Guinée est claire : est-ce que nous sommes un pays qui voudrait respecter la constitution et les lois ou bien nous sommes un pays qui est d’accord pour s’enfoncer dans la tyrannie ? Nous sommes à un carrefour de notre histoire. A ce carrefour, les hommes de bonne volonté doivent se réunir. La Guinée a toujours été unie lorsque l’enjeu en vaut la peine.

Ce matin, le rassemblement que nous avons, c’est un rassemblement qui vient du tréfonds du peuple de Guinée qui sent que sa liberté est en jeu, ça dignité est en jeu. Nous devons être capables de relever ce défi.
Je souhaite que le débat ne soit pas personnalisé. Le président de la République, je suis sûr, qui a combattu pour la démocratie, va obéir à la loi. Nous avons aujourd’hui beaucoup d’hommes et de femmes qui ont des intérêts avec cette tyrannie.

Ils ne cherchent que leurs intérêts personnels. Tous ceux qui cherchent leurs intérêts personnels, trouveront la Guinée sur le chemin. Nous sommes la Guinée…

Nous devons quelque chose à cette jeunesse. Les premiers politiciens ont donné l’indépendance à ce pays. Jusqu’à présent nous, nous n’avons pas été capables de délivrer la prospérité économique qui est notre promesse. Au moins, laissons-les un pays démocratique, défendons les acquis de la démocratie.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
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Chérif Bah à l’AG de l’UFDG : « on a un régime fasciste qui sinistre et tue sa population »

30 mars 2019 à 17 05 45 03453

L’incarcération du journaliste Lansana Camara a été l’un des sujets évoqués ce samedi 30 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG. D’autres sujets relatifs à la casse à Kaporo rails et à la sortie ratée du président Alpha Condé le weekend dernier n’ont pas été occultés au cours de cette rencontre. La séance a été présidée par Ibrahima Chérif Bah, entouré de certains membres du bureau exécutif, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques jours, le journaliste du site Conakrylive.com, Lansana Camara, est illégalement détenu à la maison centrale de Conakry sur une plainte du ministre des Affaires Etrangères. Cette atteinte à la liberté de la presse a été commentée par Ibrahima Chérif Bah, qui dénonce des manœuvres d’intimidation.

« Nous constatons des manœuvres d’intimidation qui violent la loi et qui vont affecter tous les guinéens. Avec la presse, on veut nous museler, on veut qu’on se taise et qu’on ait peur. Au nom du président Cellou, nous sommes solidaires à Lansana Camara, car c’est un symbole aujourd’hui », a dit l’ancien gouverneur de la Banque centrale.

En ce qui concerne la démolition des maisons d’habitations à Kaporo rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, Chérif Bah déplore cette tragédie tout en qualifiant le régime Alpha Condé de fasciste. « Kaporo Rails est l’expression même de l’acte d’un régime qui dévient fasciste, un régime qui sinistre sa population, un régime qui tue sa population.

Ils ont tué à Saoro, à Galapaye, à Womè, à Zogota ainsi que plus de 100 jeunes à Conakry à l’occasion des manifestations sur l’Axe de la démocratie. Ce pouvoir n’a pas une légitimité suffisante. Il pèse 18% depuis 2010 », rappelle l’ancien banquier.

Devant cet état de fait, Ibrahima Chérif Bah appelle à la mobilisation des militants de l’UFDG pour contrecarrer toute idée de modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé.

Parlant de la sortie ratée du président Alpha Condé devant ses militants la semaine dernière, Chérif Bah préconise l’organisation d’un congrès du RPG pour écarter l’actuel locataire de Sékhoutouréyah. « J’aimerais demander au militant Alpha Condé, aux militants du RPG de faire un congrès en fin.

Qu’ils nous désignent un guinéen de souche, qui connaît la Guinée et qui viendrait compétir avec notre candidat en 2020. Cela va nous éviter le gaspillage des milliards qu’ils font aujourd’hui et ça va nous éviter des crises », estime l’opposant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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