Dr. Faya sur le dialogue politique : « Cellou, Sidya, Ousmane Kaba… étaient tous au PUP avec Fodé Bangoura… C’est un atout, s’il sait l’exploiter »

18 juin 2021 à 13 01 46 06466
Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral

De retour au pays après plus de trois mois d’absence, Dr Faya Millimouno, le président du Bloc Libéral (BL), s’est exprimé hier, jeudi 17 juin 2021, sur l’actualité sociopolitique brûlante de la Guinée (dialogue politique, condamnation de Oumar Sylla, etc) et sur l’état de santé de son parti le BL. L’opposant au régime Alpha Condé. C’était à l’occasion d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le patron du BL croit dur comme fer que la libération des détenus politiques pourrait contribuer significativement à décrisper le climat politique et donner la chance au dialogue politique.

Décryptage !

Guineematin.com : le dialogue politique et social a été lancé hier à Conakry sous l’égide d’Elhadj Fodé Bangoura. Vous n’étiez pas là à sa nomination comme secrétaire permanent de ce dialogue. Alors, comment avez-vous accueilli sa nomination et quelle lecture faites-vous de ce début de dialogue ?

Dr Faya Millimouno : je dois commencer par dire que nous avons été les tous premiers à appeler au dialogue, parce que notre pays était sur une pente très raide. Les tensions étaient plus vives qu’elles ne le sont maintenant. Elles ne sont pas encore complètement dissipées, mais les tensions étaient véritablement vives. Alors, aujourd’hui nous sommes contents de savoir que tous les acteurs, même si certains posent des conditions, sont plus ou moins d’accord que nous allions au dialogue. Je n’étais pas là quand on a nommé Elhadj Fodé Bangoura, je suis de ceux qui pensent que nous avons des ressources qu’il faille exploiter. Je n’ai jamais été très séduit par les groupes de contact internationaux. Des gens qui ne connaissent pas le pays. Ibn Chambas est venu ici une dizaine de fois, il n’y a pas eu de solution. Djinit l’a précédé. Est-ce qu’on a des ressources internes ? Des Juristes, anthropologues, ethnologues, ceux qui, véritablement, connaissent les réalités guinéennes qui peuvent travailler à faire parler les guinéens entre eux ? Oui ! Il y en a. Monsieur Fodé Bangoura a été, à un moment donné, appelé le petit président de notre pays. Très proche de Lansana Conté et il a travaillé presqu’avec la majorité des acteurs politiques que nous avons aujourd’hui. Regardez autour du président Alpha Condé, beaucoup de ceux qui étaient avec lui au PUP sont autour du président Alpha Condé. Et beaucoup de ceux qui sont dans l’opposition, que ce soit Cellou Dalein, Sidya Touré, Ousmane Kaba, c’est des gens qui ont étroitement collaboré avec lui. Cette connaissance des acteurs est un atout. S’il sait l’exploiter, je crois que ça peut permettre de relever le défi lié à l’exclusivité de ce dialogue. Parce qu’il faut que tout le monde y prenne part et que tous les enjeux soient sur la table pour que nous arrivions à quelque chose de mieux pour le pays.

Guineematin.com : ce dialogue a été lancé avec les acteurs du secteur du transport. Est-ce que vous pensez que c’est déjà un bon début ou bien il fallait commencer par les questions politiques qui semblent intéresser plus d’un?

Dr Faya Millimouno : j’ai vu qu’ils ont commencé le dialogue par le secteur du transport. Mais, il faut commencer par reconnaître que dans tous les secteurs, il y a des problèmes. Et donc, si en écoutant les acteurs on pense trouver des débuts de solution, tant mieux. Mais, là où le bas blesse effectivement, c’est au niveau politique. Parce que là où le manque d’entente, de compréhension fait beaucoup plus d’impact négatif sur la vie nationale, c’est au niveau politique. Mais, je n’ai pas la prétention de dire que j’ai la solution de dire qu’il fallait commencer par tel ou tel. Peut-être qu’il y a une stratégie qui se déroule. Essayons seulement de ne faire aucun sujet un tabou. Nous avons de véritables problèmes, le pays est fermé à ses frontières Nord avec le Sénégal, avec la Guinée Bissau. Ça a un impact négatif sur la vie nationale. Nous avons des prisonniers, certains y sont morts, il y en a qui ont une santé précaire… Tous les sujets doivent être sur la table et ce dialogue ne doit pas ressembler aux précédents.

Guineematin.com : Le chef de file de l’opposition, Elhadj Mamadou Sylla, dit ne pas croire à ce dialogue parce que selon lui, il y avait des préalables à satisfaire. Est-ce que c’est votre avis aussi ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : il est clair qu’aujourd’hui il y a des choses qu’il faille faire pour baisser la tension. Nous au BL, nous travaillons à cela depuis très longtemps. Lorsque j’ai rendu visite à nos amis Ousmane Gaoual, Etienne Soropogui, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah, Chérif Bah ; mais, surtout à ceux que nous ne pouvons pas nommer, quand je suis passé trois fois à la maison centrale, ayant été moi-même locataire là-bas, je sais ce que les gens vivent. Et puis, je suis en train de faire comme je peux pour que leur libération soit acquise. Je suis de ceux qui pensent que la libération, ne serait-ce que temporaire, parce qu’on peut dire : pour ne pas interférer avec le judiciaire, puisqu’il y a eu des accusations portées contre eux, que la procédure se poursuive ; mais, que cela soit fait selon ce que nous savons du droit. Lorsqu’on accuse, on donne la preuve. On n’accuse pas pour dire à celui qui est accusé de prouver qu’il est innocent. Celui qui accuse donne la preuve. Je vois d’ailleurs que dans le dossier qui concerne nos camarades, il y a une grande évolution. Il y a beaucoup de choses qu’on a dites au début de la procédure qu’on leur reprochait. La lecture des chefs d’accusation aujourd’hui nous fait penser à une grande évolution. On ne parle plus de fabrication ou de détention d’armes. ça veut dire que peut-être au cours de la procédure on s’est rendu compte qu’on est allé très vite en besogne et que ces gens-là ne sont pas des monstres comme on l’a prétendu et d’ailleurs elles sont allées eux-mêmes à la police judiciaire pour répondre aux convocations. On n’est pas venu les prendre. Certains diront que c’est un préalable ; mais, le fait de les libérer, ne serait-ce que provisoirement, peut faire baisser les tensions et donner la possibilité que le dialogue prenne place. Une autre chose que certains sont en train de citer comme préalables et que moi je pense que c’est essentiel, ce n’est pas une question de dialogue. Je suis un homme politique, je voyage beaucoup. Ça me met mal à l’aise de faire le test de Covid parce que je dois aller au Sénégal ou en France ou ailleurs, je paye mon billet et que ça soit au moment où je dois m’embarquer qu’on me dise non, tu ne peux pas voyager. La justice peut faire mieux que ça. Nous sommes tous justiciables. Si pour une procédure en cours il y a quelque chose qui m’est reproché et qui donne raison à la justice de restreindre mes mouvements on peut dire : monsieur Millimono, pour telle procédure en cours dont vous êtes cités, vous ne pouvez pas sortir du pays. Là, c’est transparent, c’est connu de tous. Ça n’ajoute pas à la frustration que je sois laissé d’abord en train de me préparer parce que je réponds à une invitation ou que je vais pour une visite médicale et que ça soit quand je suis prêt à prendre l’avion qu’on me dit que je ne peux pas voyager. Au-delà du fait que nous devons dialoguer, je trouve que ce n’est pas normal que ça se passe dans notre pays. Non, ce que certains pensent que c’est un préalable pour dialoguer, je pense qu’on doit simplement agir là-dessus, montrer une volonté politique là-dessus pour que d’abord, sur le plan de l’image du pays, nous ne continuons pas à être cités comme un pays qui prend d’assaut  sur les droits et libertés des populations.

Guineematin.com : ces dérives que vous êtes en train de citer, c’est notamment l’UFDG qui en est la principale victime. Mais, est-ce que cela veut dire que vous comprenez leur position de conditionner leur participation à ce dialogue à la libération de ses cadres emprisonnés, la libération de leur siège et de ses bureaux ; mais, aussi leur liberté de voyager ?

Dr Faya Millimouno : je comprends leurs soucis. A la place de tous les partis qui sont concernés, le Bloc Libéral serait tenté d’agir de la même façon. Il y a l’UFDG, comme vous l’avez dit, qui fait partie ; l’UFR qui s’est battu deux fois, trois fois avant de pouvoir obtenir la possibilité de sortir ; mon frère et ami, Abé Sylla, est passé par là. Donc, je dis simplement que ça n’honore pas notre pays ; et, on peut faire mieux. Ça fait plus de 60 ans qu’on est indépendant et nous sommes les précurseurs en matière de promotion des valeurs démocratiques, la Guinée a pris le devant ; mais aujourd’hui, nous semblons être  à la traîne. C’est pourquoi, au-delà du fait que nous devons aller au dialogue, j’invite ceux qui nous gouvernent, et particulièrement l’appareil judiciaire, à faire preuve de plus de professionnalisme dans la façon de faire les choses.

Guineematin.com : puisque nous parlons des questions judiciaires, il y a une semaine, Oumar Sylla Foniké Mangué a été condamné à une lourde peine de prison ferme. En première instance, il avait été condamné à 11 mois. En appel, le procureur demande 2 ans et finalement le juge annonce 3 ans. Quelle est votre lecture de cette autre actualité ?

Dr Faya Millimouno : naturellement et de façon générale, on dit qu’on ne commente pas une décision de justice. Mais, cette condamnation ne va pas dans la bonne direction parce qu’il y a eu un combat qui a été mené et ce combat n’était pas vide de sens. Quand on dit que le FNDC a mené le combat pour ne pas que la constitution change, ce n’est pas un combat vide de sens. Le président, Alpha Condé qui est là aujourd’hui, dans les années 2000, il a mené le même combat pour que la constitution de la Guinée ne change pas au temps de Lansana Conté. Alors, il ne faut pas qu’on installe notre pays dans une tradition de présidence à vie. Le combat a été mené, au bout, un président a été proclamé élu, investi, à travers un processus qui a connu la participation de tout le monde. Je crois qu’il est dans l’intérêt de tout le monde aujourd’hui qu’on ne continue pas à chercher la bête noire. Mais, que l’on mette la balle à terre et qu’on travaille tous à créer une atmosphère apaisée.

Guineematin.com : revenons maintenant sur le sujet concernant votre parti. Pendant que vous êtes en procès avec certains anciens responsables du BL, on a vu le départ du chargé des questions électorales du parti. Comment avez- vous accueilli cette démission ?

Dr Faya Millimouno : ce n’est pas nouveau. Je suis très étonné que les médias fassent une actualité. Moi, en tant que président, avant même que je ne voyage pour les Etats-Unis au mois de mars, c’est en novembre que j’ai obtenu une lettre de démission de la part de Samuel Kourouma. Alors, je lui ai répondu au nom du parti pour lui souhaiter bonne chance. Ça, c’était en novembre. Nous sommes en juin, on lui a souhaité bonne chance où il dépose ses valises. Donc, on ne fait pas de commentaire sur ça parce que c’est une histoire vraiment ancienne.

Guineematin.com : mais, qu’est-ce qui a été à l’origine de son départ.

Dr Faya Millimouno : nous, nous n’avons pas besoin d’expliquer sur ce qui a été à l’origine de son départ. C’est lui qui a dit qu’il quitte le parti, on lui a souhaité bonne chance et nous nous continuons notre marche. Qu’il ait la chance d’évoluer, on sera sur le terrain politique, on se rencontrera et nous sommes appelés à faire peut-être des choses ensemble.

Guineematin.com : avec ce départ qu’on peut ajouter au procès est-ce que vous ne pensez pas aujourd’hui que le Bloc Libéral a vraiment besoin du sang neuf ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : pour le procès, il ne faut pas mêler le BL. Ce n’est pas le BL qui poursuit, c’est moi-même. Même si j’ai besoin de me servir des archives du BL, je dois avoir l’autorisation du parti ; parce que je ne suis qu’un individu. Alors, ce procès, je le fais pour des raisons pédagogiques. Nous nous battons pour des valeurs ; et, la calomnie, la diffamation n’est pas une valeur. C’est une contrevaleur. Il vous souviendra que lorsqu’en communicant ici, au siège du parti, j’ai confondu Mohamed Lamine Fofana à Mamadou Lamine Fofana, j’ai fait l’objet de poursuite pour diffamation. J’ai été en prison ; mais, j’avais le cœur tranquille, parce que j’ai reconnu qu’il y a avait une erreur. J’ai fait une déclaration là-dessus. Et donc, j’étais en harmonie avec moi-même. Il y a eu par le passé des gens qui m’ont attaqué dans les médias pour dire beaucoup de choses, je n’ai pas répondu. Je leur ai donné l’opportunité d’aller devant la justice solennellement pour donner les preuves. Pour l’instant, cette procédure telle que je la vois, les gens on leur dit d’amener la preuve, ils amènent d’autres accusations. Je souhaite simplement que le droit soit dit dans cette affaire.

Guineematin.com : quel est votre mot de fin ?

Dr Faya Millimouno : c’est de dire que le BL aujourd’hui se porte mieux. Je viens de quitter l’extérieur où, malgré la Covid-19, j’ai pu quand-même par les applications interposées conférer avec les autres structures qui sont en Europe, aux Etats-Unis. Le parti se porte de plus en plus mieux parce qu’à l’interne, on avait l’impression qu’il y avait comme si c’était des ennemis qui se retrouvaient. On n’avait plus un même objectif. Aujourd’hui, l’objectif est commun et que les choses se font dans la sérénité. Au moment où nous parlons, plusieurs missions sont à l’intérieur du pays et notre mission est en train de se poursuivre dans le grand Conakry. Même le dimanche dernier j’étais à la tête d’une forte délégation à Coyah. Et ce dimanche nous serons à Manéah. Le parti gagne aujourd’hui ses forces et ce qui est important, j’invite tous les militants et les sympathisants à redoubler d’effort pour que nous délivrions la marchandise par rapport à la promesse que nous avons faite au peuple de Guinée, créer la rupture.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : pour un dialogue du renouveau social et politique

17 juin 2021 à 18 06 02 06026

Une tribune proposée par Me Halimatou Camara et Professeur Amadou Sadjo Barry : Le dialogue, oui, mais quel dialogue ? Telle est la question lancinante à laquelle sont renvoyées les populations guinéennes. En effet, l’histoire politique de la Guinée postcoloniale montre que ni les transitions démocratiques, ni les réformes constitutionnelles, ni les dialogues politiques n’ont réussi à régler le problème de la violence électorale et à organiser la société sous la forme d’un État de droit. C’est ce que permettent de croire la constance des crises post électorales et l’incapacité des institutions politiques et juridiques de satisfaire aux prérogatives de sécurité, de justice et d’égalité. 

Comme le montreraient l’analyse des pratiques du pouvoir et des modalités de la gouvernance, la culture politique guinéenne ne s’est pas affranchie des pesanteurs qui retardent l’avènement d’un État capable d’être un agent d’unité sociale, de développement économique et politique , à savoir : l’instrumentalisation politique du sentiment communautaire , la personnalisation des pouvoirs publics, le néo patrimonialisme, le dévoiement de la voie légale , l’impunité , la politisation de l’armée, le culte du plus fort. Autrement dit, de 1990 à 2020, toutes les tentatives visant à consolider la paix et favoriser la cohésion sociale en Guinée se sont soldées par des échecs- de la Loi fondamentale de 1991 jusqu’au Rapport de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (2018), en  passant par les Accords de Ouagadougou (2010), le dialogue inter-guinéen facilité par Said Djinit (2013), l’Accord politique du 20 Août 2015, les Accords politiques du 12 octobre 2016 et la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé (2018).  

Pour que le dialogue ne soit pas qu’une simple palabre  

Ce constat impose que nous adoptions un regard critique sur le nouveau cadre de dialogue proposé par la mouvance présidentielle pour mettre fin à la crise politique qui paralyse notre pays depuis le coup de force constitutionnel du 22 mars 2020. On voit déjà que les décideurs et certains acteurs politiques continuent de souscrire à une conception ponctuelle du dialogue, qui renvoie celui-ci à des discussions entre les forces politiques et sociales au sujet des questions économiques et des prisonniers politiques. C’est là une erreur, car, suivant cette vision réductrice du dialogue, il s’agit de décrisper la situation sociale et politique en s’attaquant aux effets du problème et non à sa cause, la désinstitutionnalisation des pouvoirs publics et le triomphe de l’arbitraire politique qui en découle. Or, aucun dialogue social et politique ne pourra pas sortir la Guinée de la violence électorale et donner un sens à l’État de droit si on n’aborde pas sérieusement la question de l’organisation effective de la sphère publique, ce qui signifie une interrogation collective sur les conditions éthiques, juridiques et institutionnelles de l’exercice du pouvoir. Il nous faut donc penser autrement le dialogue et ses dispositifs en l’inscrivant dans une perspective qui vise une refondation pacifique et démocratique de la société guinéenne. À court terme, on peut vouloir apaiser les tensions ou calmer les esprits au moyen d’un dialogue inclusif. Mais en l’état actuel de l’effondrement de l’État guinéen et de la corruption du lien social, il y a lieu de faire du dialogue un moment susceptible de nous sortir durablement et efficacement du désordre social, du narcissisme politique et de l’anarchie.  Nous n’avons pas besoin seulement de nous parler, comme prétendent certains acteurs politiques. Nous avons besoin, par le sens retrouvé du dialogue, que les décideurs politiques s’engagent à consentir au respect d’un minimum de contraintes éthiques et juridiques sans lequel la Guinée demeura pour longtemps sous l’emprise de la violence politique et de l’arbitraire du plus fort. 

Pour ce faire, nous devons fixer un cadre du dialogue qui obéit aux critères de l’objectivité et de la crédibilité. Ainsi, ce n’est pas aux différents protagonistes ( la mouvance présidentielle et l’opposition ) de définir unilatéralement le processus du dialogue. Non seulement le dialogue ne peut être placé sous la présidence de Kassory Fofana, mais Alpha Condé surtout ne peut nommer un secrétaire permanent du dialogue. Il en va de l’objectivité et de la crédibilité du dialogue social et politique que son organisation soit confiée à une instance neutre et souveraine. Ces exigences sont d’autant plus importantes que nous avons de bonnes raisons de douter de la bonne foi des autorités guinéennes: depuis son intention de briguer un troisième mandat jusqu’au lendemain des élections du 18 octobre 2020, Alpha Condé et ses soutiens ont opposé une fin de non-recevoir à toutes les propositions de dialogue. Qu’est-ce qui motive maintenant le pouvoir à aller au dialogue alors que le gouvernement a été reconduit et que la Cour suprême a acté le troisième mandat ?  

Outre l’insistance sur la neutralité du processus, nous pensons que la réussite du dialogue tiendra à la possibilité d’aborder sans ambiguïté aucune le problème de l’alternance au pouvoir. Moralement et juridiquement, le troisième mandat illustre le mépris à l’endroit des institutions et des lois de notre pays. Politiquement, il signifie un manque de légitimité démocratique et une volonté de dominer exclusivement les appareils de l’État. C’est donc une injustice à laquelle il faudra faire face si le dialogue entend ouvrir la voie à une réelle et authentique transition politique en Guinée. On ne pourra pas décrisper la situation politique actuelle en l’absence d’une réflexion sur les conditions d’une alternance pacifique du pouvoir et d’une réorganisation en profondeur de notre société. Nous espérons d’Alpha Condé qu’il puisse nous mettre au seuil de cette entreprise de renouveau social et politique en acceptant sinon un départ négocié du pouvoir, du moins la mise en place d’un gouvernement de transition et de réconciliation nationale et la dissolution de l’Assemblée nationale. 

Fin

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L’Ambassadeur du Royaume-Uni chez Cellou Dalein : « j’ai pu lui faire part des conflits… »

16 juin 2021 à 18 06 28 06286
Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

Cellou Dalein Diallo multiplie les rencontres avec les diplomates étrangers pour échanger avec eux autour de la situation sociopolitique en Guinée, très tendue depuis que le président Alpha Condé a décidé de s’accrocher au pouvoir au terme de ses deux mandats légaux.

Quelques jours après avoir rencontré les Ambassadeurs des Etats-Unis et de l’Union européenne, le coordinateur du Système des Nations Unies et le représentant de la CEDEAO en Guinée, le président de l’UFDG a reçu l’Ambassadeur du Royaume-Uni, David Mcllroy, à son domicile, ce mercredi 16 juin 2021.

Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

« J’ai pu ainsi lui faire part des conflits qui opposent mon Parti à l’Exécutif et qui tirent leur origine de la violation par ce dernier de la Constitution, des lois de la République et des décisions de justice.

Il a réitéré́ l’attachement de son pays au respect par ses partenaires des droits humains et des règles et principes de l’État de droit et de la démocratie », a annoncé le principal opposant guinéen sur les réseaux sociaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « Alpha Condé est semblable à un animal blessé… Son chantage ne passera pas »

12 juin 2021 à 18 06 11 06116

Malgré la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et à ses proches, l’UFDG n’est pas prête à abdiquer. C’est son premier responsable, Cellou Dalein Diallo, qui l’a annoncé ce samedi, 12 juin 2021, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle du principal parti d’opposition du pays.

Un message adressé au pouvoir, mais aussi aux militants de la formation politique, qui commençaient à s’inquiéter face aux positions divergentes exprimées ces dernières semaines par certains responsables de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo rassure que son parti reste uni et déterminé à défendre ses valeurs, malgré tous les coups que les autorités guinéennes sont en train de lui faire subir.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours du président de l’UFDG :

Cellou Dalein – « Alpha Condé est semblable à un animal blessé, mais son chantage ne passera pas »

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Cellou Dalein aux diplomates étrangers : Alpha condé doit…

12 juin 2021 à 8 08 25 06256

Comment sortir la Guinée de la crise sociopolitique née de la décision du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats légaux ? La question était au centre d’une rencontre d’échanges qui s’est tenue dans l’après-midi d’hier, vendredi 11 juin 2021, à Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Rencontre qui a réuni Cellou Dalein Diallo, le principal opposant du président Condé (qui revendique toujours la victoire à la présidentielle du 18 octobre 2020), et plusieurs diplomates étrangers. Il s’agit des Ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Union européenne, du coordinateur du système des Nations Unies et du représentant de la CEDEAO en Guinée.

« Nous avons échangé sur la crise socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays et sur les voies et moyens susceptibles de conduire à l’apaisement et au retour de la confiance entre les acteurs politiques », a annoncé Cellou Dalein Diallo. « Pour l’UFDG, le retour de la paix et de la confiance passent nécessairement par la justice et le respect de la Constitution et des lois de la République », ajoute le principal opposant guinéen.

En termes clairs, la position du patron de l’UFDG n’a pas bougé. Le principal challenger d’Alpha Condé tient toujours au respect de la Constitution de 2010 qui empêche à un chef d’Etat guinéen de faire plus de deux mandats. Cellou Dalein tient à ce que la justice soit neutre, qu’aucun opposant ou acteur de la société civile ne soit détenu pour ses opinions, etc.

A la veille de cette rencontre, Cellou Dalein Diallo s’est entretenu avec le Cardinal Robert Sarah (qui avait rencontré le président Alpha Condé quelques jours plus tôt) autour de la situation sociopolitique en Guinée. Ces rencontres interviennent à un moment où le pouvoir annonce la tenue prochaine d’un dialogue politique pour discuter des grandes préoccupations nationales.

L’UFDG, qui avait dit ne pas être intéressée par ce cadre de dialogue semble avoir reconsidéré sa position. Dans une déclaration publiée il y a quelques jours, le principal parti d’opposition du pays a posé des préalables pour parler de cette question. Il s’agit de la libération de ses cadres incarcérés depuis 8 mois, la réouverture de son siège et de ses bureaux et la levée de l’interdiction de voyager imposée à son président, Cellou Dalein Diallo, et ses proches.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Crise politique en Guinée : l’UDRP demande aux Etats-Unis de sanctionner le régime Alpha Condé

7 juin 2021 à 12 12 54 06546
Dr Edouad Zoutomou Kpoghomou et le secrétaire d’Etat américain

L’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP) souhaite l’intervention des Etats-Unis dans la crise sociopolitique guinéenne. Une crise née du changement de la Constitution, qui a permis au président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat à la tête du pays. Dans un mémorandum adressé récemment au Département d’Etat américain, ce parti d’opposition, dirigé Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou (dont la candidature à la présidentielle du 18 octobre 2020 avait été recalée par la Cour constitutionnelle), a interpellé Washington sur cette situation. Il appelle les autorités américaines à prendre des sanctions contre le régime Alpha Condé et à soutenir les efforts « pour reconnaître la victoire de Cellou Dalein Diallo », à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le mémorandum : 

21 mai 2021

 M. Antony J. Blinken

 Secrétaire d’État

 Département d’État américain

 2201, rue C NO

 Washington, DC 20520

 Objet : Crise constitutionnelle et poursuite de l’instabilité socio-politique en Guinée

 Cher Monsieur le Secrétaire,

 Au nom de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP), ses alliés l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD), j’écris cette lettre pour appeler le leadership moral des États-Unis d’Amérique, chef de file de la défense de la démocratie dans le monde, pour aider à éteindre une situation potentiellement explosive qui se profile en Guinée. Au mépris total du droit constitutionnel en vigueur, M. Alpha Condé a poursuivi avec persistance et illégalement la modification de la constitution guinéenne pour forcer son chemin lors de la dernière élection présidentielle tenue le 18 octobre 2020.

 Au terme de son deuxième mandat, par des tactiques qui rappellent davantage une dictature qu’une démocratie, M. Alpha Condé a modifié illégalement et unilatéralement la constitution pour permettre un troisième mandat présidentiel. Cet amendement lui a permis de participer illégalement à l’élection susmentionnée et de rester au pouvoir. Au cours de ce processus, des meurtres, des affrontements politiques, des altercations physiques, des arrestations arbitraires et des attaques barbares contre des opposants politiques et des innocents ont été exposés partout et sont devenus de plus en plus violents. Sans l’aide des États-Unis, les escarmouches qui se poursuivent dégénéreront en affrontements civils et ethniques de grande ampleur aux conséquences imprévisibles qui pourraient malheureusement reproduire d’horribles précédents tels que le génocide au Rwanda. Par son mépris total de la loi, M. Alpha Condé est sur le point de mettre le feu à la nation guinéenne;  la communauté internationale avec la direction des États-Unis, doit l’arrêter.

 Permettez-moi de vous présenter le contexte historique qui a conduit aux transgressions de M. Alpha Condé. La Guinée a obtenu son indépendance de la France par un référendum national le 28 septembre 1958, avec M. Sékou Touré devenant son premier président. Depuis lors, malheureusement, seuls des dictateurs à la main de fer, qui ont tous un fil conducteur – l’institutionnalisation de la terreur, de l’intimidation, de l’anarchie et de la corruption endémique – ont gouverné la République de Guinée.  Successivement, Ahmed Sékou Touré (1958-1984), le général Lansana Conte (1984-2008) et maintenant Alpha Condé (2010-présent) ont tenu la barre de cette nation, interrompue seulement par le bref intermède du capitaine Moussa Dadis / général Sékouba Konaté  transition militaire de 2008 à 2010. Cette transition a conduit à la première élection véritablement démocratique de l’histoire de la Guinée.

    Au cours des 26 premières années de pouvoir absolu et non partagé, M. Sékou Touré n’a jamais introduit le multipartisme en Guinée. Au lieu de cela, M. Sékou Touré a mis en place une dictature impitoyable qui a fini par purger le pays de ses intellectuels et professionnels. Ce despotisme a privé le pays de la possibilité de favoriser des réformes politiques, économiques et sociales significatives.

 La Guinée a vu une lueur d’espoir en mars 1984 lorsque Sékou Touré est décédé après 26 ans de pouvoir oppressif et non partagé. Une semaine après sa mort, une junte militaire, dirigée par le colonel Lansana Conté, a pris le pouvoir lors d’un coup d’État sans effusion de sang. Le colonel Lansana Conté a apporté un message d’espoir pour l’institution d’une vraie démocratie, qui a bien résonné auprès du peuple guinéen. Malgré la mise en œuvre immédiate de l’économie de marché libre, les réformes politiques ont dû attendre encore plusieurs années, tandis que Conté a consolidé le contrôle total sur le système politique. Avec le vent des démocraties émergentes à travers le monde et dans la plupart des pays africains, y compris la Guinée, un projet de nouvelle Constitution rédigé en 1990 a promu le multipartisme et l’économie de marché libre et a été adopté par référendum.

 Lors des élections présidentielles de 1998, le président Lansana Conté devait se présenter à la réélection et exercer sa dernière candidature légale à la présidence conformément à la Constitution.  Sans surprise, Lansana Conté a été réélue présidente, grâce à l’ingérence d’une administration corrompue, d’un parlement obéissant et d’un système judiciaire passif. Les chefs de l’opposition et les observateurs internationaux ont remis en question la transparence des élections et la validité des résultats. Ayant perdu l’élection au profit de Lansana Conté, M. Alpha Condé a sans succès déclenché une rébellion armée pour chasser M. Lansana Conté du pouvoir.

 Le président Lansana Conté a illégalement modifié à nouveau la Constitution en 2001 pour supprimer les contraintes juridiques liées au nombre de mandats présidentiels, à la limite d’âge des candidats à la présidentielle, et a fait passer la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans.  Le président Conté a conçu ce coup d’État constitutionnel pour qu’il puisse se présenter et rester en fonction aussi longtemps qu’il vivra.  Sous Lansana Conté, le bilan du gouvernement en matière de droits humains est resté très médiocre et la corruption, l’anarchie et l’impunité sont devenues plus omniprésentes.

   En janvier 2007, deux des principaux syndicats, avec le soutien tangible de plusieurs autres syndicats et des principaux partis d’opposition, ont appelé à une grève générale pacifique pour protester contre le comportement autoritaire du président Lansana Conté.  Le mouvement de protestation s’est rapidement transformé en une évaluation généralisée du général Lansana Conté et de son administration dans tout le pays.  Le peuple a exigé un changement de gouvernement et le mouvement a paralysé tout le pays. Le président Conté a tenté de réprimer le mouvement en ordonnant aux militaires et aux membres de ses forces de sécurité de tirer sur des manifestants pacifiques et non armés. Selon Human Rights Watch, Amnesty International et des sources diplomatiques occidentales, plus de deux cents civils innocents ont été tués et des milliers d’autres ont été blessés lors des manifestations.

 Lansana Conté est décédé le 22 décembre 2008. Avant sa mort, de profondes divisions dans son entourage avaient déjà compromis le cadre constitutionnel destiné à assurer la survie de son système.  D’une part, le président du parlement illégitime, le président de la Cour suprême et le premier ministre étaient engagés dans une lutte pour le pouvoir.  En revanche, l’environnement politique n’était plus propice à un transfert de pouvoir constitutionnel et pacifique, en raison de tensions ethniques qui divisaient. Cette atmosphère précaire a conduit à une nouvelle prise de contrôle militaire le 23 décembre 2008 par une junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara. Avec l’aide de la communauté internationale, y compris des États-Unis d’Amérique, le capitaine Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté ont réalisé collectivement une transition de deux ans qui a abouti à la première élection véritablement démocratique remportée par M. Alpha Condé en 2010.

 La contribution la plus importante de la deuxième transition militaire a été l’élaboration d’une nouvelle Constitution, qui a confirmé l’intérêt supérieur de la nation et a servi de loi fondamentale et de référence qui réglementait les procédures structurelles de supervision de l’administration de l’exécutif, du judiciaire et du parlement.  Puissance. De plus, la nouvelle Constitution a rétabli l’équilibre des pouvoirs entre les trois branches du gouvernement, redéfini la durée du mandat présidentiel, le nombre de mandats, la règle d’éligibilité et réglementé tous les aspects du développement de la nation guinéenne ainsi que les activités de son peuple. Le général Sékouba Konaté, alors chef de l’Etat, a promulgué cette nouvelle Constitution, qui définissait le cadre juridique des deux dernières élections présidentielles de 2010 et 2015, toutes deux remportées par M. Alpha Condé sur les accusations de fraude électorale.

 De l’enthousiasme suscité par la première élection véritablement démocratique, le peuple guinéen avait enfin espéré l’instauration d’une véritable démocratie avec l’élection de M. Alpha Condé.  Malheureusement, il n’a pas fallu longtemps aux gens pour se réconcilier avec la réalité. Avec la déception et la peur pour son avenir politique, économique et social, les gens comprennent maintenant que M. Alpha Condé a passé 50 ans de sa vie non seulement à dénigrer ses adversaires, mais aussi à affiner ses stratégies pour mettre en place des stratagèmes de corruption plus sophistiqués, ethnocentrisme, dictature, impunité et incompétence, la critique même qu’il avait adressée à tous ses prédécesseurs.

 L’exacerbation des tensions ethniques et politiques entre les communautés traditionnellement coexistantes, la ségrégation pure et simple et la discrimination à l’encontre des communautés pour la plupart privées de leurs droits dans certaines parties de la Guinée (par Alpha Condé lui-même) ont été à l’épicentre de la gouvernance du Président Alpha Condé. Human Rights Watch et Amnesty International, entre autres groupes de défense des droits humains, ont largement documenté de nombreuses violations. Je ne reproduirai ni n’énumérerai ici la documentation exhaustive facilement disponible.

 Menant à l’imposition d’une présidence à vie en République de Guinée, M. Alpha Condé a poursuivi sans relâche la modification de la Constitution guinéenne. Il a attribué à lui-même et à son parti, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), des sièges de maire et de conseil qu’ils n’ont pas remportés aux urnes lors des dernières élections communales intentionnellement retardées, tenues en février 2018. Ces actions provocantes et exaspérantes  sont conçues pour irriter et pousser l’opposition politique à réagir de manière excessive, lui donnant le subterfuge nécessaire pour mettre en œuvre brutalement ses plans trompeurs de se maintenir au pouvoir après 2020. En limogeant illégalement le président de la Cour constitutionnelle, qui s’est opposé à ses projets de rester au pouvoir  au-delà de 2020, et en forçant la démission de son ministre de la Justice, M. Cheick Sacko, M. Alpha Condé n’a fait que suivre la voie des autres dictateurs africains.  Néanmoins, le peuple guinéen vigilant dans son écrasante majorité s’oppose toujours résolument à ce troisième mandat illégal.

 Dans un pays à court d’argent comme la Guinée, M. Condé n’a pas cligné des yeux en déboursant impulsivement deux millions d’euros le 16 avril 2019, pour contribuer à la reconstruction de l’église Notre-Dame incinérée à Paris, en France.  Derrière cet acte de compassion apparent, un plan cynique était en cours pour racheter le soutien de la France à ses efforts de troisième mandat. Dans l’intervalle, le peuple guinéen a continué d’étouffer sous le fardeau exaspérant d’une pauvreté abjecte et d’une misère omniprésente. Il est devenu très clair qu’en opposant les partisans et les opposants du troisième mandat selon des critères ethniques, M. Alpha Condé a continué à semer les graines d’affrontements explosifs qui détruiront la République de Guinée, telle que nous la connaissons, et pour des générations à venir.

 Comme indiqué dans la liste à puces partielle ci-dessous, l’exacerbation des tensions ethniques et politiques entre les communautés traditionnellement coexistantes, la ségrégation et la discrimination flagrantes contre les communautés majoritairement minoritaires dans certaines parties de la Guinée (par Alpha Condé lui-même) ont favorisé les affrontements ethniques et la violence politique, maintenant fréquente en Guinée. Je ne reproduirai pas la documentation exhaustive facilement disponible et publiée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.  Parmi les plus significatifs, veuillez noter:

  Les forces de sécurité gouvernementales ont affronté des manifestants à Conakry le 27 septembre 2011, entraînant la mort d’au moins trois manifestants.

  En août 2012, dans la petite ville minière de Zogota située dans la région de la Guinée forestière, les forces de sécurité ont tué cinq villageois dont le chef du village.  Sous le couvert de l’obscurité, ces forces avaient pris d’assaut et attaqué le village où les gens avaient protesté contre les pratiques d’embauche discriminatoires de la société brésilienne d’extraction de fer Vale.

 Au moins trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre des partisans du gouvernement et des partisans de l’opposition dans le sud de la Guinée les 10 et 11 décembre 2012.

 Des groupes d’opposition ont protesté contre le gouvernement à Conakry du 27 février au 6 mars 2013, entraînant la mort de neuf personnes, aux mains des forces de sécurité gouvernementales.

 Les forces gouvernementales ont tué au moins trois personnes lors de manifestations électorales à Conakry les 2 et 3 mai 2013.

 Les forces de sécurité gouvernementales ont affronté des manifestants de l’opposition à Conakry du 23 au 27 mai 2013, entraînant la mort d’au moins 12 personnes.

 Plus de 50 personnes ont été tuées à Conakry dans des violences politiques au cours de la période de trois mois se terminant en mai 2013.

 En raison de la politique discriminatoire défendue par M. Alpha Condé, près de 100 personnes ont été tuées dans des affrontements ethniques entre des membres de la tribu Kpelle (majoritairement chrétiens et animistes) et la tribu Konia (mandingue ou Maninka, majoritairement musulmane) du 15 au 24 juillet, 2013, dans la commune urbaine de N’Zérékoré.  Selon des sources hospitalières, ce nombre n’inclut pas les dizaines de corps retrouvés dans les puits de certains quartiers, ainsi que ceux du village de Koulé Yakéta et de la préfecture de Beyla. Des dizaines sont toujours portés disparus.

 En raison de la précarité du système de santé guinéen, en raison d’une mauvaise gestion systémique, les épidémies d’Ebola ont tué environ 2500 personnes en Guinée entre 2013 et 2015.

 La mauvaise gestion de l’épidémie d’Ebola en 2014 a conduit au massacre d’une équipe d’agents de santé, déclenchant le siège militaire de Womey, une communauté pacifique du sud-est de la Guinée.  Des dizaines de villageois en fuite sont morts de famine, de morsures de serpents et de maladies dans les forêts environnantes où ils se sont réfugiés.

 Le 14 avril 2015, au moins deux gendarmes ont arrêté une femme de 26 ans, l’ont forcée à monter dans leur véhicule, l’ont emmenée dans un immeuble, lui ont bandé les yeux et l’ont violée.  Elle a déposé une plainte judiciaire peu de temps après, mais elle n’a jamais été contactée par la justice ou la police pour fournir des preuves supplémentaires.

En avril et mai 2015, pendant et après les manifestations de rue, des policiers et, dans une moindre mesure, des gendarmes opérant à Bambeto, Hamdallaye, Koloma, Matam et Wanindara ont fait irruption dans des maisons et volé des téléphones portables, de l’argent, des articles ménagers et des marchandises.

Le 7 mai 2015, des gendarmes en patrouille à Hamdallaye auraient tué un soudeur de 34 ans près de son domicile. Le 8 mai, sa famille a déposé une plainte auprès du Tribunal de Dixinn. À ce jour, aucune information n’est disponible sur l’état d’avancement de l’enquête.

Le 10 octobre 2015, un chauffeur de 24 ans a été abattu à Sonfonia Gare Il alors qu’il se rendait chez son frère, par les forces de sécurité chargées de lever les blocus érigés par les manifestants.  Quatre autres hommes ont été blessés lors du même incident.

En raison de la politique discriminatoire de M. Alpha Condé, environ 100 personnes ont été tuées dans des affrontements ethniques entre des membres de la tribu Loma (principalement chrétiens et animistes) et de la tribu Konia (Mandingo ou Maninka, principalement musulmans) à Koyamah et Macenta, dans le sud-est de la Guinée dans la période de mars à septembre 2020.

 M. Alpha Condé a procédé à un coup d’État constitutionnel le 22 mars 2020 en imposant au peuple guinéen un référendum non seulement pour changer la Constitution, mais aussi pour élire un parlement sans la participation de la véritable opposition politique.  Ce processus, auquel se sont opposés la majorité des Guinéens, a été entaché d’une extrême violence de la part des forces de défense et de sécurité, avec une contribution significative des «DONZOS», la milice privée de M. Alpha Condé.  Les événements importants suivants ont eu lieu:

Tout au long de la lutte pour empêcher le troisième mandat de M. Alpha Condé, des militants de l’opposition politique et du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été régulièrement soumis à la répression avec la participation des groupes ULIMO et DONZOS, notamment dans la forêt  Région (en particulier à N’Zérékoré) Plutôt que les forces de police et de gendarmes typiques, le groupe DONZOS a patrouillé les bureaux de vote sous prétexte d’assurer la sécurité alors qu’en réalité leur présence parfois, intimidait les civils pour les empêcher de voter;  à d’autres moments, ils protégeaient simplement la fraude organisée de RPG.

 Comme l’ont rapporté plusieurs ONG et l’opposition politique, les forces de sécurité ont commis des crimes lors de manifestations pour protester contre le changement constitutionnel.  Les massacres qui ont suivi du 22 au 24 mars 2020 à N’Zérékoré ont fait près de 98 personnes tuées par les forces de sécurité. Le jour de ce meurtre de masse, des affrontements ont éclaté entre les défenseurs de la Constitution de mai 2010 et les promoteurs de la nouvelle constitution contestée. L’implication dans les affrontements des milices ULIMO et DONZOS a transformé le conflit en une violence interethnique entre les Koniankés et les Malinkés d’une part et les Guerzes, Manons et Konos, d’autre part. Cinq églises ont été vandalisées et incendiées.

À la tombée de la nuit du 23 mars 2020, les forces de sécurité ont récupéré plusieurs corps à la morgue de N’Zérékoré pour être ensevelis dans une fosse commune, sur injonction des autorités.  À ce jour, aucune enquête n’a été ouverte pour aider à élucider les circonstances de ces meurtres et mettre fin à leurs familles.  Plusieurs personnes sont toujours portées disparues, des centaines de personnes ont été blessées, plusieurs dommages matériels ont été enregistrés et plusieurs arrestations ont été effectuées.  À ce jour, près de 400 militants sont toujours en prison suite à la manifestation, y compris des mineurs.

Outre le braquage qui a suivi l’élection du 18 octobre 2020, les violations des droits et libertés ainsi que les crimes commis comprennent:

L’assassinat de 51 citoyens membres de la coalition électorale UFDG et ANAD par les forces de défense et de sécurité.  Le gouvernement a catégoriquement refusé d’ouvrir des enquêtes pour identifier les auteurs et les traduire devant les tribunaux, conformément à la loi.

 La mort de quatre prisonniers politiques par manque de soins dans un centre de détention surpeuplé. Le gouvernement a refusé de lancer une enquête sur ces décès, principalement en raison du manque de conditions sanitaires dans ces établissements pénitentiaires, qui abritent aujourd’hui plus de trois fois plus de prisonniers qu’ils étaient censés accueillir à l’origine.

L’arrestation et la détention arbitraires de centaines de membres de l’UFDG, de l’ANAD et de civils pour leur opposition au troisième mandat illégal de Condé et pour avoir exigé le respect des véritables résultats des urnes.

La poursuite de la fermeture et de l’occupation du siège et des bureaux du Président de l’UFDG, sans aucune base légale, par les forces gouvernementales de défense et de sécurité.

L’interdiction de voyager imposée à M. Mamadou Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, à son épouse et à ses proches collaborateurs, sans aucune base légale.

La destruction, sans préavis ni compensation, des habitations et des commerces des citoyens le long des voies d’accès publiques, alors que le gouvernement n’a pas de programme pour de telles routes ou pour l’aménagement des terres libérées par ce déplacement forcé.

 La fermeture unilatérale des frontières avec certains pays voisins qui fait peser une charge excessive sur la population qui souffre déjà d’exactions brutales des forces de sécurité gouvernementales.

La flambée des prix des produits de base, en partie due à la hausse des impôts, à la forte inflation monétaire, à la dépréciation de la monnaie nationale, à la dilapidation des ressources et à la fermeture des frontières, contribuant à la misère des populations.

L’augmentation annoncée des prix des carburants, qui ne manquera pas d’aggraver cette crise et de réduire encore le pouvoir d’achat des ménages.

Enfin, l’effort tacite du gouvernement pour répercuter sur le peuple le coût de la campagne du troisième mandat d’Alpha Condé au cours de laquelle les maigres ressources du pays ont été utilisées de manière irresponsable en lieu et place des offres de financement des institutions internationales.

 En raison d’une dictature institutionnalisée sophistiquée et de la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé, l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) de la Guinée est paradoxalement parmi les plus élevés au monde malgré l’énorme richesse minérale du pays.  Sans aucun doute, la Guinée et la communauté internationale s’en tireront mieux avec un environnement plus stable et pacifique, sous une nouvelle direction patriotique, qui supervisera la reconstruction d’un paysage politique plus favorable, pour donner au pays un cadre démocratique solide et inviolable, et favoriser un processus électoral transparent et acceptable propice à une paix durable et à la prospérité économique. Plus important encore, les preuves montrent que M. Alpha Condé n’a pas remporté l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Il est un président imposé et soutenu par l’armée, les forces paramilitaires et les institutions soumises sans la légitimité accordée uniquement par le peuple guinéen à travers le scrutin. 

Au nom de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès UDRP et ses alliés, je tiens à remercier les États-Unis d’Amérique pour leur position exprimée par l’ambassade des États-Unis en Guinée, contre la modification inutile et énergique de la constitution, uniquement pour satisfaire M.  Les ambitions égoïstes d’Alpha Condé d’une présidence à vie en Guinée.  À l’appui de l’instauration de la démocratie en Guinée, le Parti politique UDRP, que j’ai le privilège de diriger, a joué un rôle central lors de l’élection présidentielle, après l’élimination injustifiée de son candidat par la Cour constitutionnelle de M. Alpha Condé.  Dans une quête pour aider à reconquérir et à consolider la démocratie détournée, l’UDRP et ses alliés UFDG / ANAD, demandent au gouvernement des États-Unis, ses institutions, le président Joe Biden et tous leurs alliés à travers le monde:

Renforcer les efforts du Front national de défense de la Constitution (FNDC) et des autres partisans de l’opposition politique et des intérêts civils en appelant les partenaires techniques et financiers, et les organisations sous-régionales, régionales et internationales à mener des enquêtes  missions sur les crimes commis lors de leurs manifestations et les massacres qui ont suivi les 22, 23 et 24 mars 2020 à N’Zérékoré.

Demander que les milices ULIMO, DONZO et CHEVALIERS soient déclarées groupes terroristes au même titre que la secte BOKO HARAM, DAECH, ISIL et autres groupes similaires, et leurs sponsors traités comme tels.  Si elles ne sont pas définitivement démantelées, les milices ULIMO et DONZO sont susceptibles de se réinstaller au Libéria, en Côte d’Ivoire et en Sierra Leone, entre autres, d’où elles continueront de propager la terreur et l’instabilité dans la sous-région ouest-africaine.

Soutenir les efforts pour reconnaître la victoire de leur candidat, Mamadou Cellou Dalein Diallo, incontestable vainqueur de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020 aux urnes;  Alpha Condé a volé illégalement et sans scrupules cette victoire avec l’aide d’institutions administratives et électorales soumises.

Utiliser le Global Magnitsky Human Rights Accountability Act pour sanctionner M. Alpha Condé et ses 25 dignitaires inscrits au Parlement européen comme violateurs et délinquants des droits humains;  Les États-Unis ont utilisé avec succès et unilatéralement cette loi de lutte contre la criminalité pour traquer et sanctionner les auteurs de violations des droits de l’homme et les criminels du monde entier, geler leurs avoirs et les empêcher d’entrer aux États-Unis d’Amérique.

 L’UDRP et tous ses alliés continuent de croire que les États-Unis, en tant qu’incarnation de la paix, de la démocratie et de la justice dans le monde, ne laisseront pas la Guinée s’effondrer et brûler sous la dictature barbare et impitoyable de M. Alpha Condé.  L’histoire et le peuple guinéen vous en seront profondément reconnaissants !

Respectueusement vôtre,

Edouard Zoutomou KPOGHOMOU, PhD.  Président de l’UDRP

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3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : quand certains médias présentent la victime comme le bourreau

4 juin 2021 à 10 10 13 06136
Alpha Condé chez Cellou Dalein Diallo, en septembre 2016

Le régime guinéen est-il en passe de réussir un pari ? Visiblement oui. En arrêtant les principaux lieutenants de son principal challenger depuis 2010, Alpha Condé voulait certainement s’en servir comme monnaie d’échange pour la reconnaissance de sa victoire à la présidentielle de 2020 par celui qui s’était autoproclamé président élu et qui persiste toujours dans cette logique.

Les principaux meneurs du combat politique contre le troisième mandat ont été mis aux arrêts. Histoire de museler voire de décapiter le parti. L’UFDG sans Cherif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé est un parti affaibli voire anéanti. Le pouvoir tient coûte que coûte à obtenir la reconnaissance de sa victoire en échange de la libération de ces personnes.

Malheureusement pour l’opposition, l’autre pari que le pouvoir a réussi est de présenter toute personne qui fait entendre un autre son de cloche que celui émis par Sékoutouréya comme un opposant. De fil à aiguille, il est parvenu à faire taire les critiques. Particulièrement chez les journalistes et les activistes de la société civile. Au mieux, les gens se taisent. Et au pire, ils s’en prennent à l’opposition. Les plus téméraires font ce qu’ils pensent être un équilibre entre le pouvoir et l’opposition. Renvoyant dos à dos les uns et les autres.

Les journalistes et autres activistes qui ont peur d’être taxés de rouler pour l’opposition n’émettent pas une seule critique. Ou quand ils le font à l’encontre du pouvoir, ils le font également à l’encontre de l’opposition. Des journalistes qui ont défendu Alpha Condé durant sa traversée de désert deviennent la bête noire du régime. Parce qu’ils ont continué à défendre une opposition toujours malmenée. Or, pour le RPG, ce qui était rose hier est tout noir aujourd’hui.

Pour revenir aux « équilibristes » et sachant que le pouvoir dirige et l’opposition s’oppose, c’est une aberration de rendre tous les deux camps responsables de la situation de la Guinée. Mais, c’est cela aussi qui constitue l’exception guinéenne. Plus grave encore, c’est seul dans ce pays que la victime est blâmée à la place de son bourreau. Il n’est pas rare d’entendre dire ici que l’opposition envoie ses militants à l’abattoir. Comme s’il est permis de liquider un manifestant comme un gibier.

L’autre exploit réussi par l’actuel régime, c’est d’étiqueter les victimes. Un soldat lynché par la foule est un martyr. Tandis qu’un manifestant, désarmé, abattu de sang-froid par des agents de sécurité est un badaud. Les combattants de la liberté d’hier sont les loubards d’aujourd’hui.

Désormais, la stratégie du pouvoir consiste à présenter le leader de l’UFDG comme celui qui maintient ses responsables en prison. Parce qu’il refuse de « coopérer ». Entendez, renoncer à sa revendication. Or, s’il est vrai que la réalité sur le terrain c’est qu’Alpha Condé reste et demeure le seul président de la République, il est tout aussi vrai que le seul moyen de pression qui reste à Cellou Dalein Diallo et à son parti, c’est de continuer à contester la victoire de l’adversaire.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein et Cie répondent à Chérif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé : c’est à nous de décider de dialoguer ou pas…

3 juin 2021 à 9 09 02 06026

« La position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction Nationale du parti et de ses instances compétentes… La Direction Nationale de l’UFDG demande à ses militants de rester mobilisés pour la défense de nos droits et libertés » ! C’est la quintessence de la réponse de Cellou Dalein Diallo et de ses proches à la tribune des trois hauts responsables de l’UFDG qui sont détenus à la plus grande prison de la Guinée depuis 7 mois.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, trois hauts responsables de la principale formation politique de l’opposition (UFDG), arrêtés et détenus depuis la très contestée élection présidentielle du 18 octobre 2020 ont publié une tribune hier, mercredi 02 juin 2021. Elhadj Ibrahima Chérif Bah (Vice-président de l’UFDG et membre du Conseil de ce parti) Ousmane Gaoual Diallo (ancien député uninominal de Gaoual, Directeur de la Communication de l’UFDG et membre du Conseil politique) et Mamadou Cellou Baldé (ancien député uninominal de Labé, Coordinateur des fédérations de l’intérieur et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG) se sont défendus des accusations mises à leur charge par le régime Alpha Condé. Mais, le fait nouveau est qu’ils ont appelé au dialogue et marqué leur intention de jouer leur partition à la future décrispation politique.

Au lieu de soutenir cette position des détenus ou tout au moins laisser l’opinion la commenter, la direction nationale de l’UFDG s’est fendue, tard la nuit, une déclaration pour s’opposer à ce qui se ressemble à un « plan de défense » des trois responsables du parti. Cellou Dalein Diallo et ses collaborateurs les moins populaires estiment qu’il n’appartient pas à Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé d’appeler au dialogue. Une réaction qui pourrait susciter une désapprobation des familles et proches des personnes arrêtées qui souffrent aujourd’hui énormément de l’absence prolongée des leurs et qui cherchent depuis des mois sans succès des pistes de sortie pour les leurs.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de la direction nationale de l’UFDG :

Une tribune signée de Elhadj Chérif Bah, Vice-Président de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo, Coordinateur de la Cellule de communication de l’UFDG et Cellou Baldé, Coordinateur des Fédérations UFDG de l’intérieur, a été diffusée dans la presse ce 2 juin 2021. 

Dans cette tribune, les trois responsables de l’UFDG actuellement en détention ont rappelé le caractère pacifique, légal et républicain de leur combat politique et ont mis en évidence leur innocence par rapport aux charges retenues contre eux. Ils ont par la suite estimé qu’une justice impartiale et un Exécutif neutre ne manqueront pas de constater leur innocence et de décider de leur libération. 

Un tel dénouement serait un « premier gage d’ouverture » et contribuerait à leurs yeux à «amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation», conformément aux recommandations des partenaires de la Guinée et des Organisations de défense des droits de l’homme. 

La Direction Nationale du Parti, convaincue de l’innocence de ses cadres, a toujours dénoncé leur détention arbitraire et appelé à leur libération. Si cette libération doit passer par un procès juste et équitable, le Parti ne peut que soutenir l’appel de nos cadres à l’organisation, dans les meilleurs délais, d’un tel procès. En tout état de cause, la position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction Nationale du parti et de ses instances compétentes. 

La Direction Nationale du Parti réitère sa solidarité à l’endroit de nos collaborateurs et de tous les cadres et militants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC arbitrairement détenus. La Direction Nationale de l’UFDG demande à ses militants de rester mobilisés pour la défense de nos droits et libertés. 

Conakry, le 02 juin 2020 

La Direction Nationale de l’UFDG

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Guinée : Condé toujours hanté par les hommes de Conté

1 juin 2021 à 16 04 50 06506

Dans un contexte sous-régional et africain marqué par le retour des vieux démons sur la scène politique –avec à la clé la remise en cause des acquis démocratiques au Tchad et au Mali-, le gouvernement guinéen a usé et même abusé du vieil adage selon lequel : « on envoie un doigt ; s’il passe, on envoie tout le bras. Mais, s’il casse, on le retire ». C’est exactement ce qu’il a fait pour l’histoire d’augmentation du prix du carburant.

Dans un premier temps, il (le gouvernement) avait annoncé qu’il va procéder à l’augmentation dès la fin du mois de Ramadan. Mais en même temps il a jaugé la réaction populaire. Et l’opposition lui a mis des bâtons dans les roues. Une fois n’est pas coutume, le gouvernement Kassory a entendu le cri de cœur des populations.

En effet, quand on voie les communications du trio Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Ousmane Kaba sur la question, on comprend aisément pourquoi les ministres de Conté en général et les anciens Premiers ministres en particulier constituent toujours et encore un véritable cauchemar pour l’actuel président guinéen. Coup sur coup, les trois personnalités ont balayé d’un revers de la main tous les arguments du gouvernement, fragilisant dangereusement ce dernier.

Là où le porte-parole du gouvernement a fait les pieds et les mains pour persuader le citoyen de la nécessité de l’augmentation du prix avec une dizaine de pages, l’ancien ministre et les anciens Premiers ministres ont fait une page pour démonter tout ce que le ministre d’Alpha Condé a monté. Ce dernier a sans doute oublié que l’approche des technocrates est aux antipodes de celle des politiques. Les premiers sont des pragmatiques praticiens tandis que les seconds sont des théoriciens.

Ainsi, le cri de cœur des citoyens, les arguments de l’opposition et le contexte social et politique délétère chez le voisin de l’Est ont obligé le pouvoir à faire machine arrière. Pour le baroud d’honneur, le ministre en charge des hydrocarbures estime que les Guinéens seront informés de l’augmentation au moment opportun. C’est qui est une évidence.

Pour le moment, si les associations qui devraient défendre les consommateurs ont brillé par leur mutisme, en revanche l’opposition a, elle, pleinement joué son rôle. Ce rendez-vous manqué, salué par tous les citoyens, est la preuve, s’il en était besoin, que le duo Cellou-Sidya, renforcé par certains de leurs anciens collaborateurs, hante toujours le tandem Alpha-Kassory. En dépit de tout ce que le gouvernement peut dire, l’opposition a réussi à le faire plier. Du moins provisoirement. Même s’il ne recule pour que mieux sauter.

En fin politique, Alpha Condé connait mieux que quiconque cette citation du célèbre économique Daniel Cohen « les révolutions des palais partent toujours des émeutes des villes ». En outre, le vieil homme sait qu’il a plus à perdre que son Premier ministre qui, lors de la dernière augmentation, s’était montré tout aussi intransigeant qu’inflexible. Du coup, il a évité l’épreuve de force à un moment où l’’état de grâce semble être définitivement rompu avec les partenaires extérieurs.

Au contexte sous-régional dont on a déjà parlé, s’ajoute également la crise sanitaire mondiale. Laquelle oblige de nombreux gouvernements à faire des sacrifices pour soulager leurs populations. Dans un tel contexte tout gouvernement réfléchi doit serrer la ceinture pour éviter d’asphyxier sa population qui pourrait se retourner contre lui.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Cellou Dalein et Cie interdits de voyager : « toutes les mesures sont maintenues » (Procureur)

24 mai 2021 à 23 11 36 05365
Sidy Souleymane N’diaye, procureur de Dixinn

C’est désormais officiel. Cellou Dalein Diallo ne pourra se rendre à Lomé pour participer au colloque sur l’ECO, prévu cette semaine dans la capitale togolaise. Dans un communiqué publié ce lundi soir, 24 mai 2021, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn a annoncé que l’interdiction de voyager prise contre lui et d’autres responsables de son parti sont maintenues et pourraient même s’étendre à d’autres.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous le communiqué :

Communique-Le procureur près le tribunal de Dixinn informe l’opinion nationale et internationale que dans le cadre des procédures ouvertes à la suite de l’attaque et l’incendie du train minéralier de la compagnie RUSAL ayant entraîné des morts et de celles relatives aux violences avant, pendant et après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, que des dispositions sont en train d’être prises pour l’ouverture des procès.

Il rappelle par ailleurs, que pour les nécessités de procédures, toutes les mesures d’interdiction de sortie du territoire ordonnées à l’encontre de certaines personnes en application de la législation en vigueur, sont maintenues et pourraient même s’étendre à d’autres, au besoin.

Le procureur de la République veille, conformément à ses attributions, au respect scrupuleux de toutes les libertés.

Fait au parquet, le 24 mai 2021

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Politique : la fédération UFDG-Libéria renouvèle sa confiance au président Cellou Dalein Diallo

24 mai 2021 à 20 08 27 05275

« Notre fédération, s’inscrivant davantage sur la logique de défense des libertés fondamentales, des principes de la démocratie, la justice, l’unité et la réconciliation nationale, renouvelle sa confiance au bureau politique national particulièrement au président élu du peuple, son excellence ELHADJ CELLOU DALEIN DIALLO dans sa noble mission d’unir et servir les Guinéens…Notre engagement, notre fidélité et notre loyauté envers le parti et son président sont irréversibles ». C’est l’assurance donnée par la fédération UFDG du Libéria et les mouvements de soutien du parti dans ce pays frontalier de la Guinée.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous leur l’intégralité de leur déclaration, publiée à l’issue d’une assemblée générale tenue hier, dimanche 23 mai 2021, à Monrovia.

DÉCLARATION DE RENOUVELLEMENT DE CONFIANCE ENVERS LE PARTI ET À SON PRÉSIDENT SON EXCELLENCE ELHADJE MAMADOU CELLOU DALEIN DIALLO, L’ELU DU PEUPLE PAR LA FÉDÉRATION UFDG DU LIBÉRIA.

Excellence Mr. le président ELHADJ CELLOU DALEIN
DIALLO président élu de la République de Guinée.

Mesdames et messieurs les membres du Bureau Politique National.

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Exécutif National

Mesdames et Messieurs les membres du Comité National des Jeunes

Mesdames les membres du comité National des Femmes,

Chers Responsables Allier de L’ANAD

Chers collègues du Bureau Fédéral du Liberia

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Sages

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Femmes

Très Chers membres du Bureau Fédéral des Jeunes

Très chers Secrétaire Généraux et les Responsables des 15 sections de la Fédération de L’UFDG Libéria.

Chers Responsables des mouvements de soutien International:
KOMATOUN CELLOU LAMOH, STAFF HADJA HALIMATOU DALEIN
DIALLO, DENTAL GORKO SOUSSAI SUNNADJO HOLLOH,
TAABITAL-POULAKU etc…

Chers responsables des organisations et des Institution locaux :
FULANI UNITED OF LIBERIA, FULA COMMINUTY FOR PROGRESS
AND DEVELOPMENT, BANTAL FOUBHE LIBERIA, NATIONAL
FULA SECURITY TEAM OF LIBERIA,

Chers Collègues des partis Politiques Allies,

Chers Militants et sympathisants de la fédération

Distingués invités,

Mandâmes et Messieurs.

C’est pour moi un immense plaisir et un grand honneur de prendre la parole au nom de l’ensemble des cadres, militants et des mouvements de soutien de la fédération UFDG du LIBÉRIA. Notre fédération s’est engagée depuis 2007 dans un combat démocratique irréversible derrière le président CELLOU DALEIN DIALLO pour le développement économique, l’instauration d’un état de droit et la promotion des valeurs démocratiques et sociales en République de Guinée. Aujourd’hui ce bilan reste positif et prometteur.

Notre parti a participé à trois élections présidentielles, une élection législative et une élection communale et communautaire pendant lesquelles L’UFDG s’est illustré à travers des scores extraordinaires malgré les machines de fraudes instaurées par le parti au pouvoir. La dernière en date fût l’élection présidentielle de 2020 pendant laquelle le peuple de Guinée dans sa majorité a accordé leurs chiffrages à notre candidat son excellence ELHADJ MAMADOU CELLOU DALEIN DIALLO dès le premier tour avec 53,84 %.

MONSIEUR LE PRESIDENT,
MESDAMES ET MESSIEURS LES MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Nous voudrons vous assurez l’engagement total de la fédération de L’UFDG Liberia à cote de vous pour la démocratisation de notre pays natale la Guinée dans ce combat difficile, sous ce régime dictatorial de Mr. Alpha CONDE, qui n’as rien fait sauf l’instauration d’un system de corruption dans tous les lieux administratifs de notre pays, instaurer la haine entre les Guinéens, la division entre les ethnies.

Vous avez été et serez un président incontestable dans l’histoire de la Guinée car vous incarnez tous les valeurs démocratiques et morales d’un pays émergent, c’est pourquoi nous les responsables et militants des 15 Sections de la fédération du Liberia nous vous réaffirmons notre engagement total dans ce combat.

MONSIEUR LE PRESIDENT MESDAMES ET MESSIEURS.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Malheureusement cette lutte ne se mène pas sans conséquences vis-à-vis de notre parti et de nos militants. C’est le lieu de déplorer et de condamner sévèrement les tueries à balles réelles, les emprisonnements infligés aux cadres et militants de L’UFDG, à L’ANAD, et à l’opposition ainsi que d’autres violations flagrantes des droits humains suite à leurs démarches démocratiques visant à empêcher un troisième mandat anticonstitutionnel pour alpha CONDE. Les victimes n’ont jamais connu justice ou la compassion de l’Etat. Nous prions pour le repos des âmes de tous les martyrs tombés sous les balles du pouvoir d’Alpha Condé et exhortons une liberté totale sans condition à tous les détenus politiques sur toute l’étendue du territoire national.

MESDAMES ET MESSIEURS.

Après dix ans d’exercice du pouvoir par Alpha condé et son clan machiavélique; notre pays demeure toujours dans une pauvreté excessive, un manque cruel des services sociaux de bases. Un recul de la liberté, de la démocratie et de l’état de droit. Une fracture totale du tissu social, occasionner et entretenu par Alpha Condé avec son projet de diviser pour régner. Le tout couronné par des détournements des fonds publics, une corruption à grande échelle dans tous les échelons de l’administration Guinéenne sans que les responsables ne soient inquiétés. A cela s’ajoute le manque de résultats de développement économique.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Avec votre permission nous saluons l’effort fourni par les responsables et militantes de L’UFDG dans le monde entier car c’est grâce à la communication et à la mobilisation de nos militants et responsable dans les diasporas que les Guinéennes et les institutions nationales et internationales continuent de lutter contre cette dictature d’Alpha CONDE.

MONSIEUR LE PRESIDENT

Notre fédération s’inscrivant davantage sur la logique de défense des libertés fondamentales, des principes de la démocratie, la justice, l’unité et la réconciliation nationale ; renouvelle sa confiance au bureau politique national particulièrement au président élu du peuple, son excellence ELHADJ CELLOU DALEIN DIALLO dans sa noble mission d’unir et servir les Guinéens. La fédération UFDG du LIBÉRIA et les mouvements de soutien restent debout derrière le parti et son président pour continuer le combat démocratique. Notre engagement, notre fidélité et notre loyauté envers le parti et son président est irréversible jusqu’à la victoire finale.

Recevez monsieur le président nos sincères salutations.

VIVE ELHADJE CELLOU DALEIN DIALLO

VIVE L’UFDG

VIVE L’ANAD

VIVE LA DEMOCRACIE

VIVE LA REPUBLIQUE

Je vous remercie.

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Fête de Ramadan : le message de Cellou Dalein aux Guinéens

13 mai 2021 à 6 06 34 05345

A l’occasion de la fin du Ramadan, Cellou Dalein Diallo a adressé un message à ses compatriotes. Le président de l’UFDG a souhaité bonne fête de l’Aïd El Fitr aux fidèles musulmans de Guinée, tout en souhaitant de voir une Guinée unie, où règnent la justice, la solidarité et la paix.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le message du principal opposant guinéen :

« Mes chers compatriotes,

Nous voici arrivés au terme du mois saint de Ramadan où nous avons, par le jeûne, les prières et la dévotion, raffermi davantage notre foi dans un contexte marqué par une crise sanitaire qui frappe le monde entier.

Je saisis cette occasion pour présenter mes sincères condoléances à toutes les familles endeuillées par la pandémie et réitérer mes encouragements au personnel soignant dont l’abnégation force l’admiration.

J’ai une profonde pensée pour ceux de nos compatriotes malades, ceux arbitrairement privés de liberté et ceux dont la vulnérabilité nous appellent à un devoir de solidarité.

Puisse Allah, au terme de ce mois de pénitence, favoriser l’avènement d’une Guinée unie où règnent la justice, la solidarité et la paix.

À tous les fidèles musulmans de Guinée et du monde, je souhaite une excellente fête d’Aid El Fitr.

Qu’Allah le Clément, le Miséricordieux, pardonne nos péchés, accepte notre jeûne et exauce nos prières ».

A suivre !

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Libération de certains prisonniers politiques : « soyons vigilants », réagit Cellou Dalein

8 mai 2021 à 11 11 39 05395

Même s’il se réjouit de la libération de plusieurs détenus politiques, Cellou Dalein Diallo reste prudent face à cette décision. Le président de l’UFDG craint en effet que cela ne soit « une opération de communication » déclenchée par le gouvernement. C’est pourquoi, dans un message publié ce samedi 8 mai 2021, sur les réseaux sociaux, l’opposant a appelé à la vigilance.

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Guinée : Cellou Dalein exige la libération « sans délai » des prisonniers politiques

1 mai 2021 à 18 06 11 05115

En marge de l’assemblée générale virtuelle de son parti, ce samedi 1er mai 2021, Cellou Dalein Diallo s’est prononcé une fois encore sur la situation des opposants détenus à la Maison centrale de Conakry, parmi lesquels figurent plusieurs hauts responsables de son parti. Le président de l’UFDG s’est insurgé contre « l’injustice » dont sont victimes ces « innocentes personnes », avant d’exiger leur libération sans délai et sans condition, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Journée internationale du travail : le message de Cellou Dalein aux travailleurs guinéens

1 mai 2021 à 16 04 39 05395

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

Chers compatriotes,

Travailleuses et travailleurs,

Le 1er mai, journée internationale du travail, me donne l’occasion de vous souhaiter une bonne fête et vous exprimer ma solidarité dans la lutte que vous menez pour améliorer vos conditions de vie et de travail. Comme l’année dernière, la pandémie du coronavirus oblige à la sobriété.

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Décret : Tibou Kamara nommé porte-parole du Gouvernement

29 avril 2021 à 21 09 58 04584

Tibou Kamara, ministre d’État, ministre de l’Industrie et des PME, nouveau porte parole du Gouvernement

C’est finalement sur Tibou Kamara que le président Alpha Condé a jeté son dévolu pour porter la parole du premier Gouvernement de son troisième mandat à la tête de la République de Guinée.

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Polémique entre les partis de Cellou Dalein et d’Alpha Condé : l’UFDG répond au RPG-AEC

19 avril 2021 à 12 12 06 04064

Dans une déclaration publiée sur différentes plateformes, la direction du RPG-ARC-EN-CIEL soutient que : “Le président de l’UFDG, El-Hadj Cellou Dalein Diallo, depuis sa dernière retentissante débâcle électorale a déserté littéralement le terrain politique pour s’investir dans les médias sans retenue, ni pudeur. Il n’arrive pas encore à faire le deuil des cuisantes défaites humiliantes qu’il a subies coup sur coup à l’élection présidentielle à laquelle il a prit part avec l’idée funeste de “moi ou le chaos”, au référendum qu’il a essayé d’empêcher par un recours à la violence et des actes terroristes, aux législatives qu’il a boycottées au grand dam de son parti, aujourd’hui, absent de l’Assemblée nationale à cause de sa niaiserie électorale et de ses louvoiements politiques endémiques”.

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Alpha Condé promet de produire 25 millions de poulets par an : Cellou Dalein donne des leçons à « papa promesse »

17 avril 2021 à 18 06 57 04574

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire virtuelle de son parti ce samedi, 17 avril 2021, le leader de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) s’est exprimé sur la ressente promesse du président Alpha Condé en lien avec la production de 25 millions de poulets par an en Guinée. Et, c’est avec une bonne dose d’humour et de leçon d’économie que Cellou Dalein Diallo a abordé ce sujet.

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Journée des prisonniers politiques : Cellou Dalein rend hommage aux opposants détenus en Guinée

17 avril 2021 à 14 02 39 04394

L’humanité célèbre ce samedi, 17 avril 2021, la journée internationale des prisonniers politiques. Adoptée en 2004 par plusieurs organisations, cette journée permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques. A cette occasion, le principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo, a rendu hommage à ses collaborateurs de l’UFDG et à tous les prisonniers détenus pour leur opinion en Guinée.

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