« Tentative d’assassinat» de Cellou Dalein : l’opposant entendu par la justice

14 mars 2019 à 18 06 47 03473

Plus de quatre mois après le tir qui a touché son véhicule et qu’il qualifie de tentative d’assassinat contre sa personne, Cellou Dalein Diallo a été entendu ce jeudi, 14 mars 2019, par la justice. Le chef de file de l’opposition guinéenne s’est rendu au TPI de Dixinn pour répondre aux questions du juge d’instruction en charge de l’affaire. Accompagné de ses avocats : maître Salifou Béavogui et maître Alsény Aïssata Diallo, le président de l’UFDG a été auditionné pendant trois heures environ.

Au sortir de son audition qui a eu lieu à huis clos, l’opposant s’est confié au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place. « Ce qui justifie ma présence ici, c’est la tentative d’assassinat dont j’ai été l’objet le 23 octobre 2018. La justice a voulu avoir mon témoignage. Elle aurait reçu le rapport des gendarmes et souhaite avoir ma version des faits. C’est ce qui a été fait », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que le véhicule du chef de file de l’opposition guinéenne a essuyé un tir le 23 octobre 2018, à l’occasion d’une manifestation de rue organisée par les opposants et interdite par les autorités. Au moment des faits, Cellou Dalein Diallo et d’autres leaders de l’opposition étaient dans le véhicule, mais le projectile, dont la nature n’a pas été identifiée, n’a touché personne.

L’opposition a dénoncé une tentative d’assassinat orchestrée par le pouvoir. Aussitôt, la gendarmerie a ouvert une enquête. Elle a entendu les différentes parties concernées et a produit son rapport qu’elle a remis à la justice. Rien n’a filtré cependant, pour l’heure, sur le contenu de ce rapport.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein sur le déguerpissement à Kaporo Rails : « ce n’est pas de la récupération des terres »

9 mars 2019 à 16 04 21 03213

Après son retour de Johannesburg où il a assisté à une rencontre de l’International libéral, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a animé ce samedi 09 mars 2019, l’assemblée générale de son parti, à Conakry. Une occasion pour lui d’évoquer la situation des populations déguerpies de Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’entame de son discours, le chef de file de l’opposition guinéenne a rendu hommage à l’ensemble des femmes de Guinée, particulièrement celles de l’UFDG qui sont, dit-il, sur tous les fronts pour défendre leurs droits et leur dignité, malgré les actes de violence dont elles sont victimes de la part du régime d’Alpha Condé.

« Elles (les femmes de l’UFDG, ndlr) ont subi toutes sortes de violence de la part de monsieur Alpha Condé et de son Etat. Elles ont été arrêtées, bastonnées, maltraitées, jugées et condamnées à des peines de prison. Malgré tout, elles ont continué le combat pour une Guinée juste et démocratique», a décrit Cellou Dalein Diallo.

Revenant sur le déguerpissement des citoyens de Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, le leader de l’opposition guinéenne n’a pas mâché ses mots à l’endroit du pouvoir d’Alpha Condé. Il voit cet agissement de l’Etat comme une humiliation. « A Kaporo Rails, c’est l’Etat qui veut humilier les citoyens, détruire leurs maisons. Alors que dans un pays, lorsqu’il y a une calamité comme celle que l’Etat a créée, il est le premier à être du côté des citoyens pour les aider.

S’il y a une inondation, un tremblement de terre, l’Etat est là pour aider les citoyens, pour chercher à les nourrir, les loger et mobiliser la communauté nationale et internationale pour venir au secours. Ici, c’est Alpha Condé qui décide d’humilier les gens, de détruire leurs maisons, les écoles, les centres de santé. Pourquoi ? Ce n’est pas de la récupération des terres », affirme Cellou Dalein Diallo.

Pour lui, c’est un combat contre son parti, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée et ses militants. « C’est parce qu’on sait que Ratoma, c’est le fief de l’UFDG et on sait qu’il y a une communauté qu’il déteste qui habite là-bas. On aurait pu obtenir le résultat si c’est le déguerpissement pour cause d’utilité publique.

On aurait dû prendre des dispositions parce que c’est des fils du pays. On aurait pu négocier, trouver quelque chose, les recaser dans les domaines même loin de Conakry, trouver un montant symbolique ou forfaitaire pour eux. Même une armée d’occupation ne peut pas se comporter comme ça avec des êtres humains. C’est Alpha Condé qui peut faire ça », insiste l’opposant.

Face à cette situation, le président de l’UFDG interpelle à nouveau le président Alpha Condé et son gouvernement devant leurs responsabilités. « Ici, c’est l’Etat qui crée cette situation, mais je vous ai toujours dit que monsieur Alpha Condé n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle. Un Président de la République doit veiller à la sécurité de ses citoyens.

Il a fait assassiner 103 de nos enfants qui n’ont pas eu droit à la justice. Maintenant, il veut les chasser de leur logement. Beaucoup d’entre eux habitaient là-bas avant que le décret déclarant la zone « zone réservée » ne soit pris. Et, l’Etat n’a rien fait pour empêcher que les gens s’installent. Le minimum qu’on fait sur le plan humain, c’est de chercher à les recaser », ajoute-t-il.

Pour terminer, Cellou Dalein Diallo a appelé ses militants à continuer le combat pour « débarrasser la Guinée de ces hommes sans foi, ni loi, qui n’ont pas pitié, qui n’ont pas le sens du respect des droits humains. Ce n’est pas acceptable », dit-il tout en renouvelant sa solidarité à l’égard des victimes de ce déguerpissement.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Frahira Condé de la section RPG-AEC du Sénégal : « le président Alpha Condé va se limiter à ses deux mandats »

23 février 2019 à 13 01 18 02182
Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG-AEC du Sénégal, de Gambie, du Cap-Vert et de la Mauritanie

Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG Arc-en-ciel du Sénégal (une section qui couvre aussi la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert) a accordé une interview à deux journalistes de Guineematin.com, partis couvrir l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Ce guinéen qui est né et qui vit au pays de la Téranga, s’est exprimé notamment sur le déroulement de la campagne électorale et sur l’actualité sociopolitique guinéenne qu’il observe à distance. Il a déploré l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo il y a une semaine à Conakry et s’est dit certain que le président Alpha Condé ne va pas briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : les sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président de la République. La campagne électorale s’achève ce vendredi, 22 février 2019 à minuit. Vous qui êtes à la fois guinéen et sénégalais et qui êtes un des responsables du RPG Arc-en-ciel au Sénégal. Comment appréciez-vous le déroulement de cette campagne ?

Frahira Condé : la campagne s’est déroulée très bien. Les cinq (5) candidats ont déroulé leurs plans d’actions, ils ont expliqué à la population leurs programmes. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique ici au Sénégal. Mais, à mon avis, et d’après ce que j’ai vu, le président Macky Sall va les battre dès le premier tour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Frahira Condé : son bilan. Je ne parle pas de ce que les gens disent : il a dit qu’il va faire cinq (5) ans, il a fait sept (7) ans. D’accord, tout ça c’est beau. Mais, ça n’empêche pas de dire que ce qu’il a fait ici, connaissant très bien le Sénégal pour avoir parcouru tout le territoire sénégalais, lui permet d’être réélu dès le premier tour. Je suis allé partout et j’ai vu que le président Macky Sall a fait vraiment du bon travail. Donc, si les Sénégalais sont conscients, ils vont lui donner un second mandat.

Guineematin.com : parlant du déroulement de la campagne électorale ici au Sénégal, quand on fait la comparaison avec ce qui se passe habituellement en Guinée, y a-t-il une différence ?

Frahira Condé : je peux dire qu’il n’y a pas photo entre les deux pays. La façon dont la campagne se passe ici au Sénégal et en Guinée, il y a une différence. Mais, la manière dont le président sénégalais en train de faire sa campagne, c’est pareil avec celle du président Alpha Condé en Guinée : la manière avec laquelle Alpha Condé draine les foules derrière lui, c’est de cette même manière que Macky Sall est en train de faire au Sénégal. Donc, à ce niveau, il y a une ressemblance entre les deux.

Guineematin.com : la différence c’est à quel niveau alors ? Au niveau du discours peut-être ?

Frahira Condé

Frahira Condé : la différence c’est au niveau du discours. Quand je suis la télévision guinéenne, je vois souvent des anciens militants qui se glorifient en disant : moi je suis là depuis le commencement, moi ça, je ne le dis pas. Je connais très bien le président Alpha Condé, mieux qu’eux-mêmes qui sont là-bas, à côté de lui. Le président Alpha Condé aussi me connait très bien, si tu le réveilles en plein sommeil, tu lui demandes s’il connait Frahira, il dira oui. En le connaissant donc très bien, je dirais qu’il y a une différence entre lui et Macky.

Le président Condé lui, il dit ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il ne cache pas la vérité, il dit ce qu’il a à dire sans gêne. Ce qu’il ressent, il le dit même à ses militants, ses compagnons et la population aussi. Lui, il crache la vérité. Ce n’est pas le cas chez Macky Sall. Lui, il ne peut pas dire ces vérités-là. Les vérités que le président Alpha Condé est en train de dire à la population, le président Macky ne peut pas les dire. S’il les dit, il va tomber, ça ne l’arrangera pas.

Guineematin.com : vous avez salué le déroulement de cette campagne électorale, mais selon certains médias sénégalais, cette campagne a fait 22 morts par accidents de la circulation. Il y a eu également des accrochages entre militants de camps opposés qui ont fait des blessés. C’est quand même pas reluisant ça.

Frahira Condé : oui, ça arrive. L’accident, on ne peut pas l’éviter, ça arrive. Là où les gendarmes sont morts par exemple, on a dit que le chauffeur dormait. Le chauffeur était très fatigué, vous savez, la campagne c’est très fatiguant. Moi qui ai conduit un véhicule entre la Guinée et le Sénégal, j’en sais quelque chose. Les autres morts, vous savez, il y a des militants qui se sont mêlés avec des gens qui ne veulent que détruire. Parce qu’il y a certains militants qui sont là, ils ne peuvent pas se retenir. Il suffit que tu touches à une effigie de leur candidat, de leur président, ils se fâchent vite et la bagarre commence.

Guineematin.com : c’est ce qui explique les affrontements à Tamba-Kounda ?

Frahira Condé : oui, c’est à cause ça. Parce qu’il parait qu’il y a l’effigie du président Issa Sall qui a été sabotée, ou bien l’effigie du président Macky Sall qui a été sabotée, et les jeunes n’étaient pas d’accord entre eux, il y a eu bagarre. Le professeur Issa Sall était avec ses militants, ses accompagnants, avec ses gardes du corps, mais ils étaient trop petits par rapport à la foule qui était là-bas. Il parait qu’un des leurs chauffeurs a essayé de s’enfuir, on l’a tiré sur place. Il y a un autre aussi qu’on a poignardé avec un couteau. Vraiment, on déplore cela. Dans une campagne politique, ça ne demande pas de sortir une arme blanche. Mieux vaut dérouler son programme de société que de sortir une arme blanche. Quand-même, je pense que la justice fera son travail.

Guineematin.com : dans une déclaration rendue publique le jeudi, 21 février 2019, les quatre (4) opposants qui font face à Macky Sall ont dénoncé des manipulations douteuses. Ils parlent notamment d’un tripatouillage du fichier électoral pour permettre au président sortant d’être réélu. Croyez-vous en cela ou bien vous pensez que c’est juste de bonne guerre ?

Frahira Condé : moi, je ne suis pas un informaticien pour pouvoir dire qu’ils veulent tripatouiller le fichier électoral. Mais, il faut savoir que c’est quelque chose qui a été toujours déploré ici au Sénégal. Les opposants ont toujours crié ici haut et fort que vraiment, ils ne font pas confiance au fichier électoral. Mais, je vais vous dire que ce que j’ai vu ici au Sénégal, ça n’existe quasiment dans aucun autre pays en Afrique. Si on ferme les bureaux de vote à 9 heures, à 10 heures, les résultats commencent à tomber. J’ai assisté à plusieurs élections ici, mais je puis dire que personne ne peut voler les élections ici.

Guineematin.com : c’est transparent ?

Frahira Condé : c’est transparent. Il suffit que le bureau de vote numéro 1 ferme ses portes, les représentants de tous les partis sont là, ils font le décompte. Et, dès qu’ils finissent le décompte, ils ouvrent les portes et les journalistes entrent, on leur donne les résultats. Eux aussi, commencent immédiatement à relayer les résultats. Les résultats, ça part comme ça. On les centralise et il y a les médias qui donnent les résultats au fur et à mesure. Ça ne peut pas durer. Avant minuit, on peut connaître la tendance, savoir qui est devant, s’il y aura un deuxième tour ou pas.

Guineematin.com : on sait qu’il y a une forte communauté guinéenne ici au Sénégal, notamment à Dakar. Beaucoup d’entre eux ont la nationalité sénégalaise et vont donc voter. Est-ce que les partis politiques guinéens ont une certaine implication dans ce processus ?

Frahira Condé

Frahira Condé : non. Sauf peut-être ceux qui veulent se faire montrer. Il y en a d’autres qui ont acquis la nationalité sénégalaise, ce n’est pas comme nous qui sommes nés ici et qui avons grandi ici. Nos papas ont quitté la Guinée après la guerre mondiale, ils sont venus ici, ils étaient des anciens combattants. Ils ont acquis la nationalité sénégalaise et se sont installés ici. Nous, nous sommes nés ici et avons grandi ici.

Mais, il y en a d’autres qui sont venus ici il y a 5 ans, 10 ans, ils ont acquis la nationalité sénégalaise, tous ceux-là votent. Mais moi, j’attire l’attention de toute la communauté guinéenne pour leur dire de ne pas se dévoiler, de rester calme, aller voter et rentrer. Parce qu’il fût un temps, il y a eu des rumeurs qui disaient qu’il y a la communauté guinéenne qui est impliquée dans les élections au Sénégal. Il y a des opposants qui en ont parlé.

Guineematin.com : effectivement, certains ont dit ici qu’il y a des guinéens qui n’ont pas la nationalité sénégalaise que le pouvoir utilise pour voter les élections. C’est-à-dire qu’ils traversent la frontière pour venir prendre des cartes d’électeurs sénégalais, voter et rentrer en Guinée. Avez-vous vu des cas pareils ?

Frahira Condé : j’en ai entendu parler mais je ne crois pas à cela. Je sais que les Guinéens sont très nombreux au Sénégal et que beaucoup d’entre eux ont acquis la nationalité sénégalaise. Mais, ce que vous dites là, je n’en ai pas la certitude.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des rapports entre vous les représentants des partis politiques guinéens ici au Sénégal. Comment ça se passe entre vous ?

Frahira Condé : nous avons de très bons rapports. Ce n’est pas pareil avec ce qui se passe en Guinée. Ici, nous sommes en famille. Je peux même vous montrer des photos où je suis avec le secrétaire fédéral de l’UFDG. Quand Cellou a organisé son meeting au stade Ibamar Diop de Dakar, j’étais là-bas. Nous ici, on est une famille.

Guineematin.com : pour nous qui sommes en Guinée, c’est quand-même étonnant de voir un responsable du RPG Arc-en-ciel participer à un meeting de Cellou Dalein Diallo.

Frahira Condé : oui, on m’a invité, j’étais obligé de partir. Ce qui compte le premier, nous sommes des guinéens. Nous sommes des guinéens, c’est ça qui compte. Ici, si le malheur tombe sur quelqu’un qui est guinéen, on ne cherche pas à savoir si tu es de ce parti politique là ou si tu es de tel autre parti politique, nous on est une famille ici au Sénégal. On ne se bagarre pas. Même en période électorale, on ne se bagarre pas. On reste calme, on attend les résultats.

Guineematin.com : en Guinée, on s’achemine vers la fin du second mandat du président Alpha Condé. Quel bilan faites-vous de la gestion de votre champion ?

Frahira Condé : depuis qu’il est venu, quand-même il est en train de travailler. Vous savez, la Guinée à un grand retard par rapport à certains pays de la sous-région. Donc, il ne peut pas tout faire en deux mandats. Pour sortir la Guinée de la pauvreté, il faut beaucoup de temps. La Guinée, on ne peut pas la développer en 15 ans ou en 20 ans, ça reste encore beaucoup à faire. Sur le domaine des infrastructures, ça commence à aller parce que j’étais là-bas au mois de mai 2018, j’ai vu qu’il y a quand même des infrastructures qui sont en train de sortir de terre, j’apprécie cela. Le président Alpha Condé a beaucoup fait, il est en train de se battre pour faire son mieux. Mais, il ne sera pas le seul à bâtir toute la Guinée, il faut que tous les Guinéens y apportent leur grain de sel.

Guineematin.com : vous dites qu’il ne peut pas tout faire en deux mandats. C’est justement l’un des arguments des promoteurs du troisième mandat. Ils disent que le président doit avoir un troisième mandat pour parachever ses chantiers. C’est aussi votre avis ou bien vous, vous pensez qu’il faut respecter la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels ?

Frahira Condé : ça c’est une autre affaire. Mais moi, ce que je peux répondre, c’est que comme le président ne s’est pas prononcé jusqu’à présent sur ce sujet, moi je crois que le président de la République va se limiter à ses deux mandats-là.

Guineematin.com : c’est votre souhait ça ou bien c’est l’impression que vous avez ?

Frahira Condé : ce sont mes pensées parce que, connaissant le président Alpha Condé, je sais que s’il veut quelque chose, il le dit. C’est en 2020 qu’il va finir son deuxième mandat, s’il devait se prononcer sur ça, il allait le faire depuis longtemps, les gens vont essayer de travailler sur ça. Mais, il ne l’a pas fait jusqu’à présent. Donc d’après mes calculs, je dis que le président de la République, il va les laisser parler et à la fin de son mandat, il va aller se reposer.

Guineematin.com : vous pensez qu’il veut surprendre les gens, c’est pourquoi il ne s’est pas prononcé encore là-dessus ?

Frahira Condé : je dis qu’il ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. Il y a les opposants qui crient de gauche à droite, chacun parle de 3ème mandat, les militants du RPG Arc-en-ciel aussi en parlent, mais ils ne connaissent absolument rien sur les intentions du président.

Guineematin.com : personnellement, que conseillez-vous au président : proposer une nouvelle constitution ou partir à la fin de son second mandat ?

Frahira Condé : moi, je ne peux pas conseiller le président de la République. C’est vrai, il me respecte beaucoup et je le respecte beaucoup, mais c’est quelqu’un qui est très mature, c’est quelqu’un qui est très respecté. Donc, je ne suis pas bien placé pour lui donner des conseils.

Guineematin.com : l’actualité guinéenne a été marquée aussi ces derniers jours par l’attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo qui rentrait d’un séjour à l’étranger. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé son cortège qui se rendait au siège de l’UFDG et ont sérieusement endommagé son véhicule. Votre réaction là-dessus ?

Frahira Condé : je déplore tout ce qui peut entraîner mort d’homme. Je déplore aussi les callasses des véhicules. Parce que nous, la façon dont on nous a éduqués ici au Sénégal, en faisant la politique, ce n’est pas pareil avec ce que j’ai vu là-bas. Je le déplore. L’UFDG est quand même la deuxième force politique du pays, on devait donc donner le minimum de respect à son leader. Moi, j’aurais aimé que s’il veut marcher qu’on l’encadre, il fait sa marche sans qu’on le disperse. Parce que je vois l’exemple ici au Sénégal, il y a des opposants qui font des marches, ils sont bien encadrés par la police. Ils vont faire leur marche, après ils se dispersent.

Guineematon.com : nous arrivons au terme de cette interview, quel est votre mot de la fin ?

Frahira Condé : je prie le bon Dieu que l’élection de 24 février 2019 se déroule dans les meilleures conditions, que les sénégalais restent calmes, qu’ils aillent voter et rentrer chez eux dans le calme. Et surtout mes parents guinéens, je leur demande de ne pas se manifester, de ne pas se dévoiler, ils n’ont qu’à aller voter. Il ne faut pas qu’ils se dévoilent. Ce sont des sénégalais, ils ont leurs cartes d’identité CEDEAO numérisées, ils n’ont qu’à aller voter et rentrer.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Coordination des fédérations UFDG de l’intérieur : Cellou Baldé fixe ses priorités

21 février 2019 à 12 12 24 02242

Le président de l’UFDG a procédé hier, mercredi 20 février 2019, à quelques réaménagements au sein de sa formation politique. Cellou Dalein Diallo a nommé quatre cadres du parti à de nouveaux postes. Il s’agit de l’honorable Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG, qui est nommé au poste de vice-président chargé des affaires politiques en remplacement de Bano Sow, parti à la CENI ; l’honorable Cellou Baldé, vice-président de la commission électorale du parti devient coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays ; Elhadj Mamadou Diouma Bah, membre du bureau exécutif et fondateur de l’université IUHEG va occuper le poste de coordinateur des fédérations UFDG de l’extérieur et mademoiselle Nadia Nahman est nommée cheffe de cabinet par intérim du président de l’UFDG.

Au lendemain de ses nominations, l’honorable Cellou Baldé s’est confié à Guineematin.com ce jeudi, 21 février 2019. Le député de Labé s’est dit satisfait de la confiance placée en lui. « Nous avons accueilli cette nomination avec satisfaction et nous exprimons toute notre gratitude au président Cellou Dalein Diallo parce que c’est à son pouvoir discrétionnaire par le simple fait que nous ne sommes pas au congrès.

Le poste de vice-président est un poste électif et c’est au congrès de le meubler ; mais, quand il est vacant entre deux congrès, c’est au président de procéder à une nomination. Il a bien voulu assister le vice-président chargé des affaires politiques de deux coordinateurs pour les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur », a-t-il expliqué.

Ainsi donc, honorable Cellou Baldé se fixe déjà plusieurs objectifs, notamment ceux de mieux encadrer les fédérations de l’intérieur du pays auprès du vice-président en charge des affaires politiques et la réorganisation des structures à la base : les comités de base, les sections et les fédérations. « Puisque nous venons de sortir d’un scrutin pour lequel il y a eu beaucoup d’élus, il faut réorganiser les structures du parti.

Nous avons eu beaucoup de maires et de vices maires. Nous comptons aujourd’hui 416 membres des différents exécutifs du pays, 120 maires et environ 121 vices maires également. Nous avons eu plus de 2000 conseillers. Cela va sûrement plus ou moins affecter l’organisation des structures à la base. Donc aujourd’hui, il est question de relancer la redynamisation de ces structures ; mais également, assurer l’encadrement de nos militants et responsables à la base », a souligné le député.

L’élu de Labé pense que la mission ne s’arrête pas là et qu’il faut également étendre l’étendard du parti à travers son implantation dans des zones où il n’y avait pas assez de structures. « Il y a peut-être des zones où il n’y a pas de structures de base, donc il faut étendre l’emprise du parti dans tous les villages, les districts et sous-préfectures du pays. Et, avec un travail collégial, nous ferons en sorte que les résultats attendus soient produits et que l’UFDG soit au sommet en 2020 et que Cellou Dalein Diallo soit élu Président de la République pour que l’alternance soit assurée », a-t-il promis au bout du fil.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Lancinet Keïta, fédéral de l’UFDG à Siguiri : « ceux qui disent que l’UFDG est un parti ethnique… »

20 février 2019 à 11 11 07 02072

La récente sortie de Cheick Oumar Magassouba, secrétaire fédéral de l’UFDG à Siguiri, qui a annoncé sa démission, secoue la formation politique dans la préfecture. Les autres responsables locaux du principal parti d’opposition du pays ont réagi à cette sortie au cours de leur assemblée générale hebdomadaire, tenue hier, mardi 19 février 2019, dans le quartier Siguirikoura 2. Ils ont dénoncé une tentative de déstabilisation et appelé leurs militants à ne pas se laisser distraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Après une dizaine d’années passées comme secrétaire fédéral de l’UFDG à Siguiri, Cheick Oumar Magassouba a annoncé sa démission. Il justifie son départ par le fait que le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, est un parti ethnique. Une sortie qui n’a pas laissé indifférents les autres responsables de l’UFDG dans la préfecture. Lancinet Keïta, le secrétaire fédéral par intérim du parti, parle d’une tentative de démobilisation.

« Restons mobilisés pour la victoire en 2020. Pour nous démobiliser, les détracteurs qualifient notre parti comme un parti des peulhs. L’UFDG n’est pas un parti ethnique, c’est un parti national qui rassemble tous les Guinéens sans distinction. Ceux qui disent que l’UFDG est un parti ethnique, qu’ils apportent leur preuve. Leur objectif, c’est de nous démobiliser mais ils se trompent », a-t-il déclaré devant les militants et sympathisants de l’UFDG, qui ont pris part à l’assemblée générale du parti du mardi, 19 février 2019.

Et pour démentir leurs « détracteurs », les responsables de l’UFDG à Siguiri ont présenté une vingtaine de jeunes qui auraient quitté le RPG Arc-en-ciel pour rejoindre l’UFDG. « Nous connaissons maintenant la vérité. Nous avons compris que le bonheur de ce pays est dans les mains de Cellou Dalein Diallo. C’est pourquoi, nous sommes venus adhérer à ce grand parti aujourd’hui. Nous étions tous dans le RPG Arc-en-ciel, aujourd’hui nous avons décidé de rejoindre l’UFDG », a dit Ousmane Condé, le porte-parole des jeunes adhérents.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Le budget du chef de file de l’opposition bloqué : « on est dans la jungle… »

12 février 2019 à 8 08 32 02322

Depuis plus d’une année maintenant, le chef de file de l’opposition guinéenne ne reçoit pas son budget. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, ne digère cet état de fait. L’opposant qui a contacté Guineematin.com par téléphone, s’en prend au Président Alpha Condé qu’il accuse de transformer la Guinée en jungle.

C’est en 2017 que Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a commencé à recevoir son budget de chef de file de l’opposition, en raison de 500 millions de francs guinéens par trimestre. Mais, au bout de quelques mois, le déblocage de l’argent a été arrêté. Depuis, le président de l’UFDG n’a plus rien perçu de ce budget et il n’a non plus reçu les deux véhicules prévus par la loi portant sur le chef de file de l’opposition.

Plus d’une année après, le vice-président de l’UFDG s’insurge contre cette situation. Dr Fodé Oussou Fofana rappelle d’abord que ce budget n’est pas une subvention qui est donnée à l’UFDG, encore moins une aumône. « Cette affaire de chef de file de l’opposition et le budget qui est lié est du domaine de la loi. Ce n’est pas la volonté de monsieur Alpha Condé, ce n’est pas son argent, ce n’est pas lui qui paye, c’est du domaine de la loi. C’est la loi qui dit que le chef de file de l’opposition, c’est le leader du parti de l’opposition qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale.

Et c’est la même qui dit que le chef de file de l’opposition a droit à un budget qui a été voté. Ce n’est pas honteux donc de prendre l’argent du budget du chef de file de l’opposition. C’est comme le Président de l’Assemblée nationale qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la République qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la Cour suprême, c’est comme les présidents de toutes les institutions qui ont un budget », a déclaré le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate à l’Assemblée nationale.

Parlant du blocage de ce budget et de tous les avantages consacrés au chef de file de l’opposition, Fodé Oussou Fofana estime que c’est « parce qu’on est dans la jungle, on est dans la merde. Alpha Condé fait ce qu’il veut, il traite les Guinéens comme il veut, il n’y a personne qui peut ouvrir les yeux pour dire que ce n’est pas normal ce qu’il fait. Sinon, un Président de la République n’a aucune autorité de bloquer un budget d’une institution qui est consacrée par la loi. Parce que ce n’est pas de l’aumône qu’il donne, c’est du domaine de la loi. On n’a pas besoin de s’entendre avec le chef de file de l’opposition pour lui donner son donner son budget. Si la loi dit de lui donner un budget, il doit le recevoir ».

L’opposant précise toutefois, que sa sortie ne vise pas à réclamer le budget du chef de file de l’opposition mais elle vise plutôt à dénoncer cette autre violation manifeste de la loi par le Président Alpha Condé. « De toutes les façons, on ne se bat pas pour un budget de chef de file de l’opposition. Notre objectif, c’est d’amener Cellou à Sékhoutouréya. Mais ce qui est énervant, c’est le fait que monsieur Alpha Condé instaure la dictature et fait ce qu’il veut. C’est comme si l’argent de la Guinée est devenu son argent, il le donne à qui il veut », a-t-il expliqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Exécutif communal de Matoto : « pas question de revenir sur l’élection de Kalemodou Yansané » (UFDG)

5 février 2019 à 17 05 01 02012
Hon. Kalemodou Yansané

C’est demain que le régime Alpha Condé compte faire reprendre l’élection de l’exécutif communal de Matoto. Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est l’absence de l’Honorable Kalémodou Yansané de Conakry qui aurait entraîné le report de l’élection de l’exécutif communal. « L’élection devait se faire hier, lundi. Mais, quand Kalémodou Yansané a été joint au téléphone, il avait dit être à Forécariah. Il a donc été décidé de reporter le vote à demain, mercredi », a indiqué une source.

Seulement, dans une déclaration de ce mardi, 05 février 2019, le parti de Cellou Dalein Diallo a rejeté toute reprise de l’élection du maire de Matoto. Pour l’UFDG, on doit continuer à élire les autres membres de l’exécutif communal ; mais, pas le poste de maire, qui est déjà pourvu…

Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Ainsi, les opposants qui citent l’alinéa 2 de l’article 132 du Code des Collectivités locales, exigent au ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation de prendre un arrêté de convocation, précisant l’élection à laquelle il doit être procédé…

En attendant cet hypothétique arrêté, le principal parti de l’opposition guinéenne alerte les membres de la communauté internationale sur ce qu’il a appelé « des manœuvres dilatoires » du Gouvernement Alpha Condé et appelé ses militants à se mobiliser pour « défendre la victoire du maire déjà élu »…

Guineematin.com vous propose de télécharger le document PDF suivant pour lire l’intégralité de cette déclaration de l’UFDG :

Déclaration de l’UFDG sur la reprise de l’élection de l’exécutif communal à Matoto

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Guinée : l’opposition annonce une manifestation inédite à Conakry

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Cellou Dalein à l’AG de l’UFDG : « Nous sommes dans une République bananière »

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Comme c’est le cas depuis plusieurs semaines maintenant, Cellou Dalein Diallo s’est montré très en colère contre le pouvoir d’Alpha Condé, ce samedi, 24 novembre 2018. Le Chef de file de l’opposition guinéenne qui s’exprimait à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, a dénoncé une fois encore avec virulence, « le non-respect de la loi et de la parole donnée » par le président de la République et son gouvernement.

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Cellou Dalein sur les assassinats de ses partisans : « Ces crimes ne resteront pas impunis »

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C’est sur fond de deuil que l’UFDG a tenu son assemblée générale ordinaire ce samedi 10 novembre 2018. Dans des discours teintés d’émotion et de colère, Cellou Dalein Diallo et ses compagnons ont fustigé et condamné les exactions commises par des agents des forces de l’ordre sur des citoyens qui habitent le long de la route Le Prince, notamment dans le quartier Wanindara. Des crimes qui ne resteront pas impunis, selon le principal parti d’opposition du pays.

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« Choqué par l’arrogance du pouvoir », Cellou Dalein se radicalise : vidéo

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Cellou Dalein Diallo

« La sûreté est en train de se remplir ; mais, nous n’avons pas droit de les abandonner ! Et, la meilleure manière de lutter pour leur libération, c’est de continuer la résistance. Si nous baissons les bras, c’est terminé ! Il ne s’agit pas d’aller négocier avec le gouvernement la libération de celui-ci, de celui-là, organisons-nous, soyons dans la rue, manifestons, montrons notre indignation. Il ne faut pas me dire d’aller chercher leur libération. Je ne négocie pas avec le gouvernement. Donc, la meilleure négociation, c’est la rue, les manifestations. S’ils veulent, ils nous envoient tous en prison ; mais, ne reculons pas », a notamment annoncé Cellou Dalein Diallo qui appelle ses militants à ne pas oublier ceux qui ont donné leurs vies pour l’avènement de la démocratie dans notre pays.

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Cellou Dalein très énervé : « ils tuent nos enfants, refusent la justice et n’ont pas peur de Dieu »

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« Nous, nous sommes engagés dans ce combat avec des risques énormes : les risques d’être tués, d’être blessés, bastonnés, emprisonnés ; mais, c’est contre cela que nous sommes engagés. Si chacun d’entre nous ne s’occupe que de ses affaires, personne ne se lève pour défendre les autres, ça ne peut pas marcher. Voilà pourquoi nous devons tous nous lever pour continuer le combat », a notamment expliqué le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, à la famille de feu Mamadou Samba Diallo.

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Urgent : un jeune tué par balle à Cosa

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La folle journée de protestation de l’opposition guinéenne et la répression de la marche par les agents des forces de sécurité viennent d’allonger la longue liste des victimes des troubles politiques en République de Guinée.

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Folle journée à Kindia : des blessés, des commerces et des maisons pillés, la ville coupée en deux !

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La ville de Kindia a vécu une journée particulièrement tendue ce mardi, 16 octobre 2018, avec des violences sans précédent. Plusieurs biens privés dont le domicile de la belle-mère de Cellou Dalein Diallo et des commerces ont été saccagés et pillés. Ces violences interviennent au lendemain de l’élection de Mamadouba Bangoura comme maire de Kindia.

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Guinée : Cellou Dalein Diallo sur le 60ème anniversaire de l’indépendance (vidéo)

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« Nous sommes tous fiers de ce qui a été fait, de l’acte qui a été posé par le peuple de Guinée ce jour. Et, nous sommes fiers aussi de la contribution exceptionnelle de la Guinée à la décolonisation de notre continent, à la création de l’Unité Africaine (UA) ; mais également, à la réhabilitation de l’homme noir, ainsi que de la culture et de l’art africain », a notamment indiqué Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne lors d’un entretien avec Guineematin.com sur la célébration de l’an 60 de notre indépendance.

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Massacre du 28 septembre 2009 : « il faut indemniser les victimes »

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La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) réclame une indemnisation provisoire des victimes des massacres du 28 septembre 2009 à Conakry. La CGCPI montre des signes d’impatience et souhaite cette indemnisation avant la tenue du procès, dont on ignore encore la date.

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JE SUIS MANDIANA !

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Par Cellou Dalein Diallo, Citoyen guinéen : Mort. Meurtres. Assassinats. Le Président de la République en a fait une banalité. Depuis huit ans, huit longues et pénibles années, on ôte la vie. On tue. On assassine. Dans l’impunité la plus totale. Des citoyens, pauvres et désarmés citoyens, tombent sous les balles. Au détour d’une ruelle de quartier. Au milieu d’une manifestation pacifique. Dans les bras d’un sommeil réparateur.

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Attaque présumée du domicile d’Alpha Condé : Jean Guilavogui se défend

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Alpha Condé, pensif

Selon l’accusé Jean Guilavogui, avant que son bras ne soit coupé, un certain Keïta est venu avec une liste sur laquelle figuraient les noms du Général Nouhou Thiam et de plusieurs autres personnes qu’il lui a demandé de dénoncer.  « Il m’a dit de les citer dans cette affaire, j’ai refusé. Keïta m’a dit comme tu refuses de les citer, nous, nous savons que c’est Dadis qui a remis de l’argent à Dalein pour faire un coup d’Etat. C’est ainsi qu’ils ont amputé ma main tout simplement parce que je ne voulais pas accuser ces gens-là gratuitement… ».

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