Nanfo Ismaël Diaby révèle : « 28 personnes ont adhéré au Djèdèkolobaaya » en prison

15 octobre 2021 à 10 10 39 103910

Condamné en première instance à 12 mois de prison (dont 6 assortis de sursis) pour « trouble à l’ordre public et violation d’une interdiction », le très controversé Imam Nanfo Ismaël Diaby a été acquitté mardi dernier, 12 octobre 2021, par la Cour d’Appel de Kankan. Le guide des adeptes de ‘’Djèdèkolobaaya’’ a ainsi recouvré sa liberté après cinq (5) mois de prison à la maison centrale de Kankan. Et, visiblement, son incarcération n’a ébranlé en rien sa foi et sa détermination à prier en maninkakan. D’ailleurs, il aurait même mis à profit son séjour en prison pour enseigner le ‘’N’KO’’ à certains détenus et faire adhérer d’autres à sa secte (Djèdèkolobaaya), a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Devant une cohorte de journalistes hier, jeudi 14 octobre 2021, Nanfo Ismaël Diaby est revenu sur sa vie de prisonnier. Il assure que « la prison est un endroit de souffrance » qui donne des leçons. Egalement, il déclare avoir appris en 5 mois ce qu’il n’a pas pu apprendre dans 47 ans d’existence.

« J’ai vu qu’il y a certains détenus qui sont accusés à tort, il y a d’autres aussi qui mérite d’être là-bas. C’est Dieu qui envoie quelqu’un en prison, sinon ce n’est pas un bon endroit, c’est un endroit de souffrance. Mais, avec tout ça, c’est aussi un endroit qui donne une leçon. C’est pratiquement une école. J’ai fait 5 mois en prison et ce que j’ai appris dans ces 5 mois, je ne l’ai pas appris en 47 ans d’existence… Il y a des détenus qui sont en prison pour vol, viol, abus de confiance et autres. J’ai compris que tout cela est dû à l’analphabétisme. Donc, je les ai approché pour les enseigner le N’ko. Ils ont compris que c’était bon et très facile à comprendre. Je les ai aussi enseigné les Djèdèkolobaaya, la branche de l’islam dont je suis le guide. Ils étaient au nombre de 43 détenus dont 9 femmes à apprendre le N’ko avec moi. Et, 28 personnes parmi eux ont adhéré au Djèdèkolobaaya, on priait en Maninkakan », a indiqué Nanfo Ismaël Diaby.

En plus d’enseigner le ‘’N’KO’’ et recruter des disciples pour grossir les rangs de sa secte, Nanfo Ismaël Diaby s’est plongé dans l’écriture en prison. Il assure que son livre, intitulé ‘’Les caractéristiques de la prison’’, sera bientôt publié.

« J’ai fait un constat, puis je me suis mis à écrire. Le livre que je vais publier bientôt s’intitulera : les caractéristiques de la prison. Je l’ai donné à mes disciples, ils vont le saisir dans un ordinateur pour que chacun puisse le lire. J’ai beaucoup parlé sur la prison, les gens auront la chance de le lire bientôt », a dit Nanfo Ismaël Diaby.

A rappeler que quelques heures après sa libération, le guide spirituel de Djèdèkolobaaya, Nanfo Diaby, a dirigé une prière en maninkakan chez lui, en compagnie de ses adeptes. La vidéo de cette prière, publiée sur les réseaux sociaux, était devenue virale sur la toile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Administration du territoire : voici la liste des Gouverneurs des 8 régions de la Guinée

13 octobre 2021 à 9 09 55 105510
Générale M’ma Hawa Bangoura, Gouverneure de Conakry

C’est par le décret D2021, numéro 0014 PRG/ CNRD qui a nommé les Gouverneurs des différentes régions du pays. La Générale à la retraite M’Mahawa Sylla à la tête de la ville de Conakry, Kalil Condé à Kindia, Sékouba Camara à Boké, Badra Camara à Mamou, Malick Diakité à Faranah, Lamine Kéita à N’zérékoré, Aboubacar Diakité à Kankan.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste des gouverneurs des huit régions du pays :

1)- Gouverneur de la ville de Conakry : M’Mahawa Sylla, générale de brigade à la retraite ;

2)- Gouverneur de la région administrative de Kindia : Ibrahima Kalil Condé, général de brigade à la retraite ;

3)- Gouverneur de la région administrative de Boké : Colonel Sékouba Camara ; 

4)- Gouverneur de la région administrative de Mamou : Colonel Aly Badra Camara ;

5)- Gouverneur de la région administrative de Labé : Colonel Robert Soumah ;

6)- Gouverneur de la région administrative de Faranah : Colonel Malick Diakité ;

7)- Gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré : Mohamed Lamine Kéïta, général de brigade à la retraite ;

8)- Gouverneur de la région administrative de Kankan : Aboubacar Diakité, général de brigade à la retraite.

À suivre !

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Kaba Guiter aux nouvelles autorités guinéennes : « faites des audits des travaux publics »

8 octobre 2021 à 19 07 25 102510
Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

C’est à travers une conférence de presse, organisée hier, jeudi 07 octobre 2021, que le Président Directeur Général de la société Guiter SA a dénoncé la sortie médiatique de Mahmadou Bokoungou, son ancien partenaire. Ansoumane Kaba jure que le patron d’Ebomaf n’a véhiculé que du vent, lors de sa conférence de presse, organisée récemment à Ouagadougou (Burkina Faso). D’ailleurs, l’homme d’affaires guinéen, proche du régime déchu exhorte la junte militaire au pouvoir en Guinée d’engager des audits au ministère des Travaux publics pour traquer ceux qui ont pillé les maigres ressources du pays et récupérer l’argent public détourné…

La sortie médiatique du PDG d’Ebomaf ne passe pas en République de Guinée. Hormis les innombrables citoyens qui protestent contre ce burkinabé qui s’est beurré dans les caisses de l’État grâce à Alpha Condé et qui insulte aujourd’hui ses bienfaiteurs, Ansoumane Kaba, PDG de la société de BTP, Kaba Guiter, a réuni, lui aussi, des journalistes guinéens pour dénoncer les contre-vérités de son ancien partenaire. 

Selon le patron de Guiter SA, Mahmadou Bokoungou n’a rien dit de vrai lors de son show médiatique qui n’aura consisté qu’à attenter au sérieux, à la crédibilité et à l’honneur d’Alpha Condé et de certains de ses proches, ainsi d’ailleurs qu’à sa propre société, Guiter SA. 

« Ces propos venant de celui que la société Guiter considérait jusque-là comme un partenaire de circonstance dans des projets de réhabilitation et de construction des tronçons routiers Kankan-Kissidougou et Kankan- Mandiana sont simplement inacceptables et inadmissibles, choquants… », a notamment lancé Ansoumane Kaba, lui-même proche de l’ancien dictateur guinéen.

Le patron de Guiter SA jure avoir connu Mahmadou Bokoungou à travers l’ancien dirigeant guinéen, Alpha Condé, qui lui aurait demandé d’accompagner Ebomaf dans la réalisation des projets routiers Kankan-Kissidougou et Kankan- Mandiana. « Après de nombreux déplacements, les travaux d’études techniques réalisés sur le terrain avec le concours de toutes les parties, précédés des démarches administratives, une entente librement consentie a été conclue entre Ebomaf et Guiter à Ouagadougou en vue de la mise en place d’un groupement. Dans ledit groupement, 49% des parts revenaient à Guiter et 51% à Ebomaf. Contrairement aux allégations mensongères du sieur Mahamadou Bokoungou, à la signature du 1er contrat d’un montant de 305 millions d’euros pour le tronçon Kankan-Kissidougou et 184 millions toutes taxes, les compétences de Guiter en matière de BTP sur le terrain n’étaient plus à démontrer », a indiqué Ansoumane Kaba.

Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

Selon le beau-frère de l’ancien président guinéen et PDG de Guiter SA, avant de rencontrer Ebomaf, en 2013, Guiter avait déjà 24 années d’expérience sur le terrain. « Quand nous exécutions notre premier projet, Ebomaf faisait le commerce d’équipements informatiques entre la Chine et le Burkina Faso. Le premier grand différend entre Ebomaf et Guiter est né de la fixation des volumes des travaux détaillés par tronçon. Guiter, s’étant rendue compte d’une tentative flagrante de surfacturation, a exigé de son partenaire de revoir ces volumes à la baisse, étant donné que les prix unitaires étaient compétitifs. Le second différend est survenu après la délivrance de la dérogation par le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana, sur instruction du Président de la République. C’est ainsi que le ministère des TP a choisi de prendre un bureau de contrôle américain qui vient d’être racheté par les canadiens. Cela étant greffé par un autre différend, celui lié au choix de la mission de contrôle qui a dérangé Bokoungou. Donc, c’était un motif grave de résiliation », a révélé monsieur Kaba.

Insistant sur les tentatives de surfacturation faites par Ebomaf, Ansoumane Kaba soutient que cela a été constaté au niveau des volumes non exécutés par son ancien partenaire. 

« Nous pouvons passer beaucoup de temps à discuter sur les surfacturations. Mais, ce qu’il faut retenir, je l’ai dit, les prix unitaires peuvent être homologués. Un mètre cube de bitume pour le terrassement peut être de 80 000 francs guinéens ; mais, qu’est-ce qui varie, c’est le volume. Un bureau peut superviser Guiter pour un kilomètre de route, dire que l’entreprise a bien géré, a fait des travaux pour la décaisser, l’entreprise a apporté de nouveaux matériels. Donc, le volume peut monter pour que le coût du kilomètre soit vingt millions (20 000 000). Un autre peut le faire avec la complicité et que la mission de contrôle accepte que ça soit à deux millions (2 000 000). C’est là où le coût varie. Donc, pour que le coût ne varie pas et que le prix soit compétitif, il revient à l’administration de faire les études, d’éviter les contrats d’études réalisées. Ces volumes mis dans son contrat n’avaient pas été exécutés », a-t-il fait savoir.

Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

Enfin, le PDG de Kaba Guiter souhaite que les nouvelles autorités guinéennes engagent des audits dans le secteur pour demander des comptes. « Je parle d’audit parce que je suis un citoyen. Je suis une entreprise citoyenne qui a le souci que nous sortions de cet état de délabrement de notre réseau routier. Or, il y a eu trop d’investissements en matière de routes. Alors, si nous continuons à avoir peur de dénoncer, si l’élite continue à être effrayée, à rester silencieuse, ce pays ira inévitablement à l’abîme. Un opérateur ne doit pas avoir peur d’un audit. Si vous avez eu à faire des choses, on vous demandera de réaliser la tâche. Mais, au moins, ça permet d’arrêter la saignée », a expliqué l’opérateur économique, proche de l’ancien régime.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Un bébé retrouvé mort dans un WC à Kankan : « la mère a reconnu avoir jeté son enfant… »

25 septembre 2021 à 15 03 21 09219

Comme annoncé précédemment, le corps sans vie d’un bébé de cinq mois a été retrouvé dans un WC, à Karifamoriah, une sous-préfecture située à 7 kilomètres de la ville de Kankan. L’enquête menée par la police a conduit à l’interpellation de la mère de l’enfant, qui aurait fini par reconnaître avoir jeté son bébé dans cette fosse septique.

Selon une source proche de la famille, la mère du bébé, Djénè Kaba, a reconnu devant les agents du commissariat de police de Kankan s’être débarrassée de son enfant. Elle aurait expliqué avoir profité de l’absence des membres de sa famille pour jeter sa fille dans le WC. Une information confirmée par le vice maire de la commune rurale de Karifamoriah, joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

« Au cours de son enquête, la police a eu des soupçons sur la mère du bébé. Elle a expliqué cela aux membres de sa famille. C’est ainsi que les parents ont mis la pression sur leur fille, qui a fini par reconnaître son acte. Elle a dit que c’est elle qui a jeté son enfant dans le trou. Actuellement, elle est détenue au commissariat de police de Kankan », a expliqué Karamo Touré.

« Nous allons continuer à sensibiliser les citoyens pour freiner cette pratique. Mais nous comptons aussi sur les autorités judiciaires. Il faut sanctionner l’auteure de ce crime à la hauteur de son acte. Car, si cela est fait, ça peut dissuader d’autres personnes qui voudraient commettre de tels actes inhumains », a ajouté le vice maire de Karifamoriah.

Selon nos informations, le parquet du tribunal de première instance de Kankan est déjà saisi de cette situation. Le dossier devrait lui être transmis très prochainement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA Guineematin.com

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Conflit domanial à Djinbala (Kankan) : 2 personnes blessées, plusieurs armes saisies

23 septembre 2021 à 14 02 53 09539

Dans la journée d’hier, mercredi 22 septembre 2021, les populations des villages de Kignèba et Djiballan (dans la sous-préfecture de Djinbala, une localité située à 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kankan) se sont affrontées à cause de deux hectares de terre agricole. Les affrontements ont fait deux blessés légers. Et, plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches ont été saisies dans les mains des antagonistes par les forces de l’ordre qui sont intervenues sur place, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Kankan.

Selon le sous-préfet de Djinbala, le lieutenant Moïse Touré, les affrontements de ce mercredi marquent la résurgence d’un vieux conflit domanial qui oppose les villages de Kignèba et Djinballan depuis des lustres. On ignore encore ce qui a mis le feu aux poudres, mais les habitants de ces deux villages se sont violemment affrontés. Des coups de feu ont même été tirés dans les heurts. Et, l’intervention des forces de l’ordre a permis la saisie de plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches. Egalement, plusieurs personnes ont été interpellées dans les deux camps rivaux.

« C’est un affrontement entre deux villages (Kignèba et Djiballan) à cause de deux hectares de terre cultivables. Il y a eu deux blessés légers. Il y a eu des tirs à l’arme, on a tout saisi et envoyé au commissariat de Kankan. Au village de Djinballan, ils ont arrêté cinq personnes qui sont aussi déférées au commissariat. On m’apprend également qu’à Kignèba, des citoyens et des armes sont aussi détenus et qu’ils vont les déférer à Kankan. Moi, je viens d’arriver et on m’apprend que ce conflit perdure depuis longtemps. Moi, je veux le calme, la paix et le bonheur de tous les citoyens », à dit le lieutenant Moïse Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Évasions à la prison de Kankan : voici la liste des évadés

18 août 2021 à 18 06 32 08328
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

A l’occasion d’une conférence de presse hier, mardi 17 août 2021, le parquet du tribunal de première instance de Kankan a rendu public la liste des détenus qui se sont évadés ces dernières semaines de la maison centrale de Kankan. Et, au total, ce sont six (6) prisonniers qui ont pu prendre la poudre d’escampette avec des scènes spectaculaires et devant des gardes pénitentiaires impuissants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Selon le procureur Aly Touré, sur ces six prisonniers en cavale se sont évadés les 6 et 13 août dernier. Quatre d’entre eux étaient en train de purger leurs condamnations. Et, les deux autres étaient en attente de leurs procès.

« Ceux qui ont pris la fuite, il s’agit de Mory Camara (condamné à trois ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs. Il était placé sous mandat de dépôt depuis le 4 mai 2018) ; Mamady Condé (condamné également à 3 ans de prison ferme pour vol simple. Il était placé sous mandat depuis le 23 Août 2019) ; Daouda Keïta alias Tecno (lui il n’est pas encore condamné, il était là-bas depuis le 8 janvier 2021 pour des faits de vol à main armée) ; Adama Keïta (également poursuivi pour des faits de vol à main armée non jugée encore et placé sous mandat de dépôt depuis le 27 Avril 2020) ; Abdourahamane Dabo (condamné à trois ans de réclusion criminelle pour vol à main armée. Il était en prison depuis le 8 septembre 2020) ; Mohamd Lamine Camara (condamné à trois ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs et vol à main armée) », a indiqué Aly Touré.

A en croire certaines sources proches de ce dossier, ces évasions enregistrés ces dernières semaines à la maison centrale de Kankan doivent leurs réussite à « une complicité interne » de certains gardes pénitentiaires. On rapporte que lors de la dernière évasion (celle du 13 août), un des gardes sentinelle de la prison avait même quitté son poste pour prendre la poudre d’escampette. Des informations que le procureur Aly Touré s’est réservé de commenter ce mardi devant la presse.

«  Ce sont les enquêtes qui détermineront s’il y a eu complicité interne ou pas. Mais, d’ors et déjà, je puis vous dire que notre maison centrale est saturée. Et, cette saturation n’offre pas un service de sécurité fiable. Des cellules qui ont été faites pour 15 personnes, si elles reçoivent plus de 20 personnes, il y a un véritable problème de sécurité qui se pose. Et, du point de vue infrastructure, le plafond est en planche (au lieu du béton). Mais, toutes ces informations ont été remontées à la chancellerie ; et, je crois que les jours à venir les dispositions vont être prises », a dit Aly Touré. 

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : lancement de DIK NET Sécurité, une nouvelle société de gardiennage

2 août 2021 à 11 11 29 08298

Une nouvelle société de gardiennage voit le jour à Kankan. Dénommée DIK NET Sécurité, elle vise à assurer la sécurité des citoyens et leurs biens. La cérémonie de lancement officiel de cette société a connu la présence du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation ainsi que des autorités de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mise en place par des jeunes cadres, la société Développement Intégré de Kankan (DIK) NET Sécurité offre plusieurs services, dont la sécurisation des résidences, des services publics et privés, des mines et carrières, des événements spéciaux, etc. Une façon pour elle de contribuer à la préservation de la paix et de la quiétude sociale, mais aussi à la lutte contre le chômage des jeunes.

Directeur général de DIK NET Sécurité, Moussa Condé

« Pour accompagner le président de la République dans le cadre de l’instauration de la paix, la quiétude sociale, la création de l’emploi pour les jeunes et lutter contre le chômage, nous les jeunes cadres, avons pensé à mettre en place une structure de sécurité, de gardiennage, dénommée DIK NET », a déclaré le Directeur général de DIK NET Sécurité, Moussa Condé.

Parrain de la cérémonie, Ibrahima Kalil Diané, Directeur national du système informatique, s’est réjoui du fait que pour la première fois, des fils ressortissants de Kankan se sont donné la main pour mettre en place une société de gardiennage. Il a aussi demandé aux autorités locales d’accompagner cette société pour son épanouissement.

Ibrahima Kalil Diané, Directeur national du système informatique

« Aujourd’hui est un grand jour pour Kankan. Pour la première fois, des jeunes natifs de la ville ont réfléchi pour mettre en place une société de gardiennage pour sécuriser les citoyens et leurs biens. Je profite aussi de cette occasion pour faire un plaidoyer à l’endroit des autorités. Je leur demande de soutenir cette société, car sa création est une opportunité d’emploi pour les jeunes », a dit M. Diané.

Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

De son côté, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, a prodigué des conseils aux employés de cette société de gardiennage. « Lorsque vous dites à vos amis que vous travaillez dans une société de gardiennage, ils vont se moquer de vous. Mais ne les écoutez pas. Prenez votre travail au sérieux.

C’est le début, ça ne sera pas facile mais avec le temps, vous en profiterez beaucoup, parce qu’il n’y a pas de sous métier. Si vous êtes charretier, faites cela avec sérieux. Ce qui n’est pas bon, c’est de mentir, voler, escroquer pour gagner sa vie. Aux agents, évitez trop d’aller en grève, ça ne sera pas la solution », a dit le général Bouréma Condé.

A noter que la cérémonie de lancement officiel des activités de DIK NET Sécurité a été clôturée par une démonstration faite par les agents de cette société pour montrer leur professionnalisme.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Fraude au Bac : des candidats éliminés et des surveillants renvoyés à Kankan

24 juillet 2021 à 8 08 00 07007

Le déploiement d’appareils détecteurs de métaux dans les centres d’examen ne suffit pas pour dissuader certains candidats au baccalauréat unique 2021. Ces derniers tentent toujours de contourner le dispositif mis en place par les autorités pour éviter la fraude. Mais, plusieurs d’entre eux ont échoué dans leur démarche à Kankan, où un nombre importants de téléphones ont été saisis dans certains centres d’examen. Certains d’entre eux ont été éliminés et les surveillants accusés de laxisme ou même de complicité face ont été renvoyés, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est notamment au centre M’Bemba Touré, dans la ville de Kankan, que cette tentative de fraude a été déjouée. En l’espace de deux jours (jeudi et vendredi), le recteur de l’université Julius Nyerere de Kankan et délégué du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans ce centre, dit avoir reçu 20 téléphones saisis sur des candidats. Et 10 surveillants ont payé les frais de cette situation, selon Dr Moustapha Sangaré.

Dr Moustapha Sangaré, recteur de l’université Julius Nyerere de Kankan

« Le jeudi, j’ai saisi 5 téléphones dans 5 salles, et les survivants de ces 5 salles ont été mis dehors. Ce vendredi encore, j’en ai récupéré 15. Je n’ai pas éliminé ces surveillants parce que c’est eux même qui ont vu ces téléphones avant même que les sujets ne soient lancés. Donc, les 20 téléphones sont au niveau du chef du centre. Aujourd’hui, nous avons fraudé deux candidats pour utilisation de machine calculatrice », a confié le délégué.

Il déplore l’attitude de certains candidats qui, selon lui, n’accordent aucune importance aux dispositions prises par les autorités pour le bon déroulement du baccalauréat. « Les enfants n’ont pas de respect pour l’autorité et l’encadrement, ils font ce qu’ils veulent, ils n’ont même pas peur. La dernière journée (ce samedi), c’est la journée fatidique. C’est la journée de tous les risques, parce que les élèves qui ont été fraudés veulent contre-attaquer ; mais, ça ne va pas réussir », assure Dr Moustapha Sangaré.

Selon nos informations, des téléphones ont été saisis dans plusieurs autres centres d’examen de la ville de Kankan. Au lycée Marien N’Gouaby par exemple, un surveillant qui s’est confié à Guineematin.com annonce que 23 téléphones portables ont été pris sur des candidats dans la seule journée de ce vendredi 23 juillet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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17 opposants « oubliés » en prison : leur avocat interpelle la justice guinéenne

12 juillet 2021 à 18 06 20 07207

Parmi les nombreux militants de l’opposition arrêtés à la veille du double scrutin du 22 mars 2020 en Guinée, 17 sont toujours en prison sans jugement. Leur avocat demande à la justice guinéenne d’ouvrir rapidement leur procès ou alors de les libérer tout simplement. Me Salifou Béavogui a lancé cet appel dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

A la veille du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 22 mars 2020, de nombreux opposants au changement de la Constitution guinéenne ont été interpellés dans plusieurs villes du pays : Conakry, Coyah, Boké, Faranah, Macenta, N’Zérékoré… Ils ont été déportés au camp militaire de Soronkoni, à Kankan, où ils ont été détenus pendant plusieurs mois.

Après plusieurs dénonciations faites par leurs avocats et les organisations de défense des droits de l’homme, ces militants de l’opposition ont été ramenés à Conakry. Plusieurs d’entre eux ont été libérés nuitamment au Km36 et à Kagbelen, et 17 autres ont été conduits à la CMIS d’Entag. Ils ont ensuite été déférés au tribunal de première instance de Mafanco, qui les a placés sous mandat de dépôt le 1er mars 2020, à la Maison centrale de Conakry. Et depuis, ils attendent toujours leur jugement.

Me Salifou Béavogui, avocat

« L’affaire de Soronkoni est un dossier qui est aujourd’hui piétiné. C’est un dossier qui est aujourd’hui oublié. C’est un dossier qui est aujourd’hui mis de côté. Or, dans ce dossier, il y a plusieurs opposants qui sont emprisonnés depuis près de 16 mois aujourd’hui. Ils ne sont ni jugés, ni libérés. Pourtant, depuis le mois d’octobre 2020, le juge d’instruction a transmis son ordonnance de fin d’instruction.

Et cette fois-ci, au lieu d’être poursuivis pour port illégal d’uniforme et participation à une association de malfaiteurs, ils sont plutôt poursuivis pour attroupement de nature à troubler l’ordre public et la tranquillité. Ce n’est pas vrai », a indiqué leur avocat, Me Salifou Béavogui.

« Nous demandons leur libération ou l’ouverture de leur procès. Si vous voyez cette requalification des faits, c’est parce que le dossier est vide. On ne peut pas arrêter des gens qui ne se connaissent même pas et qui ne se sont jamais fréquentés pour dire qu’ils ont formé un attroupement », soutient l’avocat.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel : 622919225 / 666919225

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Mouvement de colère à Siguiri : des jeunes empêchent le travail à la société aurifère GGE

1 juillet 2021 à 15 03 45 07457

C’est un sentiment de frustration et de colère que les jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro sont sortis exprimer ce jeudi, 1er juillet 2021, dans la commune urbaine de Siguiri. Ces jeunes ont barricadé la route, brûlé des pneus et empêché les travailleurs de la GGE (Guinean Gold Exploration) d’accéder au site de ladite société. Et, pour cause, ces jeunes exigent leur recrutement au sein de cette société aurifère.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la société GGE a récemment formé plusieurs jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro dans la conduite des engins, notamment les poids lourds. Et, les bénéficiaires de cette formation devaient être employés par ladite société, selon la convention qui avait été établie entre la GGE et les communautés de ces trois districts. Malheureusement, au terme cette formation, la société ne s’est pas acquitter de ses engagements. Et pire, elle a lancé un concourt de recrutement de chauffeurs, tout en ignorant les jeunes qu’elle a formé à ce métier. D’où aujourd’hui la colère des jeunes de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro. Ils sont sortis ce jeudi depuis 6 heures pour protester et ériger des barricades pour empêcher l’accès au site de la société.

« Il y a 6 mois de cela que la société a recruté des jeunes de la communauté pour les former dans la conduite des engins. Mais, avant de les former, la direction avait convenu avec la communauté qu’elle va les former pendant 6 mois. Et, après cette formation qu’ils (les jeunes) seront engagés par la société. Maintenant voilà,  après les 6 mois de formation, la société a besoin de chauffeurs, au-lieu de recruter nous les jeunes formés,  elle nous laisse pour organiser un test. Et, pendant notre formation cela n’a pas été dit. C’est pourquoi nous sommes sortis pour les empêcher de travailler », a indiqué Soryba Diawara, un des manifestants.

Les jeunes manifestants sont encore (12heures30’) dans la rue. Et, pour l’heure, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été enregistrée sur place.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Baro (Kouroussa) : un nouveau cas de mort suite à la consommation d’un repas

29 juin 2021 à 10 10 42 06426

Le bilan passe de quatre à cinq morts, suite à la consommation d’un plat de tô à Baro, une sous-préfecture située à 26 kilomètres de la ville de Kouroussa. Une femme est décédée hier, lundi 28 juin 2021, à l’hôpital régional de Kankan, où était admise avec d’autres personnes ayant consommé le même repas, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Selon Mohamed Sacko Sylla, directeur régional de la santé de Kankan, 16 personnes ont consommé le plat de tô en question. Parmi elles, 9 sont tombées malades, dont 5 en sont décédées. « Après le repas, 9 personnes ont présenté les mêmes symptômes : douleurs abdominales, nausée, vomissements, diarrhée et ballonnements abdominaux.

Donc, 4 cas de morts ont été enregistrés et les autres malades ont été admis à l’hôpital de Kankan, où une dame est décédée ce lundi, aux environs de 14 heures. Son corps a été ramené dans son village. Pour l’instant, on se pose beaucoup de questions autour de cette situation. Mais les échantillons ont été envoyés depuis vendredi pour des analyses. On attend les résultats », a indiqué le DRS de Kankan.

La direction régionale de la santé annonce qu’elle a entamé une campagne de sensibilisation sur le terrain, en collaboration avec la direction préfectorale de la santé de Kouroussa, pour éviter la panique dans la localité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Kankan : la prière musulmane en maninka au cœur d’une conférence-débat

26 juin 2021 à 9 09 33 06336
Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur islamique et promoteur de l’écriture N’ko

Est-il normal de faire la salat (prière) dans la langue maninka (N’ko) ? La question était au centre d’une conférence-débat qui s’est tenue ce vendredi, 25 juin 2021, à Kankan. Elle a été organisée par l’association des sages de N’ko, vent debout contre la décision de l’imam Ismaël Nanfo Diaby et ses partisans de prier dans leur langue maternelle. Avec ses arguments, le conférencier a cherché à démontrer qu’il n’est pas permis à un musulman de faire la salat (prière) dans une langue autre que l’arabe, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Depuis que l’imam Ismaël Nanfo Diaby a commencé à promouvoir la prière musulmane en maninka (N’ko), les promoteurs de l’écriture N’ko sont divisés. Il y a un camp qui soutient l’imam controversé et ses disciples et un autre qui s’oppose catégoriquement à leur démarche. Et c’est dans ce dernier groupe que l’on retrouve l’association des sages de N’ko. Après avoir fait une déclaration pour désavouer le camp de Nanfo Diaby, cette organisation a décidé d’organiser une conférence-débat autour de cette question. Une occasion pour elle d’expliquer aux participants pourquoi il ne faut pas faire la salat dans la langue N’ko.

Daouda Kalil Konaté, conférencier

« Nous avons invité les gens à apprendre le N’ko et à le vulgariser. Mais nous avons aussi expliqué aux participants qu’il n’est pas bien de prier dans une langue autre que l’arabe parce que cela amène la division entre les musulmans. Dieu a fait descendre le coran en arabe, on ne peut pas traduire avec exactitude les versets dans une autre langue et s’attendre à ce que la prière soit acceptée. Nous avons aussi apporté des preuves montrant que la prière n’est pas autorisée dans une langue qui ne soit pas l’arabe. Nous avons souvent demandé des débats avec l’autre côté, mais ils ont toujours refusé », a dit le conférencier Daouda Kalil Konaté.

Djiba Sidibé, coordinateur régional des associations islamiques

Cette démarche de l’association des sages de N’ko est vivement saluée par Djiba Sidibé, coordinateur régional des associations islamiques de Kankan, l’un des participants à cette conférence. « Au sortir de cette conférence, nous avons été convaincu par des preuves palpables qui montrent qu’il n’est pas permis de prier dans une autre langue que l’arabe. Le savant Souleymane Kanté, l’inventeur de l’écriture N’ko, n’a jamais écrit ou dit de prier en N’ko. Il a toujours dit de prier comme le prophète Mohamed (PSL) le faisait. Il y a des preuves même qui montrent cela. Il y a une partie du coran que lui-même a traduit, c’est écrit en N’ko mais le son sonne en arabe », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, l’association des sages de N’ko souhaite avoir un débat qui sera médiatisé avec les promoteurs de la prière en N’ko. Reste à savoir si le camp de l’imam Ismaël Nanfo Diaby acceptera cette invitation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya YLLA pour Guineematin.com

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INTEGRA : les Technologies de l’information et de la communication au service de l’employabilité des jeunes guinéens

25 juin 2021 à 16 04 13 06136

Après avoir formé 90 jeunes dans les régions administratives de N’zérékoré, Kankan, et Conakry le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit sa formation en infographie et webdesign à Kindia et Labé du 21 juin au 03 juillet 2021 à l’endroit de 60 jeunes bénéficiaires.

Cet atelier va permettre aux récipiendaires de développer des connaissances sur les règles théoriques et pratiques de la création graphique (couleurs, typographies, ergonomie…). Il couvrira également l’apprentissage sur la mise en place d’une identité visuelle, à la conception de maquettes et la maîtrise des différents outils utilisés dans ce secteur. Par le biais d’une approche orientée sur l’apprentissage par la pratique, le programme vise à renforcer les compétences des jeunes bénéficiaires sur les logiciels Adobe Photoshop, Illustrator et InDesign.

« Les compétences acquises durant cette formation me permettront de répondre au besoin croissant du marché de l’emploi dans le domaine de la communication visuelle en Guinée. Je peux démarrer en tant que freelance » explique Abdoulaye Bah, jeune bénéficiaire de l’atelier.

Mise en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), cette initiative s’adresse prioritairement à des profils ayant un prérequis dans le domaine de la bureautique, pour leur permettre d’acquérir et de renforcer leurs connaissances à l’utilisation des outils d’infographie. Ils pourront ainsi trouver du travail plus facilement dans un domaine à fort potentiel qui débouche souvent sur des opportunités d’emplois durables.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Kankan : des interrogations sur la disparition d’un garçon de 3 ans à Dalako

24 juin 2021 à 18 06 20 06206

Cela fait exactement neuf jours qu’un garçon de trois ans est porté disparu au quartier Dalako, un quartier périphérique de la commune urbaine de Kankan. Dans sa famille, on soutient que le petit est allé jouer chez les voisins où sa paire de chaussure a été retrouvée et depuis, il n’est plus revenu à la maison. Une femme âgée de plus de 70 ans est soupçonnée dans cette affaire, elle nie toute implication dans la disparition soudaine du garçon, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan

Dans la famille Maïga au quartier Dalako, l’inquiétude est grandissante. Leur petit garçon, Moussa Maïga, âgé de 3 ans, est porté disparu depuis plus d’une semaine. Les recherches pour le retrouver n’ont jusque-là rien donné. Ce bambin n’a donné aucune nouvelle depuis le 16 juin dernier.

Issa Maïga, père du petit

« Le mercredi matin mon fils est parti joué avec le fils d’une voisine, mais avant de partir sa maman lui a dit que son ami là a voyagé avec sa mère. Seulement, il s’est entêté, il est parti. Quelques temps après, sa maman est allé le chercher, mais il n’a pas voulu venir à la maison. Elle a voulu forcer la situation, mais il y a une vielle femme âgée de plus de 70 ans chez nos voisins qui a dit à ma femme de laisser le petit jouer avec ses amis, qu’il a l’habitude d’aller là-bas. Ma femme est revenue donc à la maison. A 10 heures, moi je suis venu manger, j’ai demandé à ma femme où se trouvait le petit, elle a dit qu’il est parti chez nos voisins, je lui ai demandé d’aller le chercher ; et, entre-temps, moi je me suis retourné à mon travail. 30 minutes après, elle m’a appelé pour me dire que le petit est introuvable. Et, depuis lors jusqu’ici, on n’a pas de ses nouvelles », a indiqué Issa Maïga, le père de Moussa.

Selon Kadiatou Traoré, la mère de l’enfant disparu, au cours des recherches la paire de chaussure de Moussa a été retrouvée chez les voisins. Mais, dans cette famille, on soutient que le petit s’est retourné chez lui.

Kadiatou Traoré, mère de l’enfant

« C’est mon mari qui m’a demandé d’aller chercher le petit chez nos voisins. Lorsque je suis parti, j’ai trouvé que le petit n’était pas sur les lieux. Les gens qui étaient sur place m’ont dit que mon fils était là tout à l’heure, on lui a cherché partout on ne l’a pas trouvé. Je suis même parti chez d’autres voisins pour voir s’il n’est pas là-bas, mais rien. C’est étant là-bas maintenant que quelqu’un m’a dit d’aller voir dans la maison de mes voisins. Lorsque je suis allé, je me suis limité au salon, c’est là où j’ai trouvé la paire de chaussure de mon fils. Et, entre-temps la vielle femme s’est réveillé et elle m’a fait savoir que le petit était à ses côtés, mais qu’elle ne sait pas où il est parti », a expliqué Kadiatou Traoré.

Cependant, la vieille femme soupçonnée par la famille Maïga d’être impliquée dans la disparition du petit Moussa clame son innocence. Elle assure ne rien savoir dans la disparition de ce petit garçon.

« Lorsque le petit est venu ici, je lui ai donné de quoi manger. Lorsqu’il a fini de manger, il a grimpé sur une table après que sa maman est venue le chercher. Il ne voulait pas partir. J’ai demandé à sa mère de le laisser jouer avec ses amis et qu’il allait partir après. D’habitude le petit vient ici et retourne chez lui sans problème et seul. C’est tout ce que je sais », a confié la vieille femme tout en souhaitant rester sous anonymat.

Dans le quartier, les gens sont mobilisés pour retrouver le petit Moussa Maïga. Et, sa mère est inconsolable. La famille n’a pas encore saisi les autorités compétentes, elle se contente de déposer les communiqués radio dans les différents médias de la place.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Spéculation sur le prix de l’engrais à Kondianakoro (Mandiana) : un commerçant fait 3 jours de prison

22 juin 2021 à 19 07 17 06176
Sidiki Sangaré, sous-préfet de Kodianakoro

C’est une sanction sur fond d’avertissement et de dissuasion que les autorités sous-préfectorales de Kondianakoro viennent d’infliger à Salihan Bérété. Ce commerçant originaire de Bankoumana (un district de Kondianakoro) a été interpellé vendredi dernier, 18 juin 2021, pour avoir trop spéculé sur le prix de l’engrais subventionné par l’Etat. Alors que le prix du sac de 50 kilogrammes était fixé à 220 000 francs guinéens (au maximum), ce commerçant qui bouillonne d’avoir de profit s’est permis de revendre le sac à 285 000 francs dans cette sous-préfecture qui relève la préfecture de Mandiana. Il a passé trois jours de prison pour son acte jugé « anti-citoyen » par les autorités de Kondianakoro.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, Salihan Bérété est récemment de Kankan avec 100 sacs de 50 kilogrammes d’engrais chacun. Mais, dans la capitale de la Haute Guinée, il a acheté chacun de ces sacs à 200 000 francs guinéens. Et, il a transporté ces sacs sur une distance de 160 kilomètres, soit la distance qui sépare Kankan à Kondianakoro. Seulement, pour cette distance, le coût du transport d’un sac de 50 kilogrammes ne dépasse pas 15000 francs guinéens. Mais, une fois à Kondianakoro, ce commerçant s’est permis de revendre le sac d’engrais à 285 000 francs guinéens. Il pensait se faire assez de bénéfices sans savoir qu’il était en train de se tirer une balle dans le pied. Car, face à ce prix exorbitant qu’il pratiquait, les paysans sont allés se plaindre à la chambre d’agriculture ; et, cette dernière a immédiatement saisi les autorités administratives sous-préfectorales. C’est ainsi que le sous-préfet, Sidiki Sangaré, a ordonné l’interpellation du commerçant Salihan Bérété.

« J’ai entendu que des commerçants revendent l’engrais subventionné par le gouvernement à un prix exorbitant. C’est à dire le gouvernement donne l’engrais aux pauvres populations à 200 000 francs au magasin dans toutes les préfectures, mais les commerçants dans les sous-préfectures doivent augmenter le transport et un petit bénéfice sur les 200 000 francs. Mais, le transport ne dépasse pas 15 mille par sac. Et, si toi tu revends ça à 285000 francs, c’est trop. C’est la population qui s’est plaint au près de la chambre d’agriculture ; et, celle-ci nous a informé. Moi aussi j’ai ordonné la gendarmerie d’arrêter le commerçant et lui corriger avant de l’emprisonner. Et, c’est ce qui a été fait avant sa libéré aujourd’hui (lundi) sous condition qu’il revend tout le reste de son engrais à 200 000 francs le sac de 50 kilogrammes », a indiqué le sous-préfet, Sidiki Sangaré.

De Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Conakry : un comité de pilotage organisé autour du projet KiMaLaKan

21 juin 2021 à 19 07 12 06126

Les ONG Eclosio, TRIAS, Osez-INNOVER et CADES/GUINEE, réunies au sein d’un seul Projet ou Consortium dénommé « KiMaLaKan », ont organisé un Comité de Pilotage ce lundi, 21 juin 2021, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Ce comité de pilotage a regroupé des organisations de la société civile, les autorités administratives, les Associations bénéficiaires du projet et le bailleur de fonds. Ce projet a pour objectif de contribuer au renforcement de capacité des organisations de la société civile à s’impliquer dans les dispositifs d’insertion professionnelle et de développement de l’emploi pour les femmes et les jeunes dans les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Financé à hauteur de 1 600 000 euros par l’Union européenne, ce projet touchera directement 1 200 jeunes et femmes qui sont de potentiels candidats à la migration et les migrants retournés. C’est un projet qui a été lancé le 1er janvier dernier et qui prendra fin en décembre 2023.

Selon Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest et porte-parole du Consortium KiMaLaKan, la spécificité de ce projet réside dans le fait qu’il faut mener un dialogue à l’échelle local pour faire en sorte que les problèmes migratoires puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver des solutions à la base.

Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest

« Ce qui nous amène aujourd’hui dans ce consortium, c’est réellement la coordination des projets mutilateurs dans le domaine de l’insertion professionnelle et de l’entreprenariat qui sont des enjeux assez considérables dans la région. Par manque d’opportunité économique pour les jeunes, il y a des questions migratoires qui sont très importantes. Beaucoup de jeunes partent aujourd’hui parce qu’ils manquent d’opportunités au niveau local. Et donc, Eclosio a cherché à mettre en œuvre un consortium avec d’autres ONG qui ont déjà fait une expérience ici en Guinée, notamment l’ONG CADES, l’ONG TRIAS et l’ONG Osez INNOVER. A travers ce consortium, on a vraiment cherché à renforcer nos complémentarités, nos différentes approches pour renforcer l’impact de ce projet. La spécificité de ce projet, c’est de mener un dialogue à l’échelle local de faire en sorte que les problèmes migratoires  puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver justement des solutions à l’échelle locale. C’est d’accroître aussi les capacités des organisations de la société civile dans la promotion effective du rôle des femmes et des jeunes comme agents du développement et du changement dans les zones cibles.  A l’issue du projet, on a plusieurs objectifs : d’une part c’est de pouvoir faire en sorte que les dialogues à l’échelle locale qui seront mis en œuvre puissent perdurer en impliquant les autorités ; d’autre part, c’est de pouvoir vraiment créer des opportunités économiques pour les jeunes et pour les femmes qui sont les personnes les plus vulnérables. Et également, de faire en sorte que d’autres opportunités puissent voir le jour avec d’autres financements et d’autres bailleurs et surtout un engagement de l’Etat », a expliqué Fanny Bordarier-OTT.

Venue assisté à ce comité de pilotage, Naï Keïta, présidente de l’association des femmes de Dabola, a dit avoir été outillée positivement. Elle a aussi promis de transmettre le message aux jeunes qui sont tentés par l’immigration irrégulière.

Naï Keïta, présidente de l’Association des femmes de Dabola

« KiMaLaKan est un projet qui est très intéressant ; parce que les jeunes qui courent pour partir sur la mer en y laissant leur vie, c’est nous les mères et pères de familles qui en souffrons. Si un moyen est trouvé pour les maintenir, c’est ce que nous aimons. Parce que la plupart des jeunes pensent qu’on part en Europe pour ramasser de l’argent. Ce qui est tout à fait le contraire. Mais, si nous restons chez nous ici et nous travaillons, les projets vont nous montrer les démarches à suivre, c’est ce que nous voulons. C’est pourquoi je me suis sacrifié pour venir assister à cet atelier. Quand je quitte ici aujourd’hui, arrivé à Dabola, je vais dire aux jeunes d’arrêter d’aller en mer et de passer aux choses sérieuses. Je leur dirai qu’il y a des projets qui peuvent leur permettre de réussir en Guinée. Je vais leur dire que là où ils vont, les habitants de là-bas ont travaillé chez eux. Nous aussi on doit travailler chez nous. Personne ne peut quitter chez lui et venir développer chez toi. Nous voulons que les jeunes restent pour travailler avec nous. On doit les sensibiliser aussi », a dit Naï Keïta.

De son côté, Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a laissé entendre que ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique du développement du président de la République. Et, il a invité ce consortium à être un « multi acteur » et de travailler avec d’autres acteurs.

Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et e l’emploi des jeunes

« A travers les débats auxquels nous avons assistés, on est très surpris qu’il y ait un grand consortium qui comprend les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan et qui s’inscrit dans le cadre de l’employabilité des jeunes et qui lutte contre la migration irrégulière des jeunes. Cela est un grand pas et s’inscrit vraiment dans le grand projet des 100 milles entreprises du Pr Alpha Condé. Je vais seulement dire que ce consortium doit seulement travailler avec tous les autres acteurs. Il doit être un multi acteur, parce que c’est une synergie, les questions de développement doivent être aoristiques. Donc, il faudrait que nous nous donnions la main, mais déjà un bon débat est pris par ce consortium qui mène une bataille qui doit être réussie pour le développement économique et social de nos communautés. Le Pr Alpha Condé et le gouvernement sont prêts à vous accompagner et à vous soutenir. Que tous reçoivent ici notre satisfaction et nos remerciements pour s’être mis ensemble. C’est ensemble que nous pouvons réussir. Nous devons continuer à travailler ensemble pour le bien de nos communautés. Il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Parce qu’il s’agit des jeunes. Donc, c’est un élément important et nous nous attendons à des résultats probants », a indiqué Moussa Condé.

Mohamed Gueasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Trafic de faux billets : l’Ivoirien Yapi Yapo condamné à 20 ans de prison, à Kankan

21 juin 2021 à 16 04 23 06236

Ouvert le lundi, 7 juin dernier, le procès de l’Ivoirien Jean Claude Yapi Yapo a connu épilogue ce lundi, 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Kankan. L’accusé a été reconnu coupable des faits de contrefaction ou falsification, détention, transport et mise en circulation de faux billets pour lesquels il était poursuivi. Il a écopé d’une peine de 20 de réclusion criminelle et le paiement d’une amende de six milliards six cent soixante-dix-neuf millions neuf cent soixante millions (6 679 960 000) francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Fonctionnaire au trésor public ivoirien depuis plus de 21 ans, Jean Claude Yapi Yapo a été arrêté le 18 décembre 2020, au grand marché de Kankan, alors qu’il était venu échanger des montants de 20 000 dollars américains et de 5 000 000 de francs CFA en faux billets. La perquisition de sa chambre d’hôtel a permis de saisir des sommes supplémentaires de 10 000 dollars américains et de 1 000 000 de francs CFA. Ce qui fait un total de 30 000 dollars et 6 000 000 de francs CFA en faux billets.

Placé sous mandat de dépôt le 11 janvier 2021, l’accusé a comparu le lundi 7 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kankan, où il a reconnu sans détour les faits articulés contre lui. Jean Claude Yapi Yapo a fait savoir que c’est un fonctionnaire à la retraite qui lui a remis cet argent en Côte d’Ivoire pour qu’il vienne l’échanger en Guinée.

Après les débats, le procureur avait demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité, en le condamnant à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 1 milliard 554 millions de francs guinéens. De son côté, l’avocat de la défense avait plaidé coupable, tout en sollicitant des circonstances atténuantes en faveur de son client.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Situation à Kankan : Guinée Games apporte des précisions

16 juin 2021 à 11 11 48 06486

Publireportage : « Les parieurs qui pourront nous apporter la liste Mégaliste correspondant au jour de son ticket, qu’ils disent avoir trouvé en kiosque, seront payés. »

La situation est calme ce matin à Kankan, que ce soit à l’agence Guinée Games ou dans les points de vente de Guinée Games à Kankan.

Après l’incompréhension, place aux explications.

Alors que s’est-il passé ?

Dans la matinée du lundi 14 Juin et du mardi 15 Juin, une trentaine de « parieurs » en colère, accompagnés d’agents se sont rendus à l’agence de Guinée Games pour exiger le paiement de tickets qui pourtant, apparaissaient perdants dans le système.

A notre grande surprise, comme à celle d’autres parieurs ou d’autres agents présents sur les lieux, ces personnes, qui visiblement se connaissaient, ont affirmé avoir joué sur la Mégaliste de Guinée Games, quand bien même tout le monde sait que cette liste n’est plus disponible depuis plus d’un mois, avec l’arrêt des championnats européens. Celle-ci en effet a été remplacée, en cette période par la liste INTERNATIONALE, qui fonctionne différemment.

Il est donc impossible que des parieurs aient pu trouver la Mégaliste dans les kiosques ce jour-ci. Ceux qui ont pu la trouver, nous leur demandons de bien vouloir nous l’amener.

Quelles sont les dispositions que Guinée Games va prendre ?

Pour le moment, devant le nombre d’incohérence, nous enquêtons. Notamment pour voir s’il n’y pas une falsification du ticket ou même une tentative de déprogrammation de la machine de l’agent. Dans ce cas, nous nous réservons le droit d’engager des poursuites contre les personnes, même s’il s’agit de nos propres agents.

Le fait que des agents soient proches des « plaignants », le fait que cela ne se passe que sur une zone bien définie, avec une trentaine de plaignants, alors que nos listes sont jouées par des milliers de joueurs chaque jour dans l’ensemble du pays, le fait que jusqu’à présent aucun des ces plaignants ne nous a apporté la fameuse Mégaliste sur laquelle ils disent avoir joué…Tout cela est autant d’éléments qui nous interpellent et qui nous amènent à enquêter.

Peut-on croire qu’il n’y ait seulement qu’une trentaine de parieurs qui auraient trouvé le bon résultat dans seulement une vingtaine de points de vente, tous réunis à Kankan et en plus dans le même secteur ?

Soyons clairs, si quelqu’un gagne de manière légale et transparente, nous le paierons. Ainsi chacun des plaignants qui sera en mesure de nous apporter la fameuse liste Mégaliste correspondant au jour de son ticket sera payé sans soucis. Nous prenons l’engagement.

Peut-on faire confiance à Guinée Games ?

Guinée Games, est une société guinéenne, et est l’une des plus grandes sociétés du pays, avec des milliers de parieurs et des milliers de gagnants chaque jour. Nous ne prendrions pas le risque d’entacher notre image pour économiser quelques millions de francs. Nous avons l’habitude de payer bien plus. Et nous savons que la confiance de nos parieurs est ce qu’il y a de plus important.

Nous avons par exemple récemment payé plus 1.2 milliard de francs guinéens au Super 4 Jackpot. Il y en avait d’ailleurs un à Siguiri. Ils pourront tous vous témoigner qu’ils ont reçu leur argent.

Pendant l’Euro, nous avons même une cagnotte spéciale Héro de l’Euro de 565 000 000 GNF qui s’ouvre à tous sur www.guineegames.com, alors même que le pari minimum pour participer est de 113 GNF, soit presque gratuit.

Nous apportons du rêve et nous changeons des vies de Guinéens chaque jour. Hélas, certains qui ne gagnent pas peuvent aussi avoir de mauvaises idées et essayer aussi de contourner notre système. Cependant notre système est sûr et sécurisé, avec une équipe technique expérimentée, ainsi, ce genre d’incident se règle généralement rapidement.

Il faut être clair et raisonnable. Nous ne serions pas la première société de loterie du pays, après presque 13 ans d’existence, si nous ne voulions pas payer les parieurs.

Par le service de communication de GuineeGames

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Électricité : 14 groupes électrogènes pour la ville de Kankan

14 juin 2021 à 13 01 19 06196

Pour pallier au déficit énergétique, la ville de Kankan vient de bénéficier de quatorze nouveaux groupes électrogènes. La cérémonie officielle pour la remise de ces groupes a été organisée hier, dimanche 13 juin 2021, dans l’enceinte de la centrale thermique, en présence des autorités de Kankan. C’est la ministre de l’énergie, Bountouraby Yattara et son homologue Bouréma Condé, de l’Administration du territoire et de la décentralisation, qui ont co-présidé la remise de ces groupes électrogènes à la société EDG (électricité de Guinée), rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Haute Guinée.

Après les tempêtes de réclamations (manifestation contre le manque de courant) pour l’électrification de Kankan, le président Alpha Condé fait face cette ville qui a contribué à son élection à la tête de la Guinée pour son actuel troisième mandat. Et, pour ce premier geste, le chef de l’Etat a offert 14 groupes électrogènes à la ville de Nabaya pour booster la capacité de production locale de l’EDG en termes d’électricité.

A la cérémonie de remise de ces groupes électrogènes, la ministre de l’Energie, Bountouraby Yattara, a fait savoir que Kankan a toujours fait partie des priorités du président Alpha Condé dans son ambition d’électrification de la Guinée.

Bountouraby YATTARA, ministre de l’Energie

« Le président de la république a souhaité l’électrification de la Guinée ; et, dans ce cadre, Kankan est parmi les priorités. C’est pour cette raison qu’il s’est lui-même employé à donner 14 groupes à la ville de Kankan. Je rappelle que quand il venait, Kankan n’avait que 4 MW. Donc, aujourd’hui, avec ces groupes, Kankan dispose désormais plus de 14 MGW d’électricité qui vont être suivis du groupe de 20 MGW que nous allons installés très prochainement ici », a dit la ministre Bountouraby Yattara.

Ces groupes électrogènes arrivent à Kankan à un moment certains quartiers de la ville n’ont jamais connu le courant électrique. Ces quartiers n’ont même jamais eu d’installation électrique. Mais, pour le directeur général de l’EDG, Bangaly Mathy, cette situation est due à un « problème de réseau » qui va être résolu au fur et à mesure.

Bangaly MAHTY, Directeur Général EDG

« C’est normal qu’il y ait des quartiers qui n’ont pas de courant. Parce qu’en réalité ce n’est pas un problème de courant, mais un problème de réseau. Donc, comme partout ailleurs, il y a des quartiers qui n’ont pas d’installation, ça c’est d’autres projets. On va continuer à installer des poteaux et des fils, évidement tout ça ne se fait pas en un seul jour. C’est des projets de longues halènes, mais il y a un projet en cours pour faire l’extension du réseau de Kankan », a indiqué Bangaly Mathy.

Pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, général Bouréma Condé, ce don du chef de l’Etat est une réponse aux troubles que la ville de Kankan a connus il y a des mois.

Bouréma CONDE, ministre l’administration du térritoire et de la décentralisation

« C’est un sentiment de satisfaction pour un natif de Kankan et pour les populations de Kankan. C’est comme pour répondre à ce que Kankan a connu il y a quelques mois comme troubles pour dire nous voulons du courant. Et, comme vous savez le Pr Alpha Condé c’est la détermination d’aller à la résolution de ses engagements, c’est ce qui est fait aujourd’hui » a dit le ministre Bouréma Condé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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SADEN 2021 : faire de la Covid-19 une opportunité pour les entrepreneurs guinéens

9 juin 2021 à 20 08 12 06126

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancée ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. La cérémonie d’ouverture des travaux a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers du pays. La rencontre qui va durer deux jours (9 et 10 juin) vise à appuyer les entrepreneurs guinéens en vue de favoriser la résilience de l’économie du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sous le thème : « L’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 » que se tient cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée. La rencontre connaîtra la participation de plus de 500 personnes, venues de différentes villes de la Guinée et de l’étranger. Elle permettra d’accompagner les entrepreneurs guinéens et les aider à transformer les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19 en une opportunité de résilience de leurs entreprises.

« Cette année, le SADEN se fixe pour objectif d’offrir des pistes de réflexion et de développer des ateliers de formation, afin de faire de la crise sanitaire du Covid-19, une réelle opportunité pour nos entrepreneurs et un moyen de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux », a indiqué Sékouba Mara, directeur général de l’AGUIPE (L’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) et président du Comité d’organisation du SADEN 2021.

En plus de l’information et de la formation des entrepreneurs, le SADEN va aussi accompagner les quatre meilleurs projets pour faciliter leur mise en œuvre. « Les 4 projets qui seront retenus vont être accompagnés par le SADEN. Donc ils vont avoir un prix et ça va leur permettre de compenser des difficultés liées à la problématique de la pandémie du Covid-19 », ajoute Sékouba Mara.

Djénab Dramé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

C’est la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Djénab Dramé a laissé entendre que le SADEN est une véritable opportunité que le gouvernement met à la disposition des entrepreneurs guinéens.

« Le principal artisan pour booster les jeunes entrepreneurs, les encourager, les accompagner, les soutenir, c’est quand même le gouvernement. Donc on se dit que le SADEN offre une autre opportunité au gouvernement de s’exprimer et informer ces entrepreneurs sur les opportunités de formation qui pourront leur permettre, dans l’avenir, d’entreprendre, de se prendre en charge, et aussi les rappeler les différents défis, dont celui du temps. Parce que le temps demeure le plus grand défi des entrepreneurs », a dit la ministre.

Selon les organisateurs, l’une des particularités de cette édition par rapport à celles précédentes, c’est qu’elle est retransmise en direct dans les villes de Kankan, Kindia, Labé et N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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