Examens nationaux à Kankan : 2 surveillants, 6 candidats et un agent de sécurité épinglés

15 juillet 2019 à 15 03 31 07317

Les premières épreuves du baccalauréat pour la session 2019 ont été officiellement lancées ce lundi, 15 juillet 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. A Kankan, c’est le lycée Almamy Samory Touré qui a servi de cadre au lancement de l’épreuve d’Anglais pour les candidats des Sciences Expérimentales et Sciences Mathématiques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui a présidé le lancement de la première épreuve, accompagné des autorités éducatives et communales. Monsieur Diop a souhaité bonne chance aux candidats. « Nous sommes devant vous ce matin pour procéder au lancement de la première épreuve du baccalauréat, session 2019, au centre Samory. Vous savez ce que Samory représente pour la Guinée en termes de combat pour la Guinée. Donc, bonne chance à vous », a dit le préfet.

Après l’ouverture symbolique de l’enveloppe contenant le premier sujet, Morlaye Yattara, le superviseur régional des examens à Kankan, a dressé le bilan du BEPC qui fait état de 9 personnes épinglées dans la région. « A Siguiri, un agent de sécurité a été éliminé parce qu’il a refusé de sortir de la cour du centre pour aller sillonner les alentours. Deux surveillants ont été éliminés à Kérouané parce qu’ils étaient en possession de leurs téléphones portables. Toujours à Kérouané, un candidat a été surpris avec un document. A Kankan, si j’ai bonne mémoire, cinq candidates ont été éliminées pour port du voile intégral », a-t-il laissé entendre.

Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation,
Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation

De son côté, Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation, a déploré ces cas d’élimination dans sa zone. « Le constat n’est pas reluisant pour les deux premiers examens nationaux dans la région, puisqu’on a éliminé des surveillants à Siguiri, Kérouané et Kankan qui étaient avec des téléphones. Nous avons 13 téléphones à la DPE de Siguiri. On a éliminé des candidats à cause du port intégral du voile. Ce que je peux dire aux candidats et surveillants, c’est d’abandonner l’affaire de téléphone. Parce que cette année, on ne tolérera rien. L’année dernière, il y a eu des lauréats à Kankan, je voudrais en avoir cette année encore. La vie est une compétition, il y a huit inspections régionales et nous, nous voulons toujours être premier ».

Dans la région de Kankan, ils sont au nombre de 9901 candidats, dont 2372 filles, à faire le baccalauréat. Ils sont repartis dans 23 centres pour 304 salles de classe avec 608 surveillants.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : 6 candidates voilées empêchées de faire l’examen d’entrée en 7ème Année

6 juillet 2019 à 19 07 56 07567

Les évaluations au compte de l’examen d’entrée en 7ème année ont pris fin ce samedi, 6 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. A Kankan, les autorités ont exprimé leur satisfaction face à la manière dont les choses se sont déroulées. Mais, elles ont aussi signalé l’élimination de six (6) candidates à cause du port du voile intégral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lancé le jeudi 4 juillet dernier, l’examen d’entrée en 7ème année a pris fin ce samedi 6 juillet 2019. A la fin des épreuves, le directeur préfectoral de l’éducation de Kankan, Morlaye Yattara, s’est félicité de l’application à la lettre des principes et règlements généraux des examens. « Ce qu’on peut retenir, c’est que l’examen s’est passé dans de très bonnes conditions.

Vous savez, il y a eu les ateliers régionaux, au cours desquels des instructions fermes ont été données par le MENA (Ministère de l’Education Nationale) et Dieu merci, ces instructions ont été respectées et appliquées à la lettre. Ce qui fait que, enseignants et candidats, tout le monde a fait le travail qui est le sien. Donc, il n’y a pas eu de fausse note. Donc, nous demandons aux candidats du BEPC de prendre l’exemple sur leurs jeunes frères », a-t-il dit.

Toutefois, le DPE de Kankan a révélé que six candidates voilées n’ont pas pu avoir accès aux salles d’examen parce qu’elles auraient refusé de se débarrasser de leur hidjab. « Au centre Alpha Yaya Diallo, il y avait six filles qui étaient voilées intégralement. Il leur a été demandé par les autorités de faire en sorte qu’on voit leurs visages. Elles n’ont pas accepté. Cependant, les autres qui étaient aussi voilées, ont respecté les instructions données. Donc, elles ont été mises à la porte », a fait savoir monsieur Yattara.

La DPE de Kankan a présenté 9 785 candidats, dont 2 987 filles, repartis dans 50 centres d’examen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kankan : manifestation contre EDG

29 juin 2019 à 16 04 29 06296

Plusieurs jeunes ont manifesté dans la matinée de ce samedi, 29 juin 2019, devant le siège de l’Electricité de Guinée (EDG) à Kankan. Ils protestaient contre le vol du carburant devant permettre de fournir la ville en courant, dont se rendent coupables certains agents de la société. Les manifestants ont réclamé la fermeture de l’EDG de Kankan pour amener les autorités à réagir face à cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le jeudi, 27 juin dernier, Lancei Traoré, un agent de l’EDG de Kankan, a été pris avec des bidons de 20 litres contenant du gasoil. Du carburant qu’il aurait volé à la centrale de la société et qui devait permettre de faire tourner les groupes électrogènes qui fournissent le courant à la ville de Kankan. Et, cette situation est intervenue à un moment où la commune urbaine est confrontée à une faible desserte du courant.

Révoltés par cet acte, plusieurs jeunes se sont mobilisés pour aller protester devant installations de l’EDG. Car, selon eux, c’est le vol du carburant destiné à cette centrale électrique qui plonge Kankan dans le noir. « Il y a longtemps, on était venu ici pour alerter les responsables de la centrale par rapport au vol de carburant dans la cour. Maintenant, avant-hier (jeudi), un de nos amis et le directeur communale de la jeunesse, Sidiki Belmando Kaba, qui étaient venus ici, ont mis main sur un voleur de carburant à 15 heures.

Mohamed Lamine Kaba,
Mohamed Lamine Kaba

Son pick-up était rempli de bidons de 20 litres et il était à son 5ème voyage. Actuellement, pourquoi il y a délestage en ville ? C’est parce qu’il y a du vol ici, pourtant le gouvernement fait de son mieux. Donc, c’est pourquoi nous sommes sortis ce matin pour exprimer notre colère vis-à-vis d’EDG. Maintenant, la population de Kankan ne veut plus voir les responsables d’ici. D’ailleurs, ils n’ont qu’à fermer ici jusqu’au lundi, on ne veut même pas de courant jusqu’à ce que les choses soient claires », a déclaré Mohamed Lamine Kaba, un des manifestants.

Daouda Sangaré,
Daouda Sangaré

Sur les lieux, la manifestation a commencé à dégénérer. Des jeunes du quartier Energie se sont opposés à tout rassemblement dans leur quartier. On a failli assister à un affrontement entre manifestants et contre manifestants. Mais, les deux camps ont fini par trouver un terrain d’entente, explique Daouda Sangaré, un des protestataires contre EDG. « Ils nous ont demandé de ne pas jeter des pierres, on a dit qu’on est d’accord. Mais, eux aussi, ils sont dans ce quartier, ils doivent tout faire pour ne pas qu’il y ait vol de carburant à la centrale. Si on n’est là, c’est parce qu’il y a eu vol de carburant », a-t-il dit.

Mamady Kourouma, 3ème vice maire de la commune urbaine de Kankan,
Mamady Kourouma

Il a fallu l’intervention de Mamady Kourouma, 3ème vice maire de la commune urbaine de Kankan, pour que les manifestants acceptent de quitter les lieux. Il leur a fait comprendre que l’agent incriminé se trouve déjà dans les mains de la police. « Pour le vol de carburant, les enquêtes iront jusqu’au bout, le réseau va être démantelé. Quant au présumé voleur, il a été déféré à la police, donc on va suivre le dossier avec la justice », a promis l’élu local.

A noter que beaucoup de jeunes de Kankan peinent à suivre les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations de football en cours, en raison du manque de courant. Les quartiers de la ville sont desservis à tour de rôle.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : le préfet emprisonne un chef de district pour l’avoir installé sur des chaises du PADES

25 juin 2019 à 19 07 27 06276

Lors de sa tournée dans les différentes sous-préfectures de Kankan pour lancer la construction des infrastructures financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), le préfet de Kankan a été accueilli dans la sous-préfecture de Tintin-Oulen, à 22 km de la commune urbaine. Aziz Diop et sa délégation ont été installés sur des chaises du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Une situation que le préfet n’a pas pu digérer. Il a fait emprisonner un responsable local avant de confisquer les chaises en question, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Selon nos informations, ce sacrilège s’est produit le jeudi, 13 juin 2019, dans le district de Djènè Madina, à 8 km de la sous-préfecture de Tintin-Oulen. Le préfet de Kankan, Aziz Diop, accompagné du sous-préfet et d’autres cadres de la préfecture, ont été reçus dans cette localité pour la pose de la première pierre d’une école financée par l’ANAFIC.

Mais, quand ils ont remarqué que les chaises sur lesquelles ils étaient assis sont du PADES de Dr Ousmane Kaba, la visite a mal tourné pour certains responsables locaux. Selon Kaba Kourouma, chef du district et responsable local du PADES, « quand le préfet et sa suite sont venus pour la pose de la première pierre, puisqu’il n’y avait pas d’autres chaises, des jeunes ont envoyé celles du parti PADES pour les réceptionner.

Mais, les jeunes ne savaient même que ce geste allait être un problème. Ils ont regardé les chaises, après ils se sont levé, ils ont demandé à ce qu’on amène très rapidement d’autres chaises, qu’ils ne veulent pas s’asseoir dans des chaises qui appartiennent à un autre parti. Très rapidement, nous avons cherché d’autres chaises à travers la localité. Après, ils ont pris place. Après, la notabilité nous a dit que ce n’est pas bon ce qu’on a fait. Mais, les imams ont demandé pardon en notre nom ».

Poursuivant son témoignage, Kaba Kourouma a raconté qu’après la pose de la première pierre, il a été convoqué à la préfecture de Kankan, en compagnie du maire et du sous-préfet, pour s’expliquer. C’est ce qui a abouti à son incarcération. « Après tout, le préfet m’a demandé de venir le trouver le lendemain à Kankan, avec le maire et le sous-préfet. Après, ils ont embarqué les chaises à bord de leur pick-up. Le lendemain matin, c’est-à-dire le vendredi 14 juin, le sous-préfet, le maire et le vice maire, ainsi que moi-même, nous sommes allés à Kankan chez le préfet. Quand on est arrivé sur les lieux, on n’a même pas trop parlé.

Dès que le commissaire de la police est venu, le préfet m’a demandé de le suivre au commissariat pour que je m’explique. Ils m’ont mis en prison. Les responsables du PADES ont alors commencé à faire des démarches pour me faire libérer. Le samedi soir, le commissaire m’a fait sortir. Je lui ai expliqué tout ce que je savais de l’histoire. Il m’a dit que je vais être libéré, mais qu’il faut que je paye de l’argent. Donc, j’ai dû payer 800.000 FG. Mais, toutes les dépenses que j’ai effectuées s’élèvent à 1.300.000 FG. Dans la soirée du dimanche 16 juin, j’ai été libéré », a expliqué le malheureux.

Les chaises sont encore visibles dans les couloirs du commissariat central de police de Kankan. Interrogé, le commissaire central Abdoulaye Sanoh, a refusé de se prêter aux questions de notre reporter. Selon lui, si le préfet lui confie quelque chose à garder, il le fait sans en parler avec la presse.

Rencontré à sa résidence il y a quelques jours, Aziz Diop n’a également pas souhaité commenter ces accusations qui pèsent sur lui.

Joint au téléphone, le sous-préfet de Tintin-Oulen, Demba Kourouma, a confirmé les informations avant d’ajouter que Kaba Kourouma, chef du district de Djènè Madina, a été démis de ses fonctions après cet incident « Il est notre collaborateur. Nous, nous pensions qu’on était ensemble. Mais, on a vu qu’on n’est pas ensemble. On a même compris que c’est lui qui est le responsable du PADES à Djènè Madina. Donc, quand il s’agit de recevoir une délégation du chef de l’Etat, c’est une mission purement et simplement du chef de l’Etat qui est en train de poser les actes dans les localités.

Là-bas, ils ont décidé de construire une école. D’abord, ça c’est un ouf de soulagement pour toute la population. Kaba Kourouma est sorti de ce cadre. Au lieu de conjuguer le même verbe que sa population, il se permet de faire installer les chaises du PADES. Moi, je ne savais pas que c’était les chaises du PADES. Quand la délégation a pris place, c’est un garde-corps qui a vu c’est écrit derrière PADES.

Donc, ça a été un acte qui ne m’a pas plu d’abord, mais aussi au préfet. Donc, il a été démis de ses fonctions. Ça a été mon souhait, celui du préfet et du représentant du ministre. Les chaises ont été bloquées. On ne peut pas travailler avec des situations comme ça là. On ne peut plus travailler avec lui, il est démis de ses fonctions. Dites ça haut à qui veut l’entendre… »

Selon nos informations, un autre chef de district a été nommé dans la foulée par les autorités administratives, en lieu et place de Kaba Kourouma.

Joint par rapport à cet incident, Mohamed Kaba, coordinateur régional du PADES à Kankan, a condamné cet acte avant de dire que des démarches vont être menées pour récupérer les chaises. « Nous allons passer voir le préfet et ensuite le commissaire central. Comme le commissaire avait dit que ce n’est pas lui qui avait pris les chaises, mais qu’on les lui a confiées, je passerai voir le préfet. Et suite à ça, je vais voir sur quel pied danser. En tout cas, on a payé 1.300.000 FG pour faire sortir Kaba Kourouma de la prison », a dit Mohamed Kaba.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kankan : un adolescent porté disparu dans le fleuve Milo

25 juin 2019 à 10 10 41 06416

Le fleuve Milo a encore enregistré un disparu. Les faits se sont produits dans l’après-midi d’hier lundi, 24 juin 2019, au quartier Banankoroda, dans la commune urbaine de Kankan. C’est en tentant de traverser à la nage le fleuve Milo qu’Abdoulaye Chérif a disparu dans le cours d’eau, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le fleuve Milo fait encore parler de lui dans la ville de Kankan avec la disparition de cet autre adolescent. Selon nos informations, ce sont trois enfants, tous âgés d’environ 13 ans, qui ont tenté de traverser le fleuve Milo. Le premier a pu le faire sans souci. Le second a été secouru par les pêcheurs artisanaux alors qu’il se noyait. Malheureusement, le troisième garçon n’a pas eu de chance.

Quelques minutes après la disparition d’Abdoulaye Chérif, de nombreux citoyens se sont rendus sur les berges du Milo, côté Banankoroda. Les pêcheurs artisanaux et les extracteurs du sable se sont massivement mobilisés et les recherches ont duré pendant 4 heures. Des recherches qui n’auront rien donné.

Mamady Kaba, un des secouristes, a dit ce qui a été fait pour tenter de retrouver le disparu. « Quand ils m’informaient, j’étais dans mon champ. Dès que je suis arrivé, j’ai mobilisé 14 personnes. On a mené les recherches partout, mais on ne l’a pas retrouvé. Nous allons continuer les recherches. Mais, nous pensons que c’est après demain (mercredi, ndlr) qu’on pourra retrouver son corps. Donc, tout le monde est informé, d’ici en passant par Madina jusqu’à l’abattoir. Je leur ai dit de m’informer si toute fois le corps est retrouvé », a-t-il expliqué.

Informés, les parents de la victime se sont vite mobilisés pour se rendre sur les rives du fleuve Milo, espérant retrouver leur fils. La mère du disparu, madame Aminata Kaba, était inconsolable. « Le matin, il est allé au travail. A 11h, il est revenu à la maison, il est rentré pour garer son vélo. Mais, je ne sais pas quand il est sorti. Maintenant, c’est étant toujours à la maison que son compagnon d’infortune est venu nous voir en pleurant, il nous a dit qu’ils n’ont pas pu sauver Abdoulaye. Depuis qu’on est venu, on ne l’a pas encore retrouvé », a dit la pauvre dame.

Interrogé par notre reporter, l’un des rescapés du drame, N’fa Kary Kourouma a dit qu’ils étaient venus au fleuve pour attraper des chiots. « On quittait chez un ami. Abdoulaye a demandé à un grand où on pouvait trouver des chiots. Le grand nous a dit que de l’autre côté de la rive du fleuve, là où on fabrique les briques.

Quand on est arrivé au fleuve, je lui ai dit de passer par le pont. Mais, il a dit que c’est la traversée qui est rapide. Alors, on s’est déshabillé et on s’est jeté à l’eau. A un certain niveau, le courant était devenu fort. Je me suis accroché à un tronc d’arbre. J’ai essayé de l’attraper. Mais malheureusement, il est resté au fond de l’eau », a-t-il expliqué.

Jusqu’au moment où notre reporter quittait les lieux, le corps d’Abdoulaye Chérif n’était pas retrouvé. Il faut signaler qu’en longueur de journée, les enfants passent leur temps à se baigner sur le fleuve Milo avec tous les risques de noyade.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Examens de sortie des écoles professionnelles : le message de Mory Sangaré aux candidats de Kankan

24 juin 2019 à 14 02 33 06336

Comme partout en Guinée, les épreuves théoriques des examens de sortie des élèves des écoles techniques et professionnelles ont été lancées ce lundi, 24 juin 2019 à Kankan. A Kankan, c’est le ministre de l’éducation nationale et l’alphabétisation, en séjour dans la région, qui a présidé le lancement officiel de ces épreuves dans l’enceinte de l’école professionnelle Ho-Chi-Minh, en présence des autorités régionales et préfectorales. Mory Sangaré a mis l’occasion à profit pour s’adresser aux candidats, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

C’est à 8h 30 que l’enveloppe contenant le sujet de Français a été ouverte par le ministre Mory Sangaré dans la salle numéro 1 de ce centre. Après cet acte symbolique, il s’est adressé aux candidats en ces termes : « j’ai été appelé par le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Lansana Komara, pour lancer la première épreuve de l’examen de sortie des écoles professionnelles.

Nous profitons de l’occasion pour vous féliciter, pour avoir tout mis en œuvre pour être à ce niveau de formation. Nous espérons aussi que vous n’allez compter que sur vos compétences, que chacun ne comptera que sur sa valeur intrinsèque. C’est par cette voie que le chemin pourra trouver de l’emploi. Je compte entièrement sur vous », a dit le ministre.

Après ce lancement officiel, Mory Sangaré et la délégation qui l’accompagne ont sillonné l’ensemble des salles de classe de ce centre d’examen. Partout, il a véhiculé le même message d’encouragement au travail et au sérieux à l’endroit des candidats. Des candidats qui se prêts à affronter les épreuves. C’est le cas de Mahamoud Kaba.

« Nous nous sommes bien préparés pour affronter cet examen. Parce que nos professeurs ont été vraiment ponctuels, ils nous ont donné les méthodes de travail, ils nous ont expliqué comment on doit travailler. Et puis, on a fait des cours pratiques, on a suivi des stages aussi avec nos différents maitres. Donc, je sais que les épreuves seront à notre portée », estime ce candidat.

A noter qu’ils sont 1680 candidats, issus des filières : ENI, santé, mécanique auto, maçonnerie, menuiserie, électricité, chaudronnerie et plomberie, à affronter ces épreuves théoriques dans la région. Ils sont répartis dans cinq centres d’examen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
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Risques d’inondation à Sogbè (Kankan) : la société Guiter a pris les choses en main

20 juin 2019 à 14 02 09 06096

L’entreprise Guiter, en charge de la réhabilitation des voiries urbaines de Kankan, s’est engagée à débarrasser un secteur du quartier Sogbè d’une flaque d’eau qui handicapait les citoyens. Cette action intervient après moult critiques formulées contre elle par le chef de quartier, qui accusait Guiter d’avoir refusé de creuser des canaux de ruissèlement sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les riverains de la voirie 17, du quartier Sogbè, dans la commune urbaine de Kankan, vont enfin se frotter les mains. La petite marre qui s’était formée sur les lieux, et qui empêchait les citoyens d’exercer leurs activités, a déjà disparu. Cela, suite aux actions de Guiter qui avait reçu des instructions dans ce sens de la part du ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté.

Pour Mamady Condé, directeur de la Cellule de Contrôle et de Suivi des projets de Guiter à Kankan, tout est mis en œuvre pour satisfaire la demande des citoyens. « La société Guiter rassure la population, qu’une fois le travail fini, tout le monde sera satisfait. Maintenant, après les travaux, la société fera des recommandations parce que c’est une entreprise nationale, c’est une entreprise du terroir. Nous allons faire toutes les recommandations nécessaires pour que la satisfaction soit totale, parce qu’ici, il y a lieu de faire un exutoire qui quittera le marché jusqu’à celui de la route 2×2 pour aller à Sansangbré. C’est vraiment nécessaire. Mais, cela ne va pas impacter les travaux de ce tronçon », a-t-il rassuré.

Pour Mamady Babila Keïta, photographe de profession résidant au quartier Sogbè, les eaux stagnantes empêchaient ses clients d’accéder à son labo « Il y avait vraiment beaucoup de problèmes ici, parce qu’il y avait des eaux usées qui étaient là, qui ne donnaient pas accès à nos clients, et aussi qui causaient des maladies et des inondations dans le quartier. Mais aujourd’hui, Dieu merci, les responsables se sont mis à la tâche pour commencer les travaux et je pense que ça évolue très bien ».

Même son de cloche chez Ibrahima Kalil Kourouma, citoyen du quartier. « La joie que j’ai aujourd’hui pour la réhabilitation de cette route, je ne sais comment l’exprimer. Car, quand on me dit de dire tout ce que je ressens, on passera toute la journée ici. Je suis né ici, depuis l’indépendance, c’est la première fois que je vois de tels travaux sur cette route. Nous remercions infiniment les autorités, nous disons adieu les moustiques, crapauds et autres maladies ».

A noter que pour la reprise de ces travaux, il aura fallu une bataille médiatique et l’implication du ministère des Travaux Publics. Aujourd’hui, la marre qui polluait la vie des citoyens de ce secteur n’est plus qu’un souvenir et les travaux suivent leur cours normal.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : l’étau se resserre autour de Nanfo Diaby, l’imam qui prie en N’ko

20 juin 2019 à 13 01 19 06196
Ismael Nanfo Diaby

Depuis qu’il a décidé de prier en langue N’ko (maninka), les choses ne cessent de se compliquer pour Nanfo Ismaël Diaby. Après les sanctions qui lui ont été infligées par les autorités religieuses de Kankan, ce chroniqueur et professeur de N’ko peine maintenant à mener ses activités dans la ville. Les propriétaires du bâtiment qui abritait sa clinique l’ont sommé de libérer le local, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Son entêtement commence à le coûter cher. Interdit de conduire la prière dans les mosquées et de prêcher dans les radios et partout ailleurs à Kankan, l’imam Nanfo Ismaël Diaby a continué à prier à son domicile en langue maninka. Il s’est fait filmer et a posté les vidéos de ses prières sur les réseaux sociaux. Comme pour montrer à tout le monde qu’il n’arrêtera pas son agissement, interdit par la religion musulmane elle-même.

Mais, en le faisant, ce professeur de N’ko qui veut valoriser sa langue n’avait certainement pas pensé aux conséquences de ces actes. Des conséquences qui commencent à être dures pour lui. En effet, la famille propriétaire du bâtiment qui abritait sa clinique lui a demandé de libérer le local. Une décision qui fait suite à sa décision de prier en langue N’ko.

« Depuis que j’ai occupé ce local, il n’y a pas eu de problème entre la famille et moi. Mais, depuis cette histoire, ils ont eu peur et ils m’ont dit de quitter le local, parce qu’ils ont appris qu’il y a des gens qui veulent venir détruire le local. Je les ai suppliés en leur disant que leur local ne sera pas détruit, mais les enfants sont venus après, ils m’ont dit de quitter. Moi aussi j’ai vidé le local et je leur ai rendu la clef », témoigne Nanfo Diaby.

Interrogé sur cette situation, un membre de la famille concernée a indiqué qu’au-delà des menaces de destruction du local, certains membres de la famille résidant à l’étranger souhaitaient eux-mêmes que l’imam controversé libère leur bâtiment pour ne pas, disent-ils, qu’il ne salisse leur image.

En plus d’avoir été chassé du local qu’il occupait, Nanfo Ismaël Diaby se dit également menacé de mort. Et, il dit avoir porté plainte contre un imam qui aurait appelé les citoyens à le lyncher. « Le vendredi qui a précédé ma convocation par les autorités religieuses à la grande mosquée, beaucoup d’imams ont fait leurs sermons à mon sujet. Parmi tous ces sermons, c’est dans celui du deuxième imam du quartier Sogbè, Elhadj Mamadou Condé, où il y a eu des propos disproportionnés. Il a dit devant les fidèles musulmans réunis dans la mosquée que si c’était au Niger, j’allais être tué, que d’ailleurs je mérite de mourir pour ce que j’ai fait. Donc j’ai porté plainte contre lui à la gendarmerie pour menace de mort », souligne-t-il.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : un imam qui fait prier en langue Maninka épinglé par la ligue islamique régionale

10 juin 2019 à 11 11 14 06146

Depuis bientôt une semaine, une vidéo circule sur les réseaux sociaux, dans laquelle on voit des musulmans en train de prier en langue Maninka. La vidéo aurait été filmée lors de la prière surérogatoire pendant le mois de Ramadan dans une mosquée du quartier Bordeaux, dans la commune urbaine de Kankan. Le présumé auteur de cet acte a été convoqués hier dimanche, 09 juin 2019, par les autorités religieuses, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’imam qui apparait sur la vidéo, en train de diriger la prière, accompagné d’autres responsables de N’ko, est Ismaël Nanfo Diaby, fervent promoteur de l’écriture N’ko à Kankan. Il a été convoqué à la grande mosquée par la ligue islamique régionale et la notabilité. Au cours de cette réunion, monsieur Diaby a été invité d’arrêter de diriger les prières en Maninka, sous peine de s’exposer à des sanctions, apprend-on.

Youssouf Konaté, porte-parole de la ligue islamique régionale, grand imam du quartier Korialen,
Youssouf Konaté

Selon Youssouf Konaté, porte-parole de la ligue islamique régionale et grand imam du quartier Korialen, « il faut dire aux Karamo de N’ko, que cette manière de prier en N’ko n’est pas admise ici. Même pas à Kankan ici, nous allons combattre cette manière de diriger la prière partout en Guinée. On ne peut pas changer la manière de diriger la prière, on peut faire des douas dans la langue nationale. Il y a des choses dont leurs manières ne peuvent pas changer en islam, il faut qu’on dise ça à notre frère. Il y a des rumeurs qui courent que les gens veulent aller mettre sa maison à sac. Mais, s’il est avec nous, il n’y aura rien. Il doit comprendre qu’il est avec les fidèles musulmans. Si on lui demande d’arrêter une chose, il doit arrêter ça. Ce qui s’est passé doit rester au passé, mais il ne devrait plus y avoir une telle chose à Kankan », a-t-il martelé.

Ismael Nanfo Diaby

Après avoir écouté ce discours, la notabilité a décidé de donner la parole au principal intéressé, Ismaël Nanfo Diaby. Dans son intervention, il a dit se soumettre à la volonté de la notabilité. « Je ne suis pas quelqu’un qui manque du respect à la notabilité. Je suis derrière la notabilité de Bâté, je réside sous la bénédiction des sages de Bâté. Mon papa m’a dit que je suis Maninkamory. Donc, je ne peux pas aller à l’encontre de ce que veut la notabilité de Bâté. La notabilité, je suis derrière vous aujourd’hui, demain et après-demain. Si Dieu le veut, je ne ferai pas ce que vous ne voulez pas », a-t-il dit.

Si jusque-là le conseil était satisfait de la déclaration du mis en cause, c’est vers la fin de son discours qu’il a énervé tout le monde. En effet, Ismaël Nanfo Diaby a laissé entendre que les sages ne lui ont pas parlé de versets coraniques, encore moins de paroles du prophète Mohamed pour le convaincre du bien fondé de cette interdiction. L’on aura assisté à une dizaine de minutes de dispute.

inspecteur régional de la ligue, premier imam de Kankan, Karamo Bangaly Kaba,
Karamo Bangaly Kaba

Prenant la parole, l’inspecteur régional de la ligue et premier imam de Kankan, Karamo Bangaly Kaba, a laissé entendre qu’une décision va être prise contre Ismaël Nanfo Diaby. « On peut faire des douas dans toutes les langues, mais c’est la langue arabe qui est recommandé pour la prière. On ne peut prendre aucune décision ici et maintenant, mais on le fera après, parce qu’il est très au sérieux dans ce qu’il dit. Il a une mosquée, il parle dans les radios. Nous allons prendre une décision par rapport à tout ça. Il sera le seul responsable dans la situation qu’il se verra », a fait savoir le premier imam de Kankan.

Aux alentours de la grande mosquée, un important dispositif sécuritaire avait été déployé car, selon nos informations, des fidèles musulmans non identifiés avaient prévu de s’en prendre physiquement à Ismaël Nanfo Diaby.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kankan : la visite d’Alpha Condé reportée à la dernière minute

8 juin 2019 à 13 01 09 06096

Jusqu’à ce samedi matin, le président de la République était attendu à Kankan. Officiellement, Alpha Condé devait aller répondre à une invitation des enseignants de cette ville de la Haute Guinée. Mais, le chef de l’Etat n’a finalement pas effectué le déplacement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tout était mis en place pour accueillir le président de la République à Kankan. Ce samedi matin, les partisans du RPG Arc-en-ciel, le parti présidentiel, se sont fortement mobilisés à cet effet. Selon nos informations, les enseignants de Kankan comptaient profiter de l’occasion pour demander à Alpha Condé de proposer une nouvelle constitution aux Guinéens. Ce qui lui permettrait de briguer un troisième mandat.

Mais, au lieu du chef de l’Etat, ce sont 7 ministres originaires de la région qui ont effectué le déplacement. Des indiscrétions soulignent toutefois, que l’arrivée du président Condé n’a pas été annulée, elle aurait été décalée de quelques jours seulement. Alpha Condé pourrait arriver à Kankan le lundi, 10 juin prochain.

Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Mort d’un jeune à Kankan : les services de sécurité accusés

6 juin 2019 à 19 07 42 06426

Des jeunes chauffeurs de taxis et leurs apprentis ont repêché le corps d’un des leurs dans les profondeurs du fleuve Milo à Kankan, ce jeudi 6 juin 2019 à 12 heures. Selon des informations recueillies sur place, Amadou Condé a été pourchassé par des agents vers 9 heures. C’est en tentant de s’échapper avec un de ses amis que la victime est tombée dans l’eau avant de mourir par noyade, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime, répondant au nom d’Amadou Condé, est un chauffeur de profession, âgé de 27 ans. Selon nos informations, c’est en étant assis aux abords du fleuve Milo avec son ami, qu’ils ont aperçu un pickup avec des agents. Pris de peur, les deux jeunes gens ont essayé de se sauver pour ne pas se faire arrêter. Le premier est passé, mais le second a eu moins de chance.

Le rescapé, du nom de Moussa Diawara, est revenu sur ce qui s’est passé. « Quand on s’est rencontré ici, on s’est salué, il avait de la drogue. Il a un peu roulé. Après, il m’a dit que l’endroit-là est isolé, d’aller s’asseoir de l’autre côté. On est allé, on a causé, il m’a montré sa carte d’identité. Il s’appelle Amadou Condé. Son papa s’appelle Mamadou Condé. Après, les gendarmes sont venus, il a eu peur, on s’est tous jeté dans l’eau. Lui, il n’a pas pu nager. C’est Dieu qui m’a sauvé », a-t-il dit.

Pour sa part, Mohamed Camara, un autre témoin oculaire de la scène, a laissé entende que c’est la police qui est intervenue. « Nous, on était juste assis à côté, on a vu deux jeunes se jeter à l’eau. L’un a pu remonter, l’autre est resté, il s’est noyé. C’est le pick-up des policiers qui était garé. Après, deux agents sont descendus pour pourchasser les jeunes. Le pick-up a continué à Kankan Coura », a-t-il expliqué.

C’est aux environs de 12 heures que le corps sans vie d’Amadou Condé a été repêché du fond du fleuve par Mohamed Diakité, un jeune volontaire. « Quand moi je suis venu, j’ai trouvé des gens qui disaient qu’une personne est en train de se noyer. Après, je me suis déshabillé, je suis descendu le chercher. Je l’ai remonté. Mais malheureusement, il était mort déjà », a révélé le jeune homme.

Ces deux versions qui accusent la police et la gendarmerie ont été balayées d’un revers de main par les deux services.

Cette situation a irrité les jeunes qui ont pris le corps de la victime dans un cercueil pour le déposer devant le commissariat de la police. Sur les lieux, la situation a dégénéré. L’on a assisté à une pluie de cailloux contre du gaz lacrymogène. Les jeunes ont fini par battre en retraite.

Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Le calme est revenu, mais jusqu’au moment où on mettait cet article en ligne, l’identité du service descendu au fleuve Milo n’est pas encore connue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : vive tension suite à la mort d’un jeune homme dans le fleuve Milo

6 juin 2019 à 14 02 57 06576

La tension est vive ce jeudi après-midi, 06 juin 2019, à Kankan entre des jeunes surchauffés et des agents commissariat central de la police. Tout est parti de la découverte du corps sans vie d’un jeune homme aux abords du fleuve Niger. Il aurait été pourchassé par les agents avec un autre avant de tomber dans le fleuve, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, deux jeunes gens, supposés être des consommateurs de chanvre indien, ont été pourchassés par les agents de la police. Si le premier a réussi à traverser le fleuve Milo, il n’en a pas été le cas du second qui est tombé dans l’eau avant de perdre la vie, apprend-on.

C’est devant cette situation que des jeunes gens, très remontés, ont pris le corps de la victime dans l’après midi de ce jeudi pour se diriger vers le commissariat central de police. Il s’en est suivi un violent échange de cailloux et de gaz lacrymogène. C’est fut la débandade aux environs de 14 heures.

Les jeunes ont laissé le corps dans un cercueil dans les locaux du commissariat.

A suivre !

Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Accident de circulation à Kankan : la gendarmerie routière pointée du doigt

3 juin 2019 à 10 10 18 06186

Un accident de la circulation est survenu dans la matinée du samedi 1er juin 2019, dans la localité de Baladou, située à 10 kilomètres de la commune urbaine de Kankan. Ce sont des agents la gendarmerie routière qui ont délibérément fait tomber un motard. Ce dernier a perdu connaissance avant de se retrouver plus tard à l’hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ousmane Condé, commerçant, se rendait à Kankan pour effectuer des achats en prélude à la fête de Ramadan. En cours de route, des agents de la gendarmerie routière lui ont demandé de s’arrêter, il a refusé d’obtempérer. Les agents l’ont poursuivi et l’ont délibérément fait tomber, explique Kadiatou Konaté, témoin des faits.

« Ma sœur et moi étions à la recherche d’un moyen de transport pour venir à Kankan, lorsqu’on a vu des gendarmes en train de pourchasser Ousmane Condé qui disait aux agents de lui pardonner.Mais, ils l’ont tapé au dos avant de lui donner un coup de pied, il est tombé juste à côté de nous. En ce moment, il y a un camion qui venait à vive à allure, heureusement il ne l’a pas touché.

Un des gendarmes est venu le relever, il l’a saisi aux collets en proférant des menaces contre lui. C’est ainsi que nous avons crié très fort et les gens sont venus. Ousmane avait perdu connaissance, le commandant de la gendarmerie l’a pris alors pour l’envoyer à l’hôpital », a-t-elle témoigné.

A l’hôpital, Ousmane Condé a repris connaissance. Il est revenu au micro de Guineematin.com sur sa mésaventure. « Je quittais Balato pour aller effectuer des achats à Kankan. Quand les gendarmes m’ont signalé, j’ai refusé de m’arrêter, c’est ainsi qu’un d’entre eux m’a poursuivi. Quand il s’est collé à moi, je lui ai dit de ne pas me faire tomber. Entretemps, son ami qui quittait Kankan s’est aussi joint à lui, ils m’ont pourchassé. Quand ils ont vu qu’ils ne pouvaient pas me faire arrêter, un d’entre eux m’a donné un coup de pied, je suis tombé et j’ai perdu conscience », a-t-il narré.

Ousmane Condé a eu la vie sauve mais il dit n’avoir pas retrouvé son argent et les biens qu’il possédait. « Je n’ai pas vu ma moto, un de mes téléphones et une somme de 15 millions qui étaient dans un sac accroché sur ma moto. J’avais 7 millions dans mes poches, c’est seulement ce montant que j’ai retrouvé. Quand ils m’ont signalé, je ne voulais pas m’arrêter parce que j’avais laissé mes pièces à la maison », soutient la victime.

Interrogé sur la question, le commandant de la gendarmerie routière de Kankan, Alfred Akoï Béavogui, a donné sa version des faits. « Comme aujourd’hui c’est un jour chômé payé, donc j’étais à la maison en train de travailler. J’ai reçu un appel me disant qu’un accident est survenu sur la nationale Kankan-Kouroussa où un gendarme est impliqué. Quand je suis arrivé sur les lieux, j’ai trouvé une foule en colère, la victime était couchée par terre avec des égratignures, je l’ai transporté à l’hôpital à bord de ma voiture, il a reçu les premiers soins. Pour les 15 millions là, je ne suis pas au courant de ça, sinon je détiens le téléphone dont il parle quand même », a indiqué l’officier.

Il assure que le gendarme qui est à l’origine de cet accident subira les conséquences de son acte. « Arrivé sur les lieux de l’accident, j’ai appelé mon secrétaire pour lui dire de faire un rapport pour déposer le gendarme en prison. Donc en ce moment, il se trouve au camp, il va être puni pour ça », a promis le numéro un de la gendarmerie routière de Kankan.

Les deux motos, celles de la victime et du gendarme sont actuellement dans les locaux du syndicat des transporteurs de Kankan. Quant à Ousmane Condé, la victime, il continue à recevoir des soins à l’hôpital de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan et Kouroussa : Moustapha Naïté satisfait de l’évolution des travaux routiers en cours

19 mai 2019 à 11 11 33 05335

Dans le cadre de la mission de suivi des travaux routiers lancés par le Chef de l’Etat en décembre dernier, le ministre des Travaux Publics a visité hier, samedi 19 mai 2019, les chantiers de la voirie urbaine de Kankan, celle de Kouroussa et la route nationale Kouroussa-Cisséla-Dabola. A l’issue de sa tournée dans ces différents chantiers, Moustapha Naïté s’est dit satisfait de ce qu’il a constaté sur le terrain, rapporte l’envoyé spécial sur place.

Le ministre et la délégation qui l’accompagne ont commencé leur visite par le chantier de la voirie urbaine de Kankan. Moustapha Naïté s’est entretenu avec les responsables de la société Guiter SA, société en charge de ces travaux. Il s’est ensuite rendu à Kouroussa où il a également visité les travaux de bitumage des voiries urbaines de cette ville, avant de mettre le cap sur le chantier de la route nationale Kouroussa-Cissela-Dabola. Partout, le ministre a fait son constat sur le terrain et a écouté les entreprises en charge d’exécuter les travaux.

Ibrahima Pépé Traoré

A Kouroussa, Ibrahima Pépé Traoré, directeur technique et chargé des opérations de BEGEC-Travaux, l’entreprise en charge du bitumage de 15 kilomètres de voiries de cette ville, est revenu sur le taux d’exécution actuel des travaux. « Nous sommes entre 50 et 60% d’exécution par endroits hormis les travaux de bitumage qui sont en cours. Des difficultés, il y en avait au départ, parce que c’est la voirie urbaine : il fallait dégager l’emprise, il fallait par endroits demander excuses aux uns et aux autres pour pouvoir enlever les baraques et les maisons qui sont dans le décor, mais à présent tout va bien », a-t-il dit.

Parlant du tronçon Kouroussa-Cissela, dont son entreprise et celle de HENAN CHINE sont chargées de co-exécuter les travaux, Ibrahima Pépé Traoré a indiqué que là aussi, les choses évoluent très bien, soulignant qu’ils sont à la phase d’installation. « Nous sommes dans la base vie logistique, où vous avez constaté que l’installation de la base vie est presqu’à 100%. Et, vous avez constaté un peu à la rentrée de Kouroussa où on est en train de construire le logement plus les bureaux de la mission de contrôle ; et derrière, 14 kilomètres après Cissela, nous avons comme installation, l’exploitation de la carrière de concasseur. C’est les travaux préparatoires, nous sommes à la phase d’installation. Les travaux proprement dits débuteront bientôt. Mais, tous les moyens sont réunis pour que nous exécutions dans le délai requis », a-t-il rassuré.

Deng Xiaolei

De son côté, Deng Xiaolei, directeur de projet China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC), entreprise en charge des travaux du tronçon Cissela-Dabola, a dit que les travaux de l’ombre sont presqu’arrivés à terme et que son entreprise va bientôt démarrer les travaux proprement dits. « C’est notre entreprise qui prend en charge la réhabilitation de la route Dabola-Cissela. Nous avons terminé l’installation de la base vie et notre premier lot de matériels arrivera avant la fin du mois, les autres machines arriveront le mois prochain. Et, notre personnel principal est déjà sur place », a-t-il dit.

Pour sa part, le ministre des Travaux Publics a dit qu’au regard de ce qu’il a vu sur le terrain, ses impressions sont bonnes. Il est rassuré quant à la réalisation à date des travaux des différents chantiers visités.

Moustapha Naïté

« En ce qui concerne la voirie urbaine de Kouroussa, de 15 kilomètres, nous avons constaté effectivement que les travaux de fondation ont commencé à peu près à 60% et les travaux d’assainissement aussi sont en cours. Donc, on peut noter une certaine satisfaction quant aux travaux en cours au niveau de Kouroussa. Par rapport au projet de la route nationale numéro 2 qui va de Kouroussa à Dabola, les deux entreprises adjudicateurs HENAN CHINE et CCECC, nous avons constaté effectivement l’installation de bases vies, ce qui est très encourageant. Aussi, l’identification des carrières est déjà faite, et la mobilisation des équipements en cours.

Nous avons demandé à l’entreprise d’accélérer la cadence pour que d’ici la fin de la saison des pluies, qu’ils puissent commencer de façon plus pressante. Les missions de contrôle sont en négociation maintenant, nous allons bientôt finaliser le contrat des deux missions de contrôle et elles seront aussi en place avant la fin de la saison des pluies pour que les travaux démarrent en termes de terrassement. Mais d’ici, il a été demandé aux entreprises d’entretenir la route, de maintenir la route pour le trafic, ce qui est déjà une obligation contractuelle. Donc, nous sommes satisfaits de l’évolution de ce tronçon qui est financé par la Banque Islamique de Développement et le gouvernement guinéen », a dit Moustapha Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Pont sur le Milo : « nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail », dit Moustapha Naïté

17 mai 2019 à 10 10 33 05335
Félix Huang, chef du projet de la CGC, en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée sur les chantiers de travaux routiers en cours à travers le pays. Dans la journée d’hier jeudi, 16 mai 2019, Moustapha Naïté, en compagnie de plusieurs cadres de son département, a visité la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan et le pont sur le fleuve Milo à Kérouané. Il s’est dit non satisfait de l’évolution du travail sur le terrain, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le président de la République a offert 10 kilomètres de voirie urbaine à Kérouané. Mais, depuis le lancement des travaux par ce dernier en décembre 2018, les travaux proprement dits tardent à démarrer. Pire, les travaux de reconstruction du pont sur le fleuve Milo qui s’est affaissé pendant la dernière saison hivernale tardent aussi. Pour rassurer donc les populations de cette ville qui ont toujours mouillé le maillot pour le Chef de l’Etat à l’occasion des élections, Moustapha Naïté a eu un entretien avec elles au siège de la préfecture.

En présence des élus locaux, des sages et du préfet, le ministre des Travaux Publics a rassuré les populations de Kérouané du démarrage très prochain des travaux de bitumage des voiries de cette ville et de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan. Séance tenante, il s’est rendu à la base vie de l’entreprise en charge des travaux du pont sur le Milo et au niveau du nouveau pont situé sur la rivière Djassa.

Thierno Mamadou Diallo

Dans son intervention, Thierno Mamadou Diallo, conducteur des travaux du pont sur le fleuve Milo à Kérouané au compte de l’entreprise CINTRAM, a commencé par rappeler que ce projet est cofinancé par le gouvernement et ses partenaires. Long de 85 mètres, les travaux de ce pont n’ont toujours pas avancé, 5 mois après le lancement des travaux par le Chef de l’Etat. Pour monsieur Diallo, il y a des raisons qui justifient ce retard.

« Ce retard est dû à beaucoup de facteurs : il y a un cadre purement social, le déguerpissement. Parce que sur l’accès à l’emprise du pont, il y a des bâtiments qui doivent être déguerpis. Donc, il fallait gérer cette situation qui a mis beaucoup de retard pour ces travaux et il y a la pluie de l’année dernière qui nous a retardés beaucoup (…) L’entreprise est maintenant prête à démarrer effectivement le travail », a-t-il expliqué.

Félix Huang

De son côté, Félix Huang, le chef du projet de la CGC, entreprise en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan, a dit être là pour deux raisons principales. « CGC a été engagé tout d’abord pour faire l’étude des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kankan-Kérouané-Beyla. Déjà, notre équipe topographique est sur place. Notre deuxième mission est la réparation de la route. C’est ce qu’on appelle les travaux d’élimination des points critiques. Comme vous l’avez constaté sur la route que vous venez de pratiquer, il y a beaucoup de trous, des pierres et souvent même des ponts cassés. Donc, nous allons nous y mettre pour les réparer. Car l’objectif de nos travaux est de maintenir la franchissabilité de la route, pour que le trafic ne se bloque pas. Les équipements sont en train de venir et nous allons commencer les travaux la semaine prochaine », a-t-il promis.

Moustapha Naïté

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a expliqué que la ville de Kérouané par rapport à la voirie reste une priorité pour le gouvernement. Cependant, déplore monsieur Naïté, « le pont sur le Milo a démarré avec une lenteur, à peu près 8% et c’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs nous sortons généralement pour aller faire le constat sur le terrain. Je dois dire que nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail. L’entreprise reste mobilisée, elle a promis de redoubler d’efforts pour être dans le délai contractuel qui est de 31 décembre 2019.

Nous allons envoyer une nouvelle mission d’ici la fin de ce mois pour voir si les équipements sont arrivés finalement, notamment la foreuse qui est nécessaire pour faire les pieds par rapport au pont de 85 mètres qui va être réalisé. Et quant à la voirie, nous sommes en train d’évaluer avec l’entreprise avec laquelle nous avons signé le contrat qu’on a actualisé. Nous sommes en train d’évaluer pour voir comment est-ce que nous allons reprendre après la saison des pluies la voirie de Kérouané », a dit le ministre des TP.

Parlant du pont qui a été mis sur la rivière Djassa, à Komodou, en remplacement de celui qui s’était affaissé l’année dernière, Moustapha Naïté a dit « que c’est un pont de secours qui a été installé, qui tient, qui a été solidifié pour supporter jusqu’à 80 tonnes, qui sert à faire la liaison entre Kérouané et Kankan pour l’instant. Nous sommes en train d’évaluer le projet que nous avons en cours pour la construction de la route Kankan-Kérouané-Beyla qui pourra prendre en compte la construction totale des 200 et quelques kilomètres qui relient Kankan à Beyla en passant par Kérouané », a notamment indiqué le ministre Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : accusé d’avoir trahi le FNDC, le fédéral de l’UFGD brise le silence (interview)

10 mai 2019 à 11 11 20 05205
Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan

L’agression des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Kankan par des militants du RPG, le 30 avril dernier, est encore vivace dans les esprits. Accusé d’avoir trahi le FNDC ce jour-là en refusant de pendre part à la manifestation, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan, brise le silence. Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com baé à Kankan, hier, jeudi 09 mai 2019, monsieur Guilavogui a apporté des précisons sur les raisons de son absence à cette manifestation.

Décryptage !

Guineematin.com : nous avons remarqué l’absence notoire de l’UFDG dans la manifestation anti-3ème mandat du FNDC le mardi 30 avril à Kankan. Quelles en sont les raisons ?

Antoine Dogbo Guilavogui : j’ai présidé toutes les séances préparatoires de la manifestation anti-troisième mandat à Kankan. Il faut le reconnaitre, c’est moi qui ai dirigé tous les débats et je suis fier de ça. Pour cette manifestation, nous avons respecté à la base tout ce que la loi exige, à savoir écrire à la mairie et à la préfecture. En principe, c’est à la mairie qu’on devrait écrire. Mais, nous avons déposé dans les normes, parce qu’il s’agit de 72h, mais nous avons déposé bien avant cela. Alors, dans notre programme, on a voulu sensibiliser nos militants dans certains médias de la place. A la veille de notre sortie, le RPG est allé dire qu’ils ne sont pas d’accord, en l’occurrence les responsables : Mamby Camara, Taliby Dabo, Babou Chérif et Adama Keïta.

Guineematin.com : il se murmure partout que vous avez trahi les autres membres du front. Pourquoi ne vous-a-ton pas vu dans la manifestation ?

Antoine Dogbo Guilavogui : les responsables du RPG ont dit partout que moi, je suis en train de chanter que le Préfet de Kankan, Aziz Diop, n’est pas guinéen, que s’ils me voient, ils vont me tuer. Maintenant, à l’avance, les collègues ont dit que dans cette affaire, que je suis le plus recherché. Moi, j’ai dit non, cela n’est pas grave. Mais, quand les collègues te donnent des conseils, il faut respecter. C’est tout le front qui s’est réuni pour me dire qu’il n’y a pas de sécurité pour garantir ma vie. Donc, qu’ils préfèrent que je reste à la maison. Donc, je ne pouvais pas aller me livrer aux drogués, parce que Taliby Dabo est allé chercher les jeunes de la gare routière de Moussadjan pour les faire droguer et ils ont passé toute la nuit au carrefour Komarala loisir. Donc, on ne peut pas dire que l’UFDG n’a pas participé. Mais, pour sauvegarder la vie de Dogbo, c’est la raison pour laquelle que je n’y ai pas été.

Guineematin.com : vous estimez donc que vous étiez en danger de mort ?

Antoine Dogbo Guilavogui : c’était monnaie courante. Dans la manifestation, tout le monde disait où est Dogbo Guilavogui ? Les autres venaient en second plan, c’est moi seul qu’on recherchait. Vous pouvez demander aux autres collègues. Je n’ai pas une police, je n’ai pas de gendarme, les collègues me disent non, on ne peut pas sauvegarder ta vie. Nous sommes maintenant là, menacé, vous voulez que j’aille me livrer à des bandits, des drogués ? Sinon, j’étais prêt moi.

Guineematin.com : pour cette marche pacifique du 30 avril 2019, est ce que vous avez reçu l’autorisation des autorités administratives ?

Antoine Dogbo Guilavogui : nous avons eu l’autorisation. C’est quand les gens du RPG sont passés maintenant dans des medias pour dire qu’ils vont aussi sortir manifester, que le maire est passé nuitamment lui aussi dans le même media, pour dire qu’il n’y aura pas de marche, ni pour le RPG ni pour le front. Il y a du poids, deux mesures. Nous avons été autorisés. C’est les menaces de Taliby Dabo et de Mamby qui ont fait que le maire est parti à la radio, pour dire qu’il n’y a pas de manifestation, alors que c’est le front qui avait déposé une demande de manifestation et pire que ça, le maire dit qu’il avait déposé une demande de contremanifestation à notre niveau, mais c’est faux.

Guineematin.com : dans une interview qu’il a accordée récemment à notre organe, Taliby Dabo a dit qu’à la veille de cette manifestation que les militants de sa formation politique ont été attaqués et agressés par les membres du front. Que répondez-vous ?

Antoine Dogbo Guilavogui : il faut que Taliby arrête. Tous les régimes vont changer. Il faut qu’il sache que ça le rattraperait dans le temps. Il n’y avait que les responsables du RPG qui étaient regroupés devant le siège du PADES, comment on pouvait aller les attaquer en disant qu’ils étaient avec les loubars ? Ce n’est pas honorable pour lui. Un jour, le régime là va finir, Taliby Dabo va marcher et parler, personne ne l’écoutera. Quel est le papier qui a signifié à la mairie que le RPG devait sortir ce jour ? C’est eux qui sont venus pour attaquer, il faut qu’il soit objectif.

Guineematin.com : quelle a été votre réaction quand vous avez vu les images des autres membres du FNDC se faire malmener par les partisans du RPG ?

Antoine Dogbo Guilavogui : ça veut dire qu’Alpha Condé n’est pas venu pour faire la démocratie. Quand on empêche les uns de manifester, au même moment vous permettez aux autres de manifester, il y’a eu du deux poids, deux mesures. Quand on battait nos collègues, les gendarmes sont là. Quand c’est un peu grave, ils les extirpent dans les mains des RPGistes pour les envoyer à la gendarmerie, bien que les Nongo sont blessés, on dit non vous ne sortez plus ici. C’est grave.

Guineematin.com : que répondez-vous à Taliby Dabo qui dit que toute manifestation anti-troisième mandat est illégale et que le RPG fera tout pour empêcher ces manifestations ?

Antoine Dogbo Guilavogui : cela veut dire que c’est Taliby qui est le gouverneur, le préfet et tout. Quand il se tape la poitrine qu’il n’y aura aucune manifestation en Haute guinée, il est qui pour dire ça ? Il est soumis à l’autorité comme nous tous. Mais, il brave cette autorité. Cela veut dire qu’il n’y a ni Gouverneur, ni Préfet.

Guineematin.com : est-ce que dans les jours à venir le front va manifester encore à Kankan ?

Antoine Dogbo Guilavogui : d’abord, nous allons faire face à cette barbarie devant la loi. C’est notre première action. Nous allons porter plainte. S’il est vrai que la justice est indépendante, nous portons plainte.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Taliby Dabo remet ça : « il n’y aura aucune manifestation anti 3ème mandat en Haute Guinée »

3 mai 2019 à 20 08 45 05455
Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG

Le mardi 30 avril 2019, des membres du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) ont été agressés à Kankan par des militants du RPG, le parti au pouvoir. La furie qui s’est abattue sur les opposants au 3ème mandat au siège du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) a fait plusieurs blessés, y compris des journalistes, et des arrestations.

Quelques jours après ces événements, Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG, a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture. Il a été question entre-autres, de ces échauffourées, de la suite à accorder aux futures manifestations des opposants à la révision constitutionnelle.

Guineematin : nous avons suivi le mardi des affrontements entre les membres du FNDC et des militants du RPG. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Taliby Dabo : c’était de la provocation de la part de ce front. D’abord, ça a commencé la veille, par ci et par là. Mais, le mardi, très tôt le matin, à 6h, ils se sont transportés au carrefour Komarala loisir, pour aller s’attaquer à certains de nos jeunes. Donc, c’est en répliquant que certains ont pensé que c’est de l’agression, non. Nous avons été plutôt agressés et nous avons voulu répondre à cette agression, et au lieu de ça, on va masquer cette provocation parce que, ça s’est déroulé très tôt le matin. On va masquer nos blessés et sur les réseaux sociaux et ailleurs on ne parle que des blessés au sein du front. Le maire n’a pas autorisé cette manifestation.

Guineematin : on apprend de sources sures que la veille, vous auriez tenu une réunion secrète avec vos militants, leur demandant de boycotter toute manifestation anti 3ème mandat à Kankan. Comment réagissez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux, ce n’est pas une réunion secrète, c’était une assemblée extraordinaire qui s’est déroulée au siège du parti. Certains journalistes y étaient. Donc, c’était public, parce que plusieurs médias ont diffusé les images.

Guineematin : à l’entame vous avez dit que c’était une réplique parce qu’à 6h du matin, certains de vos jeunes ont été attaqués par les membres du front, mais vous avez parlé aussi du regroupement des militants du RPG au carrefour Komarala loisir, est ce qu’il n y’a pas de contradiction entre vos propos ?

Taliby Dabo : Non, c’est vous qui parlez de contradiction, nous étions à Komarala jusqu’à 12h. Puis, on est venu un peu plus tôt, à 00h déjà nous étions sur place, on a pris du thé. C’est depuis ce moment qu’on n’a vu un véhicule de couleur grise dont on n’a pas retenu le numéro, qui est venu avec des tracts que nous avons pourchassé. Donc, il y a eu beaucoup de provocation avant ce petit matin. Maintenant, à 6h un groupe d’individus est venu s’attaquer à nous parce que le monde n’est pas sorti tôt. Donc, ils ont vu un groupe RPGiste au carrefour, ils sont venu s’attaquer à eu.

Guineematin : selon nos sources d’information, la contremanifestation aurait été financée à coup de plusieurs millions de nos francs, payés par certains membres influents du bureau politique national du RPG…

Taliby Dabo : vous avez vu un membre du BPN ici ? Moi, je suis surpris. C’est du mensonge, vous pensez qu’on a besoin de payer quelqu’un pour sortir ici ? Vous pensez qu’on peut payer les inconditionnels, les fous du RPG pour qu’ils sortent à Kankan ? Il faut les appeler seulement pour qu’ils s’y rendent, on n’a pas besoin de les payer, ce n’est pas possible. Je crois qu’ils (les membres du front, ndlr) sont en perte de vitesse, ils manquent d’argument.

Guineematin : on vous accuse en personne d’être celui qui aurait demandé aux jeunes du RPG de déchirer les affiches au siège du PADES et de s’en prendre physiquement aux membres du FNDC. Plusieurs personnes ont été passées à tabac, notamment Alpha Nongo, le Fédéral du PEDN, et même les journalistes n’ont pas été épargné, que répondez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux tout cela. Je dis, vous n’avez pas suivi, ce qui s’est passé à 6h, nous avons été provoqués et nous avons répliqué à cette provocation, nous avons eu des blessés dans nos rang, 12 au total, est ce que vous savez que nous avons déposé une plainte ? Nous avons des preuves irréfutables, vous serez appelé pour des informations.

Guineematin : ne pensez-vous pas qu’il est nécessaire aujourd’hui de laisser toutes les couches s’exprimer sur la révision de la Constitution dans n’importe quelle ville de la Guinée, même à Kankan la capitale du RPG ?

Taliby Dabo : s’il vous plait, le fait de manifester contre un troisième est illégal, on ne peut pas l’admettre. La loi prévoit que toute Constitution peut être modifiée.

Guineematin : ce n’est pas la même loi qui autorise les citoyens à manifester pacifiquement contre la médication de la même Constitution ?

Taliby Dabo : non. Mais, vous manifestez votre opposition dans les urnes. On vous demande de voter et vous votez.

Guineematin : pourtant, on voit les militants du RPG sur toute l’étendue du territoire, manifester leur soutien à une nouvelle Constitution. Ils ne sont pas inquiétés. Pourquoi n’attendent-ils pas les urnes ?

Taliby Dabo : nous, on était calme. C’est lorsque nous avons appris dans un média, les gens parler de leur sortie, dire du n’importe quoi… Ils seront empêchés dans toutes les huit préfectures de la Haute Guinée. Ça, je ne vous le cache pas. Dites ça partout, que c’est moi qui l’ai dit. S’ils sortent, on va les empêcher.

Guineematin : c’est les autorités administratives qui doivent interdire une manifestation ou le RPG arc-en-ciel ?

Taliby Dabo : les autorités n’ont rien à avoir dans ça. Toute manifestation est interdite sur l’étendue du territoire, il n’y aura aucune manifestation, parce que c’est illégal.

Guineematin : vous ne pensez pas que le RPG a mieux à faire que d’empêcher des manifestations anti-3ème mandat, je veux parler de ces affrontements entre des factions du RPG dans la région de Kankan, à Komodou, Tokounou et tout récemment à Koumana dans Kouroussa, où des cas de mort ont été enregistrés entre RPGistes ?

Taliby Dabo : ça, ce n’est pas ton problème, c’est une cuisine intérieure, laissez-nous gérer notre problème. Progressivement, nous sommes en train de régler tout. C’est bon, c’est une grande formation politique. SVP, dans la sous-préfecture de Koumban, il y avait un problème, mais c’est régler, c’est terminer. Dans la sous-préfecture de Bâté Nafadji, il y avait un problème, mais c’est regeler, c’est terminer, tout comme dans la sous-préfecture de Tinti-Oulén.

Guineematin : est-ce-que vous avez autre chose à ajouter ?

Taliby Dabo : j’insiste qu’il n’y aura pas de manifestation anti troisième mandat à Kankan mais aussi dans toute la région politique du RPG Arc-en-ciel, je vous les cite : Dabola, Faranah, Mandiana, Siguiri, Kérouané, Kankan, Dinguiraye et Kouroussa. Nous allons tout faire pour empêcher une manifestation anarchique, illégale, parce que ce n’est pas à l’ordre du jour, parce que la loi ne le prévoit pas. S’ils sont hommes, ils n’ont qu’à le tenter, ils ne le feront plus.

Interview réalisée depuis Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kouroussa : le bras de fer se poursuit entre RPGistes et indépendants à Koumana

22 avril 2019 à 17 05 56 04564

Malgré la médiation menée par le préfet de Kouroussa, le conflit opposant des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux d’un mouvement indépendant à Koumana, sous-préfecture située à 25 km de la ville de Kouroussa n’a pas encore trouvé son épilogue. Ce lundi, 22 avril 2019, la tension était toujours vive dans la localité, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Après l’affrontement évité de justesse samedi dernier, le préfet de Kouroussa a invité les deux camps opposés à une rencontre hier, dimanche 21 avril 2019, dans la commune urbaine. Mais, malgré la sensibilisation menée par l’autorité préfectorale, les choses ne semblent pas évoluer positivement. C’est en tout ce qu’a confié à Guineematin.com, Kémoko Camara, le sous-préfet de Koumana, joint au téléphone.

Il explique que les membres de l’ONG, venus aider à réparer le forage de la localité, et à cause desquels les RPGistes et les indépendants ont failli s’affronter samedi dernier, ont été chassés une nouvelle fois par des partisans du mouvement indépendant. « Au sortir de la réunion chez le préfet, les membres de cette ONG m’ont appelé pour me demander s’ils pouvaient venir travailler, je leur ai dit qu’ils pouvaient effectivement venir, parce qu’il n’y aura plus de problème. C’est ainsi que j’ai appelé le président de la jeunesse pour lui dire que le projet arrive, il m’a dit qu’il n’y a pas de problème.

Alors, quand ces gens-là sont revenus, on les a logés. Mais, au fur et à mesure, les extrémistes sont venus d’un peu partout pour envahir leur logement. Ils les ont menacés et ont dit du n’importe quoi. Ça leur a fait peur, ils ont décidé de rentrer. Avec le ton qui montait, moi je me suis référé à ma hiérarchie, qui m’a demandé de les laisser partir à Sandiana d’abord », a-t-il expliqué.

Le sous-préfet promet tout de même de sensibiliser davantage les habitants de Koumana pour permettre la réalisation de ce projet. « Ce matin j’ai fait convoquer une réunion de sensibilisation de la jeunesse et tous les sages, pour mieux leur expliquer le bien-fondé de ce projet, comment il est venu, comment il sera exécuté, et par qui. C’est dans ça que j’ai reçu un coup de fil, comme quoi, les membres de l’ONG vont être accompagnés par les militaires ici.

Malgré cette information, les sages et les jeunes ont encore réagi défavorablement à leur arrivée dans la localité. Mais, moi j’ai demandé à qu’on me donne un peu temps pour aplanir les divergences. Comme l’ONG est vers Sandiana, je vais continuer la sensibilisation. Avant qu’elle ne revienne, on aura mis de l’eau dans leur vin », a-t-il promis.

A rappeler que ce problème autour d’un projet d’adduction d’eau n’est que la conséquence de la division née à Koumana lors des élections locales du 04 février 2019. Les membres et les partisans de la liste indépendante qui se disputait cette mairie avec le RPG Arc-en-ciel, ne reconnaissent toujours pas le maire installé, qui est issu du parti au pouvoir. Ils considèrent ce dernier comme étant un maire imposé par le pouvoir et décident de maintenir le bras de fer avec lui.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : le grand marché « Loféba » enfin remis aux commerçants

17 avril 2019 à 5 05 59 04594

C’est un ouf de soulagement pour de nombreux commerçants de la ville de Kankan. Plus d’un an après son inauguration par le chef de l’Etat, le grand marché « Loféba » situé en plein cœur de la ville, a ouvert ses portes. Les nouvelles autorités de la commune urbaine ont décidé de remettre les lieux aux ayants droit, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Finie la longue attente des commerçants qui occupaient le grand marché de Kankan avant sa rénovation a pris fin. Deux jours après la réouverture officielle, plusieurs d’entre eux ont commencé à s’installer dans ce nouveau marché hier, mardi 16 avril 2019.

N’Faly Dioubaté

Un motif de joie pour N’Faly Dioubaté, administrateur de ce marché. « C’est une suite de joie qu’on est en train de manifester à travers des actions telles que : les numéros de tables affectés aux ayants droit, nous sommes en train de les équiper, demain ou après-demain, ils vont mettre des marchandises. Toute action sociale a besoin d’un temps, c’est ce temps-là qui a poussé l’autorité attendre jusqu’au 14 avril pour faire la remise officielle du marché. Maintenant, tous ceux qui sont à l’intérieur ont eu leur place et sont en train d’aménager », a-t-il dit.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo est l’un des commerçants qui ont pu retrouver ce marché entièrement rénové. Aujourd’hui, il est tout heureux. « Je suis content parce que cela fait presque 4 ans depuis que j’ai quitté ici. Aujourd’hui, tout le monde est venu récupérer sa place d’antan. On n’est tous conscients que ça a beaucoup retardé mais nous ne sommes pas fâchés. C’est vrai qu’on a eu des difficultés, parce que beaucoup d’entre nous ont mangé leur argent après qu’on ait quitté ici. Il est donc évident que beaucoup d’entre nous vont s’endetter pour revenir », a-t-il dit.

A rappeler que beaucoup d’autres infrastructures réalisées dans le cadre de la fête de l’indépendance guinéenne célébrée à Kankan, attendent encore d’être ouvertes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Affrontement meurtrier à Tokounou (Kankan) : 6 personnes arrêtées, 10 autres recherchées

8 avril 2019 à 19 07 00 04004

Six personnes ont été interpellées pour leur rôle présumé dans l’affrontement meurtrier survenu le samedi, 06 avril 2019 à Tokounou, dans la préfecture de Kankan. C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui l’a annoncé ce lundi, précisant que 10 autres suspects sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au lendemain de cet affrontement qui a opposé deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel autour du contrôle de la mairie de Tokounou, le préfet de Kankan s’est rendu dans la sous-préfecture située à plus d’une centaine de kilomètres de la commune urbaine de Kankan. A son retour, Aziz Diop a expliqué devant la presse son constat sur le terrain.

« Le constat, c’est que nous avons déploré un cas de décès suite à une blessure par balle et plusieurs blessés graves qui sont déjà transférés à l’hôpital régional de Kankan. Nous avons trouvé une population très traumatisée mais engagée à garantir la paix », a expliqué le préfet.

Sur les raisons de cet affrontement, le préfet indique qu’il s’agit d’une rivalité entre deux groupes du RPG Arc-en-ciel, opposés autour du contrôle de la mairie de la commune rurale. « Le RPG avait élaboré une liste avec ses candidats, il y a un autre petit groupe qui a élaboré une autre liste, se disant « RPG Koura » (Nouveau RPG, ndlr). Or, à l’intérieur du RPG, il y a des statuts et un règlement à respecter.

Mais, ces personnes n’ont pas voulu respecter la structure et la discipline du parti. Ils sont allés dans ce contexte-là à l’élection. Et sur les 23, il y a eu 14 conseillers pour le RPG, 4 conseillers pour le RPG Koura. Le représentant du RPG a gagné la mairie. Et le même jour, en sortant, certains ont barricadé la mairie », a-t-il dit.

Il ajoute que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le retour du maire Sékou Kamissoko, qui a décidé d’ouvrir les portes de la mairie pour s’installer et commencer enfin à travailler.

Selon toujours le préfet, 6 personnes accusées d’avoir joué un rôle dans ces violences meurtrières ont été interpellées et 10 autres sont en fuite. « Le samedi, trois personnes ont été arrêtées, le dimanche aussi trois ont été arrêtés, et il y a une dizaine d’autres qui sont recherchées. Celui qui se dit Sotikèmö de Tokounou serait le cerveau de ces affrontements, il est recherché. Mieux vaut qu’il se présente pour qu’il s’explique devant le juge d’instruction ».

Quant au contrôle de la mairie qui pose problème, Aziz Diop souligne que le maire et ses adjoints ont été installés et ont pris officiellement fonction. Il assure également qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la localité pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

« On a laissé derrière nous 150 agents de sécurité qui vont rester là-bas pour un mois, parce qu’on ne pouvait pas laisser la localité comme ça. Elle est très distante de Kankan (120 kilomètres). Donc, on ne veut pas prendre de risques, sinon on sera responsable de tout ce qui se passera à Tokounou », a laissé entendre le préfet de Kankan.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un des blessés a trouvé la mort à l’hôpital de Kankan, portant à deux le nombre de morts suite à cet affrontement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : (00 224) 627 24 13 24

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