17 opposants « oubliés » en prison : leur avocat interpelle la justice guinéenne

12 juillet 2021 à 18 06 20 07207

Parmi les nombreux militants de l’opposition arrêtés à la veille du double scrutin du 22 mars 2020 en Guinée, 17 sont toujours en prison sans jugement. Leur avocat demande à la justice guinéenne d’ouvrir rapidement leur procès ou alors de les libérer tout simplement. Me Salifou Béavogui a lancé cet appel dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

A la veille du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 22 mars 2020, de nombreux opposants au changement de la Constitution guinéenne ont été interpellés dans plusieurs villes du pays : Conakry, Coyah, Boké, Faranah, Macenta, N’Zérékoré… Ils ont été déportés au camp militaire de Soronkoni, à Kankan, où ils ont été détenus pendant plusieurs mois.

Après plusieurs dénonciations faites par leurs avocats et les organisations de défense des droits de l’homme, ces militants de l’opposition ont été ramenés à Conakry. Plusieurs d’entre eux ont été libérés nuitamment au Km36 et à Kagbelen, et 17 autres ont été conduits à la CMIS d’Entag. Ils ont ensuite été déférés au tribunal de première instance de Mafanco, qui les a placés sous mandat de dépôt le 1er mars 2020, à la Maison centrale de Conakry. Et depuis, ils attendent toujours leur jugement.

Me Salifou Béavogui, avocat

« L’affaire de Soronkoni est un dossier qui est aujourd’hui piétiné. C’est un dossier qui est aujourd’hui oublié. C’est un dossier qui est aujourd’hui mis de côté. Or, dans ce dossier, il y a plusieurs opposants qui sont emprisonnés depuis près de 16 mois aujourd’hui. Ils ne sont ni jugés, ni libérés. Pourtant, depuis le mois d’octobre 2020, le juge d’instruction a transmis son ordonnance de fin d’instruction.

Et cette fois-ci, au lieu d’être poursuivis pour port illégal d’uniforme et participation à une association de malfaiteurs, ils sont plutôt poursuivis pour attroupement de nature à troubler l’ordre public et la tranquillité. Ce n’est pas vrai », a indiqué leur avocat, Me Salifou Béavogui.

« Nous demandons leur libération ou l’ouverture de leur procès. Si vous voyez cette requalification des faits, c’est parce que le dossier est vide. On ne peut pas arrêter des gens qui ne se connaissent même pas et qui ne se sont jamais fréquentés pour dire qu’ils ont formé un attroupement », soutient l’avocat.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel : 622919225 / 666919225

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Mouvement de colère à Siguiri : des jeunes empêchent le travail à la société aurifère GGE

1 juillet 2021 à 15 03 45 07457

C’est un sentiment de frustration et de colère que les jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro sont sortis exprimer ce jeudi, 1er juillet 2021, dans la commune urbaine de Siguiri. Ces jeunes ont barricadé la route, brûlé des pneus et empêché les travailleurs de la GGE (Guinean Gold Exploration) d’accéder au site de ladite société. Et, pour cause, ces jeunes exigent leur recrutement au sein de cette société aurifère.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la société GGE a récemment formé plusieurs jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro dans la conduite des engins, notamment les poids lourds. Et, les bénéficiaires de cette formation devaient être employés par ladite société, selon la convention qui avait été établie entre la GGE et les communautés de ces trois districts. Malheureusement, au terme cette formation, la société ne s’est pas acquitter de ses engagements. Et pire, elle a lancé un concourt de recrutement de chauffeurs, tout en ignorant les jeunes qu’elle a formé à ce métier. D’où aujourd’hui la colère des jeunes de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro. Ils sont sortis ce jeudi depuis 6 heures pour protester et ériger des barricades pour empêcher l’accès au site de la société.

« Il y a 6 mois de cela que la société a recruté des jeunes de la communauté pour les former dans la conduite des engins. Mais, avant de les former, la direction avait convenu avec la communauté qu’elle va les former pendant 6 mois. Et, après cette formation qu’ils (les jeunes) seront engagés par la société. Maintenant voilà,  après les 6 mois de formation, la société a besoin de chauffeurs, au-lieu de recruter nous les jeunes formés,  elle nous laisse pour organiser un test. Et, pendant notre formation cela n’a pas été dit. C’est pourquoi nous sommes sortis pour les empêcher de travailler », a indiqué Soryba Diawara, un des manifestants.

Les jeunes manifestants sont encore (12heures30’) dans la rue. Et, pour l’heure, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été enregistrée sur place.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Baro (Kouroussa) : un nouveau cas de mort suite à la consommation d’un repas

29 juin 2021 à 10 10 42 06426

Le bilan passe de quatre à cinq morts, suite à la consommation d’un plat de tô à Baro, une sous-préfecture située à 26 kilomètres de la ville de Kouroussa. Une femme est décédée hier, lundi 28 juin 2021, à l’hôpital régional de Kankan, où était admise avec d’autres personnes ayant consommé le même repas, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Selon Mohamed Sacko Sylla, directeur régional de la santé de Kankan, 16 personnes ont consommé le plat de tô en question. Parmi elles, 9 sont tombées malades, dont 5 en sont décédées. « Après le repas, 9 personnes ont présenté les mêmes symptômes : douleurs abdominales, nausée, vomissements, diarrhée et ballonnements abdominaux.

Donc, 4 cas de morts ont été enregistrés et les autres malades ont été admis à l’hôpital de Kankan, où une dame est décédée ce lundi, aux environs de 14 heures. Son corps a été ramené dans son village. Pour l’instant, on se pose beaucoup de questions autour de cette situation. Mais les échantillons ont été envoyés depuis vendredi pour des analyses. On attend les résultats », a indiqué le DRS de Kankan.

La direction régionale de la santé annonce qu’elle a entamé une campagne de sensibilisation sur le terrain, en collaboration avec la direction préfectorale de la santé de Kouroussa, pour éviter la panique dans la localité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Kankan : la prière musulmane en maninka au cœur d’une conférence-débat

26 juin 2021 à 9 09 33 06336
Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur islamique et promoteur de l’écriture N’ko

Est-il normal de faire la salat (prière) dans la langue maninka (N’ko) ? La question était au centre d’une conférence-débat qui s’est tenue ce vendredi, 25 juin 2021, à Kankan. Elle a été organisée par l’association des sages de N’ko, vent debout contre la décision de l’imam Ismaël Nanfo Diaby et ses partisans de prier dans leur langue maternelle. Avec ses arguments, le conférencier a cherché à démontrer qu’il n’est pas permis à un musulman de faire la salat (prière) dans une langue autre que l’arabe, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Depuis que l’imam Ismaël Nanfo Diaby a commencé à promouvoir la prière musulmane en maninka (N’ko), les promoteurs de l’écriture N’ko sont divisés. Il y a un camp qui soutient l’imam controversé et ses disciples et un autre qui s’oppose catégoriquement à leur démarche. Et c’est dans ce dernier groupe que l’on retrouve l’association des sages de N’ko. Après avoir fait une déclaration pour désavouer le camp de Nanfo Diaby, cette organisation a décidé d’organiser une conférence-débat autour de cette question. Une occasion pour elle d’expliquer aux participants pourquoi il ne faut pas faire la salat dans la langue N’ko.

Daouda Kalil Konaté, conférencier

« Nous avons invité les gens à apprendre le N’ko et à le vulgariser. Mais nous avons aussi expliqué aux participants qu’il n’est pas bien de prier dans une langue autre que l’arabe parce que cela amène la division entre les musulmans. Dieu a fait descendre le coran en arabe, on ne peut pas traduire avec exactitude les versets dans une autre langue et s’attendre à ce que la prière soit acceptée. Nous avons aussi apporté des preuves montrant que la prière n’est pas autorisée dans une langue qui ne soit pas l’arabe. Nous avons souvent demandé des débats avec l’autre côté, mais ils ont toujours refusé », a dit le conférencier Daouda Kalil Konaté.

Djiba Sidibé, coordinateur régional des associations islamiques

Cette démarche de l’association des sages de N’ko est vivement saluée par Djiba Sidibé, coordinateur régional des associations islamiques de Kankan, l’un des participants à cette conférence. « Au sortir de cette conférence, nous avons été convaincu par des preuves palpables qui montrent qu’il n’est pas permis de prier dans une autre langue que l’arabe. Le savant Souleymane Kanté, l’inventeur de l’écriture N’ko, n’a jamais écrit ou dit de prier en N’ko. Il a toujours dit de prier comme le prophète Mohamed (PSL) le faisait. Il y a des preuves même qui montrent cela. Il y a une partie du coran que lui-même a traduit, c’est écrit en N’ko mais le son sonne en arabe », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, l’association des sages de N’ko souhaite avoir un débat qui sera médiatisé avec les promoteurs de la prière en N’ko. Reste à savoir si le camp de l’imam Ismaël Nanfo Diaby acceptera cette invitation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya YLLA pour Guineematin.com

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INTEGRA : les Technologies de l’information et de la communication au service de l’employabilité des jeunes guinéens

25 juin 2021 à 16 04 13 06136

Après avoir formé 90 jeunes dans les régions administratives de N’zérékoré, Kankan, et Conakry le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit sa formation en infographie et webdesign à Kindia et Labé du 21 juin au 03 juillet 2021 à l’endroit de 60 jeunes bénéficiaires.

Cet atelier va permettre aux récipiendaires de développer des connaissances sur les règles théoriques et pratiques de la création graphique (couleurs, typographies, ergonomie…). Il couvrira également l’apprentissage sur la mise en place d’une identité visuelle, à la conception de maquettes et la maîtrise des différents outils utilisés dans ce secteur. Par le biais d’une approche orientée sur l’apprentissage par la pratique, le programme vise à renforcer les compétences des jeunes bénéficiaires sur les logiciels Adobe Photoshop, Illustrator et InDesign.

« Les compétences acquises durant cette formation me permettront de répondre au besoin croissant du marché de l’emploi dans le domaine de la communication visuelle en Guinée. Je peux démarrer en tant que freelance » explique Abdoulaye Bah, jeune bénéficiaire de l’atelier.

Mise en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), cette initiative s’adresse prioritairement à des profils ayant un prérequis dans le domaine de la bureautique, pour leur permettre d’acquérir et de renforcer leurs connaissances à l’utilisation des outils d’infographie. Ils pourront ainsi trouver du travail plus facilement dans un domaine à fort potentiel qui débouche souvent sur des opportunités d’emplois durables.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Kankan : des interrogations sur la disparition d’un garçon de 3 ans à Dalako

24 juin 2021 à 18 06 20 06206

Cela fait exactement neuf jours qu’un garçon de trois ans est porté disparu au quartier Dalako, un quartier périphérique de la commune urbaine de Kankan. Dans sa famille, on soutient que le petit est allé jouer chez les voisins où sa paire de chaussure a été retrouvée et depuis, il n’est plus revenu à la maison. Une femme âgée de plus de 70 ans est soupçonnée dans cette affaire, elle nie toute implication dans la disparition soudaine du garçon, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan

Dans la famille Maïga au quartier Dalako, l’inquiétude est grandissante. Leur petit garçon, Moussa Maïga, âgé de 3 ans, est porté disparu depuis plus d’une semaine. Les recherches pour le retrouver n’ont jusque-là rien donné. Ce bambin n’a donné aucune nouvelle depuis le 16 juin dernier.

Issa Maïga, père du petit

« Le mercredi matin mon fils est parti joué avec le fils d’une voisine, mais avant de partir sa maman lui a dit que son ami là a voyagé avec sa mère. Seulement, il s’est entêté, il est parti. Quelques temps après, sa maman est allé le chercher, mais il n’a pas voulu venir à la maison. Elle a voulu forcer la situation, mais il y a une vielle femme âgée de plus de 70 ans chez nos voisins qui a dit à ma femme de laisser le petit jouer avec ses amis, qu’il a l’habitude d’aller là-bas. Ma femme est revenue donc à la maison. A 10 heures, moi je suis venu manger, j’ai demandé à ma femme où se trouvait le petit, elle a dit qu’il est parti chez nos voisins, je lui ai demandé d’aller le chercher ; et, entre-temps, moi je me suis retourné à mon travail. 30 minutes après, elle m’a appelé pour me dire que le petit est introuvable. Et, depuis lors jusqu’ici, on n’a pas de ses nouvelles », a indiqué Issa Maïga, le père de Moussa.

Selon Kadiatou Traoré, la mère de l’enfant disparu, au cours des recherches la paire de chaussure de Moussa a été retrouvée chez les voisins. Mais, dans cette famille, on soutient que le petit s’est retourné chez lui.

Kadiatou Traoré, mère de l’enfant

« C’est mon mari qui m’a demandé d’aller chercher le petit chez nos voisins. Lorsque je suis parti, j’ai trouvé que le petit n’était pas sur les lieux. Les gens qui étaient sur place m’ont dit que mon fils était là tout à l’heure, on lui a cherché partout on ne l’a pas trouvé. Je suis même parti chez d’autres voisins pour voir s’il n’est pas là-bas, mais rien. C’est étant là-bas maintenant que quelqu’un m’a dit d’aller voir dans la maison de mes voisins. Lorsque je suis allé, je me suis limité au salon, c’est là où j’ai trouvé la paire de chaussure de mon fils. Et, entre-temps la vielle femme s’est réveillé et elle m’a fait savoir que le petit était à ses côtés, mais qu’elle ne sait pas où il est parti », a expliqué Kadiatou Traoré.

Cependant, la vieille femme soupçonnée par la famille Maïga d’être impliquée dans la disparition du petit Moussa clame son innocence. Elle assure ne rien savoir dans la disparition de ce petit garçon.

« Lorsque le petit est venu ici, je lui ai donné de quoi manger. Lorsqu’il a fini de manger, il a grimpé sur une table après que sa maman est venue le chercher. Il ne voulait pas partir. J’ai demandé à sa mère de le laisser jouer avec ses amis et qu’il allait partir après. D’habitude le petit vient ici et retourne chez lui sans problème et seul. C’est tout ce que je sais », a confié la vieille femme tout en souhaitant rester sous anonymat.

Dans le quartier, les gens sont mobilisés pour retrouver le petit Moussa Maïga. Et, sa mère est inconsolable. La famille n’a pas encore saisi les autorités compétentes, elle se contente de déposer les communiqués radio dans les différents médias de la place.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Spéculation sur le prix de l’engrais à Kondianakoro (Mandiana) : un commerçant fait 3 jours de prison

22 juin 2021 à 19 07 17 06176
Sidiki Sangaré, sous-préfet de Kodianakoro

C’est une sanction sur fond d’avertissement et de dissuasion que les autorités sous-préfectorales de Kondianakoro viennent d’infliger à Salihan Bérété. Ce commerçant originaire de Bankoumana (un district de Kondianakoro) a été interpellé vendredi dernier, 18 juin 2021, pour avoir trop spéculé sur le prix de l’engrais subventionné par l’Etat. Alors que le prix du sac de 50 kilogrammes était fixé à 220 000 francs guinéens (au maximum), ce commerçant qui bouillonne d’avoir de profit s’est permis de revendre le sac à 285 000 francs dans cette sous-préfecture qui relève la préfecture de Mandiana. Il a passé trois jours de prison pour son acte jugé « anti-citoyen » par les autorités de Kondianakoro.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, Salihan Bérété est récemment de Kankan avec 100 sacs de 50 kilogrammes d’engrais chacun. Mais, dans la capitale de la Haute Guinée, il a acheté chacun de ces sacs à 200 000 francs guinéens. Et, il a transporté ces sacs sur une distance de 160 kilomètres, soit la distance qui sépare Kankan à Kondianakoro. Seulement, pour cette distance, le coût du transport d’un sac de 50 kilogrammes ne dépasse pas 15000 francs guinéens. Mais, une fois à Kondianakoro, ce commerçant s’est permis de revendre le sac d’engrais à 285 000 francs guinéens. Il pensait se faire assez de bénéfices sans savoir qu’il était en train de se tirer une balle dans le pied. Car, face à ce prix exorbitant qu’il pratiquait, les paysans sont allés se plaindre à la chambre d’agriculture ; et, cette dernière a immédiatement saisi les autorités administratives sous-préfectorales. C’est ainsi que le sous-préfet, Sidiki Sangaré, a ordonné l’interpellation du commerçant Salihan Bérété.

« J’ai entendu que des commerçants revendent l’engrais subventionné par le gouvernement à un prix exorbitant. C’est à dire le gouvernement donne l’engrais aux pauvres populations à 200 000 francs au magasin dans toutes les préfectures, mais les commerçants dans les sous-préfectures doivent augmenter le transport et un petit bénéfice sur les 200 000 francs. Mais, le transport ne dépasse pas 15 mille par sac. Et, si toi tu revends ça à 285000 francs, c’est trop. C’est la population qui s’est plaint au près de la chambre d’agriculture ; et, celle-ci nous a informé. Moi aussi j’ai ordonné la gendarmerie d’arrêter le commerçant et lui corriger avant de l’emprisonner. Et, c’est ce qui a été fait avant sa libéré aujourd’hui (lundi) sous condition qu’il revend tout le reste de son engrais à 200 000 francs le sac de 50 kilogrammes », a indiqué le sous-préfet, Sidiki Sangaré.

De Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Conakry : un comité de pilotage organisé autour du projet KiMaLaKan

21 juin 2021 à 19 07 12 06126

Les ONG Eclosio, TRIAS, Osez-INNOVER et CADES/GUINEE, réunies au sein d’un seul Projet ou Consortium dénommé « KiMaLaKan », ont organisé un Comité de Pilotage ce lundi, 21 juin 2021, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Ce comité de pilotage a regroupé des organisations de la société civile, les autorités administratives, les Associations bénéficiaires du projet et le bailleur de fonds. Ce projet a pour objectif de contribuer au renforcement de capacité des organisations de la société civile à s’impliquer dans les dispositifs d’insertion professionnelle et de développement de l’emploi pour les femmes et les jeunes dans les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Financé à hauteur de 1 600 000 euros par l’Union européenne, ce projet touchera directement 1 200 jeunes et femmes qui sont de potentiels candidats à la migration et les migrants retournés. C’est un projet qui a été lancé le 1er janvier dernier et qui prendra fin en décembre 2023.

Selon Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest et porte-parole du Consortium KiMaLaKan, la spécificité de ce projet réside dans le fait qu’il faut mener un dialogue à l’échelle local pour faire en sorte que les problèmes migratoires puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver des solutions à la base.

Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest

« Ce qui nous amène aujourd’hui dans ce consortium, c’est réellement la coordination des projets mutilateurs dans le domaine de l’insertion professionnelle et de l’entreprenariat qui sont des enjeux assez considérables dans la région. Par manque d’opportunité économique pour les jeunes, il y a des questions migratoires qui sont très importantes. Beaucoup de jeunes partent aujourd’hui parce qu’ils manquent d’opportunités au niveau local. Et donc, Eclosio a cherché à mettre en œuvre un consortium avec d’autres ONG qui ont déjà fait une expérience ici en Guinée, notamment l’ONG CADES, l’ONG TRIAS et l’ONG Osez INNOVER. A travers ce consortium, on a vraiment cherché à renforcer nos complémentarités, nos différentes approches pour renforcer l’impact de ce projet. La spécificité de ce projet, c’est de mener un dialogue à l’échelle local de faire en sorte que les problèmes migratoires  puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver justement des solutions à l’échelle locale. C’est d’accroître aussi les capacités des organisations de la société civile dans la promotion effective du rôle des femmes et des jeunes comme agents du développement et du changement dans les zones cibles.  A l’issue du projet, on a plusieurs objectifs : d’une part c’est de pouvoir faire en sorte que les dialogues à l’échelle locale qui seront mis en œuvre puissent perdurer en impliquant les autorités ; d’autre part, c’est de pouvoir vraiment créer des opportunités économiques pour les jeunes et pour les femmes qui sont les personnes les plus vulnérables. Et également, de faire en sorte que d’autres opportunités puissent voir le jour avec d’autres financements et d’autres bailleurs et surtout un engagement de l’Etat », a expliqué Fanny Bordarier-OTT.

Venue assisté à ce comité de pilotage, Naï Keïta, présidente de l’association des femmes de Dabola, a dit avoir été outillée positivement. Elle a aussi promis de transmettre le message aux jeunes qui sont tentés par l’immigration irrégulière.

Naï Keïta, présidente de l’Association des femmes de Dabola

« KiMaLaKan est un projet qui est très intéressant ; parce que les jeunes qui courent pour partir sur la mer en y laissant leur vie, c’est nous les mères et pères de familles qui en souffrons. Si un moyen est trouvé pour les maintenir, c’est ce que nous aimons. Parce que la plupart des jeunes pensent qu’on part en Europe pour ramasser de l’argent. Ce qui est tout à fait le contraire. Mais, si nous restons chez nous ici et nous travaillons, les projets vont nous montrer les démarches à suivre, c’est ce que nous voulons. C’est pourquoi je me suis sacrifié pour venir assister à cet atelier. Quand je quitte ici aujourd’hui, arrivé à Dabola, je vais dire aux jeunes d’arrêter d’aller en mer et de passer aux choses sérieuses. Je leur dirai qu’il y a des projets qui peuvent leur permettre de réussir en Guinée. Je vais leur dire que là où ils vont, les habitants de là-bas ont travaillé chez eux. Nous aussi on doit travailler chez nous. Personne ne peut quitter chez lui et venir développer chez toi. Nous voulons que les jeunes restent pour travailler avec nous. On doit les sensibiliser aussi », a dit Naï Keïta.

De son côté, Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a laissé entendre que ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique du développement du président de la République. Et, il a invité ce consortium à être un « multi acteur » et de travailler avec d’autres acteurs.

Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et e l’emploi des jeunes

« A travers les débats auxquels nous avons assistés, on est très surpris qu’il y ait un grand consortium qui comprend les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan et qui s’inscrit dans le cadre de l’employabilité des jeunes et qui lutte contre la migration irrégulière des jeunes. Cela est un grand pas et s’inscrit vraiment dans le grand projet des 100 milles entreprises du Pr Alpha Condé. Je vais seulement dire que ce consortium doit seulement travailler avec tous les autres acteurs. Il doit être un multi acteur, parce que c’est une synergie, les questions de développement doivent être aoristiques. Donc, il faudrait que nous nous donnions la main, mais déjà un bon débat est pris par ce consortium qui mène une bataille qui doit être réussie pour le développement économique et social de nos communautés. Le Pr Alpha Condé et le gouvernement sont prêts à vous accompagner et à vous soutenir. Que tous reçoivent ici notre satisfaction et nos remerciements pour s’être mis ensemble. C’est ensemble que nous pouvons réussir. Nous devons continuer à travailler ensemble pour le bien de nos communautés. Il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Parce qu’il s’agit des jeunes. Donc, c’est un élément important et nous nous attendons à des résultats probants », a indiqué Moussa Condé.

Mohamed Gueasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Trafic de faux billets : l’Ivoirien Yapi Yapo condamné à 20 ans de prison, à Kankan

21 juin 2021 à 16 04 23 06236

Ouvert le lundi, 7 juin dernier, le procès de l’Ivoirien Jean Claude Yapi Yapo a connu épilogue ce lundi, 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Kankan. L’accusé a été reconnu coupable des faits de contrefaction ou falsification, détention, transport et mise en circulation de faux billets pour lesquels il était poursuivi. Il a écopé d’une peine de 20 de réclusion criminelle et le paiement d’une amende de six milliards six cent soixante-dix-neuf millions neuf cent soixante millions (6 679 960 000) francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Fonctionnaire au trésor public ivoirien depuis plus de 21 ans, Jean Claude Yapi Yapo a été arrêté le 18 décembre 2020, au grand marché de Kankan, alors qu’il était venu échanger des montants de 20 000 dollars américains et de 5 000 000 de francs CFA en faux billets. La perquisition de sa chambre d’hôtel a permis de saisir des sommes supplémentaires de 10 000 dollars américains et de 1 000 000 de francs CFA. Ce qui fait un total de 30 000 dollars et 6 000 000 de francs CFA en faux billets.

Placé sous mandat de dépôt le 11 janvier 2021, l’accusé a comparu le lundi 7 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kankan, où il a reconnu sans détour les faits articulés contre lui. Jean Claude Yapi Yapo a fait savoir que c’est un fonctionnaire à la retraite qui lui a remis cet argent en Côte d’Ivoire pour qu’il vienne l’échanger en Guinée.

Après les débats, le procureur avait demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité, en le condamnant à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 1 milliard 554 millions de francs guinéens. De son côté, l’avocat de la défense avait plaidé coupable, tout en sollicitant des circonstances atténuantes en faveur de son client.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Situation à Kankan : Guinée Games apporte des précisions

16 juin 2021 à 11 11 48 06486

Publireportage : « Les parieurs qui pourront nous apporter la liste Mégaliste correspondant au jour de son ticket, qu’ils disent avoir trouvé en kiosque, seront payés. »

La situation est calme ce matin à Kankan, que ce soit à l’agence Guinée Games ou dans les points de vente de Guinée Games à Kankan.

Après l’incompréhension, place aux explications.

Alors que s’est-il passé ?

Dans la matinée du lundi 14 Juin et du mardi 15 Juin, une trentaine de « parieurs » en colère, accompagnés d’agents se sont rendus à l’agence de Guinée Games pour exiger le paiement de tickets qui pourtant, apparaissaient perdants dans le système.

A notre grande surprise, comme à celle d’autres parieurs ou d’autres agents présents sur les lieux, ces personnes, qui visiblement se connaissaient, ont affirmé avoir joué sur la Mégaliste de Guinée Games, quand bien même tout le monde sait que cette liste n’est plus disponible depuis plus d’un mois, avec l’arrêt des championnats européens. Celle-ci en effet a été remplacée, en cette période par la liste INTERNATIONALE, qui fonctionne différemment.

Il est donc impossible que des parieurs aient pu trouver la Mégaliste dans les kiosques ce jour-ci. Ceux qui ont pu la trouver, nous leur demandons de bien vouloir nous l’amener.

Quelles sont les dispositions que Guinée Games va prendre ?

Pour le moment, devant le nombre d’incohérence, nous enquêtons. Notamment pour voir s’il n’y pas une falsification du ticket ou même une tentative de déprogrammation de la machine de l’agent. Dans ce cas, nous nous réservons le droit d’engager des poursuites contre les personnes, même s’il s’agit de nos propres agents.

Le fait que des agents soient proches des « plaignants », le fait que cela ne se passe que sur une zone bien définie, avec une trentaine de plaignants, alors que nos listes sont jouées par des milliers de joueurs chaque jour dans l’ensemble du pays, le fait que jusqu’à présent aucun des ces plaignants ne nous a apporté la fameuse Mégaliste sur laquelle ils disent avoir joué…Tout cela est autant d’éléments qui nous interpellent et qui nous amènent à enquêter.

Peut-on croire qu’il n’y ait seulement qu’une trentaine de parieurs qui auraient trouvé le bon résultat dans seulement une vingtaine de points de vente, tous réunis à Kankan et en plus dans le même secteur ?

Soyons clairs, si quelqu’un gagne de manière légale et transparente, nous le paierons. Ainsi chacun des plaignants qui sera en mesure de nous apporter la fameuse liste Mégaliste correspondant au jour de son ticket sera payé sans soucis. Nous prenons l’engagement.

Peut-on faire confiance à Guinée Games ?

Guinée Games, est une société guinéenne, et est l’une des plus grandes sociétés du pays, avec des milliers de parieurs et des milliers de gagnants chaque jour. Nous ne prendrions pas le risque d’entacher notre image pour économiser quelques millions de francs. Nous avons l’habitude de payer bien plus. Et nous savons que la confiance de nos parieurs est ce qu’il y a de plus important.

Nous avons par exemple récemment payé plus 1.2 milliard de francs guinéens au Super 4 Jackpot. Il y en avait d’ailleurs un à Siguiri. Ils pourront tous vous témoigner qu’ils ont reçu leur argent.

Pendant l’Euro, nous avons même une cagnotte spéciale Héro de l’Euro de 565 000 000 GNF qui s’ouvre à tous sur www.guineegames.com, alors même que le pari minimum pour participer est de 113 GNF, soit presque gratuit.

Nous apportons du rêve et nous changeons des vies de Guinéens chaque jour. Hélas, certains qui ne gagnent pas peuvent aussi avoir de mauvaises idées et essayer aussi de contourner notre système. Cependant notre système est sûr et sécurisé, avec une équipe technique expérimentée, ainsi, ce genre d’incident se règle généralement rapidement.

Il faut être clair et raisonnable. Nous ne serions pas la première société de loterie du pays, après presque 13 ans d’existence, si nous ne voulions pas payer les parieurs.

Par le service de communication de GuineeGames

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Électricité : 14 groupes électrogènes pour la ville de Kankan

14 juin 2021 à 13 01 19 06196

Pour pallier au déficit énergétique, la ville de Kankan vient de bénéficier de quatorze nouveaux groupes électrogènes. La cérémonie officielle pour la remise de ces groupes a été organisée hier, dimanche 13 juin 2021, dans l’enceinte de la centrale thermique, en présence des autorités de Kankan. C’est la ministre de l’énergie, Bountouraby Yattara et son homologue Bouréma Condé, de l’Administration du territoire et de la décentralisation, qui ont co-présidé la remise de ces groupes électrogènes à la société EDG (électricité de Guinée), rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Haute Guinée.

Après les tempêtes de réclamations (manifestation contre le manque de courant) pour l’électrification de Kankan, le président Alpha Condé fait face cette ville qui a contribué à son élection à la tête de la Guinée pour son actuel troisième mandat. Et, pour ce premier geste, le chef de l’Etat a offert 14 groupes électrogènes à la ville de Nabaya pour booster la capacité de production locale de l’EDG en termes d’électricité.

A la cérémonie de remise de ces groupes électrogènes, la ministre de l’Energie, Bountouraby Yattara, a fait savoir que Kankan a toujours fait partie des priorités du président Alpha Condé dans son ambition d’électrification de la Guinée.

Bountouraby YATTARA, ministre de l’Energie

« Le président de la république a souhaité l’électrification de la Guinée ; et, dans ce cadre, Kankan est parmi les priorités. C’est pour cette raison qu’il s’est lui-même employé à donner 14 groupes à la ville de Kankan. Je rappelle que quand il venait, Kankan n’avait que 4 MW. Donc, aujourd’hui, avec ces groupes, Kankan dispose désormais plus de 14 MGW d’électricité qui vont être suivis du groupe de 20 MGW que nous allons installés très prochainement ici », a dit la ministre Bountouraby Yattara.

Ces groupes électrogènes arrivent à Kankan à un moment certains quartiers de la ville n’ont jamais connu le courant électrique. Ces quartiers n’ont même jamais eu d’installation électrique. Mais, pour le directeur général de l’EDG, Bangaly Mathy, cette situation est due à un « problème de réseau » qui va être résolu au fur et à mesure.

Bangaly MAHTY, Directeur Général EDG

« C’est normal qu’il y ait des quartiers qui n’ont pas de courant. Parce qu’en réalité ce n’est pas un problème de courant, mais un problème de réseau. Donc, comme partout ailleurs, il y a des quartiers qui n’ont pas d’installation, ça c’est d’autres projets. On va continuer à installer des poteaux et des fils, évidement tout ça ne se fait pas en un seul jour. C’est des projets de longues halènes, mais il y a un projet en cours pour faire l’extension du réseau de Kankan », a indiqué Bangaly Mathy.

Pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, général Bouréma Condé, ce don du chef de l’Etat est une réponse aux troubles que la ville de Kankan a connus il y a des mois.

Bouréma CONDE, ministre l’administration du térritoire et de la décentralisation

« C’est un sentiment de satisfaction pour un natif de Kankan et pour les populations de Kankan. C’est comme pour répondre à ce que Kankan a connu il y a quelques mois comme troubles pour dire nous voulons du courant. Et, comme vous savez le Pr Alpha Condé c’est la détermination d’aller à la résolution de ses engagements, c’est ce qui est fait aujourd’hui » a dit le ministre Bouréma Condé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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SADEN 2021 : faire de la Covid-19 une opportunité pour les entrepreneurs guinéens

9 juin 2021 à 20 08 12 06126

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancée ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. La cérémonie d’ouverture des travaux a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers du pays. La rencontre qui va durer deux jours (9 et 10 juin) vise à appuyer les entrepreneurs guinéens en vue de favoriser la résilience de l’économie du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sous le thème : « L’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 » que se tient cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée. La rencontre connaîtra la participation de plus de 500 personnes, venues de différentes villes de la Guinée et de l’étranger. Elle permettra d’accompagner les entrepreneurs guinéens et les aider à transformer les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19 en une opportunité de résilience de leurs entreprises.

« Cette année, le SADEN se fixe pour objectif d’offrir des pistes de réflexion et de développer des ateliers de formation, afin de faire de la crise sanitaire du Covid-19, une réelle opportunité pour nos entrepreneurs et un moyen de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux », a indiqué Sékouba Mara, directeur général de l’AGUIPE (L’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) et président du Comité d’organisation du SADEN 2021.

En plus de l’information et de la formation des entrepreneurs, le SADEN va aussi accompagner les quatre meilleurs projets pour faciliter leur mise en œuvre. « Les 4 projets qui seront retenus vont être accompagnés par le SADEN. Donc ils vont avoir un prix et ça va leur permettre de compenser des difficultés liées à la problématique de la pandémie du Covid-19 », ajoute Sékouba Mara.

Djénab Dramé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

C’est la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Djénab Dramé a laissé entendre que le SADEN est une véritable opportunité que le gouvernement met à la disposition des entrepreneurs guinéens.

« Le principal artisan pour booster les jeunes entrepreneurs, les encourager, les accompagner, les soutenir, c’est quand même le gouvernement. Donc on se dit que le SADEN offre une autre opportunité au gouvernement de s’exprimer et informer ces entrepreneurs sur les opportunités de formation qui pourront leur permettre, dans l’avenir, d’entreprendre, de se prendre en charge, et aussi les rappeler les différents défis, dont celui du temps. Parce que le temps demeure le plus grand défi des entrepreneurs », a dit la ministre.

Selon les organisateurs, l’une des particularités de cette édition par rapport à celles précédentes, c’est qu’elle est retransmise en direct dans les villes de Kankan, Kindia, Labé et N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Ruée vers l’or à Gaoual : les autorités annoncent la fermeture des mines

8 juin 2021 à 20 08 32 06326

Face au flux massif de mineurs en direction de la préfecture de Gaoual, où deux mines d’or ont été détectées récemment, les autorités guinéennes ont décidé de prendre une mesure drastique. Il s’agit de la fermeture des mines d’or pour une durée indéterminée, à compter de demain, mercredi 9 juin 2021. Cette décision a été annoncée ce mardi 8 juin par le gouverneur de la région administrative de Labé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous assistons à l’arrivée dans les régions administratives de Labé et de Boké, des orpailleurs venus de la Haute Guinée, de la République du Mali, du Sénégal, de la Guinée Bissau et du Burkina Faso. Après évaluation de la situation sécuritaire par les services de défense et de sécurité de ces deux régions, nous enregistrons déjà six cas de décès des suites d’accidents. La sous-préfecture de Kounsitel et la préfecture de Gaoual sont totalement étouffées, avec un manque total de vivres et de lieu d’accueil.

Devant la progression massive et dangereuse des arrivées de partout en direction de cette petite localité, la certitude est que la population locale et les nouveaux arrivants, avec cette pandémie de coronavirus, sont exposés à tous les maux liés aux mines d’or. Par conséquent, en rapport avec nos différentes hiérarchies, les autorités administratives et élus locaux de ces deux régions, avons décidé la fermeture pure et simple et immédiate de cette nouvelle mine.

Pour ce motif, nous invitons tous les prétendants au déplacement à rester sur place. Ceux qui sont sur la route en direction de Gaoual, à retourner dans leurs localités respectives. Ceux qui sont sur le site, à se préparer à quitter immédiatement les lieux. A compter de demain, 9 juin 2021, une force mixte de défense et de sécurité sera déployée en vue du dégagement de tous les lieux occupés par les mineurs », a indiqué Elhadj Madifing Diané.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Ruée vers l’or à Gaoual : envahissement des localités, rareté de nourriture… Déjà 2 morts !

8 juin 2021 à 19 07 59 06596

Depuis quelques jours, la préfecture de Gaoual est subitement devenue l’eldorado du pays où l’or, la meilleure qualité selon les experts, a été découvert et exploité à ciel ouvert par des orpailleurs venus par des centaines de milliers à travers le pays, a appris Guineematin.com, de son correspondant local.

La découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual, crée des appétits à travers tout le pays. Des milliers de personnes en voitures ou en motos continuent de rallier la localité à la recherche du métal jaune. Si l’on peut se réjouir de ce cadeau de la nature, il faut tout de suite commencer à déplorer les conséquences parfois dramatiques liées à cette nouvelle situation.

Déjà des morts sur le terrain

Selon le correspondant local de Guineematin.com, les accidents foisonnent à Gaoual. Notamment les accidents de moto dont l’un a couté la vie à une personne.

En deux jours, deux personnes ont perdu la vie. La première, Sory Condé, la trentaine et originaire de Dabola, a subitement perdu la vie, alors qu’il était en rang et sous un soleil de plomb devant le siège de la commune urbaine, pour faire enregistrer sa machine de détection hier, lundi 7 juin 2021.

A Toumbo Bowé, une des trois localités aurifères, située à 5 km de la commune urbaine de Gaoual, le vieux Thierno Samba Djarga Camara, imam du secteur appelé « 5 kilos », a été fauché par une moto, avant de rendre l’âme à l’hôpital.

Autorités débordées, des milliers de machines recensées

Des personnes venues de Mandiana, de Kankan, de Kérouané, de Siguiri, de Kouroussa, de Dabola et de la région de Labé, visiblement grossies par celles des localités environnantes de la commune urbaine de Gaoual ont pris d’assaut la préfecture à la recherche de l’or. Certaines informations font état de la présence des personnes de nationalités étrangères comme des Burkinabé, Ivoiriens, Ghanéens, Sénégalais et d’autres sont dans le lot de chercheurs de ce bonheur tout rêvé.

Dans la matinée de ce mardi, 08 juin 2021, ce sont 2005 machines de détection d’or qui ont été recensées par la commission préfectorale mise en place à cet effet. Et, le ticket d’entrée par machine est fixé entre 250 mille à un million de francs guinéens selon sa puissance.

Rareté de nourriture

En seulement cinq jours, la population de Gaoual a doublé, sinon triplé, estiment des habitants interrogés par notre correspondant local. Certains estiment à cent mille, le nombre de personnes qui vadrouillent à travers les trois localités aurifères en exploitation. Aujourd’hui, le sac de riz du pays (barabara) qui est habituellement vendu à 450 mille francs se négocie à 800 mille francs guinéens. Le kilogramme de riz importé se vend entre huit mille et neuf mille francs. Les condiments sont devenus rares et chers en cette interminable saison sèche. Le plat de riz est passé de cinq mille à 10 mille francs et à partir de 18 heures, il n’y a plus rien à manger.

Activités agricoles paralysées, craintes pour les écoles

Habituellement réputées agropastorales, les populations de la préfecture de Gaoual sont largement obnubilées par la recherche d’or. Ce qui a eu pour conséquences la paralysie des activités agricoles en ce début de saison des pluies, également perturbée par la rareté des pluies. Toutes les autres collectivités de la préfecture se sont vidées de leurs bras valides. De Wendou M’Bour à Malanta, en passant par Foulamory, Touba et Kakoni, les activités agricoles et commerciales sont fondamentalement affectées. Des étalagistes aux grossistes, tous les commerçants ont fermé portes et fenêtres pour aller dans les mines. Les champs on en parle pas. Tout est abandonné au profit des mines. L’autre crainte est le débrayage des écoles en cette fin d’année. Alors que plusieurs établissements avaient enregistré de mauvais résultats lors des derniers examens, les populations craignent que cette nouvelle situation ne vienne empirer la formation des enfants. Il faut noter que plusieurs écoles ont des contractuels et d’enseignants communautaires mal payés qui pourraient être tentés de changer de statut.

Les sites d’or se multiplient

Actuellement, les sites qui accueillent les chercheurs d’or sont passés de un à trois. Kassenga, dans la commune rurale de Kounsitel, Toumbo Bowé et Alphaya, dans la commune urbaine de Gaoual sont les trois localités où les orpailleurs découvrent presqu’à ciel ouvert des pépites d’or d’une qualité supérieure. Déjà, certains individus comment à changer de statut. On peu rencontrer plusieurs jeunes qui ont gagné entre dix et trente millions de francs guinéens. Certains exploitants ont pu avoir jusqu’à 120 millions de francs guinéens ! Le gramme d’or est vendu sur place à 450 mille francs et plusieurs négociants y ont déjà pris place.

Destruction de l’environnement

Aujourd’hui, les populations de Gaoual sont très préoccupées par cette exploitation sauvage qui détruit considérablement l’environnement. Mais, joint au téléphone par Guineematin.com, le Directeur préfectoral de l’environnement, Mamoudou Condé, a essayé de minimiser les dégâts pourtant visibles sur le terrain. Pour lui, cette exploitation artisanale d’or en cours n’affecte pas aussi dangereusement le couvert végétal. « Ce sont des trous de quelques centimètres de la terre arable qui est concernée. Aucun des orpailleurs n’est permis d’utiliser de gros moyens pour aller en profondeur. Les outils utilisés sont artisanaux et rudimentaires. Les arbres ne sont pas abattus, contrairement à certaines affirmations », a juré Mamoudou Condé.

Mais, de toute évidence, l’intérêt des populations locales et le pays tout entier passe par une réglementation de cette activité qui n’a pas une bonne cohabitation avec l’environnement. L’arrivée des sociétés d’exploitation industrielle respectueuses de l’environnement et du code minier guinéen est donc salutaire.

Moussa Gaoual Camara et Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Trafic de faux billets : l’Ivoirien Jean Claude Yapi Yapo, jugé à Kankan

8 juin 2021 à 15 03 35 06356

Le procès de Jean Claude Yapi Yapo, un citoyen ivoirien accusé de trafic de faux billets, s’est tenu hier, lundi 7 juin 2021, au tribunal de première instance de Kankan. L’accusé a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, et le procureur a réclamé une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre lui, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Fonctionnaire au trésor public ivoirien depuis plus de 21 ans, Jean Claude Yapi Yapo a été arrêté le 18 décembre 2020, au grand marché de Kankan, alors qu’il était venu échanger des montants de 20 000 dollars américains et de 5 000 000 de francs CFA en faux billets. La perquisition de sa chambre d’hôtel a permis de saisir des sommes supplémentaires de 10 000 dollars américains et de 1 000 000 de francs CFA. Ce qui fait un total de 30 000 dollars et 6 000 000 de francs CFA en faux billets.

Placé sous mandat de dépôt le 11 janvier 2021, l’accusé a comparu ce lundi 8 juin devant le tribunal de première instance de Kankan, où il a reconnu sans détour les faits articulés contre lui. Jean Claude Yapi Yapo a fait savoir que c’est un fonctionnaire à la retraite qui lui a remis cet argent en Côte d’Ivoire pour qu’il vienne l’échanger en Guinée.

Après les débats, le procureur a demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité de contrefaçon et détention de fausse monnaie, en application des articles 602 et 603 du Code pénal. Pour la répression, Aly Touré a requis 20 ans de réclusion criminelle et le paiement d’une amende de 1 milliard 554 millions de francs guinéens contre Yapi Yapo.

Une demande à laquelle s’est opposé l’avocat de la défense. Tout en plaidant coupable, Me Koné a réclamé des circonstances atténuantes en faveur de son client. Il a souhaité que l’accusé soit condamné à 10 ans d’emprisonnement assorti de 9 ans de sursis.

Après avoir entendu les différentes parties, le juge Ansoumane Kpoghomou a renvoyé le dossier 21 juin 2021 pour rendre sa décision.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com    

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Kankan : les populations entre pénurie et hausse du prix du carburant

31 mai 2021 à 19 07 50 05505

C’est une situation très pénible pour les détenteurs d’engins roulants (motos, véhicules) et autres usagers qui utilisent le carburant à Kankan. Depuis 72 heures, cette ville vit entre pénurie de carburant dans les stations-service et hausse vertigineuse du prix du carburant sur le marché noir. Le litre d’essence qui se vendait jusque-là à 10 mille francs se négocie depuis samedi dernier entre 13 000 et 15 000 francs guinéens sur le marché.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com sur place, toute cette situation éprouvante pour les populations est partie de l’annonce faite par le gouvernement guinéen sur un éventuel réajustement à la hausse du prix du litre de carburant à la pompe. Et, dans la capitale de la région de la Haute Guinée, des rumeurs persistantes font croire que cette augmentation sera effective à partir du 1er juin prochain. Donc, c’est dans cette perspective que certaines stations-service de la ville ont commencé samedi à refouler les clients, au motif qu’elles sont en « rupture de stock ».

Cette situation a amené le marché à s’affoler et le prix du litre de carburant a été revu à la hausse. Le litre qui était vendu à 10 000 francs se vend aujourd’hui jusqu’à 15 000 francs guinéens, au grand dam des consommateurs.

« La population guinéenne même cherche la souffrance. Le gouvernement ne joue pas son rôle, parce que ce qui se passe en Guinée ne se fait nulle part dans le monde. Les gens ont du carburant ici, même dans les stations, mais ils ne donnent pas. Les gouverneurs, les préfets, les maires sont là, ils ne font rien », s’offusque Moussa Camara, un chauffeur de taxi rencontré dans la longue file d’attente qui s’est formée à la station Total du grand marché.

Tout comme Moussa Camara, cet autre citoyen de Kankan, Sékou Condé, blâme sur la population pour les difficultés actuelles. Il a du mal à comprendre cette hausse des prix ; et, l’en croire, c’est désamour entre les Guinéens qui se matérialise en difficultés dans le pays.

« Cette crise qui secoue Kankan est vraiment déplorable. Moi-même hier j’ai payé un litre à 15 000 francs la nuit, à partir 22 heures. Moi je trouve cela anormal, parce que déjà le prix n’a pas été fixé pour l’augmentation. Donc, c’est les mêmes citoyens qui sont là à augmenter le prix, nous contribuions nous-mêmes à notre problème », a indiqué Sékou Condé.

De son côté, Ibrahima Diallo trouve cette situation très « déplorable » et appelle les populations à adopter un « comportement citoyen » dans le pays.

« La population doit avoir pitié de son prochain. La situation est très critique, nous devons avoir un bon comportement citoyen et républicain. Les gens ne font qu’augmenter le prix du litre d’essence à 13 000 ou 15 000 francs. C’est vraiment déplorable », a-t-il fustigé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Université de Kankan : le nouveau recteur, Dr Moustapha Sangaré, installé dans ses fonctions

31 mai 2021 à 17 05 28 05285

Quelques jours seulement après sa nomination, le nouveau recteur de de l’Université Julius Nyerere de Kankan a pris fonctions ce lundi, 31 mai 2021. Dr Moustapha Sangaré s’est engagé à œuvrer dans la continuité des efforts consentis par ses prédécesseurs pour relever les défis auxquels est confrontée cette institution d’enseignement supérieure, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Nommé le 27 mai dernier par le président de la République au poste de recteur de l’Université Julius Nyerere de Kankan, Dr Moustapha Sangaré a été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions, ce lundi 31 mai 2021. Présidée par le gouverneur de la région de Kankan, la cérémonie a été marquée notamment par l’intervention de Dr Abdoulaye Wotem Somparé, qui assurait l’intérim depuis la mort de l’ancien recteur, Dr Sékou Kaba, le 27 juillet 2020. Il a mis l’occasion à profit pour présenter le bilan de son passage à la tête de cette institution d’enseignement supérieure.

Dr Abdoulaye Wotem Somparé, recteur par intérim sortant

« Nous avons achevé la salle de travail des enseignants, nous avons doté les enseignants en moyens de déplacement : 4 voitures, 22 motos, et une quinzaine de motos de plus vont être attribuées aux enseignants. Nous avons aussi amélioré les conditions de travail des enseignants en mettant des tableaux blancs et en sonorisant les salles, mais aussi en y mettant des ventilateurs.

Avec la volonté des collègues, nous avons pu mettre en place le laboratoire des Sciences sociales en vue de promouvoir la recherche et de permettre à nos jeunes enseignants de faire des publications pour qu’ils puissent progresser dans leur carrière. Nous avons aussi adhéré à l’ANAQ (Autorité nationale d’assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la recherche) et cette année, nous allons soumettre nos programmes à l’évaluation de l’ANAQ », a dit le vice-recteur de l’Université Julius Nyerere de Kankan.

Dr Moustapha Sangaré, recteur entrant

Des efforts que le nouveau recteur s’est engagé à poursuivre et améliorer pour relever les défis. « Certes, ces efforts sont appréciables, mais les besoins pour permettre à notre institution de répondre efficacement aux attentes des étudiants demeurent. C’est pour cette raison que je considère ma mission comme celle de poursuivre les efforts déjà consentis et de m’engager à relever les défis déjà existants. Pour réussir dans cette mission, je voudrais en toute sincérité tendre la main à toute la communauté universitaire », a lancé Dr Moustapha Sangaré.

Sadou Keïta, gouverneur de Kankan

De son côté, le gouverneur de Kankan a appelé les travailleurs de l’Université Julius Nyerere à soutenir le nouveau recteur, qui était jusque-là chef de département Chimie dans cette institution d’enseignement supérieure, pour lui permettre de réussir sa mission. « Si nous soutenons le nouvel entrant, on dira au département de l’enseignement supérieur qu’il ne faut plus aller chercher ailleurs, qu’il y a des bons cadres à l’Université de Kankan. Donc on ne va pas s’arrêter à Dr Sangaré, d’autres auront des promotions. Mais si on piétine cette promotion, rassurez-vous que ça va s’arrêter à lui », a dit Sadou Keïta. 

A noter que l’une des priorités du nouveau recteur sera de délivrer les diplômes des étudiants sortants de la 11ème promotion du système LMD, qui impatientent depuis plusieurs mois.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : un collectif de femmes réclame la libération de Nanfo Diaby

25 mai 2021 à 11 11 36 05365
Déclaration du collectif de femmes pour la libération de Nanfo Diaby

C’est un soutien qui intervient à la veille de la publication du verdict du Tribunal de Première Instance de Kankan dans le procès de Nanfo Ismaël Diaby, attendue ce mercredi 26 mai 2021. Un collectif de femmes a animé un point de presse hier, lundi 24 mai, pour apporter son soutien à l’imam controversé, qui a innové en faisant la prière (salat) dans la langue maninka (N’ko). Ces femmes s’insurgent contre l’arrestation de Nanfo Diaby et exigent sa libération, au nom de la liberté de culte consacrée par les lois guinéennes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration de ce collectif de femmes :

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Kankan : un sourd-muet tente de violer une femme à son domicile

22 mai 2021 à 17 05 03 05035

C’est un fait inédit qui a eu lieu dans la nuit du vendredi, 21 mai 2021, au quartier Missiran, dans la ville de Kankan. Un sourd-muet a attaqué et tenté de violer une femme à son domicile. C’est grâce à l’intervention rapide d’un voisin que la cible a été sauvée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Il était 22 heures, lorsqu’un sourd-muet, muni d’une machette, a fait irruption au domicile de Nathalie Zogbélémou, mariée et mère d’une fille. A son arrivée, explique la victime, elle passait un appel. Mais lorsqu’elle a aperçu son agresseur se diriger vers elle, la dame a essayé de prendre des précautions. « A 22 heures, je téléphonais à coté de mes marchandises, lorsque j’ai vu ce jeune homme qui passait devant ma concession, il marchait lentement. Puisque j’étais seule, j’ai voulu me lever pour fermer la porte. Directement, il a sauté pour venir sur la terrasse et il a fait sortir sa machette en me faisant signe de me taire.

C’est ainsi que j’ai appelé ma petite sœur. Mais comme il a compris que c’est une fille, il n’a pas eu peur. Il est rentré et il a ouvert la porte. J’ai dit à ma sœur de sortir et d’aller appeler au secours. Il m’a fait signe de me coucher pour qu’il fasse ce qu’il voulait faire, sinon qu’il allait me tuer. Il a enlevé mon pagne et je suis resté avec mon caleçon, puis il s’est couché sur moi. J’ai crié fort, si fort que mon voisin est venu. Dès qu’il a vu ce dernier, il a pris la fuite. Heureusement, il ne m’a pas touché » a-t-elle expliqué.

Selon les témoignages, lorsque le sourd-muet est sorti de la maison, il a été pourchassé par plusieurs jeunes du quartier. C’est ainsi qu’il a donné un coup de machette à Alsény Barry, le voisin qui a secouru la dame. Blessé, ce dernier a été admis à l’hôpital régional de Kankan pour des soins. Ce matin, on apprend que le sourd-muet a été arrêté et mis à la disposition de la compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) N° 13 de Kankan, située dans le quartier Missiran.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Arrestation de l’imam Nanfo Diaby : son avocat dénonce « de la persécution et de l’arbitraire »

15 mai 2021 à 8 08 12 05125
chroniqueur islamique et promoteur de l’écriture N’ko

Interpellé par la police alors qu’il dirigeait la prière de l’Aïd El Fitr jeudi dernier à Kankan, l’imam Ismaël Nanfo Diaby est poursuivi pour troubles à l’ordre public. C’est son avocat, Me Salifou Béavogui, qui a annoncé la nouvelle dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, dans la soirée de ce vendredi 14 mai 2021. L’avocat dénonce une injustice trop flagrante, estimant que son client a été arrêté tout simplement parce qu’il a décidé de faire la prière non pas en arabe (comme le font tous les musulmans), mais plutôt en langue maninka.

« Je suis très inquiet par l’injustice dont est victime mon client. Il était dans sa cour avec sa famille en train de se préparer pour la prière de l’Aïd El Fitr. D’un seul coup, une équipe la CMIS (compagnie mobile d’intervention et de sécurité) de Kankan débarque sur les lieux et tire du gaz lacrymogène, blessant des gens dont je n’ai pas encore le nombre. Ils ont interpellé mon client et l’ont fait promener un peu partout, avant de le garder dans une CMIS où il a passé la nuit. Nous avons  tenté depuis hier de joindre l’autorité judiciaire, mais impossible. 

Et aujourd’hui, on apprend qu’il a été conduit à la police, et on nous dit qu’il est poursuivi pour troubles à l’ordre public. Quelqu’un qui était chez lui, on est venu l’arrêter à son domicile, comment lui il a troublé l’ordre public ? Il est simplement persécuté pour sa foi religieuse. Ils se basent sur l’interdiction de diriger la prière prise par la ligue islamique contre mon client. Mais cette interdiction fait l’objet d’un recours devant la Cour suprême, la plus haute institution judiciaire, et toutes les parties sont là-bas. 

Il fallait attendre que la Cour suprême se prononce. Donc, vraiment c’est une persécution. C’est de la persécution et de l’arbitraire que je dénonce », s’insurge l’avocat, tout en exigeant la libération pure et simple de l’imam Nanfo Diaby. « Il n’y a même pas de procès dans cette affaire. Il faut qu’il soit libéré immédiatement. Sinon c’est une atteinte à la dignité de mon client, c’est une arrestation arbitraire », a dit Me Salifou Béavogui.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

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