Kankan et Kouroussa : Moustapha Naïté satisfait de l’évolution des travaux routiers en cours

19 mai 2019 à 11 11 33 05335

Dans le cadre de la mission de suivi des travaux routiers lancés par le Chef de l’Etat en décembre dernier, le ministre des Travaux Publics a visité hier, samedi 19 mai 2019, les chantiers de la voirie urbaine de Kankan, celle de Kouroussa et la route nationale Kouroussa-Cisséla-Dabola. A l’issue de sa tournée dans ces différents chantiers, Moustapha Naïté s’est dit satisfait de ce qu’il a constaté sur le terrain, rapporte l’envoyé spécial sur place.

Le ministre et la délégation qui l’accompagne ont commencé leur visite par le chantier de la voirie urbaine de Kankan. Moustapha Naïté s’est entretenu avec les responsables de la société Guiter SA, société en charge de ces travaux. Il s’est ensuite rendu à Kouroussa où il a également visité les travaux de bitumage des voiries urbaines de cette ville, avant de mettre le cap sur le chantier de la route nationale Kouroussa-Cissela-Dabola. Partout, le ministre a fait son constat sur le terrain et a écouté les entreprises en charge d’exécuter les travaux.

Ibrahima Pépé Traoré

A Kouroussa, Ibrahima Pépé Traoré, directeur technique et chargé des opérations de BEGEC-Travaux, l’entreprise en charge du bitumage de 15 kilomètres de voiries de cette ville, est revenu sur le taux d’exécution actuel des travaux. « Nous sommes entre 50 et 60% d’exécution par endroits hormis les travaux de bitumage qui sont en cours. Des difficultés, il y en avait au départ, parce que c’est la voirie urbaine : il fallait dégager l’emprise, il fallait par endroits demander excuses aux uns et aux autres pour pouvoir enlever les baraques et les maisons qui sont dans le décor, mais à présent tout va bien », a-t-il dit.

Parlant du tronçon Kouroussa-Cissela, dont son entreprise et celle de HENAN CHINE sont chargées de co-exécuter les travaux, Ibrahima Pépé Traoré a indiqué que là aussi, les choses évoluent très bien, soulignant qu’ils sont à la phase d’installation. « Nous sommes dans la base vie logistique, où vous avez constaté que l’installation de la base vie est presqu’à 100%. Et, vous avez constaté un peu à la rentrée de Kouroussa où on est en train de construire le logement plus les bureaux de la mission de contrôle ; et derrière, 14 kilomètres après Cissela, nous avons comme installation, l’exploitation de la carrière de concasseur. C’est les travaux préparatoires, nous sommes à la phase d’installation. Les travaux proprement dits débuteront bientôt. Mais, tous les moyens sont réunis pour que nous exécutions dans le délai requis », a-t-il rassuré.

Deng Xiaolei

De son côté, Deng Xiaolei, directeur de projet China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC), entreprise en charge des travaux du tronçon Cissela-Dabola, a dit que les travaux de l’ombre sont presqu’arrivés à terme et que son entreprise va bientôt démarrer les travaux proprement dits. « C’est notre entreprise qui prend en charge la réhabilitation de la route Dabola-Cissela. Nous avons terminé l’installation de la base vie et notre premier lot de matériels arrivera avant la fin du mois, les autres machines arriveront le mois prochain. Et, notre personnel principal est déjà sur place », a-t-il dit.

Pour sa part, le ministre des Travaux Publics a dit qu’au regard de ce qu’il a vu sur le terrain, ses impressions sont bonnes. Il est rassuré quant à la réalisation à date des travaux des différents chantiers visités.

Moustapha Naïté

« En ce qui concerne la voirie urbaine de Kouroussa, de 15 kilomètres, nous avons constaté effectivement que les travaux de fondation ont commencé à peu près à 60% et les travaux d’assainissement aussi sont en cours. Donc, on peut noter une certaine satisfaction quant aux travaux en cours au niveau de Kouroussa. Par rapport au projet de la route nationale numéro 2 qui va de Kouroussa à Dabola, les deux entreprises adjudicateurs HENAN CHINE et CCECC, nous avons constaté effectivement l’installation de bases vies, ce qui est très encourageant. Aussi, l’identification des carrières est déjà faite, et la mobilisation des équipements en cours.

Nous avons demandé à l’entreprise d’accélérer la cadence pour que d’ici la fin de la saison des pluies, qu’ils puissent commencer de façon plus pressante. Les missions de contrôle sont en négociation maintenant, nous allons bientôt finaliser le contrat des deux missions de contrôle et elles seront aussi en place avant la fin de la saison des pluies pour que les travaux démarrent en termes de terrassement. Mais d’ici, il a été demandé aux entreprises d’entretenir la route, de maintenir la route pour le trafic, ce qui est déjà une obligation contractuelle. Donc, nous sommes satisfaits de l’évolution de ce tronçon qui est financé par la Banque Islamique de Développement et le gouvernement guinéen », a dit Moustapha Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Pont sur le Milo : « nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail », dit Moustapha Naïté

17 mai 2019 à 10 10 33 05335
Félix Huang, chef du projet de la CGC, en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée sur les chantiers de travaux routiers en cours à travers le pays. Dans la journée d’hier jeudi, 16 mai 2019, Moustapha Naïté, en compagnie de plusieurs cadres de son département, a visité la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan et le pont sur le fleuve Milo à Kérouané. Il s’est dit non satisfait de l’évolution du travail sur le terrain, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le président de la République a offert 10 kilomètres de voirie urbaine à Kérouané. Mais, depuis le lancement des travaux par ce dernier en décembre 2018, les travaux proprement dits tardent à démarrer. Pire, les travaux de reconstruction du pont sur le fleuve Milo qui s’est affaissé pendant la dernière saison hivernale tardent aussi. Pour rassurer donc les populations de cette ville qui ont toujours mouillé le maillot pour le Chef de l’Etat à l’occasion des élections, Moustapha Naïté a eu un entretien avec elles au siège de la préfecture.

En présence des élus locaux, des sages et du préfet, le ministre des Travaux Publics a rassuré les populations de Kérouané du démarrage très prochain des travaux de bitumage des voiries de cette ville et de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan. Séance tenante, il s’est rendu à la base vie de l’entreprise en charge des travaux du pont sur le Milo et au niveau du nouveau pont situé sur la rivière Djassa.

Thierno Mamadou Diallo

Dans son intervention, Thierno Mamadou Diallo, conducteur des travaux du pont sur le fleuve Milo à Kérouané au compte de l’entreprise CINTRAM, a commencé par rappeler que ce projet est cofinancé par le gouvernement et ses partenaires. Long de 85 mètres, les travaux de ce pont n’ont toujours pas avancé, 5 mois après le lancement des travaux par le Chef de l’Etat. Pour monsieur Diallo, il y a des raisons qui justifient ce retard.

« Ce retard est dû à beaucoup de facteurs : il y a un cadre purement social, le déguerpissement. Parce que sur l’accès à l’emprise du pont, il y a des bâtiments qui doivent être déguerpis. Donc, il fallait gérer cette situation qui a mis beaucoup de retard pour ces travaux et il y a la pluie de l’année dernière qui nous a retardés beaucoup (…) L’entreprise est maintenant prête à démarrer effectivement le travail », a-t-il expliqué.

Félix Huang

De son côté, Félix Huang, le chef du projet de la CGC, entreprise en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan, a dit être là pour deux raisons principales. « CGC a été engagé tout d’abord pour faire l’étude des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kankan-Kérouané-Beyla. Déjà, notre équipe topographique est sur place. Notre deuxième mission est la réparation de la route. C’est ce qu’on appelle les travaux d’élimination des points critiques. Comme vous l’avez constaté sur la route que vous venez de pratiquer, il y a beaucoup de trous, des pierres et souvent même des ponts cassés. Donc, nous allons nous y mettre pour les réparer. Car l’objectif de nos travaux est de maintenir la franchissabilité de la route, pour que le trafic ne se bloque pas. Les équipements sont en train de venir et nous allons commencer les travaux la semaine prochaine », a-t-il promis.

Moustapha Naïté

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a expliqué que la ville de Kérouané par rapport à la voirie reste une priorité pour le gouvernement. Cependant, déplore monsieur Naïté, « le pont sur le Milo a démarré avec une lenteur, à peu près 8% et c’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs nous sortons généralement pour aller faire le constat sur le terrain. Je dois dire que nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail. L’entreprise reste mobilisée, elle a promis de redoubler d’efforts pour être dans le délai contractuel qui est de 31 décembre 2019.

Nous allons envoyer une nouvelle mission d’ici la fin de ce mois pour voir si les équipements sont arrivés finalement, notamment la foreuse qui est nécessaire pour faire les pieds par rapport au pont de 85 mètres qui va être réalisé. Et quant à la voirie, nous sommes en train d’évaluer avec l’entreprise avec laquelle nous avons signé le contrat qu’on a actualisé. Nous sommes en train d’évaluer pour voir comment est-ce que nous allons reprendre après la saison des pluies la voirie de Kérouané », a dit le ministre des TP.

Parlant du pont qui a été mis sur la rivière Djassa, à Komodou, en remplacement de celui qui s’était affaissé l’année dernière, Moustapha Naïté a dit « que c’est un pont de secours qui a été installé, qui tient, qui a été solidifié pour supporter jusqu’à 80 tonnes, qui sert à faire la liaison entre Kérouané et Kankan pour l’instant. Nous sommes en train d’évaluer le projet que nous avons en cours pour la construction de la route Kankan-Kérouané-Beyla qui pourra prendre en compte la construction totale des 200 et quelques kilomètres qui relient Kankan à Beyla en passant par Kérouané », a notamment indiqué le ministre Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Kankan : accusé d’avoir trahi le FNDC, le fédéral de l’UFGD brise le silence (interview)

10 mai 2019 à 11 11 20 05205
Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan

L’agression des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Kankan par des militants du RPG, le 30 avril dernier, est encore vivace dans les esprits. Accusé d’avoir trahi le FNDC ce jour-là en refusant de pendre part à la manifestation, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan, brise le silence. Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com baé à Kankan, hier, jeudi 09 mai 2019, monsieur Guilavogui a apporté des précisons sur les raisons de son absence à cette manifestation.

Décryptage !

Guineematin.com : nous avons remarqué l’absence notoire de l’UFDG dans la manifestation anti-3ème mandat du FNDC le mardi 30 avril à Kankan. Quelles en sont les raisons ?

Antoine Dogbo Guilavogui : j’ai présidé toutes les séances préparatoires de la manifestation anti-troisième mandat à Kankan. Il faut le reconnaitre, c’est moi qui ai dirigé tous les débats et je suis fier de ça. Pour cette manifestation, nous avons respecté à la base tout ce que la loi exige, à savoir écrire à la mairie et à la préfecture. En principe, c’est à la mairie qu’on devrait écrire. Mais, nous avons déposé dans les normes, parce qu’il s’agit de 72h, mais nous avons déposé bien avant cela. Alors, dans notre programme, on a voulu sensibiliser nos militants dans certains médias de la place. A la veille de notre sortie, le RPG est allé dire qu’ils ne sont pas d’accord, en l’occurrence les responsables : Mamby Camara, Taliby Dabo, Babou Chérif et Adama Keïta.

Guineematin.com : il se murmure partout que vous avez trahi les autres membres du front. Pourquoi ne vous-a-ton pas vu dans la manifestation ?

Antoine Dogbo Guilavogui : les responsables du RPG ont dit partout que moi, je suis en train de chanter que le Préfet de Kankan, Aziz Diop, n’est pas guinéen, que s’ils me voient, ils vont me tuer. Maintenant, à l’avance, les collègues ont dit que dans cette affaire, que je suis le plus recherché. Moi, j’ai dit non, cela n’est pas grave. Mais, quand les collègues te donnent des conseils, il faut respecter. C’est tout le front qui s’est réuni pour me dire qu’il n’y a pas de sécurité pour garantir ma vie. Donc, qu’ils préfèrent que je reste à la maison. Donc, je ne pouvais pas aller me livrer aux drogués, parce que Taliby Dabo est allé chercher les jeunes de la gare routière de Moussadjan pour les faire droguer et ils ont passé toute la nuit au carrefour Komarala loisir. Donc, on ne peut pas dire que l’UFDG n’a pas participé. Mais, pour sauvegarder la vie de Dogbo, c’est la raison pour laquelle que je n’y ai pas été.

Guineematin.com : vous estimez donc que vous étiez en danger de mort ?

Antoine Dogbo Guilavogui : c’était monnaie courante. Dans la manifestation, tout le monde disait où est Dogbo Guilavogui ? Les autres venaient en second plan, c’est moi seul qu’on recherchait. Vous pouvez demander aux autres collègues. Je n’ai pas une police, je n’ai pas de gendarme, les collègues me disent non, on ne peut pas sauvegarder ta vie. Nous sommes maintenant là, menacé, vous voulez que j’aille me livrer à des bandits, des drogués ? Sinon, j’étais prêt moi.

Guineematin.com : pour cette marche pacifique du 30 avril 2019, est ce que vous avez reçu l’autorisation des autorités administratives ?

Antoine Dogbo Guilavogui : nous avons eu l’autorisation. C’est quand les gens du RPG sont passés maintenant dans des medias pour dire qu’ils vont aussi sortir manifester, que le maire est passé nuitamment lui aussi dans le même media, pour dire qu’il n’y aura pas de marche, ni pour le RPG ni pour le front. Il y a du poids, deux mesures. Nous avons été autorisés. C’est les menaces de Taliby Dabo et de Mamby qui ont fait que le maire est parti à la radio, pour dire qu’il n’y a pas de manifestation, alors que c’est le front qui avait déposé une demande de manifestation et pire que ça, le maire dit qu’il avait déposé une demande de contremanifestation à notre niveau, mais c’est faux.

Guineematin.com : dans une interview qu’il a accordée récemment à notre organe, Taliby Dabo a dit qu’à la veille de cette manifestation que les militants de sa formation politique ont été attaqués et agressés par les membres du front. Que répondez-vous ?

Antoine Dogbo Guilavogui : il faut que Taliby arrête. Tous les régimes vont changer. Il faut qu’il sache que ça le rattraperait dans le temps. Il n’y avait que les responsables du RPG qui étaient regroupés devant le siège du PADES, comment on pouvait aller les attaquer en disant qu’ils étaient avec les loubars ? Ce n’est pas honorable pour lui. Un jour, le régime là va finir, Taliby Dabo va marcher et parler, personne ne l’écoutera. Quel est le papier qui a signifié à la mairie que le RPG devait sortir ce jour ? C’est eux qui sont venus pour attaquer, il faut qu’il soit objectif.

Guineematin.com : quelle a été votre réaction quand vous avez vu les images des autres membres du FNDC se faire malmener par les partisans du RPG ?

Antoine Dogbo Guilavogui : ça veut dire qu’Alpha Condé n’est pas venu pour faire la démocratie. Quand on empêche les uns de manifester, au même moment vous permettez aux autres de manifester, il y’a eu du deux poids, deux mesures. Quand on battait nos collègues, les gendarmes sont là. Quand c’est un peu grave, ils les extirpent dans les mains des RPGistes pour les envoyer à la gendarmerie, bien que les Nongo sont blessés, on dit non vous ne sortez plus ici. C’est grave.

Guineematin.com : que répondez-vous à Taliby Dabo qui dit que toute manifestation anti-troisième mandat est illégale et que le RPG fera tout pour empêcher ces manifestations ?

Antoine Dogbo Guilavogui : cela veut dire que c’est Taliby qui est le gouverneur, le préfet et tout. Quand il se tape la poitrine qu’il n’y aura aucune manifestation en Haute guinée, il est qui pour dire ça ? Il est soumis à l’autorité comme nous tous. Mais, il brave cette autorité. Cela veut dire qu’il n’y a ni Gouverneur, ni Préfet.

Guineematin.com : est-ce que dans les jours à venir le front va manifester encore à Kankan ?

Antoine Dogbo Guilavogui : d’abord, nous allons faire face à cette barbarie devant la loi. C’est notre première action. Nous allons porter plainte. S’il est vrai que la justice est indépendante, nous portons plainte.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Taliby Dabo remet ça : « il n’y aura aucune manifestation anti 3ème mandat en Haute Guinée »

3 mai 2019 à 20 08 45 05455
Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG

Le mardi 30 avril 2019, des membres du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) ont été agressés à Kankan par des militants du RPG, le parti au pouvoir. La furie qui s’est abattue sur les opposants au 3ème mandat au siège du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) a fait plusieurs blessés, y compris des journalistes, et des arrestations.

Quelques jours après ces événements, Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG, a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture. Il a été question entre-autres, de ces échauffourées, de la suite à accorder aux futures manifestations des opposants à la révision constitutionnelle.

Guineematin : nous avons suivi le mardi des affrontements entre les membres du FNDC et des militants du RPG. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Taliby Dabo : c’était de la provocation de la part de ce front. D’abord, ça a commencé la veille, par ci et par là. Mais, le mardi, très tôt le matin, à 6h, ils se sont transportés au carrefour Komarala loisir, pour aller s’attaquer à certains de nos jeunes. Donc, c’est en répliquant que certains ont pensé que c’est de l’agression, non. Nous avons été plutôt agressés et nous avons voulu répondre à cette agression, et au lieu de ça, on va masquer cette provocation parce que, ça s’est déroulé très tôt le matin. On va masquer nos blessés et sur les réseaux sociaux et ailleurs on ne parle que des blessés au sein du front. Le maire n’a pas autorisé cette manifestation.

Guineematin : on apprend de sources sures que la veille, vous auriez tenu une réunion secrète avec vos militants, leur demandant de boycotter toute manifestation anti 3ème mandat à Kankan. Comment réagissez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux, ce n’est pas une réunion secrète, c’était une assemblée extraordinaire qui s’est déroulée au siège du parti. Certains journalistes y étaient. Donc, c’était public, parce que plusieurs médias ont diffusé les images.

Guineematin : à l’entame vous avez dit que c’était une réplique parce qu’à 6h du matin, certains de vos jeunes ont été attaqués par les membres du front, mais vous avez parlé aussi du regroupement des militants du RPG au carrefour Komarala loisir, est ce qu’il n y’a pas de contradiction entre vos propos ?

Taliby Dabo : Non, c’est vous qui parlez de contradiction, nous étions à Komarala jusqu’à 12h. Puis, on est venu un peu plus tôt, à 00h déjà nous étions sur place, on a pris du thé. C’est depuis ce moment qu’on n’a vu un véhicule de couleur grise dont on n’a pas retenu le numéro, qui est venu avec des tracts que nous avons pourchassé. Donc, il y a eu beaucoup de provocation avant ce petit matin. Maintenant, à 6h un groupe d’individus est venu s’attaquer à nous parce que le monde n’est pas sorti tôt. Donc, ils ont vu un groupe RPGiste au carrefour, ils sont venu s’attaquer à eu.

Guineematin : selon nos sources d’information, la contremanifestation aurait été financée à coup de plusieurs millions de nos francs, payés par certains membres influents du bureau politique national du RPG…

Taliby Dabo : vous avez vu un membre du BPN ici ? Moi, je suis surpris. C’est du mensonge, vous pensez qu’on a besoin de payer quelqu’un pour sortir ici ? Vous pensez qu’on peut payer les inconditionnels, les fous du RPG pour qu’ils sortent à Kankan ? Il faut les appeler seulement pour qu’ils s’y rendent, on n’a pas besoin de les payer, ce n’est pas possible. Je crois qu’ils (les membres du front, ndlr) sont en perte de vitesse, ils manquent d’argument.

Guineematin : on vous accuse en personne d’être celui qui aurait demandé aux jeunes du RPG de déchirer les affiches au siège du PADES et de s’en prendre physiquement aux membres du FNDC. Plusieurs personnes ont été passées à tabac, notamment Alpha Nongo, le Fédéral du PEDN, et même les journalistes n’ont pas été épargné, que répondez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux tout cela. Je dis, vous n’avez pas suivi, ce qui s’est passé à 6h, nous avons été provoqués et nous avons répliqué à cette provocation, nous avons eu des blessés dans nos rang, 12 au total, est ce que vous savez que nous avons déposé une plainte ? Nous avons des preuves irréfutables, vous serez appelé pour des informations.

Guineematin : ne pensez-vous pas qu’il est nécessaire aujourd’hui de laisser toutes les couches s’exprimer sur la révision de la Constitution dans n’importe quelle ville de la Guinée, même à Kankan la capitale du RPG ?

Taliby Dabo : s’il vous plait, le fait de manifester contre un troisième est illégal, on ne peut pas l’admettre. La loi prévoit que toute Constitution peut être modifiée.

Guineematin : ce n’est pas la même loi qui autorise les citoyens à manifester pacifiquement contre la médication de la même Constitution ?

Taliby Dabo : non. Mais, vous manifestez votre opposition dans les urnes. On vous demande de voter et vous votez.

Guineematin : pourtant, on voit les militants du RPG sur toute l’étendue du territoire, manifester leur soutien à une nouvelle Constitution. Ils ne sont pas inquiétés. Pourquoi n’attendent-ils pas les urnes ?

Taliby Dabo : nous, on était calme. C’est lorsque nous avons appris dans un média, les gens parler de leur sortie, dire du n’importe quoi… Ils seront empêchés dans toutes les huit préfectures de la Haute Guinée. Ça, je ne vous le cache pas. Dites ça partout, que c’est moi qui l’ai dit. S’ils sortent, on va les empêcher.

Guineematin : c’est les autorités administratives qui doivent interdire une manifestation ou le RPG arc-en-ciel ?

Taliby Dabo : les autorités n’ont rien à avoir dans ça. Toute manifestation est interdite sur l’étendue du territoire, il n’y aura aucune manifestation, parce que c’est illégal.

Guineematin : vous ne pensez pas que le RPG a mieux à faire que d’empêcher des manifestations anti-3ème mandat, je veux parler de ces affrontements entre des factions du RPG dans la région de Kankan, à Komodou, Tokounou et tout récemment à Koumana dans Kouroussa, où des cas de mort ont été enregistrés entre RPGistes ?

Taliby Dabo : ça, ce n’est pas ton problème, c’est une cuisine intérieure, laissez-nous gérer notre problème. Progressivement, nous sommes en train de régler tout. C’est bon, c’est une grande formation politique. SVP, dans la sous-préfecture de Koumban, il y avait un problème, mais c’est régler, c’est terminer. Dans la sous-préfecture de Bâté Nafadji, il y avait un problème, mais c’est regeler, c’est terminer, tout comme dans la sous-préfecture de Tinti-Oulén.

Guineematin : est-ce-que vous avez autre chose à ajouter ?

Taliby Dabo : j’insiste qu’il n’y aura pas de manifestation anti troisième mandat à Kankan mais aussi dans toute la région politique du RPG Arc-en-ciel, je vous les cite : Dabola, Faranah, Mandiana, Siguiri, Kérouané, Kankan, Dinguiraye et Kouroussa. Nous allons tout faire pour empêcher une manifestation anarchique, illégale, parce que ce n’est pas à l’ordre du jour, parce que la loi ne le prévoit pas. S’ils sont hommes, ils n’ont qu’à le tenter, ils ne le feront plus.

Interview réalisée depuis Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kouroussa : le bras de fer se poursuit entre RPGistes et indépendants à Koumana

22 avril 2019 à 17 05 56 04564

Malgré la médiation menée par le préfet de Kouroussa, le conflit opposant des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux d’un mouvement indépendant à Koumana, sous-préfecture située à 25 km de la ville de Kouroussa n’a pas encore trouvé son épilogue. Ce lundi, 22 avril 2019, la tension était toujours vive dans la localité, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Après l’affrontement évité de justesse samedi dernier, le préfet de Kouroussa a invité les deux camps opposés à une rencontre hier, dimanche 21 avril 2019, dans la commune urbaine. Mais, malgré la sensibilisation menée par l’autorité préfectorale, les choses ne semblent pas évoluer positivement. C’est en tout ce qu’a confié à Guineematin.com, Kémoko Camara, le sous-préfet de Koumana, joint au téléphone.

Il explique que les membres de l’ONG, venus aider à réparer le forage de la localité, et à cause desquels les RPGistes et les indépendants ont failli s’affronter samedi dernier, ont été chassés une nouvelle fois par des partisans du mouvement indépendant. « Au sortir de la réunion chez le préfet, les membres de cette ONG m’ont appelé pour me demander s’ils pouvaient venir travailler, je leur ai dit qu’ils pouvaient effectivement venir, parce qu’il n’y aura plus de problème. C’est ainsi que j’ai appelé le président de la jeunesse pour lui dire que le projet arrive, il m’a dit qu’il n’y a pas de problème.

Alors, quand ces gens-là sont revenus, on les a logés. Mais, au fur et à mesure, les extrémistes sont venus d’un peu partout pour envahir leur logement. Ils les ont menacés et ont dit du n’importe quoi. Ça leur a fait peur, ils ont décidé de rentrer. Avec le ton qui montait, moi je me suis référé à ma hiérarchie, qui m’a demandé de les laisser partir à Sandiana d’abord », a-t-il expliqué.

Le sous-préfet promet tout de même de sensibiliser davantage les habitants de Koumana pour permettre la réalisation de ce projet. « Ce matin j’ai fait convoquer une réunion de sensibilisation de la jeunesse et tous les sages, pour mieux leur expliquer le bien-fondé de ce projet, comment il est venu, comment il sera exécuté, et par qui. C’est dans ça que j’ai reçu un coup de fil, comme quoi, les membres de l’ONG vont être accompagnés par les militaires ici.

Malgré cette information, les sages et les jeunes ont encore réagi défavorablement à leur arrivée dans la localité. Mais, moi j’ai demandé à qu’on me donne un peu temps pour aplanir les divergences. Comme l’ONG est vers Sandiana, je vais continuer la sensibilisation. Avant qu’elle ne revienne, on aura mis de l’eau dans leur vin », a-t-il promis.

A rappeler que ce problème autour d’un projet d’adduction d’eau n’est que la conséquence de la division née à Koumana lors des élections locales du 04 février 2019. Les membres et les partisans de la liste indépendante qui se disputait cette mairie avec le RPG Arc-en-ciel, ne reconnaissent toujours pas le maire installé, qui est issu du parti au pouvoir. Ils considèrent ce dernier comme étant un maire imposé par le pouvoir et décident de maintenir le bras de fer avec lui.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : le grand marché « Loféba » enfin remis aux commerçants

17 avril 2019 à 5 05 59 04594

C’est un ouf de soulagement pour de nombreux commerçants de la ville de Kankan. Plus d’un an après son inauguration par le chef de l’Etat, le grand marché « Loféba » situé en plein cœur de la ville, a ouvert ses portes. Les nouvelles autorités de la commune urbaine ont décidé de remettre les lieux aux ayants droit, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Finie la longue attente des commerçants qui occupaient le grand marché de Kankan avant sa rénovation a pris fin. Deux jours après la réouverture officielle, plusieurs d’entre eux ont commencé à s’installer dans ce nouveau marché hier, mardi 16 avril 2019.

N’Faly Dioubaté

Un motif de joie pour N’Faly Dioubaté, administrateur de ce marché. « C’est une suite de joie qu’on est en train de manifester à travers des actions telles que : les numéros de tables affectés aux ayants droit, nous sommes en train de les équiper, demain ou après-demain, ils vont mettre des marchandises. Toute action sociale a besoin d’un temps, c’est ce temps-là qui a poussé l’autorité attendre jusqu’au 14 avril pour faire la remise officielle du marché. Maintenant, tous ceux qui sont à l’intérieur ont eu leur place et sont en train d’aménager », a-t-il dit.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo est l’un des commerçants qui ont pu retrouver ce marché entièrement rénové. Aujourd’hui, il est tout heureux. « Je suis content parce que cela fait presque 4 ans depuis que j’ai quitté ici. Aujourd’hui, tout le monde est venu récupérer sa place d’antan. On n’est tous conscients que ça a beaucoup retardé mais nous ne sommes pas fâchés. C’est vrai qu’on a eu des difficultés, parce que beaucoup d’entre nous ont mangé leur argent après qu’on ait quitté ici. Il est donc évident que beaucoup d’entre nous vont s’endetter pour revenir », a-t-il dit.

A rappeler que beaucoup d’autres infrastructures réalisées dans le cadre de la fête de l’indépendance guinéenne célébrée à Kankan, attendent encore d’être ouvertes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Affrontement meurtrier à Tokounou (Kankan) : 6 personnes arrêtées, 10 autres recherchées

8 avril 2019 à 19 07 00 04004

Six personnes ont été interpellées pour leur rôle présumé dans l’affrontement meurtrier survenu le samedi, 06 avril 2019 à Tokounou, dans la préfecture de Kankan. C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui l’a annoncé ce lundi, précisant que 10 autres suspects sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au lendemain de cet affrontement qui a opposé deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel autour du contrôle de la mairie de Tokounou, le préfet de Kankan s’est rendu dans la sous-préfecture située à plus d’une centaine de kilomètres de la commune urbaine de Kankan. A son retour, Aziz Diop a expliqué devant la presse son constat sur le terrain.

« Le constat, c’est que nous avons déploré un cas de décès suite à une blessure par balle et plusieurs blessés graves qui sont déjà transférés à l’hôpital régional de Kankan. Nous avons trouvé une population très traumatisée mais engagée à garantir la paix », a expliqué le préfet.

Sur les raisons de cet affrontement, le préfet indique qu’il s’agit d’une rivalité entre deux groupes du RPG Arc-en-ciel, opposés autour du contrôle de la mairie de la commune rurale. « Le RPG avait élaboré une liste avec ses candidats, il y a un autre petit groupe qui a élaboré une autre liste, se disant « RPG Koura » (Nouveau RPG, ndlr). Or, à l’intérieur du RPG, il y a des statuts et un règlement à respecter.

Mais, ces personnes n’ont pas voulu respecter la structure et la discipline du parti. Ils sont allés dans ce contexte-là à l’élection. Et sur les 23, il y a eu 14 conseillers pour le RPG, 4 conseillers pour le RPG Koura. Le représentant du RPG a gagné la mairie. Et le même jour, en sortant, certains ont barricadé la mairie », a-t-il dit.

Il ajoute que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le retour du maire Sékou Kamissoko, qui a décidé d’ouvrir les portes de la mairie pour s’installer et commencer enfin à travailler.

Selon toujours le préfet, 6 personnes accusées d’avoir joué un rôle dans ces violences meurtrières ont été interpellées et 10 autres sont en fuite. « Le samedi, trois personnes ont été arrêtées, le dimanche aussi trois ont été arrêtés, et il y a une dizaine d’autres qui sont recherchées. Celui qui se dit Sotikèmö de Tokounou serait le cerveau de ces affrontements, il est recherché. Mieux vaut qu’il se présente pour qu’il s’explique devant le juge d’instruction ».

Quant au contrôle de la mairie qui pose problème, Aziz Diop souligne que le maire et ses adjoints ont été installés et ont pris officiellement fonction. Il assure également qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la localité pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

« On a laissé derrière nous 150 agents de sécurité qui vont rester là-bas pour un mois, parce qu’on ne pouvait pas laisser la localité comme ça. Elle est très distante de Kankan (120 kilomètres). Donc, on ne veut pas prendre de risques, sinon on sera responsable de tout ce qui se passera à Tokounou », a laissé entendre le préfet de Kankan.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un des blessés a trouvé la mort à l’hôpital de Kankan, portant à deux le nombre de morts suite à cet affrontement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
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Meurtre d’un militaire à Dinguiraye : 30 ans de prison requis contre les 5 accusés

8 avril 2019 à 16 04 15 04154

Le tribunal militaire, siégeant au tribunal de première instance de Kankan, a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries dans le dossier ministère public contre sergent-chef Sosthène Dramou, en service au camp d’infanterie de Dinguiraye et quatre (4) de ses coaccusés ce lundi, 8 avril 2019. Ils sont accusés de meurtre et complicité, d’abandon de poste.

Dans ses réquisitions, le parquet a requis 30 ans de prison contre eux avec une période de sûreté 10 ans, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les accusés dans ce dossier sont : sergent-chef Sosthène Dramou ; Mari Noël Kourouma, agent commercial ; Gnéréké Loua, chaudronnier ; Kpakilé Haba, vitrier ; André Kolié, carreleur et Cécé Loua, chaudronnier. Ces cinq compagnons d’infortune, résidant dans la préfecture de Dinguiraye, sont poursuivis par le parquet de la justice militaire pour le meurtre du sergent-chef Wasséy Yomalö en service au camp d’infanterie de Dinguiraye. Son corps avait été retrouvé dans sa chambre en état de putréfaction, le 07 janvier 2017.

Ce lundi matin, dans ses réquisitions, le procureur de la justice militaire, Colonel Dailamine Sow, a demandé au tribunal de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité en leur infligeant une peine de 30 ans de prison ferme, assortie de 10 ans de sureté. Plus loin, il a demandé d’acquitter Gnéréké Loua et Cécé Loua, âgés de 17 ans au moment des faits.

Dans ses plaidoiries, Me M’Bombey Mara, avocat de la défense, a plaidé non coupable pour ses clients, et a demandé de ne retenir que les charges d’abandon de poste contre le sergent-chef Sosthène Dramou, principal accusé.

Plus loin, l’avocat s’est basé sur l’article 544 du code de procédure pénale, qui selon lui, stipule que faute de preuves, le tribunal doit renvoyer les accusés des fins de la poursuite.

Après avoir écouté toutes les parties, le président du tribunal, Abdoul Rachid Camara, a renvoyé le dossier au mardi, 9 avril 2019, pour décision être rendue.

Les accusés sont détenus depuis plus de deux et deux mois à la maison centrale de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : les épreuves font déjà trois morts à Kankan

7 avril 2019 à 11 11 00 04004

Le recrutement annoncé dans les rangs de l’armée guinéenne semble mal parti pour les candidats de la préfecture de Kankan. Après un premier cas de décès enregistré dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 avril 2019 suite à un malaise, c’est deux autres qui ont rendu l’âme hier samedi 6 avril 2019, à la suite des premières épreuves, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

A peine entamées, les premières épreuves pour ce recrutement font des victimes dans les rangs des candidats de la préfecture de Kankan. Après avoir couru sur une distance de 8 kilomètres, la toute première épreuve, les deux candidats ont rendu l’âme respectivement dans les environs de 15h et 20h.

La première victime s’appelle Michel Pascal Pivi, étudiant en deuxième année à l’école de la santé de Kankan. Originaire de Macenta, le défunt était âgé de 28 ans. Selon nos informations, il était marié à une femme et était père d’un enfant.

« Il avait déposé ses dossiers pour être recruté dans l’armée. Depuis, il faisait des exercices physiques chaque matin et chaque soir. Et aujourd’hui, il était retenu parmi les 1000 qui devaient débuter. Selon ce que nous avons appris, après la course, il était parmi les 100 premiers. Quand il est arrivé au camp, il a pris place il a demandé à quelqu’un de venir verser de l’eau sur son corps.

Quelques temps après, étant assis, il a fait une crise, on l’a immédiatement envoyé à l’hôpital du camp. Mais malheureusement, il n’a pas pu supporter, il a trouvé la mort dans les environs de 15h. C’est un jeune que je connais, physiquement il est bien battu », a témoigné, au micro de Guineematin.com, Toupou Siba, directeur régional de la pêche et de l’aquiculture de Kankan, et beau frère du défunt.

La deuxième victime s’appelle Mamady Traoré, 32 ans. Il était prestataire de profession à l’université de Kankan. Lui aussi était marié à une femme et était père d’un enfant. « C’est dans les environs de 11h qu’un de mes amis militaire au camp m’a appelé pour me dire qu’il ne voit pas Mamady Traoré. Après, il m’a encore rappelé en me disant que Traoré fait partie de ceux qui sont tombés après la course, qu’il peine à se retrouver.

A 15h, il m’a encore appelé pour dire de venir évacuer Traoré à l’hôpital régional. C’est dans la salle de la réanimation qu’il est décédé dans les environs de 20h », a expliqué Dr Mamady Kourouma, assistant du directeur régional du dépôt pharmaceutique de Kankan, et oncle de la victime.

Selon lui, les autorités administratives qui supervisaient les épreuves, ont abandonné ceux qui sont tombés après la course dans la cour du camp « C’est un abandon total que l’autorité a fait aujourd’hui, ils sont laissé nos frères abandonnés à eux-mêmes. J’ai trouvé mon neveu abandonné à l’infirmerie du camp d’une manière révoltante.

Quand j’ai dit ça devant le garde du corps du gouverneur, il m’a dit de ne plus dire ça. Mais, même les militaires du camp étaient mécontents parce que le gouverneur et le Préfet ne font que des va-et-vient, au lieu d’évacuer les victimes à l’hôpital. Si ça continue comme ça, ce n’est pas bon. C’est un abandon total, l’autorité ne fait pas son travail », a-t-il dit.

Il faut signaler que ces cas de mort des candidats relance la question sur la fiabilité des documents que fournissent les candidats pour le dépôt des dossiers, puisqu’en principe, les certificats de visite et de contre visite doivent prévenir ces malaises.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
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Kankan : à quand l’ouverture des infrastructures réalisées pour la fête de l’indépendance ?

7 avril 2019 à 9 09 47 04474

Plus d’une année après leur inauguration par le président de la République, certaines infrastructures réalisées dans le cadre des fêtes tournantes de l’indépendance guinéenne restent toujours fermées dans la ville de Kankan. Tout comme les citoyens, les autorités communales de la ville disent vouloir, enfin, rendre ces infrastructures fonctionnelles, mais rien n’en est encore, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces réalisations sont au nombre de six : le grand marché de Lofèba situé en plein cœur de la ville ; le marché et le Lycée d’Excellence, construits au quartier Kankan-Coura, le marché du quartier Bordo, qui est d’ailleurs inachevé. A ces infrastructures s’ajoutent le marché, le centre d’exposition et de vente des produits artisanaux et la gare routière régionale. Ces infrastructures tardent encore être mises à la disposition de la population de Kankan.

Plus d’un mois après l’installation de l’exécutif communal, bon nombre de citoyens se posent la question de savoir à quel moment ces infrastructures vont être rendues aux ayants droit.

Approché par le correspondant de Guineematin.com sur place, le secrétaire général de commune, Laye Camara, a fait savoir qu’une demande a été adressée au préfet de Kankan pour l’ouverture des infrastructures. Selon monsieur Camara, la balle est dans le camp d’Aziz Diop.

Interrogé à ce sujet, le préfet dit avoir pris acte de la demande qui lui a été adressée par la commune. « Effectivement, la nouvelle équipe communale, à travers le maire, m’a écrit pour dire qu’elle souhaite maintenant, très rapidement, satisfaire les femmes par rapport à l’ouverture du marché de Lofèba et de Kankan-Coura.

J’ai apprécié cette demande, j’ai pris acte, et je les encourage, parce que les marchés sont gérés par la commune, de prendre toutes les dispositions pour que ces marchés-là soient ouverts le plus rapidement possible. Il y a des détails qu’ils sont en train de voir pour que ces marchés-là soient prêts », a-t-il laissé entendre.

En attendant cette ouverture, ce sont des milliers de femmes qui souffrent du fait de la distance qui sépare les quartiers périphériques au centre-ville sans compter que les activités économique sont au ralenti.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : un affrontement fait deux morts et plusieurs blessés à Toukounou

6 avril 2019 à 16 04 06 04064
Image d’archives

Un violent affrontement a éclaté ce samedi, 06 avril 2019 à Toukounou, dans la préfecture de Kankan. Selon les informations confiées à Guineematin.com, ce sont les partisans du nouveau maire de la commune rurale et ceux du patriarche de la localité qui se sont affrontés autour du contrôle de la mairie. Le bilan provisoire fait état de 2 morts et plusieurs blessés.

Depuis son élection à la tête de la mairie de Toukounou, commune rurale située à 125 km de la ville de Kankan, Sékouba Kamissoko n’a toujours pas pris fonction. Il avait même fui la localité juste après son installation par les autorités de tutelle. De retour dans la localité, le maire a décidé d’aller ouvrir les locaux de la mairie pour commencer à travailler.

Mais, c’était compter sans la détermination de ses opposants emmenés par le patriarche de Toukounou. Les deux camps se sont violemment affrontés ce samedi, notamment à l’aide de fusils de chasse. Cet affrontement a fait deux morts et de nombreux blessés, selon un premier bilan fourni à Guineematin.com par des sources locales.

Les mêmes sources précisent que des forces de l’ordre venues de Kankan sont arrivées dans la localité pour calmer la situation, et mener une enquête sur l’origine de ces violences meurtrières. Et, l’arrivée de ces agents a poussé certains à fuir la localité et d’autres à s’enfermer dans leurs maisons par peur d’être arrêtés.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : un candidat meurt à l’échauffement à Kankan

6 avril 2019 à 15 03 06 04064

A peine commencé, le recrutement au sein de l’armée guinéenne a fait une première victime dans la région de Kankan. Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 avril 2019, un candidat est décédé à l’hôpital régional de Kankan après avoir fait un malaise à l’échauffement rapporte le correspondant de Guineemmatin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Bakary Laye Keïta, âgé de 23 ans, originaire de la préfecture de Macenta. Selon nos informations, le jeune Laye Keïta était peintre de profession, marié à une femme et père de deux enfants.

Notre source précise que c’est dans la soirée du vendredi 5 Avril 2019, que Bakary Laye Keïta a eu un malaise pendant l’échauffement. Transporté d’urgence à l’hôpital, il est décédé aux environs de 3 h du matin.

« Il était venu à Kankan dans le cadre du recrutement. Il ne souffrait de rien. Ce samedi matin, j’avais accompagné un parent à l’hôpital. C’est là-bas que j’ai vu deux policiers qui cherchaient le président des ressortissants de Macenta.

Ils ont commencé à montrer l’image, disant qu’il y a un jeune qui est décédé dont on ne connait pas les parents. Par curiosité, je me suis approché, j’ai vu la photo. Directement, j’ai dit que c’est mon cousin », a expliqué au micro de Guineematin.com, Lanciné Camara, cousin du défunt.

Toutes nos tentatives pour rencontrer le médecin de garde au service des urgences pour savoir de quoi est mort Bakary Laye Keita sont restées vaines.

A noter que ce samedi, 6 avril 2019, la première vague de candidats au recrutement dans l’armée a couru sur une distance de 6 km pour les filles et 8 km pour les hommes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kankan : les enseignants contractuels en conclave pour leur engagement à la fonction publique

2 avril 2019 à 8 08 28 04284

La coordination nationale des contractuels de Guinée est en séjour dans la ville de Kankan. Les responsables de cette structure ont mis leur visite à profit hier dimanche, 31 mars 2019, pour conférer avec les enseignants contractuels de la région. La démarche vise à les inviter à se faire recensés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’école primaire Franco-arabe Nouria 1, situé au quartier Sogbè, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à cette concertation. Cette opération de recensement a débuté le 18 mars 2019 dans la zone spéciale de Conakry avant de s’étendre à l’intérieur. Après Kindia, la coordination s’est rendue à Kankan.

Dans un premier temps, la coordination a expliqué le motif et l’importance de cette opération de recensement nécessaire pour être recruté à la fonction publique. Selon Alsény Mabinty Camara, coordinateur national du mouvement, « c’est pour apporter un démenti au nombre qui est toujours dit par le gouvernement, et précisément par le ministère en charge de l’éducation nationale, qui n’est pas du tout cohérent dans le nombre qu’il donne par rapport aux enseignants contractuels.

Tantôt, ils disent que nous sommes 16 mille, tant tôt c’est 12 mille. Donc, comme il n’y a pas de cohérence dans les chiffres qu’ils avancent, nous-mêmes, nous avons décidé de les aider à connaitre le nombre exact des contractuels, parce que notre objectif, c’est d’être à la fonction publique », a-t-il dit.

Après la concertation, plusieurs enseignants contractuels ont exprimé leur joie de rencontrer pour la première fois leur coordinateur. C’est le cas de Lanfia Kaba, enseignant contractuel au lycée Moryfindjan Diabaté de Kankan. « Nous sommes très satisfaits de notre bureau national, parce qu’ils ont enlevé l’équivoque, beaucoup de gens pensaient qu’ils étaient en complicité avec le gouvernement.

Mais aujourd’hui, nous sommes très clairs, parce qu’ils ont montré qu’ils sont transparents. Donc, ce que nous attendons de l’Etat, c’est d’être recruté à la fonction publique après ce recensement », a fait savoir monsieur Kaba.

De son côté, El hadj Saliou Sacko, professeur de français au lycée Alpha Yaya Diallo, dit être inquiet pour son engament à la fonction publique. « Mon inquiétude, c’est d’être à la fonction publique. Mais, je suis vraiment animé d’un grand plaisir. Après avoir écouté notre coordinateur, je continuerais à aller dans les classes comme d’habitude et je compte être engagé à la fonction publique ».

Il faut rappeler que ces enseignants contractuels avaient été appelés à la rescousse en octobre 2018 par le gouvernement pour faire face au vide laissé par les grévistes du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée).

Après la suspension de la grève par le SLECG, en janvier 2019, le gouvernement a voulu s’en débarrasser. Toutefois, les contractuels ne comptent pas se laisser faire. Leur bataille a désormais un seul objectif : leur engagement à la fonction publique.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kankan : un jeune de 17 ans se donne la mort par pendaison

1 avril 2019 à 20 08 52 04524

Un jeune homme de 17 ans s’est donné la mort par pendaison, ce lundi 1er avril 2019 au quartier Missiran, dans la commune urbaine de Kankan. Le défunt est venu de la Gambie où il était élève en classe de 9ème année, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Mamoudou Doumbouya est rentré de la Gambie le samedi, 30 mars dernier. Le jeune homme s’est servi d’une corde pour se pendre dans un magasin de la concession où il habitait. Selon sa tutrice, la veille déjà, il avait tenté de se donner la mort en consommant du poison.

« Il est rentré de la Gambie, il y a seulement trois jours. Hier déjà, il a commencé à dire qu’il allait se donner la mort. Il a consommé de la poudre d’une pile et nous l’avons envoyé à l’hôpital du camp pour tenter de lui sauver la vie.

Mais, à un moment donné, il a commencé à perdre conscience. Du coup, nous l’avons transféré d’urgence à l’hôpital régional de Kankan. Il est resté là-bas jusqu’à 21 heures pour des soins. Ce matin, tout allait bien chez lui. Mais, il a décidé de rentrer dans un magasin du bâtiment pour se pendre », a-t-elle expliqué.

Après la découverte du corps de Mamoudou Doumbouya, Dr Daouda Doumbouya, médecin légiste au service de dermatologie à l’hôpital régional de Kankan, est venu faire l’autopsie. Au terme de son constat, il confirme qu’il s’agit bien d’un suicide. « C’est un cas suicide. Parce qu’il a essayé de se suicider pour une première fois, ça n’a pas marché. Il est allé à l’hôpital, on a fait une prise en charge. Maintenant, quand il est venu à la maison, il s’est pendu.

Toutes les preuves sont là. Car, il y a une corde suspendue sur les lieux et il y a un nœud au niveau du coup. Sur ce, on peut dire que c’est un cas de suicide parce qu’à part ça, il n’y a pas d’autres traces sur le corps. Tout ce qu’on à faire maintenant, c’est de délivrer un certificat médical à la famille et leur rendre le corps », a indiqué le médecin.

Pour l’instant, les vraies raisons qui ont poussé Mamoudou Doumbouya à se donner la mort ne sont pas connues.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
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Enseignement supérieur : Yéro Baldé favorable au recensement « mais, pas par les syndicats »

1 avril 2019 à 17 05 53 04534

En visite dans les institutions d’enseignement supérieur de l’intérieur de la Guinée, Abdoulaye Yéro Baldé, a dressé le bilan de sa tournée après la rencontre de Kankan. Le ministre de tutelle a saisi l’occasion pour s’exprimer sur le recensement des enseignants guinéens qui devrait toucher ceux de l’enseignement supérieur. C’était à l’occasion d’une rencontre avec les médias locaux dans un réceptif hôtelier de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé a fait cette tournée la semaine dernière dans trois (3) universités : Faranah, Nzérékoré et Kankan. Si l’objectif principal était de sensibiliser les étudiants à faire volontairement le don du sang, le ministre en a également profité pour toucher du doigt les réalités qui prévalent dans ces institutions.

Selon Abdoulaye Yéro Baldé, « le constat qu’on a fait d’abord, il y a eu un dialogue franc. Nous nous sommes exprimés de façon directe avec chaque partie. Ce qui m’a beaucoup impressionné, c’est le niveau de maturité des uns et des autres. Ça c’est fait dans la discipline et dans la courtoisie. De façon très directe, les problèmes ont été posés ; et de façon très directe, nous avons essayé de répondre au mieux de ce que nous pouvons faire et de ce que nous ne pouvons pas faire.

Actuellement, compte tenu de plusieurs éléments dans le budget, parce qu’il s’agissait de bourse, des dortoirs, d’équipements de laboratoire et d’infrastructure… mais, comme eux-mêmes ils sentent que sur le terrain il y a des avancées dans tous ces domaines, ils comprennent que c’est une question de temps », pense-t-il.

Parlant du cas des enseignants chercheurs de l’université de Kankan, inscrits au programme du Master depuis six ans maintenant et qui tardent à finir, Yéro Baldé a promis de revoir la situation. « Avant mon arrivée, chaque institution avait ses fonds. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui fait que nous avons décidé de mettre en commun tous ces fonds pour éviter ce type de situation où les gens passent plus de 5 ans à faire un Master.

Ce qui n’est pas normal. Sur ça, on a été très clair. Les Masters, ça sera deux ans. Donc, ceux qui sont en retard, nous allons faire le rattrapage rapidement pour qu’ils puissent reprendre les cours et finir leur Master…»

En outre, le ministre de l’enseignement supérieur est revenu sur le cas des enseignants homologues, recrutés en 2012 mais pas encore engagés à la fonction publique. « Lors de la présentation du budget du ministère, j’ai fait mention de leurs cas. Ils sont pris en compte cette année dans notre budget.

Les ministères du budget et de la fonction publique ont donné leur aval. Donc, on peut considérer qu’ils sont recrutés, c’est seulement une question de procédure parce que, les dossiers que nous avons envoyés, on a retrouvé des faux diplômes. Mais, c’est en bonne voie », a-t-il rassuré.

Pour finir, Abdoulaye Yéro Baldé s’est prononcé sur l’épineuse question du recensement en cours dans l’éducation. Contrairement aux déclarations du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) qui parle de blocage, le ministre de l’enseignement supérieur a donné son avis là-dessus. « Il n’y a pas de blocage, sauf ceux qui veulent l’entendre comme ça. Il faut qu’on soit très clair.

D’abord, on n’est pas contre le recensement, bien qu’il y a eu récemment encore un recensement réalisé par l’inspection d’Etat, dont les membres sont assermentés. Le résultat provisoire vient de sortir. C’est à notre disposition. Avant cela, il y a eu un recensement qui avait fait des vagues dans les universités, parce que des salaires avaient été bloqués. Avant cela, il y a eu des biométries, sans compter le processus de biométrisation des fonctionnaires par la fonction publique.

Donc, cela fait 4 recensements, dont le dernier est très récent, en moins de 3 mois. Nous ne sommes pas contre le recensement, mais à condition que ça soit une entité neutre, pas par les syndicats, parce que nous ne somme signataires d’aucun protocole d’accord. C’est comme si on vous demandait d’exécuter un contrat que vous n’avez pas signés », soutient-il.

A retenir que l’ultime étape de cette tournée du ministre Yéro Baldé dans les universités de l’intérieur du pays a pris fin par la visite du musée du camp Soundiata Keïta et du centre de recherche environnementale.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Vente illicite de médicaments à Kankan : sur une centaine de pharmacies, seulement 9 sont agréées (DPS)

26 mars 2019 à 10 10 40 03403

La vente incontrôlée des produis pharmaceutiques prend une dimension de plus en plus inquiétante dans la commune urbaine de Kankan. En effet, sans en avoir toutes les qualifications requises, de nombreux citoyens s’adonnent à ce commerce très lucratif. Les points de vente de médicaments prolifèrent dans la ville, mais seulement une dizaine d’entre eux sont reconnus officiellement, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Des pharmacies, des conteneurs, des épiceries, des kiosques, partout on trouve des produits pharmaceutiques en vente dans la ville de Kankan. Pour ce qui est des pharmacies, elles seraient de l’ordre d’une centaine, mais seulement neuf (9) d’entre elles sont agréées, et reconnues donc par les autorités. Tout le reste opère dans l’illégalité, et la plupart des vendeurs ne sont pas qualifiés pour commercialiser du médicament.

« Seulement un pharmacien professionnel qui a étudié les substances médicamentées est habilité à manipuler les médicaments. La fluidité des pharmacies est un fait qui débauche la réalité », fait observer Dr Youssouf Diama Touré, chef section pharmacie et logistique de la Direction Préfectorale de la Santé de Kankan.

Ce responsable de la DPS ajoute qu’avec l’expansion du marché parallèle de médicaments, « le risque est très grand. Les gens qui manipulent les produits ne savent pas à quel degré on doit conserver ces médicaments, ils ne savent pas non plus si un médicament est périmé ou non, ils ne savent même pas les mécanismes d’action dans l’organisme. Pour eux, il faut revendre de médicament pour avoir de l’argent », regrette-t-il.

Face à cette situation, la Direction Préfectorale de la Santé initie souvent des opérations de recensement des points de vente de produits pharmaceutiques à Kankan, dans le but d’assainir le secteur. Mais jusque-là, toutes ces opérations n’ont pas produit le résultat escompté. Elles n’ont été que de simples feux de paille.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
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Assassinat d’un militaire à Kankan : plusieurs personnes interpellées (Procureur)

20 mars 2019 à 10 10 07 03073

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, plusieurs personnes ont été mises aux arrêts récemment. Des arrestations consécutives à l’assassinat d’un militaire lors de l’attaque d’une station d’essence au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineemain.com basé dans la préfecture.

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019, des individus non identifiés avaient attaqué une station d’essence au quartier Bordeaux, à Kankan. Ils ont poignardé à mort le gardien de la dite station, le sergent-chef Daniel Koen, service à la garnison militaire de la troisième région militaire de Kankan. Puis, les assaillants ont emporté son arme et une somme de 5 millions de francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Aly Touré, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, a confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans ce dossier. « Je confirme que des personnes ont été arrêtées dans l’affaire de l’assassinat d’un militaire et du vol d’argent qui a eu lieu à la station Shell de Bordeaux ».

Poursuivant, Aly Touré a promis de donner d’amples informations à la presse quand le dossier sera transmis au parquet. « Vous aurez d’amples informations quand le dossier va être communiqué au parquet. On va convoquer une conférence de presse au cours de laquelle nous allons donner tous les détails. Pour le moment, tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête va à bon train », a rassuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Viol collectif sur mineure : 3 individus condamnés à de lourdes peines de prison à Kankan

18 mars 2019 à 17 05 46 03463

Le verdict est tombé dans le dossier Ministère Public contre Daye Chérif, sergent Sékou Traoré, en service au camp de la troisième région militaire de Kankan, et Mamady Kanté, ce lundi 18 mars 2019, au tribunal criminel de Kankan. Accusés de viol collectif sur une mineure, les trois accusés ont été reconnus coupables et condamnés à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après trois audiences dans ce dossier criminel, la sentence a été prononcée ce lundi. Les trois accusés ont été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 5 ans.

Arès la lecture du verdict, le Ministère Public et la défense ont tous décidé de faire appel de cette décision du tribunal.

Selon maître Ibrahima Kalil Kanté, avocat de la défense, « la loi a dit que toute décision qui tombe et qui ne vous plait pas, vous êtes obligé de voir devant, peut être que ceux-ci verront mieux. Ils ont dit 10 ans. Moi, je dis que 10 ans, c’est trop. Donc, j’ai le droit de choisir le second ressort pour permettre que cette décision soit enlevée et que mes clients recouvrent leur liberté », a laissé entende l’avocat.

Le parquet s’est également dit insatisfait de cette décision du tribunal. Selon le procureur Aly Touré, « le parquet n’est pas satisfait, parce que nous avons demandé 20 ans de réclusion criminelle, le tribunal a accordé 10 ans de réclusion criminelle, ce n’est pas satisfaisant. Quand vous voyez que trois grands gaillards qui violent collectivement une mineure et que le tribunal donne 10 ans, alors qu’on avait requis 20 ans, il y a de quoi ne pas se réjouir. Mais bon, le tribunal est indépendant dans la décision.

Nous aussi, nous avons le droit de dire qu’on n’est pas d’accord. Donc, nous allons user de notre voie de recours que nous allons faire bientôt d’ailleurs, pour que le dossier aille en appel pour être rejugé, parce que nous estimons que la sentence n’est pas à la hauteur de la forfaiture ».

A noter que depuis le début des audiences criminelles à Kankan, c’est la première fois que le Parquet décide de faire appel d’une décision du tribunal.

Pour rappel, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Les trois individus ont appréhendé la victime en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Mais, ils ont plutôt conduit la jeune fille dans un bâtiment en chantier où ils l’ont violée à tour de rôle.

Le lendemain matin, le nommé Daye Chérif s’est chargé de ramener la victime dans son quartier. Il a aussitôt été mis aux arrêts, et a dénoncé ses complices. Ces derniers ont été également arrêtés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Audiences criminelles à Kankan : le Procureur satisfait des jugements rendus

18 mars 2019 à 11 11 12 03123
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Les audiences criminelles, démarrées le 12 février dernier, tendent vers la fin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Sur les sept (7) dossiers criminels inscrits au rôle, cinq (5) ont déjà connu leur épilogue. Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan se réjoui de la façon dont les choses se passent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sur les sept (7) dossiers criminels programmés à Kankan, cinq (5) ont déjà connu leur verdict avec des peines de prison d’un an à la perpétuité infligées aux nombreux accusés. Selon Aly Touré. « Les audiences criminelles que nous avons débuté le 12 février, nous sommes presqu’à la fin, parce que sur un rôle de sept dossiers, on a déjà bouclé cinq, qui ont connu des condamnations. Il reste deux qui sont mis en délibéré.

Sur les sept dossiers, il y a deux cas d’assassinats, deux cas de viols, un cas d’enlèvement d’enfant, un cas de coups et blessures volontaires sans intention de la donner et un cas de vol à main armée », a énuméré le procureur.

Poursuivant ses analyses, Aly Touré s’est dit satisfait des jugements rendus dans ces dossiers. « Pour le premier cas d’assassinat, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ; pour les deux cas de viol, le premier est collectif sur une mineure, nous avons requis 20 ans contre chacun des accusés ; le second cas est individuel, il a été commis sur une mineure et l’accusé a pris 15 ans de réclusion criminelle ; le cas d’enlèvement d’enfant à la gare routière de Siguiri, l’accusée a été condamné à 1 an d’emprisonnement ;

Le cas de coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’accusé a pris 5 ans de réclusion criminelle ; le cas de vol à main armée, l’accusé a pris 10 ans de réclusion criminelle. Aujourd’hui, il reste le cas d’assassinat sur la personne du Saoudien où le verdict est attendu au 1er Avril et le viol collectif sur mineure où le verdict est attendu le 18 mars. Pour ces verdicts, nous sommes satisfaits », a dit le procureur.

Pour finir, le procureur s’est dit heureux de constater que les habitudes sont entrain de changer chez les citoyens de Kankan qui se montrent de plus en plus disposés à collaborer dans la lutte contre l’insécurité. « Heureusement, le message commence à être compris, parce que la population elle-même commence à coopérer avec la justice pour dénoncer et dénicher les grands bandits de Kankan. Tout récemment, la population a dénoncé un nid de trois grands bandits. Mais malheureusement, on n’a pris que deux. Nous leur demandons de continuer à collaborer avec la justice », a lancé Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél: (00224) 627 24 13 24

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Assassinat d’un prédicateur saoudien à Mandiana : la prison à vie requise contre les 12 accusés

13 mars 2019 à 12 12 28 03283

Le procès des assassins présumés du prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, s’est poursuivi hier, mardi 13 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Après la comparution de la partie civile, l’on est passé aux plaidoiries et réquisitions. Le Ministère Public a requis la prison à perpétuité contre les 12 accusés, dont 6 sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois depuis l’ouverture des audiences criminelles, le 12 février 2019, que Moussa Kanté, présenté comme le cerveau de ce dossier, a comparu devant le tribunal criminel de Kankan. Cette fois encore, l’accusé a répondu aux questions du président du tribunal, de l’avocat de la partie civile, du procureur de la République et de son avocat, sur l’assassinat d’Abdoul Aziz Touwaydjiri, le 16 janvier 2018, dans la localité de Kantédou-Balandou, à Mandiana. Comme il l’a fait depuis le début de ce procès, l’accusé a nié toute implication dans cet assassinat.

Après, le tribunal est passé à la phase des plaidoiries et réquisitions, dernière étape avant la mise en délibéré de l’affaire. C’est d’abord la partie civile qui a pris la parole, et elle n’a pas été tendre dans ses plaidoiries. Elle a déploré les multiples versions qu’aurait données Moussa Kanté à la gendarmerie, devant le juge d’instruction et devant le tribunal. Selon l’avocat de la partie civile, les déclarations de Moussa Kanté ne corroborent guère.

C’est pourquoi, il a sollicité la condamnation des accusés au payement d’un milliard de francs guinéens pour assurer les soins de santé de Flany Mory Traoré, grièvement blessé le jour de l’assassinat du Saoudien. L’avocat demande également le payement d’un franc symbolique à la famille d’Abdoul Aziz Touwaydjiri et la destruction des fusils de chasse que détiennent les chasseurs traditionnels (poursuivis dans cette affaire).

Pour sa part, le Ministère Public, dans ses réquisitions, a sollicité qu’il plaise au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 ans, tout en les envoyant à la prison civile de Kindia.

De son côté, la défense a d’abord déploré la non-comparution des autres accusés tout en pointant du doigt l’incapacité du ministère public de les traquer pour les faire comparaître. L’avocat plaide non coupable pour Moussa Kanté qui, selon lui, a eu le courage de se livrer aux autorités. Il sollicite donc la clémence du tribunal et des circonstances atténuantes pour son client.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a renvoyé le dossier au 1er avril 2019 pour le délibéré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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