Assassinat d’un militaire à Kankan : plusieurs personnes interpellées (Procureur)

20 mars 2019 à 10 10 07 03073

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, plusieurs personnes ont été mises aux arrêts récemment. Des arrestations consécutives à l’assassinat d’un militaire lors de l’attaque d’une station d’essence au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineemain.com basé dans la préfecture.

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019, des individus non identifiés avaient attaqué une station d’essence au quartier Bordeaux, à Kankan. Ils ont poignardé à mort le gardien de la dite station, le sergent-chef Daniel Koen, service à la garnison militaire de la troisième région militaire de Kankan. Puis, les assaillants ont emporté son arme et une somme de 5 millions de francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Aly Touré, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, a confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans ce dossier. « Je confirme que des personnes ont été arrêtées dans l’affaire de l’assassinat d’un militaire et du vol d’argent qui a eu lieu à la station Shell de Bordeaux ».

Poursuivant, Aly Touré a promis de donner d’amples informations à la presse quand le dossier sera transmis au parquet. « Vous aurez d’amples informations quand le dossier va être communiqué au parquet. On va convoquer une conférence de presse au cours de laquelle nous allons donner tous les détails. Pour le moment, tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête va à bon train », a rassuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Viol collectif sur mineure : 3 individus condamnés à de lourdes peines de prison à Kankan

18 mars 2019 à 17 05 46 03463

Le verdict est tombé dans le dossier Ministère Public contre Daye Chérif, sergent Sékou Traoré, en service au camp de la troisième région militaire de Kankan, et Mamady Kanté, ce lundi 18 mars 2019, au tribunal criminel de Kankan. Accusés de viol collectif sur une mineure, les trois accusés ont été reconnus coupables et condamnés à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après trois audiences dans ce dossier criminel, la sentence a été prononcée ce lundi. Les trois accusés ont été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 5 ans.

Arès la lecture du verdict, le Ministère Public et la défense ont tous décidé de faire appel de cette décision du tribunal.

Selon maître Ibrahima Kalil Kanté, avocat de la défense, « la loi a dit que toute décision qui tombe et qui ne vous plait pas, vous êtes obligé de voir devant, peut être que ceux-ci verront mieux. Ils ont dit 10 ans. Moi, je dis que 10 ans, c’est trop. Donc, j’ai le droit de choisir le second ressort pour permettre que cette décision soit enlevée et que mes clients recouvrent leur liberté », a laissé entende l’avocat.

Le parquet s’est également dit insatisfait de cette décision du tribunal. Selon le procureur Aly Touré, « le parquet n’est pas satisfait, parce que nous avons demandé 20 ans de réclusion criminelle, le tribunal a accordé 10 ans de réclusion criminelle, ce n’est pas satisfaisant. Quand vous voyez que trois grands gaillards qui violent collectivement une mineure et que le tribunal donne 10 ans, alors qu’on avait requis 20 ans, il y a de quoi ne pas se réjouir. Mais bon, le tribunal est indépendant dans la décision.

Nous aussi, nous avons le droit de dire qu’on n’est pas d’accord. Donc, nous allons user de notre voie de recours que nous allons faire bientôt d’ailleurs, pour que le dossier aille en appel pour être rejugé, parce que nous estimons que la sentence n’est pas à la hauteur de la forfaiture ».

A noter que depuis le début des audiences criminelles à Kankan, c’est la première fois que le Parquet décide de faire appel d’une décision du tribunal.

Pour rappel, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Les trois individus ont appréhendé la victime en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Mais, ils ont plutôt conduit la jeune fille dans un bâtiment en chantier où ils l’ont violée à tour de rôle.

Le lendemain matin, le nommé Daye Chérif s’est chargé de ramener la victime dans son quartier. Il a aussitôt été mis aux arrêts, et a dénoncé ses complices. Ces derniers ont été également arrêtés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Audiences criminelles à Kankan : le Procureur satisfait des jugements rendus

18 mars 2019 à 11 11 12 03123
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Les audiences criminelles, démarrées le 12 février dernier, tendent vers la fin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Sur les sept (7) dossiers criminels inscrits au rôle, cinq (5) ont déjà connu leur épilogue. Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan se réjoui de la façon dont les choses se passent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sur les sept (7) dossiers criminels programmés à Kankan, cinq (5) ont déjà connu leur verdict avec des peines de prison d’un an à la perpétuité infligées aux nombreux accusés. Selon Aly Touré. « Les audiences criminelles que nous avons débuté le 12 février, nous sommes presqu’à la fin, parce que sur un rôle de sept dossiers, on a déjà bouclé cinq, qui ont connu des condamnations. Il reste deux qui sont mis en délibéré.

Sur les sept dossiers, il y a deux cas d’assassinats, deux cas de viols, un cas d’enlèvement d’enfant, un cas de coups et blessures volontaires sans intention de la donner et un cas de vol à main armée », a énuméré le procureur.

Poursuivant ses analyses, Aly Touré s’est dit satisfait des jugements rendus dans ces dossiers. « Pour le premier cas d’assassinat, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ; pour les deux cas de viol, le premier est collectif sur une mineure, nous avons requis 20 ans contre chacun des accusés ; le second cas est individuel, il a été commis sur une mineure et l’accusé a pris 15 ans de réclusion criminelle ; le cas d’enlèvement d’enfant à la gare routière de Siguiri, l’accusée a été condamné à 1 an d’emprisonnement ;

Le cas de coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’accusé a pris 5 ans de réclusion criminelle ; le cas de vol à main armée, l’accusé a pris 10 ans de réclusion criminelle. Aujourd’hui, il reste le cas d’assassinat sur la personne du Saoudien où le verdict est attendu au 1er Avril et le viol collectif sur mineure où le verdict est attendu le 18 mars. Pour ces verdicts, nous sommes satisfaits », a dit le procureur.

Pour finir, le procureur s’est dit heureux de constater que les habitudes sont entrain de changer chez les citoyens de Kankan qui se montrent de plus en plus disposés à collaborer dans la lutte contre l’insécurité. « Heureusement, le message commence à être compris, parce que la population elle-même commence à coopérer avec la justice pour dénoncer et dénicher les grands bandits de Kankan. Tout récemment, la population a dénoncé un nid de trois grands bandits. Mais malheureusement, on n’a pris que deux. Nous leur demandons de continuer à collaborer avec la justice », a lancé Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Assassinat d’un prédicateur saoudien à Mandiana : la prison à vie requise contre les 12 accusés

13 mars 2019 à 12 12 28 03283

Le procès des assassins présumés du prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, s’est poursuivi hier, mardi 13 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Après la comparution de la partie civile, l’on est passé aux plaidoiries et réquisitions. Le Ministère Public a requis la prison à perpétuité contre les 12 accusés, dont 6 sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois depuis l’ouverture des audiences criminelles, le 12 février 2019, que Moussa Kanté, présenté comme le cerveau de ce dossier, a comparu devant le tribunal criminel de Kankan. Cette fois encore, l’accusé a répondu aux questions du président du tribunal, de l’avocat de la partie civile, du procureur de la République et de son avocat, sur l’assassinat d’Abdoul Aziz Touwaydjiri, le 16 janvier 2018, dans la localité de Kantédou-Balandou, à Mandiana. Comme il l’a fait depuis le début de ce procès, l’accusé a nié toute implication dans cet assassinat.

Après, le tribunal est passé à la phase des plaidoiries et réquisitions, dernière étape avant la mise en délibéré de l’affaire. C’est d’abord la partie civile qui a pris la parole, et elle n’a pas été tendre dans ses plaidoiries. Elle a déploré les multiples versions qu’aurait données Moussa Kanté à la gendarmerie, devant le juge d’instruction et devant le tribunal. Selon l’avocat de la partie civile, les déclarations de Moussa Kanté ne corroborent guère.

C’est pourquoi, il a sollicité la condamnation des accusés au payement d’un milliard de francs guinéens pour assurer les soins de santé de Flany Mory Traoré, grièvement blessé le jour de l’assassinat du Saoudien. L’avocat demande également le payement d’un franc symbolique à la famille d’Abdoul Aziz Touwaydjiri et la destruction des fusils de chasse que détiennent les chasseurs traditionnels (poursuivis dans cette affaire).

Pour sa part, le Ministère Public, dans ses réquisitions, a sollicité qu’il plaise au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 ans, tout en les envoyant à la prison civile de Kindia.

De son côté, la défense a d’abord déploré la non-comparution des autres accusés tout en pointant du doigt l’incapacité du ministère public de les traquer pour les faire comparaître. L’avocat plaide non coupable pour Moussa Kanté qui, selon lui, a eu le courage de se livrer aux autorités. Il sollicite donc la clémence du tribunal et des circonstances atténuantes pour son client.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a renvoyé le dossier au 1er avril 2019 pour le délibéré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kankan : une jeune femme de 19 ans condamnée pour l’enlèvement d’un bébé

12 mars 2019 à 15 03 07 03073

Plusieurs dossiers criminels ont connu leur épilogue hier lundi, 11 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Des peines de 1 à 10 ans de prison de prison ont été prononcées contre de accusés poursuivis, entre autres, pour enlèvement d’enfant, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention, tentative d’assassinat et vol aggravé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier dossier concerne mademoiselle Nansira Kouyaté, poursuivie pour l’enlèvement d’un bébé de deux mois. Les faits remontent au 04 juin 2017. L’accusée, Nansira Kouyaté, âgée de 19 ans aujourd’hui, avait fondu en larmes tout en reconnaissant les faits lors des débats. Le procureur avait requis contre elle une peine d’emprisonnement de trois ans.

Le tribunal a finalement condamné Nansira Kouyaté à un an de prison ferme.

Il est à rappeler que lors des audiences précédentes, la jeune femme avait été interrogée sur les raisons qui l’ont poussée à enlever le bébé de deux mois. Nansira Kouyaté avait répondu que c’est son mari qui l’avait menacée de divorce si elle ne faisait pas d’enfant.

A la question de savoir comment elle a procédé pour voler l’enfant, elle avait dit ceci : « sa mère et moi, on se connaissait. Elle m’a confié son enfant, me disant de le ramener à la maison. J’en ai profité pour prendre la direction de Siguiri. Arrivée là, je suis allée dire à mon mari que j’ai eu un enfant. Entretemps, la mère de l’enfant, une certaine Djaka, a appelé son frère Ousmane pour lui dire que j’ai volé son enfant. Ensuite, j’ai été arrêtée ».

Le deuxième dossier à avoir connu son épilogue concerne Dioumessy Kaba, âgé d’une vingtaine d’années, poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Dans sa délibération, le tribunal a reconnu coupable l’accusé et l’a condamné à 5 ans de réclusion à temps, avec une période de sureté de 30 mois.

Enfin, dans le troisième dossier criminel vidé par le juge, concernait Mory Camara, alias Six. Il était accusé de tentative d’assassinat et de vol aggravé dans l’agression d’un motard. Il a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle à temps, avec une période de sureté de 7 ans. Sur l’action civile, le tribunal a ordonné la restitution de la moto à Djoumè Doumbouya, la victime de la tentative d’assassinat.

Dans ce même dossier, le tribunal a ordonné la confiscation des fonds de Mohamed Camara, domicilié à l’agence Ecobank au profit du trésor public. Mohamed Camara avait été tué en légitime défense par Djoumè Doumbouya.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Viol sur mineure à Kankan : 20 ans de prison requis contre les accusés

11 mars 2019 à 19 07 19 03193

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kankan. Parmi les nombreux dossiers inscrits au rôle du ce lundi, 11 mars 2019, figurait le viol collectif sur une mineure en septembre dernier. Les trois accusés, dont un militaire, ont répondu de leurs actes devant le juge. Le procureur a requis contre eux une peine de 20 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au banc des accusés on retrouve Daye Chérif, Mamady Kanté et le sergent chef Sékou Traoré, en service à la troisième région militaire de Kankan.

Selon nos informations, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Aussitôt, les trois individus vont appréhender la victime, en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Finalement, les trois compagnons d’infortune vont se réfugier dans un bâtiment en chantier où ils auraient violé la jeune fille à tour de rôle.

Le lendemain matin, c’est le nommé Daye Chérif qui va se charger de déposer la victime au quartier. Il sera aussitôt mis aux arrêts. Puis, Daye Chérif va dénoncer ses présumés complices. Ils seront à leur tour mis aux arrêts.

Pour l’audience de ce lundi 11 mars 2019, Daye Chérif et le sergent Sékou Traoré ont reconnu les faits de viol pour lesquels ils sont poursuivis. Quant à Mamady Kanté, le troisième accusé, il a catégoriquement nié les faits. Selon lui, il n’a jamais violé la fille, même s’il a participé à la mission.

Dans ses réquisitions, le Ministère Public va demander au tribunal de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, le procureur va requérir une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour chacun des trois accusés.

Dans ses plaidoiries, la défense a voulu faire savoir au tribunal que la victime n’était pas mineure, soutenant que c’est un faux acte de naissance qui a été produit, un acte monté de toutes pièces. En outre, la défense va solliciter des circonstances atténuantes pour Daye Chérif et le sergent, Sékou Traoré. Puis, elle va demander l’acquittement de Mamady Kanté qui a toujours nié avoir participé au viol.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 mars prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kankan : des journalistes à l’apprentissage de la langue anglaise

10 mars 2019 à 9 09 53 03533

Le Centre Américain de l’Université Julius Nyéréré de Kankan, sous la houlette de la section des Affaires publiques et culturelles de l’Ambassade des Etats-Unis, a initié une session d’apprentissage de l’Anglais à l’intention des journalistes locaux. Cette initiative du Centre Américain de Kankan vise à renforcer les connaissances en Anglais desdits hommes de médias, regroupés au sein de l’Association des Journalistes de Kankan (AJK), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation, une première pour les hommes de medias de Kankan, suscite un engouement dans la corporation avec 16 journalistes, sur 25 inscrits, qui prennent part aux cours d’Anglais. Les séances de formation se tiennent les jeudis et vendredis soir et s’étaleront sur 4 mois.

Selon Mamadou Oury Labé Diallo, directeur du centre américain de l’Université Julius Nyéréré, « c’est dans le cadre du renforcement du niveau en Anglais des journalistes de Kankan que nous avons mis en œuvre cette formation. Car, dans le monde d’aujourd’hui, pour être à la mode, du point de vue de l’information, il faut être bilingue et comprendre l’Anglais. C’est ce qui nous a amenés à faire bénéficier les journalistes des medias publics, privés et les correspondants de cette formation afin de leur permettre de mieux informer leur public ».

Par ailleurs, monsieur Diallo a précisé que la fin de la formation sera marquée par la présence d’une délégation de l’Ambassade des USA qui délivrera les attestations aux participants. « Je suis en train de travailler avec le responsable de la presse de l’Ambassade pour qu’à la fin de cette session, les journalistes ayant effectivement suivi la formation soient attestés ».

A un peu plus de deux mois du début de cette session de formation en Anglais, les participants apprécient déjà le programme. Pour Amadou Timbo Barry, journaliste et correspondant de presse à Kankan, le contenu de la formation est appréciable et les formateurs sont à la hauteur. « Selon le programme qui est spécial, il y a l’Anglais écrit, l’Anglais parlé et l’Anglais écouté qui, à l’arrivée, devrait nous permettre de nous améliorer dans cette langue, de nos jours universelle », a-t-il dit.

Quant à Makalé Souaré, outre la satisfaction qu’elle éprouve, entend profiter de cette opportunité pour parler l’Anglais. « Au terme de cette formation, je souhaiterais m’exprimer en Anglais comme en Français. Et pour moi, c’est une joie d’être parmi les journalistes de Kankan au compte de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Il faut rappeler que cette formation, débutée en janvier dernier, va prendre fin au mois de mai 2019. Les bénéficiaires comptent saisir d’autres opportunités qu’offre l’Ambassade des Etats-Unis pour renforcer davantage leur expérience.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
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Incendie à Kankan : deux boutiques parties en fumée au quartier Sogbè

8 mars 2019 à 15 03 31 03313
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Les cas d’incendie se multiplient à Kankan à cette période de saison sèche. Après les trois cases du quartier Timbo, c’est deux boutiques de vente d’articles divers qui ont été consumées par un incendie dans la commune urbaine. Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 mars 2019 au quartier Sogbè, avec des pertes immenses rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont deux boutiques contiguës qui ont été dévorées par les flammes aux environs de 3 heures du matin. Selon les victimes, un court circuit électrique serait à l’origine du drame. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée, mais des dégâts matériels importants sont à déplorer.

Selon Issa Konaté, l’une des victimes, « c’est à partir de 00h moins que j’ai fermé la porte de ma boutique. Mais, à 3h du matin, mon grand frère est venu me réveiller pour me dire que notre boutique a pris feu. Je suis vite venu voir. Mais, on n’a pu rien sauver malgré l’aide des gens. J’avais de l’argent liquide dans la boutique, plus les marchandises. Donc, la perte est estimée à 17 ou 20 millions de francs guinéens ».

Contrairement à son voisin, Laye Bérété, la seconde victime, a pu récupérer certaines marchandises à son arrivée à 3h du matin. « Moi, je suis rentré tôt hier. C’est à 3h qu’ils m’ont téléphoné pour me dire que ma boutique est en feu. Quand je suis venu, j’ai ouvert la porte et on a pu récupérer certaines marchandises. Mais, chez mon voisin où l’incendie a commencé, tout a été consumé. J’estime la perte à 10 millions de francs guinéens », a-t-il dit.

Les deux victimes ont dit que c’est la desserte du courant privé qui est à l’origine de cet autre incendie.

A noter que si souvent c’est EDG qui est accusé d’être à l’origine des courts circuits qui provoquent les incendies, les fournisseurs du courant privé n’en restent pas moins indexés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kankan : trois cases consumées par un incendie d’origine inconnue

7 mars 2019 à 18 06 24 03243

Un incendie d’origine inconnue a consumé trois cases et leur contenu dans la nuit du mercredi, 6 mars 2019, au quartier Timbo, aux environs de 20 heures, à quelques mètres de la radio Milo FM, dans la commune urbaine de Kankan. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais un cas de blessé et plusieurs dégâts matériels sont à déplorer, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la famille de l’ex-érudit de Kankan, Cheick Fantamady Chérif, c’est la désolation qui se lit sur le visage des sinistrés. Un incendie d’origine inconnue a réduit trois cases en cendre la nuit dernière.

Selon la principale victime, Gnouma Keïta, âgée d’une cinquantaine d’années, c’est aux environs de 20 h que le drame s’est produit. « Hier nuit, après la prière de 20h, j’étais assise là avec mon amie. Mon mari était dans la maison. C’est ma jeune sœur, qui lavait son fils à côté de la case, qui a vu les flammes. Elle a crié au feu. Avant que mon mari ne sorte de la case, les flammes avaient déjà atteint le toit de la case. Honnêtement, on ne connait pas l’origine du feu. Il nous a surpris. Regardez, les trois cases ont été consumées », a dit la vieille femme.

Outre une somme d’argent, estimée à 2 millions de francs guinéens, consumé dans les flammes après le passage du feu, madame Gnouma Keïta soutient que rien ne lui reste, à part un seul complet. « J’ai tout perdu, sauf le seul complet que j’ai comme ça. C’est ma jeune sœur qui a même payé ma paire de chaussure. En ce qui concerne la somme d’argent, je n’en sais pas exactement, mais ma fille qui a été blessée dans le feu de l’action a dit que c’est plus de 2 millions, parce que c’est elle qui garde mon argent. L’argent se trouvait dans un sac de riz », a expliqué la sinistrée.

Ne disposant plus de rien, Gnouma Kéita lance un appel à l’endroit des autorités et des personnes de bonne volonté. « Les voisins ont tenté de sauver les objets, mais en vain. Je les remercie beaucoup. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Ma fille a été blessée par une brique. J’appelle tout le monde au secours… »

A noter qu’à cette période de sécheresse, les incendies deviennent récurrents aussi bien à Kankan que dans les autres préfectures de la Haute Guinée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Retard de la construction du centre de la Mamaya de Kankan : les sages inquiets

7 mars 2019 à 10 10 44 03443

Les travaux de construction d’un centre multiculturel pour accueillir la Mamaya de Kankan, lancés avec tambour et trompette par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, tardent à être une réalité. Aucune information ne filtre quant aux causes de ce retard alors que rien n’est fait jusque là sur le terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le lancement des travaux de construction de ce centre multiculturel a eu le vendredi 24 août 2018. Le site en question, situé au quartier ex-Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan, a été choisi par le ministère de la Culture pour abriter la Mamaya de Kankan, célébrée chaque année, pendant la fête de Tabaski. A l’époque, la délocalisation de cette fête n’avait pas été du goût de certains citoyens de Kankan.

Le site choisi aurait fait l’objet d’une étude d’experts tunisiens. Mais depuis lors, rien de concret n’a été réalisé sur le terrain. Selon Mohamed Lamine Ringo Kaba, président de la coordination des classes d’âge à Kankan, « c’est au mois d’août prochain que nous allons encore célébrer la Mamaya. Mais, je vous avoue que depuis la pose de la première pierre, jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous n’avons aucune information concernant la construction de ce centre culturel.

Néanmoins, après la pose de la première pierre, une équipe du ministère de la Culture est venue avec des experts tunisiens avec un document de plan d’action élaboré par des techniciens. C’est tout. Depuis là, nous n’avons pas d’autres informations ».

A en croire le porte-parole des sages à Kankan, à seulement quelques mois de la prochaine célébration de la Mamaya, l’optimisme des citoyens n’est pas de mise quant à la réalisation de cette infrastructure culturelle dans les délais.

C’est pourquoi, Mohamed Lamine Ringo Kaba met en garde : « il ne faudrait pas que nous négligions notre ancien site au profit de cette arène, alors qu’il n’y a rien pour le moment sur le terrain. Quelque chose qui devait être inauguré au mois d’août, jusqu’à présent… Ce n’est que la première pierre qu’on peut apprécier sur le terrain, vous mêmes vous pourrez deviner le reste ».

Pour éviter des déboires, le porte-parole des sages à Kankan invite les fils du terroir à s’unir afin que l’organisation de la Mamaya ne se fasse plus dans la rue. « C’est bien vrai que le carrefour Chérifoula est une place symbolique pour nous. Mais, ce qu’il faut dire aussi, c’est que c’est dans la rue que la Mamaya est célébrée depuis 1936.

On ne l’a jamais fait dans une salle alors que sa dimension est aujourd’hui mondiale. Donc pour nous, il ne faut pas attendre, il faut que les fils de la Kankan trouvent des voies et moyens par rapport à tout ce qu’on mobilise chaque année pour les infrastructures sociales afin de réaliser ce projet », a-t-il lancé.

En attendant la prochaine commémoration de la Mamaya, prévue au mois d’août 2019, la coordination qui chapeaute l’organisation de cette grande manifestation culturelle à Kankan a lancé un appel pressant aux personnes de bonne volonté, notamment aux fils ressortissants pour que la fête soit une réussite.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Immigration clandestine : Alpha Kaba raconte sa vie d’esclave en Libye (interview)

28 février 2019 à 18 06 37 02372
Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye

Un jeune guinéen, du nom d’Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye, a écrit un livre pour raconter son calvaire. Dans cette œuvre, intitulée « L’esclavage des milices, voyage au bout de l’enfer », Alpha Kaba rend hommage aux victimes de l’esclavage et interpelle l’opinion à s’impliquer pour freiner l’hémorragie de l’immigration clandestine.

Dans un entretien téléphonique accordé à un reporter de Guineematin.com, Alpha Kaba est revenu sur sa traversée du désert, de la Libye et de la Méditerranée et les conditions de vie des migrants sans papier en Europe.

Guineematin.com : Alpha Kaba, nous avons appris par voie de presse, que vous avez été victime d’esclavage en Libye, parlez-nous de vous?

Alpha Kaba : je suis Alpha Kaba, journaliste sportif et journaliste animateur culturel à Kankan, aujourd’hui diplômé de l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, en DUJ, journaliste-reporter d’images. Je vis à Bordeaux, en France, depuis un peu plus de deux ans.

Guineematin.com : pourquoi avez-vous choisi l’immigration clandestine pour aller en Europe ?

Alpha Kaba : je n’ai pas choisi l’immigration clandestine pour l’Europe, c’est vue les nécessités, vue les conditions. Vous savez aussi bien que moi, exercer le métier de journalisme en Guinée, c’est de courir tous les risques sur le terrain. Vous vous rappelez sans doute des évènements de Kankan en 2013 où la radio Bâté FM où je travaillais a été pillée. Voici la raison qui m’a poussée à quitter la Guinée que j’ai tant aimée et que j’aime toujours.

Guineematin.com: vous avez été victimes d’esclavage en Libye. Comment ça s’est passé ?

Alpha Kaba : je vais commencer par vous expliquer comment ça se passe, le marché enchères en Libye où l’être humain, le noir est considéré comme un diamant rare ou une denrée rare d’ailleurs, où le racisme est saisissant. Comme vous l’avez constaté, nous avons été victimes de traite d’esclaves, on nous revendait dans les petits marchés pour partir travailler dans les champs de plantation, dans les champs de dattes, dans les chantiers, ou pour creuser des fosses, des puits, pour nettoyer les toilettes. On était à la merci de toutes sortes de travail et on était surveillé 24 heures sur 24 avec des armes, où les arabes tirent sur des noirs comme des bêtes sauvages, où comme si tu tuais un oiseau. Et beaucoup de migrants noirs, venus de la Guinée, du Mali, de l’Afrique au Sud du Sahara, ont été victime de ça, d’autres sont décédés sur le désert en traversant le désert du Niger, pour rallier la Libye ou d’autres sont décédés en mer Méditerranée.

Guineematin.com : que dire de votre cas, spécifiquement ?

Alpha Kaba : j’ai été victime de toutes sortes de maltraitance, c’est à dire on a été réduit au plus petit degré, à l’image de tous les autres amis qui sont passés par là Libye. J’ai été revendu de Ghadamès à Zabrata. Je suis passé par les mains de 4 maîtres où le quatrième m’avait promis si je travaille bien qu’il allait me libérer. C’est ainsi le quatrième maître, j’ai travaillé avec lui pendant 9 mois, ensuite il a ténu sa promesse. Il nous a envoyés en bordure de mer où on a trouvé d’autres migrants au nombre de 150 personnes. Là, ils nous ont mis dans un zodiac, il faisait nuit, ils nous ont montré l’étoile la plus brillante, ils nous ont dit « haya », ça c’est l’Italie. N’ayant pas le choix, c’était la seule option de nous sauver, soit par la mort ou de trouver l’Italie. On nous a planqués dans ces zodiacs comme si on plaçait des habits dans l’armoire et très serrés. Ils ont allumé le moteur, ils nous ont laissé sur la mer. Notre zodiac s’est percé, il y a eu des morts, notamment une femme enceinte, une autre femme et 4 jeunes. On a été secouru. Arrivé en Italie, ils m’ont envoyé au port de Messina où ils ont relevés les empreintes digitales, ils nous ont habillés, ils nous ont nourri. Puis, ils nous ont envoyés dans un hôtel à Peritha, c’est une ville du centre de l’Italie où je suis resté pendant quelques temps. J’ai vu que je ne pouvais pas rester parce qu’on nous imposait d’étudier la langue Italienne, moi je n’en voulais pas. C’est c’est ce qui m’a poussé d’ailleurs d’aller vers la France où je pourrais mieux communiquer et échanger avec les gens. Au jour aujourd’hui, je suis reconnu comme réfugié politique sous la protection de l’OFPRA pendant 10 ans… En Libye, j’ai été vendu à 350 Dinars, c’est ce qui fait environ 250 Euros, d’après les calculs…

Guineematin.com : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

Alpha Kaba : c’est mon métier de journaliste qui m’a poussé à écrire ce livre. Je me suis dit qu’il ne faut pas me taire, je me suis dit qu’il faut dire et évoquer le cas, pour que l’opinion nationale et internationale soit au courant. L’une des raisons aussi qui m’a poussé à écrire ce livre, c’est de parler au nom de toutes ces personnes qui sont décédées en Libye, sur le désert, ces personnes qu’on a assassinées. Je me suis dit que ces personnes ne doivent être mortes en vain. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour parler au nom de ces personnes. Donc, je me suis engagé pour parler au nom de toutes ces personnes et au nom de ces migrants qui son en Europe ici et qui n’ont pas eu la chance que moi j’ai eu. Donc, je me suis dit qu’il est normal que je parle d’eux aussi. Parce que, la situation en Libye au jour aujourd’hui, il y a encore des noirs qui sont là-bas, qui sont victimes d’esclavage. Il faut donc évoquer le cas, pour que l’opinion et les autorités se bougent pour sauver la vie de ces jeunes africains qui sont en Libye. Mon livre Esclave des milices, voyage au bout de l’enfer, je l’ai écrit pour parler de la vie d’un Alpha en Guinée, j’ai parlé de mon enfance, de la vie de mes parents quand j’étais à l’école primaire, j’ai parlé du saccage de la radio Bâté FM… et j’ai parlé en fin de cette grande traversée et de l’esclavage en Libye….

Guineematin.com: faites-nous un aperçu sur la vie des migrants en Europe

Alpha Kaba : la vie des migrants en Europe, c’est une vie que je ne souhaite pas vivre, un vie que je ne souhaite que mon ennemi vive, c’est une vie d’une autre planète, parce que si tu n’as pas de papiers, tu n’as pas droit au travail, tu n’as pas droit même à un bon logement. Tu erres dans les rues comme un fou, imaginez ce qui suit après. Tu continues à quémander dans les restaurants. C’est un peu compliqué la vie d’un migrant en Europe. Sans papier, c’est vraiment difficile, surtout en hiver. Ici aussi, il y a le racisme qui existe, même s’il y a des personnes de bonne volonté qui aident les gens.

Guineematin.com : quel est l’appel avez-vous à lancer à l’endroit des jeunes qui continuent de risquer leurs vies pour l’Europe ?

Alpha Kaba : l’appel que j’ai à lancer à ces jeunes qui continuent encore à risquer leurs vies pour rejoindre l’Europe, surtout pour passer par la Libye par la mer Méditerranée, je leur demande humblement de s’abstenir pour trouver une solution. Je crois qu’on doit utiliser d’autres moyens pour avoir une meilleure vie. Une meilleure vie ne se gagne pas facilement en Europe. L’Europe n’est pas comme avant, où on nous parlait de l’Europe ancienne. L’Europe aujourd’hui, c’est une Europe qui est vraiment compliquée où il y a des extrémistes de côté, où il y a des groupes sociaux, c’est-à-dire ils ont tous les moyens pour barrer la personne qui est migrante. Je les conseille d’utiliser d’autres moyens. Il y a la coopération, il y a Campus France.

Interview réalisée par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Hon. Zalikatou du FOFPAG : « en Guinée, la seule femme cheffe de quartier a été obligée de divorcer »

27 février 2019 à 10 10 22 02222

Reparti en deux équipes, le Forum des femmes parlementaires de Guinée (FORFPAG) a sillonné, du 18 au 25 février 2019, les 7 régions de l’intérieur du pays. De partout, il ressort que les femmes, 52% de la population guinéenne, sont marginalisées. Evidemment, le FOFPAG est contre cette situation et exige que des corrections soient apportées, a appris un reporter de Guineematin.com qui a accompagné la mission

La première équipe a parcouru les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé et traversé les préfectures de Boffa, Dubréka, Coyah, Dalaba et Pita, sous la conduite de l’Honorable Hadja Aïssata Daffé, celle dirigée par l’honorable Zalikatou Diallo s’est successivement rendue à Farana, Kissidou, Gueckédou, Macenta, N’Zérékoré, Beyla, Kérouané, Kankan, Kouroussa et Dabola. Partout, ces femmes leaders ont plaidé pour une meilleure représentativité de la gent féminine dans les instances de prises de décision.

A la fin de ce parcours, l’honorable Zalikatou Diallo n’a pas caché sa colère face à la marginalisation des femmes, notamment dans les listes de candidats aux élections communales de février 2018. Mais, ce qui a de plus révoltée la secrétaire générale du FOFPAG, c’est l’absence quasi-totale de femmes à la tête des quartiers et districts du pays.

« Ici à Kankan, tout comme dans les villes de Faranah, Kissidougou, Macenta, Gueckédou, N’Zérékoré, Beyla, Kérouané que nous avons sillonnées, et sûrement ailleurs, c’est le même constat. Il y a zéro femme présidente de district ou cheffe de quartier. La seule femme cheffe de quartier a été obligée de divorcer. C’est inacceptable. Il faut que cela change », a martelé l’Honorable Zalikatou Diallo.

Parlant des résultats enregistrés lors des dernières consultations électorales, l’honorable Zalikatou Diallo et ses collègues députées ont noté que pour les 29 mille 554 candidats, il n’y avait que 7 mille 44 femmes ; soit 23,83%. A l’arrivée, sur les 7 mille 12 Conseillers élus, ce sont 460 femmes qui ont réussi à se faire élire ; soit un taux de 6,56%. Pendant ce temps, des 342 circonscriptions électorales du pays, il n’y a que 6 femmes élues maires et une seule portée à la tête d’une commune urbaine (1/38), en la personne de Madame Aminatou Touré, la fille du premier président de la Guinée. Egalement, à titre illustratif, pour toute la région de Faranah, sur les 791 élus, il y a 90 femmes Conseillères.

« C’est choquant et révoltant à la fois si on mesure ce résultat par rapport à l’engagement et à la participation des femmes dans le développement socioéconomique du pays. Les hommes doivent changer et accepter de travailler avec les femmes. Les deux sexes se complètent. D’ailleurs, les articles I et VIII de la constitution sont clairs là-dessus : l’égalité entre les sexes est consacrée », a expliqué la cheffe de la délégation.

Heureusement, après ces rencontres ponctuées de plaidoyer et de lobbying, les femmes parlementaires ont noté le ferme engagement des acteurs impliqués dans le processus électoral, notamment des autorités administratives et les représentants des partis politiques d’apporter des corrections.

« Nous avons reçu des engagements des autorités que nous saluons. Les parties concernées s’engagement à mettre en place des plateformes qui vont favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité dans les quartiers et districts ; mais également l’envoie dans les Conseils régionaux, des rares femmes élues conseillères. Je pense qu’à la prochaine fois, nous trouverons beaucoup de femmes cheffes de quartiers et présidentes de district ; et, pourquoi pas de femmes présidentes de région ou membres de Bureau exécutif de région », a dit Mme Traoré Zalikatou Diallo.

De son côté, l’expert en développement parlementaire du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Boubacar I Bah, qui a managé les deux groupes, a salué l’engagement de ces femmes leaders.

Malgré le faible niveau de présence des femmes au sein des Conseils communaux, M. Bah a tout de même noté des avancées à soutenir. « A Kindia, c’est vrai que le nombre de femmes conseillères est nettement petit ; mais par contre, le bureau exécutif communal est composé de façon paritaire ; soit quatre hommes et quatre femmes. Dans la commune rurale de Madina Woula, nous avons également appris que le bureau exécutif est composé à sa tête, d’une femme maire et d’une femme 1ère Vice-maire. C’est très encourageant. A part Kindia, il y a trois communes de Dabola qui sont dirigées par des femmes, une autre à Macenta et la commune urbaine de Kaloum. Ce qui fait un total de six femmes maires sur les 342 », a dit l’expert du PNUD.

Par ailleurs M. Bah a constaté que la mission du FOFPAG a été très opportune. « Les acteurs impliqués dans le processus, les différentes cibles, après chaque rencontre, on comprend que la plupart des acteurs n’étaient pas informés de leur rôle. Donc, le passage de ces femmes parlementaires a été salutaire et la mission est allée au-delà des attentes… ».

Cette mission du FOFPAG- qui doit se poursuivre dans la zone spéciale de Conakry- s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Représentativité des femmes en politique ». Ce projet a démarré depuis deux ans avec l’appui technique et financier du PNUD, de l’ONU femme et du gouvernement canadien.

De retour de Kankan, Abadallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : les sénégalais votent majoritairement Macky Sall (63, 52 % des voix)

24 février 2019 à 22 10 37 02372

Ce sont un total de 2 081 électeurs qui étaient inscrits au compte de la circonscription électorale de la République de Guinée pour ce scrutin présidentiel de ce dimanche, 24 février 2019. Mais, parmi eux, ce sont 1 434 sénégalais qui ont voté dans les onze (11) bureaux de vote de la Guinée, soit un taux de 48, 10 % de taux de participation, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché à l’ambassade du Sénégal à Conakry.

Doudou Bangoura

Finalement, trois (3) bulletins nuls ont été comptabilisés et 1 431 suffrages ont été valablement exprimés à Conakry, Kamsar, Fria, Kindia, Labé, Kankan et Banankoro, a indiqué monsieur Doudou Bangoura, président DECENA Guinée.

Ainsi, le président sortant et candidat à sa propre succession, Macky Sall, domine ses quatre concurrents avec 909 voix (63, 52 %).
Ousmane Sonko arrive en deuxième position en République de Guinée avec
283 voix (19, 78%). Ici, Idrissa Seck s’est classé à la troisième position avec 203 voix (14, 19%). Madické Niang et Elhadj Issa Sall sont loin derrière les trois premiers, avec respectivement 20 voix (1,40%) et 16 voix (1,12).

Alpha Assia Baldé était à l’ambassade du Sénégal à Conakry pour Guineematin.com

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Conseils régionaux, quartiers et districts : le FOFPAG plaide pour une meilleure représentativité des femmes

21 février 2019 à 8 08 45 02452

Obtenir une meilleure représentativité des femmes dans les conseils régionaux, de quartier et de district ! C’est l’objectif d’une tournée du Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG). Appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financé par l’ONU Femme à travers le gouvernement canadien, les femmes parlementaires ont entamé, depuis le 19 février 2019 et pour une semaine, une tournée de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying dans les sept chefs-lieux de région du pays.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet intitulé « Implication des femmes en politique ». Soutenu par l’Assemblée nationale, ce projet concerne aussi bien la guinée profonde que la capitale, Conakry, selon le programme du FOFPAG, transmis au reporter de Guineematin.com qui accompagne une équipe des femmes parlementaires.

Pour le succès de sa mission, le Forum des femmes parlementaires de Guinée a formé deux équipes. La première qui sillonnera les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé est coiffée par l’Honorable Hadja Aïssata Daffé. La seconde, dirigée par l’Honorable Zalikatou Diallo, se rendra successivement à Faranah, N’zérékoré et Kankan.

Accompagnée des députées Anne Marie Mansaré, Fatoumata Binta Diallo (Koïn), de Thérèse Téwa Yaradouno et de deux assistants parlementaires, l’honorable Zalikatou Diallo, par ailleurs secrétaire générale du FOFPAG, a débuté sa mission hier, mercredi 20 février 2019, à Faranah, où elle a rencontré les autorités régionales, préfectorales et communales, mais également les représentants de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante), des partis politiques et de la société civile.

Dès l’entame, la cheffe de délégation a déploré la faible représentativité des femmes sur les listes de candidats des partis politiques pour les élections locales de février 2018. « Voyez-vous, les femmes avec tout le poids qu’elles supportent et représentant les 52% de la population, ne sont pas bien prises en compte dans les sphères de décision… Les élections communales passées ont enregistré, dans les 342 circonscriptions du pays, 29 mille 554 candidats pour seulement 7 mille 44 femmes ; soit moins du tiers de l’effectif. C’est marginal », a regretté la secrétaire générale du FOFPAG.

Plus loin, Zalikatou Diallo a expliqué que cette mission vise à faire un plaidoyer auprès des acteurs impliqués dans le processus électoral en vue d’une plus grande présence des femmes dans les conseils régionaux mais également pour qu’il y ait plus de femmes présidentes de quartier et de district.

« Nous avons demandé à tous les acteurs de tout mettre en œuvre pour que les femmes conseillères puissent être désignées dans les conseils de région. Du côté des conseillers communaux, c’est ce que nous voulons. S’agissant des partis politiques, nous demandons à ce que les femmes soient désignées et en nombre comme Présidentes de quartier et de district. C’est le moment de le dire, puisqu’en 2018, quand on passait le message d’inscrire beaucoup de femmes sur les listes électorales, cette étape était déjà passée. Maintenant qu’il est l’heure de désigner les conseillers régionaux et les responsables de quartier et de district, je pense que notre mission est arrivée au bon moment », a plaidé la députée qui a été également appuyée avec des arguments forts encourageants de ses paires.

Cette demande s’adresse également aux conseillers issus des listes indépendantes qui ont des femmes conseillères et des localités remportées, ont insisté les parlementaires.

S’adressant aux femmes, l’honorable Fatoumata Binta Diallo (Koïn) dira que le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache. « Donc, levez-vous ! Car, avec un peu de volonté, vous pouvez devenir présidente de quartier, de district, maire, conseillère de région et pourquoi pas députée…».

Prenant la parole, certains participants ont regretté l’indifférence des femmes à pratiquer la politique et d’autres, de la méchanceté et de l’égoïsme des hommes, qui ne veulent pas partager.

Toutefois, des contraintes liées à la pesanteur sociale, aux coutumes, à la pauvreté ou au manque de formation ont été régulièrement été citées parmi les principales causes de la sous représentativité des femmes aux postes de décision.

De son côté, au nom du gouverneur Sadou kéïta, absent, le Chef de cabinet du gouvernorat de Faranah, Ibrahima II Sylla s’est réjoui de cette initiative du FOFPAG. « Nous saluons cette démarche des femmes parlementaires. Nous voulons que la représentation des femmes dans les quartiers et districts soit une réalité. Il appartient aux partis politiques de travailler et d’accepter également cette présence significative des femmes à la tête des quartiers et districts. Egalement, en tant qu’autorités, nous allons attirer l’attention des conseillers pour que les femmes élues soient désignées dans le conseil régional. Nous rappelons que nous assurons la tutelle ; mais, la décision de le faire ne nous appartient pas ».

D’ailleurs, abordant certains problèmes soulevés par les participants, Ibrahima II Sylla a rappelé les efforts du président de la République pour l’autonomisation des femmes. « Les femmes sont braves et capables. Et, pour les accompagner, le président de la République a créé partout des micro-crédits comme les MUFFA et les LC2 pour leur autonomisation… », a dit le chef de cabinet.

Dans la même logique, Ibrahima II Sylla s’est félicité de l’élection au poste de maire de trois femmes au niveau de la région de Faranah. Il s’agit de Madame Fanta Diaby, maire de la commune rurale d’Alfamoussaya, de Madame Mariama Diallo, maire de la commune rurale de Bissikirima et de Madame Fanta Chérif, maire de la commune rurale de Konindou. Ces trois collectivités rurales, relevant toutes de la préfecture de Dabola.

Enfin, Dr. Zalikatou Diallo a repris la parole pour revenir sur les recommandations faites par les différents acteurs rencontrés. « Il s’agit de rencontrer les femmes en nombre et dans les zones rurales pour les sensibiliser et les motiver à s’engager plus en politique et d’impliquer les médias dans nos activités », a-t-elle insisté. La cheffe de mission a également noté la proposition de loi sur la parité initiée par le FOFPAG qui viendra, une fois votée, contraindre les différents acteurs à améliorer le niveau de représentation des femmes aux postes décision (électif ou nominatif).

Après ces entretiens, la mission a continué à Kissidougou et Gueckédou où elle a également rencontré les différents acteurs, recueilli les données et développé le plaidoyer en faveur des femmes. La mission a regretté qu’il n’y ait aucune femme maire dans ces trois préfectures (Faranah, Kissidougou et Gueckédou).

Aujourd’hui, jeudi 21 février 2019, la mission conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo sera reçue dans les préfectures de Macenta et N’Zérékoré.

De Gueckédou, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Conakry : vers le lancement de la quinzaine artistique et du festival des arts et de la Culture

14 décembre 2018 à 10 10 15 121512

La Guinée s’apprête à vibrer au rythme du Festival National des Arts et de la Culture (FENAC 2018). En prélude à cette manifestation, le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a rencontré les médias dans ses locaux hier, jeudi 13 décembre 2018. Les responsables du département ont saisi l’occasion pour annoncer les couleurs de l’événement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette rencontre, les autorités ont annoncé qu’en prélude au FENAC demain, samedi, la 17ème édition de la quinzaine artistique régionale sera lancée au musée national de Sandervalia.

Placée sous le thème « consolidation de l’unité nationale », le Festival National des Arts et de la Culture est attendu à partir du 23 décembre prochain. L’événement mettra en exergue plusieurs disciplines qui seront en compétition cette année: chœur, ensemble instrumental, humour ou stand up, musique urbaine, orchestre moderne, percussions, théâtre ou slam et l’art du récit.

Fodéba Isto Keira

Le secrétaire général du ministère des Sports et de la Culture, Fodéba Isto Keira est revenu sur les raisons du choix du thème de cette année. Selon lui, « un peuple qui tourne le dos à sa culture, la violence n’est pas loin de ce peuple. Vous voyez comment le tissu social est fragilisé. Nous pensons qu’à travers cette manifestation, les artistes sont mieux placés aujourd’hui pour passer des messages de paix, de fraternité et de solidarité, puisque ces artistes n’ont pas de couleurs, ils brillent par leur neutralité dans les messages qu’ils véhiculent. Nous pensons que cette édition va connaître un succès grâce au concours de tout un chacun. L’objectif de ce festival, c’est d’aller vers la population pour la consolidation de la paix ».

Les organisateurs ont précisé que le FENAC 2018 est ouvert à toutes les troupes reconnues dans les sept régions administratives et les cinq communes de Conakry. Durant quatre (4) jours de compétition, plus de mille huit cent (1800) artistes, venus de tous les horizons, vont s’affronter dans les capitales régionales de la Guinée : la zone spéciale de Conakry, Boké, Faranah, Kankan, Labé, Mamou et N’Zérékoré.

Toutefois, Fodéba Isto Kéira a déploré le manque d’infrastructures culturelles et sportives dans le pays. Des anciennes salles de loisirs sont désormais transformées en magasins de stockage. « Le manque d’infrastructures est notoire. Les salles de cinéma sont devenues des magasins. On a voulu par exemple utiliser la maison des jeunes de Matam, qui est une très grande maison, qu’on appelait avant la permanence de Matam, devenue aujourd’hui un magasin… Il n’y a pas de culture sans espaces culturels, et qui parle de produit culturel, parle de trois choses essentielles: la production, la promotion et la diffusion. Quand cela manque, ça ne marche pas et cela a manqué dans ce pays là. Nous avons un accord formel avec le gouvernement chinois pour la construction d’un palais de la culture de cinq mille places ».

À Conakry, les différentes représentations se dérouleront au musée national de Guinée, à l’espace culturel Fougou Fougou et à la paillote. Une compétition qui se fera sous l’œil vigilant de 30 membres d’un jury spécialisé en questions artistiques et culturelles ainsi que 66 encadreurs.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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