Mandiana : grande démonstration de force du RPG-AEC pour une nouvelle Constitution

15 septembre 2019 à 8 08 10 09109

Hier, samedi 14 septembre 2019, la préfecture de Mandiana a célébré en différé et en grande pompe le 17 mai 1991, date marquant l’anniversaire du retour du président Alpha Condé en Guinée. Tenue dans les antres du stade préfectoral de Mandiana, cette gigantesque mobilisation des militants et sympathisants du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, était placée sous la houlette du ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, parrain de la préfecture. Il avait à ses côtés, dans la loge officielle, son homologue de l’Education nationale Mory Sangaré, le Coordinateur national du CNLSS, Dr Abass Diakité, des députés et évidemment les autorités locales.

Venue de toutes les contrées de Mandiana, cette marée humaine scandait en boucle et tout au long du meeting des slogans favorables au président de la République et à son gouvernement. Cette déferlante jaune qui avait investi le temple préfectoral des sports de Mandiana, a aussi mis ce meeting géant à profit pour réitérer son soutien à l’initiative d’une nouvelle constitution.

Dans son intervention, le porte-parole des jeunes a, au nom de l’ensemble de la jeunesse de la préfecture, vivement salué toutes les actions déjà réalisées par le président Alpha Condé en faveur de Mandiana. « Le président ‘’bâtisseur’’ Alpha Condé est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous sommes conscients des nombreux efforts fournis par l’homme en vue de faire de la Guinée un pays phare en Afrique et dans le reste du monde. Pour toutes ces raisons, nous disons qu’il est plus que nécessaire de doter la Guinée d’une nouvelle constitution qui prendrait en compte tous les manquements qu’on constate aujourd’hui », a-t-il soutenu.

Quant à Eva Cross, la députée uninominale de Mandiana, elle a justifié les raisons pour lesquelles sa circonscription exprime son soutien et sa reconnaissance au Chef de l’Etat. « Aujourd’hui, les réalisations sont partout à Mandiana et à travers tout le pays. Au nom donc des populations, nous disons grand merci au président Alpha Condé et vive l’adoption d’une nouvelle constitution… »

De son côté, le ministre Mory Sangaré, a tenu à rappeler les difficultés auxquelles était confrontée Mandiana avant l’arrivée du président Alpha Condé en 2010 avant d’inviter les populations de Mandiana à rester souder derrière le président de la République.

Pour sa part, le parrain de la préfecture, le ministre Diakaria Koulibaly, qui a été fortement impressionné par l’ampleur de la mobilisation de ce samedi, ne pouvait pas ne pas transmettre les chaleureuses salutations de son mandant, le président de la République, Pr. Alpha Condé aux populations de Mandiana.

Le ministre des Hydrocarbures est par la suite revenu sur les différentes réalisations dont la préfecture de Mandiana a bénéficié depuis que Alpha Condé a pris les rênes de la Guinée. Parmi ces acquis du régime à Mandiana, le ministre Koulibaly a rappelé la réalisation de certaines infrastructures notamment la construction de la villa des hôtes, du siège du bloc administratif préfectoral, de la grande mosquée ; le bitumage de la voirie urbaine, l’aménagement des plaines agricoles à Koundia dont le coût de réalisation est estimé à plus cent milliards de francs guinéens ; l’installation dans la commune urbaine et dans les communes rurales des lampadaires solaires publics. Sans oublier le bitumage en cours de la route qui relie Mandiana à Kankan, le chef-lieu de la région. Autant de raisons qui amènent le ministre des Hydrocarbures à exhorter les populations de Mandiana à resserrer les rangs derrière le président de la République Alpha Condé afin de faire de la Guinée un pays véritablement émergent.

Mohamed Bangoura

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Éboulement de Kankan-Coura : le conseil du quartier suspendu, les éco-gardes épinglés….

12 septembre 2019 à 18 06 27 09279

Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu dans une mine d’or le vendredi, 6 septembre 2019, et qui a coûté la vie à six femmes, des têtes commencent à tomber dans la commune urbaine de Kankan. Le conseil du quartier de Kankan-Coura a été suspendu par le préfet Aziz Diop pendant que plusieurs personnes ont été entendues dans cette affaire qui a endeuillé plusieurs familles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le décès de six femmes lors d’un éboulement dans une mine d’or a créé une vive émotion à Kankan. Une semaine après le drame, le préfet Aziz Diop a animé une conférence de presse ce jeudi, 12 septembre 2019. La démarche visait à partager les informations relatives à cet éboulement meurtrier, notamment des suspensions, des dénonciations et des cas de personnes entendues par les services de sécurité.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon monsieur Diop, un comité d’urgence avait été aussitôt mis en place. Au terme des investigations, des sanctions ont été infligées aux responsables locaux. « Nous irons jusqu’au bout. La première sanction administrative, c’est la suspension de tout le conseil du quartier Kankan-Coura, parce qu’on a les preuves de leur responsabilité et leur complicité. Le responsable de l’éco-garde nous a dit qu’il était dépassé par les événements. A chaque fois qu’une femme se faisait arrêtée, c’est le chef de quartier qui venait plaider. Lui et le responsable des jeunes, ils ont même pris des engagements », a dévoilé le préfet.

Par ailleurs, Aziz Diop a laissé entendre qu’une trentaine de personnes doivent être entendues par la police et la gendarmerie. « Tous les neufs membres du conseil de quartier, le chef des Donzo, l’imam, le secrétaire général du RPG à Kankan-Coura… C’est ce dernier qui organisait les femmes à descendre dans la mine. Donc, ça c’est 11 personnes qui sont à la disposition de la police. Au niveau de la gendarmerie, les chefs garagistes et menuiseries qui ont leurs ateliers auprès de la mine ont reçu des convocations. Les maris et parents des six victimes vont être écoutés pour savoir comment leurs femmes sont sorties à 4h du matin pour aller dans la mine. Donc, c’est une brochette d’une trentaine de personnes qui est entendue en ce moment par les services de sécurité. L’enquête n’est pas encore finie », a-t-il fait savoir.

En outre, le préfet a dit que les éco-gardes (les conservateurs de la nature, ndlr) vont être relevés de leurs fonctions et poursuivis en justice. « Comment les femmes peuvent exploiter la mine si les éco-gardes faisaient leur travail ? Donc, nous allons les relever tous de leurs fonctions, les changer et les poursuivre. Parmi ces éco-gardes, on dit qu’il y a cinq dames qui sont des nourrices, il y a d’autres qui sont des invalides. Il faut qu’on arrête de mentir à notre pays. On vous recrute, vous restez à la maison faire des enfants, pendant que notre environnement se dégrade », a-t-il déploré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : l’unique forage du quartier Dar es-salam emporté par des inconnus

11 septembre 2019 à 15 03 11 09119

Décidément, les voleurs ne sont pas prêts à rendre les armes dans la commune urbaine de Kankan. Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 septembre 2019, des inconnus ont vandalisé un forage au secteur 4 du quartier Dar es-salam avant d’emporter la tête dudit forage. Les autorités du quartier, dépassées par cet acte, disent que le vol s’est produit aux environs de 3 heures du matin et annoncent l’ouverture d’une enquête, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens du quartier Dar es-salam se sont réveillés avec une triste nouvelle ce mercredi matin. Le seul forage qui alimente le quartier en eau potable a été vandalisé et emporté par des inconnus. Selon Arafan Traoré, chef du quartier de Dar es-salam, c’est la première fois qu’un acte de ce genre est enregistré sur les lieux.

« A 6 heures du matin, celle qui est chargée de la protection du forage m’a appelé pour me dire que le forage a été volé. Elle pense que dans les environs de 3 heures du matin qu’ils sont venus démonter le forage et emporter les pièces. Ce forage est dans ce quartier depuis 1981, mais c’est la première qu’on le vandalise », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Arafan Traoré n’a pas caché son indignation par rapport à cet acte qui aura sans aucun doute des inconvénients sur la vie des femmes du quartier. « Je suis complètement envahi et dépassé par cette affaire, parce que je sais quel est l’inconvénient de ce vol sur les femmes de ce quartier, parce que c’est ici qu’elles puissent l’eau potable. Je ne sais vraiment pas quoi dire », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est des mesures prises pour faire face à l’insécurité de plus en plus grandissante dans le quartier, Arafan Traoré a dit que des patrouilles seront organisées pour traquer les malfaiteurs. « Dès aujourd’hui, les jeunes vont commencer à patrouiller le quartier la nuit et n’importe quelle personne qui sera prise, doit être correctement identifiée », a-t-il précisé.

En outre, monsieur Traoré dit avoir informé les autorités communales et qu’une enquête a été ouverte par la police pour mettre main sur les auteurs du vol.

A noter que les attaques nocturnes sont devenues récurrentes dans la commune urbaine de Kankan. Après les boutiques et magasins, c’est à un autre forage que des inconnus s’en sont pris dans la nuit du lundi au quartier Gare, emportant tout sur leur passage.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Ecole primaire de Kankan Coura : sur 15 salles de classes, seulement 7 sont opérationnelles

11 septembre 2019 à 14 02 30 09309

Alors que la rentrée scolaire de cette année est prévue dans trois semaines, plusieurs écoles de Conakry et surtout de l’intérieur du pays se trouvent dans un état qui ne favorise pas un bon déroulement des cours. C’est le cas de l’école primaire de Kankan Coura, dans la ville de Kankan. Plus de la moitié des salles de classe de cet établissement ne sont pas, de nos jours, opérationnelles, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon nos informations, cette école a été construite en 1959, c’est-à-dire peu après l’accession de la Guinée à l’indépendance. C’est le seul établissement public d’enseignement élémentaire de ce quartier. Aujourd’hui, elle se trouve dans un état hideux. Les bâtiments sont fortement délabrés et plusieurs salles de classe ne sont plus opérationnelles.

Sur les 15 salles que compte l’école, seulement 7 sont encore utilisables. Les 8 autres n’ont ni portes ni fenêtres, et certaines n’ont même plus de tableaux. L’une d’entre elles a aussi été décoiffée par un vent violent et reste aujourd’hui sans toit. Pendant les vacances, les classes sont devenues des abris pour les animaux domestiques (vaches, moutons chèvres…) et des latrines pour certains enfants.

On apprend même que les élèves de cette école vont en vacances avec leurs tables bancs par peur qu’elles ne soient volées. Parce que l’établissement n’a aucune mesure de sécurité. C’est dans ce contexte que la rentrée scolaire va intervenir le 03 octobre prochain, puisqu’aucun projet de rénovation de cet établissement scolaire n’est encore annoncé.

Les élèves, enseignants et encadreurs de l’école vont devoir donc faire avec, en attendant une attention des autorités éducatives du pays sur cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Accès aux écoles professionnelles : plusieurs candidats n’ont pas pu participer au concours à Kankan

11 septembre 2019 à 13 01 00 09009

Ils étaient nombreux dans la préfecture de Kankan à vouloir prendre au concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles, en cours depuis lundi dernier. Mais, tous n’ont pas réussi à participer à cette évaluation nationale. Plusieurs d’entre eux sont venus postuler trop tard, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Selon Houlamatou Thiam du service examen à l’inspection régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan, 434 dont 10 filles prennent part à ce concours dans la préfecture. Ils auraient pu être beaucoup plus nombreux si tous ceux qui désiraient y participer étaient présents. Mais, faute d’information, beaucoup d’entre eux ont déposé leurs dossiers trop tard.

« Les statistiques de cette année ont diminué par rapport à l’année dernière. Les candidats n’étaient pas bien informés, il y en a qui sont venus en retard, ils ont trouvé que les inscriptions étaient terminées. Et, d’autres viennent jusqu’à présent pour dire qu’ils veulent postuler », a-t-elle confié.

Dans les deux centres d’examen de la ville, les acteurs concernés assurent que les épreuves se déroulent sans problèmes. Jean Marie Tolno, délégué national chargé de la supervision du concours d’entrée aux écoles techniques et professionnelles dans la région administrative de Kankan, déplore cependant des cas d’absences.

« Depuis le début, tout se passe bien. Mais, la seule chose que nous déplorons, c’est l’absence de certains candidats. Aujourd’hui, il y a une dizaine d’absences du côté de l’ENAM », a-t-il dit.

A l’issue des deux premières journées, Saa Victor Tolno, l’un des candidats, a exprimé un sentiment de satisfaction. « Depuis le début jusqu’aujourd’hui, les épreuves se passent dans de bonnes conditions. Si ça continue comme ça, il y aura un succès », a-t-il laissé entendre.

Ce concours se poursuit jusqu’au dimanche, 15 septembre sur l’ensemble du territoire national. Les candidats qui seront admis vont accéder aux différentes écoles techniques et professionnelles du pays.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Baisse de la pluviométrie à Kankan : un spécialiste tire la sonnette d’alarme

10 septembre 2019 à 13 01 13 09139

Contrairement aux années passées, la région de Kankan fait face à une faible pluviométrie en cette période hivernale. La situation est jugée très préoccupante par les responsables du service météorologique local basé au quartier Météo dans la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La région de la savane guinéenne connait une diminution régulière de la pluviométrie, notamment pour les trois (3) dernières décennies. De nombreux facteurs, notamment provoqués par l’être humain, sont à l’origine de ce drame silencieux. Une situation qui inquiète les citoyens, mais surtout les spécialistes de la météorologie.

Selon Koumbozono Béavogui, observateur météo en service au centre météorologique de Kankan « de 1989 à cette année 2019, nous constatons que la pluviométrie ne cesse de baisser à un rythme très inquiétant. L’exception est survenue seulement au cours de l’année passée où nous avons même enregistré de terribles inondations dans la commune urbaine. En termes de comparaison, si nous prenons le mois de juillet 2018 et celui de 2019, nous avons connu un excédent de 5, 4 millimètres au cours du premier. Mais au cours de celui-ci, on était vraiment à un très faible niveau ».

Parlant des causes et des conséquences de ce déficit hydrique, Koumbozono Béavogui a fait savoir que c’est toute notre existence du futur qui est en danger. « D’abord, la première explication c’est la croissance démographique. Il y a aussi une mauvaise gestion de nos espaces forestiers et culturaux, les feux de brousse, la coupe abusive des bois. Tout cela affecte sérieusement la profondeur de nos cours d’eau, occasionne la précocité ou la tardiveté des cultures. Il y a aussi le risque imminent d’apparition de nouvelles épidémies. Nous vivons en ce moment des moments critiques et difficiles. Le climat a changé », a-t-il laissé entendre.

Pour faire face à cette situation, notre interlocuteur préconise un certain nombre de comportements à observer. « La population doit consulter la météo. Les projets de construction des barrages, par exemple, doivent être exécutés sur le terrain en tenant compte des paramètres météorologiques ; protéger nos espaces de forêt. Il est certes difficile d’empêcher la croissance démographique, mais il faut beaucoup miser sur le reboisement des espaces déjà dégradés et lutter contre les pratiques néfastes le long des cours d’eau », a-t-il conseillé.

Alors que la saison pluvieuse tire à sa fin, l’on se demande quelle sera la conséquence de cette faible pluviométrie sur le rendement de la campagne agricole 2019 dans la région.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla, pour Guineematin.com

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Éboulement de Kankan-Coura : parents des victimes et autorités locales toujours sous le choc

7 septembre 2019 à 19 07 28 09289
Balla Konaté, chef du quartier de Kankan-Courra

Après l’éboulement d’une mine d’or à Kankan, qui a coûté la vie à six femmes hier vendredi, 06 septembre 2019, au quartier Kankan Coura, les nombreuses familles sont encore sous le choc et vivent dans le deuil. Au lendemain de ce drame, plusieurs citoyens se sont réunis dans les familles des victimes pour leur apporter compassion et solidarité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le quartier Kankan-courra porte toujours la tristesse et la désolation suite au drame survenu dans la mine d’or. Les nombreuses familles ont encore les traits marqués par cette tragédie qui a coûté la vie à six femmes.

Selon Balla Konaté, chef du quartier de Kankan-Courra, « hier matin c’est à 7h qu’on m’a appelé pour m’informer du drame, c’est au pied de la mine que les femmes ont trouvé la mort. On les a chassées de là-bas plusieurs fois, elles ont refusé de quitter. Hier matin, par la volonté de Dieu, elles y ont laissé leurs vies. Mais, on a informé tout le monde, à partir de ce drame, on ne veut voir personne dans cette mine. Toute personne qui sera prise là-bas, aura à faire avec la loi. Maintenant, nous allons surveiller la mine de jour comme de nuit. Vous savez, dans une situation, tant que le pire ne se produit pas, on ne va pas prendre des dispositions. Tous ceux qui seront pris dans la mine maintenant, seront déférés chez les autorités », a mis en garde le chef du quartier.

Kabinet Soumaré, beau frère de Hadja Sidibé

Pour sa part, Kabinet Soumaré, beau frère de Hadja Sidibé, une des victimes de l’éboulement, a exprimé toute sa tristesse tout en témoignant de la bravoure de la victime. « Ce que je peux vous dire sur Hadja Sidibé, elle était mère de 9 enfants. Depuis qu’elle a été mariée chez nous, elle n’a jamais eu de problème avec quelqu’un dans la famille. Vraiment, toute la famille est triste aujourd’hui de sa disparition, en particulier moi. Elle était une bonne femme au foyer », a-t-il témoigné.

Il faut rappeler que cet éboulement a coûté la vie à six femmes, toutes identifiées. Il s’agit de Nadouba Konaté, Hadja Sidibé, Gnalén Konaté, Fanta Konaté, Nagnouma Konaté et Fanta Doumbouya. Elles ont rejoint leurs dernières demeures dans l’après midi d’hier vendredi après la prière de 14 heures.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Éboulement mortel à Kankan : la mine était interdite d’accès

6 septembre 2019 à 20 08 21 09219

Comme annoncé précédemment, un éboulement a coûté la vie à au moins 6 personnes à l’aube de ce vendredi, 06 septembre 2019, à Kankan. Le drame a fait également deux blessés graves. Toutes les victimes sont des femmes. Elles se cachaient pour travailler dans la mine d’or de Kankan-Koura qui était interdite d’accès, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, ces dames ont quitté leurs maisons à 4 heures du matin pour aller dans cette mine à la recherche de l’or. Pendant qu’elles étaient dans le trou, un éboulement s’est produit. Les secouristes qui sont arrivés sur les lieux ont retrouvé six corps sans vie et deux blessés graves. Mais, selon le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, on ne sait pas encore si ce sont les seules victimes de ce drame.

Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

« Nous avons trouvé 16 paires de chaussures sur les lieux du drame, ce n’est pas évident que toutes ces 16 personnes soient mortes. Mais, 6 corps sans vie ont été retrouvés et on les a remis au chef de quartier et à la communauté de Kankan-Koura. On a mis des moyens à leur disposition pour s’occuper des corps. On doit remonter l’information, il ne faudrait pas que les gens viennent transformer une carrière en une mine. Il y a des mesures de sécurité dans les mines, mais ici c’est une carrière, donc il n’y a pas de mesures de sécurité », a dit l’autorité locale.

Si ces dames ont choisi cette heure aussi matinale pour se rendre sur les lieux, c’est parce qu’elles ne veulent pas aperçues par quelqu’un. Car cette mine, découverte il y a un an à Kankan-Koura, est interdite d’exploitation en raison des risques qu’elle représente. Depuis cette interdiction, l’officier de police judiciaire Daniel Faya Kamano et ses collègues conservateurs de la nature mènent des patrouilles régulièrement dans la zone, mais ils n’ont malheureusement pas réussi à éviter ce drame.

Daniel Faya Kamano, conservateur de la nature et officier de la police judiciaire

« C’est une situation très déplorable. Nous avons un personnel suffisant qui roule ici pendant toute la journée pour chasser les femmes. On nous a d’abord fait croire que c’est pour extraire du gravier qu’elles viennent ici, parce que ce sont généralement des femmes qui ont perdu leurs maris. Mais, quand on a su ce qu’elles faisaient ici réellement, on a engagé des patrouilles, mais on n’a jamais pris quelqu’un ici. Parce qu’elles viennent tard la nuit pour creuser », a expliqué l’agent.

Toumay Diallo, président de la jeunesse de Kankan-Koura

Toumay Diallo, président de la jeunesse de Kankan-Koura, lui aussi, dit avoir tenté à plusieurs reprises de dissuader les femmes qui se cachent pour travailler nuitamment dans cette mine, mais en vain. « Moi, je venais souvent ici la nuit. Je venais parfois à 1 heure ou à 2 heures du matin pour dire aux femmes de quitter les lieux, elles me disaient qu’elles n’allaient plus revenir ici. Mais bon, c’est la volonté du Tout Puissant. Les hommes ne venaient pas ici. C’est une seule fois que j’ai vu des hommes ici, et depuis que je leur ai parlé ils ne sont plus revenus », soutient le jeune homme.

Les six victimes de cet éboulement, le premier du genre dans cette mine, ont été inhumées dans l’après-midi de ce vendredi. De leur côté, les deux blessées reçoivent des soins à l’hôpital régional de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Nanfo Diaby depuis la Côte d’Ivoire : « le fait de diriger la prière en Maninka a été salué par tout le monde »

30 août 2019 à 10 10 20 08208
Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur et enseignant de l’écriture N’ko

Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur et enseignant de l’écriture N’ko, qui a dirigé plusieurs fois la prière en langue Maninka à Kankan, est actuellement en séjour en Côte d’Ivoire. Cette visite du controversé imam se situe dans le cadre du congrès international de l’écriture N’ko qui se tient à Bingerville du 30 août au 1er septembre 2019. Joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan, Nanfo Ismaël Diaby s’est dit très heureux d’être de ce congrès.

« C’est un honneur pour moi d’être invité à ce congrès, je suis venu trouver mes amis ici avec lesquels je partage les mêmes idéologies. Vous savez, la Côte d’Ivoire représente beaucoup de choses dans l’histoire du N’ko, parce que c’est ici que Karamo Solomana Kanté a créé le N’ko. Les responsables de N’ko qui sont là ont bien veillé sur la maison dans laquelle le N’ko a été créé », a dit monsieur Diaby.

Selon lui, il a été bien accueilli et félicité pour ce qu’il a fait pendant le mois saint de ramadan. « Je suis vraiment ému de cette invitation, cela démontre que nos amis nous ont à l’œil. Le fait de diriger la prière en Maninka a été salué par tout le monde, parce que c’est des gens qui le faisaient même avant moi. On en avait parlé avant même d’être ici, ils m’ont dit que c’est est une bonne chose », soutient-il.

Par ailleurs, notre interlocuteur a fait savoir que si on lui donne la parole par rapport à son acte, il saurait bien se défendre. « Quand on me demandera au cours du congrès, je me défendrais avec beaucoup de sérénité. Mais vous savez, il n’est mentionné nulle part dans le coran qu’il faut forcement prier en Arabe. Dieu nous a obligés de prier, mais pas en Arabe, Il comprend toutes les langues. Tout ce que je peux dire aux gens, c’est que la religion, c’est pour Dieu. On doit s’aimer et arrêter de se battre à cause de la religion », conseille-t-il.

Après avoir officié des prières en Maninka, Nanfo Ismaël Diaby a été sanctionné par la ligue islamique régionale de Kankan. Il lui a été interdit de faire le prêche dans les mosquées et radios. Il s’est dit ne pas être affecté par cette sanction. « Cette sanction ne me fait rien et elle ne me fera rien, parce que tout ce que nous on fait, c’est pour N’ko. Cette sanction a été une erreur de la part des autorités religieuses guinéennes, mais puisque c’est la notabilité, moi je n’ai rien dit, j’ai du respect pour eux. Jusqu’à présent, la sanction est en vigueur. Ils n’ont rien dit d’abord ».

Il faut rappeler que ce congrès auquel prend part Nanfo Ismaël Diaby est initié par l’Organisation Mondiale pour le Développement du N’ko qui doit regrouper des délégués venus des pays d’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Arrestation de 2 homosexuels à Kankan : les autorités promettent…

28 août 2019 à 19 07 21 08218

Après l’épisode Ismaël Nanfo Diaby, le célèbre enseignant de l’écriture N’ko qui a dirigé des prières en Maninka, c’est une histoire d’homosexuels qui défraie la chronique à Kankan. Deux personnes, suspectées d’être homosexuelles, ont été mises aux arrêts par des soldats du camp Soundiata Keïta le 18 août dernier. Le préfet et les autorités religieuses ont aussitôt haussé pour dénoncer ces actes contrenatures et promettent d’éradiquer le mal, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une histoire d’homosexualité qui a fait le tollé ces derniers jours dans la cité religieuse de l’érudit Cheick Fantamady Chérif. Deux individus, suspectés d’actes homosexuels, ont été récemment mis aux arrêts dans la capitale de la Haute Guinée.

Commandant Ibrahima Sidibé

Selon nos informations, ces individus procédaient par magie pour subtiliser les appareils géniaux de leurs victimes. Interrogé par un reporter de Guineematin.com, le Commandant Ibrahima Sidibé de la garnison militaire de Kankan, est revenu sur le mode opératoire des deux individus. « D’abord, on les a appréhendé en tant que magiciens. Ils sont accusés d’abus de confiance. Ils ont une bague, dès qu’ils touchent un homme avec cette bague au doigt, l’intéressé perd son sexe et devient impuissant. Mais, c’est à la garnison, après des explications, qu’on n’a su qu’ils étaient des homosexuels », a-t-il expliqué.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Face au tollé suscité par cette nouvelle, le préfet Aziz Diop a brisé le silence et promis de démanteler le réseau d’homosexuels. « Maintenant, on connait les lieux où cette pratique est une réalité. Il y a un coin au quartier Bordeaux et un autre au quartier Aviation. Ce n’est pas normal par rapport à nos lois. Dans toute société où l’homosexualité est répandue, cette société est menacée, ce n’est pas normal dans une ville sainte comme Kankan. Depuis plusieurs mois la décision a été prise de démanteler le réseau. Les services de sécurité ont été amplement informés par rapport à ça. Mais, on n’en fera pas bruit, parce qu’au-delà de ce phénomène, il faut voir le côté social aussi, parce que c’est des familles qui sont impliquées », a laissé entendre monsieur Diop.

Moussa Barim Camara, secrétaire général de la ligue islamique communal de Kankan

Cette pratique de l’homosexualité dans une ville aussi religieuse que Kankan a provoqué la colère et l’indignation des autorités de la ligue islamique. Selon Moussa Barim Camara, secrétaire général de la ligue islamique communal de Kankan, « cette nouvelle sur l’homosexualité nous a vraiment affecté au niveau de la ligue islamique de Kankan. C’est la raison pour laquelle, nous allons passer par tous les moyens nécessaires pour éradiquer cette pratique à Kankan ici. Notre première disposition, c’est de sensibiliser tous les croyants par la voie écrite et orale. Nous irons nous entretenir avec tous les responsables religieux et sans oublier toutes les autorités régionales afin qu’une décision drastique soit prise pour éradiquer cette pratique ».

Les deux présumés homosexuels séjournent actuellement dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie de Kankan. Une source proche du dossier a confié à notre reporter que les deux individus devraient être présentés ce mercredi, 28 août 2019, au procureur de la République près le Tribunal de Kankan pour être entendus.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan plongé dans le noir : la citerne qui alimente la centrale thermique bloquée à KK (Coyah)

26 août 2019 à 19 07 05 08058

La ville de Kankan n’en finit plus avec ses problèmes dans la fourniture du courant électrique. Depuis trois jours, la capitale de la Haute Guinée est complètement plongée dans le noir suite à un manque de carburant pour alimenter la centrale thermique de la Guinéenne d’Electricité (EDG). La paralysie de la circulation à quelques pas du pont KK, dans la préfecture de Coyah est à l’origine de ce problème, appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière en Basse Côté ont provoqué un éboulement à la sortie de Coyah. La circulation a été paralysée sur la route nationale Conakry-Kindia. Selon nos informations, la citerne qui alimente la centrale thermique d’EDG de Kankan fait partie des centaines de véhicules affectés par cette paralysie.

Cette situation a eu pour conséquences un manque de carburant pour faire tourner les moteurs de la centrale thermique. Ce qui fait que depuis 72 heures la ville de Kankan est privée d’électricité au grand dam des citoyens qui se plaignaient déjà du rationnement du courant de 18 h à 0 heure.

Joint au téléphone, le directeur d’EDG Kankan, Souleymane Camara, a confirmé l’information sans donner plus de détails.

Cette situation intervient à un moment déjà très critique pour les citoyens de Kankan, parce qu’en plus de la mauvaise desserte du courant et l’incendie qui a consumé un des moteurs envoyés de Conakry, les jeunes de la ville rendent la vie impossible aux responsables d’EDG en menaçant de fermer la boite.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manque d’électricité à Kankan : à quand la fin du calvaire pour les citoyens ?

24 août 2019 à 12 12 01 08018

Malgré plusieurs efforts consentis par le gouvernement pour améliorer la desserte en courant électrique, les citoyens de la commune urbaine de Kankan ne notent aucune amélioration dans le service rendu. Interrogés par le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture, nombre d’entre eux exigent une desserte quotidienne et concomitante du courant électrique dans les différents ménages.

Les délestages et autres coupures du courant électrique dans la commune urbaine de Kankan, surtout à cette période de saison pluvieuse, continuent d’intriguer la population. La venue de plusieurs groupes électrogènes de Conakry et d’experts venus pour dépanner les groupes en panne n’a pas réussi à inverser la tendance. Une situation que dénoncent de nombreux habitants de Kankan qui n’en peuvent plus de ce rationnement.

Lancinè Bérété, domicilié au quartier Kabada 1, se dit déçu du problème auquel est confrontée la région de Kankan. « Personnellement, je suis déçu parce que ça fait longtemps que la région de Kankan est confrontée à ce même problème de courant. Et jusque-là, ils ne font que tenir des fausses promesses à la population. Pour que Kankan ait le courant normalement, il faut qu’il y ait un petit barrage hydroélectrique, par exemple faire celui de Kogbèdou. Avec ça, Kankan aura le courant convenablement », pense-t-il.

Selon Mariam Keita, couturière de profession, rencontrée au rond-point Komarala, les citoyens de Kankan méritent le courant parce qu’ils payent plus que n’importe qui les factures d’Electricité de Guinée (EDG). « La meilleure solution, c’est de construire des barrages hydroélectriques. Prenez l’exemple sur Bamako, il n’y a pas de coupure de courant ni de l’eau d’ailleurs. Là-bas, ils payent bien les frais du courant. En Guinée aussi, le courant est bien payé, surtout à Kankan. Ici, les factures sont mieux payées qu’à Conakry, nous sommes tous avec nos compteurs. Celui qui ne paye pas pendant deux mois, ils viendront couper l’intéressé. Alpha Condé doit avoir pitié de nous, Kankan est la deuxième capitale », a-t-elle rappelé.

Poursuivant, Mariam Kéita explique son désespoir sur la suite du vol de carburant survenu à la centrale thermique d’EDG à Kankan, et apporte son soutien aux jeunes dans leur bras de fer avec les responsables de la Guinéenne d’Electricité. « On n’a pas d’espoir parce qu’il y a trop de voleurs là-bas. Quelque soit ce qui sera fait, ils vont voler, c’est leur nature. Celui qui est en prison comme ça pour le vol du carburant, doit rester là-bas pour que les autres prennent exemple sur lui. Et puis, nous sommes tous avec les jeunes qui se battent pour l’amélioration du courant. Mais, s’ils ne respectent pas leur parole, on sortira pour marcher », met en garde la couturière.

En séjour dans la région de Kankan pour les vacances, le jeune Sékhouna Camara exprime lui aussi son ras- le-bol. « Ce qu’EDG fait n’est pas bon, ils refusent de respecter leur parole. Ils avaient promis qu’ils allaient nous donner le courant de 18 heures à 8 heures, mais ils ne font pas ça. Ils ont menti aux jeunes. Actuellement, le courant vient à partir de 18 heures et puis il s’en va à 00 heure. Nos téléphones sont déchargés tous les jours. Depuis qu’ils ont reçu les clefs d’EDG, ils ne font que de la pagaille ».

Les jeunes de Kankan, qui avaient annoncé leur volonté de fermer EDG, ont accepté une trêve pour donner du temps aux experts venus pour faire face au problème. Il reste à savoir s’ils parviendront à relever ce défi.

De Kankan, Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Kankan : le quartier Missira inondé, les sinistrés appellent à l’aide

23 août 2019 à 13 01 39 08398

Les citoyens des quartiers périphériques de la commune urbaine de Kankan sont frappés par des inondations monstres depuis les fortes pluies du mercredi, 21 août 2019. Plusieurs habitations ont été envahies par les eaux, notamment au quartier Missira où les routes sont coupées, rendant le déplacement quasi impossible sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Missira est l’un des 27 quartiers de la commune urbaine de Kankan, situé à l’extrême ouest de la ville dont la population est estimée à près de 10.000 habitants. A cette période des grandes pluies, l’accès au quartier est impossible. Malgré l’engagement de nombreux citoyens pour désenclaver la zone, les eaux stagnantes continuent d’y régner en maitres.

Sayba Kalé, propriétaire d’un bar-café, fait partie des sinistrés. « Nous saluons l’acte effectué par Amadou Yes, il s’est battu, mais nous sollicitons des autorités, particulièrement le Maire, nous lui prions de bien veiller sur le cas. Il n’y a pas de sortie qui tend vers le fleuve. Ils n’ont qu’à nous aider. Amadou Yes a fait son mieux, ça ne veut pas dire que c’est tout, puisque la situation de cette année est aussi dramatique que celle de l’année précédente. Ils doivent creuser des canaux de ruissellement des eaux usées. Il y a eu des inondations partout. Chez moi et chez mes voisins, les concessions ont été envahies », a-t-il expliqué.

A croire Makoya Condé, les eaux stagnantes représentent un réel danger pour la santé des riverains. « C’est situation est vraiment préoccupante. Il faut qu’on nous aide. En plus du fait que les eaux stagnantes nous bloquent l’accès du marché et autres lieux, elle représente un danger pour notre santé. Ici, on n’a pas d’eau potable, c’est celle du puits qu’on utilise. Donc, qu’on le veuille ou pas, c’est les eaux stagnantes qu’on utilise, elles détruisent l’image de notre maison », a-t-elle laissé entendre.

Cette inondation a aussi provoqué l’écroulement de certains bâtiments dont les propriétaires se retrouvent le plus souvent à la belle étoile. Selon Moussa Kaba, « chaque année la situation est la même. Quelques fois, ces eaux stagnantes sont à la base de l’écroulement de nos maisons. Deux de nos maisons sont parties comme ça, et c’était à notre présence. Parfois, nous enregistrons des blessés. Actuellement, nos routes sont bloquées, nous souffrons, nous ne pouvons rien faire sans l’aide des autorités, nous leur prions de bien vouloir nous aider ».

Les eaux stagnantes continuent de paralyser les petites entreprises de Missira, au grand dam de leurs propriétaires. Mamadou Djan Sall, gérant d’un atelier de peinture automobile, « cette eau ne bouge pas parce qu’il n’y a pas de caniveaux. C’est pour cela qu’il y a inondation. On ne gagne même plus de clients, ils m’ont tous fui, le passage est impraticable, impossible pour un véhicule d’entrer, et même ceux qui sont là, on ne sait pas comment les faire sortir. Le préfet était là l’année dernière, mais ça n’a rien apporté à notre sort ».

Selon nos informations, les responsables du quartier Missira ont adressé plusieurs demandes aux autorités communales pour les alerter sur les risques qu’ils encouraient. Mais, ces demande n’ont jamais connu de suite favorable.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Assomption à Kankan : « je suis heureux de recevoir dans cette cathédrale les amis musulmans »

16 août 2019 à 10 10 33 08338

Les fidèles chrétiens de Guinée, à l’image de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de l’Assomption, hie jeudi, 15 août 2019. Cette fête catholique commémore la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la vierge Marie, mère de Jésus. A Kankan, c’est l’église Notre Dame de Paix et de Victoire qui a servi de cadre à la célébration de cette cérémonie en présence de l’évêque local, Monseigneur Emmanuel Félémou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Pour les fidèles catholiques, la date du 15 août représente une date importante dans leur vie. C’est pour cette raison que la mobilisation était de taille à Kankan à l’occasion de la célébration de l’Assomption. La fête a commencé par un carnaval que les fidèles ont organisé dans les rues de Kankan, munis de tambours et d’autres instruments de musique traditionnelle.

Interrogé par notre reporter, l’évêque de Kankan, Monseigneur Emmanuel Félémou, a rappelé l’importance de l’Assomption. « C’est un sentiment de joie, de paix et de religion, parce qu’aujourd’hui, Dieu nous donne la grâce de Marie. C’est la femme qui a accepté de servir Jésus, c’est le modèle de la foi et de la fidélité. Cette femme, depuis le début de l’existence humaine, a été choisie par Dieu pour qu’elle puisse être la mère de son fils Jésus, qui est notre seigneur. Aujourd’hui, nous fêtons l’Assomption, qui est la montée de Marie, parce que quand elle a fini sa mission, Dieu l’a glorifiée, pour l’amener au ciel », a expliqué le chef religieux.

Au cours de la prière, a précisé l’évêque de Kankan, des messages de cohésion sociale et de paix ont été véhiculés à l’endroit des fidèles catholiques. « C’est un message de cohésion, de paix parce qu’ici, l’érudit de Kankan, Cheick Fantamady Chérif était là en 1953, pour l’inauguration de la première cathédrale avec mon Seigneur Maurice Maillot. Donc, ils ont établi des liens ancestraux de religion entre musulmans et chrétiens. Aujourd’hui, je suis heureux de recevoir dans cette cathédrale les amis musulmans, de voir que la religion ne divise pas, mais rassemble. Elle nous met sur le même chemin de paix », a laissé entendre Monseigneur Emmanuel Félémou.

Plusieurs fidèles catholiques présents à cette cérémonie religieuse ont dit leur joie de célébrer l’assomption aux côtés des leurs. Pour Julien Tamba Camara, « la fête là signifie beaucoup de choses pour moi. D’abord, la montée de la vierge Marie qui interpelle tous les chrétiens, pour dire que Dieu connait vraiment la virginité de Marie. Donc, je dis bonne fête à tous les fidèles chrétiens. Vraiment, nous sommes très joyeux, la fête s’est bien passée, les fidèles sont présents, la célébration a été satisfaisante ».

Même son de cloche chez Sabine Gboué, une fidèle catholique présente à cette cérémonie, s’est réjoui d’avoir participé à fêter Assomption. « Je ne ressens que la joie, parce que je fête Marie qui est notre maman, elle fait beaucoup de choses dans notre vie. C’est une femme qui a été humble, c’est un modèle pour le peuple chrétien. Le message que j’ai aujourd’hui, c’est de dire aux fidèles chrétiens de vénérer la vierge Marie, c’est une femme qui nous a donné notre sauveur, le Christ », a-t-elle dit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Mamaya de Kankan : un événement culturel pour promouvoir le développement local

15 août 2019 à 9 09 38 08388

La Mamaya de Kankan s’est achevée hier, mercredi 14 août 2019. De nombreux habitants et ressortissants, des amis et sympathisants de cette ville ainsi que plusieurs autorités ont pris part à l’événement. Un moment de fête, de communion et une occasion de parler du développement local, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon plusieurs sources, la Mamaya est une danse venue du Mali par le biais de voyageurs qui faisaient le commerce entre Kankan et Bamako. Depuis plusieurs décennies, elle est devenue une très grande fête traditionnelle, célébrée durant les trois jours suivant la fête de Tabaski dans la ville de Kankan. Cette année, c’est le Général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a présidé l’événement.

« La Mamaya, pour celui qui regarde attentivement les pas, est la danse de l’harmonie par excellence. Tout, dans la danse de la Mamaya, est gracieux, les pieds vont ensemble, les mains viennent ensemble, les amplitudes des reins, tout se fait ensemble, c’est cela la gracieuseté de la danse de la Mamaya. Pour longtemps, elle fut donc une cérémonie, si vous voulez, de jouissance et de réjouissance au fur et à mesure que les Sèdè (classes d’âge) se sont relayés sur la place publique », a rappelé Bouréma Condé.

Présent à cet événement, Mamadouba Toss Camara, le maire de la commune urbaine de Matoto (Conakry), s’est réjoui du bon déroulement des festivités. « J’ai un sentiment de joie et de satisfaction parce que c’est devenu une tradition. A l’occasion de chaque fête de Tabaski, les ressortissants, amis et sympathisants de Kankan se retrouvent pour trois jours de festivités.

Donc ce que nous observons aujourd’hui vraiment c’est émotionnel, surtout les pas de danse qui sont extraordinaires. Les jeunes ont bien organisé et surtout les officiels qui sont là aujourd’hui se sont massivement mobilisés pour venir vraiment répondre à l’appel des enfants. Donc, ça contribue au développement de Kankan », se félicite-t-il.

De développement, il en a bien sûr été question à l’occasion de cete Mamaya. Cette année, les organisateurs ont mis un accent sur la protection de l’environnement avec notamment un projet de reboisement du bassin du fleuve Milo. Un projet qui attire bien l’attention de Dr Ousmane Doré, ancien ministre guinéen des Finances et actuel fonctionnaire à la banque africaine de développement (BAD).

« J’ai pu recevoir de l’organisation des projets qui portent vraiment sur l’environnement, et vous savez que les questions environnementales sont au cœur des priorités de la banque africaine de développement. Donc j’ai demandé aux organisateurs d’aller me trouver à Conakry pour que je puisse leur ouvrir les portes de la banque africaine de développement qui pourrait les appuyer dans le cadre de ce programme de reboisement du bassin du fleuve Milo. Je pense que je pourrai jouer un grand rôle pour leur permettre de boucler un financement leur permettant d’arriver à l’objectif de reboisement.

En ce qui me concerne personnellement, je suis un citoyen de Kankan, je sais que j’ai fait mon enfance ici à un moment donné, donc je contribuerai volontiers à travers un chèque personnel aujourd’hui même à l’organisation avant qu’on ne retourne à Conakry pour pouvoir financer le projet de grande envergure », a-t-il laissé entendre.

A rappeler qu’en raison de l’ampleur qu’a prise la Mamaya de Kankan, les autorités guinéennes avaient décidé, l’an dernier, de construire un centre culturel pour abriter l’événement. Mais, les travaux de construction de ce centre se sont arrêtés à la pause de la première pierre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tel : 00 224 627 24 13 24

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Décès de Fodé 4 Kourouma : « il était notre historien et notre école politique », dit le RPG/AEC

14 août 2019 à 12 12 22 08228

Le parti au pouvoir en Guinée, le RPG Arc-en-ciel est en deuil. Elhadj Fodé 4 Kourouma, ancien maire de la commune urbaine de Kankan et membre influent du comité de la coordination régionale du parti, est décédé le lundi, 12 Août 2019 à Conakry, à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé (Conakry). Au sein du RPG AEC de Kankan, on parle d’une perte énorme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le siège du RPG Arc-en-ciel de Kankan, situé au quartier Timbo, est marqué encore par le deuil ce mercredi, 14 août 2019. C’est la tristesse qui se lit sur tous les visages des responsables régionaux du parti au lendemain de la disparition d’Elhadj Fodé 4 Kourouma des suites de maladie. Déjà, les choses sont en train de se mettre en place pour la réception du corps et l’organisation des obsèques.

Selon Mamby Camara, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel, la mort d’Elhadj Fodé 4 Kourouma est une perte énorme pour le parti au pouvoir. « Nous avons reçu une mauvaise nouvelle, celle du décès de notre doyen Fodé 4. C’est une perte énorme pour notre parti. En Haute Guinée, il était notre historien et notre école politique », soutient-il.

Pour ce qui est du programme, Mamby Camara a laissé entendre que les obsèques du doyen Fodé 4 sont prévues le vendredi 16 août à Kankan. « Nous savons eu ce matin le programme qui dit qu’à partir d’aujourd’hui mercredi à 17 h, son corps doit quitter Conakry pour Kankan. Le corps sera à Kankan le jeudi. Les obsèques sont prévues pour le vendredi », a-t-il dit.

En outre, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel de Kankan invite les militants et sympathisants du parti à la solidarité. « Nous demandons la solidarité, parce que quand le malheur frappe quelqu’un, tout le monde doit se sentir dans ce malheur, c’est comme le bonheur aussi. Aujourd’hui notre collègue est parti et il y avait un très bon rapport entre lui et tous les membres du parti. C’est seule la solidarité qui peut nous aider à surmonter cette épreuve qu’on traverse aujourd’hui ».

Il faut rappeler qu’Elhadj Fodé 4 Kourouma a été maire de la commune urbaine de Kankan de 2011 à 2016.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Une voiture finit sa course dans un bâtiment à Kankan : 6 personnes blessées et une radio privée endommagée

13 août 2019 à 18 06 46 08468

Un accident de la circulation s’est produit dans la nuit du lundi à ce mardi, 13 août 2019, au quartier Kabada 1, dans la commune urbaine de Kankan. Un véhicule de marque Nissan Almera a fini sa course dans une bâtisse abritant des ateliers de couture et le local de la radio Nabaya FM. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais des blessés et des dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations recueillies sur place, c’est aux environs de 3 heures du matin qu’un automobiliste, après avoir touché deux motards, a tenté de s’enfuir. Mais, la voiture de marque Nissan Almera, immatriculée RC 87 11 AC, a terminé sa course au rez-de-chaussée du bâtiment qui abrite des ateliers de couture et la radio Nabaya FM.

Interrogé par notre reporter, Ange Parker, directeur de la radio Nabaya FM, a fait savoir que l’accident a endommagé quelques appareils de la station. « Ce matin, c’est mon chef technique qui m’a appelé pour me dire qu’il y a un véhicule qui a percuté le bâtiment de Nabaya. Donc, je suis venu constater les dégâts. Quelques appareils de la radio ont été endommagés, tel que l’émetteur. Donc, ça fait qu’aujourd’hui, toute la journée est foutue », a-t-il regretté.

Informée de l’accident, la police routière a déployé des agents qui ont fait le constat sur le terrain, avant de tirer la voiture des décombres d’une partie bâtiment. Selon le colonel Mory Chérif, chef de la section constat du commissariat central de Kankan, « on m’a fait savoir que le chauffeur a pris la fuite après l’accident. Ils m’ont dit qu’il y a certains blessés qui sont admis à l’hôpital. Immédiatement, j’ai laissé mes agents ici, je suis allé voir l’identité de ces blessés. Là-bas, on ne m’a présenté que deux. Mais, le médecin m’a fait savoir que les autres sont sortis de l’hôpital. Nous avons déjà ouvert une enquête pour retrouver le présumé auteur de l’accident et le propriétaire du véhicule ».

Pour sa part, Dr Mamadou Touré, le médecin qui a reçu les 6 personnes blessées au cours de cet accident, a expliqué que leur vie n’est pas en danger. « Ils étaient au nombre de six personnes. Il y a eu plus de peur que de mal, il n’y a pas eu de mort. Il n’y a qu’une seule personne qui avait perdu ses dents. Ce matin, nous l’avons envoyé au cabinet dentaire. A part lui, les autres sont déjà sortis », a fait savoir le médecin.

Le propriétaire de l’atelier de couture, touché pendant l’accident, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Aux dernières nouvelles, la voiture a été conduite au commissariat central de Kankan, alors que le chauffeur est toujours introuvable.

Des accidents similaires sont souvent enregistrés à Kankan les jours et lendemains de fête.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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Veille de Tabaski : flambée des prix sur les marchés à bétail de Kankan

10 août 2019 à 10 10 39 08398

Dans moins de 24 heures, les fidèles musulmans vont célébrer l’Aïd El Kébir ou la fête de la Tabaski, une occasion d’immoler une bête pour perpétuer la tradition du prophète Abraham. Dans les différents marchés, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, c’est à une hausse généralisée des prix du bétail que l’on assiste. La ville de Kankan n’échappe à cette triste réalité où les prix oscillent entre 1 million 500 et 3 millions de francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant la forte demande, les prix du bétail ont connu une hausse sur les marchés de Kankan. C’est le cas du parc de vente de Sansangbré, dans la commune urbaine. Pris au dépourvu, plusieurs citoyens se plaignent de cette situation.

Venu fêter auprès des siens, Mohamed Nouhou Sylla, résidant à la sous-préfecture de Karifamoriya, vient d’acheter un mouton à un prix qu’il trouve exorbitant. « J’ai constaté une hausse énorme des prix du bétail comparativement aux années précédentes. Je crois que c’est dû à l’inexistence de structures de l’élevage en Guinée.

Mais, on est contraint d’acheter parce que c’est une nécessité. En toute franchise, l’année dernière je ne suis pas venu ici pour la fête, mais l’argent que j’avais envoyé pour le prix d’un bélier ne faisait pas 1 million de francs. Mais aujourd’hui, j’ai acheté un bélier à 1 million 400 mille francs », a-t-il indiqué.

Les vendeurs ont leur explication face à cette hausse des prix. Selon Abou Diakité, cette situation est due à la hausse de la valeur du franc CFA par rapport au franc guinéen. « Comparativement à l’année précédente, les prix ne sont pas les mêmes. Cette année, la valeur de 5000 francs CFA est passée de 85 000 GNF à 90 000 GNF. On achète nos bêtes vers Kidal, au nord Mali, et vous savez que le transport des béliers n’est pas facile. Quand nous les achetons, nous empruntons les voitures de SOTRAMA pour les conduire au poste. De là-bas, nous négocions des camions remorques pour les transporter en Guinée », dit-il.

Pour Abou Diakité, ce sont ces différentes démarches qui influent sur le prix du bétail. « Le prix du mouton varie entre 1 million 500 mille et 3 millions de francs guinéens. Mais, il faut savoir qu’actuellement, l’affaire de moutons est devenue un véritable problème. Ces moutons proviennent du Mali. La localité dans laquelle on va pour les acheter, il y a un conflit qui règne là-bas de nos jours. C’est la raison pour laquelle les prix ont connu une hausse », soutient-il.

Malgré cette hausse du prix dans la commune urbaine de Kankan, les fidèles musulmans n’hésitent pas à mettre la main dans la poche pour s’offrir un mouton à immoler le jour de la fête.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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39% d’admis au Bac à Kankan : ce qu’en dit le DPE, Morlaye Condé

7 août 2019 à 14 02 33 08338

Selon les statistiques fournies par les autorités éducatives locales, la préfecture de Kankan a enregistré un taux d’admission de 39% au baccalauréat unique session 2019. Un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale et qui est jugé satisfaisant par le directeur préfectoral de l’éducation. Morlaye Condé, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Kankan, estime que ces résultats reflètent le sérieux qui a caractérisé l’organisation de cet examen national.

« Nous avons présenté 4423 candidats dont 1663 filles au baccalauréat ; 3883 dont 1008 filles ont composé. Parmi eux, 1051 sont admis dont 400 filles. Soit un taux de réussite de 39%. Il faut reconnaitre que ces résultats sont le reflet du slogan tolérance zéro vers l’excellence. Cette année, il n’y a pas eu de grève à Kankan, c’est pourquoi je vais remercier nos braves enseignants qui, pendant toute l’année, ont travaillé pour la réussite des élèves », a déclaré le DPE de Kankan.

Monsieur se félicité du fait que Kankan a obtenu des lauréats, dont le deuxième de la République en sciences sociales. Il invite également ceux qui sont admis et ceux qui ont échoué, chacun en ce qui le concerne, à redoubler d’effort. « Nous demandons à nos bacheliers de resserrer la ceinture et de savoir que le chemin à parcourir reste encore long.

Ils quittent le secondaire pour l’université, ils doivent encore travailler dur. A ceux qui ne sont pas admis, nous leur demandons de redoubler d’effort parce que ce n’est pas la fin du monde. Cette année, il y a eu des candidats libres qui ont la mention bien », a lancé le responsable éducatif.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tel : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : un homme d’une trentaine d’années se donne la mort par pendaison

6 août 2019 à 19 07 36 08368

Dans la matinée de ce mardi, 6 août 2019, un jeune âgé d’une trentaine d’années, a mis fin à ses jours par pendaison. L’acte s’est déroulé au quartier Mory-Oulen, non loin d’une usine de production d’atiéké, dans la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon des informations recueillies sur place auprès des voisins, Abdoul Karim Camara, c’est son nom, souffrait d’une dépression mentale. C’est ce matin qu’il s’est donné la mort par pendaison.

Les membres de sa famille ont interdit aux journalistes d’accéder aux lieux du drame pour avoir des informations plus détaillées. Abdoul Karim Camara met ainsi fin à ses jours en laissant derrière lui une femme en grossesse.

Les cas de suicide sont devenus récurrents dans la commune urbaine de Kankan. Le dernier en date remonte au mois de janvier dernier.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : 00 224 627 24 13 24

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