Sidya Touré à ses militants : « quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi, ni mercredi »

12 octobre 2019 à 18 06 43 104310

L’Union des Forces Républicaines (UFR) compte répondre massivement à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le lundi, 14 octobre 2019. Pour gagner le combat contre « les ennemis de la République », Sidya Touré a exhorté ses militants à une grandiose mobilisation. Il l’a dit à l’occasion de la tenue de l’assemblée générale du parti républicain ce samedi, 13 octobre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

C’est un Sidya Touré déterminé à lutter contre le projet de nouvelle constitution qui s’est exprimé à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR de ce samedi. L’ancien Premier ministre a invité ses militants à ne pas reculer et à se lever comme un seul homme pour combattre les promoteurs du projet de nouvelle constitution. « Le peuple de Guinée, c’est vous ; le souverain dans ce pays, c’est vous. Celui qui décide de l’orientation de la République de Guinée, c’est le peuple de Guinée, et vous êtes les représentants du peuple de Guinée. Ils ne peuvent pas nous effrayer. Il parait qu’on a arrêté Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et même Bill de Sam, parce qu’on ne va pas changer notre programme. Demain on ne manifeste pas parce que c’est dimanche. Lundi vous sortez ou vous ne sortez pas ? », a lancé Sidya Touré, répondu en chœur par l’affirmative.

Poursuivant sa diatribe contre le régime en place, Sidya Touré a rassuré ses militants que le combat sera mené jusqu’au bout. « Les leaders de l’opposition, qu’on soit bloqué, arrêté, qu’on soit je ne sais quoi, le lundi, le peuple de Guinée doit se manifester. Ce n’est pas seulement lundi, mardi ou mercredi mais ça va continuer. Je dis Amoulanfé (ça ne marchera pas, ndlr). On envoi des gens pour dire qu’on va assassiner Sidya, on va tuer Cellou Dalein, on va faire ceci. Notre vie est dans les mains de Dieu. La différence entre nous, c’est que nous croyons en Dieu. Ecoutez bien, peut-être que le samedi prochain il n’y aura pas de réunion ici parce que ce n’est pas Conakry seulement. Quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi ni mercredi. Ne vous laissez pas intimider. Si la Guinée doit aller mieux, c’est vous qui allez le décider, si votre avenir doit être meilleur, si les enfants ne doivent plus aller dans les trains d’atterrissage des avions, si les enfants ne doivent plus mourir dans la Méditerranée, sortez massivement le lundi, 14 octobre 2019. On ne va pas s’arrêter devant cette affaire de troisième mandat. Troisième mandat, Amoulanfé. Présidence à vie, Amoulanfé. Elections truquées, Amoulanfé », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne l’arrestation de certains membres du FNDC, Sidya Touré a affirmé devant ses militants qu’ils vont contacter leurs avocats pour qu’ils sachent où se trouvent leurs camarades.

Par la même occasion, le président de l’UFR a indiqué que le FNDC a écrit une lettre au président en exercice de la CEDEAO pour attirer son attention sur la situation qui prévaut en Guinée. « C’est pour lui dire qu’on a donné des ordres pour qu’on puisse manifester à partir du lundi parce qu’il n’y a pas d’autres solutions. Tout ce qu’on a fait depuis l’arrivée de ce régime en Guinée, ça a été pour rien du tout. Donc, nous sommes sur ce chemin. C’est le lundi, on est prêt pour ça ? On est prêt pour sortir ? Si on vous donne l’argent de la Guinée prenez, bouffez et vous sortez manifester. Le lundi, 14 octobre 2019, nous allons manifester ou nous n’allons pas manifester ? Troisième mandat Amoulanfé. Notre avenir est dans nos mains et je sais qu’à chaque fois nous avons relevé le défi », a-t-il indiqué.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Baisse d’activités, chute de la monnaie, interdiction de voyage… Ce qui menace la Guinée

8 octobre 2019 à 9 09 06 100610
Le président Alpha Condé menacé par des manifestations contre son projet de nouvelle Constitution

Comme on le sait, hier, lundi, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) a fixé au lundi prochain, 14 octobre 2019, le début des manifestations contre le changement de la Constitution. Un changement qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat ou un premier de la quatrième République (ce qui revient à la même chose : rester au pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat en 2020).

Depuis, certains pensent à du déjà vu, étant donné que les principaux pourvoyeurs de manifestants (l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UFR de Sidya Touré) étaient dans les rues en début de mandat du président actuel. Mais, erreur !

Les manifestations contre un troisième mandat ne sont en rien comparables à celles qui avaient été enregistrées en Guinée entre 2012 et 2013, quoique violentes et paralysantes. A l’époque, Alpha Condé venait d’être élu ; et, surtout, ses promesses faisaient encore rêver tant en Guinée qu’au niveau international…

Les manifestations annoncées contre sa volonté de changer la Constitution dans l’unique but de se maintenir au pouvoir sont d’abord et avant tout soutenues par l’opinion publique nationale et internationale, avide d’alternance, la sève nourricière de la démocratie. Et, leur répression (comme celles de 2012 et 2013) déclenchera quasi automatiquement une réaction de la communauté internationale. Des membres des forces de sécurité pourraient être poursuivis au niveau international, de même que les officiels du Gouvernement, de la présidence de la République et tout autre acteur qui s’afficherait comme promoteur de la violation de la Constitution. C’est à ce niveau que les listes déjà publiées par le FNDC et la lettre adressée à la Cour Pénale Internationale pourraient servir…

Par ailleurs, l’annonce du début des manifestations dès le lundi prochain sème déjà le doute sur la réalisation des activités prévues par des ONG et institutions la semaine prochaine. Ce qui entraîne une baisse d’activités, donc de financement des projets en faveur de la Guinée ! « Notre programme pourrait être reporté puisque nous ne pouvons pas sortir s’il y a des troubles dans la ville », a annoncé un partenaire au téléphone de Guineematin.com hier soir.

Bref, comme sous Lansana Conté, la volonté du régime Alpha Condé de changer la Constitution pourrait d’abord entraîner la baisse des activités. Pour faire face à la demande sociale et payer au moins les salaires, les autorités useront de la planche à billets. Ce qui entraînera la chute de la monnaie. Et, les prévisibles répressions des manifestants conduiront inéluctablement à des sanctions au niveau international comme l’interdiction de voyage, le refus d’asile pour « les criminels » et au bout du compte la fin du régime…

Le président Alpha Condé peut-il encore sortir par la grande porte ?

Il suffit au chef de l’Etat d’annoncer officiellement qu’il ne sera pas candidat et de s’engager à passer la main au nouvel élu pour tout décrisper. Et, la mise en oeuvre de cet engagement permettrait au président Alpha Condé d’éviter à la Guinée toute autre velléité de se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat ; surtout, de barrer la route à tous ceux qui rêvent d’accéder à la magistrature suprême de notre cher pays par un putsch militaire ou la pression de la rue…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Communication politique : l’UFDG et l’UFR renforcent leurs bases

7 octobre 2019 à 9 09 52 105210

Engagées dans un bras de fer à l’issue complètement incertaine avec le pouvoir, les deux plus grandes formations politiques d’opposition de Guinée renforcent leurs capacités pour être plus efficaces. C’est dans ce cadre que plusieurs cadres et communicants de l’UFDG et de l’UFR viennent de suivre une session de formation portant sur la communication et le marketing politique. Organisés par la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté (FNF), ces travaux ont duré deux jours, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Daouda Seck, le directeur général adjoint de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, le choix du thème de cette formation « ne s’est pas fait au hasard. Il découle du contexte social et politique de la Guinée miné par la volonté d’un régime et de son capitaine de vouloir s’agripper, de vouloir changer les règles du jeu à un an de l’élection présidentielle. Je suis convaincu que cet atelier a été utile et profitable à ceux qui ont participé », a-t-il déclaré.

Nadia Nahman, chef de cabinet du président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, au nom des participants, a salué cette initiative. « Au sortir de ce séminaire, on se sent suffisamment outillés pour appréhender sereinement les problématiques liées à la communication verbale et para-verbale à l’heure du numérique. L’approche adoptée par nos formateurs a permis de créer un cadre d’échange particulièrement dynamique, fructueux et productif. J’aimerais au sortir de ce séminaire retenir un seul mot, un mot sur lequel nous avons beaucoup insisté tout au long de ce séminaire, c’est celui de solidarité. Puisse ce principe de solidarité puisse servir de sentinelle qui éclairera notre action dans l’unité », a souhaité l’opposante.

Présent à la cérémonie de clôture de cette formation, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a invité les bénéficiaires à faire bon usage des connaissances acquises pour le bien de leurs partis et du pays tout entier.

« Je voudrais tenter de reclasser le rôle crucial que peut revêtir la communication dans un contexte de tension politique comme celui que connait la Guinée. La communication peut aggraver cette tension, comme elle peut contribuer à la résoudre. Il faut justement craindre que le pouvoir actuel dans sa désespérance de ne pas pouvoir imposer à notre peuple cette relique de 3ème mandat ne développe une communication qui s’applique sur la politique de la terre brulée. Je vous exhorte à la vigilance d’une part pour combattre toute communication porteuse de haine et de désunion nationale, et d’autre part pour promouvoir une communication positive, responsable de renforcement de notre cohésion nationale sur la base des valeurs libérales », a lancé Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que l’UFDG et l’UFR sont tous les deux membres du Réseau Libéral Africain (RLA), affilié à l’internationale libérale.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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L’UFR contre les promoteurs de la nouvelle constitution : « il faut régler leurs comptes… »

5 octobre 2019 à 18 06 27 102710

Le combat à mener contre le très contesté projet de nouvelle constitution, voulu par les tenants du pouvoir, continue d’alimenter les débats à travers la Guinée. A l’Union des Forces Républicaines (UFR), fer de lance de la lutte contre le 3ème mandat, les discours deviennent de plus en plus caustiques. A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 05 octobre 2019, le parti républicain n’a pas dérogé à cette règle, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En ordre de bataille contre le projet de nouvelle Constitution qui vise à donner une présidence à vie à Alpha Condé, les responsables de l’UFR appellent à un sursaut pour empêcher son aboutissement. Très remonté contre les promoteurs de ce projet, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, n’y est pas allé d’une main morte contre « les délinquants » qui veulent prendre la Guinée en otage. « Il faut qu’on se lève, arrêtons de pleurnicher. Il faut qu’on s’organise et qu’on les empêche. Et dès maintenant, ça doit commencer. Ceux qui sont des indicateurs-là, il faut régler leurs comptes. On ne peut plus attendre, les jeunes de l’UFR, levez-vous, arrêtez de dormir, arrêtez de bavarder. Défendons nous, c’est de notre survie qu’il s’agit », a lancé Saïkou Yaya Barry.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

S’adressant aux jeunes et aux femmes de l’UFR, l’honorable Saïkou Yaya Barry a tout d’abord rappelé que le soldat qui meurt à la guerre, c’est celui qui a peur. C’est pourquoi, le secrétaire exécutif de l’UFR a invité les militants à faire preuve de courage jusqu’à la victoire finale. « Vous les jeunes et les femmes, le moment venu, et c’est très bientôt, quand on se lève, que quelqu’un n’ait peur de quelque chose pour avancer. Je sais aujourd’hui qu’on est suffisamment engagés, qu’on est prêts. La jeunesse est prête, les femmes sont organisées. Je jure que nous allons remporter la victoire. Je jure que nous allons gagner », rassure-t-il.

En outre, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que la Haute Guinée est la région la plus démunie de la gouvernance Alpha Condé contrairement à ce que les gens font croire. « J’ai fait l’ensemble des régions, j’ai vu ce qui se passe en Haute Guinée. La pauvreté est partout, il n’y a pas de routes. Kouroussa-Dabola, c’est 146 kilomètres, mais il faut 5 heures du temps. On a taxé la Haute Guinée de soutenir un chef qui est devenu président, mais aujourd’hui, ils sont les plus malheureux par la gouvernance d’Alpha Condé », estime-t-il.

Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la cellule de communication de l’UFR

Abondant dans le même sens, Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la cellule de communication de l’UFR, a tiré dans tous les sens. « Nous sommes avec un président méchant, nous sommes avec un président qui n’aime pas son peuple, nous sommes avec un président qui n’aime pas la population guinéenne, nous sommes avec un chef d’Etat qui se réjouit de la misère, de la pauvreté du peuple. Pendant neuf ans, on nous a maintenus dans cette misère, les conditions de vie des guinéens se sont dégradées. Pendant neuf ans, nous n’avons pas eu accès à de bonnes routes, nous n’avons pas eu accès à une très bonne éducation, nous n’avons pas eu un service sanitaire adéquat. Pendant neuf ans, nous n’avons rien eu. Aujourd’hui encore, Alpha Condé nous demande de lui donner un troisième mandat. Est-ce quelqu’un qui a pitié de son peuple peut demander à ce que cette misère se perpétue ? »

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pita : le préfet reçoit une mission conjointe de promoteurs de la paix et de l’unité nationale

25 septembre 2019 à 18 06 23 09239

Le préfet de Pita, Khalidou Keïta a reçu, dans la matinée de ce mercredi, 25 septembre 2019, une mission conjointe de promoteurs de la paix conduite par l’honorable Elhadj Mamadou Aliou Bah, député uninominal de Ratoma, et membre du groupe parlementaire ‘’Les Libéraux-Démocrates’’, venue dans la préfecture échanger avec les différentes couches sociales et politiques, au cours d’une réunion publique prévue demain, jeudi, 26 septembre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme à Labé et dans 21 autres préfectures de la Guinée profonde, cette rencontre de Pita porte également sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de paix, le respect des droits de l’homme et de la loi, surtout avant, pendant et après les consultations électorales qui pointent à l’horizon.

Justin Morel Junior, ancien ministre guinéen de la communication

« Quand on parle d’élections, quand on parle de processus électoral, tout se met en branle, tout s’accélère et souvent la violence est au carrefour des différentes situations. Partant de ce constat, bien souvent, c’est la communauté internationale qui a dû intervenir pour nous aider à retrouver le chemin de la paix. Au vu de tout cela, le PNUD, sous le label de Fonds de Consolidation de la Paix, avec le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme s’est rendu à l’Assemblée Nationale pour faire le même constat avec les différents groupes parlementaires, avec le président de l’Assemblée Nationale. Et suite à cela, dans l’esprit du projet, il a été demandé de trouver des personnalités guinéennes qui inspirent la confiance, qui inspirent la sagesse, qui ont les compétences et les expériences nécessaires pour pouvoir faire de la médiation entre les différentes parties guinéennes, afin que la paix soit le comportement de tous. C’est ainsi que 12 personnes ont été identifiées. Elhadj Ousmane Souaré qui est là fait partie de ce groupe qui est désormais appelé Groupe National de Contact pour le Dialogue et la Paix » a expliqué le conseiller technique du projet ‘’Appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée.’’

Ce groupe mis en place a entrepris un certain nombre de démarches auprès des différents groupes parlementaires et des différents leaders.

« Ils ont rencontré tour à tour le Bloc Libéral (BL) de monsieur Faya Millimono, l’UFR avec Sidya Touré, le groupe de la mouvance RPG Arc-en-ciel avec le secrétaire général du parti, Saloum Cissé. Et enfin, il y a quelques jours, le président de l’UFDG, le frère Cellou Dalein Diallo. Globalement, partout ils ont trouvé une atmosphère de paix. Et cette mission a été déclenchée simultanément dans 23 préfectures du pays pour que le même message de paix, les mêmes types de visites de plaidoyer soient organisées. Que des foras, des discussions directes avec les forces vives des préfectures soient organisées afin que les points de vues soient harmonisés pour que dans l’unité et la diversité nous conjuguons le même verbe que celui de faire la paix » a ajouté l’ancien ministre guinéen de la communication, Justin Morel Junior.

Khalidou Keïta, préfet de Pita

En recevant cette délégation dans son bureau, le préfet de Pita, Khalidou Keïta a salué l’initiative. « Je suis comblé dans la mesure où le travail que vous venez faire, c’est un travail noble. Un travail qui nous incombe, nous autorités locales, puisque notre mission première, c’est la sécurité des populations et leurs biens. Cette sécurité ne peut pas être sans la paix. La paix est le premier ingrédient pour tout développement. Sans paix, pas de développement » a rappelé le préfet de Pita.

Au cours de son intervention, Khalidou Keïta la disponibilité de son cabinet à ne ménager aucun effort pour que cette mission conjointe dans la préfecture de Pita se déroule dans les meilleures des conditions.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Alpha Condé appelle au Référendum : ce qu’en dit Saïkou Yaya Barry de l’UFR

24 septembre 2019 à 12 12 12 09129
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le président Alpha Condé poursuit son séjour aux Etats Unis où il a rencontré à New York dans la journée d’hier lundi, 23 septembre 2019, certains compatriotes. Au cours de cette rencontre, le chef de l’Etat a invité nos compatriotes à se préparer pour le référendum constitutionnel et pour les élections législatives à venir. Une déclaration qui ne fait plus de doute sur son intention à briguer un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Réagissant à cette sortie, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaine (UFR) pense que le locataire de Sékhoutouréyah ne s’est pas adressé aux guinéens mais aux américains, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis plus de trois semaines, le président Alpha Condé est en séjour au pays de l’Oncle Sam. A l’occasion d’une rencontre avec des guinéens dans la ville de New York, le chef de l’Etat guinéen a demandé à ses partisans de se tenir prêt pour le référendum et pour les législatives.

Pour l’honorable Saïkou Yaya Barry, le chef de l’Etat ne devrait pas tenir un tel discours hors de la Guinée. « Il est le président de la République de Guinée. C’est en République de Guinée ici qu’il doit annoncer ça et officiellement… Il a fait un entretien avec ses militants à lui aux Etats-Unis d’Amérique. Son intention se clarifie, mais c’est aux guinéens qu’il doit annoncer ça officiellement ».

Même si les militants du RPG Arc-en-ciel sont aussi des guinéens, l’honorable Saïkou Yaya Barry estime que « le professeur Alpha Condé doit l’annoncer aux guinéens dans leur entièreté. Aujourd’hui, s’il a dit ça là-bas, c’est pour eux les militants qui sont aux Etats-Unis. Il n’a qu’à venir l’annoncer officiellement aux guinéens de tout bord, de toute tendance et les guinéens sauront comment réagir face à cette situation. On se lèvera contre cela et on se battra pour ne pas que cela soit. Il parle au nom du peuple, le peuple aussi va parler et nous aussi on va parler au nom du peuple. Les deux peuples vont se retrouver. Aujourd’hui, on ne peut plus violer la constitution de cette manière. Il est en train de faire un coup d’Etat constitutionnel à l’étranger. Mais nous, nous l’attendons en Guinée », avertit-il.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Elections législatives : « le RPG AEC et ses alliés veulent avoir au moins 84 députés » (UFR)

22 septembre 2019 à 14 02 42 09429

Les élections législatives prévues pour se tenir le 28 décembre prochain se retrouvent au centre d’un nouveau bras de fer entre le pouvoir et l’opposition en Guinée. L’opposition qui voit dans ces élections une autre stratégie du pouvoir pour faire passer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, rejette le calendrier du président de la CENI qu’elle juge complètement irréaliste. Le sujet était au centre des débats de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR hier, samedi 21 septembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’Union des Forces Républicaines, a tenu a expliqué aux militants de la formation politique, les enjeux de ces élections législatives. « Ce que le président de la CENI veut faire, c’est d’organiser des élections truquées en faveur du président de la République pour lui assurer un troisième mandat », a-t-il dit, ajoutant que ces élections législatives constituent la quatrième phase d’un long processus.

« La première phase, c’était d’aller directement au troisième mandat. Ils ont commencé à faire des meetings un peu partout, ils ont vu que cela ne marchait pas. Ils ont dit bon, il faut essayer de camoufler notre démarche en révision constitutionnelle, ils ont vu aussi que l’article 154 de notre constitution verrouille cette partie. Parce que le nombre et la durée du mandat du président de la République, ce sont deux choses qui sont intangibles dans notre constitution, on ne peut pas modifier ça.

Ils ont même trouvé des juristes éminents pour essayer d’accréditer la thèse de la révision de la constitution, cela n’a pas marché. Alors, ils se sont dit on va changer de fusil d’épaule, nous allons parler carrément de changements de la constitution. C’est-à-dire au lieu de réviser l’actuelle constitution, ils vont la changer et mettre une nouvelle constitution à sa place. Mais, ça aussi ça n’a pas marché… Alors, la quatrième phase c’était le 04 septembre dernier. Ils ont pensé qu’en annonçant directement par le président de la République, cela allait marcher.

Mais, la tension qu’il y avait ce jour dans le pays était tellement vive que le président a modifié son discours et il a demandé à ce que le Premier ministre organise une consultation. Maintenant, ils se sont dits, puisque rien n’a marché jusqu’ici, à la fin de cette consultation, nous allons organiser des élections législatives. Mais, ce ne sont pas des législatives qui sont organisées, c’est toujours cette combine du troisième mandat qui continue », a dit Ibrahima Bangoura.

L’opposant souligne que ces élections consistent tout simplement à « distribuer les sièges des députés aux partis qui sont dans la mouvance présidentielle ». Il annonce même que la répartition des sièges a déjà été faite. « Ils (le RPG Arc-en-ciel et ses alliés) veulent avoir au moins 84 députés. Et, vous savez combien ils nous réservent à nous (UFR) ? C’est 2 députés, comme deux doigts. Et, l’UFDG qui a aujourd’hui 37 députés, ils ont dit qu’il faut diviser ce nombre-là par deux pour leur donner 18 députés.

Voilà le scénario qui est préparé par le RPG Arc-en-ciel et le président de la CENI. Est-ce qu’on va accepter cela ? Non. Cela n’est pas possible. C’est pourquoi vous allez rester mobilisés partout où vous êtes pour barrer la route à cette manipulation », a lancé le responsable du parti de Sidya Touré, assurant que « le troisième mandat ne passera pas. Qu’ils le disent où qu’ils ne le disent pas, le troisième mandat ne passera pas en Guinée ».

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Elections législatives : la nouvelle bataille de l’opposition guinéenne

16 septembre 2019 à 18 06 28 09289

Un nouveau front s’ouvre pour l’opposition guinéenne, déjà en lutte pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulu par le pouvoir. Il s’agit de l’organisation des élections législatives prévues pour se tenir le 28 décembre 2019. Opposés à ce chronogramme, les adversaires du pouvoir se mettent en ordre de bataille pour cet autre combat.

Pendant que le président de la CENI était à la Primature ce lundi, 16 septembre 2019, pour annoncer au Premier ministre la date qu’il a proposée pour la tenue des élections législatives, les leaders des différents partis d’opposition du pays étaient réunis au QG de l’UFR à Coléah. Les opposants se sont retrouvés pour débattre notamment de cette question sur laquelle ils avaient déjà été saisis par leurs représentants à la Commission Electorale Nationale Indépendante. A l’issue de la réunion tenue à huis clos, c’est le président de l’UFR qui a fait le compte rendu devant les médias.

Selon Sidya Touré, « L’opposition républicaine, la COD et plusieurs autres partis politiques de l’opposition se sont retrouvés aujourd’hui pour une séance d’information. Nous nous sommes retrouvés pour expliquer la situation actuelle dans notre pays. Deux sujets ont été abordés. Le premier portait sur l’invitation qui a été faite par le président de la République d’instaurer des consultations. Nous en avons débattu, mais titre informatif.

Le second sujet c’était d’expliquer le holdup qui est en train de se passer à la CENI et qui tend à ce qu’on réduise tous les délais pour satisfaire à la demande d’Alpha Condé d’organiser les élections en 2019, alors que la CENI est censée être une structure indépendante qui obéit à des lois de la République, qui peuvent permettre d’organiser telle élection à telle date. Donc ça a été une très grande séance d’information ».

Le président de l’Union des Forces Républicaines ajoute que l’opposition tiendra une conférence de presse dans les prochaines heures sur cette question. « Nous reviendrons vers vous très bientôt. Je pense que dans 48 heures, nous allons organiser une véritable conférence de presse », a laissé entendre l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Les sept commissaires de la CENI issus de l’opposition ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’approuvent pas la date du 28 décembre 2019 proposée par le président de l’institution pour la tenue des élections législatives. Ils estiment que ce chronogramme n’est pas réaliste parce qu’il ne respecte pas les délais légaux prévus par le code électoral.

Mamadou Bhoye Laafaa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 919 225 / 666 912 225

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L’UFR sur le choix d’Innovatrics par la CENI : « nous n’accepteront pas des élections bâclées… »

14 septembre 2019 à 19 07 08 09089

L’audit du fichier électoral et le choix de l’opérateur technique Innovatrics par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) préoccupent l’Union des Forces Républicaines. Le parti dirigé par Sidya Touré redoute des élections précipitées et truquées en faveur du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. L’annonce en a été faite ce samedi 14 septembre 2019 à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR, présidée par Bakary Goyo Zoumanigui, entouré de certains membres du bureau exécutif du parti, en présence de nombreux militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Union des Forces Républicaines se dit étonnée du choix de la Société Innovatrics par la CENI alors qu’il y a un appel d’offres qui a été lancé dans ce sens. Selon le vice-président du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, « nous sommes surpris qu’Innovatrics ait été choisi alors que l’appel d’offres pour le choix des sociétés qui doivent fournir le logiciel n’a pas encore été dépouillé. Mais, ce qui est encore plus inquiétant, c’est que le communiqué de la CENI dit que ce choix-là va être accompagné par le choix d’un opérateur local qu’Innovatrics lui-même va choisir. Nous savons que c’est Innovatrics qui avait fait le logiciel qui a introduit dans notre fichier les 1million 574 mille électeurs fictifs. C’est ça l’inquiétude que nous avons »a annoncé honorable Ibrahima Bangoura. Le communiqué de la CENI dit aussi que les 1 million 574 mille électeurs fictifs dont-t-il s’agit, qu’il n’y a que des erreurs matérielles concernant les noms, c’est-à-dire les données alphanumériques et les données biométriques. Or, s’il y a altération des données alphanumériques d’un électeur, cela veut dire que cet électeur-là n’existe pas. Mais, si on le maintient, il est appelé électeur fictif. S’il y a aussi altération des données biométriques d’un électeur, c’est la même qualification qu’on lui donne, parce que non seulement son image est floue, mais aussi les empreintes ne sont pas tout à fait exactes », dénonce-t-il.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFR se dit inquiet de l’annonce d’une tenue des législatives avant la fin de l’année 2019. « Nous savons que lorsqu’il y a eu la retraite de Kindia, on nous avait dit que le chronogramme allait se faire sur 235 jours. Et qu’à la suite de cela, on allait avoir des élections. Ça avait eu lieu au mois de mai. Aujourd’hui, nous sommes au mois de septembre, on nous demande de faire des élections à la fin de l’année. Ces élections qui vont être faites à la fin de l’année, est-ce que le chronogramme qui a été donné à Kindia est en rapport avec ce programme surtout qu’à cette époque, ils nous disaient que c’était un chronogramme qui était compressé ? Donc là, nous craignons que la précipitation qui est en cours ne soit téléguidée. Cela voudrait dire que la CENI qui est là, il y a un autre chronogramme qu’on nous cache. Mais le vrai chronogramme, eux ils l’ont. Et nous, le chronogramme qui va être donné, nous ne l’accepteront pas parce qu’il ne permettra pas de faire l’audit du fichier comme on l’a recommandé…Donc, nous n’accepteront pas qu’on nous fasse des élections bâclées qui vont conduire le pays devant les situations qu’on ne contrôlera pas », a-t-il martelé.

Dans la même lancée, l’ex ministre de l’élevage, Mohamed Tall, dira que le président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé, est devenu un acteur politique. « Ce n’est plus un président d’une institution technique. Il est aux ordres du président Alpha Condé. Je mets au défi la CENI de nous donner les statuts de cette société là. Cette société Innovatrics, c’est une coquille vide qui n’a pas de compétence, qui n’a pas de personnel. Pour me démentir, je mets au défi la CENI de nous sortir les statuts de cette société », a-t-il lancé

Pour Mohamed Tall, le seul souci du président Alpha Condé, c’est d’obtenir le 3ème mandat. « Aujourd’hui, le souci du président Alpha, ce n’est pas de doter le pays d’une Assemblée Nationale. C’est d’avoir une Assemblée à sa solde où il aura au moins les 2/3. C’est de ça qu’il s’agit et tout est mis en place pour ça. Il y a des gens qui se baladent un peu partout, avec des fiches pour recenser soi-disant les gens, ce sont des gens qui sont en mission du président Alpha Condé. Leur objectif c’est de recenser les gens pour les faire voter en faveur du RPG », a laissé entendre Mohamed aux militants massivement mobilisés.

De son côté, Bakary Goyo Zoumanigui est revenu sur le passage du premier ministre à l’Assemblée Nationale dans le cadre des consultations. « Après cette consultation avec les députés de la mouvance, les députés de l’opposition ont aussitôt organisé un point de presse pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec les déclarations du président de l’Assemblée Nationale, ils ne sont pas d’accord pour toutes tentative qui changerai la constitution actuellement. Alors, nous avons dit que le président de l’Assemblée a parlé à son nom propre et non à celui des députés », a-t-il précisé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fodé Baldé et Mohamed Bangoura à la barre : le procureur demande l’application de la loi sur la Cyber Sécurité

9 septembre 2019 à 12 12 24 09249

Le dossier Fodé Baldé (militant de l’UFR) et Mohamed Bangoura (journaliste du site Mosaiqueguinee) est entrain de connaitre son dernier virage au tribunal correctionnel de Kaloum. Pour la journée ce lundi, 9 septembre 2019, on en est aux plaidoiries et réquisitions dans cette affaire de diffamation présumée et de complicité à l’encontre du président Alpha Condé, représenté par l’Agence Judiciaire de l’Etat. Le procureur et la partie civile soutiennent que les deux infractions sont bien constituées et sollicitent l’application stricte de la loi, a appris sur place Guinematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le procureur de la République qui a été le premier à prendre la parole. Dans une réquisition brève, Lansana Sangaré va demander au tribunal « de faire application stricte de la loi sur la Cyber-sécurité ».

De son côté, l’avocat de l’agence judiciaire de l’Etat a d’abord remercié la présidente du tribunal pour « sa bonne gestion de ce dossier ». Ensuite, maitre Lanceï 3 Doumbouya va rappeler les faits qui ont conduit les deux prévenus au tribunal. « Ces propos diffamatoires ont été tenus sur un site qui relève de la presse en ligne. Madame la présidente, vous conviendrez avec moi que ces faits sont prévus et punis par la loi organique sur la liberté de la presse. Madame la présidente, les allégations contenues dans cette tribune publiée sur le site Mosaïqueguinée sont constitutifs de délit. Dans le cas d’espèce, pour ce qui est de Mohamed Bangoura, nous partie civile, estimons qu’il y a lieu de le retenir dans les liens de la diffamation. En ce qui concerne Fodé Baldé, à travers la mise à disposition de cette tribune, il s’est rendu coupable de complicité. Nous partie civile, nous vous prions très respectueusement de tirer ce que de droit les réquisitions du ministère public. En ce qui nous concerne, nous souhaitons que vous condamniez solidairement Fodé Baldé et Mohamed Bangoura au payement d’un franc symbolique à la partie civile. Puisque c’est notre image qui a été comprise dans cette tribune ».

En outre, maitre Lanceï 3 Doumbouya a également sollicité l’insertion de la décision qui sera rendue dans un journal légal.

A suivre !

Du TPI de Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : assises du conseil national de la jeunesse de l’UFR

6 septembre 2019 à 18 06 09 09099

C’est avec le slogan : « vingt, vingt (2020) ! Sidya à Sèkhoutouréyah » que les assises du conseil national de la jeunesse de l’Union des forces républicaines (UFR) ont démarré ce vendredi, 06 septembre 2019, à Conakry. Pendant deux jours, la « jeunesse républicaine de Guinée », venue des fédérations UFR de l’intérieur du pays et de la zone spéciale de Conakry, va essentiellement parler d’engagement politique et du processus électoral en Guinée. Le but de la stratégie est surtout de permettre l’élection de Sidya Touré, en 2020, à la magistrature suprême de la Guinée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

A l’absence du président du part, Sidya Touré (qui serait à une rencontre du FNDC), c’est le Fondateur et premier vice-président du parti, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de ces assises nationales. Il était entouré de plusieurs responsables et membres du bureau politique de l’UFR.

Dans une brève allocution, l’honorable Goyo Zoumanigui s’est exprimé sur les enjeux de cette rencontre et l’importance de la jeunesse au sein de l’UFR.

« Nous sommes réunis ici, aujourd’hui, pour non seulement mettre en place le bureau national de la jeunesse de notre parti ; mais, surtout, pour passer un message. Comme vous le savez, à l’école primaire, on nous apprend que dans un triangle rectangle, il y a un côté qui est égal à la racine carré des deux autres. Et, dans le social, c’est la jeunesse qui est l’hypoténuse du triangle social. Donc, tous les efforts des vieux conduisent à permettre à la jeunesse de jouer son rôle. A l’UFR, vous (les jeunes) êtes l’hypoténuse du triangle de notre parti. C’est sur vous que repose l’essentiel du combat. Et, très bientôt, les hostilités vont être ouvertes. On nous parle des élections législatives. Mais, nous nous exigeons que le travail que les experts internationaux ont fait, pour faire l’audit du fichier électoral, aille jusqu’à terme. Que les conclusions et les recommandations soient exécutées. Et, pour ça, le parti compte sur les jeunes et les femmes. Donc, mes chers amis (…), vous parlerez aujourd’hui d’engagement politique et de processus électoral. Parce que c’est l’aboutissement de toute lutte politique. Nous allons beau faire mamayah, campagne par ici et par là, c’est le vote, le jour du scrutin, qui va nous permettre d’être à Sèkhoutouréyah. Vous savez que par le passé, par manque de vigilance dans le processus électoral, nous avons été victimes de beaucoup de fraudes. Et, nous ne voulons pas que cela se répète. Donc, en ouvrant les travaux de ce conseil national, je vous exhorte d’accorder une importance aux exposés. Que vous soyez actifs, productifs dans les commissions de travail que vous mettrez en place. Comme ça, quand le président du parti (Sidya Touré) viendra demain pour clôturer, vous lui présenterez des recommandations qui sont à la hauteur des attentes du parti », a indiqué l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui.

Pour le secrétaire national de la jeunesse de l’UFR, Bakary Koné, les présentes assises sont avant tout une occasion pour la « jeunesse républicaine » de se retrouver et d’échanger, afin de projeter « le grand rendez-vous » de 2020 (l’élection présidentielle).

« On pense être président quand on gère bien les élections. Donc, comment faire pour réussir une élection va être la préoccupation qui va animer cette rencontre. Vous savez, le moteur d’un parti politique, c’est la jeunesse. C’est nous les jeunes qui allons faire le travail de terrain. Donc, il faut se retrouver avant le grand rendez-vous, pour pouvoir se projeter et s’organiser pour réussir. Puisque l’objectif visé est de faire de Sidya Touré président de la République de Guinée en 2020 », a expliqué Bakary Koné.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Saïkou Yaya de l’UFR : « le PM est disqualifié ! Il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue avec lui…»

5 septembre 2019 à 13 01 27 09279
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Les hommes politiques ne cachent pas leur réprobation de la nouvelle démarche du président Alpha Condé qui veut passer par de larges consultations pour trouver solution aux problèmes des guinéens. Au lendemain de l’annonce de cette mission assignée au Premier ministre, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) estime que Dr Kassory est disqualifié, tout comme son mentor. Joint au téléphone ce jeudi 5 septembre 2019, ce proche de Sidya Touré soutient que les problèmes qui minent la Guinée se trouvent dans la façon dont notre pays est gouverné.

Selon Saïkou Yaya Barry, « le Premier ministre est disqualifié pour conduire un dialogue avec nous les politiques en ce sens qu’il s’est déterminé, il a fait annoncer sa position avec les membres du gouvernement. A partir de ce moment, il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue. Sur cette question de nouvelle Constitution, on n’en parlera pas. Nous sommes déterminés à protéger notre Constitution qui est une jeune Constitution ».

Pour le député, la Guinée souffre de tellement de difficultés en ce moment que l’on devrait s’occuper à les surmonter que de poser un débat sur la Constitution. « Les problèmes de la Guinée ne se trouvent pas aujourd’hui dans la Constitution. Les problèmes de la Guinée se situent dans la mauvaise gestion de l’Etat, le manque de vision de ceux qui nous dirigent. C’est dans ce cadre là que la Guinée se retrouve aujourd’hui. La Guinée a les plus beaux textes, les plus belles lois de l’Afrique, mais c’est dans l’application. Si Alpha Condé avait prêté serment et déclaré ses biens, on n’en serait pas là aujourd’hui et c’est dans la Constitution. Il a violé cela. Si la Haute Cour de Justice était installée, on aurait dit qu’il a réussi à faire quelque chose dans ce sens-là », soutient le député.

Devant cet état de fait, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que Dr Kassory est disqualifié, au même titre que le président Alpha Condé. « Si vous voyez aujourd’hui que le dialogue est rompu, c’est parce que le Premier ministre qui est le garant du dialogue social et politique n’a pas joué son rôle, cela a été violé. Il y a eu des problèmes avec les syndicalistes et les politiques, est-ce que le Premier ministre a agi pour négocier ? Jamais. Aujourd’hui, on musèle les politiques, on les empêche de faire des manifestations. Est-ce que le PM a joué son rôle en tant que garant du dialogue politique ? Donc, le problème n’est pas les lois. Nous disons que nous devons respecter notre Constitution, qui n’a pas dix ans, que le Président de la République doit le savoir, qu’il doit partir et laisser notre pays avec cette Constitution-là. Parce qu’il n’a rien servi pendant ses 9 ans, il n’a pas fait en sorte que la loi soit respectée. Donc, le PM est disqualifié et Alpha Condé lui-même est disqualifié », a martelé notre interlocuteur.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Démembrements de la CENI à N’Zérékoré : l’opposition trouve enfin un terrain d’entente

31 août 2019 à 7 07 01 08018

Le problème lié au partage des postes à pourvoir dans les démembrements de la CENI a connu son épilogue dans la préfecture de N’Zérékoré. L’opposition s’est enfin accordée sur une liste consensuelle. C’est désormais 129 commissaires issus des parties prenantes au processus électoral qui ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti RRD

Selon Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), « aujourd’hui, il y a eu compréhension entre les membres de l’opposition. Maintenant, chacun est sur la liste, et c’est une liste consensuelle qu’on a déposée. Ce que nous avons demandé a été accepté par nos amis. C’est pourquoi nous sommes parvenus à déposer la liste consensuelle et elle a été validée par les commissaires de la CENI. Et maintenant, nos représentants vont prêter serment au niveau de la justice ».

En ce qui concerne les places obtenues par chaque parti politique après le consensus, Bangaly Djénaba Kourouma précise : « au niveau de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) sur les quatre postes à accorder à l’opposition, l’UFDG a eu 2 représentants, l’UFR 1 et le BL 1. Au niveau de la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante), sur les 10 postes, l’UFDG a eu 3 places, suivie de l’UFR avec 2 places, le PEDN en a eu 2, l’UGDD a eu 1, le BL a eu 1 et RRD aussi 1. Mais, il faut noter que l’UFDG et l’UFR ont cédé chacun une place pour permettre aux autres partis de l’opposition d’avoir une représentativité au sein de l’organe chargé des élections en Guinée ».

Il faut noter que dans la préfecture de N’Zérékoré, ils sont au total 129 commissaires : 21 pour la société civile, 12 pour l’administration du territoire, 48 pour l’opposition et 48 pour la mouvance présidentielle.

Ces commissaires doivent prêter serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré avant l’élection des membres du bureau.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Yomou : tenue de l’atelier préparatoire pur la mise en place des démembrements de la CENI

28 août 2019 à 19 07 14 08148

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit ses actions sur le terrain dans le cadre de la perspective de l’organisation des élections législatives. L’heure est en ce moment à la mise en place des démembrements de la CENI dans les communes de Conakry et de l’intérieur du pays. C’est dans cette dynamique que s’est tenue dans la préfecture de Yomou une réunion préparatoire hier mardi, 27 août 2019, des parties prenantes au processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La réunion de cet atelier préparatoire s’est tenue dans la salle de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) en présence de nombreux acteurs, dont George Mamy, chef de mission de la CEPI, accompagné de Mohamed Bangoura, représentant du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

George Mamy, chef de mission de la CEPI

George Mamy, chef de mission de la CEPI, a expliqué ce qui s’est passé. « Je remercie vraiment Dieu, nous sommes rentrés dans des conditions difficiles suite à la traversée Péla- Yomou. Mais, nous avons été bien accueillis par la présidente et le chef d’antenne. Cette réunion préparatoire s’est bien passée. Nous avons donné les instructions aux partis de l’opposition pour nous fournir une liste consensuelle et je pense que ces partis vont nous fournir une liste consensuelle », a-t-il laissé entendre.

Comme dans de nombreuses localités, les partis de l’opposition ne se sont pas entendus sur les places qui leurs sont réservées. Selon nos informations, l’UFDG, l’UFR et l’UPG auraient voulu tout monopoliser au détriment d’autres partis comme le PEDN, l’UGDD et l’UDRP. Mais, après un débat houleux de plus de deux heures, les partis ont fini par s’entendre, aplanissant ainsi leurs divergences.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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CEPI de N’zérékoré : des partis d’opposition exigent la parité avec l’UFDG et l’UFR

26 août 2019 à 18 06 48 08488

Tout comme à Conakry, les partis politiques se disputent actuellement les places dans les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays, précisément au niveau des CEPI et CESPI. A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition évoluant sur le terrain, 10 ont formé un bloc pour s’opposer à l’UFDG et l’UFR. Les deux grandes formations politiques sont accusées de vouloir s’accaparer de tous les postes attribués à l’opposition dans les démembrements de la CENI, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’occasion de l’assemblée générale de son parti du samedi, 24 août dernier, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, s’est montré plutôt rassurant quant à la crise qui mine l’opposition autour du partage des places attribués aux opposants dans les démembrements de la CENI. Le président de l’UFDG a promis qu’une solution consensuelle sera trouvée à ce problème. Mais pour l’heure en tout cas, la situation sur le terrain est loin d’être rassurante pour l’opposition.

A N’zérékoré par exemple, sur les 12 partis d’opposition qui exercent sur le terrain, 10 ont formé un bloc contre l’UFDG et l’UFDG, les deux plus grandes formations politiques de l’opposition, accusées de vouloir se partager tout au détriment des autres. C’est Bangaly Djénéba Kourouma, 5ème vice maire de N’zérékoré et responsable local du parti RRD qui l’a confié au micro de Guineematin.

Bangaly Djeneba Kourouma

« Le nombre de postes à pourvoir c’est 10, mais l’UFR et l’UFDG pensent toujours que nous sommes inféodés à eux. La fois dernière, on s’est retrouvés mais on ne s’est pas compris. C’est pourquoi, nous avons formé notre bloc pour contrecarrer l’UFR et l’UFDG. Parce que nous avons compris que les deux partis veulent prendre une bonne partie des 10 postes à pourvoir et marginaliser les autres. Sur 10 postes à pourvoir, ils veulent prendre 8 et nous donner deux. C’est pourquoi nous ne sommes pas partants et nous ne sommes pas prêts à évoluer selon leur idéologie. Nous sommes tous égaux. Si au moins chacun prenait une place, je crois que tout le monde serait satisfait. Mais ils ne veulent pas de ça et nous aussi on n’est pas prêts à céder », a-t-il annoncé.

Le Bloc Libéral de Faya Millimono, le PEDN de Lansana Kouyaté et le RRD d’Abdoulaye Kourouma sont entre autres les partis membres de ce bloc opposé à l’UFDG et l’UFR. Une autre situation délicate à gérer pour ces deux formations politiques, en ordre de bataille pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulue par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A rappeler que c’est la loi qui attribue les quotas à chacun des partis politiques de l’opposition en fonction de leurs résultats lors des dernières élections nationales (présidentielles, législatives et communales). Mais, n’ayant pas suffisamment d’électeurs à la base, les petits partis essaient du mieux qu’ils peuvent à gagner plus de places dans les démembrements au détriment des grands partis, plus soucieux de l’unité de l’opposition puisque plus proches de gagner la présidence de la République si l’opposition s’unissait à la prochaine élection…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Liberté de la presse en danger : Baba Fofana rappelle à Alpha Condé qu’il doit beaucoup aux journalistes

26 août 2019 à 13 01 05 08058

La presse guinéenne traverse des périodes difficiles en ce moment avec des inculpations tous azimuts et l’usage de la loi sur la cyber-sécurité pour les présumés délits de presse, en lieu et place de la loi sur la liberté de la presse. Cette restriction de la liberté de la presse indigne de nombreuses structures. C’est le cas de la fédération UFR (Union des Forces Républicaines) de Siguiri qui a dénoncé cette tentative de musellement de la presse à l’occasion de son assemblée générale d’hier dimanche, 25 août 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le siège du parti situé au quartier Pontbada, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à cette rencontre. Le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a mis l’occasion à profit pour déplorer la situation que les médias traversent en ce moment dans notre pays. « Notre pays va mal, très mal. Le pouvoir est entrain de tuer la démocratie et le développement de ce pays. On ne peut pas parler de démocratie ni développement sans faire appel aux médias. Les journalistes constituent le quatrième pouvoir, on leur doit du respect et de la considération », a dit monsieur Fofana.

En outre, le coordinateur de la fédération UFR de Siguiri a rappelé que le président Alpha Condé doit beaucoup aux journalistes. « Pour gagner son pari destructif, le pouvoir d’Alpha Condé est entrain de séquestrer les journalistes… Si Alpha Condé est président, il le doit aux journalistes qu’il séquestre aujourd’hui. Sans ces journalistes, Alpha Condé à lui seul ne pouvait rien. Nous demandons aux journalistes de tenir bon, car Dieu est vérité », a laissé entendre Baba Fofana.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Promotion du genre, égalité des sexes… Les femmes parlementaires font le point de leurs actions

24 août 2019 à 10 10 20 08208
Dr Zalikatou Diallo, députée (RPG-AEC) et Secrétaire générale du FOFPAG

La retraite annuelle du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée (FOFPAG) a pris fin hier, vendredi 23 août 2019, à Coyah. Organisé par le FOFPAG en partenariat avec le PNUD et l’ONU-Femmes, sur financement du gouvernement du Canada, cet atelier de deux jours (23 et 24 août) avait pour objectif de faire le bilan annuel des actions réalisées par l’organisation et de parler des perspectives, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Hon. Hadja Fatoumata Binta Diallo, députée (UFDG) et présidente du FOFPAG

Parlant du bilan, l’honorable Hadja Fatoumata Binta Koundara Diallo, présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée, a indiqué qu’il est hautement positif. « Vous savez, le FOFPAG a été créé le 10 mai 2016. La présidence est tournante entre les deux mouvances : la mouvance RPG et l’Opposition. C’est l’UFDG qui a pris pendant deux ans et quelques mois. Ce que je peux dire sur ça, c’est que le bilan a été très positif. Pourquoi ? Premièrement, nous avons réussi à fédérer les femmes.

C’est-à-dire les femmes des partis politiques, les ONG et le Forum des Femmes Parlementaires. C’est ce qui nous a permis à faire voter la loi, le code civil qui était dans les tiroirs depuis 27 ans. Et, nous avons réussi aussi à faire voter la loi sur la parité. Mais, tout cela a été rendu possible grâce aux ONG féminines. Nous avons travaillé avec les femmes des partis politiques, nous avons fait des tournées à l’intérieur du pays : nous avons fait deux fois les 33 préfectures, nous avons fait les 5 communes de Conakry pour la sensibilisation. Dire aux femmes que nous représentons 52% de la population, donc nous devons nous prendre en charge », a-t-elle expliqué.

De son coté, Dr Zalikatou Diallo, secrétaire générale du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée et députée au Parlement panafricain s’est réjouie du travail qui a été fait durant ces 5 années. Selon elle, l’heure est à la pérennisation de ces acquis. « Avec tous les 5 années passées comme secrétaire générale du FOFPAG et toutes ces 26 femmes qui ont milité au sein de ce forum, nous avons acquis beaucoup d’expériences. Parce que nous avons été formés en leadership, genre et équité, la technique de communication de masse.

Nous avons acquis beaucoup d’expériences en termes de plaidoyer et de lobbying à travers tout le pays et au niveau de tous les acteurs concernés par l’accroissement de la représentativité des femmes au niveau des instances de prise de décision et des instances politiques. C’est pourquoi nous avons tout fait pour avoir cette loi sur la parité qui a été adoptée à l’Assemblée nationale. Nous avons beaucoup d’objectifs pour pérenniser les actions du forum, cela même au-delà de cette législature pour pouvoir toujours continuer à mettre notre savoir-faire à la disposition de la gent féminine guinéenne, afin que la dimension genre soit prise en compte dans toute la République », a-t-elle indiqué.

Boubacar Bah, expert du PNUD

Boubacar Bah, expert du PNUD, quant à lui, a indiqué que son institution, dans le cadre de l’appui à l’Assemblée nationale, soutient depuis 5 ans les actions du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée. Selon lui, la démarche vise « à permettre la prise en compte des questions du genre et l’égalité des sexes. C’est pourquoi les femmes députées à l’Assemblée nationale ont été pour un premier temps formées sur la question. Et, elles ont décidé de mettre en place cette structure qu’elles ont appelé Forum des Femmes Parlementaires, dont la vocation n’est autre que favoriser la prise en compte du genre dans le travail parlementaire.

Faire en sorte qu’au niveau de leurs formations politiques, qu’elles puissent soutenir la prise en compte des questions du genre et de l’égalité notamment l’accès des jeunes et des femmes dans les instances de prise de décision. Mais aussi, œuvrer dans le cadre national à ce que des ONG et autres structures traitant les mêmes questions qu’elles, puissent se coordonner, avoir des synergies et complémentarités de manière à ce que l’agenda du genre soit poussé dans le pays », a dit monsieur Bah.

De retour de Coyah, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mise en place des démembrements de la CENI : voici la répartition du quota alloué à l’opposition

23 août 2019 à 11 11 37 08378

Les partis d’opposition sont situés désormais sur le nombre de représentants que chacun d’eux aura dans les démembrements de la CENI. Et, c’est naturellement l’UFDG qui se taille la part du lion avec 1161 places sur les 1977 disponibles. Le principal parti d’opposition du pays est suivi de loin par l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté.

Ci-dessous la répartition du quota entre les différents partis concernés.

Partis          Totaux

UFDG :     1161

UFR:         364

BL:              63

PEDN :     174

UGDD :       8

PADES :     72

PUP :        22

ADC-BOC : 6

PGRP :    9

UPG :       34

RPR :        3

RRD :       2

UDG :    42

PPG :     0

PS :      1

PPD :    5

UMP :   2

PUSG : 3

NGC :    2

FIDEL : 1

UPR :   3

Totaux :  1977

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