Mise en place des démembrements de la CENI : voici la répartition du quota alloué à l’opposition

23 août 2019 à 11 11 37 08378

Les partis d’opposition sont situés désormais sur le nombre de représentants que chacun d’eux aura dans les démembrements de la CENI. Et, c’est naturellement l’UFDG qui se taille la part du lion avec 1161 places sur les 1977 disponibles. Le principal parti d’opposition du pays est suivi de loin par l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté.

Ci-dessous la répartition du quota entre les différents partis concernés.

Partis          Totaux

UFDG:                1161

UFR:                   364

BL:                       63

PEDN:                 174

UGDD:                   8

PADES:                 72

PUP:                      22

ADC-BOC:              6

PGRP:                      9

UPG:                       34

RPR:                         3

RRD:                         2

UDG:                       42

PPG:                          0

PS:                              1

PPD:                          5

UMP:                           2

PUSG:                          3

NGC:                            2

FIDEL:                           1

UPR:                               3

Totaux:                           1977

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Démembrements de la CENI : les « petits partis » de l’opposition se coalisent contre l’UFDG et l’UFR

21 août 2019 à 12 12 03 08038

En prélude aux prochaines élections législatives (dont la date n’est pas encore connue), la CENI entame la mise en place de ses démembrements dans tout le pays. Et, ce processus entraîne déjà de nouvelles divergences qui risquent de fissurer à nouveau l’opposition guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Une fois n’est pas coutume. L’opposition guinéenne se divise encore autour d’une question de partage de places. Cette situation a été extériorisée par la formation d’une sorte de bloc au sein de cette même opposition. Les responsables des partis politiques comme le Bloc Libéral de Faya Millimouno, le RRD d’Abdoulaye Kourouma, l’UGDD de Francis Haba et l’ADC-BOC du Docteur Ibrahima Sory Diallo ne partagent pas la position de l’UFDG et de l’UFR. Ils ont décidé donc de travailler ensemble pour déposer les listes de leurs représentants dans les démembrements de la commission électorale.

Abdoulaye Kouroumah, président du RRD

Abdoulaye Kourouma, le président du RRD qui s’est confié à notre rédaction, est revenu sur l’origine de ces divergences. « La CENI a envoyé une note à chaque parti politique concerné pour lui demander de déposer la liste de ses représentants dans ses démembrements. Nous RRD, nous avons demandé à l’UFDG, en tant que coordinateur de l’opposition en Guinée, de convoquer une réunion pour qu’on puisse voir comment trouver une liste consensuelle qu’on va déposer. L’UFDG a effectivement convoquée cette réunion qu’elle a élargie à l’UFR, le PEDN, le PADES et autres.

Au cours de cette réunion, nous RRD, nous avons demandé de constituer la liste sur la base des résultats d’une élection inclusive, c’est-à-dire les dernières élections communales. Sur la base de ces résultats, on donne à chaque parti la place dans les localités où il est influent. Mais j’ai compris que cela n’arrange pas l’UFR. Puisque sur les 38 communes urbaines du pays, l’UFR n’a qu’un seul maire, celui de Matam. Donc ils ont non, il faut faire des extrapolations. Prenons les résultats des élections législatives de 2013, de la présidentielle de 2015, faisons le cumul des résultats et trouvons le quotient pour partager les places en fonction de ça, nous avons dit non », a-t-il expliqué.

Abdoulaye Kourouma justifie sa position par le fait que plusieurs partis membres de l’opposition n’ont pas participé aux législatives de 2013 et à la présidentielle de 2015 et que tous ont participé aux dernières élections locales. N’ayant pas réussi à se faire entendre, le RRD et certains partis qui partagent sa position ont décidé de se retirer pour constituer une liste consensuelle qu’ils comptent déposer à la commission électorale nationale indépendante. « À partir du moment où la CENI nous a adressé une note, nous qui sommes dans la même dynamique, c’est-à-dire l’équité entre tous les partis politiques, nous nous sommes mis ensemble et nous avons décidé de déposer notre liste », a-t-il laissé entendre.

Le président du RRD accuse l’UFDG d’avoir tenté de saboter cette dynamique. « L’UFDG a appelé certains partis politiques qui sont avec nous pour leur demander de se dissocier à ce que nous sommes en train de faire. Ils ont promis même à certains qu’ils vont prendre des places sur leurs quotas pour leur donner, ceux-ci ont accepté de se retirer. Mais nous autres qui ne sommes pas là pour être remorqués par un parti politique, nous allons nous battre pour obtenir ce que nous méritons dans la légalité et dans l’équité », promet monsieur Kourouma.

L’opposant assure qu’il reste membre de l’opposition républicaine, mais qu’il « n’est pas inféodé à une idée de cette opposition. Ça veut dire que quand une décision ne nous arrange pas, on ne peut pas la soutenir ».

A rappeler que de pareils situations sont rencontrées du côté de la mouvance présidentielle où le RPG-AEC écrase tous ses alliés. Mais, les critiques sont souvent « Off the record » dans l’espoir que des postes perdus ici peuvent être compensés par des décrets et arrêtés en faveur du « perdant »…

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Saïkou Yaya Barry accuse : « Damaro a près de 40 camions à Boké… »

17 août 2019 à 19 07 22 08228
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et président de l’AG de ce samedi

La pauvreté qui mine de nombreuses familles guinéennes est vivement dénoncée par les opposants au régime du président Alpha Condé. Selon l’Union des Forces Républicaines (UFR), cette pauvreté est aggravée par la dilapidation des biens publics par une minorité de guinéens au détriment de la majorité du peuple. C’est Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif du parti, qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi 17 août 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme à son habitude, Saïkou Yaya Barry de l’UFR n’a pas ménagé la gestion de notre sous l’ère Alpha Condé. Selon le secrétaire exécutif du parti républicain, « la pauvreté sévit, les gens sont en train de mourir de faim. Quand vous voyez quelqu’un est tombé de tension, de diabète, c’est parce qu’il est mal nourri, c’est parce qu’il mange ce qu’il peut gagner. Tu manges ce que tu vois, tu ne peux pas choisir ton alimentation. Alors que l’alimentation est fondamentale pour la vie d’un homme. Mais tu ne peux pas dans la pauvreté actuelle que nous vivons ».

Selon lui, il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que celui que nous avons en ce moment. « Nous allons de mal en pis. Il y a des sous-préfectures encore proches des sociétés minières qui n’ont pas encore un minimum de forage pour qu’ils boivent de l’eau potable. Encore une fois, nous avons une population très jeune. Normalement partout dans le monde, c’est une richesse quand vous avez une population jeune, une richesse incommensurable, une richesse forte qui doit travailler, faire des activités. Mais, il faut un Etat, une organisation pour permettre à ces gens-là d’être canalisés, de travailler pour le bien de l’ensemble du pays. Mais il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que le gouvernement que nous avons actuellement dans ce pays. Je ne sais pas qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu. On disait que le gouvernement de monsieur Saidou Fofana et Mamady Youla étaient médiocres. Mais le gouvernement actuel est plus médiocre que les gouvernements qui se sont succédés », soutient-il.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

D’ailleurs, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que les richesses du pays sont actuellement partagées entre 50 personnes. « Nous allons gagner le combat contre ces personnes qui veulent s’accaparer des biens de tout le pays. Le pays est riche, mais ces richesses sont partagées entre 50 personnes au détriment de 12 millions de guinéens. Ils ne sont pas nombreux. C’est ces 50 personnes qui veulent détruire la vie de 12 millions de guinéens. Mais est-que nous allons accepter ça ? »

En outre, ce proche de Sidya Touré invite les guinéens à ne pas se laisser faire. « Il faut que les guinéens se réveillent, car ces gens-là ne peuvent rien. Ce qu’il n’a pas pu faire pendant 9 ans, ce n’est pas en 6 mois qu’il va le faire. Alpha Condé a eu beaucoup de chance. Venir gérer un pays et un peuple très docile, très musulman, qui accepte tout. C’est ça la Guinée. Mais, je crois que les guinéens commencent à comprendre, car pendant 9 ans rien n’a changé… »

Pour Finir, Saikou yaya Barry accuse le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale d’être un businessman. « Tu vois le président d’un groupe parlementaire comme les Damaro, c’est les affaires qui l’intéressent. C’est ce qui me fait d’ailleurs pitié avec les gens du RPG que j’ai connus, avec lesquels je me suis battu dans ce pays. Ils se sont battus, ils ont eu des résultats, mais c’est des personnes comme ça qui sont venues à la dernière minute pour profiter de leur pouvoir. Damaro a près de 40 camions à Boké, gérés par son fils. Ça lui rapporte près de 5 millions de dollars. En attendant, les militants du RPG qui se sont battus pendant 20 ans pour qu’Alpha Condé arrive au pouvoir n’ont absolument rien. Et lui, il se permet de parler et de se taper la poitrine, parce qu’il a eu l’argent. Mais l’argent de qui ? Qui s’est battu pour ça ? Ils sont en train de mourir de faim en Haute Guinée ou dans les quatre coins de la Guinée. Le RPG que je respecte, les gens que je respecte ne se sont pas battus pour que des gens comme les Amadou Damaro Camara et consorts tirent profit de leur combat. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui », soutient-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Maison centrale de Conakry : Sidya Touré empêché de rencontrer Faya Millimono

8 août 2019 à 16 04 01 08018

Parti rendre visite à Dr Faya Millimouno, le président de l’UFR a été empêché ce jeudi, 8 août 2019, de rencontrer le leader du Bloc Libéral, détenu à la maison centrale depuis bientôt une semaine. Il a été signifié à Sidya Touré qu’il faut se munir d’une autorisation avant de rencontrer son collègue, incarcéré pour diffamation contre le ministre de la justice par intérim, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la communication de l’UFR, « le président, en compagnie de certains membres du bureau exécutif du parti et de responsables du parti à Kaloum, a voulu rendre visite à Dr Faya en guise de solidarité. Mais, il leur a été signifié qu’i faut se munir au préalable d’une autorisation. Donc, ils n’ont pas pu avoir accès à Dr Faya ».

Pour Ahmed Tidiane Sylla, l’UFR souhaite que le président du BL recouvre la liberté très prochainement. « Nous ne souhaitons pas aller chercher une autorisation pour revenir. Notre souhait est que Dr Faya soit mis en liberté, surtout qu’il a présenté ses excuses. Il n’y a pas de raison de le garder là-bas si ce n’est politique. Combien de gens ont été tués ici sans qu’on ne sache quoi ce soit ? Nous espérons qu’il va bientôt se retrouver à l’air libre », a lancé le responsable de la cellule de communication de l’UFR.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Ibrahima Bangoura de l’UFR : « le président de la CENI est un missionnaire »

27 juillet 2019 à 19 07 34 07347

Lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR de ce samedi, 27 juillet 2019, l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de la formation politique, s’en est pris à la CENI et son président. Il accuse Me Amadou Salifou Kébé, à la tête de l’institution électorale, d’être un missionnaire prêt à tout faire pour satisfaire les désidératas du pouvoir, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’assainissement du fichier électoral avant la tenue des prochaines élections législatives, c’est la revendication fondamentale de l’opposition guinéenne dont est membre l’Union des Forces Républicaines (UFR). Mais, le parti de Sidya Touré dit constater que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’est pas engagée à aller dans ce sens. L’honorable Ibrahima Bangoura, député et vice-président du parti, pointe un doigt accusateur sur le président de la CENI qu’il dit être en mission du pouvoir.

Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l'UFR
Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

« A la retraite de Kindia, la CENI avait fait une estimation comme quoi, les élections législatives allaient se tenir dans les 220 jours. Ça, c’était une estimation. Mais aujourd’hui, on se rend compte que nous ne sommes plus à la fin de l’année mais nous avons dépassé la fin de l’année. Parce qu’à l’époque, on cadrait ce chronogramme à la fin de l’année. Mais aujourd’hui, il y a un glissement avec ce chronogramme. Cela veut dire que si nous devons tenir les élections législatives, au mieux, ça serait vers la fin du mois de mars voire la fin du mois d’avril 2020.

Et, c’est pour cela que la CENI est en train de précipiter les choses. Mais comme eux ils sont en mission, le président qui est là-bas, il en mission, c’est un missionnaire, il précipite les choses pour que les désidératas de ceux qui l’ont envoyé soient satisfaits. Nous ne serons jamais d’accord. Nous les attendons, parce tout ce qui se fait est dans le but d’octroyer un troisième mandat au Président de la République. Ce, contre lequel nous allons nous battre. Et, je crois que cela n’aura jamais lieu ici », a dit l’opposant.

Abondant dans le même sens, le chargé de communication et de la formation politique de l’UFR a indiqué que le pouvoir compte sur les élections législatives pour faire passer son projet de nouvelle constitution et permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Pour Ahmed Tidiane Sylla, le président de la République et son camp ont compris que le référendum constitutionnel ne pourra pas avoir lieu et c’est pourquoi ils veulent tout faire pour avoir une majorité leur permettant de faire passer la nouvelle constitution au parlement. D’où le manque de volonté de la CENI, dit-il, d’assainir le fichier électoral.

« Aujourd’hui, Alpha Condé s’est rendu compte qu’on ne peut pas aller à un 3ème mandat. Il n’a aucune possibilité d’aller à un référendum. Les populations, que ce soit à l’extérieur où dans les différentes régions du pays, les gens sont hostiles à cela. Le plan B aujourd’hui pour Alpha, c’est de faire en sorte qu’on aille à des élections législatives précipitées avec ce fichier qui contient plus d’un million d’électeurs fictifs afin d’avoir une majorité qualifiée. Parce quand vous avez plus d’un million 500 fictifs, ça vous fait déjà plus de 30 députés. Donc s’il a une majorité qualifiée, à partir l’Assemblée, il peut modifier la constitution. S’il a les 2/3 il peut faire sauter le verrou. Donc c’est pourquoi nous disons qu’Inovatrix (l’opération choisi pour procéder à la révision du fichier électoral) est égal à un 3è mandat », a dit Tidiane Sylla.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guinémeematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Conseil régional de l’UFR à N’zérékoré : le maire de Diécké accueilli en héros

14 juillet 2019 à 16 04 19 07197

Le conseil régional des élus locaux de l’UFR, organisé ce dimanche, 14 juillet 2019, dans la capitale de la région forestière, a enregistré une forte mobilisation des élus locaux, des responsables fédéraux, des groupements des jeunes militants et sympathisants du parti républicain. Cette rencontre d’échanges entre responsables et élus locaux est présidée par l’honorable Barbara Fofana, chargé de la mobilisation et des organisations du bureau exécutif national de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est par les acclamations que le controversé doyen Nyan Kémo Bonamy, maire de la commune rurale de Diécké, élu sous la bannière de l’UFR, a été accueilli par les militants et sympathisants du parti de Sidya Touré dont certains le qualifient de « maire lion, le Babakè… ». Cette belle ambiance et cet accueil triomphal a d’ailleurs attiré l’attention du chef de la délégation de l’UFDR, l’Honorable Barbara Fofana, accompagné du coordinateur régional du parti, qui sont allés à la rencontre du maire de Diécké.

Prenant la parole face à ses camarades, le maire Nyan Kémo Bonamy a réitéré son attachement aux idéaux de l’UFR et sa détermination à mener son combat politique sans aucune complaisance, ni une quelconque crainte de quoi que ce soit… « Je ne peux avoir peur de qui que ce soit. Et, je suis serein dans ma conviction. J’ai été médecin aux côtés de feu Sékou Touré, j’ai été commandant du camp Makambo au temps de feu Lansana Conté, j’ai servi au temps de Dadis, comment, moi, colonel, je peux avoir peur ? Je n’ai pas peur de quelqu’un », a rassuré le maire de Diécké.

A rappeler que le lundi 17 juin dernier face à une délégation officielle venue lancer les travaux de l’ANAFIC dans sa commune rurale, le doyen Nyan Kéemo Bonamy avait prononcé un discours soutenant un changement de la constitution. Mais, quelques jours après, le maire de Diécké a lu un tout autre discours pour réitérer sa fidélité à la ligne politique de l’UFR…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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3ème mandat pour Alpha Condé ? « Le jour où son mandat va finir, il va partir », tranche Saïkou Yaya

6 juillet 2019 à 19 07 19 07197

L’Union des Forces Républicaines (UFR) ne manque aucune occasion pour tirer au bazooka sur le régime du président Alpha Condé. La gouvernance de notre pays, ces neuf (9) dernières, a été clouée au pilori par Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, dans un discours caustique tenu ce samedi, 06 juillet 2019, à l’assemblée générale du parti républicain, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis que Sidya Touré, président de l’UFR, a démissionné de son poste de Haut Représentant du chef de l’Etat, les discours au vitriol sont allés crescendo. Alors que Fodé Baldé, de la communication digitale de l’UFR est attendu au tribunal pour diffamation par voir de presse contre le chef de l’Etat, Saïkou Yaya Barry vient au secours du prévenu. Les écrits de Fodé Baldé, relatifs à la présidence en exercice de la CEDEAO qu’Alpha Condé n’a pu obtenir, ont trouvé un écho favorable chez Saïkou Yaya Barry.

Selon lui, « si Alpha Condé était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait mourir de faim. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait être sa proie. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique qui allait être un pays de malades où il n’y a pas d’hôpitaux. Alors Alpha Condé, je le dis, si tu étais devenu président de la CEDEAO, la démocratie allait mourir en Afrique de l’ouest ».

Par ailleurs, Saïkou Yaya Barry a eu à tirer à boulets rouges sur les neuf ans de gestion de l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah. « Il faut reconnaitre qu’Alpha Condé a fait reculer tout le combat que nous avons mené pendant ces deux décennies en République de Guinée. On ne savait pas que c’est un dictateur qu’on allait envoyer sur nous. Quelqu’un qui disait qu’il est pour la démocratie et pour l’alternance juste avant son arrivée.

Depuis qu’il est arrivé, il a embrigadé toutes les institutions du pays. Il a affaibli toutes les structures sociales du pays… Qu’est-ce qu’il a fait ? C’est de nous refuser d’avoir de l’eau. Il nous refuse d’avoir des routes. Regardez les ruelles de Kaloum, au bord de la présidence. Ils sont incapables de fermer les trous. C’est pas parce qu’il n’y a pas d’argent ? Il y a de l’argent », lance-t-il.

Selon l’ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, tout ceci est sciemment fait par les tenants du pouvoir. « Mais, ils veulent nous affamer. Par ce qu’on dit que quand tu es affamé, tu n’as pas de dignité. Quand l’homme est affamé, il est quémandeur ; l’homme qui a faim n’est pas libre. Il veut nous affamer et après, donner des miettes.

C’est ces miettes qu’ils commencent à faire sortir pour son projet satanique de changement de Constitution, en donnant 5 millions à certains, 2 millions à d’autres, 50 million à certains. On a appris même qu’il a voulu donner des centaines de milliers de dollars à des sages », accuse Saïkou Yaya Barry.

Mais, le président de la séance soutient que les guinéens ne sont pas dupes. « Ça ne marchera pas. Les guinéens sont dignes. Les guinéens se lèveront comme un seul homme. Le jour où son mandat va finir, il va partir. Ses intimidations, c’est zéro. Ce qu’il a dit, on peut dire pire que ça. Je demande aux guinéens de réfléchir très bien. N’acceptons pas que la dictature continue dans ce pays. On a trop subi, mais que ça s’arrête là ».

Pour finir, le président de séance a déploré l’absence de plusieurs hauts cadres des institutions nationales lors de la cérémonie de clôture de la session parlementaire à l’assemblée nationale, tenue hier vendredi. Une situation qu’il qualifie de terrible.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Nouvelle Constitution : comment Kory Kondiano a évité l’humiliation ?

5 juillet 2019 à 15 03 19 07197

La cérémonie de clôture de la session des lois 2019 de l’Assemblée nationale s’est tenue dans un climat de tension ce vendredi, 06 juillet 2019. Et pour cause, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano avait prévu de déclarer de son soutien au projet de nouvelle constitution. Mais, il a fini par se rétracter, évitant ainsi une grosse humiliation qui l’attendait, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à l’hémicycle.

Cette session des lois aurait pu se terminer dans une grosse pagaille, dont l’auteur serait le président de l’Assemblée nationale, en personne. Claude Kory Kondiano avait, dit-on, prévu de profiter de son discours de clôture pour exprimer le soutien de son institution au projet de nouvelle constitution qui fait débat actuellement, et dont l’objectif serait d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Une idée qui aurait pu lui coûter une humiliation devant les nombreux diplomates présents.

Car, les députés, membres des groupes parlementaires : Libéral-Démocrate et Alliance Républicaine, issus respectivement de l’UFDG et de l’UFR, et qui sont foncièrement opposés à l’idée d’un changement de constitution, s’étaient bien préparés à riposter. Les élus de l’opposition avaient prévu de protester bruyamment à cette déclaration et de créer le désordre à l’hémicycle, avec notamment des slogans comme : « Ne touche pas à ma Constitution ».

Cette situation a poussé le chef du Parlement guinéen à retirer ce passage de son discours. Conséquence, son discours écrit n’a pas été distribué aux députés et aux diplomates, comme c’est le cas d’habitude. Selon un député de l’opposition, l’annonce de son soutien à la tenue d’un référendum constitutionnel représentait un gros risque pour le président de l’Assemblée nationale.

Mais, une source proche de Claude Kory Kondiano relativise ce revirement et évoque des mesures de prudence. Pour ce contact de Guineematin.com, il n’était pas bien indiqué de se prononcer sur quelque chose dont on ignore le contenu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Révision du fichier électoral : « si Inovatrix est choisi, il n’y aura d’élections dans le pays » (UFR)

29 juin 2019 à 19 07 12 06126

Le processus d’organisation des prochaines élections législatives continue de préoccuper l’Union des Forces Républicaines. L’UFR constate déjà des problèmes dans le travail de la CENI, notamment le choix de l’opérateur chargé de procéder à la révision du fichier électoral. Le parti de Sidya Touré dénonce le choix fait par la commission électorale et annonce que sans une bonne révision du fichier il n’y aura pas d’élections, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’organisation de ces élections, dont la date n’est pas encore connue, était au centre de l’assemblée générale de l’UFR, ce samedi 29 juin 2019. Selon l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, la CENI a décidé de recruter, de façon opaque, l’opérateur Inovatrix pour procéder à la révision du fichier électorale. Une révision recommandée par les experts qui ont audité ce fichier et qui ont décelé de nombreux problèmes, dont plus de 1.500.000 fictifs.

Mais le problème, indique l’UFR, c’est que cet opérateur est lié à Gemalto, l’opérateur qui a été changé. Pour le parti de Sidya Touré, ce choix effectué par la CENI vise donc à empêcher l’assainissement du fichier électoral et à permettre au parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, de continuer à frauder. C’est pourquoi, l’honorable Ibrahima Bangoura annonce que si cet opérateur est maintenu, il n’y aura pas d’élections en Guinée.

« Si Inovatrix est choisi, ça veut dire qu’ils veulent aller au 3ème mandat, il n’y aura pas d’élections dans le pays. Donc nous avons la même position, le 3ème mandat, on ne veut pas. Si Inovatrix est choisi, on n’est pas d’accord. Inovatrix c’est Gemalto ; Gemalto c’est Inovatrix. Les deux sont les mêmes. On ne sera pas d’accord qu’on choisisse Inovatrix », a dit l’opposant.

Par ailleurs, le vice-président de l’Union des Forces Républicaines accuse la commission électorale nationale indépendante de vouloir contourner la loi dans la mise en place de ses démembrements. Une chose que l’opposition, en général, n’acceptera pas, souligne-t-il. « Au niveau des démembrements de la CENI, il y a les articles 8, 23 et 28 qui régissent la mise en place des démembrements. Donc que disent ces articles-là ? Que dit la loi ? L’article 8 dit que les partis politiques doivent être représentés dans tous les démembrements de la CENI, à savoir les CECI, les CEPI et les CESPI. L’article 8 dit qu’il doit y avoir au moins partout 3 partis politiques.

Hon. Ibrahima Bangoura

Alors, avant il y avait 2400 délégués dans tout le pays. Aujourd’hui avec la nouvelle loi, s’ils vont mettre en place les démembrements, ils vont aller jusqu’à 20.022 délégués. Donc ils disent que comme il y a beaucoup de dépenses, il faudrait revenir à un système hybride. Que la CENI et les partis politiques se mettent d’accord sur un système qui va contourner la loi. On a dit au niveau des partis politiques, voilà ils commencent à contourner la loi, et cela va en leur faveur. Donc nous, nous avons dit au niveau de l’opposition, que nous ne sommes pas d’accord, ils n’ont qu’à appliquer la loi. Puisqu’on a voté la loi, cette loi doit être appliquée.

Pourquoi nous le disons ? C’est parce que lorsque nous sommes sur le terrain au moment des élections, dès que nous protestons, la CENI rétorque toujours qu’elle, elle ne fait qu’appliquer la loi. Donc si nous nous mettons d’accord avec elle pour contourner la loi, lorsque nous irons sur le terrain et que nous protestons, ils vont nous opposer cela. Donc c’est un risque que nous ne voulons pas prendre », a-t-il expliqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (0024) 622919225 / 666919225

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Nouvelle constitution : le maire de Diecké change de discours et se dit en phase avec l’UFR

19 juin 2019 à 12 12 27 06276

Après le tollé suscité par son discours favorable au projet de nouvelle constitution, le maire de la commune rurale de Diecké fait un revirement. Il assure qu’il reste de l’UFR et qu’il est en phase avec la position de cette formation politique, farouchement opposée à un changement de constitution, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

« La commune rurale de Diecké soutient avec force l’idée de révision de la constitution. Elle invite toute sa population à adhérer à cette réforme constitutionnelle », avait déclaré Nyan Kéemo Bonamy, le maire de cette localité. C’était à l’occasion du lancement officiel des travaux de construction d’un bloc administratif dans la commune rurale, le lundi, 17 juin dernier.

Cette déclaration de l’élu de l’UFR allait à l’encontre de la position de son parti, qui est farouchement opposé au projet de nouvelle constitution, dont l’objectif voilé serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Et évidemment, elle a suscité un grand bruit notamment sur les réseaux sociaux.

Ce qui a amené le maire de Diecké à aller s’expliquer devant le coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré et quelques responsables locaux de la formation politique. Le colonel à la retraire a assuré qu’il reste fidèle et qu’il est en phase en phase avec son parti. « Je suis venu au parti UFR par conviction et non pour un intérêt. Je reste et resterai UFR jusqu’à mon dernier souffle », a-t-il déclaré.

Même si les explications de Nyan Kémo Bonamy ne sont pas assez convaincantes, ses collaborateurs de l’UFR semblent être rassurés. C’est en tout cas ce qu’a laissé croire Cécé Loua, le coordinateur régional du parti à N’zérékoré. « Il y a des hommes qu’on ne peut pas détourner de l’UFR, le maire de Diecké en est un. Après la lecture du discours de bienvenue lors du lancement des travaux financés par l’ANAFIC dans sa commune où il déclarait soutenir le projet de nouvelle constitution, il vient de clarifier sa position, celle de rester toujours dans l’esprit du président Sidya Touré. Donc, plus de peur que de mal », a dit l’opposant.

Le maire de Diecké est-il réellement favorable ou opposé au projet de nouvelle constitution ? Pour beaucoup de citoyens, cette question reste encore sans réponse. Et, l’avenir va, sans doute, nous édifier davantage sur sa véritable position.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Sidya Touré, furieux : « les préfets, sous-préfets et fonctionnaires sont devenus militants du RPG-AEC »

15 juin 2019 à 14 02 12 06126

Comme annoncé sur Guineematin.com, l’UFR tient son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 15 juin 2019. Cette rencontre est présidée par Sidya Touré, président du parti, entouré de nombreux membres du bureau exécutif. Le leader de l’UFR a dénoncé à tort à travers la mauvaise gouvernance actuelle.

Selon Sidya Touré, au moins 3 milliard de francs guinéens ont été dépensés dans le secteur de l’électricité mais sans jamais que nos compatriotes sortent de l’obscurité.

Par ailleurs, l’ancien Haut Représentant du chef de l’État, a critiqué « l’incapacité du gouvernement à débarrasser Conakry des tas d’immondices ».

Pour ce qui est des routes, Sidya Touré a dénoncé le fait que des milliards soient dépensés dans ce secteur sans que les villes et villages ne soient désenclavés. En citant en exemple le mauvais état de la route de Coyah-Forécariah. Ce qui a suscité des réactions bruyantes des militants surtout que l’actuel Premier ministre, Kassory Fofana est originaire de Forécariah.
Sidya Touré n’a pas occulté le fait que de nombreux guinéens vivent difficilement à cause de la misère ambiante.

Sidya Touré a également attaqué les administrateurs territoriaux qui sont au service du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. « Les préfets, sous-préfets et fonctionnaires sont devenus des militants du RPG Arc-en-ciel ».

A suivre

Alpha Mamadou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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Kankan : le front anti 3ème mandat trimballe Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie en justice

20 mai 2019 à 14 02 53 05535

L’agression récente dont ont été victimes les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la ville de Kankan se transporte sur le terrain judiciaire. Les victimes ont porté plainte au tribunal de première instance de Kankan contre des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie, des responsables du RPG Arc-en-ciel de Kankan, sont visés par une plainte du FNDC, un mouvement qui se bat contre une modification de la Constitution au bénéfice d’Alpha Condé. En effet, des opposants au projet de tripatouillage de la Constitution ont été pris à partie et sérieusement molestés le 30 avril dernier à Kankan par des partisans du régime en place en Guinée.

C’est pour protester contre cette agression et demander réparation que les membres du FNDC ont saisi la justice à Kankan. Une plainte en bonne et due forme a été déposée devant qui de droit pour « attaque barbare, coups et blessures, vol de matériel violation du siège de PADES ».

Dans la matinée de lundi 20 mai 2019, des membres du FNDC de Kankan, composé des partis politiques de l’opposition, se sont rendus dans les locaux du tribunal de première instance de Kankan. Selon nos informations, l’affaire devait être présentée devant un juge ce lundi. Finalement, ça c’est limité à une rencontre à huit clos entre les membres du FNDC et le Procureur de la République, Aly Touré.

Sory Kouyaté

Selon Sory Kouyaté, coordinateur de l’Union des Forces Républicaines (UFR) à Kouroussa, « nous avons porté plainte contre les membres du RPG au tribunal de première instance de Kankan. Le procureur a jugé bon de nous entendre. Ce matin nous sommes venus, tous les membres du front sont là, on l’a rencontré, il nous a dit que notre plainte est recevable et de rester à l’écoute, qu’il nous informera au courant de cette semaine ».

Par ailleurs, Sory Kouyaté a fait savoir son optimisme par rapport à ce bras de fer qui oppose le FNDC au parti au pouvoir. « L’espoir d’abord nous a amené à venir vers la justice. Les faits sont là, ils sont indéniables et je crois que la justice ne peut pas nier la vérité. Donc, nous comptons suivre cette affaire jusqu’à la fin », a-t-il lancé.

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré a confirmé l’information selon laquelle, le parquet allait appeler les membres du Front courant cette semaine pour la suite de cette affaire.

A rappeler que Taliby Dabo, Mamby Camara, Djènè Mady Keïta, Moussadjan Condé, Aboubacar Condé, Babou Cherif et Adama Keïta (Donso), tous du RPG, sont pointés du doigt par le FNDC, qui les accuse d’avoir orchestré leur agression au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES).

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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AG de l’UFR : les « héros » anti 3ème mandat de Coyah racontent leur mésaventure

6 avril 2019 à 18 06 42 04424

L’arrestation des trois jeunes gens opposés au 3ème mandat dans la préfecture de Coyah et la naissance d’un Front National pour la Défense de la Constitution continuent d’alimenter les débats dans la cité. Ces deux sujets d’actualités ont été largement évoqués au siège de l’Union des Forces Républicaines(UFR) à l’occasion de son assemblée de ce samedi, 6 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre a été présidée par la députée Hadja Aissata Daffé. Elle a connu la présence des trois célèbres jeunes de Coyah, arrêtés et emprisonnés pendant 5 jours à Coyah pour s’être opposés au 3èmemandat. Ces trois jeunes militants de l’UFR sont : Aboubacar Sylla, Djibril Bangoura et Mamadou Conté.

Par la voix de Mamadou Conté, ils sont venus expliquer la mésaventure qu’ils ont subie. « Le dimanche 31 avril 2019, nous les jeunes leaders de Coyah, on s’est réuni lorsqu’ils ont passé l’information dans les radios, soi-disant qu’il y aura une rencontre au stade préfectoral de Coyah pour le soutien du RPG. Ce jour, le président de la République n’était pas présent. Mais, il y avait des ministres. Au stade, nous avons suivi les discours des ministres et d’autres personnes.

Ils ont dit dans leurs discours, je suis Coyaka, je m’engage pour une nouvelle Constitution. Le deuxième est venue dire, Je suis Coyaka, j’accepte le troisième mandat pour Alpha Condé. C’est en ce moment que nous aussi, on a installé nos banderoles autour du stade sur lesquels on a écrit : Non au 3ème mandat, oui à l’alternance », a expliqué Mamadou Conté, relaxé par le tribunal de Coyah, hier vendredi pour « délit d’entrave à la liberté de manifester non constitué », malgré les six mois de prison ferme requis par le procureur.

Poursuivant, Mamadou Conté a dit que « les force de l’ordre sont venues d’abord nous retirer les banderoles. Nous étions nombreux. Mais, ils n’ont interpellé que trois à savoir : Aboubacar Sylla, Djibril Bangoura et moi, Mamadou Conté. Ils nous ont fait monter dans les pick-up pour le commissariat central de Coyah où ils nous ont retiré tout ce qu’on avait. Nous sommes restés jusqu’à 21 heures. Après, ils nous ont envoyé au poste de police de Km36 où nous avons passé la nuit.

Le lendemain, à 7 heures, on nous a ramené au commissariat central de Coyah. De là, un commandant nous a conduit au tribunal de première instance de Coyah. Devant le procureur de Coyah, on nous a auditionnés. On s’est expliqué. Le procureur nous a dit que vous n’avez aucun problème, vous n’avez rien fait mes enfants. Rentrez chez vous. Dès que nous sommes sortis de la cour du tribunal, les forces de l’ordre nous ont interpellés encore.

Ils nous ont conduits devant le procureur. Mais cette fois-ci, le procureur a changé sa décision. Il dit que nous avons fait entrave au droit de manifester. C’est ainsi qu’ils nous ont envoyé à la prison civile de Coyah. Ça, c’était le lundi à 17 heures. Ils nous ont torturés, frappés par les bandits qui étaient dans la prison. Le mardi, ils nous ont envoyé au tribunal pour le jugement, le président du tribunal nous a ramenés en prison pour trois jours où nous sommes restés jusqu’au vendredi », a-t-il détaillé.

Après cette pathétique narration, Tidiane Sylla, chargé de la communication de l’UFR, a fait savoir aux militants que c’est le ministre d’Etat Kiridi Bangoura qui est en train d’instrumentaliser les citoyens par rapport à ce projet de 3ème mandat. Cependant, ajoute-t-il, « un front dénommé Front National pour la Défense de la Constitution, composé de plusieurs partis politiques, de la société civile, des syndicats, des artistes, et autres structures, est né pour s’opposer au 3ème mandat et défendre la Constitution »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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L’UFR va-t-elle siéger au parlement ? « Si nous sommes là, ils ne décideront pas du n’importe quoi »

1 avril 2019 à 15 03 08 04084

C’était dans les tuyaux, maintenant c’est officiel. L’Union des Forces Républicaines (UFR) va continuer à siéger à l’Assemblée Nationale, après la prorogation du mandat des députés par le président Alpha Condé. Même si certains cadres du parti ne veulent pas le dire ouvertement, la décision ne souffre plus d’aucun doute, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Je pense que cette décision sera définitivement prise le jeudi, 04 avril. Elle n’est pas encore définitive, mais tout semble indiquer qu’on siégera. Parce qu’il y a des choses importantes qui vont arriver à l’Assemblée, on ne va pas laisser les gens tripatouiller », a dit au téléphone de notre reporter, Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR, dans l’après-midi de ce lundi 1er avril 2019.

Selon notre interlocuteur, la décision n’est pas définitive. « Il faut que les instances du parti se prononcent. Mais, tout semble indiquer qu’il ne faut pas laisser le champ libre à ces gens-là (le RPG Arc-en-ciel, ndlr) pour faire n’importe quoi à l’Assemblée. Si nous ne sommes pas là, ils gouverneront, ils décideront. Mais, si nous sommes là, ils ne décideront pas du n’importe quoi. C’est là l’importance de notre présence », estime Elhadj Ibrahima Bangoura.

Fort de dix députés sur les 113 qui siègent au parlement guinéen, l’UFR s’apprête ainsi à rejoindre l’hémicycle le 05 avril prochain. La position de l’UFDG, principal parti de l’opposition avec ses 37 députés, est attendue dans les prochains jours.

Pour rappel, le président Alpha Condé a récemment pris un décret prorogeant le mandat des députés, arrivé à échéance. La CENI tarde à démarrer pour proposer un chronogramme pour les élections législatives, qui auraient dû se tenir au premier semestre de l’année en cours.

Pour le moment, c’est seulement Dr Ousmane Kaba, élu sous la bannière du RPG Arc-en-ciel et aujourd’hui président du PADES, qui a annoncé ouvertement son refus de continuer l’aventure.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Brouille entre le RPG et l’UFR : le show sur Twitter !

26 mars 2019 à 14 02 56 03563

Déjà pas en odeur de sainteté depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat, les relations entre le RPG Arc-en-ciel et l’UFR se sont compliquées davantage ces derniers jours. Cela, suite à une sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Le débat qui fait rage depuis cette déclaration s’est transporté sur Twitter, où les deux camps font le show depuis hier, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le ton a été donné par Sidya Touré, très actif sur ce réseau social. Dans un Tweet publié hier, lundi 25 mars 2019, le président de l’UFR a réagi au discours musclé que le président de la République, Alpha Condé, a tenu dimanche, au siège du RPG Arc-en-ciel. Avec un peu d’ironie, il regrette ce discours qui, selon lui, est « symptomatique de l’état de la Guinée aujourd’hui ».

Une sortie qui n’a évidemment pas laissé indifférent le camp présidentiel. L’administrateur du compte créé au nom du président Alpha Condé (on ne connait pas son identité) a réagi non pas au contenu du message de Sidya Touré, mais à la forme. Il déplore le faible niveau grammatical du président de l’UFR, relevant « 9 fautes avec une syntaxe qui laisse à désirer » dans son Tweet.

Réponse du berger à la bergère ! Le débat est ainsi ouvert.

Sidya Touré ne laisse pas passer cette attaque. Le leader de l’UFR justifie les manquements à la grammaire française décelés dans son écrit par le fait que Twitter est exigeant sur le nombre de mots, indiquant qu’il fallait se faire l’économie de certaines choses pour pouvoir passer son message. « C’est pas une dictée c’est un tweet !!! » a-t-il répliqué.

Un argument pas valable pour l’administrateur du compte Twitter Prof_ AlphaCondé. Ce dernier estime qu’ « en ses grades et qualités, le langage sms n’est pas digne » des politiques qui doivent servir d’exemple pour les autres. Il conclut son tweet avec ironie : « De toutes les façons, ntanambé pour l’instant. i Touré ».

Le débat est bien lancé et on attend la réplique de Sidya Touré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Conakry : l’ancien ministre Mohamed Tall expulsé de son domicile ?

26 mars 2019 à 12 12 58 03583

L’ancien ministre de l’élevage, Mohamed Tall, aurait été expulsé de son domicile, situé à la Minière (Commune de Dixinn). Depuis hier, lundi 25 mars 2019, le portail de la maison où habitait le responsable de l’UFR est cadenassé, et des gendarmes sont postés sur les lieux, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Pour l’heure, nous n’avons pas assez de détails sur cette situation. On apprend seulement que cette maison appartient à l’Etat et qu’elle a été donnée à Mohamed Tall après sa nomination comme ministre de l’élevage. L’Etat aurait donc décidé de récupérer les lieux puisque monsieur Tall n’est plus membre du gouvernement.

Cette situation intervient alors qu’une brouille oppose l’UFR dont est membre Mohamed Tall à la mouvance présidentielle depuis la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du Chef de l’Etat.

Brouille envenimée par la récente sortie médiatique du président de l’UFR qui a laissé entendre que le Général Sékouba Konaté, alors président de la transition, a modifié les résultats du premier tour de la présidentielle de 2010, pour permettre au président Alpha Condé de passer au second tour.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Avertissement à Alpha Condé : « le 3ème mandat est une peau de banane, vous marchez dessus, c’est votre fin »

18 mars 2019 à 14 02 29 03293

La question d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé préoccupe tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A l’occasion de son assemblée générale tenue hier dimanche, 17 mars 2019, la coordination préfectorale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Siguiri a mis en garde l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah contre toute tentative de modifier la Constitution à son profit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’assemblée générale hebdomadaire de la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri a essentiellement tourné autour d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé. La rencontre politique, présidée le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a été mise à profit pour dissuader les supporters de cette idée.

Visiblement remonté contre les promoteurs du 3ème mandat, monsieur Fofana a qualifié cette utopie de peau de banane qui pourrait faire tomber le régime. « La question du 3ème mandat, quand j’écoute les gens crier pour un troisième mandat, j’ai pitié du président. Ce sont les mêmes personnes qui ont dit ici Conté Koudaï. Après, ils ont chargé le général comme étant la cause du retard de la Guinée.

Quand le capitaine Dadis est venu, c’est le même slogan. Après le départ de Dadis, ils ont dit que Dieu a sauvé la Guinée si non, ça allait gâter le pays. Ils se lèvent aujourd’hui pour demander un troisième mandat pour Alpha Condé. Alpha, c’est une peau de banane, quand vous marchez dessus, c’est votre fin. C’est un projet suicidaire pour vous et votre régime », a mis en garde Baba Fofana.

En outre, le coordinateur de l’UFR à Siguiri conseille au président Alpha Condé de chercher à sortir par la grande porte. « La démocratie guinéenne est une démocratie jeune. Il faut l’entretenir pour la nouvelle génération. Il (Alpha Condé, ndlr) est venu au dans des conditions que nous connaissons tous. Alors, il doit accepter de sortir par la grande porte pour permettre à la démocratie guinéenne d’évoluer. Il a dit qu’il sera le Nelson Mandela de la Guinée, il doit lire l’histoire de Mandela », suggère monsieur Fofana.

Pour ce qui est de Siguiri, Baba Fofana dit que les promoteurs du 3ème mandat sont attendus de pied ferme. « Nous attendons les promoteurs à Siguiri. Les autres contre-manifestants n’ont rien fait. S’ils tentent de lancer un mouvement à Siguiri, ce sera la fin du régime », a-t-il martelé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Grève de la faim : l’UFR soutient le camp Faya Millimono

8 décembre 2018 à 20 08 39 123912

La grève de la faim observée par Dr Faya Millimouno et certains cadres du Boc Libéral a inspiré les responsables de l’Union des Forces Républicaines. A l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue ce samedi, 8 décembre 2018, le vice-président du parti républicain, Ibrahima Bangoura, a salué cette façon de protester

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