Quelques heures seulement avant la décision portant exclusion de Soumah Aboubacar et son groupe du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), ses partisans venaient de prendre le contrôle du bureau préfectoral de la structure syndicale à Labé, suite à un congrès ordinaire supervisé par une mission venue de Conakry, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le nouveau bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a été installé le lundi, 8 janvier 2018 par une mission de cette structure syndicale venue de Conakry. Il a la particularité d’être composé par des anciens membres du bureau sortant qui avaient soutenu le mouvement de grève des enseignants déclenché par Aboubacar Soumah et des nouveaux qui, au moment de la grève, s’étaient constitués en Collectif des Enseignants de Labé pour soutenir les syndicalistes partisans de Soumah Aboubacar.

Ainsi, on retrouve au sein de la nouvelle équipe, Ibrahima Niama Baldé (partisan de Soumah) comme secrétaire général, Mamadou Oury Hawa Diallo, ancien président du collectif des enseignants de Labé qui a coordonné la dernière grève dans la préfecture. Les postes de secrétaire administratif, de trésorier, de chargé de la communication et de chargé de la syndicalisation reviennent aussi aux anciens responsables du collectif des enseignants de Labé.

C’est au moment où la mission syndicale venue de Conakry faisait l’étape de Mali que le bureau national a annoncé l’exclusion du groupe de Soumah Aboubacar du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Décision est-elle liée à la montée en puissance des partisans de Soumah dans les instances de base du SLECG, à quelques semaines seulement du prochain congrès national du cette structure syndicale du secteur de l’éducation ? L’avenir nous le dira.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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