Dansa Kourouma, président du CNOSC

Comme annoncé par une précédente dépêche de notre correspondant à Labé, le président du conseil préfectoral de la société de Labé, Khalidou Dieng s’est fait inscrire sur la liste de l’UFDG pour devenir un des conseillers communaux. Joint au téléphone par Guineematin.com, le président du CNOSCG, Dr. Dansa Kourouma n’a pas écarté la possibilité qu’un acteur de la société civile soit candidat dans une élection. Il a simplement décrit certaines conditions à respectées par le postulant.

« Rien n’interdit a un membre de la société civile de figurer sur une liste de candidature, surtout pour les élections locales, en tout cas au niveau de nos textes. Seulement, si ça doit être fait, on se conforme aux dispositions de la charte. Le CNOSCG est régi par une charte d’éthique qui dit que si un de ses membres bénéficie d’une promotion administrative ou d’un mandat électif ou encore pose sa candidature pour une élection quelconque, il écrit une lettre de suspension de ses activités au sein de l’organisation », a-t-il introduit.

Selon Dr. Dansa Kourouma, les élections locales, c’est le moindre mal, contrairement aux élections législatives ou présidentielles. Parce qu’avec ces élections locales, la personne élue peu revenir au sein de l’organisation pour occuper un poste. « Si c’est une élection locale, on peut estimer qu’il peut revenir au sein de l’organisation, s’il n’est pas élu. Le cas spécifique de Khalidou Dieng est qu’il n’est pas sur une liste indépendante ; mais, sur une liste d’un parti politique. Cette disposition, n’est pas clarifiée chez nous », explique-t-il dit.

Dansa Kourouma, président du CNOSC

A en croire aux propos du président du CNOSCG de Labé, Khalidou Dieng devrait d’abord informer le bureau national à Conakry par l’intermédiaire du bureau régional. « On allait l’intimer d’écrire une lettre de démission qui suspend sa participation dans nos différentes activités jusqu’à la fin du processus électoral. Cette disposition est exécutoire à l’immédiat. Donc, monsieur Dieng doit se conformer à cette disposition ; mais, rien ne lui interdit dans les faits de participer à ces élections. L’idéal aurait voulu qu’il soit dans une liste indépendante qui ne fait même pas l’objet d’interprétation parce que nos textes sont suffisamment en faveur. Mais, là, le dossier est compliqué parce qu’il est sur la liste d’un parti politique ».

Alors, à quoi on peut s’attendre comme décision du CNOSCG ? Dr Dansa Kourouma estime que cette appréciation se fera au cours d’une réunion. « Je ne peux pas présager la réponse qui va être donnée. En tout état de cause, il n’y a rien de mal à sa décision d’aller à une élection communale ; mais, nous, nous allons apprécier en tenant compte de la pratique à l’intérieur de l’organisation et de la charte. Je ne pense pas qu’il y ait rejet d’une requête quelconque formulée par monsieur Dieng. Les élections n’ont pas lieu encore. Donc, il y a une marge de tolérance qui peut se mettre en place et qui ne peut être octroyée que suite à une réunion qui sera tenue au niveau national et régional, après une saisine officielle de l’intéressé », dit-il.

Kalidou Dieng, président du CNOSC de Labé et candidat sur la liste de l’UFDG

Selon Dr Dansa Kourouma, Khalidou Dieng n’est pas le seul candidat issu des rangs de la société civile à vouloir se présenter à ces élections locales. Il a cité d’autres, notamment en forêt et à Faranah. « Il y a des préfectures, surtout des communes rurales en forêt qui sont concernées. Ce n’est pas toutes les communes rurales de la forêt ; mais, il y a un à Lola par exemple qui m’a saisi, de même qu’au niveau de la région de Faranah. Ce sont des gens qui ne sont pas sur des listes des partis politiques ; mais, des listes indépendantes. J’ai été consulté par ceux-ci. Au niveau de Lola, le monsieur a tout simplement suspendu sa participation au sein de l’organisation par écrit. Pour le cas de monsieur Dieng à Labé, jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas été saisi, ni par le conseil régional, ni par l’intéressé lui-même. On sort d’une réunion national avec les conseils régionaux pour parler de ces élections locales. Aucune requête n’a été présentée en son nom. Peut-être que c’est une tentative de faire cette candidature de façon clandestine ; mais, je crois qu’il doit tirer les conséquences en toute responsabilité pour pouvoir écrire officiellement à ses collaborateurs ; ensuite, au bureau national pour éviter que ça n’empiète sur la crédibilité de l’organisation qui n’est pas une passerelle politique », a ajouté le président du CNOSCG.

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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