lolaLa scène s’est passée dans un champ à Kéoulenta, dans la sous-préfecture de Kokota, un district situé à 18 kilomètres de la préfecture de Lola. Un certain vié Monémou a tué sa marâtre, la femme de son père, Pauline KPÖGÖLAMOU, le dimanche 19 septembre 2016, aux environs de 16 heures, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Lola.

Selon les explications du secrétaire du bureau du district de Kéoulenta, monsieur Blaise Sonomou, qui s’est confié à Guineematin.com, le jeune Vié Monémou, orphelin de mère, née en 1980 et père de six enfants dont deux adoptifs, étaient en désaccord avec son père et sa marâtre depuis plus d’an. Le nommé Vié Monémou accuse ses parents de lui avoir jeté un sort qui serait à la base de la plaie sur la joue droite.

Mais, Blaise Sonomou a explique à Guineematin.com que l’assassin présumé a plutôt été ensorcelé pendant ses opérations de vol. « Le jeune est un voleur. Il n’attend que le soir pour se rendre en brousse. C’est au cours de ses opérations qu’il a été ensorcelé. Maintenant, il accuse ses parents d’être à la base. Il a quitté ses parents pour s’isoler de tout le monde, il ne participe même pas aux travaux du village », a-t-il expliqué.

Concernant les circonstances du meurtre de la femme, le responsable du district a dit que la femme et son mari, Noé MONEMOU- tous deux chrétiens- étaient allés à la prière du dimanche. Après la prière, la femme, madame Pauline KPÖGÖLAMOU, mère de sept enfants, s’est rendue avec certains  de ses enfants au champ, suivi par le jeune Vié MONEMOU.

Selon le secrétaire du District de Kéoulenta, Vié Monémou est allé pêcher dans le champ de sa marâtre quand cette dernière est venue le trouver pour lui faire des reproches : « tu laisses ton champ pour venir détruire mon riz, soit disant que tu pêches ? ». Et, directement, le jeune a menacé la dame : « si tu parles encore, tu va voir ! »…  Continuant ses récriminations, madame pauline KPÖGÖLAMOU était loin d’imaginer qu’elle prononçait ses dernières paroles. « Brusquement, Vié Monémou est sorti du bas-fond, il a pris sa machette. Il a coupé le bras de la femme ; puis, la tête, le cou… Elle a reçu beaucoup de coups de machette et n’a pas pu bouger du lieu. Elle a crié une seule fois ! Sa fille qui était restée au campement ayant entendu ce cri, a appelé sa grande sœur ; mais, avant que ces deux ne viennent, la femme était morte et Vié Monémou avait disparu dans la nature», a précisé monsieur Blaise.

A en croire ce responsable local, le jeune avait pour une première fois pourchassé son père au champ ; mais, il n’a jamais prévenu le bureau du district sur les menaces de mort qui avaient été proférées par son fils.

Après ce meurtre, la gendarmerie de Lola et de la sous préfecture de Kokota se sont rendues sur les lieux du meurtre pour les constats et le corps de la femme a été enterré hier, lundi 19 septembre 2016.

Enfin, des recherches ont été enclenchées pour retrouver le présumé assassin qui est toujours en cavale. Ce mardi 20 septembre 2016, le bureau du district a rédigé un communiqué pour demander à toutes les personnes qui réussiront à appréhender le présumé assassin de le livrer à la gendarmerie ou à la police.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

Tél. : 669 43 69 41

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