Situées à quelques pas seulement du groupement de gendarmerie territoriale et de la compagnie de gendarmerie, quatre boutiques ont été attaquées par des individus armés d’une hache à l’aide de laquelle ils auraient défoncé les portes desdites boutiques. On ignore l’heure à laquelle cette attaque a eu lieu, mais selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Mamou, les faits se sont produits dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 23 Août 2017.

Ahuries par les faits, les victimes ne veulent même plus en entendre parler. Elles se réservent de toute déclaration, de tout commentaire aux micros des journalistes qui ont été sur les lieux pour s’enquérir des faits.

« Dire quoique ce soit ne change rien aux faits. Ce serait plutôt s’humilier à la face du monde. Les boutiques se trouvent au nez de la gendarmerie. Qu’est ce qu’on peut espérer de la sécurité ? », s’interroge avec furie un commerçant, venu consoler l’une des victimes qui refuse de déclarer, pour l’instant, sa perte à la gendarmerie.

Ont-ils raisons de se taire sur leur triste sort ? Le débat est ouvert, quand on sait que les plaintes n’ont souvent pas servi à grand-chose. Mais, comment peut-on imaginer un cambriolage sous le nez et la barbe du groupement et de la compagnie de gendarmerie où des agents se relaient en permanence ? Ces agents sont-ils les vrais auteurs ou complices de ce cambriolage ? Plusieurs questions de ce genre sont posées actuellement dans la ville carrefour.

En attendant des réponses, la seule victime, madame Mari Keïta qui a accepté de parler au micro de Guineematin.com a confié que c’est ce mercredi matin qu’elle a été informée du cambriolage par ses voisins commerçants et qu’elle ignore pour le moment la hauteur de la perte. « Mais, explique-t-elle, les bandits ont emporté deux complets wax non cousus, plusieurs boites de jus, des bidons d’eau minérale (cipas) et de l’argent qu’elle gardait sous des cartons.

Selon des informations recueillies sur place, la hache utilisée pour défoncer les portes des quatre boutiques a été abandonnée par les bandits devant la boutique de madame Mari Keïta.

Aux dernières nouvelles, des agents de la gendarmerie venus sur les lieux du cambriolage auraient emporté cette hache qui pourrait servir de pièce à conviction au cas où les auteurs de ce vole seront arrêtés.

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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