Orange Guinée, 1er à proposer une offre résidentielle 4G en Guinée !

22 novembre 2019 à 11 11 49 114911

En Mai 2019, Orange Guinée lançait le 1er réseau 4G du pays, précisément à Conakry !

Annoncé déjà en Mars, lors de la signature de sa licence, l’opérateur confirmait la révolution numérique en marche, celle la même amorcée au lancement d’Orange en Guinée, puis lors du lancement de la 3G+ et du mobile banking- Orange Money – dont il est rappelons-le – le précurseur sur le territoire.

Aujourd’hui, Orange Guinée vient une fois de plus témoigner à tous du respect de son engagement : offrir à tous les guinéens un accès au meilleur du digital : de l’abondance, une utilisation simplifiée des applications, une navigation à très grande vitesse.

En effet, après le lancement des forfaits généreux- plus de volume à prix compétitifs pour que chacun puisse en profiter ; la disponibilité de la 4G en régions- Boké, Kamsar, Fria, Labé & Mamou ; Orange Guinée propose la HomeBox.

La HomeBox est une offre résidentielle : elle est la 1ère du marché à s’adresser au grand public pour une utilisation de la 4G à la maison, sans engagement.

Elle se compose d’une flybox, un boitier qui assure une connexion en wifi jusqu’à 32 appareils

Elle est proposée en dual play pour toutes les personnes qui veulent enfin avoir une offre qui leur permette d’accéder à l’internet Haut Débit à la maison mais aussi avoir un téléphone fixe pour émettre et recevoir des appels- très utile pour pouvoir joindre ses enfants en cas d’urgence.

A la souscription, 15Go valables un mois sont offerts. Ensuite, des forfaits exclusivement réservés à l’offre sont disponibles.

Ceux-ci ont été pensé pour répondre aux utilisations diversifiées que peuvent avoir les membres d’une famille : des enfants qui regardent des dessins animés ou vidéos ; des adolescents qui sont sur leurs réseaux, suivent des films en HD ou font des recherches pour leurs devoirs ; les parents qui envoient des mails, téléchargent des fichiers…

Les forfaits proposés – à partir de 96.000 GNF- sont surtout pensés pour être accessibles de tous : 3 formules internet et appels- dont les tarifs seront dégressifs.

Orange Guinée entend à travers ce lancement permettre aux familles de profiter du meilleur de l’internet- la 4G – à la maison.

Et cela, à l’image de son souci pour les professionnels auxquels l’opérateur propose, depuis Août 2019, la Flybox Pro 4G ; une Flybox 4G permet aux petites entreprises, aux structures soucieuses de mieux communiquer tout en maîtrisant leurs charges avoir accès aux avantages du très haut débit pour être à la fois connecté et connecter les collaborateurs en wifi ; envoyer des mails, utiliser des applications ou encore télécharger des dossiers. Elle assure la performance de leurs activités professionnelles.

Dans un premier temps, la Flybox 4G pour les pros ou encore l’offre HomeBox sont proposées aux clients dans les zones couvertes par la 4G.. Ces solutions seront très prochainement disponibles dans les autres villes en région…

Orange Guinée entend donc véritablement offrir à l’ensemble des guinéens une expérience incomparable et faire de la révolution numérique leur réalité.

A propos d’Orange Guinée

Orange Guinée a lancé ses activités commerciales en Guinée en 2007. Orange met tout en œuvre pour accompagner les des guinéens dans leur développement en leur proposant le meilleur de la technologie.. 1er à lancer la 3G+, Orange Money et la 4G, Orange Guinée couvre l’ensemble de la Guinée et dispose du plus large maillage de distribution en
Guinée : plus de 26.000 points de vente pour mieux servir les guinéens.

Avec un chiffre d’affaires de près de 14,687 milliards à a fin 2018, près de 400 emplois directs, et plus de 200.000 indirects, l’opérateur est depuis 2015, leader du secteur des télécommunications en Guinée avec, aujourd’hui, plus de 7,8 millions de clients. En 2016 Son engagement sociétal se traduit par un impact socio-économique élargi évaluée à 623 Millions d’Euros dans les domaines de la santé, éducation et employabilité. Orange Guinée met l’expérience clients au cœur de sa stratégie et entend bien devenir être reconnu comme l’opérateur multi-services et digital, celui préféré des Guinéens, leur partenaire de l’inclusion digitale.

Fin

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Mamou prévient Kassory Fofana : « si le Premier ministre fait de la propagande politique… »

22 novembre 2019 à 11 11 28 112811

« Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… ».

Après les préfectures de Tougué et Labé où il a été accueilli par des manifestations de protestation par endroit, le Premier ministre, Ibrahima Kasory Fofana, est attendu ce vendredi, 22 Novembre 2019, dans la préfecture de Mamou. Et, dans la ville carrefour, l’inspection régionale des Affaires religieuses s’active dans la sensibilisation des couches sociales de la préfecture pour obtenir un accueil chaleureux du chef du gouvernement guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A la faveur d’une réunion de sensibilisation, organisée hier, jeudi, avec les coordinations régionales des communautés vivant à Mamou, les membres du FNDC, les syndicats, les femmes oulémas de Guinée, la mairie et les sages de la préfecture, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a tenu à éclairer la lanterne des citoyens de la ville carrefour sur la visite annoncée du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses

« Monsieur Fofana ne vient pas à Mamou dans le cadre politique, mais dans le cadre technique. Il a dans sa valise beaucoup de projets. La région a beaucoup d’attentes et nous allons les exposer au Premier ministre. C’est une opportunité pour nous également de poser nos problèmes. Aujourd’hui, la Guinée a beaucoup de problèmes. On va dialoguer avec lui », a indiqué Elhadj Amadou Kolon Barry.

Ayant déjà entendu les échos des échauffourées qui ont émaillé la visite du Premier ministre à Labé, l’inspecteur régional des Affaires religieuses de Mamou souhaite qu’un accueil chaleureux soit réservé à Kassory Fofana et sa suite. Et, pour réussir le pari, Elhadj Amadou Kolon Barry compte sur l’esprit citoyen des habitants de la ville carrefour.

« Toutes les sensibilités sont touchées. Tout Mamou est prêt à sortir pour réceptionner son excellence Monsieur le Premier ministre. Mamou est une ville hospitalière reconnue de tout le Monde », rappelle-t-il aux populations de Mamou.

Mais, pour le premier secrétaire administratif du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), « les gens sont mécontents et révoltés ». Cependant, assure Mamadou Madjou Diallo, cette réception du Premier ministre se passera bien si aucune propagande de troisième mandat ne se fait sur le terrain.

Mamadou Madjou Diallo, premier secrétaire administratif du FNDC Mamou

« Chacun a un totem. Nous aussi, nous allons dégager notre totem. Nous ne voulons voir ni une banderole, ni un t-shirt, ni une pancarte où s’est écrit 3ème mandat ou qui parle de nouvelle constitution ou bien de référendum. Si eux, ils ne dépassent pas les bornes nous ne ferons aucune réaction. Au cas où ce sont eux qui mettront l’essence dans le feu. Les gens sont mécontents. Chacun est révolté dans son âme. Les guinéens sont frustrés. On tue les gens comme on tue des bêtes dans la brousse. Des jeunes tués au printemps de leur vie. Des violations des domiciles, des arrestations arbitraires, des condamnations sans fondement… tous sont des causes des frustrations », a indiqué Mamadou Madjou Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Communiqué du Gouvernement : des manifs à Conakry Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia

14 novembre 2019 à 15 03 24 112411
Damantang Albert Camara

Dans un communiqué transmis au médias à 15 heures, le Gouvernement guinée, à travers le ministère de la Sécurité et de la protection civile, annonce que les manifestations contre une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé ont été enregistrées à Conakry, la capitale guinéenne, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans ce communiqué, intitulé « situation à 14 heures », le Gouvernement indique que les défenseurs de la Constitution guinéenne sont sortis manifester, au-delà de Conakry, dans les villes de Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué qui marque le retour au gouvernement de Damantang Albert Camara :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019

MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019

Situation à 14 Heures

A Conakry

Le Jeudi 14 Novembre 2019, le cortège des manifestants est parti à 13 Heures du rond-point de l’Aéroport.

Le premier groupe de manifestants arrivé au carrefour de Kondébounyi a tenté de forcer le passage sur l’itinéraire non autorisé. Face à cette situation, les responsables du dispositif en place ont sommé les meneurs de se conformer à l’itinéraire autorisé.

Suite à la persistance des jets de pierres nourris sur les forces de l’ordre, une deuxième sommation leur a été faite suivie de l’utilisation de gaz lacrymogène pour les disperser.

Dans leur fuite, les manifestants se sont attaqués à cinq (5) bus de transport public dont l’un a été entièrement calciné.

A l’intérieur :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Aucun incident majeur n’a été enregistré.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Mamou coupée de courant : les citoyens interpellent EDG

12 novembre 2019 à 9 09 22 112211

La ville de Mamou est dans le noir depuis le dimanche dernier, 10 novembre 2019. C’est une panne survenue sur la ligne de conduite de Garafiri qui aurait provoqué la coupure totale du courant dans la ville-carrefour. Préoccupés par cette situation, les citoyens lancent un appel à l’Electricité de Guinée (EDG), rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 48 heures, l’activité de maître Sow, soudeur au carrefour Kimbély, dans la ville de Mamou, est ralentie par le manque de courant. Une situation vraiment défavorable pour lui. « Nous, nous vivons de ce métier, et sans le courant on ne peut rien faire. Nous avons des groupes électrogènes mais ces groupes consomment beaucoup le carburant. Depuis 1958, nous sommes indépendants, on ne devrait plus avoir de problèmes d’électricité aujourd’hui. Nous demandons à l’Etat guinéen de multiplier les efforts pour en finir avec ces problèmes », a-t-il exhorté.

Aliou Diallo, candidat au prochain baccalauréat, est également affecté par cette coupure de courant. Aujourd’hui, il est inquiet que cette situation perdure. « Toute la journée, nous sommes à l’école. C’est la nuit qu’on peut avoir le temps de réviser nos leçons. Si maintenant le courant est coupé, on se demande comment on va réviser la nuit. Nous demandons à l’Etat de tout faire pour nous rétablir rapidement le courant parce que s’il n’y a pas de courant nous aurons du mal à bien réviser la nuit », a lancé cet élève.

Mamadou Kan, lui, a plutôt vu son activité s’accroitre ces derniers jours. Ce jeune-homme qui gère une entreprise de charge de téléphones portables à la gare routière de Conakry, gagne plus de clients aujourd’hui que d’habitude. « Je peux charger 20 à 30 téléphones par jour. C’est dans ce cas que je trouve les dépenses de ma famille. Le courant est une denrée indispensable aujourd’hui pour les citoyens. On ne peut se connecter, ni appeler si les téléphones sont déchargés. Donc, EDG doit revoir cette situation », a-t-il dit.

Interrogée sur cette situation, la direction d’EDG à Mamou annonce qu’une équipe est déjà en place pour chercher à résoudre le problème et rétablir le courant dans la ville.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/ 657343939

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Mamou : la paix et l’éducation au centre de la célébration du Maouloud

9 novembre 2019 à 12 12 18 111811

A l’image des autres villes du pays, Mamou a célébré la nuit dernière, la fête de Maouloud qui commémore la naissance du prophète Mohamed. Dans la ville carrefour, l’événement a été placé sous le signe de la paix et l’éducation des enfants, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, le préfet Mory Diallo, le maire adjoint Mamadou Alpha Barry et l’ensemble des cadres régionaux, préfectoraux et communaux ont pris part à la célébration de cette date, marquée par des prières, la lecture du coran, la récitation de cantiques et d’autres actes cultuels dans plusieurs mosquées de la ville. De leur côté, les autorités ont, comme d’habitude, déployé des délégations qui ont sillonné les différents lieux de culte musulmans où est célébrée la fête de Maouloud.

Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, Directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses

Venu de Conakry pour participer à cet événement à Mamou, Elhadj Abdoul Karim Diallo, directeur national des cultes au secrétariat général des affaires religieuses, a expliqué l’importance de cette nuit pour les musulmans. « Cette nuit de Maouloud est une nuit capitale chez les musulmans. Allah lui-même a prié pour le prophète Mohammad (PSL) et il demande aux musulmans de prier pour lui encore. Allah vante les mérites du prophète Mohamed (PSL) dans les cieux.

Le prophète Mohamed est un bel exemple à suivre. Dieu dit qu’il a été envoyé pour l’humanité entière. C’est lui l’infaillible, le modèle. Le prophète est une école qui regroupe toutes les facultés et tous les départements. Nous devons enseigner nos enfants l’histoire du prophète Mohammad (PSL). Ce n’est pas une seule fois dans l’année qu’il faut commémorer la vie du prophète, mais c’est tous les jours », a-t-il dit.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Pour sa part, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a mis l’occasion à profit pour appeler les fidèles musulmans à préserver la paix et à bien éduquer leurs enfants pour préparer l’avenir du pays. « Implorons Allah pour la paix et la cohésion sociale. Sans paix, pas de développement. Nous n’avons pas de parti politique, nous les religieux. Notre parti politique est l’islam et notre leader est le prophète Mohammad (PSL). Eduquons nos enfants, formons-les sur toute la ligne. Une jeunesse formée est une nation sauvée.

Quand les enfants sont formés, nous aurons un lendemain meilleur. Donc pensons à l’avenir de notre pays. Chacun de nous doit jouer sa partition pour que la Guinée soit un pays de référence », a dit le leader religieux, qui a formulé aussi quelques prières pour le pays. « Qu’Allah sauve notre pays des conséquences de la crise politique actuelle, marquée par des manifestations de rue. Qu’Il repende l’amour entre les fils et filles de notre pays. Qu’il nous protège de l’injustice, de la haine… »

A noter cependant que la célébration du Maouloud n’a pas connu un grand engouement à Mamou. La mobilisation des fidèles était faible dans la plupart des mosquées de la commune urbaine où des activités ont été organisées à cet effet. Une situation qui s’explique par le manque d’unanimité des musulmans autour de la commémoration de la naissance du prophète de l’islam.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Prévention des conflits : plusieurs jeunes filles et garçons outillés à Mamou

26 octobre 2019 à 12 12 11 101110

Un atelier sur la mobilisation et l’implication des jeunes hommes et femmes dans la prévention des conflits pour une paix durable s’est tenu cette semaine à Mamou. Il a été organisé par le Groupe de travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et le Sahel, une plateforme mise en place par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). L’objectif est de responsabiliser davantage la jeunesse guinéenne et l’amener à s’engager dans la préservation de la paix et la quiétude sociale dans le pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet atelier de trois jours (du 21 au 23 octobre 2019) a été organisé dans le cadre d’un projet initié par l’UNOWAS et concernant trois pays : la Guinée, le Benin et le Togo. « Ce projet vient pour nous conscientiser et interpeler les jeunes de ces pays. Nous savons que nos marches se transforment souvent en violences, on n’a pas encore intégré la manifestation pacifique », a souligné Makalé Soumah, présidente de l’antenne du réseau Ouest-africain des jeunes filles/femmes leaders de la CEDEAO (ROAJELF).

Selon elle, « ce projet cible 15 préfectures du pays à tensions. Donc ce sont les conducteurs taxis motos, les syndicats et les journalistes qui sont invités. Nous devons éviter, nous jeunes, les violences. Nous devons apprendre à être responsables. On ne peut pas confier une responsabilité à un irresponsable. Il est important d’éviter les violences, les violences n’arrangent rien. Soyons responsable, construisons notre pays », a lancé Makalé Soumah.

Le gouverneur de Mamou s’est fait représenter à la cérémonie d’ouverture des travaux par son chef de cabinet, Bernard Mara. Après avoir souhaité la bienvenue aux organisateurs et participants, il interpellé les jeunes de Guinée sur la nécessité d’éviter les violences. « Au nom de monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons la cordiale bienvenue dans la ville carrefour. Vous jeunes, vous jouez un rôle prépondérant.

On parle de conflits si les opinions sont diverses. Et vous les jeunes, vous êtes en première ligne. Si on dit marche en Guinée, cela se transforme souvent en violences … Donc c’est le moment et le lieu de dire aux jeunes que sans paix, pas de développement. Nous vous invitons à suivre attentivement ces enseignements », a-t-il conseillé aux participants.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Mamou : la mairie (UFDG) s’opposera-t-elle à la manifestation du FNDC contre un 3ème mandat ?

21 octobre 2019 à 20 08 46 104610

Comme annoncé précédemment, le front national pour la défense de la constitution a programmé une nouvelle manifestation le jeudi prochain, 24 octobre 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Et, en prélude de cette « manifestation nationale » contre un troisième mandat et la nouvelle constitution en Guinée, l’antenne du FNDC à Mamou a adressé ce lundi une lettre d’information à la mairie de Mamou, a appris Guineematin.com cet après-midi.

Selon des responsables du FNDC dans la ville carrefour, cette lettre d’information se trouve déjà dans le bureau du maire. « Nous avons écrit aujourd’hui à la commune. Elle a confirmé la réception de la lettre qui se trouve déjà sur la table du maire », a confié Mamadou Aliou Madina Diallo.

Mais, de sources proches de la mairie, cette lettre du FNDC a peu de chances de prospérer. Car, la lettre d’information pour la manifestation anti-3ème mandat aurait été rejetée par la préfecture, autorité de tutelle de la mairie.

« Dès que le FNDC a déposé la lettre à la commune, le maire l’a prise pour l’envoyer à la préfecture. Et, la lettre a automatiquement été rejetée par l’autorité de tutelle », a indiqué au téléphone de Guineematin.com une source proche de la mairie.

Amadou Tidiane Diallo

Pour l’heure, toutes nos tentatives de joindre le maire, Elhadj Amadou Tidiane Diallo (élu sous la bannière de l’UFDG, la principale formation politique d’opposition en Guinée et membre du FNDC) sont restées vaines.

Rappelons que les manifestations de la semaine dernière avaient fait deux morts (un élève et un gendarme), plusieurs blessés (plus d’une trentaine selon une source médicale), 42 personnes interpellées et d’importants dégâts matériels dans la commune urbaine de Mamou.

A suivre!

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Procès de 42 manifestants du FNDC contre un 3ème mandat à Mamou : les réquisitions du procureur

19 octobre 2019 à 17 05 49 104910

Ouvert le mercredi dernier, le procès de 42 citoyens (tous interpellés en marge de la manifestation du FNDC à Mamou) s’est poursuivi hier, vendredi 18 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mamou. Et, après plusieurs heures de débat au cours desquels les prévenus ont tous plaidé non coupables des charges articulées contre eux, le ministère public a requis des peines différentes, allant de la prison ferme à la relaxe contre ces « manifestants anti-3ème mandat », a appris Guineematin.com après la mise en délibéré de ce dossier « politico-judiciaire ».

Poursuivis pour « participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait », les 42 prévenus ont défilé à la barre du tribunal de première instance de Mamou pour expliquer les circonstances de leurs interpellations par les forces de l’ordre, en marge des échauffourées qui ont éclaté à Mamou en début de cette semaine.

L’audience qui a débuté aux environs de 9 heures30’ a duré jusque tard dans la nuit (vers 1 heure30’ du matin). Elle s’est tenue dans un épais silence qui a été momentanément interrompu à cause des crises d’épilepsie de certains prévenus qui tombaient dans la salle d’audience. Au moins trois personnes qui étaient dans le box des accusés se sont écroulées devant le juge Abdoulaye Conté qui a conduit les débats dans cette affaire.

Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public, le procureur Elhadj Sidiki Camara, a requis des peines différentes aux prévenus qu’il a pris par catégorie. Ces peines vont de la prison ferme à la relaxe.

Trois mois de prison (dont un mois ferme) et une amande de 500 mille francs guinéens ont été requis contre cinq prévenus pour les faits de « participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait ». Six mois d’emprisonnement assortis de sursis et 300 mille francs guinéens ont été requis contre vingt autres prévenus pour « participation délictueuse à un attroupement et entrave à la libre circulation sur la voie publique ». Six mois d’emprisonnement assorti de sursis et 200 mille francs guinéens d’amande ont été requis contre deux prévenus pour « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles graves à l’ordre public ». Et, la relaxe a été requis pour quinze prévenus contre lesquels « le ministère public n’a pas trouvé suffisamment d’éléments de preuves ».

Prenant la parole, les avocats de la défense, par la voix de Me Paul Lazard Joachim Gbilimou, ont plaidé pour la relaxe de leurs clients, tout en dénonçant un ministère public qui reparti des peines qui lui ont été dictées.

« Mes 42 clients sont poursuivis pour cinq infractions. Et, le procureur n’a pas rapporté la preuve de la commission de ces infractions par mes clients. Ceux qu’on poursuit pour attroupement et autres ont été arrêtés séparément. Alors que l’article 627 et autres disent que pour qu’il y ait attroupement il faut au minimum deux personnes… Mais, nos clients ont été arrêtés un à un, dans des quartiers différents. Ceux qui ont été arrêtés ne sont même pas membres du FNDC (front national pour la défense de la constitution. Certes il y a eu manifestation à Mamou, mais les services mis à la disposition du procureur n’ont pas interpellé les vraies personnes qui ont manifesté… Par rapport aux coups et blessures volontaires, nos clients n’ont pas battu quelqu’un. Et, ceux-là qui ont été blessés ne diront jamais que voici telle personne, parmi les prévenus, qui a porté main sur moi. C’est pourquoi nous demandons que nos clients soient renvoyés des fins de la poursuite pour délits non constitués… Il y a même eu des fous, des gens qui souffrent d’une dépression mentale, qui ont été arrêtés. Vous avez vu les crises d’épilepsie, des gens qui tombent en pleine audience. Et, avec ça le procureur demande que des gens soient condamnés… c’est comme si on lui avait dicté des peines qu’il est en train de répartir aux gens », a plaidé Me Paul Lazard Joachim Gbilimou.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi, 21 octobre prochain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Sanglante répression des manifestations à Mamou : Hon. Djéssira Traoré accuse le camp militaire

18 octobre 2019 à 11 11 40 104010
Honorable Djéssira Traoré, députée uninominale de Mamou

La députée uninominale de Mamou s’est exprimée ce jeudi, 17 octobre 2019, sur les violences enregistrées ces derniers jours dans la ville carrefour, en marge des manifestations de rue lancées par le front national pour la défense de la constitution (FNDC). Très remontée contre les autorités administratives de Mamou, qu’elle accuse de nourrir une haine viscérale contre leurs administrés, l’honorable Djéssira Traoré dit que la situation dangereuse que vivent actuellement les habitants de Mamou est imputable à la gouvernance du président Alpha Condé.

Pour l’élue de Mamou à l’Assemblée nationale, qui a accordé un entretien téléphonique à Guineematin.com, la situation actuelle de la Guinée est « grave » et « dangereuse ». Mais, précise l’honorable Djéssira Traoré, « cette situation sera imputée à la gouvernance du président Alpha Condé, qui veut systématiquement violer la constitution. Une constitution sur laquelle il a juré par deux fois, de respecter et de faire respecter ».

Parlant de la situation particulière de Mamou où les échauffourées qui ont éclaté en marge des manifestations du FNDC ont fait deux morts (un élève et un gendarme), plusieurs blessés (dont certains par balles), des dégâts matériels importants et plusieurs personnes interpellées par les forces de l’ordre, la députée uninominale de Mamou accuse les autorités administratives de la ville carrefour d’avoir mis à contribution l’armée pour réprimer les manifestants dans le sang.

« Les autorités ont sorti les hommes du camp militaire pour aller faire une répression sanglante sur les populations de Mamou. Mais, c’est le président Alpha Condé qui a occasionné tout cela. Parce que c’est lui qui veut, à tout prix, violer la constitution… Vous savez, les autorités ont une haine viscérale contre la population de Mamou qui ne veut pas d’un changement de constitution. Dès que les enfants sortent, on les réprime. Et, quand vous réprimez quelqu’un qui est en colère, il réagit. Et, le résultat ne sera pas une bonne chose », a indiqué l’honorable Djéssira Traoré.

Lors d’une sortie médiatique hier, mercredi 16 octobre 2019, le gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait dit que « ce sont des gens infiltrés, payés et venus de Conakry qui sont derrières les échauffourées » enregistrées en début de cette semaine à Mamou.

Mais, la députée uninominale de Mamou estime que la première autorité de la région de Mamou n’a pas dit la vérité sur toute la ligne.

« Moi, à la place du gouverneur, si j’ai des informations de ce genre, je vérifie et dans ma déclaration, je donne des noms. Il faut être très honnête. Vraiment, le gouverneur n’a pas dit la vérité sur toute la ligne. Un homme de son âge ne doit pas dire du n’importe quoi sur les antennes des radios ou dans les journaux. C’est très déplorable », a dénoncé l’honorable Djéssira Traoré.

S’agissant de son absence remarquée (qui lui vaut de nombreuses critiques actuellement sur les réseaux sociaux) à Mamou lors de ces manifestations contre un 3ème mandat (alors que son homologue de Labé était sur le terrain auprès de ses électeurs), la députée uninominale de Mamou a indiqué qu’elle était au chevet d’une malade à l’hôpital Donka.

« Je suis présentement à Conakry. J’avais une malade à Donka ; et, c’est hier (mercredi) qu’elle est sortie de cet hôpital. Elle n’a même pas pu arriver chez moi, à Hamdallaye. Elle est partie en ville (à Kaloum), parce que c’était plus proche. Donc, je n’ai pas eu le temps d’aller à Mamou parce que j’étais avec cette malade. Mais, je ne pensais pas qu’il y aurait eu une telle situation là-bas. Il y a aussi le fait que les routes étaient barricadées, il n’y avait pas de passage. Mais, de toutes les façons, j’ai pu dépêcher un avocat pour défendre la constitution. Parce que défendre ceux qui ont été arbitrairement réprimés, arrêtés et emprisonnés, c’est défendre la constitution. Donc, Maître Lazard est allé à Mamou pour défendre la constitution. Il est parti avant-hier (Mardi) à Moto, jusqu’à Mamou », s’est défendue l’honorable Djéssira Traoré.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Exactions des forces de l’ordre à Mamou : témoignages des victimes

18 octobre 2019 à 10 10 58 105810

Comme annoncé précédemment, les forces de l’ordre se sont livrées à des exactions le mercredi dernier, 16 octobre 2019, troisième journée des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé à Mamou. Des gendarmes sont entrés dans le quartier chaud de Petel où ils ont violenté des citoyens et détruit plusieurs biens. Le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour est allé à la rencontre de certaines victimes qui ont raconté ce qu’ils ont vécu.

Parmi les victimes, figurent des enseignants. L’un d’entre eux a accepté de témoigner sous anonymat. « Le mercredi, aux environs de 13 heures, des enfants qui étaient dans la rue ont accouru vers notre quartier. Ils étaient poursuivis par les forces de l’ordre. C’est ainsi que nous nous sommes précipités pour rentrer dans la chambre. Un gendarme est venu frapper à la porte, il nous a demandé d’ouvrir. On a ouvert la porte et nous avons dit que nous sommes des enseignants. Il nous a dit de présenter nos cartes d’identité, nous l’avons fait.

Quelques temps, il rappelle ses amis qui sont venus nous embarquer. Quand nous sommes arrivés au niveau de pont Petel, ils nous ont fait descendre, ils se sont mis à nous rouer de coups au niveau de la tête et des épaules. Heureusement, Dieu nous a sauvés mes deux amis et moi. Mon ami qui est professeur de physique a reçu un coup au niveau de la figure, et leurs téléphones ont été dépouillés », a-t-il expliqué.

Des agissements que regrette et fustige l’enseignant. « C’est seulement en Guinée qu’on voit ce genre d’actions : venir chez quelqu’un, l’agresser, le dépouiller et le bastonner à mort. Nous regrettons d’avoir des défenseurs comme ceux-ci. Les manifestants sont dans la rue, laisser les manifestants et venir dans nos domiciles pour agresser les gens, les insulter, les violenter, détruire leurs biens et emporter d’autres, où allons-nous ? Ils ont détruit même des ampoules, des chaises et des bols. C’est vraiment regrettable », a déploré notre interlocuteur.

Le domicile du proviseur Grand-Ducal de Mamou, Alpha Oumar Timbo Barry, a été également visité. Les gendarmes ont violenté les enfants qu’ils ont trouvés dans la maison, dont un handicapé. « Après avoir mangé, nous sommes rentrés pour faire une sieste, parce que depuis le lundi on ne va pas à l’école. Ils sont venus nous trouver dans notre case en défonçant la porte, mon cousin dormait. Ils ont dit : ce sont eux. Ils m’ont donné un coup dans le dos, ils ont pris un montant de 35 000 francs que j’avais en poche. Ils ont versé de l’essence sur mon cousin en le bastonnant. Ils ont voulu nous envoyer avec eux mais mon père s’est opposé », a témoigné l’un des enfants.

Plusieurs habitations de ce quartier ont reçu la visite des agents de maintien d’ordre. Partout, ils ont battu des citoyens et détruit de nombreux biens.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Yomou : liberté provisoire pour 3 opposants à un 3ème mandat

17 octobre 2019 à 12 12 15 101510

Les opposants au projet de changement de l’actuelle qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat continuent à défiler devant la justice guinéenne. Après ceux de Conakry, Coyah, Kindia et Mamou, les membres du FNDC arrêtés à Yomou ont comparu ce jeudi, 17 octobre 2019, devant la justice de paix de la ville. La justice leur a accordé une liberté provisoire et a renvoyé le procès à la semaine prochaine, a appris Guineematin.com de sources locales.

Ils sont trois prévenus dans ce dossier. Bernard Kpoghomou, Antony Haomou et Charles Kpoghomou ont été interpellés par les forces de l’ordre le lundi, 14 octobre 2019, alors qu’ils s’apprêtaient à manifester dans la rue pour dénoncer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Poursuivis pour « attroupement illégal sur la voie publique », les trois prévenus ont tous plaidé non coupables.

Mais, les débats n’ont duré que quelques minutes. La justice a décidé de renvoyer l’audience au mardi, 22 octobre prochain pour permettre aux avocats de la défense de rallier Yomou. En attendant, les trois prévenus ont été remis en liberté avec obligation de se présenter à la justice lors de la prochaine audience.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Coyah : 5 membres du FNDC relaxés, le vice-maire en prison

17 octobre 2019 à 10 10 17 101710

La procédure judiciaire engagée contre des manifestants qui s’opposent au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé a été entamée avec la comparution des prévenus à Conakry, Mamou, Kindia et Coyah hier mercredi 17 octobre 2019. Si dans les 3 premières villes, les dossiers ont été renvoyés pour la suite des débats, les réquisitions et plaidoiries ou le verdict, cinq des six prévenus de Coyah ont été tout simplement libérés par la justice, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Six personnes, dont le vice-maire, Ousmane Camara, étaient jugées à Coyah hier mercredi en rapport avec les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Pendant l’audience, tenue au Tribunal de Première Instance de Coyah, les prévenus ont nié les faits pour lesquels ils étaient jugés.

Les cinq premiers, mis aux arrêts le lundi 14 octobre, étaient jugés pour participation à une manifestation non autorisée sur la voie publique. Pendant les débats, les prévenus ont nié les faits.

Selon nos informations, le procureur, Fallou Doumbouya, a requis la relaxe. C’est donc sans surprise que le tribunal, par la voix du juge, Cheikh Ahmed Tidjane N’Diaye, a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

Quant au vice-maire, Ousmane Camara, mis aux arrêts de façon « spectaculaire » le dimanche, veille de la manifestation contre le 3ème mandat, il est poursuivi pour « manœuvres et actes susceptibles de porter une atteinte grave à la sécurité publique ».

Son avocat, maitre Moussa Diallo, dénonce un kidnapping de son client. Selon lui, « mon client a reçu un appel d’un inconnu lui demandant de voler à son secours au commissariat central de Coyah où il serait détenu. Mais, il ne trouve là que le commissaire de police de Coyah qui lui dit que le préfet voulait le rencontrer. Quand ils sont allés chez le préfet, il y a eu un échange amical avant qu’on ne lui dise de rentrer. Il est monté dans le véhicule du commissaire puisqu’ils allaient vers la même direction. Mais en cours de route, le commissaire a remis mon client à une patrouille qui l’a déposé à Conakry où il a passé la nuit du dimanche. Le lendemain, le procureur de Coyah a émis un mandat d’arrêt contre monsieur Ousmane Camara ».

Pendant l’audience d’hier, Ousmane Camara a nié systématiquement les faits pour lesquels il est poursuivi. La demande de sa mise en liberté de son avocat n’a pas prospéré, « même s’il remplit toutes les garanties de représentativité, surtout que c’est un élu local. C’est suite à l’appel du procureur que la mise en liberté n’a pas abouti puisqu’il y avait le mandat d’arrêt contre lui », a précisé maitre Moussa Diallo.

Le tribunal a renvoyé le dossier au mercredi, 23 octobre 2019, pour les plaidoiries et réquisitions. Le vice maire, Ousmane Camara, retourne à la prison civile de Coyah où il va continuer à séjourner.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : les gendarmes accusés d’exactions à (Pétel) Mamou

17 octobre 2019 à 9 09 38 103810

Depuis le début de cette semaine, la ville de Mamou fait face à des violences d’une extrême gravité. Et, hier, mercredi 16 octobre 2019, n’a pas été d’un grand répit pour les manifestants anti-troisième mandat et les agents des forces de l’ordre. Ces derniers sont d’ailleurs accusés d’avoir vandalisé plusieurs boutiques à Petel, un des quartiers de la commune urbaine de Mamou où la protestation contre le projet de nouvelle constitution ne faiblit pas depuis le premier jour des protestations, lundi, a appris Guineematin.com de sources locales.

Deux morts, une trentaine de blessés dont certains par balles (selon une source médicale qui a requis l’anonymat), plus de 40 personnes interpellées : c’est le bilan encore provisoire des deux premiers jours (lundi et mardi) de manifestation dans la ville carrefour.

Depuis le début des protestations lancées par le front national pour la défense de la constitution du 07 mai 2010, la commune urbaine de Mamou est en proie à des violences d’une extrême gravité. Les manifestants anti-3ème mandat et les forces de l’ordre s’affrontent à coups de jets de pierres contre tirs de gaz lacrymogènes. Des barricades et des pneus brûlés sont visibles sur les principales artères de la ville. De l’huile de moteur est également déversée par endroit sur la chaussée.

Tenaces et prêts à en découdre, les manifestants tiennent tête aux forces de l’ordre. Par moment, ils réussissent même à les faire replier.

Dans la journée du Mardi, certains manifestants se sont introduits dans la cour du gouvernorat et endommagé plusieurs véhicules dont celui de l’inspecteur régional de la culture. Ils ont aussi réussi à accéder au local qui abrite les bureaux de l’inspection régionale des affaires sociales.

« Ils ont emporté des objets de valeur et des ordinateurs », a confié à Guineematin.com un cadre du gouvernorat, joint au téléphone.

Malgré l’appel à la retenu et au dialogue lancé aux acteurs (FNDC et autorités administratives), les échauffourées continuent d’orner le quotidien des populations de Mamou. Et, hier, mercredi, troisième jour de manifestation, les violences ont pris une autre dimension.

Ayant réussi à franchir le ‘’Pont de Petel’’, les forces de l’ordre se seraient livrées à des actes de vandalisme, tout en proférant des menaces de mort et des injures grossières à l’endroit des femmes de ce quartier.

Elhadj Alseny Sylla, habitant de Petel

« Nous étions là avec nos familles. Et, d’un seul coup, vers 13 heures, on a vu arriver les forces de l’ordre. Les agents ont directement commencé à s’attaquer aux boutiques des gens. Ils sont venus endommager ma moto qui est ici. Ils ont voulu entrer dans ma maison, ils n’ont pas pu défoncer la porte métallique qui est là. Mais, ils ont réussi à entrer chez mon voisin. Ils ont pris tout ce qu’ils ont voulu et ils l’ont sévèrement battu avant de quitter. Si vous regarder le long de la route de Petel, les agents ont fini de tout gâter », a expliqué Elhadj Alseny Sylla, un travailleur de la société électricité de Guinée (EDG).

Selon les témoignages, ces exactions des forces de l’ordre ont eu lieu en présence de Bakary Camara, le commandant de la gendarmerie départementale de Mamou. « Commandant Bakary était arrêté sous le fromager qui se trouve à côté du pont. Il a assisté à tout ce qui s’est passé ici. Et, quand je l’ai interpellé, au lieu de dire à ses hommes d’arrêter les exactions, il a plutôt ordonné aux agents de venir me battre avec les vieux qui étaient à mes côtés. Ils nous ont roués de coups. Ils ont pris aussi nos téléphones et notre argent. Et, après, ils se sont retournés, tout en promettant de revenir dans la soirée », a indiqué Mamadou Sanoussy Bah, un des commerçants qui a assisté impuissant au vandalisme de son magasin.

Mamadou Sanoussy Bah

Non loin de là, Houssaïnou Diallo formule des griefs contre les agents des forces de l’ordre qui sont intervenus ce mercredi à Petel. « Les agents sont venus donner des coups à nos portes et fenêtres. Nous étions enfermés dans la maison. La seule personne qu’ils ont réussi à avoir, c’est notre petit locataire. Il s’appelle Abdourahamane Diallo. Ils l’ont battu comme un chien, avant de vandaliser son petit conteneur rempli de marchandises. Ils ont aussi cassé tous les sots et les chaises qui étaient dehors. Ils nous ont insultés comme des enfants. Par pudeur, je ne peux pas répéter ce qu’ils nous ont dit. Mais, je sais une chose ; quelqu’un qui respect sa mère ne va jamais murmurer ces injures, à plus forte raison les dire à haute voix à l’endroit d’une femme », a expliqué Houssaïnatou Diallo, la gorge nouée.

Plutôt dans l’après-midi de ce mercredi, les échauffourées qui ont été éclaté à Pétel ont contraint le tribunal de première instance de Mamou à renvoyer l’audience des 42 personnes (interpellées lors des manifestations de lundi et mardi) à une date ultérieure.

« Dès que nous avons débuté les débats, on a appris qu’il y a des manifestants qui sont au niveau du pont de Petel et qui se dirigent vers le tribunal… C’est pourquoi le tribunal a estimé qu’il fallait renvoyer à une date ultérieure. Le temps pour nous de prendre toutes les dispositions pour continuer les débats », a dit le procureur Elhadj Sidiki Camara à sa sortie d’audience.

A rappeler que les violences enregistrées lors des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé ont déjà fait deux morts (un gendarme et un jeune élève) dans la commune urbaine de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : le manifestant tué hier a été inhumé ce mardi

15 octobre 2019 à 17 05 11 101110

Thierno Aliou Barry, le jeune homme qui a été tué par balle hier, lundi 14 octobre 2019, à Mamou, vient de rejoindre sa dernière demeure. Ce jeune qui faisait la 10ème année a été inhumé cet après-midi, mardi 15 octobre 2019, après la prière de 14 heures. Selon une source jointe au téléphone par Guineematin.com, Thierno Aliou Barry repose désormais au cimetière de Kôdala, dans le quartier Kimbely.

A noter que ce jeune (dont les autorités s’efforcent à passer la mort sous silence en brandissant le bilan d’un mort, un gendarme, à Mamou) a été tué en marge de la première journée de manifestation anti-troisième mandat, appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mort d’un gendarme à Mamou : le procureur dément le Gl. Boureima Condé

15 octobre 2019 à 12 12 29 102910
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

Comme annoncé précédemment, un agent de la gendarmerie nationale a été tué hier, lundi 14 octobre 2019, à Mamou, en marge de la manifestation anti-troisième mandat du front national pour la défense de la constitution. Dans la foulée, le gouvernement (à travers un communiqué signé du ministre de l’Administration du territoire) a dit que « le Margis-chef Mamadou Yéro Bah a été tué par balle ».

Mais, cette information (largement partagée par les populations et même par certains administrateurs hauts placés à Mamou) vient d’être démentie par le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mamou.

Dans une déclaration lue ce mardi, 15 octobre 2019, devant un groupe de journalistes dont un reporter de Guineematin.com, le procureur Elhadj Sidiki Camara a laissé entendre que le Margis-chef Mamadou Yéro Bah a été atteint à la tête par un projectile.

« Pendant la journée (d’hier, lundi), une foule nombreuse s’est mobilisée pour venir jusqu’au niveau du groupement de la gendarmerie territoriale où des barricades ont été érigées. C’est ainsi que le commandant adjoint de ladite gendarmerie a fait appel au commandant de l’escadron de gendarmerie mobile N°12 afin d’intervenir pour le rétablissement de l’ordre public. Aussitôt, le colonel Aboubacar Sampil, commandant de cette unité d’intervention prenait quelques-uns de ses hommes dans leur jupe de service pour cette mission. A leur arrivée, minus de leurs armes conventionnelles, ils réussissaient à repousser les manifestants jusqu’au niveau du gouvernorat. C’est au cours de cette opération de rétablissement d’ordre, juste au niveau de l’endroit qu’on appelle ‘’Maison Blanche’’, alors qu’il était arrêté à côté de son commandant, le Margis-chef Mamadou Yéro Bah (…) a reçu un projectile au niveau de la tête. Il est tombé. Transporté à l’hôpital régional, il y rendra l’âme juste vingt (20) minutes après son arrivée », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara, tout en précisant que son parquet a déjà ordonné l’ouverture d’une enquête contre X pour assassinat.

Selon le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mamou, « le Margis-chef Mamadou Yéro Bah était âgé d’une trentaine d’années, marié et père de deux enfants. Il était en service à l’escadron de gendarmerie mobile N°12 ».

A préciser que dans la ville de Mamou, les jeunes qui ont affronté les agents des forces de l’ordre toute la journée d’hier disaient, eux, que c’est un autre gendarme qui a accidentellement tiré sur le défunt Margis-chef Mamadou Yéro Bah.

Enfin, notons qu’un jeune manifestant (Thierno Aliou Barry, élève de la 10ème année, originaire de Kôdala, dans la commune urbaine de Mamou) a également perdu la vie hier lors des échauffourées à Mamou contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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FNDC-Mamou : « nous allons continuer les manifestations tant que… »

15 octobre 2019 à 8 08 53 105310

Un calme précaire règne depuis hier soir dans la ville de Mamou, après la folle journée du lundi. La ville carrefour a été le théâtre de violents accrochages entre les manifestants opposés à un troisième mandat pour le président massivement descendus dans les rues et les forces de l’ordre. Ces affrontements ont fait au moins deux morts : un manifestant et un gendarme, tous les deux tués par balles.

Joint au téléphone dans la soirée du lundi, 14 octobre 2019, par le correspondant de Guineematin.com à Mamou, le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution a salué la mobilisation des citoyens, déplorant ces pertes en vies humaines. Mamadou Aliou Madina Diallo appelle malgré tout, les habitants de Mamou à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Nous nous réjouissons du bilan de cette première journée, même si nous déplorons malheureusement la mort d’un jeune manifestant et d’un gendarme, plusieurs blessés et de nombreuses interpellations. Notre ambition n’est pas de détruire, mais de réclamer un droit. Et tant que nos revendications ne sont pas prises en compte, nous allons continuer les manifestations. Malgré le fait que nos leaders ont été confinés, toutes les préfectures sont sorties massivement. Cette manifestation, elle ne pas politique mais sociale. C’est une façon de dire au Président de la République de ne pas écouter ceux qui veulent frelater la constitution. Nos membres sont aujourd’hui dans des lieux inconnus, privés de leurs droits, de leurs familles et amis.

Nous invitons les membres du front et l’ensemble des Guinéens des quatre régions naturelles et ceux de la diaspora d’accompagner ce mouvement sans détruire, sans casser, sans injures, sans brutalité ni violence. Comme disait l’autre, la force et la violence peuvent quelque chose, mais pas toujours tout. Ces policiers et ces gendarmes, ce sont nos frères, nous sommes ensemble dans les quartiers, nous leur demandons de ne pas nous maltraiter. Ce régime va finir et nous resterons ensemble. Aujourd’hui, des familles sont endeuillées, nous regrettons vraiment cela. Nous lançons un appel à toutes les personnes éprises de paix à se joindre à nous dans cette lutte. A nos religieux de dire au Président de la République de respecter et de faire respecter la constitution pour le bonheur et l’honneur de la Guinée et des Guinéens », a lancé le leader loca du FNDC.

Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : un manifestant tué par balle à Mamou

14 octobre 2019 à 23 11 25 102510

La journée bouillonnante de ce lundi, 14 octobre 2019, est visiblement loin de livrer tous ses secrets dans la ville carrefour. Après la mort par balle d’un gendarme dans les rangs des forces de l’ordre, des sources qui ont joint Guineematin.com au téléphone rapportent qu’un jeune manifestant a également été tué au quartier Horé-Fello, dans la commune urbaine de Mamou.

« Le défunt, Thierno Aliou Barry, qui était dans le groupe qui manifestait en face de la maison des jeunes a été tué par balle. Il était élève de la 10ème année, originaire de Kôdala, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé un habitant de Horé-Fello.

De sources concordantes, les agents des forces de l’ordre se sont montrés plus que furieux depuis l’annonce de la mort de leur frère d’arme, le Margis Mamadou Yéro Bah. Et, la ténacité des manifestants anti-troisième mandat n’arrange rien à la situation.

« Des agents de la brigade mobile d’intervention de la gendarmerie et les jeunes manifestants se sont affrontés toute la journée devant la maison des jeunes. Mais, c’est après l’annonce de la mort d’un gendarme qui a été tué par balle que les agents ont ouvert le feu sur les jeunes qui barricadaient la route. C’est ainsi que ce jeune a pris une balle. Il en est mort », a indiqué un autre habitant de Horé-Fello.

A noter que la mort de ce jeune manifestant porte à deux le nombre de personnes tuées ce lundi à Mamou et à six sur le plan national ( avec les 4 à Conakry), en marge des manifestations lancées aujourd’hui en Guinée contre le projet de nouvelle constitution pouvant permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Mamadou Baïlo Keïlo pour Guineematin.com

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Un gendarme tué à Mamou : « c’est un gendarme qui a accidentellement tiré sur lui »

14 octobre 2019 à 19 07 55 105510

Comme annoncé précédemment, un agent de la gendarmerie nationale, le Margis Mamadou Yéro Bah, a été tué par balle ce lundi, 14 octobre 2019, à Mamou, en marge de la manifestation appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution. Depuis la confirmation de cette triste nouvelle par le gouvernement, les commentaires vont bon train dans la ville carrefour. Selon une source proche de ce dossier, jointe au téléphone par Guineematin.com, la mort de cet agent est accidentelle.

« C’est un gendarme qui a accidentellement tiré sur lui », a confié notre source.

Cette information est largement partagée par les jeunes manifestants qui règnent en maître sur les artères de la ville carrefour.

« Quand leurs gaz lacrymogènes sont finis, les gendarmes sont allés prendre des armes à feu. Ils se sont mis à tirer à balles réelles. C’est dans ça que ce gendarme a reçu une balle de la part d’un autre gendarme. Vous savez, les gendarmes détenaient des lances pierres et des frondes. Donc, pendant que ce gendarme (Margis Mamadou Yéro Bah) ramassait des cailloux pour sa fronde, un autre gendarme était en train de tirer à balles réelles. Et, dès qu’il s’est relevé, il a reçu une balle. C’est ce qui l’a tué », a expliqué un jeune de la ville carrefour.

En attendant une allocution des autorités sur cette mort suspecte qui prête déjà à confusion, certains agents des forces de l’ordre accusent les manifestants anti-troisième mandat de regorger des individus armés de fusils.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : acculées par les manifestants, les forces de l’ordre reculent

14 octobre 2019 à 18 06 41 104110

Les manifestations anti-troisième mandat entamées la nuit dernière se poursuivent ce lundi, 14 octobre 2019, à Mamou. Des heurts sont signalés un peu partout dans la ville. Et, les forces de l’ordre, acculées par des jeunes hargneux, cèdent la place aux manifestants qui progressent petit à petit vers le centre des affaires de la commune urbaine, a appris un reporter de Guineematin.com auprès de certains habitants de Mamou.

Des barricades, des pneus brûlés, de l’huile de moteur déversée sur la chaussée, la circulation coupée, les commerces fermés, des affrontements (gaz lacrymogènes contre jets de pierres) entre les agents des forces de l’ordre et les manifestants contre le projet de nouvelle constitution en Guinée, la commune urbaine de Mamou est en ébullition.

A l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution, plusieurs jeunes sont dans les rues de la ville carrefour pour exprimer de vive voix leur opposition à toute réforme de la constitution qui pourrait permettre à l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat. Et, les heurts constatés çà et là dans la ville ont fait plusieurs blessés dont un agent de la gendarmerie.

Dans la matinée, plusieurs manifestants ont été interpellés. Mais, face à la détermination et à la ténacité des « défenseurs de la constitution de mai 2010 », les forces de l’ordre sont en train de perdre du terrain.

Selon plusieurs sources jointes au téléphone par Guineematin.com, les groupes de jeunes qui manifestaient dans les quartiers progressent petit à petit vers le centre des affaires jalousement défendu, jusque-là, par les forces de l’ordre.

« Les jeunes qui manifestaient à Petel sont maintenant au niveau de Kissiyah (à quelques pas du groupement de la gendarmerie) et ceux qui étaient à Horé-Fello sont au niveau de la maison des jeunes. Les manifestants ont vraiment aculé les forces de l’ordre. On a vu des gendarmes descendre de leur pick-up pour s’enfuir. On a entendu aussi des tirs à balles réelles à Petel », a confié une source locale cet après-midi.

A noter que la tension est toujours vive dans la commune urbaine de Mamou.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat : plusieurs personnes arrêtées à Mamou

14 octobre 2019 à 14 02 46 104610

Comme annoncé précédemment, la ville de Mamou est sous haute tension ce lundi, 14 octobre 2019. Entamées la nuit dernière, les manifestations appelées par le FNDC contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé se poursuivent dans plusieurs quartiers de la ville carrefour. Et, elles ont conduit à plusieurs interpellations, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

La paralysie est totale ce lundi dans la ville de Mamou. Les écoles, les banques, le marché central de ville et de nombreux autres lieux de travail sont fermés et la circulation coupée. Dans les quartiers Petèl et Horé Fello, des échauffourées ont éclaté entre des jeunes manifestants qui brûlaient des pneus dans la rue et les forces de l’ordre. Elles ont débouché sur plusieurs arrestations.

Mamadou Madjou Diallo, coordinateur régional adjoint du FNDC à Mamou

« On ne peut donner exactement le nombre de personnes arrêtées ce matin. Mais il y aurait plus de 20 personnes arrêtées, la plupart dans leurs domiciles, dans les quartiers Petèl, Horé Fello, Theigol, Loppet et Bareyah. Des arrestations illégales, arbitraires », a annoncé Mamadou Madjou Diallo, coordinateur régional adjoint du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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