BEPC : « Mamou a un défi à relever », dit Samba Héry Camara

8 juillet 2019 à 17 05 18 07187

Samba Héry Camara, le chef de cabinet du gouverneur de Mamou, a présidé la cérémonie de lancement officiel des épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ce lundi, 08 juillet 2019, dans la ville-carrefour. Cérémonie qui a connu la présence des autorités éducatives locales et plusieurs autres cadres. Le responsable du gouvernorat a invité les candidats et les encadreurs au bon travail pour que cet examen soit une réussite, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l’éducation de Mamou
Elhadj Kerfala Mansaré

Selon Elhadj Kerfala Mansaré, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou, la région compte cette année un total général de « 2677 candidats dont 1239 filles qui sont repartis dans 11 centres : 10 dans la commune urbaine et un dans la sous-préfecture de Timbo, et nous avons 1 centre pour le franco-arabe. Nous avons 176 surveillants logés dans 88 salles de classe », a-t-il annoncé en marge du lancement officiel de cet examen, qui a eu lieu au collège Saint Joseph de Cluny, dans la commune urbaine.

monsieur Samba Héry Camara, chef de cabinet du gouverneur de Mamou
Samba Héry Camara

En procédant au lancement officiel de la première épreuve, monsieur Samba Héry Camara, chef de cabinet du gouverneur de Mamou, a invité les candidats à rester sereins et à ne pas céder à la peur. « Au nom de monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons bonne chance. C’est une composition comme les autres évaluations. Nous avons passé par là comme vous. Ne vous paniquez pas, n’ayez pas peur, car la peur tue autant que la guerre. Mamou a un défi à relever », a lancé le responsable administratif.

De son côté, le superviseur de la région, monsieur Sény Camara, a souhaité que « cet examen du Brevet d’Etudes du Premier Cycle se passe à l’image du premier examen dans la région administrative de Mamou. Nous invitons les acteurs concernés, chacun, à jouer sa partition pour le bon déroulement de cet examen. Nous souhaitons bonne chance à toutes et à tous », a-t-il dit.

A noter qu’après le lancement de la première épreuve dans la commune urbaine, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou et la délégation qui l’accompagne se sont rendu dans la sous-préfecture de Timbo, pour lancer la deuxième épreuve du jour et sensibiliser les candidats et les encadreurs.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 698 919/657 343 939

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Nouvelle Constitution : voici la Déclaration de la Coordination Régionale de la CONASOC de Mamou

5 juillet 2019 à 18 06 22 07227

La coordination Régionale de la Coalition nationale des organisations de la société civile (CONASOC) de Mamou, après concertation avec les coordinations préfectorales élargies aux associations, a tenu une réunion extraordinaire ce samedi le 15 juin 2019 à Dalaba.

L’ordre du jour portait sur un seul point, à savoir la position de notre organisation Régionale relative au débat sur la nouvelle constitution.
Après avoir ressorti les insuffisances et les faiblesses de la constitution actuelle, dont entre autres :

La non adoption par référendum de la constitution actuelle ;

La désignation des deux tiers des députés à l’Assemblée Nationale par les leaders des partis politiques ;

La non prise en compte de la candidature indépendante aux élections nationales.

Compte tenu de toutes ces considérations, notre organisation pense que cette constitution ne répond plus aux aspirations de nos citoyens qui ne demandent qu’à être associés au débat sur la constitution de notre pays.
Vu tout ce qui précède, la coordination Régionale de la CONASOC de Mamou déclare solennellement devant l’ensemble des acteurs de la société civile, des citoyennes et citoyens de Mamou, son soutien au projet d’une nouvelle constitution de notre pays.

A cette occasion, la coordination Préfectorale de la CONASOC de la Région de Mamou invite tous les acteurs de la société civile et les populations de la Région à soutenir le projet d’une nouvelle constitution en vue de permettre à l’ensemble des citoyens guinéens de :

Jouir pleinement de leurs droits à travers l’organisation d’un référendum ;

Préserver la paix, l’unité nationale et la démocratie dans notre pays.
Pour la CONASOC
La coordination de Dalaba
Le coordinateur
Oumar Tounkara.
P/La coordinatrice de Pita
La S.CH .A . Sociales et genres
Djouhairatou Bah.
P/La coordination de Mamou
Le Secrétaire Administratif
Isaac Clement FiLLOI

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Examens Nationaux : « tout téléphone pris sera déposé à la gendarmerie », dixit le DPE de Mamou

3 juillet 2019 à 19 07 41 07417
Mamady Magassouba, Directeur préfectoral de l'éducation de Mamou
Mamady Magassouba, Directeur préfectoral de l’éducation de Mamou

Dans quelques heures, les examens nationaux au compte de la session 2019, seront lancés partout en Guinée. Ce sont les candidats pour l’entrée au collège qui vont ouvrir le bal ce jeudi, 04 juillet 2019. Les responsables à tous les niveaux sont entrain de donner les derrières consignes pour que tout se déroule normalement. A Mamou, le directeur préfectoral de l’éducation met en garde contre toute tentative de fraude, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mamady Magassouba, Directeur préfectoral de l'éducation de Mamou

Pour le bon déroulement de ce premier examen national dans sa juridiction, le Directeur Préfectoral de l’Education (DPE) de Mamou, Mamady Magassouba, dit avoir eu de multiples rencontres avec les acteurs concernés dans ce processus. « Parmi les consignes, nous avons demandé aux surveillants de veiller rigoureusement au respect des horaires et des épreuves, de contrôler les alentours et l’intérieur de la cour, de veiller à l’application de l’interdiction des portables et de tout autre document non autorisé au centre. Les surveillants ne doivent pas lire les copies des candidats. Quiconque défie ces principes, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. Tout téléphone pris dans le centre ne sera plus restitué, nous allons le déposer à la gendarmerie. Nous ne voulons pas que les élèves et les candidats tombent sur le coup de la loi. On défend encore les agents de santé ou sécurité de garder les téléphones. J’espère que cette année nous aurons des résultats supérieurs aux années antérieures. Je demande aux enfants d’être serein, de considérer cet examen comme une simple évaluation », a dit monsieur Magassouba

Selon les statistiques de la DPE, pour cette session 2019, ils sont au nombre de 6503 candidats inscrits, dont 2774 fille, à Mamou pour l’Enseignement Général. Au Franco-arabe, c’est au total 605 candidats qui sont inscrits, dont 279 filles. Ces candidats seront évalués dans 32 centres, dont 18 dans les zones rurales, avec 434 surveillants répartis dans 217 salles de classes.

 Thierno Moussa Diallo, délégué du centre Elhadj Boubacar Barry
Thierno Moussa Diallo, délégué du centre Elhadj Boubacar Barry, situé dans la commune urbaine de Mamou

Au centre Elhadj Boubacar Barry, dans la commune urbaine, Thierno Moussa Diallo, le délégué demande aux surveillants de respecter les principes qui régissent les examens sans pour autant terroriser les enfants. « Nous vous invitons à respecter les consignes données par le département. C’est facile de surveiller ce centre puisque nous avons juste 7 salles avec 212 candidats.

Donc, ces enfants, ce sont nos enfants, par conséquent surveillons-les dans les règles de l’art, sans les terroriser. Je ne veux enregistrer aucun incident jusqu’à la fin des épreuves. Nous vous invitons donc aux respects des consignes. Bonne chance par anticipation à nos futurs collégiens ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Le bilan de l’accident de Mamou s’aggrave : 7 morts

1 juillet 2019 à 19 07 31 07317

Comme annoncé précédemment, un accident de la circulation s’est produit dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 1er juillet 2019, aux environs de 4 heures à Hoolo, une localité située à 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Le bilan provisoire qui était de six morts jusqu’à midi est passé à 7 morts avec le décès d’un autre blessé, un passager du véhicule Renault 21, a appris un journaliste de Guineematin.com de source médicale.

« Un autre blessé vient de succomber. C’est un homme ; mais, on ignore encore son identité », a indiqué notre source qui a requis l’anonymat.

Du côté de la gendarmerie routière qui a envoyé une mission à Hoolo pour faire le constat, on veut faire aucun commentaire. « Nous ne pouvons rien dire sans l’autorisation du commandant », a répondu un agent qui a été interrogé par Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi.

Et, pour le moment, toutes nos tentatives de joindre au téléphone le commandant de la gendarmerie routière de Mamou sont restées vaines.

A rappeler que ce grave accident de la circulation s’est produit vers 04 heures du matin à Hoolo. Et, selon nos informations, c’est un véhicule de marque Renault21, en provenance de Conakry pour Labé qui a été percuté par un camion remorque en partance pour Conakry. Sur le coup, il y a eu quatre morts (dont le chauffeur du véhicule Renault) et cinq blessés dont certains grièvement.

Les blessés ont été évacués d’urgences à l’hôpital régional de Mamou où deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures. Ce qui a ramené le bilan à six morts (quatre femmes, le chauffeur de la voiture Renault et un enfant qui serait âgé de moins de 10 ans) et trois blessés. Et, cet après-midi, vers 14 heures, un autre blessé, un passager du véhicule Renault, a succombé à ses blessures. Ce qui alourdi le bilan à sept morts.

On ignore toujours les causes de cet accident ainsi que l’identité des victimes qui seraient toutes originaires de Labé. « On a appris qu’ils sont tous de Nouci ; mais, on n’a pas encore leur identités », a confié un agent de santé que Guineematin.com a joint au téléphone.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : « la meilleure éducation est celle de l’islam », dit un cadre du gouvernorat

28 juin 2019 à 13 01 18 06186

L’association des étudiants guinéens à l’Université islamique de Médine (Arabie Saoudite) a bouclé hier, jeudi 27 juin 2019, son séminaire annuel à Mamou. 6ème du genre, la rencontre a permis d’outiller 650 personnes sur plusieurs principes de la religion musulmane, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La cérémonie de clôture de cette session a connu la présence d’une délégation des autorités administratives et religieuses de Mamou. Des autorités que les organisateurs n’ont pas manqué de remercier pour leur franche collaboration. « Nous louons Allah le Tout-Puissant, qui nous a permis de tenir ce séminaire à Mamou. Nos remerciements vont également à l’endroit de toutes les autorités à tous les niveaux. Nous avons compris une fois de plus que les populations de Mamou sont engagées et déterminées à mieux connaitre leur religion.

Dr Mamadou Yaya Bah

Nous avons mobilisé plus de 600 participants qui sont des fonctionnaires, des ouvriers, des imams, des élèves et étudiants, des femmes. C’est notre manière de contribuer à la promotion de l’islam à Mamou et ailleurs. Au nom des étudiants guinéens vivant à Médine et à mon nom personnel, je dis grand merci à toutes les personnes qui se sont impliquées pour la réussite de cette rencontre religieuse », a déclaré Docteur Mamadou Yaya Bah, président des étudiants guinéens vivant à Médine.

Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l'éducation de Mamou
Elhadj Kerfala Mansaré

Présent à la cérémonie, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou a salué cette action des étudiants guinéens à Médine. Pour Elhadj Kerfala Mansaré, « nous avons un sentiment de satisfaction parce que ces étudiants viennent nous accompagner dans nos attributions. Notre mission, c’est pour que l’instruction et l’éducation s’épanouissent dans la religion. L’éducation, c’est le fondement de la société. Quand on échoue à l’éducation, on perd tous les avantages d’ici-bas et dans l’au-delà. Nous félicitons et nous remercions donc les enfants prodiges de Mamou. Quitter l’Arabie Saoudite, venir avec fonds propres, former, instruire et créer l’harmonie entre les populations de Mamou, les musulmans de Mamou et d’ailleurs, c’est une mission divine. Nous appelons tous les jeunes à en faire autant, se remettre en cause et suivre les bons exemples », a exhorté le responsable éducatif.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou,
Elhadj Amadou Kolon Barry

De son côté, Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, a remercié les organisateurs pour cette initiative, avant de les inviter à multiplier ce genre de rencontres dans le pays. « Nous vous remercions très chaleureusement pour cette belle initiative, vous avez montré votre patriotisme. Si chaque enfant du pays qui réside hors du pays faisait comme vous, la Guinée allait se développer dans tous les domaines. Multiplier ces formations dans le pays, car un pays se développe avec la formation, l’instruction et l’éducation de ses enfants. Nous allons nous-mêmes initier des séminaires durant l’année avant l’arrivée de nos enfants de Médine », a-t-il annoncé.

Elhadj Moustapha Diallo, conseiller au Gouvernorat
Elhadj Moustapha Diallo

Elhadj Moustapha Diallo, qui a présidé cette cérémonie au nom du gouverneur de Mamou, a abondé aussi dans le même sens que ses prédécesseurs. « Au nom du gouverneur de la région, nous remercions très infiniment les organisateurs pour leur efforts consentis pour la bonification de nos sociétés. Il faut prioriser les formations de nos enfants dans tous les domaines : domaine religieux et domaine scientifique. Qu’Allah vous récompense par son paradis éternel. Nous avons compris aujourd’hui que la meilleure éducation est celle de l’islam. Un enfant formé spirituellement sera un cadre compétent et honnête. Nous vous disons merci pour l’implication inconditionnelle pour la pacification du pays, gage du développement d’un pays. Dans toutes les mosquées de Mamou nous vivons pacifiquement en harmonie, en fraternité. C’est des choses à apprécier et à encourager. Mamou est une référence dans le domaine de la région, continuons dans cette lancée », a dit le conseiller du gouverneur de Mamou.

A noter que plusieurs thèmes ont été débattus au cours de ce séminaire, qui a duré 5 jours. Il s’agit entre autres, de la purification majeure, les 6 piliers de la foi, comment lire le coran, les droits conjugaux, l’éducation des enfants et la jurisprudence.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Mamou : grâce à ses citoyens, Dara Pété a son 1er poste de santé

19 juin 2019 à 17 05 53 06536

Le secteur Dara Pété, relevant du district de Dar es-salam, dans la sous-préfecture de Poredaka (Mamou), a désormais un poste de santé. Construite sur fonds propres par les fils et filles de la localité, cette structure sanitaire a été inaugurée le vendredi, 14 juin 2019. La cérémonie a connu une forte mobilisation des autorités administratives et religieuses locales ainsi des fils résidents et ressortissants du village, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A cette occasion, Mamadou Bobo Bah, secrétaire général de l’association des jeunes et amis pour le développement de Dara Pété, structure initiatrice de ce projet, a salué l’engagement des citoyens de la localité dans la réalisation de cette structure sanitaire. « La Cérémonie qui nous réunit ce matin est le résultat de l’engagement patriotique des citoyens et citoyennes de Dara Pété, sous la clairvoyance des autorités à tous les niveaux. Grâce aux efforts conjugués des résidents et ressortissants, on eu à faire de nombreuses réalisations sur fonds propres. Il s’agit entre autres :

D’une mosquée de cinq (5) minarets, d’une capacité de 500 personnes et d’une école Franco-arabe de trois salles de classe ; une école primaire de 6 salles et un logement du personnel enseignant ; de nombreuses campagnes de reboisement ; un poste de santé et un logement du personnel médical, dont le coût est estimé à 580 millions 300 mille francs guinéens ; et l’aménagement dans la cour de l’école de dallettes, avec un coût de réalisation de 12 millions 784 mille francs guinéens », a rappelé monsieur Bah.

Absente de son village depuis presque 25 ans, Aïssatou Bah qui vit à Conakry, est venue assister à cette cérémonie. Et, elle n’a pas caché sa joie de voir l’inauguration de ce poste de santé à Dara Pété. « Je suis vraiment très contente de l’inauguration du poste de santé et la rénovation de notre mosquée, grâce aux efforts conjugués des fils et filles résidents et ressortissants de notre secteur, Dara Pété. Aujourd’hui, si nous avons des malades, on peut les soigner ici sans parcourir des kilomètres.

Donc, j’invite mes parents de bien entretenir et surtout fréquenter ce lieu, afin d’encourager le ministère de la santé à nous aider à équiper ce centre. Nous demandons aussi l’aide de l’Etat pour ériger notre secteur en district. Nous, nous allons nous battre pour mettre les moyens. Enfin, nous demandons à nos frères et nos sœurs, d’être unis pour le rayonnement de notre localité », a lancé cette ressortissante de Dara Pété.

De son côté, le maire de la commune rurale de Poredaka, d’où relève le secteur Dara Pété, a exprimé sa fierté de voir un tel édifice inauguré dans sa juridiction. « Ce Poste de santé comporte un bureau, une salle d’attente, une salle d’accouchement, une salle d’hospitalisation, une pharmacie et un logement du personnel médical. Ce nouveau poste de santé porte à 10, le nombre d’établissements sanitaires de cette catégorie plus un centre de santé à Poredaka. Cela fait que Poredaka a un réseau sanitaire très dense.

J’invite les uns et les autres à cultiver en eux et autour d’eux, l’amour et la paix. Car sans ces deux qualités cardinales, rien n’est possible. Pour ce faire, nous devons surmonter ce qui nous divise et renforcer ce qui nous unit », conseille le maire, Elhadj Tierno Macka Diallo.

A noter que c’est le sous-préfet de Poredaka, Keladjo Keïta, qui a procédé à la coupure du cordon inaugural de ce poste de santé. La cérémonie a été clôturée par des prières et bénédictions pour le rayonnement de la localité et de la Guinée toute entière.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19/657 34 39 39

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Pénurie d’eau à Mamou : le calvaire des citoyens autour des forages

6 mai 2019 à 11 11 04 05045

La Guinée, pays de tous les contrastes, château d’eau de l’Afrique Occidentale, peine à s’alimenter en eau potable. De nombreux robinets sont à sec tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Des particuliers se sont substitués à l’Etat en creusant des forages, contribuant grandement à soulager les citoyens. La ville de Mamou n’échappe pas à cette triste réalité où il faut passer de longues heures pour obtenir le précieux sésame, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’école Union Musulmane de Mamou a en son sein un forage, régulièrement envahi par des citoyens de la ville carrefour à la recherche de l’or bleu. Mais, pour avoir une goutte d’eau, il faut faire preuve de patience entre 4 et 5 heures d’attente.

Rencontré sur les lieux aux environs de 17 heures, hier dimanche 05 mai 2019, Mamadou Diallo, conducteur de mototaxi, ne cache pas son amertume. Ce père de famille a dit qu’à la veille du Ramadan, c’est éprouvant de vivre un tel calvaire. « Nous Sommes là depuis 12 heures alors qu’il va être 17 h. Je suis venu avec 11 bidons pour chercher d’eau. J’ai abandonné mon travail de taxi-motard. Pourtant, c’est dans ça que je veux trouver mon repas du jour. Cependant, la queue peut durer des heures, surtout que les gens sont ravitaillés par ordre d’arrivée. Certains viennent avec 15 bidons ou plus. Vouloir attendre tout ça, c’est tuer le temps et perdre beaucoup de clients. Vraiment, nous demandons aux gouvernants de nous aider pour avoir l’eau. C’est indispensable. Dieu a créé toute chose à partir de l’eau. Sans eau, il n’y a pas de vie. Demain, c’est le début du Ramadan, nous avons à faire face aux préparatifs, mais s’il faut attendre des heures… »

Même son de cloche de la part de madame Aminata Diallo, venue du quartier Abattoir, à cinq (5) kilomètres des lieux. « C’est une ironie en qualifiant la Guinée de château d’eau de l’Afrique Occidentale. Dire que la Guinée est le château d’eau de l’Afrique Occidentale, c’est vouloir dire qu’il n’y a pas de sable dans le désert. Le manque d’eau devient de plus en plus préoccupant à Mamou. Il suffit de faire un tour dans les différents quartiers à Abattoir, à Almamya ou à Pétel. De nombreuses familles sont confrontées à un manque criard d’eau. Nous sommes contraints de faire la file indienne en alignant des bidons devant un ou deux points d’eau. Nous payons doublement : quelqu’un d’abord, pour puiser pour nous dans les puits ; puis un autre taxi, pour envoyer nos bidons à la maison. Il faut faire la lessive, se laver et laver aussi les enfants. La Guinée est devenue le château de la pénurie d’eau », ironise la bonne femme.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les taxi-motards saisissent cette occasion pour se faire de l’argent. Ils peuvent envoyer six à huit bidons d’eau par voyage en raison de mille francs guinéens l’unité.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Labé : vers la mise en place de la police de proximité

23 avril 2019 à 12 12 36 04364

Après Dixinn, Kaloum, Kindia et Siguiri, c’est la ville de Labé qui a accueilli le jeudi dernier, 18 avril 2019, le projet Coginta pour l’introduction de la doctrine de la police de proximité. Une initiative qui se situe dans le cadre de la reforme du secteur de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont les autorités administratives et policières qui ont présidé le lancement dudit projet.

Philippe Miratet

Dans son discours, Philippe Miratet, conseiller technique de police à l’ONG Coginta, est revenu sur l’objectif de ce projet « qui vise, entre-autres, à la réalisation d’un diagnostic, la formation des policiers des commissariats des communes des zones visées par le projet, l’appui à la gouvernance locale de la sécurité à travers la formation des chefs de quartiers, la mise en place des foras et des conseils de sécurité de prévention et de la délinquance ».

Hippolithe Arkitessi

Pour sa part, Hippolithe Arkitessi, coordinateur du projet sécurité à Coginta, dira que « la doctrine de la police de proximité consiste à rapprocher les services de police de la population en plaçant le citoyen au cœur du dispositif de sécurité, à la fois comme sujet et acteur de sa propre sécurité. La police de proximité consiste à éduquer plutôt que de sanctionner. Des formations théoriques et pratiques seront dispensées aux policiers dans les domaines du service de sécurité des quartiers, afin de maîtriser les techniques de prévention, de gestion et de résolution des conflits et inciter les actions de prévention de la délinquance ».

Il faut préciser qu’après l’étape de Labé, cette équipe, composée également de cadres du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, se rendra à Mamou avant de revenir pour une nouvelle fois, pour procéder à la formation des agents de la police des différentes zones où doit intervenir ledit projet.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Santé : le centre de traitement des épidémies de Mamou, un « acquis du passage du virus Ebola »

15 avril 2019 à 6 06 14 04144

A Mamou la ville carrefour une préfecture située à 270 kilomètres de Conakry, le passage du virus ebola n’aura pas été que négatif. En effet le centre de traitement des épidémies est un acquis qui fait aujourd’hui la fierté du personnel soignant et des patients qui s’y rendent.

Pour en parler, nous avons rencontré Dr Sekou SOUMAH le Chef de service du centre de traitement des épidémies de l’hôpital régional de Mamou. Les cas d’infections reçues fréquemment, les difficultés quotidiennes et les perspectives du centre sont à lire dans cette interview réalisée à Mamou par Idiatou CAMARA.

Bonjour Dr présentez-nous le centre de traitement des épidémies de Mamou que vous gérez et les infections qui y sont traitées

Dr Sekou SOUMAH

Merci Madame pour cette opportunité, le centre des maladies infectieuses et tropicales de Mamou est un des acquis du passage de l’épidémie Ebola dans notre pays, c’est un centre unique je dois le rappeler, car il n’existe dans les pays voisins victimes de l’épidémie, je veux parler de la Sierra Léone et du Libéria.

Sa mission est d’accueillir les sujets infectés par des maladies à potentiel épidémique. Lorsque notre pays subissait la maladie, figurez-vous que les patients de N’zérékoré par exemple, de Tougué, de Siguiri et d’ailleurs étaient transportés jusqu’à Conakry. Il faut aussi rappeler que les prélèvements étaient envoyés dans des pays occidentaux. Pour être analysés. Toute chose qui ne facilitait pas le travail et augmentait le risque de décès des patients en chemin.

Mais aujourd’hui nous avons la possibilité d’assurer la prise en charge sur place, ce qui rassure aussi les parents des malades et les patients eux-mêmes.

Comment il fonctionne concrètement ce centre ?

Le centre fonctionne en 2 temps, c’est-à-dire en période d’épidémie, comme c’était le cas lors du passage du virus Ebola. Une épidémie déjà il faut dire que c’est lorsque la maladie peut se propager à un rythme accéléré si toutes les dispositions ne sont pas prises. C’est la période d’urgence. Il peut s’agir d’ebola, du choléra, la fièvre jaune, la fièvre lassa qui vient d’être maitrisée fort heureusement comme vous le savez.

En second temps, c’est la période calme comme c’est le cas actuellement. En ce moment le service fonctionne comme la médecine générale et peut recevoir tous les cas d’infections sans urgence. C’est le cas du paludisme, des diarrhées, des amibiases etc…

Au moment de cette épidémie, vous avez dû subir d’énormes difficultés notamment en ce qui concerne les interprétations, les préjugés et tout le reste. ?

Vous avez tout à fait raison, il arrivait des moments où on disait même que les médecins faisaient du trafic d’organes, vous imaginez ce que cela peut faire et avoir comme réaction au sein des populations. Sans oublier les cas de morts enregistrés dans des régions de la forêt notamment du personnel soignant à cause de la psychose enregistrée par ces agissements. Mais grâce à la sensibilisation, et les patients qui sont guéries les choses avancent progressivement, mais la compréhension n’était pas facile à un moment donné je dois dire.

S’agissant du VIH SIDA comment expliquez que la maladie se féminise au niveau mondial donc ici à Mamou aussi ?

Vous avez tout à fait raison, les femmes ont plus le courage de se faire dépister, cela ne veut pas dire qu’elles sont les plus atteintes, mais ce sont elles qui viennent le plus se faire dépister c’est la raison. Et il ne faut pas oublier que le personnel soignant est très réticent, parce que connaissant les dangers de la maladie.

Un message aux populations pour inverser cette tendance ?

Je demande à toute la population de nous faire confiance, c’est important, et de se faire consulter dès qu’elle sente quelque chose d’anormale. Il faut commencer par les centres hospitaliers, car si une maladie est détectée à temps, le patient à plus de chance de s’en sortir.

Il ne faut pas attendre que la maladie soit insupportable avant de venir à l’hôpital. Je conseille aussi aux journalistes de s’intéresser davantage aux questions de santé, de se former et de s’informer, pour mieux informer la population, car si le journaliste lui-même ne sait pas de quoi il parle, cela suppose que le message sera perçu différemment et de manière négative le plus souvent.

Je vous remercie pour cette opportunité, c’était un plaisir d’échanger avec vous.

Par Idiatou CAMARA

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Mamou : le concours préfectoral de lecture du Coran clôturé dans la satisfaction

8 avril 2019 à 13 01 19 04194

La 3ème édition du concours préfectoral de mémorisation et d’interprétation du saint Coran a bouclé ses travaux avant-hier samedi, 06 avril 2019, dans la commune urbaine de Mamou. La cérémonie a connu la présence des autorités religieuses et administratives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette 3ème édition a regroupé 118 candidats, dont 15 filles, répartis en cinq catégories. Au terme de la compétition, c’est le jeune Mahmoudou Diallo, venu du foyer coranique Alpha Mamadou, situé dans la commune urbaine de Mamou, qui a raflé le premier prix du premier groupe. Ce jeune, à la voix sublime et au niveau d’instruction solide en islam, a tenu en haleine les fidèles musulmans venus suivre ce concours préfectoral.

Selon Elhadj Ila Diallo, secrétaire général adjoint de la ligue islamique préfectoral de Mamou, « après 4 jours de compétition, nous voici au terme de ce concours préfectoral qui nous a permis de connaitre les points forts et faibles de nos enfants. C’est ainsi que nous saluons l’implication inconditionnelle de la ligue régionale. A notre inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon, qu’Allah veille sur lui. Nous remercions tous ceux et celles qui ont contribué financièrement, physiquement et matériellement durant ces moments précieux dans le champ d’Allah ».

De son côté, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a tout d’abord loué Allah, qui a permis la finalisation de ce concours préfectoral, avant de prier les fidèles musulmans d’accompagner dorénavant cette initiative. « Nous louons Allah, le Tout puissant qui a permis l’organisation et la finalisation de ce concours. Mais, nous regrettons très fort le désintéressement des populations de Mamou face à cette rencontre religieuse.

Surtout que le coran est notre guide, notre boussole sans lequel le musulman ne peut adorer convenablement son seigneur. Aux résidents et aux ressortissants de Mamou, nous vous demandons tout le soutien pour l’intérêt de notre région, de nos enfants. Ce concours est annuel. Donc, tâchons à former nos futurs imams, nos futurs cadres qui seront des cadres compétents et compétitifs », a laissé entendre Elhadj Barry.

Présent à cette cérémonie, Samba Héry Camara, chef de cabinet du gouverneur de Mamou, a invité les parents à s’investir dans l’éducation des enfants, notamment sur le plan religieux. « Au nom du gouverneur de la région, nous remercions les initiateurs de cette rencontre religieuse, les encadreurs, les parents et l’ensemble de la population de Mamou. Nous demandons à Dieu qu’il guide davantage ces enfants et nous prions Allah que le premier de la Guinée sorte de Mamou au prochain concours national qui va se tenir à Conakry pendant le mois de Ramadan.

C’est la meilleure éducation pour obtenir demain des hommes responsables pour notre nation. Avant, nos enfants partaient dans les foyers coraniques avant les écoles étrangères. C’est pourquoi ils brillaient toujours. Suivons donc les traces laissées par nos parents pour l’avenir de nos progénitures », a conseillé monsieur Camara.

Il est à noter que ce concours préfectoral a permis de sélectionner au moins cinq (5 ) candidats qui représenteront la préfecture de Mamou au concours national prévu à Conakry pendant le mois saint de Ramadan.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 657 34 39 39 /625 69 89 19

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Festival des Arts et du Rire de Labé : les organisateurs s’activent sur les préparatifs

4 avril 2019 à 19 07 15 04154

Dans le cadre des préparatifs de la 4ème édition du Festival des Arts et du Rire de Labé, la structure Soudou Dardja Productions a lancé, ce jeudi 04 avril 2019, une session de formation de certains participants à cet événement culturel. Cette formation qui se tient au Petit Musé de la Minière (Conakry), porte sur le réchauffement climatique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sur le thème ECO RIRE que le Festival des Arts et du Rire de Labé se tiendra cette année. A quelques jours de l’événement, les organisateurs renforcent les capacités d’une vingtaine d’humoristes qui vont prendre part au festival sur des sujets liés notamment à ce thème. Selon Mamadou Lamine Diallo connu sous le nom de Mamadou Thug, à la tête de la structure Soudou Dardja Productions, l’objectif est de bien servir le public qui sera présent à ce rendez-vous du rire.

« On prépare de grands spectacles. Du 10 au 15 avril prochain, tout le monde peut s’attendre à des spectacles dignes de nom parce que les spectacles ont été sélectionnés dignement. C’est pourquoi on parle de formation, on prépare tous les spectacles ici, préparer tout ce qui va se faire avant de débarquer à Labé afin que toutes les personnes qui auront l’occasion de payer les tickets même si c’est 5 minutes qu’un humoriste passe sur scène, qu’on le sente avec énergie, avec une histoire drôle bien composée.

Autre chose, c’est la question de l’environnement qui me tient beaucoup à cœur. Sans bois, il n’y a pas d’eau ; et sans eau, il n’y a pas de vie. Donc ceux qui sont en train de déboiser, nous leur demandons de reboiser. Nous aurons un temps à Labé pour planter quelques petits arbres avec nos petits moyens. On aurait aimé avoir quelques hectares et que quelqu’un nous donne 10 mille arbres.

Mais, avec nos maigres moyens, on va peut-être reboiser le tour de l’environnement, là où se tient le village du festival ainsi qu’à la maison des jeunes de Mamou. Donc l’environnement c’est la vie. Aujourd’hui, il fait 36 degré à Labé. On ne peut pas se le permettre », a indiqué l’humoriste.

Selon Mamadou Cherif Diallo, manager de Mamadou Thug et administrateur de la structure Soudou Dardia, cette formation va se poursuivre jusqu’au 10 avril. « Et le 10, on va débarquer du côté de Labé pour faire les spectacles. Le 13 avril, on reviendra du côté de Mamou. Donc en ce qui concerne les préparatifs, tout est au point. Pour la formation, c’est un appel d’offre qu’on avait lancé, on a fait une consultation pour recruter les jeunes qui veulent se former et donc aujourd’hui, il y a une vingtaine de jeunes sur la liste qui veulent se former. Ceux qui ont postulé, leurs candidatures ont été retenues, selon les critères indiqués.

Ces comédiens vont être non seulement formés en techniques de l’expression mais aussi en diction puisqu’aujourd’hui la plupart de nos comédiens ne savent pas bien articuler les mots qu’il faut. Un artiste c’est celui qui sait jouer plusieurs rôles à la fois. Donc il faut qu’il soit formé en techniques de l’expression, en diction et en lecture sur scène ».

Partenaire de l’événement, Saïkou Amadou Tidiane Diallo, le président de l’ONG ACOREC (Association contre le Réchauffement Climatique), salue l’initiative des organisateurs de ce festival, qui ont bien voulu intégrer le problème environnemental dans leur programme. « Associer notre ONG à ce genre d’événements ne me surprend pas. Nous évoluons dans le domaine environnemental, et cette année, l’environnement est au centre de ce festival.

Aujourd’hui, nous sommes tous victimes de la chaleur excessive qui est là, la disparition des cours d’eau, la dégradation de la couche d’ozone, la déforestation, l’avancée du désert, et des feux de brousse qui sont là. Plus 30 mille hectares de bois qui disparaissent par an en Guinée. Actuellement, nous avons perdu plus 80 % des forêts classées. Tout ça, c’est les conséquences du réchauffement climatique.

Donc notre implication dans la réalisation de ce festival sera à deux niveaux. D’abord, la sensibilisation pour que les gens comprennent les conséquences de la dégradation de l’environnement et leur faire savoir comment remédier à cela en leur donnant les solutions. Puis, il bon de sensibiliser mais il faut aussi agir. Pour cela, nous avons initié au sein de notre ONG, un programme de faire un anniversaire un arbre. A l’occasion de ce festival, nous comptons faire de sorte que désormais, chaque jeune plante un arbre lors de son anniversaire », a fait savoir cet activiste de l’environnement.

A noter que selon les organisateurs, le budget de ce festival est de 264 millions de francs guinéens.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Mamou : plus de 100 jeunes participent à la 3ème édition du concours préfectoral de lecture du saint Coran

4 avril 2019 à 11 11 49 04494

La 3ème édition du concours préfectoral de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran a débuté hier mercredi, 03 avril 2019, dans la ville de Mamou. La cérémonie d’ouverture a mobilisé les autorités religieuses, administratives et certains sages à la grande mosquée du quartier Almamya, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la ville carrefour.

Ce concours religieux qui mobilise 118 candidats, dont 15 filles, est présidé par l’inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry. Les participants à cette 3ème édition vont se mesurer pendant cinq (5) jours sur cinq (5) catégories différentes pour sortir les meilleurs de chaque.

Selon Elhadj Ibrahima Gnagara Diallo, le directeur du Concours, « cette 3ème édition est une joie immense pour nous. Nous avons des disciples très motivés et engagés. Nous invitons tout Mamou, les ressortissants et tous les musulmans du monde entier à s’intéresser au Coran, qui est la parole d’Allah. Et, à travers ça, on peut éduquer sainement nos enfants ».

De son côté, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, s’est félicité de la qualité de l’organisation de cette rencontre religieuse avant de déplorer l’attitude des citoyens qui n’ont pas répondu massivement à la cérémonie. « Nous regrettons très amèrement le comportement de certains musulmans de Mamou. La présence est très morose et petite.

Ils n’ont pas répondu à l’appel pour venir au moins pour galvaniser les enfants. Si un chanteur vient ici, les enfants se mobilisent fortement et massivement pour donner du poids à leur concert. Nous invitons donc les citoyennes et citoyens de Mamou d’épauler la religion d’Allah. Nous sommes créés pour l’adoration. Ecoutez le coran renforce la foi du musulman, lui rappelle la vie future », a déploré Elhadj Amadou Kolon Barry.

Il est à noter que ce concours permettra de sélectionner des candidats devant représenter la préfecture de Mamou à la compétition nationale de lecture, de mémorisation et d’interprétation du saint Coran prévue pendant le mois de Ramadan prochain dans la capitale guinéenne.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 657 34 39 39/ 625 69 89 19

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Boulangers et pâtissiers : la CONABPAG met en place ses antennes à Mamou

29 mars 2019 à 11 11 43 03433

Après la mise en place de ses antennes à Kindia, la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a installé son bureau régional et celui préfectoral de Mamou hier, jeudi 28 mars 2019. C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à cette cérémonie en présence de nombreux membres de la corporation et des autorités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La forte délégation venue de la coordination nationale, arrivée dans la ville carrefour, a fait un tour de prise de contact avec les autorités régionales, préfectorales, communales et les services de défense et de sécurité. La rencontre du jeudi a été présidée par le directeur cabinet du gouvernorat, Bernard Mara. Elle a mobilisé l’ensemble des autorités administratives et les boulangers de la région et de l’ensemble des sous-préfectures de Mamou.

A l’issue de l’assemblée, c’est Amadou Bhoye Baldé et Mamadou Adama Diallo qui ont été élus présidents des coordinations régionales et préfectorales des boulangers et pâtissiers de Guinée, respectivement.

Dans son discours, Mamadou Adama Diallo, président national de la CONABPAG, s’est félicité de la mobilisation et du sérieux qui ont marqué cette assemblée générale avant de dégager les objectifs de la coopérative. « Je tiens tout d’abord à vous remercier de l’intérêt et de l’attention particulière que vous avez bien voulus accorder à cette cérémonie.

La coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a pour missions fondamentales, de défendre des intérêts matériels et moraux de ses membres dans le strict respect de la loi d’une part, et contribuer au développement de notre pays, d’autre part ; assurer une fourniture correcte et au quotidien aux populations guinéennes d’une gamme variée de pains de qualité, d’un poids normal et d’un prix abordable;

Renforcer les mesures d’hygiènes sur toute la chaîne ; contribuer à la modernisation des métiers de la boulangerie et pâtisserie à travers des projets et programmes permettant une migration progressive d’un métier traditionnel et manuel vers un métier semi-moderne ; enfin, renforcer les capacités des membres et les liens sociaux pour une meilleure prise en charge des différents cas sociaux et quotidien », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Amadou Bhoye Baldé, nouveau président du bureau régional de la CONABPAG de Mamou, a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance placée en lui. « Nous vous remercions de cette confiance que vous avez portez en nous. Nous demandons votre soutien inconditionnel pour la survie de notre coopérative. Nous vous invitons à l’union, à la fraternité.

Évitons la division, restons derrière cette coopérative, c’est notre bonheur, c’est notre réussite. Le bureau régional aura pour mission première, avec l’appui des autorités, la mise en place de ses bureaux préfectoraux qui auront pour mission de décliner, au niveau régional et local, les objectifs poursuivis par la coopérative nationale », a laissé entendre monsieur Diallo.

De son côté, Elhadj Souleymane Bah, doyen des boulangers de Mamou, a prodigué d’utiles conseils à ses collègues. « Je vous demande de faire honnêtement vos travaux. Vous êtes la nageoire caudale de ce pays, vous êtes des hommes utiles, vous êtes comparables aux militaires qui passent toutes les nuits à veiller le long des frontières. Vous aussi, vous passez toutes les nuits à travailler pour nourrir les enfants du pays. Aimez-vous les uns les autres, attachez-vous à cette coopérative, vous irez loin », conseille-t-il.

Le directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, Bernard Mara, a salué le bon déroulement des activités. « Grand merci aux organisateurs de la présente cérémonie, parce que cette rencontre corrobore avec le souci du président de la République, le professeur Alpha Condé. Le président lui-même a demandé à ce que vous vous organisiez, ne pensez pas que cette activité est d’une moindre importance.

A mon avis, après le riz, c’est le pain qui occupe la deuxième place en Guinée. Donc, vous les boulangers, vous avez une grande importance pour notre société. Nous invitons tout un chacun au respect des différentes normes. L’État est à vos côtés, nous sommes à votre entière disposition », rassure monsieur Mara.

Il est à noter que l’antenne régionale de Mamou de la CONABPAG compte 15 membres, avec 4 conseillers. Celle préfectoral compte 17 membres, avec 4 conseillers. Les deux bureaux sont élus pour un mandant de 3 ans, renouvelable.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919

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Tolo : (Mamou) : lancement des travaux de construction de 225 salles de classes

25 mars 2019 à 8 08 40 03403

Grâce à la coopération allemande, la Guinée va bénéficier bientôt de 225 nouvelles salles de classes. La cérémonie de lancement officiel des travaux a eu lieu dans la localité de Tolo, relevant de la préfecture de Mamou. Elle a réuni des membres du gouvernement, les autorités localités et les partenaires au développement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont les préfectures de Mamou, Faranah et Kissidougou qui vont bénéficier de ces nouvelles salles de classes. Leur réalisation s’inscrit dans le cadre du projet Promotion de l’Éducation de Base en Guinée. A l’occasion de la cérémonie de lancement officiel de ces travaux qui a eu lieu dans la sous-préfecture de Tolo, le maire de cette commune rurale de Mamou a exprimé sa joie et sa satisfaction de voir sa localité faire partie des bénéficiaires de ce projet.

« Au nom de la population de Tolo et à mon nom personnel, nous vous disons merci. Merci de votre soutien pour l’éducation de nos enfants. Des enfants qui constituent le socle du développement. A mon avis, l’éducation de nos enfants est aujourd’hui la chose la plus importante pour le changement positif de notre cher pays. Nous vous donnons notre engagement inconditionnel pour la réalisation de ce projet », a dit Elhadj Thierno Maadjou.

Cette cérémonie a été présidée par le ministre de L’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, accompagné de son homologue du Commerce, Boubacar Barry, et de nombreux responsables du système éducatif guinéen. Le ministre a remercié la coopération allemande pour son appui au système au éducatif guinéen. « Le lancement des travaux de 225 nouvelles salles de classes dans les préfectures de Faranah, de Kissidougou et de Mamou vient poursuivre cet appui de nos amis allemands.

Cet investissement nouveau, offrira l’opportunité aux enfants des communautés bénéficiaires d’avoir accès à l’école. C’est pourquoi, j’invite les populations à faciliter la réalisation des travaux et une fois ces écoles achevées, à inscrire tous les enfants en âge d’être scolarisés, notamment les filles.

Pour ma part, je voudrais rassurer les heureux donateurs que mon département ne ménagera aucun effort pour préserver ces acquis en rendant les salles de classes fonctionnelles par la mise à disposition d’enseignants qualifiés et en nombre suffisant. Je témoigne ici la satisfaction du gouvernement pour la bonne conduite du précédent projet et je lui demande d’observer la même rigueur dans la mise en œuvre du présent projet dans les délais contractuels », a dit Mory Sangaré.

Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com
Tél : 625 69 89 19

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Cour d’Appel de Conakry : Hadiatou Diallo condamnée à 15 ans de prison pour l’assassinat de sa coépouse

16 mars 2019 à 9 09 01 03013

Hadiatou Diallo a été condamnée à Mamou à 13 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de sa coépouse. Après que les parties aient interjeté appel de cette décision rendue en première instance, la dame a été fixée sur son sort ce vendredi, 15 mars 2019, à la Cour d’Appel de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assassinat de Mariama Garanké Diallo à Mamou, le samedi 13 avril 2017, avait créé l’émoi à travers la ville carrefour. Aussitôt après l’acte, Hadiatou Diallo est mise aux arrêts et jugée au tribunal criminel local. Elle a été condamnée le 26 avril 2017 à 13 ans de réclusion criminelle.

Cette décision du tribunal de première instance de Mamou a été contestée par toutes les parties au procès. La partie civile, le ministère public et la défense, n’étant pas d’accord avec cette décision, ont saisi la Cour d’Appel de Conakry.

Au cours des débats, ouverts le vendredi 15 février 2019 à la Cour d’Appel, chacune des parties a expliqué les motifs de son appel. Pour l’avocat de la partie civile, maitre Amadou Sow, le tribunal de première instance de Mamou a accordé des circonstances atténuantes à l’accusée en la qualifiant de délinquante primaire. Ensuite, il accuse le juge d’avoir requalifié les faits d’assassinat à des faits de meurtre. Pourtant, ajoute l’avocat, il s’agit d’un assassinat.

« L’acte a été prémédité. C’est à 1 heure du matin que ce crime a été commis. Et, après l’acte, elle a condamné toutes les portes et les fenêtres. Elle a caché le corps sous le lit de son mari. Et les personnes qui ont lavé le corps de la victime ont retrouvé quinze coups de couteau sur la victime. Les gendarmes qui sont venus sur les lieux étaient obligés de défoncer les issues pour pouvoir entrer dans la maison. Donc, au contraire, le juge devrait évoquer des circonstances aggravantes. Voilà pourquoi nous avons interjeté appel », a expliqué maître Amadou Sow.

Quant à l’avocat de l’accusée, maître Mohamed Abou Camara, il parle d’une décision largement influencée par la population de Mamou. « Elle ne mérite pas 13 ans de condamnation. Elle a agi en légitime défense. L’imputabilité laisse à désirer, car elle n’avait pas l’intention de donner la mort à sa coépouse. C’est pourquoi, nous interjetons appel de cette décision », a-t-il soutenu.

De son côté, le procureur dira que la peine de 13 ans est minime. C’est pour cette raison qu’il a aussi interjeté appel.

Pour sa part, Hadiatou Diallo, l’accusée dans cette affaire, s’est défendue en ces termes. « Ce jour, j’étais dans ma chambre en train de coudre des habits. J’ai pris la bouilloire pour aller à la toilette. Je l’ai trouvé au couloir où elle m’attendait avec un couteau. Dès que je suis sortie, elle m’a dit, aujourd’hui c’est la fin de ta vie. Elle s’est jetée sur moi.

Au cours de la bagarre, j’ai retiré le couteau. Elle m’a étranglé par derrière. C’est ainsi que pour me défendre, j’ai donné un coup de couteau par derrière. Et elle est tombée. J’étais paniquée et je ne savais plus quoi faire. C’est à la gendarmerie que j’ai appris qu’elle a rendu l’âme », a dit l’accusée.

Lors des réquisitions du 22 février 2019, le procureur général a demandé à la Cour d’infirmer la décision du tribunal criminel de Mamou en condamnant l’accusée à 15 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la partie civile, dans ses plaidoiries, a sollicité le payement d’un montant d’un milliard 276 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

La défense quant à elle, a sollicité l’acquittement de Hadiatou Diallo, ou à défaut, sa condamnation au temps mis en prison.

Finalement, la Cour d’Appel de Conakry a condamné Hadiatou Diallo à 15 ans de réclusion criminelle et au payement de 50 millions de francs guinéens de dommages et intérêts à la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Mamou : la justice déboute l’UFDG et valide l’élection du maire (RPG-AEC) de Ouré-Kaba

27 février 2019 à 19 07 35 02352
Elhadj Ousmane Barry, nouveau maire de Ouré-Kaba

Le tribunal de première instance de Mamou vient de rendre sa décision sur le contentieux né de l’élection de l’exécutif communal (le 11 Février dernier) qui a porté Elhadj Ousmane Barry à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com ce Mercredi, 27 Février 2019, « le tribunal a jugé irrecevable la plainte de l’UFDG pour défaut de qualité ».

Joint au téléphone, le secrétaire fédéral de l’UFDG a confirmé cette information. « Je reviens du tribunal comme ça même. C’est là-bas qu’on a passé la journée. Ils ont dit que la plainte est irrecevable », a dit Madiou Diallo, sans plus de détails.

Ainsi, par cet acte, le tribunal de première instance de Mamou confirme Elhadj Ousmane Barry au poste de maire de Ouré-Kaba.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baîlo Keïta pour Guineematin.com

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Conseils régionaux, quartiers et districts : le FOFPAG plaide pour une meilleure représentativité des femmes

21 février 2019 à 8 08 45 02452

Obtenir une meilleure représentativité des femmes dans les conseils régionaux, de quartier et de district ! C’est l’objectif d’une tournée du Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG). Appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financé par l’ONU Femme à travers le gouvernement canadien, les femmes parlementaires ont entamé, depuis le 19 février 2019 et pour une semaine, une tournée de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying dans les sept chefs-lieux de région du pays.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet intitulé « Implication des femmes en politique ». Soutenu par l’Assemblée nationale, ce projet concerne aussi bien la guinée profonde que la capitale, Conakry, selon le programme du FOFPAG, transmis au reporter de Guineematin.com qui accompagne une équipe des femmes parlementaires.

Pour le succès de sa mission, le Forum des femmes parlementaires de Guinée a formé deux équipes. La première qui sillonnera les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé est coiffée par l’Honorable Hadja Aïssata Daffé. La seconde, dirigée par l’Honorable Zalikatou Diallo, se rendra successivement à Faranah, N’zérékoré et Kankan.

Accompagnée des députées Anne Marie Mansaré, Fatoumata Binta Diallo (Koïn), de Thérèse Téwa Yaradouno et de deux assistants parlementaires, l’honorable Zalikatou Diallo, par ailleurs secrétaire générale du FOFPAG, a débuté sa mission hier, mercredi 20 février 2019, à Faranah, où elle a rencontré les autorités régionales, préfectorales et communales, mais également les représentants de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante), des partis politiques et de la société civile.

Dès l’entame, la cheffe de délégation a déploré la faible représentativité des femmes sur les listes de candidats des partis politiques pour les élections locales de février 2018. « Voyez-vous, les femmes avec tout le poids qu’elles supportent et représentant les 52% de la population, ne sont pas bien prises en compte dans les sphères de décision… Les élections communales passées ont enregistré, dans les 342 circonscriptions du pays, 29 mille 554 candidats pour seulement 7 mille 44 femmes ; soit moins du tiers de l’effectif. C’est marginal », a regretté la secrétaire générale du FOFPAG.

Plus loin, Zalikatou Diallo a expliqué que cette mission vise à faire un plaidoyer auprès des acteurs impliqués dans le processus électoral en vue d’une plus grande présence des femmes dans les conseils régionaux mais également pour qu’il y ait plus de femmes présidentes de quartier et de district.

« Nous avons demandé à tous les acteurs de tout mettre en œuvre pour que les femmes conseillères puissent être désignées dans les conseils de région. Du côté des conseillers communaux, c’est ce que nous voulons. S’agissant des partis politiques, nous demandons à ce que les femmes soient désignées et en nombre comme Présidentes de quartier et de district. C’est le moment de le dire, puisqu’en 2018, quand on passait le message d’inscrire beaucoup de femmes sur les listes électorales, cette étape était déjà passée. Maintenant qu’il est l’heure de désigner les conseillers régionaux et les responsables de quartier et de district, je pense que notre mission est arrivée au bon moment », a plaidé la députée qui a été également appuyée avec des arguments forts encourageants de ses paires.

Cette demande s’adresse également aux conseillers issus des listes indépendantes qui ont des femmes conseillères et des localités remportées, ont insisté les parlementaires.

S’adressant aux femmes, l’honorable Fatoumata Binta Diallo (Koïn) dira que le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache. « Donc, levez-vous ! Car, avec un peu de volonté, vous pouvez devenir présidente de quartier, de district, maire, conseillère de région et pourquoi pas députée…».

Prenant la parole, certains participants ont regretté l’indifférence des femmes à pratiquer la politique et d’autres, de la méchanceté et de l’égoïsme des hommes, qui ne veulent pas partager.

Toutefois, des contraintes liées à la pesanteur sociale, aux coutumes, à la pauvreté ou au manque de formation ont été régulièrement été citées parmi les principales causes de la sous représentativité des femmes aux postes de décision.

De son côté, au nom du gouverneur Sadou kéïta, absent, le Chef de cabinet du gouvernorat de Faranah, Ibrahima II Sylla s’est réjoui de cette initiative du FOFPAG. « Nous saluons cette démarche des femmes parlementaires. Nous voulons que la représentation des femmes dans les quartiers et districts soit une réalité. Il appartient aux partis politiques de travailler et d’accepter également cette présence significative des femmes à la tête des quartiers et districts. Egalement, en tant qu’autorités, nous allons attirer l’attention des conseillers pour que les femmes élues soient désignées dans le conseil régional. Nous rappelons que nous assurons la tutelle ; mais, la décision de le faire ne nous appartient pas ».

D’ailleurs, abordant certains problèmes soulevés par les participants, Ibrahima II Sylla a rappelé les efforts du président de la République pour l’autonomisation des femmes. « Les femmes sont braves et capables. Et, pour les accompagner, le président de la République a créé partout des micro-crédits comme les MUFFA et les LC2 pour leur autonomisation… », a dit le chef de cabinet.

Dans la même logique, Ibrahima II Sylla s’est félicité de l’élection au poste de maire de trois femmes au niveau de la région de Faranah. Il s’agit de Madame Fanta Diaby, maire de la commune rurale d’Alfamoussaya, de Madame Mariama Diallo, maire de la commune rurale de Bissikirima et de Madame Fanta Chérif, maire de la commune rurale de Konindou. Ces trois collectivités rurales, relevant toutes de la préfecture de Dabola.

Enfin, Dr. Zalikatou Diallo a repris la parole pour revenir sur les recommandations faites par les différents acteurs rencontrés. « Il s’agit de rencontrer les femmes en nombre et dans les zones rurales pour les sensibiliser et les motiver à s’engager plus en politique et d’impliquer les médias dans nos activités », a-t-elle insisté. La cheffe de mission a également noté la proposition de loi sur la parité initiée par le FOFPAG qui viendra, une fois votée, contraindre les différents acteurs à améliorer le niveau de représentation des femmes aux postes décision (électif ou nominatif).

Après ces entretiens, la mission a continué à Kissidougou et Gueckédou où elle a également rencontré les différents acteurs, recueilli les données et développé le plaidoyer en faveur des femmes. La mission a regretté qu’il n’y ait aucune femme maire dans ces trois préfectures (Faranah, Kissidougou et Gueckédou).

Aujourd’hui, jeudi 21 février 2019, la mission conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo sera reçue dans les préfectures de Macenta et N’Zérékoré.

De Gueckédou, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Incendie et affrontement au marché de Mamou : plusieurs personnes arrêtées, 7 autres blessés

21 décembre 2018 à 11 11 11 121112

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, des affrontements ont éclaté hier, Jeudi 20 décembre 2018, entre les agents des forces de l’ordre et des jeunes en colères qui voulaient en finir avec les sapeurs-pompiers, après l’incendie survenu au marché central de Mamou. Ces affrontements ont fait des blessés et plusieurs personnes ont également été arrêtées par les forces de l’ordre.

De sources médicales, contactées par Guineematin.com ce vendredi, il y a eu sept personnes, au moins, qui ont été reçues dans la soirée d’hier, jeudi, aux urgences de l’hôpital régional de Mamou. « Certains des patients étaient blessés, notamment deux personnes avaient des plaies un peu graves, alors que d’autres étaient asphyxiés (après l’inhalation du gaz lacrymogène) ». Ils ont été traités et libérés par l’équipe de garde qui se trouvait aux urgences, nous a-t-on expliqué.

Selon les témoignages de certains citoyens qui se trouvaient au lieu de l’incendie pendant les affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes qui voulaient s’attaquer au commissariat de police en guise de représailles contre les sapeurs-pompiers, « des jeunes ont été sévèrement molestés par les agents qui ont même procédé à des interpellations sur le terrain ».

Sidiki Camara, Procureur de Mamou

Egalement contacté par Guineematin.com, le parquet du tribunal de première instance de Mamou confirme ces arrestations, même si on se réserve encore d’évoquer le nombre de personnes concernées. « Oui ! C’est vrai qu’il y a eu des interpellations. Mais, je vous reviendrai pour vous dire le nombre de personnes qui ont arrêtées », a confié le procureur, Sidiki Camara, joint au téléphone par notre rédaction à Mamou.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Conakry : vers le lancement de la quinzaine artistique et du festival des arts et de la Culture

14 décembre 2018 à 10 10 15 121512

La Guinée s’apprête à vibrer au rythme du Festival National des Arts et de la Culture (FENAC 2018). En prélude à cette manifestation, le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a rencontré les médias dans ses locaux hier, jeudi 13 décembre 2018. Les responsables du département ont saisi l’occasion pour annoncer les couleurs de l’événement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette rencontre, les autorités ont annoncé qu’en prélude au FENAC demain, samedi, la 17ème édition de la quinzaine artistique régionale sera lancée au musée national de Sandervalia.

Placée sous le thème « consolidation de l’unité nationale », le Festival National des Arts et de la Culture est attendu à partir du 23 décembre prochain. L’événement mettra en exergue plusieurs disciplines qui seront en compétition cette année: chœur, ensemble instrumental, humour ou stand up, musique urbaine, orchestre moderne, percussions, théâtre ou slam et l’art du récit.

Fodéba Isto Keira

Le secrétaire général du ministère des Sports et de la Culture, Fodéba Isto Keira est revenu sur les raisons du choix du thème de cette année. Selon lui, « un peuple qui tourne le dos à sa culture, la violence n’est pas loin de ce peuple. Vous voyez comment le tissu social est fragilisé. Nous pensons qu’à travers cette manifestation, les artistes sont mieux placés aujourd’hui pour passer des messages de paix, de fraternité et de solidarité, puisque ces artistes n’ont pas de couleurs, ils brillent par leur neutralité dans les messages qu’ils véhiculent. Nous pensons que cette édition va connaître un succès grâce au concours de tout un chacun. L’objectif de ce festival, c’est d’aller vers la population pour la consolidation de la paix ».

Les organisateurs ont précisé que le FENAC 2018 est ouvert à toutes les troupes reconnues dans les sept régions administratives et les cinq communes de Conakry. Durant quatre (4) jours de compétition, plus de mille huit cent (1800) artistes, venus de tous les horizons, vont s’affronter dans les capitales régionales de la Guinée : la zone spéciale de Conakry, Boké, Faranah, Kankan, Labé, Mamou et N’Zérékoré.

Toutefois, Fodéba Isto Kéira a déploré le manque d’infrastructures culturelles et sportives dans le pays. Des anciennes salles de loisirs sont désormais transformées en magasins de stockage. « Le manque d’infrastructures est notoire. Les salles de cinéma sont devenues des magasins. On a voulu par exemple utiliser la maison des jeunes de Matam, qui est une très grande maison, qu’on appelait avant la permanence de Matam, devenue aujourd’hui un magasin… Il n’y a pas de culture sans espaces culturels, et qui parle de produit culturel, parle de trois choses essentielles: la production, la promotion et la diffusion. Quand cela manque, ça ne marche pas et cela a manqué dans ce pays là. Nous avons un accord formel avec le gouvernement chinois pour la construction d’un palais de la culture de cinq mille places ».

À Conakry, les différentes représentations se dérouleront au musée national de Guinée, à l’espace culturel Fougou Fougou et à la paillote. Une compétition qui se fera sous l’œil vigilant de 30 membres d’un jury spécialisé en questions artistiques et culturelles ainsi que 66 encadreurs.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : un nouveau-né abandonné devant une maison à Kimbely

8 décembre 2018 à 19 07 39 123912

Dans la nuit du vendredi à ce samedi, 08 décembre 2018, un nouveau-né a été abandonné dans une concession à Kimbely, un quartier situé au sud dans la commune urbaine de Mamou. Ce bébé de sexe féminin n’avait pas encore bénéficié du premier bain. Il a été déposé sur une serpillière à la terrasse d’une maison,

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