Administration du territoire : voici la liste des Gouverneurs des 8 régions de la Guinée

13 octobre 2021 à 9 09 55 105510
Générale M’ma Hawa Bangoura, Gouverneure de Conakry

C’est par le décret D2021, numéro 0014 PRG/ CNRD qui a nommé les Gouverneurs des différentes régions du pays. La Générale à la retraite M’Mahawa Sylla à la tête de la ville de Conakry, Kalil Condé à Kindia, Sékouba Camara à Boké, Badra Camara à Mamou, Malick Diakité à Faranah, Lamine Kéita à N’zérékoré, Aboubacar Diakité à Kankan.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste des gouverneurs des huit régions du pays :

1)- Gouverneur de la ville de Conakry : M’Mahawa Sylla, générale de brigade à la retraite ;

2)- Gouverneur de la région administrative de Kindia : Ibrahima Kalil Condé, général de brigade à la retraite ;

3)- Gouverneur de la région administrative de Boké : Colonel Sékouba Camara ; 

4)- Gouverneur de la région administrative de Mamou : Colonel Aly Badra Camara ;

5)- Gouverneur de la région administrative de Labé : Colonel Robert Soumah ;

6)- Gouverneur de la région administrative de Faranah : Colonel Malick Diakité ;

7)- Gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré : Mohamed Lamine Kéïta, général de brigade à la retraite ;

8)- Gouverneur de la région administrative de Kankan : Aboubacar Diakité, général de brigade à la retraite.

À suivre !

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INTEGRA : un appui au secteur financier privé pour des services plus accessibles pour les jeunes en Guinée

20 août 2021 à 15 03 18 08188

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen améliore l’accès aux services financiers dont l’épargne et le crédit et des formations en éducation financière, aux jeunes bénéficiaires du parcours d’intégration sur l’axe Conakry-Kindia-Mamou-Labé.

Mis en œuvre par le Fonds d’Équipement des Nations Unies (UNCDF), au total 200 ateliers de formation en éducation financière ont été organisés de mai 2019 à Juin 2021, avec l’institution de microfinance, Finadev.

Les formations dispensées par l’institution de microfinance ont contribué au rapprochement des jeunes bénéficiaires vers le secteur financier et ainsi changer peu à peu l’image qu’ils ont de ce secteur. Ces formations ont permis aux jeunes de formuler leurs besoins en financement et d’en discuter directement avec des conseillers bancaires.

Des comptes courants et d’épargne, sans frais d’ouverture et de maintenance, ont été mis à disposition de ces jeunes durant leur parcours d’intégration.

A Soumbalako dans la région de Mamou, quinze jeunes bénéficiaires d’un groupement de producteurs ont pu accéder à un crédit pour étendre leur superficie cultivée en pommes de terre et aubergines. Le financement qui leur a été accordé est adapté au cycle de culture et à leur capacité de remboursement. Après la récolte, ils ont pu rembourser leur crédit et toucher le fruit de leur travail avec la vente des produits. Pour Boubacar, président du groupement, « l’accès à ces financements va avoir un impact durable sur les membres du groupement. Certains des membres vont continuer à utiliser les services d’épargne et de crédit pour financer leurs futures campagnes agricoles ou réaliser des investissements en commun. »

A ce jour, plus de 3200 jeunes entre 18 et 35 ans bénéficient de l’éducation financière et près de 50 projets ont été financés par Finadev pour les jeunes bénéficiaires du parcours d’Enabel au niveau du programme INTEGRA.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Communiqué sélection et formation de coachs expérimentés pour l’accompagnement d’entreprises

18 août 2021 à 11 11 50 08508

Dans le cadre d’un programme d’accélération et de renforcement de la compétitivité des entreprises évoluant sur l’axe Conakry-Kindia-Mamou, qui vise l’accompagnent de 120 PME d’ici fin 2023 et le renforcement de l’écosystème d’appui aux entreprises, Enabel en collaboration avec ESPartners, une société de conseil et d’investissement, propose un programme de formation et d’accompagnement de personnes expérimentées du secteur privé dans le but de faire du coaching d’entreprises.

Ce programme est l’occasion de s’approprier des méthodologies et outils de diagnostic et de coaching éprouvés et adaptés pour l’accélération d’entreprises. Si vous êtes passionnés d’entrepreneuriat et souhaitez renforcer vos compétences en accompagnement d’entreprises, soumettez votre candidature en consultant le document ci-dessous :

Enabel Guinée – TERMES DE REFERENCE Selection Coach

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INTEGRA : LA GESTION ET LA VALORISATION AGRICOLE, UNE ALTERNATIVE A LA MIGRATION IRRÉGULIÈRE DES JEUNES GUINÉENS

28 juin 2021 à 15 03 05 06056

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit ses ateliers de formation sur la chaîne de valeur agricole dans les régions administratives guinéennes. Après avoir formé 587 jeunes dans les régions de N’zérékoré, Kankan Faranah, et Labé, Mamou héberge à son tour les ateliers GRAINE (gestion et renforcement agricole pour l’indépendance économique) du 14 juin au 02 juillet 2021.

Mis en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), les ateliers de formation GRAINE ont pour principal but de transmettre un ensemble de compétences pratiques en matière de valorisation et de gestion de la chaine agricole. Tenus respectivement dans les préfectures de Mamou, Pita et Dalaba, ces ateliers ont ciblé 90 nouveaux apprenants.

En élaborant une offre de formation adaptée aux besoins et à la demande des acteurs du développement agricole et rural, INTEGRA concentre ses efforts sur une filière porteuse d’emploi dans un secteur durable, offrant le plus de possibilités d’embauches ou d’entrepreneuriat.

Cette formation s’adresse donc prioritairement aux jeunes des régions guinéennes rurales pour leur permettre de monter en compétences dans les domaines suivants :

•          Développement personnel et de l’entrepreneuriat,

•          Apprentissage sur les techniques de transformation des produits agro-alimentaires, la tomate en purée de tomate

•          Qualité des produits,

•          Emballage et conditionnement des produits agroalimentaires

•          Accès au financement.

« Pour être autonome et subvenir à nos besoins sur place, nous avons besoin d’être professionnellement prêts. Cette formation en transformation de tomate en purée est un moyen de s’en sortir ici en Guinée si on la met en pratique, je me sens à la hauteur » explique Sira BAYO, bénéficiaire de l’atelier à Mamou. 

Ainsi, les bénéficiaires maitrisent les techniques de transformation des produits agro-alimentaires en tenant compte des réalités de la Guinée. Ces jeunes ont acquis des techniques de conditionnement efficaces permettant une meilleure conservation de la production pour l’entreposage et/ou le transport ainsi que l’amélioration de l’aspect du produit lors de sa commercialisation.

« Il n’y a pas de miracle pour réussir, faut se mettre à la tâche. Je répliquerai cette formation auprès des autres groupements et unions pour leur permettre d’améliorer la façon de travailler afin d’employer plus de jeunes » promet Mamadou Mouctar Diallo, participant à Dalaba.

Cette activité est réalisée en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et s’aligne sur les priorités du Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIA-SA) du Ministère.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Bowoun Djoungol (Mamou) : les élèves du primaire bravent chaque jour les agressions des chimpanzés sur la route de l’école (reportage)

26 juin 2021 à 10 10 26 06266

A Bowoun Djoungol, il faut être téméraire, audacieux, ne pas être prêt à prendre ses jambes au cou au moindre bruit dans un buisson, pour aller à l’école. Car, dans ce village relevant du district de Koumi, dans la commune urbaine de Mamou, les enfants qui s’éloignent des concessions sont souvent attaqués par des chimpanzés. Les élèves de l’élémentaire sont quotidiennement victimes de ces primates. Ces enfants (garçon et fille) parcourent plus de 7 kilomètres pour se rendre à l’école (un hangar). Et, ils en reviennent fréquemment avec des griffures sur le corps, Guineematin.com à travers son correspondant à Mamou.

Composé de neuf (9) hameaux, Bowoun Djoungol est encore un gros village où les hommes se côtoient avec animaux sauvages et reptiles. Cette localité, pourtant située dans la commune urbaine de Mamou, est dépourvue de tout (pas d’eau potable, pas d’électricité, pas de structure de santé). Et, la seule école de la place est un hangar. Cet établissement scolaire de fortune, coiffé de paille (au début), a été construit au centre du village, loin des concessions. Il est censé absorber le nombre sans cesse croissant d’enfants en âge d’aller à l’école ; et, il abrite à ce jour plus de 75 élèves. Des élèves qui y viennent étudier dans insécurité totale. Ils affrontement chaque jour (matin et soir) des kilomètres de broussailles à pied pour apprendre à lire et à écrire. Et, sur le chemin de l’école, ils sont souvent victimes d’attaques d’animaux sauvages, notamment les chimpanzés. Les parents sont conscients des dangers auxquels ces enfants font face au quotidien, mais envoyer ces tout-petits à cette école de fortune est le seul moyen qu’ils ont trouvé pour les épargner des durs travaux champêtres.

Thierno Boubacar Tanou Barry, doyen de Bowoun Djoungol

« Nous avons décidé unanimement de construire cette école pour nos enfants qui sont très nombreux dans ce village et qui ont l’âge d’aller à l’école. Nous avons commencé avec de la paille dans le hameau de Aboudji, mais le vent est venu la détruire, puis un feu de brousse l’a rasé. Nous l’avons réparé encore, mais le vent est venu une seconde fois emporté la toiture de l’école (le hangar). C’est après ça que nous avons décidé de venir dans ce Bowal ici pour mettre en place l’école. Parce que nous avons estimé c’est ici le milieu entre tous les 9 hameaux qui composent le village. Mais, nous rencontrons d’énormes difficultés ici. Les enfants parcourent plus 7 kilomètres pour aller à l’école. Et, ils sont menacés et griffés par les chimpanzés », a confié Thierno Boubacar Tanou Barry, le doyen de Bowoun Djoungol.

Cette école de fortune existe depuis 2015 ; et, sa survie (tout comme son existence) se limite aux seuls efforts des populations du village. Elle compte moins de 20 tables-bancs (exactement 14 tables-bancs selon notre décompte), un tableau flanqué à terre et un enseignant (un contractuel communautaire). Et pire, il n’y existe aucun point d’eau potable et aucune latrine. La brousse est le recours pour tous les besoins (y compris pour le maître). Une situation que déplore Madame Habibatou Koundouno, déléguée scolaire de l’enseignement élémentaire de Mamou 3.

Mme Habibatou Koundouno, déléguée scolaire de l’enseignement élémentaire de Mamou 3

« C’est très regrettable de voir plus de 250 enfants scolarisables qui ont l’âge d’aller à l’école sont dans ce village sans école. Ces enfants n’ont aucune activité si ce n’est aller dans les champs ou courir derrière les animaux. Nous avons fait ce hangar pour recruter au moins quelques enfants parmi eux. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide. Les écoles environnantes sont très éloignées et les enfants sont toujours agressés par les chimpanzés et certaines filles sont aussi menacées quelquefois par les violeurs. Ce hangar se trouve en plein Bowal, il n’y a ni forage, ni latrines. Ils se mettent à l’aise dans la nature. C’est vraiment déplorable », a indiqué Madame Habibatou Koundouno.

Avec l’appui des « bonnes volontés », le maire de la commune urbaine de Mamou (par ailleurs enseignant à la retraite) promet de construire une « vraie école » dans ce village qui relève de sa juridiction géopolitique. Elhadj Amadou Tidiane Diallo assure qu’il a déjà quelques promesses de soutien dans ce sens et que certaines personnes ont récemment de matériels didactiques aux élèves de ce village.

Elhadj Amadou Tidiane Diallo, maire de la commune urbaine

« Étant un ancien de la boîte, nous avons décidé d’accompagner ce village. Nous allons tout faire pour ne pas que les enfants là soient sacrifiés. Car, l’ignorance est le pire de maux. J’ai une petite fille du nom de Safiatou Diallo vivant aux Etats Unis qui m’a même promis qu’elle va se battre pour nous aider. Tout récemment, elle a envoyé des sacs, des livres, des bics, des crayons et beaucoup d’autres fournitures pour accompagner ces enfants. Elle m’a dit qu’elle va nous aider encore. Donc, on va se battre nous aussi, surtout avec le programme ANAFIC, pour orienter certains financements là-bas (Bowoun Djoungol) », a confié le maire Elhadj Amadou Tidiane Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625698919/657343939

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Conakry : un comité de pilotage organisé autour du projet KiMaLaKan

21 juin 2021 à 19 07 12 06126

Les ONG Eclosio, TRIAS, Osez-INNOVER et CADES/GUINEE, réunies au sein d’un seul Projet ou Consortium dénommé « KiMaLaKan », ont organisé un Comité de Pilotage ce lundi, 21 juin 2021, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Ce comité de pilotage a regroupé des organisations de la société civile, les autorités administratives, les Associations bénéficiaires du projet et le bailleur de fonds. Ce projet a pour objectif de contribuer au renforcement de capacité des organisations de la société civile à s’impliquer dans les dispositifs d’insertion professionnelle et de développement de l’emploi pour les femmes et les jeunes dans les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Financé à hauteur de 1 600 000 euros par l’Union européenne, ce projet touchera directement 1 200 jeunes et femmes qui sont de potentiels candidats à la migration et les migrants retournés. C’est un projet qui a été lancé le 1er janvier dernier et qui prendra fin en décembre 2023.

Selon Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest et porte-parole du Consortium KiMaLaKan, la spécificité de ce projet réside dans le fait qu’il faut mener un dialogue à l’échelle local pour faire en sorte que les problèmes migratoires puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver des solutions à la base.

Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest

« Ce qui nous amène aujourd’hui dans ce consortium, c’est réellement la coordination des projets mutilateurs dans le domaine de l’insertion professionnelle et de l’entreprenariat qui sont des enjeux assez considérables dans la région. Par manque d’opportunité économique pour les jeunes, il y a des questions migratoires qui sont très importantes. Beaucoup de jeunes partent aujourd’hui parce qu’ils manquent d’opportunités au niveau local. Et donc, Eclosio a cherché à mettre en œuvre un consortium avec d’autres ONG qui ont déjà fait une expérience ici en Guinée, notamment l’ONG CADES, l’ONG TRIAS et l’ONG Osez INNOVER. A travers ce consortium, on a vraiment cherché à renforcer nos complémentarités, nos différentes approches pour renforcer l’impact de ce projet. La spécificité de ce projet, c’est de mener un dialogue à l’échelle local de faire en sorte que les problèmes migratoires  puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver justement des solutions à l’échelle locale. C’est d’accroître aussi les capacités des organisations de la société civile dans la promotion effective du rôle des femmes et des jeunes comme agents du développement et du changement dans les zones cibles.  A l’issue du projet, on a plusieurs objectifs : d’une part c’est de pouvoir faire en sorte que les dialogues à l’échelle locale qui seront mis en œuvre puissent perdurer en impliquant les autorités ; d’autre part, c’est de pouvoir vraiment créer des opportunités économiques pour les jeunes et pour les femmes qui sont les personnes les plus vulnérables. Et également, de faire en sorte que d’autres opportunités puissent voir le jour avec d’autres financements et d’autres bailleurs et surtout un engagement de l’Etat », a expliqué Fanny Bordarier-OTT.

Venue assisté à ce comité de pilotage, Naï Keïta, présidente de l’association des femmes de Dabola, a dit avoir été outillée positivement. Elle a aussi promis de transmettre le message aux jeunes qui sont tentés par l’immigration irrégulière.

Naï Keïta, présidente de l’Association des femmes de Dabola

« KiMaLaKan est un projet qui est très intéressant ; parce que les jeunes qui courent pour partir sur la mer en y laissant leur vie, c’est nous les mères et pères de familles qui en souffrons. Si un moyen est trouvé pour les maintenir, c’est ce que nous aimons. Parce que la plupart des jeunes pensent qu’on part en Europe pour ramasser de l’argent. Ce qui est tout à fait le contraire. Mais, si nous restons chez nous ici et nous travaillons, les projets vont nous montrer les démarches à suivre, c’est ce que nous voulons. C’est pourquoi je me suis sacrifié pour venir assister à cet atelier. Quand je quitte ici aujourd’hui, arrivé à Dabola, je vais dire aux jeunes d’arrêter d’aller en mer et de passer aux choses sérieuses. Je leur dirai qu’il y a des projets qui peuvent leur permettre de réussir en Guinée. Je vais leur dire que là où ils vont, les habitants de là-bas ont travaillé chez eux. Nous aussi on doit travailler chez nous. Personne ne peut quitter chez lui et venir développer chez toi. Nous voulons que les jeunes restent pour travailler avec nous. On doit les sensibiliser aussi », a dit Naï Keïta.

De son côté, Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a laissé entendre que ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique du développement du président de la République. Et, il a invité ce consortium à être un « multi acteur » et de travailler avec d’autres acteurs.

Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et e l’emploi des jeunes

« A travers les débats auxquels nous avons assistés, on est très surpris qu’il y ait un grand consortium qui comprend les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan et qui s’inscrit dans le cadre de l’employabilité des jeunes et qui lutte contre la migration irrégulière des jeunes. Cela est un grand pas et s’inscrit vraiment dans le grand projet des 100 milles entreprises du Pr Alpha Condé. Je vais seulement dire que ce consortium doit seulement travailler avec tous les autres acteurs. Il doit être un multi acteur, parce que c’est une synergie, les questions de développement doivent être aoristiques. Donc, il faudrait que nous nous donnions la main, mais déjà un bon débat est pris par ce consortium qui mène une bataille qui doit être réussie pour le développement économique et social de nos communautés. Le Pr Alpha Condé et le gouvernement sont prêts à vous accompagner et à vous soutenir. Que tous reçoivent ici notre satisfaction et nos remerciements pour s’être mis ensemble. C’est ensemble que nous pouvons réussir. Nous devons continuer à travailler ensemble pour le bien de nos communautés. Il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Parce qu’il s’agit des jeunes. Donc, c’est un élément important et nous nous attendons à des résultats probants », a indiqué Moussa Condé.

Mohamed Gueasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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INTEGRA renforce les compétences des équipes pédagogiques pour la préparation à la vie professionnelle (PVP) dans les écoles à Kindia, Mamou, Labé et Faranah

18 juin 2021 à 19 07 23 06236

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement Guinéen, poursuit le renforcement des compétences des Délégués Scolaires de l’Enseignement Elémentaire (DSEE), des Directeurs d’Ecoles (DE) et des Enseignant(e)s du cours moyen (CM) sur l’approche de Préparation à la Vie Professionnelle (PVP).

Mise en œuvre par l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ), la préparation à la vie professionnelle (PVP) permet le renforcement de l’apprentissages des élèves, à travers des pratiques pédagogiques orientées vers le monde du travail ainsi que la découverte des métiers à l’école primaire. Les élèves découvrent ainsi les métiers pour une future meilleure orientation et insertion dans la vie professionnelle. Entre 2019 et 2022, 6000 élèves seront concernés.

Ces sessions de renforcement de capacités sur l’approche PVP concernent 36 DSEE, 50 DE, et 160 Enseignant(e)s du cours moyen. Elles se tiendront simultanément à Faranah, Kindia, Labé et Mamou, du 12 au 17 juin 2021 pour les DE et les DSEE, et du 18 au 25 juin 2021 pour les enseignants(e)s.

Au-delà de la découverte des métiers, la PVP vient enrichir le programme de l’élémentaire en renforçant des disciplines telles que le français, le calcul, les sciences d’observation et l’éducation civique et morale. Ces disciplines sont indispensables à la jeunesse pour opérer des choix raisonnés quant à leur orientation professionnelle dans la perspective de leur insertion socioéconomique dans la société.

Le renforcement des capacités des enseignants en cours contribuera à améliorer l’implémentation de la PVP dans les écoles, grâce au réinvestissement des nouvelles compétences d’enseignement et d’apprentissage et au dispositif de suivi et encadrement rapproché des enseignants mis en place par les directeurs d’école formés.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Guinée : la police et la gendarmerie s’engagent contre les tracasseries sur la route

16 juin 2021 à 20 08 39 06396

Comme annoncé, les travaux du cadre de dialogue politique et social ont débuté ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry. Cette première journée a été consacrée à la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question. Tous les problèmes qui gangrènent ce secteur ont été débattus et des engagements ont été pris en faveur de leur résolution, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces discussions ont réuni autour de la table, les syndicats des transporteurs, la police, la gendarmerie, le ministère de la sécurité et celui des travaux publics. Selon le secrétaire permanent de ce cadre de dialogue politique et social, Elhadj Fodé Bangoura, l’objectif était de donner la parole aux acteurs sur le terrain, en vue de faire un diagnostic réel et prendre les dispositions nécessaires pour résoudre les problèmes qui gangrènent le transport routier.

Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue social et politique

« Tous ceux qui interviennent dans le réseau du transport terrestre étaient présents en face de faitière de transport. Les problèmes ont été posés dont certains ont pu être résolus, selon les concernés, et d’autres méritent des réflexions. Parce qu’au finish, ce qui doit être réglementé, doit être réglementé par des textes. Si c’est des lois, on prendra des lois ; si c’est d’autres réglementations, on le fera pour l’intérêt de tous les Guinéens. Car nous sommes tous intéressés par le transport.

Nous nous sommes réunis pour cela. Nous n’avons pas voulu d’intérimaires, nous avons voulu que les acteurs eux-mêmes viennent expliquer leurs problèmes et que ceux qui doivent résoudre ces problèmes soient aussi là », a-t-il indiqué, ajoutant que ce dialogue sera inclusif et thématique. « Chaque fois qu’il y aura un secteur, on prendra les acteurs concernés par ce secteur et les intervenants qui doivent règlementer ce secteur. Ensemble, on trouvera la solution », a laissé entendre Elhadj Fodé Bangoura.

Ces travaux ont permis aux transporteurs d’exprimer leurs préoccupations et de solliciter l’intervention de l’Etat guinéen pour y faire face. Ce qui réjouit Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée.

Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée

« Ce qu’on voulait, on ne l’a pas obtenu aujourd’hui, mais on a l’espoir de l’obtenir. Parce que tous les acteurs du transport sont des Guinéens. S’il y a un avantage aujourd’hui dans le secteur du transport, il faut que nous bénéficiions de cet avantage. Nous avons sollicité des autorités entre autres, la réglementation des transports en République de Guinée. Parce qu’ici, n’importe qui peut se lever pour faire le transport. Donc, le transport doit être laissé aux transporteurs. Nous avons sollicité aussi l’appui du gouvernement au secteur du transport, notamment pour obtenir le crédit automobile. Nous croyons que cela est tombé dans de bonnes oreilles. (…) Pour ce qui est de la routière, la police et la gendarmerie, nous sommes des frères. Il y a des défaillances de part et d’autre des fois, mais on accepte de céder. Mais si on dit aux conducteurs de respecter la loi, la police et la gendarmerie aussi doivent savoir qu’avant tout, nous sommes Guinéens. Il faut d’abord aller à la sensibilisation avant d’aller à la répression. Nous, à notre niveau, on est prêt à être corrigé pour se développer », a dit le syndicaliste.

De leur côté, les services de sécurité, chargés de réguler la circulation routière, ont pris l’engagement de faire face aux problèmes relevant de leur compétences. La gendarmerie promet notamment de traquer les coupeurs de routes qui terrorisent les transporteurs et leurs passagers.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

« La gendarmerie ne s’occupe que de la rase campagne. C’est-à-dire que chaque 5 km après ou avant une ville, la gendarmerie est présente. Cela veut dire que la gendarmerie nationale occupe 75% du territoire national en matière de transport routier. Alors, en compensation de ces barrages, il doit y avoir des équipes mobiles qui vont naturellement prévenir les accidents sur la route sans compter toute la stratégie opérationnelle qu’on ne dévoile pas ici sur les coupeurs de routes. Aujourd’hui, les stratégies ont changé, vous verrez dans les 48 heures, ceux-là que nous allons mettre devant vous pour identifier clairement les bandes qui obstruent la route entre Kindia-Mamou-Labé-Kouroussa et Faranah. Donc il y a tout un ensemble d’opérations sous la coupe naturellement des actions que nous menons en matière de contrôle routier.  On a souvent parlé aussi de tracasseries. Là aussi, avec vous, nous allons travailler, parce qu’il est formellement interdit de réclamer de l’argent aux usagers de la route, en dehors des amandes qui sont souvent demandées aux contrevenants du Code de la route à savoir, ceux qui sont dans les excès de vitesse, ceux qui sont dans l’alcool, la drogue, donc les états pervers qui amènent les gens à des accidents farfelus », a indiqué le général Ibrahima Baldé, Haut-commandant de la gendarmerie nationale.

Général Ansoumane Bafoé Camara, directeur général de la police

Pour sa part, l’inspecteur de police Ansoumane Camara « Baffoé », directeur général de la police nationale, annonce des actions à mener pour mettre fin aux arnaques dont les policiers sont souvent accusés. « Nous avons quatre barrages dans le cadre sanitaire (Yoropoguiya, Coyah, Kountia et de Keïtaya). A ces niveaux-là, en plus du contrôle sanitaire, les transporteurs se plaignent par endroits. Nous avons demandé aux syndicalistes de désigner deux personnes qui vont rester à côté des policiers pour qu’on travaille ensemble pour éviter les arnaques.

Parce qu’il y a des transporteurs qui vont se faire établir des faux certificats de négativité pour sortir, on a pris des cas qui sont sortis à la télévision. Mais pour une question de transparence, nous souhaitons désormais qu’ils viennent à nos côtés, on va travailler ensemble. En ce qui concerne aussi les arnaques à travers les carrefours de Conakry, tout le monde dit que c’est les policiers qui créent les embouteillages. Nous avons aussi demandé aux syndicalistes à travers notre hiérarchie, qu’on se donne la main pour qu’il y ait la fluidité de la circulation dans la ville de Conakry et que les arnaques par endroits cessent.

J’ai dit maintes fois que tout policier qui n’a pas de badge numéroté, ne lui donnez pas vos papiers. Tout élément de la CMIS qui demande un document à un usager de la route, ne lui donnez pas vos papiers. Mais jusqu’à présent, les gens continuent à se plaindre. Donc nous souhaitons désormais que les syndicalistes travaillent avec les policiers, et c’est ce qui va être fait les jours à venir », a déclaré le premier responsable de la police nationale.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Integra ouvre des crèches pour favoriser l’apprentissage des jeunes mères

14 juin 2021 à 15 03 36 06366

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), financé par l’Union européenne, a procédé à l’ouverture officielle depuis mai 2021 de crèches pour accueillir les enfants de 0 à 5 ans des bénéficiaires du programme à Kindia et à Mamou.

Cette initiative mise en œuvre par l’agence Enabel a pour but de faciliter l’apprentissage des jeunes filles et femmes dans le parcours de formation qui dure neuf mois.

Ainsi ces crèches qui ont une capacité de 20 enfants de 0 à 5 ans vont permettre d’assurer des conditions de travail décentes et de favoriser la part des femmes au sein du programme INTEGRA.

Fatoumata Camara 25 ans, mère de deux enfants et bénéficiaire du programme INTEGRA, dont le corps de métier est ferrailleur, se confie :

« Je remercie chaleureusement INTEGRA d’avoir mis en place ces garderies. Comme vous le savez, ils y avaient des femmes qui étudiaient et travaillaient avec leurs enfants au dos et parfois au soleil parce qu’elles n’avaient personne à qui confier leurs enfants à la maison. Cette initiative est très importante pour les femmes et me rassure, car nos enfants vont pouvoir jouer en toute sécurité dans un endroit sain. Je remercie encore une fois le programme INTEGRA. »

Installé dans deux localités lors de la phase pilote à proximité des chantiers école, le dispositif de crèches est fortement plébiscité par les jeunes femmes bénéficiaires et les communautés locales car c’est une première. Un appel à don sera bientôt lancé pour récolter des jeux pour les enfants de ces crèches, comme souligné dans le slogan de la campagne « Un jouet pour un sourire, soutenez nos crèches. ». Le projet de crèches pourrait s’étendre dans plusieurs localités dont Labé, Pita et Conakry si la phase pilote s’avère concluante.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Financé par l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Don de matériels et d’équipements sanitaires : l’ARMA vole au secours de l’hôpital régional de Mamou

14 juin 2021 à 13 01 05 06056

A la faveur d’une cérémonie organisée le samedi dernier, 12 juin 2021, dans la salle de réunion de l’hôpital régional de Mamou, l’association des ressortissants de Mamou vivant à Atlanta (ARMA) a procédé à la remise d’un don de matériels et d’équipements de santé aux autorités sanitaires de Mamou. Ce don, principalement destiné à l’hôpital régional de Mamou, sera acheminé à d’autres structures sanitaires (centres de santé, postes de santé) de la préfecture de Mamou pour renforcer leur capacité d’accueil et de travail, au bénéfice des populations locales.

Composé de médicaments, d’équipements de protection, de matelas, de chaises roulantes, de lits, de blouses, ce don de l’ARMA vient en appui aux structures sanitaires de la préfecture de Mamou. Il est un symbole de satisfaction et de reconnaissance envers la terre mère (Mamou). Et, à l’hôpital régional de Mamou, les responsables se sont engagées à utiliser ces équipements et matériels de santé au profit exclusive des malades.

Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou

« Au nom des travailleurs de l’hôpital Régional de Mamou, nous disons très sincèrement merci aux ressortissants de Mamou. Malgré cette distance qui nous sépare, ils ont pensé à nous. Par ce geste, ils ont montré qu’ils n’ont pas oublié leur origine. Par ce geste, ils prouvent qu’ils n’ont pas oublié Mamou. Nous nous engageons devant les autorités ici présentent que ce don là sera utilisé exclusivement pour les malades et par les malades. Et, nous veillerons là-dessus, même une aiguille ne sortira ici sans que cela ne soit justifié. Vous  pouvez compter sur nous. Nous pouvons voir ce que nous donnerons aux centres et aux postes de santé de la préfecture comme symbole », a promis Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou.

Pour le représentant de l’ARMA à cette cérémonie, Thierno Ibrahima Diallo, les équipements et matériels médicaux que l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta met aujourd’hui à la disposition des autorités sanitaires de Mamou sont le fruit de dur labeur. Et, en conséquence, il est important d’en prendre soin et les utiliser à bon escient.

Thierno Ibrahima Diallo, représentant de l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta

« Au nom de la Présidente de l’association des Ressortissants de Mamou vivant à Atlanta et son bureau,  nous sommes heureux de vous rendre service ; car, nous faisons partie de vous. Bien que nous sommes loin de vous, nous sommes de cœur avec vous. Nous avons pu obtenir ces  matériels sophistiqués après un travail laborieux. Nous souhaitons que ces équipements soient utilisés pour servir les citoyens du pays en général et ceux  de la région administrative de Mamou en particulier », a dit Thierno Ibrahima Diallo.

Prenant la parole à cette occasion, Dr Kassie Fangamou, le directeur régional de la santé de Mamou, s’est réjoui de l’engagement de l’ARMA au près de la population de Mamou. Il a aussi invité les agents de santé des structures bénéficiaires à une utilisation rationnelle de ces matériels mis à leur disposition.

Dr Kassie Fangamou, Directeur Régional de la Santé de Mamou

« Les sentiments qui m’animent c’est un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction et de fierté vis-à-vis des filles et fils ressortissants de Mamou vivant à Atlanta. Ce don que l’hôpital vient de bénéficier est le fruit de dur labeur. Pour nous, c’est un acte à saluer et à remercier. Nous demandons aux autres fils du pays de suivre ce bel exemple. J’invite le personnel de santé de mettre ces matériels au service de la population de Mamou. J’invite aussi le personnel à maintenir de façon préventive ces équipements et à les utiliser à bon escient dans l’intérêt de Mamou, pourquoi pas toute la Guinée parce que Mamou est une synthèse de la Guinée », a notamment indiqué Dr Kassie Fangamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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Disparition d’un taxi-motard à Mamou : le jeune accusé de l’avoir tué, jugé à Conakry

12 juin 2021 à 8 08 33 06336

Le procès de Thierno Sadou Barry, un jeune homme de 30 ans, s’est poursuivi hier, vendredi 11 juin 2021, devant la Cour d’appel de Conakry. Il est jugé pour enlèvement et séquestration d’un conducteur de taxi moto, qui a disparu il y a près de trois ans à Mamou. Des faits pour lesquels il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle en première instance, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en août 2018 que Thierno Sadou Barry aurait déplacé Mamadou Baïlo Barry, un conducteur de taxi moto, dans la ville de Mamou. Et depuis ce déplacement, le taxi-motard n’a pas été retrouvé. Suspecté de l’avoir enlevé et tué, Thierno Sadou Barry a été interpellé et jugé par le tribunal de première instance de Mamou. Reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, l’accusé a été condamné en 2019, à 10 ans de réclusion criminelle et à 10 millions de francs d’amende. Une décision que son avocat a attaquée devant la Cour d’appel de Conakry. Me Tafsir Barry estime que son client a été condamné à tort et en violation flagrante de la loi.

« D’abord, ce jugement n’a pas suivi la procédure normale. L’accusé a été jugé et condamné à Mamou sans qu’il ne soit assisté par un conseil. Il a été arrêté suite à une dénonciation (faite par ceux qui étaient présents lorsque l’accusé a déplacé le taxi-motard porté disparu) et il n’a jamais reconnu les faits. Il a dit qu’au moment des faits, il était à Conakry. Ensuite, durant tout le long de ce procès, la partie civile a été régulièrement citée, mais elle n’a jamais comparu ici pour donner sa version des faits. Aujourd’hui, on n’a aucune preuve pour dire que la moto de Mamadou Baïlo Barry a été retirée ou qu’il est mort. 

Il est bel et bien vivant et il serait quelque part à l’étranger. Aucune pièce à conviction, aucun témoignage n’existe. Donc il y a un doute dans cette affaire. Et le doute profite à l’accusé. C’est pourquoi,  nous plaidons non coupable, et nous vous demandons de renvoyer l’accusé des fins de la poursuite pour crime non constitué. Et si par extraordinaire vous retenez quelque chose contre lui, nous vous demandons de le condamner au temps mis », a plaidé l’avocat de la défense.

Mais le parquet général, lui, est convaincu que l’accusé est effectivement coupable des faits qui lui sont reprochés. Il sollicite donc la confirmation de la peine qui lui a été infligée en première instance. « Il a enlevé le jeune, il l’a séquestré, avant de le tuer. Il a séquestré le monsieur et l’a tué. Mais on ne sait jusqu’à présent pas où il a mis le corps. Le corps et la moto n’ont pas été retrouvés. Le père de la victime est affecté par cet acte, parce que c’est dans ce transport qu’il faisait nourrir sa famille. C’est pourquoi le ministère public requiert de confirmer la décision rendue par la juridiction de première instance », a requis la procureure.

Après les plaidoiries et réquisitions, la Cour a renvoyé le dossier au 9 juillet 2021 pour rendre sa décision. En attendant, Thierno Sadou Barry reste en prison.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Fermeture de la mine d’or de Kounsitel (Gaoual) : des orpailleurs rebroussent chemin sans aucune fortune de l’Eldorado (reportage)

10 juin 2021 à 16 04 10 06106

Depuis quelques une marrée d’orpailleurs déferle sur la préfecture de Gaoual où de l’or a été découvert dans la sous-préfecture de Kounsitel. Nul ne veut se faire conter les nouvelles de l’abondance du métal précieux dans le nouvel Eldorado. Certains orpailleurs ont abandonné tout derrière eux pour ce lancer dans cette folle ruée vers l’or. Seulement, avec la fermeture annoncée de la mine et l’interdiction d’exploitation imposée par les autorités, beaucoup d’aventuriers chasseurs d’or sont désenchantés et se trouvent dans position extrêmement difficile. Ils n’ont or, ni argent, ni provision. Et, face à cette situation inconfortable, ils sont nombreux à reprendre le chemin du retour. Certains qui ont préféré quitter l’enfer de Kounsitel se retrouvent déjà à Mamou où ils tentent de reprendre des forces pour affronter les épreuves de la route du retour.

Dans la ville carrefour, on les rencontre dans les gare routière, sur certaines places publiques et au rondpoint du km7. Ils sont nombreux, visiblement très épuisés et se plaignent des conditions de vie difficiles qu’ils ont vécu ces derniers jours à Kounsitel. Cependant, ils sont unanimes que Kounsitel regorge de l’or. Mohamed Magassouba avait mes études dans un tiroir pour rejoindre l’Eldorado de Gaoual. Mais, ce qui faisait battre son cœur de rêve et d’espoir d’un lendemain auréolé d’or n’a été qu’un mirage. Et cela, pas par manque d’or à Kounsitel, mais parce que la marrée humaine qui se trouve sur place a contraint les autorités à fermer la mine. Il est aujourd’hui en route pour son Kourémalé natale (une sous-préfecture relevant de la préfecture de Siguiri) avec le sentiment souffert pour rien.

« Je reviens de Gaoual à la recherche de l’or. Quand même il y a beaucoup d’or là-bas ; mais, malheureusement pour nous, le président a interdit l’exploitation. Les militaires étaient venus là-bas pour nous empêcher de travailler. Nous avons consommé plus de 50 litres. Je regrette vraiment d’avoir quitté Kourémalé pour venir à Gaoual. Il y avait un monde important. Vous savez, la différence entre Siguiri et Gaoual, c’est que Siguiri c’est avant. Nous demandons au président de la république de nous laisser travailler. Hier, le pain a été vendu à 6000 francs, un sachet d’eau à 1000francs et un litre d’essence à 25000francs. Tout ça c’est parce que les  (Kounsitel) sont remplis de personnes, surtout nous les jeunes », a-t-il expliqué ce mercredi.

Tout Mohamed Magassouba, beaucoup d’orpailleurs déçus par l’aventure dorée de Gaoual reprennent des forces dans la ville carrefour. Le voyage a été éprouvant ; et, ils comptent bien profiter de l’hospitalité de la ville de Mamou avant reprendre la route du retour. Certains profitent même pour amener leurs motos au garage pour une « révision » afin de prévenir une éventuelle panne en route.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél:625698919/657343939

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Mamou : le cimetière de Kabyah devenu un lieu de consommation de drogue pour certains jeunes de la ville

7 juin 2021 à 17 05 41 06416

Créé en 1930 (soit 28 ans avant l’indépendance de la Guinée), le cimetière de Kabyah, situé à Kimbely, un quartier au nord-ouest dans la commune urbaine de Mamou, est le deuxième cimetière (après celui de Tambassa) de la ville carrefour. Plusieurs morts (dont des notables de Mamou) y reposent depuis des décennies. Mais, depuis quelques temps, des jeunes érigent domicile dans ce cimetière pour consommer du chanvre indien et autres stupéfiants. Cette situation exaspère les sages et les autorités de Kimbely qui dénonce « un manque de respect envers les morts », rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

En dépit de sa vieillesse, le cimetière de Kabyah n’est pas encore clôturé. Et, de ce fait, il est aujourd’hui est proie aux chiens errant qui partent quotidiennement y déterrer des corps. Mais, depuis quelques temps, ce cimetière est aussi devenu un lieu d’attraction et de regroupement de groupuscules de jeunes consommateurs de chanvre indien et d’autres stupéfiants. Elhadj Saïdou Sall, le 1er Imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou est exaspéré par cette situation déshonore ce lieu de repos des morts.

Elhadj Saïdou Sall, premier imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou

« Nous avons constaté que notre cimetière rencontre des problèmes très épineux à cause de l’accès des chiens et les enfants drogués dans ce cimetière. Beaucoup de corps sont déterrés par les chiens ; et ça, c’est à chaque jour. Donc, c’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les autorités  surtout les autorités religieuses et administratives et les personnes de bonnes volontés de nous aider. Le cimetière a une place de choix dans la religion, c’est un lieu sacré qu’on doit honorer. Il  constitue pour nous une demeure avant le paradis ou l’enfer. Le prophète visitait tous les lundis et jeudis le cimetière de Ouhoud », dit-il avec indignation.

Tout comme ce sage du quartier, Sékou Yalani Camara, le chef quartier de Kimbely, est en colère contre ces jeunes qui font du cimetière de Kabyah un « temple » de consommation de stupéfiants. Et, il demande l’aide des bonnes volontés pour clôturer ce cimetière.

Sékou Yalani Camara, chef quartier de Kimbely

« Le premier Cimetière de  Mamou fut Tambassa et le deuxième fut Kabyah ici à kimbely  créé depuis 1930. La première personne enterrée ici fut le vieux Demba le propriétaire d’ici selon la déclaration de nos ancêtres. Nous avons constaté avec amertume certains jeunes viennent se droguer ici, mais aussi les chiens errants déterrent nos parents enterrés. Les enfants se mobilisent pour se droguer ici. C’est pourquoi certaines personnes comme Nana Kourouma et autres nous viennent en aide pour finir les travaux de clôture. Nous demandons aux personnes de bonne volonté, aux ressortissants, de nous venir en aide. Car, chaque personne a ici un parent. Nous demandons aux parents de penser à l’éducation de leurs enfants. Se droguer est anormal, à plus forte raison se droguer dans un cimetière », a dénoncé Sékou Yalani Camara.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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Trafic illicite de bois vers la Sierra Léone : d’importants dépôts découverts encore à Mamou

5 juin 2021 à 8 08 24 06246

A la faveur d’une patrouille conduit un informateur, quatre agents du corps des conservateurs de la nature à Mamou ont mis main mercredi dernier, 02 juin 2021, sur d’importants dépôts de bois à Ouré-Kaba, une sous-préfecture située à plus de 60 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, à la frontière entre la Guinée et la Sierra Léone. La patrouille a découvert au moins six dépôts comportant plus de 3000 ‘’bois de vène’’ dans les secteurs et districts visités. Ces bois auraient été entachés dans ces dépôts en attente d’être exportés vers la Sierra Léone. Aucun propriétaire de ces dépôts n’a trouvé sur place, mais les populations locales accusent les autorités de Ouré-Kaba pleinement empêtrées dans la coupe abusive et le trafic illicite de bois dans cette sous-préfecture, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Ouré-Kaba.

Cette découverte de dépôts de bois à Ouré-Kaba fait suite au démantèlement d’importants réseaux de trafic de bois à Farenta, un secteur de la sous-préfecture de Soyah, dans la préfecture de Mamou. Mais, c’est surtout la détermination de certains fils de Ouré-Kaba a mettre fin à la coupe effrénée de bois dans leur localité qui a payé.

Mercredi dernier, en compagnie de quatre conservateurs de la nature, Abdoulaye Camara empreinte la forêt pour aller à la chasse des dépôts de bois. Ce citoyen de Ouré-Kaba était décidé à prouver, après avoir été passé pour un menteur par les autorités de Mamou (pour avoir alerté sur la coupe abusive du bois et l’exportation de cette importante ressource vers la Sierra Léone), des trafiquants de bois sont en train de décimer la forêts qui se trouve à la frontière avec la Sierra Léone. Le trajet mène l’équipe de patrouille dans le district de Bemdougou où elle découvre un dépôt d’environ 1000 bois de vène dans le secteur Bembeyah.

Egalement, dans d’autres localités comme Kolimon, Soumbarrayah et Yomayah (toutes situées à la frontière avec la Sierra Léone) d’importants dépôts de bois ont été découverts par l’équipe conduite par Abdoulaye Camara. La mission a duré de 9 heures à 20 heures, mais elle a été fructueuse. Car, cette longue et épuisante randonnée en forêt, qui a permis de braver le soleil et d’affronter des routes quasiment impraticables, s’est soldée par la découverte de plus de 3000 bois entreposés dans différents dépôts. Et, Abdoulaye Camara ne cache pas sa joie après avoir été tourné en bourrique par les autorités de Mamou.

« Le 23 mars dernier, j’avais écrit aux ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, de l’environnement et celui de la justice pour les informer de ce trafic qui a duré des années chez nous ici à Ouré-Kaba. 9 jours après, j’ai écrit à la présidence pour donner les même infos, parce que les 3 ministres n’ont pas réagit. Dès que la présidence a reçu une copie de ma lettre, elle a réagit en dépêchant une mission sur les lieux (à Ouré-Kaba). La mission de Conakry, conduite par le directeur national des eaux et forêts, le colonel Layali Camara, s’est fait accompagnée par le préfet de Mamou, Mory Diallo. Mais, ce jour là, quand la mission est venue, elle s’est limitée à Farenta (dans la sous-préfecture de Soyah). Et, le reporter de la RTG qui était avec eux a fait un reportage en précisant qu’il n’y a aucun trafic, ni coupe de bois ici à Ouré-Kaba. Une chose qui a touché ma dignité. Car, moi je sais bel et bien qu’il y a trafic et coupe abusif de bois dans notre sous-préfecture Ourekaba. Mais, malgré ce reportage sur la télévision nationale, le président Alpha Condé n’était pas d’accord du constat. Bref, c’est ainsi que j’ai été recontacté par la personne du colonel Layali pour venir montrer les différents dépôts et sauver mon image et mon honneur. Arrivé à Mamou, comme j’étais avec mon ami journaliste (un reporter de Guineematin.com), ils nous ont fait accompagner par 4 soldats qui nous ont cortégé durant la mission. Heureusement pour moi, on a trouvé plus de 6 dépôts de bois de vène entre Bemdougou et Ourékaba-Centre. Et, dans tous les dépôts, il y avait des centaines de madriers, puisqu’ils (les trafiquants de bois) ont tout transporté vers la Sierra-Leone. À bemdougou, environs 1000 bois de vène ont été saisis. Immédiatement, j’ai informé colonel Layali qui était en partance pour Faranah. Lui-même a fait une escale à Bemdougou où il a vu la réalité (le dépôt de bois). Il m’a félicité en disant que j’avais raison », a indiqué Abdoulaye Camara au terme de cette mission.

Seulement, au cours de la patouille, aucun propriétaire des différents dépôts n’a été arrêté. Apparemment, ces dépôts n’étaient pas gardés ou les propriétaires ont surement pris la poudre d’escampette avant l’arrivée de la mission. Mais, à Katri, les sages ont désigné clairement les autorités de Ouré-Kaba comme étant les responsables de ce trafic. Le doyen Ousmane Camara, deuxième conseiller des sages de Katri, assure que beaucoup de chefs secteur sont pleinement impliqués cette activité illicite. Mais, ce vieil homme accuse le chef de district de Yomayah, Lamine Camara, d’être à la tête du trafic du bois.

« Cette affaire de bois nous dépasse nous les fils qui refusons de se lancé dans la coupe de bois. Elle a même divisée notre localité en deux groupes. Il y a le groupe qui détruit nos forêts et celui qui veut à tout prix sauver nos forêts. Mais, il se trouve que les personnes dans le trafic sont plus fort que nous les sauveurs, parce qu’eux ils ont quelque chose à donner partout où il y a blocus dans le trafic. Sinon, on s’était une fois entendu de ne plus couper le bois dans nos forêts. Mais, notre chef de district de Yomayah-Centre, maître Lamine Camara, a négocié avec des inconnus à Mamou et les chefs secteurs pour continuer à détruire ces forêts naturelles. Parce que lui il gagne des millions dans ça. C’est lui-même qui est le chef de la mafia. Même si on l’interpelle, il donne le paquet d’argent ; et, une fois ici au village, il se tape la poitrine en disant qu’il va faire ce qu’il veut dans ce village. Depuis l’an 2000 il est chef de district, mais il ne fait rien de concret sauf gâté seulement. Les autres chefs secteurs comme Amadou Mansaré de Katri, Sékou Mansaré de Soubaraya, Mamadou Camara de Bembaya, Fodé Sanoh de Koloumo et celui de Yomayah, Moussa Camara, sont bien dans le trafic de bois avec la complicité des agents du PA de la frontière entre la Guinée et la Sierra-Leone. Mais, c’est maître Lamine Camara qui commande », a expliqué le doyen Ousmane Camara.

A Mamou, les autorités administratives, bien que imprégnées de cette présente découverts de dépôts de bois, ne veulent pas se prononcer sur la question. En tout cas, le préfet Mory Diallo, que Guineematin.com a rencontré au terme de cette mission de patrouille, s’est abstenu de tout commentaire.

Cependant, au parquet du tribunal de première instance de Mamou, on promet de sanctionner sévèrement toute personne qui sera pris dans cette affaire de coupe et trafic illicite de bois. Déjà, six suspects se trouvent actuellement dans le collimateur de la justice.

« Toutes les personnes reconnues responsables ou complices dans cette affaire écoperont de sanctions et feront l’objet de poursuite judiciaires comme le souhaite le Chef de l’État. Déjà, une mission d’évaluation est mise sur pieds pour assurer le transport des bois… La loi dit que la peine peut aller jusqu’à 5 ans ; et, le juge d’instruction est en train de faire son travail. Donc, la lumière sera faite sur tout ce qui s’est passé. Ça ne va pas être seulement les six qui sont interpellés, si d’autres personnes sont aussi impliquées dans la commission de ces infractions, elles vont comparaître devant les juridictions », a rassuré le procureur Sidiki Camara.

A noter qu’à Katri, l’informateur Abdoulaye Camara et le reporter de Guineematin.com qui accompagnait la mission de patrouille ont échappé de justesse à un lynchage. Ils ont été agressés par des jeunes armés de machettes et de gourdins qui ont voulu les tuer. C’est l’intervention rapide des agents de la patrouille qui leur a permis de sortir indemne de cette affreuse situation.

De retour de Ouré-Kaba (Mamou), Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel : 628516951

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Meurtre, viol, pédophilie : 3 accusés condamnés à de lourdes peines à Mamou

28 mai 2021 à 13 01 47 05475

Siégeant en matière criminelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Mamou s’est penché le mercredi dernier, 26 mai 2021, sur six affaires portant sur des cas de « meurtres, viols et pédophilie… » Et, au terme des débats à la barre, le tribunal a déclaré trois accusés (Mamadou Aliou Barry, Mamadou Aliou Diallo et Ibrahima Diallo) coupables et les a condamnés à des peines allant de 7 à 10 de réclusion criminelle pour les faits de meurtre, viol et pédophilie qui pèsent contre eux.

L’audience a duré de 9heures15’ à 22heures35’. Et, six affaires, impliquant huit accusés, étaient inscrites au rôle. Tous les accusés (Mamadou Aliou Barry poursuivi pour viol, Mamadou Diallo alias  Aliou 2 poursuivi pour meurtre, Ibrahima Diallo accusé de viol, Mamadou Sadou Diallo poursuivi pour meurtre, Mamadou Aliou Diallo accusé de viol et pédophilie;  Mamadou Moussa Diallo accusé de viol, Ousmane Barry poursuivi pour viol et Mamadou Oury Barry accusé de meurtre) ont défilé à la barre pour donner leurs versions des faits. Et, au final, le tribunal a renvoyé Mamadou Sadou Diallo, Mamadou Diallo alias Aliou 2, Mamadou Moussa Diallo, Mamadou Oury Barry, Ousmane Barry et Thierno Moussa Diallo des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, le juge audience, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a eu la main lourde contre Ibrahima Diallo, Mamadou Aliou Barry et Mamadou Aliou Diallo. Il les a condamnés respectivement à 10 ans, 7 ans et 10 ans pour meurtre, viol et pédophilie.

« C’est un motif de satisfaction pour nous dans la mesure où les cas de viols sont devenus très  récurrents dans la ville carrefour. Nous pensons que la lutte va continuer pour éradiquer ce fléau dans la région. La lutte que nous menons, c’est la lutte de tout le monde. Tous les coupables seront poursuivis et punis et nous invitons les populations de coopérer pour qu’ensemble nous éradiquons complètement ce fléau » a dit le procureur au sortir de l’audience.

Me Abdoulaye Keïta, avocat

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a exprimé une grande satisfaction pour l’acquittement de cinq accusés. Il a également promis d’interjeter appel des décisions condamnant ses trois autres clients.

« En tant qu’avocat, je suis très fier par rapport à l’acquittement des 5 personnes parmi les 8. Pour les 3 autres qui ont été condamnés à des peines de prison, je vais relever appel dès vendredi, 27 mai 2021, pour qu’on puisse examiner leur dossier devant la Cour d’appel de Conakry », a-t-il dit.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mamou : elle brûle la main de sa sœur qui a utilisé son gel pour ongle

26 mai 2021 à 9 09 40 05405

C’est une correction beaucoup trop sévère qu’une fille a administrée à sa jeune sœur, à Mamou. Elle a brûlé la main de la petite, dont le seul crime est d’avoir utilisé son gel pour ongle sans son autorisation. L’acte s’est passé dans le secteur Balia du quartier Petel, dans la ville de Mamou, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette triste réalité a été révélée par un habitant de la localité. Selon lui, la victime est une fillette de 5 ans. Sa sœur a plongé sa main dans une marmite contenant une eau bouillante. « C’est dans la journée du lundi 24 mai 2021, que j’ai trouvé une fillette du nom de Oumou Diallo, qui était couchée seule sur une terrasse et qui se tordait de douleur. Lorsque j’ai vu tous ses doigts blessés, je lui ai demandé ce qui lui était arrivé. Elle dit que c’est sa sœur qui l’a brûlée avec de l’eau chaude, à cause d’un liquide qui sert à orner les ongles », a expliqué ce citoyen.

Ce dernier s’est rendu à la police pour l’informer de cette situation. Et, les agents de sécurité sont allés procéder à l’interpellation de l’auteure de l’acte et sa mère.

Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Syndicat des taximotos à Mamou : affrontement entre les 2 factions de l’USTG

29 avril 2021 à 11 11 46 04464

C’est un secret de polichinelle ! La cohabitation des factions de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée) est plus que jamais impossible dans la préfecture de Mamou. Ces deux factions (USTG version Abdoulaye Sow et USTG version Abdoulaye Camara) sont constamment à couteaux tirés et se livrent à une bataille sans fin pour le contrôle des conducteurs de taximotos de la ville carrefour. Et, ces derniers jours, elles se sont affrontées pour régler leurs différends, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

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Arrêt des audiences dans les cours et tribunaux : l’OGDH s’inquiète et dénonce

20 avril 2021 à 17 05 48 04484

Souleymane Bah, nouveau Président de l’OGDH

Comme annonce précédemment, les juridictions de jugement (cours et tribunaux) de la République de Guinée sont sérieusement éprouvés (surtout depuis hier) par la grève des huissiers et des avocats. A cause de ce débrayage, ces juridictions n’arrivent pas à tenir des audiences, alors que les prisons du pays sont pleines de détenus en attente de jugement.

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Faranah sous tension : la ville paralysée par des manifestants

16 avril 2021 à 12 12 19 04194

La situation est tendue ce vendredi, 16 avril 2021, à Faranah. Des conducteurs de taxis motos manifestent dans la ville pour réclamer la tête d’un présumé bandit accusé d’avoir tenté d’assassiner un des leurs hier, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Amadou Diouldé Diallo sur le régime Alpha Condé : « je n’enflamme pas, j’interpelle…»

15 avril 2021 à 13 01 22 04224

Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

Elhadj Amadou Diouldé Diallo n’a pas oublié les propos qu’il a tenu à la radio Lynx Fm le 21 janvier dernier. Il se souvient même des profondes motivations qui les justifient : « C’est la radicalisation du président de la République (Alpha Condé) depuis 2010 sur la communauté peule qui m’a inquiété et interpellé. On a stigmatisé cette communauté, on a instauré le Manding-Djallon et il y a eu des émeutes à Diarè (Mamou), à Lélouma (…) entre les Roundés et les Missidés. Il y a même eu l’union nationale des roundés pour faire exploser le Foutah. Le président Alpha Condé a dit que les peulhs sont des punaises et des poux… », a notamment dit le célèbre journaliste et historien à la barre.

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