Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le FNDC-Mamou : 10 raisons pour s’opposer à un 3ème mandat d’Alpha Condé

3 septembre 2019 à 15 03 38 09389

Après l’installation de ses bases à Mamou, le Front National pour la Défense de la Constitution va à l’offensive sur le terrain. La coordination régionale du FNDC a entamé ce mardi, 03 août 2019, une campagne de distribution de fiches contenant « les 10 raisons de refuser la tenue du référendum » constitutionnel voulu par le pouvoir, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Plus de 2000 copies. C’est ce que les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou disent avoir distribué en cette journée dans la commune urbaine. Ces fiches comprennent 10 points qui, selon le FNDC, sont des raisons valables qui doivent emmener les citoyens à refuser le projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir de Conakry et qui vise à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Ces 10 raisons sont :

  1. La constitution de mai 2010 est le résultat d’un consensus entre les forces de défense et de sécurité, les partis politiques, la société civile, les autorités religieuses et le patronat pour mettre fin à une crise politique aiguë ;
  2. Dans le souci de consolider la paix et l’unité nationale, cette constitution a prévu des dispositions qui ne peuvent en aucun cas être modifiées ;
  3. Selon la constitution, le RPG Arc-en-ciel a le plein droit de présenter un candidat en 2020 autre que le Professeur Alpha Condé ;
  4. En 2010 et en 2015, lors de ses cérémonies d’investiture, monsieur Alpha Condé a prêté serment par deux fois de respecter et de faire respecter la constitution de mai 2010 et les lois de la République. Le serment solennel étant sacré, le trahir est un parjure.
  5. Tout changement ou révision de constitution qui viole les intangibilités constitutionnelles constitue un coup d’État civil, donc un crime ;
  6. La constitution et les lois sont impersonnelles. Elles visent à préserver la paix sociale et à protéger l’intérêt général. Elles ne peuvent donc être arrangées ni pour une personne, ni contre une personne ;
  7. Le projet de « 3ème Mandat » appelé nouvelle constitution est un Coup d’État qui vise à préserver les intérêts d’un groupe d’individus au détriment du peuple. Ce qui constitue une oppression pour la majorité ;
  8. L’alinéa 4 de l’article 21 de la constitution guinéenne dispose : « le peuple a le droit de résister à l’oppression » ;
  9. Tout patriote a le devoir de respecter scrupuleusement les dispositions de l’article 21 de la constitution en s’opposant catégoriquement à ce prétendu référendum qui n’est qu’un coup d’État civil dangereux pour la patrie ;
  10. Le projet du « 3ème mandat » appelé nouvelle constitution est un coup d’État civil entrepris par des cadres de l’État dont le seul but est de pérenniser le système mafieux installé au cœur de l’État pour piller les ressources de la nation au détriment du peuple.
Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution, a invité les populations de Mamou à s’inspirer de ces 10 points pour s’opposer au projet de changement de constitution. « Nous demandons aux braves populations de Mamou de lire ces fiches et de mettre en pratique ces dix points. C’est une initiative du bureau national du front. Nous demandons aux braves populations de Mamou de rester attentives et prêtes en cas d’appel du front national pour la défense de la constitution de sortir et barrer la route à ceux qui veulent attiser le feu en Guinée. Nous allons user de tous les moyens légaux pour que la constitution soit respectée », a dit le coordinateur régional.

Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou

Même son de cloche chez Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou. Selon lui, il n’y a aucune raison valable qui justifie un changement de l’actuelle constitution. « Nous avons compris que ceux qui veulent frelater la constitution n’ont rien compris car cette constitution n’a aucun handicap. Elle a été acceptée par tous les acteurs politiques, la société civile, tout le monde. La constitution guinéenne est la maison commune de tous les Guinéens. Nous demandons à tout le monde d’adhérer à ce combat. Nous demandons à Mamou et à la Guinée en général de prendre connaissance de ces dix points. Nous demandons conséquemment à toutes les forces vives du pays et à nos compatriotes de dire non à la nouvelle constitution », a lancé le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou.

Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou

De son côté Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou et qui pris part à cette tournée de sensibilisation, a invité particulièrement les femmes à s’engager dans ce combat. « J’invite les femmes de Mamou à adhérer massivement à ce mouvement du FNDC pour défendre la constitution de notre pays. Nous sommes les premières victimes du pays, nos enfants finissent les études, ils ne trouvent pas de l’emploi. Nous partons tous les jours à Conakry sur cette route boueuse et glissante. Deux mandats c’est bon pour le président, nous lui remercions très infiniment », a ironisé cette dame.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19/657 34 39 39

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Criminalité à Mamou : autorités et citoyens divergent sur la question (reportage)

28 août 2019 à 11 11 31 08318

Plus de deux ans après le début des audiences criminelles au tribunal de première instance de Mamou, la criminalité règne toujours dans la ville carrefour. Les braquages à main armée sur les axes routiers, les cas de viol sur mineures, les assassinats, sont encore récurrents. Et, sujet divise selon qu’on soit décideur ou simple citoyen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est en séjour à Mamou.

Située à près de 300 kilomètres de Conakry (la capitale guinéenne) sur le contrefort montagneux du Fouta Djallon (en Moyenne Guinée), la préfecture de Mamou s’est illustrée ces dernières années par une criminalité galopante. A cause de sa position stratégique (ville carrefour), Mamou est le passage obligé de centaines de personnes qui quittent la Guinée profonde pour la capitale, Conakry (ou inversement).

Malheureusement, au lieu d’être un pôle économique d’attraction, cette ville cosmopolite fait peur aux personnes qui la traversent. Ce, à cause des braquages à main armée (dont certains se soldent par des bains de sang) qu’on enregistre souvent sur ces axes routiers. Le dernier cas en date s’est produit le 20 août dernier à Fello-Sorè, une localité située à environ 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Et, selon les témoignages, ce sont cinq assaillants, armés de fusils PMAK, qui ont attaqué un véhicule en provenance de Conakry pour Labé. Ces malfaiteurs ont emporté près de 30 millions de francs guinéens et des objets de valeur qu’ils ont retirés des mains des citoyens qui étaient à bord de ce taxi brousse.

« Les bandits étaient sur deux motos. Ils ont tiré sur le pneu arrière de mon véhicule, puis ils m’ont mis dans le coffre avant de conduire le véhicule dans la brousse où ils ont pris tout ce que mes passagers et moi détenions », avait relaté le chauffeur, Amadou Talibé Diallo.

En plus de ces braquages (qui se produisent parfois après une longue filature), les cas d’assassinats et de viol de petites filles font légion. La présence massive des agents des forces de défense et de sécurité dans cette ville que certains appellent ‘’la Guinée en miniature’’ n’a pas l’air de dissuader les bandits. Ces derniers opèrent et font des victimes, sans grand répit.

Le 31 juillet dernier, un crime effroyable avait plongé les ‘’Mamounais’’ dans un émoi profond. Il s’agit du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans au quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou. « Après avoir violé la fillette, Alpha Oumar Sow (l’auteur présumé de ce crime) a introduit un couteau de cuisine de 22 centimètres de long dans la partie génitale de sa victime… », avait indiqué le parquet du tribunal de première instance de Mamou.

Après la commission des crimes, des auteurs présumés sont parfois arrêtés ; mais, dans la plupart des cas, les malfaiteurs s’évaporent tranquillement dans la nature.

En mars 2017, les audiences criminelles ont démarré au tribunal de première instance de Mamou. Et, depuis cette date, plusieurs personnes accusées de braquage à main armée, de viol, d’assassinat et de meurtre ont défilé devant cette juridiction de première instance. Plusieurs d’entre elles ont été reconnues coupables et condamnées à de lourdes peines de prison (dont la perpétuité pour certaines).

Seulement, deux ans après le début de ces audiences, la criminalité est toujours présente dans la ville carrefour. Et, faute de statistiques disponibles, les autorités (judiciaires et administratives) et les citoyens sont nettement divisés sur les proportions de cette criminalité.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« Aujourd’hui, on a au moins une centaine de décisions criminelles qui ont été rendues par les différents magistrats qui se sont succédé au niveau de ce tribunal. On a eu des condamnations à des peines de 10 ans, 15 ans, 20 ans et même à perpétuité. La déposition de la compétence aux tribunaux de première instance de juger les affaires criminelles a largement contribué à l’amenuisement de la criminalité à Mamou. Parce que vous-même (Guineematin.com) vous le savez, lorsqu’on commençait ces audiences criminelles en 2017, la criminalité était très élevée ici. Il y avait des coupeurs de route qui étaient installés là ; mais, grâce à la synergie d’action avec les forces de sécurité, beaucoup ont été interpellés et jugés. Et, la lutte continue… Actuellement, les coupeurs de route sont un peu vers Conakry et Coyah. Ils prennent les véhicules en filature jusque dans la zone de Mamou pour perpétrer leurs crimes. C’est pour cette raison que le vendredi dernier nous étions en réunion avec les OPJ (officier de police judiciaire). Donc, on a eu l’occasion de rappeler cette situation pour qu’on puisse mettre en place une autre synergie pour pouvoir traquer ces bandits qui quittent ailleurs pour venir faire des crimes chez nous. Mais, comme vous le savez, la criminalité est un fait social. Donc, c’est une lutte continue, une lutte permanente. Vous voyez, par exemple, malgré nos efforts, bien qu’on ait rendu beaucoup de décision dans des cas de viol, les actes de viol sont toujours récurrents. C’est pourquoi nous sommes justement en train de faire des sensibilisations pour que les gens comprennent la gravité de ces infractions », a expliqué Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Mamadou Alpha Barry, premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Abordant dans le même sens, Mamadou Alpha Barry, le premier vice-maire de la commune urbaine de Mamou soutient que la criminalité est en baisse dans la ville carrefour. « Par rapport aux années précédentes, il y a une régression de la criminalité, mais elle est toujours présente. Vous avez suivi ce qui s’est passé récemment à la Poudrière où une fillette a été violée et tuée. Il y a quelques jours aussi, on a enregistré une attaque à main armée à Fello-Sorè ici. Heureusement, les bandits n’ont tué personne. Ils ont juste pris les biens des gens. Mais, on peut quand même dire que la criminalité est en baisse », a indiqué cette autorité communale.

Cependant, cet avis est fortement contesté par les citoyens de la ville carrefour. Lors d’un micro trottoir réalisé par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, les Mamounais ont dressé un autre tableau de la criminalité dans la ville carrefour.

« C’est toujours la même chose. Chaque fois il y a des braquages, des assassinats, du viol… Même pour une banale question de concubinage, on tue des gens ici. Une enseignante a perdu la vie comme ça au quartier Abattoir. Son copain l’a égorgée en plein jour. Quelques temps après, un autre jeune a aussi tué sa copine vers la Scierie là-bas. On ne peut pas tout citer ici. Regardez ! Beaucoup de coupeurs de route ont été jugés ici ; mais, les attaques continuent encore. On voit tous les jours la BAC N°16 (brigade anti-criminalité) en train de circuler ici ; mais, ça n’empêche pas les bandits d’opérer… C’est la peine de mort seulement qui pourra arrêter les bandits », a expliqué Thierno Sadou Barry, un enseignant de profession.

Sur la même lancée, Elhadj Hamidou Diallo, commerçant, estime que le niveau de la criminalité est intact. « Même s’il y a changement, nous, on ne peut pas le comprendre. Parce qu’on entend chaque fois parler de braquages et d’assassinats. Les gens ont même peur de voyager actuellement avec de l’argent. Je le jure ! Quand vous échangez avec ceux qui voyagent et traversent Mamou la nuit, vous allez comprendre combien de fois ils ont peur de chez nous », a expliqué ce vieux commerçant.

Rappelons qu’en 2016, la criminalité avait atteint un niveau déstabilisant et bouleversant au point que le Gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait accusé la justice de libérer prématurément des bandits qui étaient incarcérés.

De son côté, après l’arrestation d’un groupe de présumés coupeurs de route, l’inspecteur régional de la ligue islamique, Elhadj Amadou Kolon Barry, était allé jusqu’à mettre en garde les magistrats qui étaient au TPI de Mamou. « Si j’apprends qu’on a libéré ces gens-là avant la fin de leurs peines (alors que ces bandits n’étaient même pas encore jugés), j’irai rencontrer le président de la République à Conakry pour lui dire comment se comporte la justice à Mamou », avait-il menacé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

28 août 2019 à 10 10 48 08488

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mamou a lancé un gigantesque programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine. Cette installation, dont le lancement a eu lieu hier mardi, 27 août 2019, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action du FNDC, adopté il y a quelques mois dans la région.

La démarche vise à contrecarrer les velléités de tripatouillage de la Constitution en cours de préparation dans notre pays en vue de permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du FNDC

Selon le coordinateur régional du FNDC, Mamadou Aliou Madina Diallo, l’installation de ce point focal dans les quartiers vise à contrecarrer ceux qui veulent modifier la Constitution d’une part et d’autre part sensibiliser les citoyens pour s’opposer au projet de troisième mandat. « Installer le Front National pour la Défense de la Constitution dans les quartiers, ça nous permettra de sensibiliser davantage les citoyens pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat, ceux qui veulent ternir l’image de notre pays au niveau international en violant la Constitution. C’est pourquoi, c’est notre devoir de venir sensibiliser les citoyens à la base. Nous demandons aux citoyens d’être prêts, au cas où le président appelle à la modification de la Constitution ».

Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou

De son côté, Mamadou Mâdjou Diallo, fédéral de l’UFDG et secrétaire administratif du FNDC de Mamou, tire à boulets rouges sur les projets réalisés dans le cadre de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités). « Nous venons informer les citoyens de Mamou sur le projet ANAFIC, qui a pour objectif de s’octroyer un 3ème mandat. Pourquoi attendre la fin de leur mandat pour chercher à modifier la Constitution sur laquelle ils ont juré ? Pourquoi attendre la fin de leur régime pour venir développer les communes par le biais de ce projet ? Nous demandons aux chefs religieux et chefs coutumiers de sauver cette constitution et de dire la vérité au gouvernement, parce que nous avons appris que parmi les points de la nouvelle Constitution, il y a des points qui parlent de l’homosexualité. Et si la politique n’est pas une religion, elle peut être un facteur de la destruction de la religion. Si les autorités religieuses, à qui Dieu a confié la destinée de ces religions, restent bras croisés, ils répondront devant Allah », a-t-il laissé entendre.

Selon le programme, les quartiers Abattoir 1 et 2, Kimbély 1et 2, et Télico constituent la première étape de cette tournée d’installation des antennes du FNDC dans la ville carrefour parmi les six zones.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

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Mamou : des employés de SKK-Sécurité menacent de couper le réseau de MTN Guinée

17 août 2019 à 16 04 17 08178

Travaillant au compte de la Société Service Kanazawan (une société de sécurité sous-traitante de MTN et Orange Guinée, via respectivement les sociétés A Ingénierie et IPT), les surveillants des sites abritant les pylônes de la société de téléphonie MTN sur l’axe routier Mamou-Faranah sont en colère contre leurs patrons. Au nombre de 16, ces employés réclament à leur employeur le paiement de deux mois d’arriérés de salaire ; faute de quoi, ils menacent de couper le réseau et interdire l’accès aux sites concernés. Ils l’ont fait savoir lors d’un entretien accordé le vendredi soir, 16 août 2019, à un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Selon nos informations, certains de ces employés ont commencé ce travail de surveillant en 2008, lors de l’implantation des pylônes de la société Areeba-Guinée (devenue MTN) le long de la route nationale Mamou-Faranah. Et, au cours des années, ils ont eu la douloureuse expérience des arriérés de salaire. Des arriérés qui sont restés impayés jusqu’à ce jour. Et, avec cette nouvelle cumulation de salaires impayés qui vient de commencer, ces hommes (qui abandonnent tous pour veiller nuit et jour sur les sites de la société MTN) redoutent une répétition de l’histoire. C’est pourquoi, ces surveillants ont décidé cette fois, de briser le silence.

« En 2015, ils ont mangé 5 mois de salaire qu’on devait percevoir. A l’époque, chaque surveillant touchait 420 mille francs guinéens. Nous avons protesté comme nous le pouvions pour rentrer en possession de notre argent, en vain. On est allés jusqu’à faire un débrayage et interdire l’accès aux sites pour toute maintenance. C’est après ça qu’on s’est retrouvés pour discuter. Ils nous ont dit de nous organiser en groupe et aller à Conakry pour qu’ils nous disent comment les salaires de 5 mois ont été mangés.

Finalement, on s’est entendu d’oublier cet argent et continuer le travail. C’est alors qu’ils ont promis de nous payer à partir du 25 de chaque mois. Mais, cette promesse n’a pratiquement pas été respectée. Car, des fois, c’est 20 jours après la fin du mois qu’on nous paie le salaire du mois. Cependant, depuis 2015 jusqu’au mois de mai 2019, il n’y a pas eu d’arriérés. Mais, depuis le salaire du mois de mai, on n’a rien reçu. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas rentrés en possession de nos salaires pour les mois de juin et juillet.

Et, nous tendons vers la fin du mois d’août. Ce qui nous fera (si rien n’est fait d’ici-là) trois mois de salaire impayés. On a peur de subir ce qu’on a vécu en 2015. C’est pourquoi nous sommes devant vous (Guineematin.com) aujourd’hui, en train de parler de ce problème. Nous voulons récupérer notre argent. Et, s’ils savent qu’ils ne peuvent plus nous payer, nous préférons qu’ils nous rendent nos dus et qu’ils mettent fin à notre collaboration », a expliqué Ibrahima Sory Sow, le porte-parole de ces surveillants.

A défaut d’obtenir leur argent, les surveillants grognards décident de boycotter le travail. Ils menacent même de couper le réseau si leurs salaires ne sont pas payés d’ici le 18 août prochain. « Nous donnons un dernier ultimatum à nos chefs ! Si on ne reçoit pas nos salaires jusqu’au 18 août, le réseau sera coupé dans nos sites. En plus, nous ne voulons pas d’entretien sur les sites. Même si le carburant finit dans les moteurs, on ne veut voir personne là-bas. Et, si on apprend qu’un surveillant parmi nous a ouvert le portail à quelqu’un pour un travail dans un de nos sites, il aura à faire à nous », a averti Ibrahima Sory Sow.

Pour cet autre surveillant, Mamadou Diouma Condé, le plus difficile dans cette affaire est le fait que rien ne leur a été dit sur la destination de leur argent. « Dans un contrat, quand tu fais ton travail, tu dois normalement recevoir ton salaire. Mais, si on se tait sur ton argent, sans qu’on te dise quoique ce soit, c’est difficile pour quelqu’un qui a des enfants… Quand on a commencé à revendiquer pour nos salaires, ils (SSK) nous ont dit d’attendre jeudi (avant-hier).

Et, lorsqu’on les a appelés jeudi dernier, ils ont dit que l’argent n’est pas venu. Cependant, nous nous avons des dettes et nos créanciers ne connaissent pas notre situation. Donc, nous voulons qu’ils nous disent quelque chose. Si nous avons quelque chose avec eux, qu’ils nous le rendent. Et si nous n’avons rien avec eux, qu’ils nous le disent aussi », a indiqué Mamadou Diouma Condé.

Interpellé sur le sujet, le coordinateur régional de SSK, chargé de la sécurité Areeba-MTN et du carburant en moyenne Guinée, à Faranah et à Télimélé, Mamadou Samba Camara, soutient que c’est « le guide » des surveillants qui est à l’origine de ces deux mois de salaires impayés. « En moyenne Guinée, j’ai au moins 512 pylônes à surveiller pour Orange-Guinée et près de 153 pylônes pour MTN. Et, ce ne sont que les surveillants de 9 sites (sur la route de Faranah) et ceux de quelques 4 à 7 sites d’ici Pita qui ne sont pas encore payés.

Mais, pour ceux qui sont sur la route de Faranah, leur guide, Sory Touré, avait été convoqué ici (à Mamou) pour prendre leur argent du mois de juin. Cependant, comme il avait déjà mangé son salaire en herbe en contractant des dettes avec notre comptable, il a dit qu’il ne vient pas et qu’il veut les deux mois (juin et juillet). Donc, on était obligés de garder leurs salaires jusqu’à la fin du mois de juillet. Maintenant, je vous donne l’assurance que d’ici jeudi, au plus tard, ils seront en possession de leurs salaires de juin et juillet », a réagi Mamadou Samba Camara.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : à peine installé, le bureau « dissident » du syndicat des transporteurs vacille

16 août 2019 à 9 09 07 08078

Constitué à l’occasion d’un congrès tenu le 30 juillet 2019 à la maison des jeunes de Mamou, le « bureau dissident » du syndicat des transporteurs et mécanique générale (affilié à l’USTG version Abdoulaye Camara) peine à déployer ses ailes dans la ville carrefour. En plus de la « guerre d’ego » qui l’oppose au bureau local affilié à l’USTG version Abdoulaye Sow, ce bureau dirigé par Boubacar Keïta semble se disloquer de l’intérieur.

L’illustration parfaite est la dernière sortie médiatique de sa secrétaire chargée des questions de genre et équité, qui soutient que son nom a été porté dans ce « bureau dissident » sans son avis, rapporte un journaliste de Guineematin.com à Mamou.

Visiblement, le bureau du syndicat des transporteurs et mécanique générale de Mamou (affilié à l’USTG d’Abdoulaye Camara) est bâti sur du sable mouvant. Deux semaines après sa mise en place, ce bureau composé de vingt-cinq (25) membres enregistre déjà sa première débâcle. Et, celle-ci est venue de madame Lamarana Barry, désignée secrétaire aux questions genre et équité au sein dudit bureau.

« J’informe l’opinion nationale que je ne fais pas partie du bureau des dissidents créé par Boubacar Keïta dit Kibongué. Je déplore le comportement de ce dernier qui a porté mon nom, sans mon avis, dans un communiqué radio diffusé (convoquant une réunion NDLR) en date du 13 août 2019. Je demande à l’intéressé (Kibongué) de retirer mon nom de sa liste le plus vite que possible », a dit madame Lamarana Barry dans un communiqué diffusé mercredi soir sur les antennes d’une radio locale.

Joint au téléphone par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, madame Lamarana Barry a réitéré sa position et sa fidélité au bureau des transporteurs et mécanique générale (affilié à l’USTG d’Abdoulaye Sow). Un bureau au sein duquel elle occupe le poste de secrétaire chargée des femmes travailleuses.

« Alors que j’étais accidentée et alitée à la maison, j’ai été surpris, le 25 juillet, de voir l’appel de Kibongué (Aboubacar Keïta), m’annonçant qu’ils ont décidé de porter mon nom sur leur liste… Je lui ai demandé qui lui a donné mon numéro de téléphone. Mais, il a raccroché sans répondre à ma question. Et, hier (mercredi), quand je suis allée au bureau de la gare routière de la conserverie, les gens m’ont informé que mon nom a été cité dans un communiqué du bureau des dissidents. Cependant, je ne fais partie, ni aujourd’hui, ni demain, à ce bureau. Il est impossible pour moi d’appartenir à deux bureaux à Mamou », a expliqué madame Lamarana Barry.

Rencontré ce jeudi à son lieu de travail, à Petel dans la commune urbaine de Mamou, Boubacar Keïta, le secrétaire de général du syndicat libre des travailleurs de Mamou (USTG-section mécanique générale), demande à madame Lamarana Barry de reconnaître au moins le bien fait dont elle a bénéficié de sa part.

« C’est clair et très simple. Ce poste a été affecté à cette femme à cause de son mari, Elhaj Gallé Barry, fondateur de l’USTG et trésorier principal du premier bureau dont je faisais partie en tant que chargé de coopération et mutuelle. Donc, c’est pour rendre hommage à son mari pour la lutte syndicale qu’il a menée, qui m’a amené en 2007 à attribuer ce poste (secrétaire chargé des femmes travailleuses ou secrétaire aux questions genre et équité) à cette femme.

Depuis cette date, et malgré toutes les élections qui ont eu lieu ici pour le renouvellement du bureau, madame Barry (qui n’est ni chauffeur, ni mécanicienne) a toujours été maintenue d’office à ce poste. Elle n’a jamais postulé et elle n’a jamais été élue à ce poste. Depuis 2007, le poste lui revient d’office… Et, pour la constitution du présent bureau, je l’avais appelée au téléphone pour l’informer que l’assemblée, à l’occasion de toutes les réunions qu’elle a tenues, a décidé de la maintenir à son poste.

C’est un honneur pour elle. Mais, les gens doivent être reconnaissants des bienfaits. Ce n’est pas parce qu’elle est capable plus que toutes les femmes de Mamou, mais c’est un hommage à son mari et un honneur pour elle… Depuis qu’on a mis ce bureau en place, elle n’a jamais pris part aux différentes réunions. Elle était excusée parce qu’elle est accidentée et souffrante », a expliqué Boubacar Keïta.

S’agissant du caractère « dissident » attribué au bureau qu’il dirige actuellement, le secrétaire de général du syndicat libre des travailleurs de Mamou (USTG-section mécanique générale) évoque une méconnaissance des textes de lois par ses détracteurs.

« Le syndicat de l’USTG de Mamou est un et indivisible. Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier. Si quelqu’un est dissident, c’est plutôt ceux qui le disent. Parce qu’ils ne connaissent pas les textes et les lois qui régissent le syndicat. Nous, le bureau qu’on a élu est composé de 25 membres, alors que le bureau provisoire qui est là-bas ne compte que cinq membres… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », a dit Boubacar Keïta.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Cellou Dalein aux maires de Mamou : « il ne faut pas céder à l’intimidation des préfets et des gouverneurs »

15 août 2019 à 19 07 24 08248

En séjour dans la région de la moyenne Guinée où il a passé la fête de Tabaski (l’Aïd El Kebir), le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, multiplie les rencontres avec les élus maires de son parti. Après ceux de Labé, Pita et Dalaba, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée a conféré ce jeudi, 15 août 2019, avec les maires des communes rurales et urbaines de Mamou, élus sous les couleurs de son parti.

La rencontre a eu lieu à la Poudrière, au domicile du doyen Elhadj Sérendé Diallo, membre du bureau politique nationale de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo a profité de l’occasion pour attirer l’attention des « maires de l’UFDG » sur le fait qu’ils ne doivent pas obéir au doigt et à l’œil des sous-préfets, préfets et gouverneurs, dans la promotion d’un troisième mandat ou d’un changement de la constitution en faveur de l’actuel chef de l’Etat guinéen, rapporte un journaliste de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Fort de douze maires sur les quatorze que compte la préfecture de Mamou, le leader de l’UFDG tient à clarifier la nature des relations qui doivent exister entre les élus locaux et les administrateurs territoriaux, surtout en cette période où le projet de nouvelle constitution polarise les débats. Ainsi, Cellou Dalein Diallo appelle les maires à travailler avec les préfets et les sous-préfets, tout en évitant d’être à leur dévotion.

« Vous n’êtes pas des fonctionnaires. Vous êtes des maires élus sur la liste de l’UFDG… Si le gouverneur, le préfet veut conférer avec vous pour parler de développement, ou s’il vous invite à une réunion, il faut répondre. Mais, attention ! il ne faut pas qu’on vous utilise pour faire la promotion de la politique d’Alpha Condé et du troisième mandat… Le développement de vos collectivités respectives est votre préoccupation…

Vous devez travailler avec les préfets et les sous-préfets, mais vous ne devez pas être à leur dévotion… Un gouverneur n’a pas à vous dicter ce que vous devez faire. il faut relire le code des collectivités et le code électoral pour connaitre vos responsabilités et la nature des relations que vous devez avoir avec les sous-préfets, les préfets et les gouverneurs », a instruit Cellou Dalein Diallo.

Pour le leader de l’UFDG, les administrateurs territoriaux ne sont pas au service des collectivités. « Ils sont au service du parti-Etat (le RPG arc-en-ciel). Vous (les maires élus de l’UFDG) devez, vous aussi, tout en travaillant avec eux, être militants, responsables de l’UFDG. Parce que c’est sur cette liste officielle que vous êtes élus. Vous êtes les maires de tous les citoyens de vos collectivités. Vous traitez tous les citoyens sur le même pied, mais vous êtes de l’UFDG… Il ne faudrait pas qu’on vous trompe. Parce que la justice, l’administration, la CENI sont au service de Alpha Condé. Il ne faudrait pas que les maires élus soient aussi au service de Alpha Condé.

Vous ne devez pas obéir aux ordres. Vous avez une autonomie de gestion et de prise de position. Et, c’est clair que vous êtes dans l’opposition. Si le préfet vous appelle pour faire une manifestation qui fait la promotion du RPG, dites non. Vous n’avez pas été nommés. Vous êtes élus, vous êtes indépendants. Vous ne devez pas abandonner vos activités politiques et être instrumentalisés par le pouvoir pour faire ce que Alpha Condé veut. Si vous prenez le troisième mandat, nous sommes contre le changement de constitution.

L’UFDG est membre du FNDC (front national pour la défense de la constitution). Donc, vous (les maires) ne pouvez pas participer à la promotion du changement de la constitution… Donc, il ne faut pas vous laisser intimider comme l’a fait le maire de Dounet par le gouverneur, qui a refusé même de présenter la délégation de l’UFDG (aux obsèques de Dr Mamoudou Bary, tué à Rouen en France NDLR) », a lancé Cellou Dalein Diallo.

S’agissant de Dr Mamoudou Barry, le chef de file de l’opposition a fait une révélation : « Je vais vous dire une chose ! Mamoudou était de l’UFDG. Mais, pour ne pas le priver des honneurs de la République, nous ne l’avons pas revendiqué. Mon discours de fin d’année, c’est lui (Mamoudou) qui avait écrit la grande partie… », a dit Cellou Dalein Diallo.

Revenant aux maires, le leader de l’UFDG leur a demandé d’être prudents dans la gestion de la chose publique. « Faites attention à ce que vous faites pour nous épargner l’humiliation. Que Dieu nous en garde ! Car, si un seul de vous tombe dans l’humiliation, ils diront que c’est l’UFDG. Moi, depuis que j’ai quitté le gouvernement, ils sont en train de faire des audits. Ils tiennent à me salir à tout prix, mais Dieu n’a pas voulu. Il n’y a pas un endroit où ils n’ont pas regardé.

Ils vont dire tout ce qu’ils veulent ; mais moi, je sais que je ne faisais pas de la politique. Parce que je sais que c’est mortel. Ici aussi, ils vont fouiller et farfouiller parce qu’ils sont en colère d’avoir perdu devant vous. On vous a envoyé l’ANAFIC. Beaucoup d’argent viendront dans les communes. Faites attention ! ils vont vouloir vous acheter avec cet argent », a averti Cellou Dalein Diallo.

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Porédaka (Mamou) : 8 000 plants pour les 8 districts et inauguration d’infrastructures à Kolissoko

13 août 2019 à 11 11 03 08038

Dans le cadre de l’exécution de son plan d’action 2019, l’Association Guinéenne pour le Développement Rural (AGDR), qui regroupe les ressortissants de la sous-préfecture de Porédaka, dans la préfecture de Mamou, a lancé une campagne de reboisement le samedi, 10 août 2019.

Ce sont huit mille plants qui ont été repartis entre les huit (8) districts de cette commune rurale située à 55 kilomètres de la ville de Mamou. La cérémonie s’est déroulée dans une grande ferveur à Porédaka en présence des autorités locales, de la notabilité et de nombreux anonymes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les ressortissants de la sous-préfecture de Porédaka, soucieux du développement socioéconomique de leur localité, conscients que ce développement ne sera que le fruit de leurs propres efforts, se sont lancés dans une vaste campagne de reboisement. Réunis au sein de l’AGDR, ils ont procédé à la distribution de 8000 plants à Porédaka le weekend dernier. La cérémonie a été lancée dans le district de Kolissoko, situé à environ 7 kilomètres de Porédaka centre.

Selon Mamadou Ciré Diallo, membre de la cellule de communication de l’AGDR, « les huit mille plants ont été distribués à tous les huit districts : Porédaka Centre, Bhouria, N’Diâré, Dar Es Salam, Sankaréla, Kolissoko, Tounkan et Donghol Djeydi. Chaque district a eu 1000 plants et une somme de 200 mille FG comme frais de nourriture pour les planteurs.

La mise en terre de ces plants de pôpos a commencé ce mardi, 13 août 2019, et c’est les différentes têtes de sources des différents cours d’eau qui sont ciblées par cette campagne de reboisement. On a assisté à une forte mobilisation des citoyens lors de la remise du samedi : le maire et ses adjoints, les présidents de districts et les chefs de secteurs ».

Par ailleurs, notre source ajoute qu’il a été procédé le même jour du samedi à la pose de la première pierre d’un marché dans le secteur de Bantanko, relevant de Kolissoko. « Après la pose de la première pierre du marché de Bantanko, il a été inauguré l’école primaire de Kolissoko qui est un don. Une école de 3 classes. Puis, il y a le bureau du district, un centre d’accueil et un logement pour les enseignants ».

Après l’enfouissement des plants ce mardi, les membres du bureau de l’AGDR présents à Porédaka vont effectuer une tournée le jeudi, 15 août 2019, dans les huit districts pour faire le constat de cette campagne de reboisement.

Pour rappel, Porédaka est une commune rurale à vocation essentiellement agropastorale. Elle a été le théâtre d’une bataille connue sous le nom de bataille de Porédaka, le samedi 14 novembre 1896, qui a opposé les hommes du dernier Almamy du Fouta Théocratique, Almamy Boubacar Biro Barry de Timbo, contre les colons français.

Après avoir perdu là son fils Ibrahima Sory, enterré à Bomba, à environ 3 kilomètres de Porédaka centre, Boubacar Biro, insuffisamment appuyé, trahi par certains de ses frères, a utilisé le terrain pour se diriger plus à l’Est. Il sera rattrapé et tué à Bôtôré, dans la sous préfecture de Niagara.

Porédaka est également le village de naissance de Diallo Telly, premier secrétaire général de ce qu’on appelait l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Il fut parmi les tout premiers élèves de l’école primaire de Porédaka, construite en 1932, grâce à la clairvoyance d’Alpha Saliou Diallo, chef de canton, dont « l’âme avait été fascinée par l’école des blancs » et qui voulait que les enfants de la contrée apprennent « l’art de vaincre sans avoir raison ».

D’autres illustres personnalités sont également natives de cette localité, à l’image de l’écrivain Thierno Monénembo ; Elhadj Saidou Diallo, ancien ministre du Contrôle Economique et Financier lorsque Lansana Kouyaté était à la primature ; Aliou Diallo, actuel Vérificateur Général à la Présidence de la République,…

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Mamou : l’Union des Associations Islamiques vent débout contre la dépravation des mœurs

13 août 2019 à 9 09 03 08038

Dans le souci d’apporter sa contribution à la promotion de l’islam et d’inciter les jeunes à adopter le bon comportement, l’Union des Associations Islamiques de Mamou a organisé une rencontre culturelle ce lundi, 12 août 2019. Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre à un moment où la jeunesse de Mamou est plus que jamais à la croisée des chemins, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les échecs répétés enregistrés ces derniers temps au baccalauréat à Mamou et la dépravation des mœurs préoccupent les religieux de la ville carrefour. L’activité organisée ce lundi s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le libertinage face auquel une bonne partie de la jeunesse de Mamou se livre, notamment à ces jours de la fête.

Prenant la parole, Elhadj Mamadou Khan, représentant de la ligue islamique régionale, a remercié les initiateurs de cette activité avant d’inviter les citoyens de Mamou à la pratique de l’islam. « Au nom des ligues islamiques régionale, préfectorale et communale, nous remercions très sincèrement les initiateurs de cette noble et belle cérémonie religieuse. Des activités pareilles empêcheront à nos enfants d’aller dans les lieux de dépravation des mœurs. Avant cette initiative, nos enfants mouraient souvent dans le fleuve à Bafing, sur la route de Dalaba ou à Soyah.

Mais maintenant, la plupart de nos enfants préfèrent venir ici passer le temps avec vous. Nous invitons les citoyens de Mamou à plus de pratique de leur religion. La meilleure éducation est celle de l’islam. Nous sommes créés pour adorer Allah. Donc, adorons notre seigneur et qu’il nous accorde son paradis », a dit Elhadj Mamadou Khan.

Quant à Elhadj Satina Diallo, au nom de la Direction Préfectorale de l’Education de Mamou, il est revenu sur les échecs massifs et répétitifs aux examens nationaux dans la ville carrefour. « Nous sommes satisfaits de cette rencontre. Mais, nous regrettons l’absence de certains jeunes qui devraient être là. Aujourd’hui, l’éducation et l’instruction sont en manque à Mamou. Cette année, le premier de cette école Union Musulmane est la 10ème de la République. Si une chose préoccupe tout le monde, c’est facile de trouver une solution.

Avant, Mamou avait toujours des lauréats. Depuis trois ans, nous sommes à la queue parmi les 8 régions administratives. Prenons des dispositions pour faire face, cherchons à remédier les maux qui gangrènent l’éducation à Mamou. C’est parmi ces jeunes qu’on peut avoir des imams, des cadres pour tous les ministères. Si nous n’avons pas des représentants parmi nos enfants, notre vie est vouée à l’échec », a lancé cet acteur de l’éducation.

Présent à cette rencontre, Hady Barry, Inspecteur Régional du Commerce et représentant du gouverneur, s’est également dit très satisfait de cette initiative avant d’inviter les parents d’élèves à plus de rigueur envers les enfants. « Vraiment, l’Union des Associations Islamiques de Mamou œuvre non seulement pour l’épanouissement de l’islam, mais aussi l’épanouissement des musulmans de Mamou au lendemain des fêtes pour empêcher les enfants d’aller faire les pratiques contraires et déviantes de l’islam.

Si tous les jeunes de Mamou venaient ici, on aurait réussi dans l’éducation de nos enfants. Nous demandons aux acteurs de l’éducation de prendre conscience. Les années écoulées, Mamou avait toujours des lauréats. Mais, Mamou d’hier est différent de Mamou d’aujourd’hui, qui tire toujours la queue. C’est un constat négatif. Nous devons conjuguer ensemble les efforts. Les responsabilités sont partagées : les parents ont abandonné les enfants et l’enseignement dans les écoles fait défaut.

Les activités sont partagées entre nous les acteurs de l’éducation. Aujourd’hui les enfants utilisent négativement la technologie. Si nous perdons cette jeunesse, notre existence sur terre n’a été pour rien. Nous encourageons les organisateurs pour pérenniser des rencontres pareilles », a laissé entendre monsieur Barry.

Il est à noter que des activités comme : des conférences débats, des tables rondes, des concours de lecture du Coran, des déclamations de poèmes, des pièces de théâtre, de l’athlétisme, du cyclisme, du football, des projections de films religieux, sont programmés durant cette journée culturelle qui est à sa 18 édition.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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La femme qui a accouché pendant le bac à Guineematin : « je demande aux autorités éducatives… »

7 août 2019 à 15 03 56 08568

Fatoumata Kourouma, élève à Mamou, a focalisé les attentions et impressionné plus d’un lors du déroulement du baccalauréat unique session 2019. Cette jeune femme avait quitté la salle d’examen pour aller accoucher à l’hôpital et revenir continuer son examen. Mais, malgré sa détermination, elle n’a pas atteint son objectif qui était de décrocher son bac. Au lendemain de la publication des résultats de cet examen national, le correspondant de Guineematin.com à Mamou est allé à la rencontre de cette candidate. Elle se dit très déçue de son échec.

« Mon échec au bac, surtout dans de telles circonstances m’a très touché. Je voulais passer coûte que coûte cet examen national, car je veux vraiment continuer mes études, être une femme utile à ma société, formée intellectuellement. Une femme capable d’aider son mari, ses enfants et surtout son pays. Mon rêve, c’est d’être une femme à l’image des braves femmes comme Michel Obama, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, Hadja Djènè Condé entre autres. Je demande aux autorités éducatives de voir, pas seulement mon cas, mais des cas à l’image du mien », a-t-elle lancé.

Contre mauvaise fortune, Fatoumata Kourouma décide de faire bon cœur. Car, elle compte bien atteindre son objectif. « A mes amis qui n’ont pas eu le bac, je les conseille de continuer, de redoubler d’efforts car ce n’est pas la fin du monde, ni le début du monde. En tout cas, moi je me battrai tant que je n’aurai pas le bac incha Allah », a laissé entendre la jeune dame.

Dans ce combat pour décrocher son bac, cette élève peut compter sur le soutien de son mari, le Caporal-chef Sékou Adama Condé. Lui aussi est choqué par l’échec de son épouse, mais il l’encourage à ne pas abdiquer. « Je suis vraiment touché compte tenu de sa bravoure. Je suis vraiment déçu, pas seulement pour son échec, mais pour les peines qu’elle a consenties durant cet examen.

Accoucher et revenir 30 minutes après son accouchement pour continuer à faire le bac, quand je pense à ça, franchement ce n’est pas évident. C’est pourquoi, je suis troublé d’apprendre qu’elle n’est pas admise. Mais, je la félicite pour sa bravoure et l’encourage à continuer dans ce sens. Je demande aussi aux autorités éducatives de penser à elle. Aux femmes également, je demande de soutenir une telle action d’une femme que je qualifie d’extraordinaire », a-t-il déclaré.

Il faut rappeler qu’à l’annonce de l’acte de Fatoumata Kourouma, un guinéen vivant au Canada avait promis de l’envoyer poursuivre ses études dans ce pays si elle parvenait à décrocher son bac.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com
Tel:625698919/657343939

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Résultats catastrophiques du Bac à Mamou : 86 admis sur 1086 candidats

6 août 2019 à 19 07 53 08538

Au lendemain de la publication des résultats du baccalauréat unique de la session 2019, c’est la désolation à Mamou. C’est à un échec cuisant que l’on a assisté avec un taux d’admis de 7,92%, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les larmes ont encore coulé à Mamou à l’occasion de la publication des résultats du baccalauréat de la session 2019. C’est à une véritable descente aux enfers que l’on assiste ces trois dernières années avec plus que jamais médiocres.

Sur les 1086 candidats qui se sont fait évaluer à Mamou, dont 414 filles, au compte de cet examen national, seulement 86 ont été déclarés admis, dont 14 filles, toutes les options confondues.

Selon nos informations, à l’Enseignement Général, sur 253 inscrits en Sciences Expérimentales, dont 104 filles, il y a eu 16 admis. En Sciences Maths, sur 504 inscrits, dont 198 filles, il n’y a eu que 12 admis. En Sciences Sociales, sur 359 inscrits, dont 133 filles, il y a eu 9 admis.

Pour ce qui est du Franco-arabe, quelques 44 admis ont été enregistrés en Sciences Sociales sur 139 inscrits, dont 30 filles.

Le Lycée Elhadj Boubacar Barry a obtenu un seul admis. Le groupe scolaire Privé AFIA a enregistré trois (3) admis toutes options confondues, soit un admis par option. Même résultat catastrophique au groupe scolaire privé Emmaüs Bambino avec 2 admis.

Il est à noter que la candidate Fatoumata Kourouma, de l’option Sciences Expérimentales, qui avait accouché pendant le bac, n’a pas réussi son examen. Elle s’était fait remarquer par son courage en allant accoucher à l’hôpital avant de revenir continuer les évaluations.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel:657343939/625698919

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Mamou : Dr Mamoudou Barry a rejoint sa dernière demeure à Bolaroyah

6 août 2019 à 12 12 34 08348

Comme annoncé précédemment, une foule immense s’est mobilisée à Mamou, hier lundi 05 août 2019, pour rendre un dernier hommage à Dr Mamoudou Barry, tué en France il y a un peu plus de deux semaines. Le jeune homme de 31 ans a regagné sa dernière demeure dans la soirée à Bolaroyah, son village natal, situé à plus de kilomètres de la ville de Mamou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la prière funèbre à la grande mosquée d’Almamya, dans la commune urbaine, le cortège funèbre s’est rendu à dans la sous-préfecture de Dounet, où une autre prière a été effectuée par les sages de la ligue sous-préfectorale et les citoyens de la localité sur la dépouille mortelle de Mamoudou Barry. Puis, c’est une marée humaine qui est arrivée au village de Bolaroyah, aux environs de 13 h.

Présent sur les lieux, Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a dit toute sa tristesse. « Nous sommes tristes de sa mort. Cependant, nous sommes réconfortés vu la mobilisation. Vous avez vu tout ce monde qui est venu pour marquer leur compassion suite à la disparition tragique de Dr Mamadou Barry. J’espère qu’il va servir de modèle et surtout qu’avec la publication de son livre, beaucoup de nos jeunes vont s’en inspirer ».

De son côté, Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du chef de file de l’opposition guinéenne, indique que la Guinée a perdu un intellectuel remarquable. « C’est une perte énorme pour nous, c’était un grand intellectuel, un intellectuel remarquable. Nous avons perdu un acteur de développement. C’est un regret, c’est une perte énorme pour la Guinée. C’est une mort internationale, regardez cette forte délégation qui l’accompagne. C’est un exemple à suivre. Nous souhaitons avoir des jeunes pareils… »

De retour de Bolaroyah, Boubacar Ramadan Barry pour Guinneematin.com

Tel:625698919/657343939

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Mamou : un véhicule fait un mort et plusieurs blessés au marché Avaria

5 août 2019 à 18 06 47 08478

Un véhicule transportant du ciment et des barres de fer a causé la mort d’un homme ce lundi, 05 août 2019, au marché Avaria, dans la commune urbaine de Mamou. Plusieurs autres personnes ont été blessées dans cet accident qui s’est produit en face du commissariat central de police de la ville carrefour, a appris un journaliste de Guineematin.com, de sources locales.

Selon nos informations, le drame s’est produit vers 11 heures. Et, c’est un véhicule transportant une tonne de ciment et plusieurs barres de fer à béton qui est allé percuter des motards et plusieurs autres personnes se trouvant à Avaria, un marché situé à proximité du commissariat central de police Mamou.

« Le véhicule est venu du carrefour Ecobank. Il est descendu de la petite colline et a foncé tout droit sur le marché. Quand les gens l’ont aperçu, c’était la débandade. Chacun a voulu sauver sa peau. Malheureusement, le véhicule a percuté certains. Et, un jeune a trouvé la mort », a expliqué au téléphone de Guineematin.com, une femme qui était sur les lieux au moment des faits.

Également joint au téléphone, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, a confirmé cette information, tout en précisant que l’homme qui conduisait le véhicule est actuellement en détention.

« Aux environs de 11 heures ce lundi, le chauffeur, Abdoulaye Diallo, a garé son véhicule au niveau de l’Ecobank pour y charger une tonne de ciment et des barres de fers à béton. Selon lui (le chauffeur), le temps pour lui de prendre le départ, le frein a lâché. Il a pris la direction du grand marché Avaria. Et dans ses manœuvres, il a percuté trois motards et sept autres personnes. Parmi les victimes, une a rendu l’âme sur place. Il s’agit de Thierno Amadou Bah, âgé de 29 ans, marié à une femme et père d’un enfant.

D’autres personnes ont été grièvement blessées. Et, à l’heure qu’il fait, le véhicule a été immobilisé, le suspect est placé en garde à vue et une enquête a été ouverte pour homicide et coups et blessures involontaires », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara.

A noter qu’après ce malheureux accident, le corps de Thierno Amadou Bah et les blessés ont été transportés respectivement à la morgue et aux urgences de l’hôpital régional de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le corps de Mamoudou Barry à Mamou : forte émotion à la mosquée d’Almamya

5 août 2019 à 13 01 05 08058

La dépouille mortelle de Dr Mamoudou Barry, tué à Rouen, en France, le 19 juillet 2019, est arrivée dans la matinée de ce lundi, 5 août 2019, à Mamou. Une forte délégation accompagne le défunt dans une ville où l’émotion est grande. La grande mosquée du quartier Almamya, dans la commune urbaine, est noire de monde en ce moment (12 h GMT) où de nombreux témoignages pathétiques sont en train d’être faits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’émotion est à son comble ce lundi à Mamou avec l’arrivée du corps de Dr Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen, en France, tué il y a deux semaines par un citoyen franco-turc. Parents, amis, alliés et de nombreux anonymes sont fortement mobilisés à la mosquée du quartier Almamya.

Des témoignages pathétiques y sont en train d’être faits. « Mamadou Barry était un jeune engagé et pondéré ; Mamadou Barry était un serviteur d’Allah, il était parmi nous dans toutes les rencontres religieuses », a laissé entendre Elhadj Oumar Pétel Diallo, son maitre coranique du quartier Pétel où le défunt vivait entre 2000 et 2007, année à laquelle il a décroché le baccalauréat.

La Belle-mère du défunt (la mère de son épouse), présente à la grande mosquée, est inconsolable. « Mamadou Barry est décédé, qu’Allah l’agrée dans son paradis, nous vous demandons de lui pardonner, nous vous confions sa famille », a dit Néné Oumou.

Il est à noter la présence d’une délégation officielle composée entre autres, du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, du gouverneur de la région administrative de Mamou Amadou Oury Lémy Diallo et de plusieurs autres autorités administratives et religieuses.

Des responsables de partis partis politiques, sont également présents. C’est le cas de Chérif Bah, vice-président de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Reboisement 2019 : des associations de jeunes de Mamou dénoncent leur exclusion du processus

2 août 2019 à 19 07 50 08508

Lancée le 15 juillet dernier, la campagne nationale de reboisement initiée par le gouvernement provoque des mécontents qui crient à la trahison. Cette campagne conjointe, organisée par les ministères de l’Environnement et de la Jeunesse, devait mettre les jeunes au cœur des activités. Malheureusement, des « vieux ont été choisis à notre place, ils ne sont même pas d’ici », dénoncent des responsables d’associations de jeunesse de Mamou. C’est en tout cas ce qu’ils ont confié à Guineematin.com dans une interview réalisée dans la journée de ce vendredi, 02 août 2019.

Tout comme les jeunes de Boffa, leurs camarades de Mamou disent avoir été roulés dans la farine par les organisateurs de la campagne nationale de reboisement 2019. L’une des victimes de ce qu’elle qualifie de « substitution » se nomme Fatoumata Sira Doumbouya, membre de l’Association des Jeunes Filles et Femmes Leaders de Guinée, dont le siège est à Mamou. Dans cette interview, elle dénonce la substitution de son ONG par un monsieur qui n’habite même pas à Mamou.

Guineematin.com : votre structure devait faire partie des associations retenues pour la campagne de reboisement organisée par le gouvernement du côté de Mamou. Mais, vous nous apprenez que ça n’a pas été le cas. Expliquez-nous ce dont vous avez été victimes.

Fatoumata Sira Doumbouya : pour cette campagne de reboisement, la première mission qui est venue de Conakry pour Mamou pour superviser les territoires à reboiser et les pépinières qui sont disponibles et lister les ONG qui sont concernées, a pris en compte mon ONG, AJFFLG. Mon ONG figurait sur la liste des associations retenues pour la campagne. On m’avait même donné à Koûmi quelque chose de 5 hectares que je devais reboiser. On m’a associée à Koûmi avec ceux de l’ENATEF (Ecole Nationale d’Agents Techniques des Eaux et Forêts) de Mamou. Par après, on nous a dit d’attendre, quand les contrats vont venir de Conakry, on va les signer et commencer le travail. Une fois que les contrats sont arrivés à Mamou, on avait enlevé mon nom sans que je ne sois informée. Quand je m’en suis rendue compte, je suis allée directement chez l’inspecteur des eaux et forêts de Mamou pour lui demander les raisons du retrait du nom de mon ONG sur la liste. Je lui ai demandé de me montrer la liste des associations retenues. Il me la montre, je la lis et relis, je vois que mon ONG a été supprimée. En réponse, l’inspecteur me dit que ça ne relève pas d’eux à Mamou, mais de Conakry. Je lui demande ce qu’il fallait faire pour ça, il m’a dit qu’il allait faire tout ce qui est possible pour que je collabore avec ceux qu’on a retenu pour cette campagne.

Guineematin.com : ou vous avait pourtant affecté 5 ha à Koûmi que vous devriez reboisés avec l’ENATEF.

Fatoumata Sira Doumbouya : oui, mais il y a un monsieur à qui on avait donné les mêmes 5 ha. L’inspecteur des eaux et forêts de Mamou est allé négocier avec ce monsieur pour qu’il accepte qu’on fasse le travail ensemble. Je me suis rencontrée avec ce monsieur, on a échangé. Il m’a dit de faire une proposition. Je lui ai répondu de me laisser me concerter avec les membres de mon ONG. Je me suis vue avec mes éléments, on a fait le calcul de tout ce qu’il faut comme matériels pour le reboisement, la nourriture et tout. Je devais faire le compte rendu au chef section des eaux et forêts pour qu’il facilite l’entente entre nous et celui à qui on a affecté nos 5 ha à Koûmi. C’est ce qu’on a déposé au niveau du chef section des eaux et forêts de Mamou. Quand je l’ai appelé, il m’a dit de le laisser échanger avec le monsieur. Il a tenté le numéro du monsieur, ça ne passait pas. Il a aussi appelé le chef du cantonnement qui lui a dit qu’il était sur le terrain avec le monsieur à qui on a donné les 5 hectares qui étaient destinés à mon ONG.

Guineematin.com : vous avez don été carrément écarté ?

Fatoumata Sira Doumbouya : effectivement. C’est là que j’ai su qu’ils m’ont écarté, parce que le monsieur par qui on nous a substitués disait qu’il ne peut pas parler avec d’autres et parler avec moi. Mais, dès que j’ai su qu’il était sur le terrain pour voir les plantes, j’ai su directement que je n’étais plus dedans, ils ont confié ça au chef de cantonnement.

Guineematin.com : est-ce que vous savez qui a fait ça ? Qui a fait cette substitution ?

Fatoumata Sira Doumbouya : je n’ai pas une idée sur ça. Parce qu’aujourd’hui vendredi, 2 août 2019, on était à la direction nationale des Eaux et Forêts où on a rencontré le colonel Layali Camara, à qui on a expliqué le problème. Il nous a dit que ça ne vient pas de sa direction. Il a dit que ça vient de Mamou. Et lorsque nous avions posé la même question aux gens de Mamou, ils avaient accusé ceux de Conakry d’avoir enlevé notre nom. Le Colonel Layaly Camara a promis de nous ajouter à la seconde phase de la campagne, mais on ne sait même pas c’est pour quand puisqu’elle finit le 15 août. Une autre ONG a été victime de la même chose à Mamou. Quand ça n’a pas marché là-bas, ses membres sont allés voir la direction préfectorale des eaux et forêts, on leur a dit d’aller à Conakry. Ils sont venus ici à Conakry pour régler le problème. Il y a eu la solution. Ils sont repartis à Mamou et ils travaillent aujourd’hui, ils sont entrain de reboiser. C’est pour cela que nous aussi on est là.

Guineematin.com : que demandez-vous aujourd’hui aux autorités ?

Fatoumata Sira Doumbouya : ce que je demande, comma à Mamou la jeunesse n’a pas été approchée, elle a été ignorée, nous réclamons la part qui revient à la jeunesse de Mamou pour qu’on fasse le reboisement nous aussi. Parce que, s’il s’agit de sensibilisation, c’est nous les jeunes qui sortons dans la rue, dans les quartiers pour le faire. Il en est de même quand il s’agit d’assainissement. Toutes sortes d’activités de l’environnement à Mamou, c’est nous les jeunes qui les menons. Pourquoi ne pas nous associer à cette initiative présidentielle ? Donc, qu’on redonne à la jeunesse de Mamou la part qui lui revient dans cette campagne de reboisement. Ce n’est pas l’argent qui nous importe le plus dans cette affaire. Mais, c’est l’expérience qu’on va obtenir, l’enrichissement de notre CV, ça compte beaucoup, ça nous ouvre d’autres portes avec les organismes internationaux.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : Mamoudou Barry sera inhumé le 05 août dans son village

1 août 2019 à 18 06 19 08198

Dr Mamoudou Bolaro Barry, le jeune enseignant-chercheur tué récemment à Rouan, en France, sera inhumé le lundi, 05 août 2019, à Bolaroyah, son village natal. Une localité située à 42 kilomètres de la ville de Mamou. Ce sont des proches du défunt qui ont confié l’information au correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Selon le programme établi, le corps du jeune Docteur en droit devrait arriver à Conakry le samedi, 03 août 2019. Il sera ensuite transporté à Mamou, où une prière funèbre est prévue le lundi à la grande d’Almamya à 11 heures du matin. Le cortège qui va transporter le corps fera également une escale dans la commune rurale de Dounet pour une nouvelle prière sur la dépouille mortelle à 12 heures. La dernière prière funèbre aura lieu à Bolaroyah, son village natal, à 14 heures. Elle sera suivie de l’inhumation.

Elhadj Sanoussy Diallo, inspecteur régional adjoint des affaires religieuses de Mamou
Elhadj Sanoussy Diallo

Les autorités religieuses de Mamou annoncent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour réserver un accueil digne à la dépouille de Mamoudou Barry. « Nous sommes prêts à accueillir avec tous les honneurs la dépouille de notre vaillant fils Mamoudou Barry, qui était à la quête du savoir. La recherche du savoir ne se limite pas seulement au le plan religieux, mais c’est aussi dans le domaine scientifique. Parce c’est un savoir qui est utile pour l’humanité.

Nous demandons à toutes les populations guinéennes et celles de Mamou en particulier à accompagner le défunt à Bolaroyah. Nous demandons aux jeunes de Mamou de suivre les traces de Mamoudou qui est un modèle, malgré son jeune âge. Et nous espérons avoir beaucoup de Mamoudou Barry en Guinée. Nous demandons aussi à Allah de veiller sur tous les enfants de Guinée qui sont au pays et à l’extérieur de la Guinée », a lancé Elhadj Sanoussy Diallo, l’inspecteur régional adjoint des affaires religieuses de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Viol et assassinat d’une fillette de 6 ans à Mamou : le suspect interpellé (Parquet)

1 août 2019 à 12 12 39 08398

La cavale du principal suspect du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans (survenu hier, mercredi 31 juillet 2019, dans la commune urbaine de Mamou) n’a été que de courte durée. Alpha Oumar Sow a finalement été interpelé par les agents de sécurité qui étaient à sa trousse, a appris un journaliste de Gineematin.com qui suit ce dossier.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, le suspect de 41 ans se trouve déjà en audience dans une unité d’enquête.

« Grâce aux efforts conjugués de nos forces de sécurité, Alpha Oumar Sow, auteur présumé des faits de viol suivi d’assassinat sur la personne de Asmaou Sow, une fillette âgée de 6 ans, a été interpelé hier, mercredi, aux environs de 20 heures… A l’heure qu’il fait, il est déjà en audition dans une de nos unités d’enquête. L’enquête va être bouclée le plutôt que possible et le procès-verbal d’audition sera transmis à notre parquet qui ouvrira une information judiciaire », a annoncé le procureur, Elhadj Sidiki Camara, tout en félicitant les forces de sécurité de la ville carrefour.

Pour rappel, c’est dans la nuit du mardi au mercredi 31 juillet 2019 qu’une fillette, âgée de 6 ans, a trouvé la mort, après avoir été victime viol. Les faits se sont produits à la Poudrière, un quartier situé dans le centre-ville de la commune urbaine de Mamou. Et, Alpha Oumar Sow, le cousin de la victime a été indexé comme l’auteur présumé de cet acte ignoble.

« Dans la nuit du 30 juillet 2019, au moment de la grande pluie, monsieur Alpha Oumar Sow, né en 1978, est rentré à la maison dans un état d’ivresse manifeste. Il a fait rentrer ses trois cousines dans sa chambre à coucher. Il s’est procuré un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres environ, qu’il a fini par introduire dans la partie génitale de sa victime. Mais, il ne s’est pas limité à ça. Il a dit aux deux autres filles de ne rien dire là-dessus et il leur a dit carrément que la fille a trouvé la mort », a expliqué le procureur, Elhadj Sidiki Camara, un peu plutôt dans la journée d’hier, mercredi.

Après son crime, l’homme de 41 ans avait pris la poudre d’escampette. Et, une enquête avait été ouverte pour le retrouver pour le traduire devant la justice. Une enquête qui a visiblement porté ses fruits.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : une fillette de 6 ans violée avant d’être tuée par son cousin

31 juillet 2019 à 17 05 46 07467

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 31 juillet 2019, une fillette qui est âgée seulement de 6 ans a trouvé la mort, après avoir été victime de viol de la part de son cousin. Les faits se sont produits à la Poudrière, un quartier situé dans le centre-ville de la commune urbaine de Mamou. Et, le présumé auteur de cet acte ignoble est un homme de 41 ans, a appris un journaliste de Guineematin.com du parquet du tribunal de première instance de Mamou.

Selon nos informations, la fillette de 6 ans a été violée par son cousin, Alpha Oumar Sow. Ce dernier aurait introduit un couteau de cuisine de 22 centimètres de long dans la partie génitale de sa victime, après le viol.

Sidiki Camara, procureur de de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« Selon les premiers renseignements qu’on a recueillis, c’est suite à un décès au village que la grand-mère de la victime a confié ses trois petites filles (dont la victime) à une de ses voisines. Et, dans la nuit du 30 juillet 2019, au moment de la grande pluie, monsieur Alpha Oumar Sow est entré à la maison dans un état d’ivresse manifeste. Il a fait rentrer ses trois cousines dans sa chambre à coucher. Il s’est procuré un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres environ, qu’il a fini par introduire dans la partie génitale de sa victime. Mais, il ne s’est pas limité à ça. Il a dit aux deux autres filles de ne rien dire là-dessus et il leur a dit carrément que la fille a trouvé la mort », a expliqué le procureur, Elhadj Sidiki Camara.

On apprend d’ailleurs que c’est monsieur Mamadou Dian Diallo, le chef du quartier Poudrière qui a contacté la compagnie de la gendarmerie de Mamou pour annoncer la survenance de ce cas de viol dans sa juridiction géopolitique.

Selon les explications du procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, joint au téléphone par Guineematin.com, au cours des constations de la gendarmerie sur les lieux du crime, « un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres a été retrouvé. Un pantalon, une ceinture, deux chemises, une robe, un porte-monnaie contenant une carte d’électeur ont aussi été saisis ».

Pour l’heure, on ignore le mobile qui a conduit le suspect, Alpha Oumar Sow, à commettre ce crime sur sa cousine. L’homme de 41 ans aurait pris la poudre d’escampette après avoir commis son acte ignoble. Mais, rassure le procureur, Elhadj Sidiki Camara, « des enquêtes sont ouvertes pour le retrouver et le traduire devant la justice ».

A préciser qu’après l’autopsie, le corps de la fillette a été rendu à la famille pour son enterrement.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Concours national d’épellation : la 1ère place à Mamou, la 2ème à Télimélé…

26 juillet 2019 à 12 12 25 07257

C’est un élève de Mamou qui a remporté la 6ème édition du concours national d’épellation, dont la finale a eu lieu hier, jeudi 25 juin 2019, au centre culturel franco-guinéen de Conakry. Il devance les candidats de Télimélé (2ème place) et de Coyah (3ème place), rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Après plusieurs semaines de compétition, la sixième édition du Concours National d’Épellation (CNE) a livré son verdict. A l’issue de la finale qui a mis aux prises 30 candidats, Thierno Amadou Diaby, élève en classe de 10ème année au lycée-collège Elhadj Aboubacar Doukouré de Mamou, s’est classé premier de cette compétition intellectuelle. Il est suivi de Fatoumata Binta Kann, élève en classe de 9ème année au Groupe scolaire Alpha Ibrahima Kola de Télimélé et d’Aïssatou Baldé, élève en classe de 9ème année au Groupe scolaire Hariratou Barry de Coyah, qui sont respectivement deuxième et troisième. Ces lauréats ont bénéficié de satisfécits et de plusieurs cadeaux.

Cette 6ème édition a connu la participation de 620 candidats issus de 124 collèges publics et privés de 14 communes urbaines (les 5 communes de Conakry plus 9 préfectures de l’intérieur du pays). Ce concours est organisé depuis 2013 par l’ONG Youth Vision qui signifie Vision de la Jeunesse en Français « dans le but d’améliorer le niveau des élèves guinéens dans la langue officielle qu’est le Français en les incitant à l’apprentissage », a indiqué Gouressy Diallo, le directeur exécutif de l’ONG Youth Vision (YOUVI).

Gouressy Diallo ajoute que « Ce concours procure de nombreux avantages aux jeunes élèves candidats. Ça leur permet notamment de maîtriser l’orthographe et la définition de nombreux mots ; améliorer leur lecture et par conséquent améliorer leurs expressions écrite et orale ; surmonter leur stress lors de la prise de la parole en public ; cultiver en eux le goût de la recherche et par conséquent le goût aux études », a-t-il dit.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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