Mariame Bamba, c’est le nom de la victime de cet incendie. Elle était vendeuse d’essence au marché parallèle, communément appelé marché noir. Dans la matinée du mardi 12 décembre 2017, elle mettait justement l’essence dans les bidons d’un litre pour le mettre en vente dans le quartier Missira, commune urbaine de Kissidougou. Et ces dans ces manœuvres que la dame a trouvé la mort, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant local.

Il était 9 heures du matin. Mariame Bamba remplissait les bidons d’essence pour les exposer, et elle préparait dans le même temps le petit déjeuner à coté. Tout d’un coup, un bidon d’essence d’un litre tombe dans le fourneau, provoquant de grandes flammes.

Le mari de la dame Sidiki Sanoh, qui était non loin des lieux, accourt pour tenter de sauver son épouse, mais en vain. Mariame Bamba y laisse sa vie et son mari s’en sort avec de graves blessures. Larmes aux yeux, Sidiki Sanoh a accepté de témoigner de ce drame : « Ma femme m’aidait ce matin dans nos activités quotidiennes, mais vraiment je suis étonné de ce qu’il est arrivé. Je suis triste pour la disparition brutale et atroce de la femme de ma vie qui a tout donné pour ma famille. Une femme qui m’a respecté et m’a soutenu dans les moments difficiles de ma vie et elle a été brûlée par le feu en m’aidant à chercher le quotidien pour soutenir ma famille. Je remercie mes voisins qui n’ont ménagé aucun effort pour sauver ma femme même si Dieu a décidé que mon épouse meurt de la façon. Tout le monde s’est battu pour tenter de la sauver ».

Le veuf ajoute que cet incendie lui a coûté tout le contenu de sa boutique d’une valeur de 50 millions de francs. C’est pourquoi, il appelle à l’aide : « J’interpelle toutes les bonnes volontés en l’occurrence le gouvernement à venir à mon aide pour que je puisse reconstituer ce qui est perdu. Aujourd’hui, j’ai presque douze bouches à nourrir et ma maman est très vieille ».

Cet incendie relance le débat sur la vente du carburant sur le marché noir à Kissidougou. Un commerce interdit sur place et que le commissaire central de police de la préfecture promet de stopper. « Si avant l’interdiction était verbale et les gens n’ont pas compris, cette fois, je vais mobiliser mes hommes sur le terrain pour y veiller. Toute personne qu’on verra en train de vendre de l’essence au marché noir, l’intéressée sera arrêtée et répondra devant la loi. Le seul lieu approprié pour vendre l’essence, ce sont les stations de pompage. Quand j’ai vu le corps de cette mère de famille brûlé à mort, vraiment, je suis consterné, je suis triste, je suis dépassé ; car, si les gens respectaient les autorités cela n’allait pas arriver aujourd’hui. Mais, par la grâce de Dieu, de tels cas ne se reproduiront plus jamais », a indiqué le commissaire.

De Kissidougou, Tamba Wouria Kamano pour Guineematin.com

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