L’appel du secrétariat général des Affaires religieuses demandant aux fidèles musulmans de Guinée de rompre le jeûne du Ramadan 2017 et de célébrer l’Aïd el fitr ce dimanche, 25 juin 2017, a été bel et bien respecté à Tougué, bien que certains ont refusé de rompre leur jeûne, en attendant de voir le croissant lunaire, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture.

Dans plusieurs communes rurales où Guineematin.com a réussi à joindre les maires au téléphone, ces responsables locaux ont confirmé le déroulement de l’Aïd el fitr ce dimanche. C’est le cas des mairies de Tangaly, de Kollangui, de Konah, de Kansagui, de Fatako ainsi qu’à la commune urbaine de Tougué. Ils disent tous respecter la consigne donnée par le secrétariat général aux Affaires religieuses.

Toutefois, il est à noter que certains citoyens refusent de se soumettre à ce comuniqué qu’ils qualifient de « politique » et non « religieux ». Ceux-ci ont donc continué à jeûner ce dimanche. Ils se rencontrent un peu partout à Tougué…
Et, il y a un troisième groupe qui a refusé de couper ; mais, qui est allé prier ce dimanche, alors qu’ils observent le jeûne ! Ce qui est formellement interdit par le prophète PSL (jeûner le jour de la fête).

Rencontré dans les rues de la commune rurale de Koïn par le correspondant local de Guineematin.com, peu avant la prière, un mécanicien, MD Keita, dit observer le jeûne. Selon lui, la fête est normalement demain, lundi. Il compte ainsi chercher une localité voisine qui n’a pas prié aujourd’hui pour faire sa prière de l’Aïd el fitr..

A Koïn, la prière a eu lieu à 10 heures, à l’air libre. Elle a été dirigée comme d’habitude par le grand imam de la mosquée de Koïn, Elhadj Ibrahima Khalil Baldé. Son sermon était axé sur la foi (la croyance en Allah), l’obéissance, la repentance et la récompense d’Allah.

Il est à signaler que la prière lors des deux (2) fêtes musulmanes est un acte de dévotion que tout musulman apte doit s’acquitter en commun pour espérer une expiation de ses péchés. Et, le respect des autorités, surtout religieuses, est obligatoire pour un croyant. S’il y a eu désobéissance ou péché, cela incombe à ces autorités. Malheureusement, de nos jours, certains musulmans, sans fondement, ni preuve, désavouent les imams, les chefs religieux et les autorités de tutelle.

Bonne fête à tous !

De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

Tél. : (+224) 622221178 & 664816451

Facebook Comments

Guineematin