lolaA l’instar des autres préfectures de la région forestière de la Guinée, les femmes de la commune urbaine de Lola se sont réunies, dans la matinée de ce samedi 10 septembre 2016, dans l’une des salles de classe de l’école primaire du centre 8, au quartier Woroyapo pour  la célébration de la déclaration publique de l’abandon de  l’excision et des mariages précoces et forcés dans la préfecture. Plus d’une cinquantaine de femmes et filles, ainsi qu’une dizaine d’hommes, venus de tous les horizons de la commune ont pris part à cette cérémonie, a constaté sur place Guineematin.com, à travers son correspondant local.

C’est aux environs de 11 heures que cette cérémonie a commencé par la prestation folklorique.

Dans son discours de bienvenue, monsieur Faya Hibraim Kamano, le représentant de l’ONG « association féminine pour l’avenir des femmes AFAF », a remercié les femmes pour leur mobilisation à cette cérémonie, avant d’aborder le sujet du débat. Monsieur Kamano a rappelé que « l’ONG collabore avec l’Etat et certains partenaires, ayant compris les enseignements donnés par AFAF et les structures de protection, convaincues aujourd’hui des méfaits de l’excision et des mariages précoces  et forcés ».

lolaPour sa part, madame Luopou Micheline Traoré, représentante du ministère de la promotion féminine et de l’enfance a expliqué que « cette ONG qui manifeste aujourd’hui est là pour aider les femmes et les enfants ; car, les femmes sont les plus vulnérables. Le plus difficile aujourd’hui est celui de l’excision dont nous tous connaissons les conséquences et dont nous tous luttons pour l’abandon ».

Cherchant à mieux convaincre l’auditoire, Madame Micheline Traoré a cité quelques exemples, notamment la stérilité. Elle a également précisé que la Guinée est le dernier pays dans le classement des pays pratiquant l’excision. La représentante des autorités a indiqué que des solutions avaient été trouvées, notamment la prise en charge des femmes exciseuses ; mais que cela n’a pas abaissé la situation.

Selon la combattante contre ces pratiques, malgré toutes nos lois et le passage de plusieurs ONG dans la préfecture, la pratique de l’excision persiste à Lola. C’est pourquoi madame Luopou Micheline a recommandé la continuation des actions de sensibilisation ; car, l’excision est une tradition dont l’abandon ne pourrait se faire à la hâte.

Bref, avant la fin de la rencontre des solutions ont été proposées par les participants afin de mieux cerner les méthodes de sensibilisations.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

 

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