Les négociations entre le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et le gouvernement autour des huit (8) millions de francs guinéens de salaire pour les enseignants se sont poursuivies ce jeudi, 17 mai 2018.

Entamées il y a quelques jours, ces négociations se déroulent au ministère de la fonction publique sous l’égide de l’inspection générale du travail. Les débats de fond ont été abordés au cours de cette 3ème journée, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

Lors des deux précédentes rencontres, les débats avaient tourné autour de certains préalables, notamment sur les mutations et autres sanctions visant des enseignants pour fait de grève. Pour ce qui est desdits préalables, les participants disent qu’il y a des avancées.

Oumar Tounkara, 1er SG adjoint du SLECG

A la sortie de la rencontre, Oumar Tounkara, premier secrétaire général adjoint du SLECG a dit que « les préalables sont en train d’être satisfaits à savoir : le cas des homologues de Kindia qui ont fait sept ans sans être engagés, et nos responsables syndicaux qui ont été arbitrairement mutés. Le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur promet de se retrouver aujourd’hui pour examiner cette question pour qu’une solution idoine soit trouvée ».

Pour ce qui est des huit millions de francs guinéens de salaire de base pour l’ensemble des enseignants, Oumar Tounkara a fait savoir que les négociations ont commencé. « Chaque partie a campé sur sa position. Pour le gouvernement, ce n’est pas possible de donner les huit millions. Pour les syndicalistes, les huit millions sont possibles ».

A la question de savoir ce qui motive le SLECG à demander un salaire de huit millions de FG pour chaque enseignant, Oumar Tounakara soutient que « les recettes de l’Etat sont fonctionnelles. Tous les services de recettes fonctionnent à plein temps : le port, l’aéroport, les impôts, la douane, les petites et moyennes entreprises, les petites et moyennes industries, les sociétés de téléphonie, les ressources halieutiques, les dons, les legs, les subventions… ».

Inspecteur Général du Travail, Dr. Alia Camara

Pour sa part, l’Inspecteur Général du Travail, Docteur Alia Camara a expliqué que les débats de fond ont bien eu lieu. « Pendant les discussions, j’ai demandé à la partie syndicale de me donner quelques justifications par rapport à la demande des huit millions. Des justifications ont été apportées. J’ai aussi demandé à la partie syndicale si les huit millions étaient applicables à l’ensemble des enseignants. Ils ont expliqué que ces huit millions concernaient l’ensemble des enseignants de façon globale, de l’élémentaire au supérieur en passant par le secondaire. Nous avons programmé une autre réunion pour continuer les discussions sur les huit millions ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 9 17

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