Faya Milimono, ONG Femmes Développement et Droits Humains en Guinée, F2DH-GDans la matinée de ce mardi, 26 janvier 2016, l’ONG Femmes Développement et Droits Humains en Guinée (F2DH-G), présidée par Madame Moussa Yéro Bah a reçu à son siège officiel, sis à Nongo Contéyah, commune de Ratoma, la Coalition Pour la Rupture(CPR), réunie autour du parti Bloc Libéral de Dr. Faya Milimono, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Cette rencontre qui a duré près d’une heure de temps a porté sur plusieurs questions de la vie sociale, économique et politique dont le respect des droits humains en Guinée.

Au cours de la rencontre, Dr. Faya Milimono, a d’abord rappelé qu’un parti politique est avant tout une association, donc faisant partie aussi de la société civile : « la seule différence entre vous les ONG et nous, c’est que dans notre pays on a commis l’imprudence de ne donner la possibilité qu’aux partis politiques de présenter les candidats à une élection présidentielle ou à des élections législatives. Sinon, nous sommes tous sur un même espace pour nous battre en faveur des mêmes valeurs et principes », a-t-il expliqué.

Pour le Président du Bloc Libéral (BL), les grandes choses ont toujours lieu lorsque la société civile dans son ensemble se met ensemble, y compris les partis politiques. Pour soutenir ses arguments, le leader politique a pris l’exemple des événements de 2007, une époque où les forces vives se sont réunies en vue d’ébranler le pouvoir de Lansana Conté. Il a aussi rappelé le cas du Burkina Faso où cette société civile a également joué un rôle majeur pour déloger Blaise Comparé, après plus de 30 ans passé au pouvoir.

Dr Faya Milimono a alors expliqué que cette rencontre avec les structures de la société civile, dont l’ONG F2DH-G vise à mettre en garde le pouvoir d’Alpha Condé contre toute tentative de modification de la constitution en vue d’un 3ème mandat. « Nous sommes aujourd’hui au début d’un second mandat d’un Président de la République. Le pays est confronté à d’énormes difficultés. Le carburant qui reste très cher, malgré la décente vertigineuse du prix du baril sur le marché international. Nous voyons des velléités déjà, parce qu’on a commencé déjà à claironner l’idée que la constitution doit changer. Oui la constitution peux changer, parce que la constitution n’est pas la bible, ce n’est pas du Coran. Mais, il y a des dispositions de cette constitution que nous ne souhaiterions pas qu’on change pour nous ouvrir encore la voix à des difficultés comme celles que nous avons connus par le passé », a insisté Dr. Faya Milimono.

En plus, le Président du BL, deuxième force de l’opposition guinéenne, dit avoir constaté des signaux qui prouvent à suffisance les intentions de l’actuel locataire du Palais Sékhoutoureayah à vouloir tripatouiller la constitution pour se maintenir au pouvoir. «Vous vous rappelez du discours courageux du Président de la Cour Constitutionnelle qui a dit qu’il il ne faut pas du tout prêter attention aux discours révisionnistes qui vont commencer à émerger. Alors, j’ai senti qu’il n’a pas tellement aimé ça. Une manière pour le dire, il ne faut pas me le dire, il n’a pas suivi tout le protocole, il a choisi d’aller vers ceux-là même qui sont ses paires, qui ont plutôt eux, choisi de modifier la constitution. Il y a eu d’autres occasions où il y a eu ces genres de lapsus, un journaliste a demandé à Monsieur Alpha Condé s’il ne va pas se représenter indéfiniment, changer la constitution, il a pris un exemple sur la Malaisie, où le Premier ministre aurait eu besoin de 20 ans pour réussir l’exploit économique dans son pays… », a rappelé Docteur Faya Milimono.

Enfin, l’opposant guinéen dit avoir rencontré déjà d’autres plates-formes de la société civile et compte en rencontrer davantage pour qu’une Coalition de valeur, la défense des valeurs continue de garder la vigilance pour éviter à notre pays des dérapages qui pourraient conduire à nouveau le pays à des difficultés.

De son côté, Madame Moussa Yéro Bah a exprimé la satisfaction de son ONG de recevoir la CPR dans les locaux de leurs locaux avant de dire que l’objectif de son ONG comme son nom l’indique (Femme Développement et Droits Humains), bien que se focalisant beaucoup plus sur la lutte pour le respect des droits humains, mais porte aussi un regard sur la vie politique de notre pays. « De par le passé, on a fait des actions qui vont justement dans le cadre du développement, de l’émancipation, je prendrai l’exemple sur la dernière élection présidentielle, où Madame Barry, notre secrétaire chargée de la formation était au siège de votre parti pour l’observation des élections. Nous nous impliquons donc fortement dans le développement du pays et nous sommes vigilants. On est très honoré que vous veniez vers nous, parce qu’on se dit que tout ne peux pas être politique, il y a d’autres préoccupations dans la vie », a-t-elle rappelé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

 

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