Dédicace de  » La mission  » de Khadija Camara : un satisfecit particulier à la romancière

Kadija CamaraComme nous l’annoncions dans un de nos précédents articles, Khadija Camara, jeune guinéenne, âgée seulement de 21 ans et étudiante dans une école de commerce à Paris, en partenariat avec la maison d’éditions L’Harmatan Guinée, a organisé hier, lundi 25 janvier 2016, à l’hôtel Palm Camayenne, une cérémonie de dédicace de son premier roman titré « La mission », a constaté Guineemin.com, à travers un de ses reporters.

L’évènement culturel a mobilisé, dans la soirée de ce lundi, de nombreuses personnalités composées de responsables d’institutions républicaines, de ministres et d’hommes de médias.

C’est par l’observation d’une minute de silence à la mémoire de feu Soriba Sorel Camara, ancien Gouverneur de la ville de Conakry que cette cérémonie a commencé.

Dans son discours d’ouverture, Sansy Kaba Diakité, Directeur de la maison d’édition, L’Harmatan Guinée, satisfait de la dédicace d’un livre aussi volumineux et très riche, a exprimé son optimisme sur la réalisation en 2017 du projet « Conakry, capitale mondiale du livre’’. « ce livre que nous vous présentons aujourd’hui n’a pas été édité chez nous, mais en partenariat avec la COFFIG, avec les autres réseaux, nous avons accepté de le diffuser en Guinée et un peu partout. Je voudrais féliciter Khadija Camara, féliciter la COFFIG qui a accepté de nous confier cette responsabilité de diffusion. J’invite tout le monde à acheter ce livre, avec ce projet, notre souhait est de faire de ce livre, le livre du moi de février », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Dr. Makalé Traoré, Présidente du Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires de Guinée et de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFFIG), a rappelé que l’un des objectifs des structures dont elle préside est de promouvoir les femmes et les jeunes filles qui ont du talent: « j’avoue que j’ai parcouru le livre de Khadija Camara en décembre dernier à Paris. Une seule idée m’est venue après cette lecture. C’était non seulement de partager et de faire partager le contenu profond et instructif de ce livre. Mais surtout, de faire connaître cette jeune fille, son courage et sa persévérance et surtout ses talents d’écriture » a-t-elle confié.

Quand à Khadija Camara, elle dit expliqué dans ce livre « la mission », l’histoire d’une jeune adolescente, intelligente qui bascule dans un monde sombre. Celui de la drogue et de la violence: «la mission en faite, c’est comment elle va s’en sortir de cet engrenage, c’est ça la mission. À travers mon roman, je voulais dire que personne n’est parfaite. Mais, c’est une fille, je dirais, qui est presque parfaite et qui avait tout pour réussir. Malheureusement, elle va tomber sur des gens qui ne sont pas bien» a-t-elle expliqué.

Enfin, le ministre de la culture, des sports et du patrimoine public, Siaka Barry, parrain de la cérémonie, a commencé son discours par le rappel de la citation du célèbre écrivain français Paul Valérie qui disais que «les livres ont les mêmes ennemies que les hommes, c’est-à-dire le feu, l’humilité et le contenu du livre lui-même ».

Pour le ministre Siaka Barry, l’écrivain est un homme libre: «Albert Camus disait qu’on n’écrit pas pour les esclaves, que l’écriture est solidaire du seul régime où la liberté a un sens, c’est la démocratie>> a-t-il rappelé.

C’est pourquoi, il a tenu décerner une distinction honorifique la petite romancière guinéenne : « voir des sœurs de cet âge explorer le monde littéraire avec un tel succès, dénote de la vitalité de cette démocratie qui est entrain de s’enraciner dans notre pays. Voilà pourquoi, au nom du Président de la République, au nom de l’ensemble du gouvernement, j’adresse un satisfecit particulier à Khadija Camara » a annoncé le ministre en charge de la culture.

Pour terminer, le ministre Siaka Barry a invité les enfants de Guinée, surtout les jeunes de la génération de Khadija Camara à retrousser les manches pour rehausser la culture guinéenne dans son ensemble, mais surtout la littérature guinéenne au firmament de la littérature africaine, afin d’honorer la mémoire de nos grands écrivains comme Camara Laye, Thierno Monenembo et autres.

Cette cérémonie a pris fin par un échange entre Khadija Camara et les invités, à travers des questions et réponses.
À rappeler que ce livre est un roman de fiction, édité à « Jets d’encre » à Paris, et comportant 180 pages.

Rendez vous est donc pris pour la seconde étape ce mardi à 16 heure à l’université Koffi Annan de Guinée, où l’écrivaine Khadija Camara sera devant les étudiants pour une conférence débat.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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