Les États-Unis condamnent les arrestations d’opposants en Guinée : la joie de Sékou Koundouno du FNDC

22 juillet 2021 à 9 09 13 07137
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

L’Ambassade des États-Unis d’Amérique vient de publier une déclaration relative aux arrestations d’opposants en Guinée. Cette déclaration qui pose un constat des plus objectifs de la situation de la liberté d’expression en Guinée en particulier vient renforcer les combattants pro-démocratie dans leur bataille contre la dictature de Alpha Condé.

Dans le cas des détenus politiques, il est important aujourd’hui de soutenir l’idée de la tenue d’un procès dans les meilleurs délais. Mais il est clair que le dictateur ne veut pas d’un procès. Il cherche tout simplement garder les otages pour les libérer quand il veut. Il espère ainsi obtenir un satisfecit de la communauté internationale. Au fond, le dossier concernant ces détenus est devenu encombrant tellement il est léger. Alpha Condé sait qu’un procès relatif à ce dossier sera l’occasion rêvée pour les détenus et leurs avocats de faire le procès d’un appareil judiciaire totalement dévoyé et d’un régime criminel. Le procès risque donc de se transformer en procès d’un régime que l’écrasante majorité des Guinéens rejette. 

Par ailleurs, il est illusoire de penser qu’avec cette justice dont la télécommande se trouve entre les mains, il pourra y avoir un procès équitable pour les détenus. C’est pourquoi, il vaut mieux continuer à exercer des pressions sur Alpha Condé afin que tous les détenus soient libérés sans condition.

Quand Alpha Condé parle d’indépendance de la justice, il donne tout simplement la preuve que cette justice est devenue un instrument qu’il manie et manipule à sa guise. Sinon, dans un passé très récent, il méprisait cette même justice avec les mêmes acteurs.

L’indépendance de la justice en Guinée n’a aucun sens. On n’en a avait voulu à Lansana Conté d’avoir déclaré « la justice, c’est moi ». Alpha Condé fait pire.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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Arrestation des opposants au 3ème mandat d’Alpha Condé : la réaction du FNDC

14 juillet 2021 à 22 10 04 07047
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

Communiqué du FNDC : Dans la poursuite de projet de percussion, d’intimidation et de séquestration des voix discordantes à son régime illégal imposé au Peuple, le dictateur Alpha Condé, à travers sa police judiciaire qu’il utilise à sa guise, vient de kidnapper deux leaders de l’opposition guinéenne membre de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD). Il s’agit de Kéamou Bogola Haba, responsable Communication de l’ANAD et Thierno Yaya Diallo, Président du parti Guinée Moderne (GM), qui ont été kidnappés ce mercredi 14 juillet 2021 à Conakry.

Cette énième opération d’intimidation est loin d’être un acte isolé. Il s’agit de la poursuite de l’exécution d’un plan diabolique de kidnapping organisé à des fins de chantage politique et de harcèlement judiciaire.

Le régime du dictateur Alpha Condé cherche sans relâche à éliminer les leaders du FNDC et de l’opposition dans l’espoir de consolider un 3ème mandat illégal et illégitime bâti sur du sable mouvant. Ce qui justifie entre autres la détention illégale de leaders, militants et sympathisants du FNDC et de l’opposition politique dans les prisons à Conakry et à l’intérieur du pays.
La coordination nationale du FNDC condamne ces kidnappings de trop et exige la libération ces deux leaders sans délai.
La coordination nationale du FNDC appelle les citoyens à la mobilisation pour le départ du dictateur Alpha Condé, la seule et unique solution pour mettre fin à la souffrance et aux malheurs que la Guinée et les guinéens subissent depuis le coup d’État constitutionnel.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 14 juillet 2021.

La Coordination nationale du FNDC

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Arrestation des opposants : l’ANAD exige la libération de Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

14 juillet 2021 à 21 09 14 07147
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo arrêtés cet après-midi à Conakry

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, deux opposants guinéens ont été arrêtés dans l’après-midi de ce mercredi, 14 juillet 2021, à Lambandji, dans la commune de Ratoma. Peu après cette arrestation, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) a publié un communiqué pour réclamer la libération immédiatement des opposants Kéamou Bogola Haba (président d’honneur du parti UGDD) et Thierno Yaya Diallo (président du parti Guinée moderne), tous les deux membres de cette nouvelle coalition politique, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le communiqué de l’ANAD :

ANAD exige la libération de Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

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Cellou Dalein sur la reprise des manifestations : « on ne va pas renoncer à ce droit constitutionnel »

14 juillet 2021 à 20 08 31 07317

Malgré les critiques qui ont suivi la décision de l’UFDG de reprendre prochainement les manifestations de rue, Cellou Dalein Diallo ne semble pas prêt à faire marche arrière. Le leader du principal parti d’opposition du pays se montre ferme sur la question, annonçant qu’il ne va pas renoncer au droit de manifester qui est consacré par la constitution guinéenne. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse animée avec ses alliés de l’ANAD ce mercredi, 14 juillet 2021.

Le président de l’UFDG a tout d’abord répondu à ceux qui ont critiqué la décision de son parti de reprendre prochainement ses manifestations, suspendues depuis plus d’une année en Guinée. Il se dit inquiet de constater que certains Guinéens s’opposent désormais systématiquement à toute manifestation de rue, qui est pourtant un droit constitutionnel.

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Manifester dans les rues et sur les lieux publics est un droit constitutionnel. Tuer un manifestant est un crime imprescriptible. Alors, si on est d’accord sur ça, la question qu’il faut se poser, c’est comment respecter la constitution. Respecter la vie humaine tout en respectant la constitution.  Nous avons organisé ici plusieurs manifestations sans qu’il n’y ait des victimes. Mais, ça gêne Alpha de voir une manifestation réussie. Parce que lorsqu’on voit un million de personnes dans les rues pour protester contre la mauvaise gouvernance, quelle que soit la nature de la manifestation, ça le gêne. Et il se dit que pour mettre un terme aux manifestations, il faut tuer pour décourager les manifestants. Est-ce que c’est normal de tuer un manifestant ? Non ! C’est un crime imprescriptible. Mais aujourd’hui, la manifestation, bien que prescrite dans la constitution, est considérée comme un acte de violence. Non ! La violence vient du pouvoir. Parce que la réussite d’une manifestation gêne Alpha », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Il ajoute que c’est pour décourager les manifestants et avoir un argument pour interdire toute forme de protestation dans le pays que le pouvoir réprime les manifestations et accuse l’opposition d’être responsable de ces tueries. « L’opposition ne va pas donner des armes à nos militants pour tuer nos militants. Donc son idée d’attribuer la mort des militants de l’UFDG à des militants de l’UFDG ne tient pas la route. Et pour empêcher l’opposition de manifester, on assimile les manifestations pacifiques à des agressions, à des casses, alors que ce n’est pas le cas. C’est Alpha qui casse, c’est Alpha qui fait tuer et garantit l’impunité aux gens. Donc, il ne faut pas qu’on renonce à ce droit constitutionnel de manifester dans le respect des règles et des citoyens », a dit le président de l’UFDG.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225 / 666919225

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Guinée : 2 autres opposants arrêtés à Conakry

14 juillet 2021 à 19 07 31 07317
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo arrêtés cet après-midi à Conakry

Des ennuis pour les opposants guinéens Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD, et Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne. Ces deux responsables de l’ANAD (Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie), une nouvelle coalition politique dirigée par Cellou Dalein Diallo, ont été interpellés dans la soirée de ce mercredi, 14 juillet 2021, à Conakry.

« Le président du parti Guinée moderne, Thierno Yaya Diallo, et M. Bogola Haba ont été arrêtés tout à l’heure, au domicile de Thierno Yaya, à Lambanyi. Selon les témoins, ce sont des agents de la DPJ qui ont fait une descente musclée sur les lieux pour les interpeller et les conduire vers une destination qui reste pour le moment inconnue », a annoncé Baba Gallé Bah, secrétaire général du parti Guinée moderne, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.

Même s’il dit ne pas être étonné, l’opposant se dit inquiet par ces nouvelles interpellations. « On n’est pas étonné, parce qu’on s’attend à ça tous les jours. Quand vous avez à faire avec une dictature d’envergure comme celle que nous sommes en train de subir aujourd’hui dans notre pays, rien n’est étonnant. Par contre, nous sommes très inquiets, parce qu’on ne sait pas d’abord où ils sont, dans quelles conditions ils sont et pourquoi ils ont été arrêtés, parce qu’ils n’ont commis aucune infraction », a dit M. Bah.

A suivre!

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Cellou Dalein aux Guinéens : « Alpha Condé est un facteur de division ! Vous devez le combattre… »

14 juillet 2021 à 15 03 15 07157

« Lorsque vous vous battez pour la promotion de l’unité nationale, de la bonne gouvernance, pour l’utilisation efficace des biens du pays, vous devez combattre Alpha Condé parce que c’est un facteur de division. Vous vous battez pour la bonne gouvernance, pour l’utilisation judicieuse et équitable des richesses de ce pays, vous devez être opposant à Alpha Condé parce que sa politique, c’est une politique de corruption, de vol et de détournement des deniers publics… », a notamment indiqué Cellou Dalein Diallo ce mercredi. 

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, les leaders de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) ont signé leur nouvelle charte. Présidée par Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG et de l’ANAD, la cérémonie de signature a été organisée  ce mercredi, 14 juillet 2021, au siège de de l’ANAD, à Cobayah, dans la commune de Ratoma, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Selon les responsables de l’ANAD, cette nouvelle charte est née de la volonté des partis et mouvements politiques membres de transformer leur alliance électorale en une alliance politique pérenne ayant pour vocation la réconciliation nationale, l’instauration de la démocratie, le développement économique et l’Etat de droit en République de Guinée.

Dans sa communication de circonstances, le président de l’Alliance a rappelé et magnifié les efforts consentis par l’ANAD, avant de revenir sur les difficiles moments de la « confiscation de sa victoire » par le régime Alpha Condé.

« Avec cette confiance manifestée, ce soutien exprimé, nous avons réussi l’exploit de gagner cette élection dès le premier tour avec 53,84%. Au delà de cet exploit dont on continue de se réjouir, il y a la résistance que nous avons organisée ensemble contre les exactions, les violences, les tueries, les arrestations, les séquestrations déclenchées par Alpha Condé contre notre alliance. Nous avons perdu 51 personnes dont quatre en prison. Non seulement ces crimes sont niés par Alpha Condé et son clan mais il n’y a aucune disposition qui a été prise pour trouver les auteurs de ces crimes. Il n’y a eu aucune compassion par ceux qui se disent autorités de ce pays. Il y a eu plus de quatre cent personnes qui ont été arrêtées et sont encore séquestrées à la maison centrale de Conakry. Malgré tout, nous avons fait preuve de courage. Nous avons continué à tenir debout, à dénoncer la mascarade électorale, à exiger la vérité des urnes… personne n’a été effrayé par les intimidations. 

L’alliance électorale a permis de bâtir une confiance entre les leaders de l’ANAD ; et, maintenant, nous avons décidé de transformer cette alliance en une alliance politique pérenne pour faire face et contribuer à la réconciliation et à la consolidation de l’unité nationale parce que c’est comme si Alpha Condé est venu pour diviser la Guinée. Nous avons décidé de mettre ensemble nos efforts pour construire un État fort, neutre et impartial en faisant la promotion de la fraternité entre les fils de ce pays ». 

Par ailleurs, Cellou Dalein a appelé tous Guinéens qui veulent l’unité nationale à s’opposer et à combattre Alpha Condé qui, pour lui, est un facteur de division. 

« Lorsque vous dites que vous vous battez pour la promotion de l’unité nationale, de la bonne gouvernance, pour l’utilisation efficace des biens du pays, vous devez combattre Alpha Condé parce que c’est un facteur de division. Vous vous battez pour la bonne gouvernance, pour l’utilisation judicieuse et équitable des richesses de ce pays, vous devez être opposant à Alpha Condé parce que sa politique, c’est une politique de corruption, de vol et de détournement des deniers publics. Vous voulez que notre pays soit régi par des règles et des principes de l’État de droit, vous devez alors être opposés à Alpha Condé ». 

Plus que déterminer à mener la lutte pour la reconnaissance de sa victoire aux urnes, le patron de l’UFDG rassure les membres de l’ANAD que leur alliance finira par vaincre…

« La lutte va être gagnée. Notre combat pour le respect de la vérité des urnes, pour le respect des droits humains, le combat pour le développement socio-économique et social de ce pays, nous allons le gagner parce que nous défendons le respect des droits humains et la justice pour tous », a insisté Elhadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et de l’ANAD.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225 / 666919225

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Vers la reprise des manifestations en Guinée : Aly Kaba met en garde Cellou Dalein Diallo et l’ANAD

14 juillet 2021 à 11 11 16 07167
Honorable Aly Kaba, président du Groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel

Lors d’un entretien accordé à certains journalistes dont un reporter de Guineematin.com hier, mardi 13 juillet 2021, Honorable Aly Kaba, le Chef de la majorité a répondu aux menaces de manifestations proclamées par l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, avant de le mettre en garde contre toutes formes de violences.

Le leader de l’UFDG, avait soutenu, le samedi dernier en réunion virtuelle de son parti, que le RPG est le bourreau et que l’UFDG est la victime : « On est à plus de 250 personnes tuées. Coincées par les dénonciations des Ong de défense des droits de l’homme, Alpha Condé a tendance à dire que c’est l’opposition qui tue ses propres militants. Je le mets au défi d’amener un seul militant du RPG qui a été tué… On ne peut pas rester comme ça, il faut que les guinéens nous comprennent. C’est un plaisir pour certains de mettre dos à dos Cellou et Alpha, l’UFDG et le RPG. Non ! Il ne faut pas confondre les bourreaux et les victimes. Le gouvernement de Alpha, c’est les bourreaux, c’est eux qui tuent et qui refusent la justice aux victimes ».

Face à ces propos, le Chef de la majorité lance un appel à l’ordre au malheureux candidat de la présidentielle. « Pour moi, c’est surprenant et ahurissant d’écouter les propos de Mr Cellou Dalein Diallo qui en réalité incarne la violence politique en République de Guinée ces dix dernières années. Avant lui, aucun de ses principaux précurseurs, Pr Alpha CONDÉ, M. Siradiou DIALLO, M. BÂ Mamadou et M. Jean Marie DORÉ, sur l’échiquier politique, n’avait réuni ses militants pour leur interroger s’ils étaient prêts à mourir ? Au contraire le Pr. Alpha CONDÉ renonçait à  réclamer sa victoire par la violence au scrutin présidentiel de 1993, au moment où ses militants et une frange importante des forces de Défense et de Sécurité étaient déterminés à défendre cette victoire au prix de leurs vies. Il dira à cette occasion citation » Je ne suis pas venu pour gouverner des cimetières », fin de citation. Cet acte devait inspirer Mr Cellou Dalein Diallo  pour la réussite de son combat politique.  Malheureusement, il a opté pour la violence systématique par l’instrumentalisation et la victimisation à outrance », a rappelé Aly Kaba, visiblement remonté contre cette nouvelle attitude du principal opposant au régime du Pr Alpha Condé.

Pour ce haut responsable du parti au pouvoir, Cellou Dalein Diallo a posé un acte inédit en s’autoproclamant vainqueur de l’élection présidentielle de du 18 octobre dernier.

« L’acte sans précédent dans notre pays qu’a posé le leader de l’UFDG demeure son autoproclamation comme vainqueur du scrutin présidentiel du 18 Octobre 2020 (demandant de surcroit à ses militants de défendre cette forfaiture) avec pour corollaire les casses, les destructions des édifices publics et privés, des tueries, etc… avec leurs effets collatéraux sur  la cohésion et l’unité nationale. Le Rpg arc-en-ciel est un parti de paix. Et, nous le mettons en garde contre toutes formes de violences qu’on a l’habitude de perpétrer lui et son parti », martèle le Président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, avant de s’incliner devant la mémoire des victimes.

« Le RPG Arc-en-ciel est à l’image de son père fondateur, le Pr Alpha Condé. Je profite de l’occasion pour m’incliner devant la mémoire de tous les Guinéens et toutes les Guinéennes qui ont perdu la vie lors des événements politiques ou par suite de contamination à la pandémie au COVID- 19 », a-t-il dit.

Enfin, Aly Kaba invite Cellou Dalein Diallo à comprendre qu’en politique, il est loin d’être un modèle et doit se garder de donner des leçons au pouvoir. « M. Cellou Dalein Diallo doit retenir que quand on n’est pas un modèle, il est inadmissible qu’on se présente en donneur de leçons. Le Rpg-arc-en-ciel reste droit dans ses bottes et continuera à soutenir et à accompagner son champion, le Pr Alpha CONDÉ, Président de la République, chef de l’État pour le bonheur de la Guinée », a-t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Entreprenariat : la richesse interne va-t-elle vers l’effondrement ? Et si la Guinée adoptait le modèle de l’ANC ?

12 juillet 2021 à 12 12 27 07277

Libre Opinion : Après plusieurs années de l’indépendance, la Guinée a plongé dans un système économico-social communiste où tout était concentré au niveau de la machine étatique qui a vu naître bon nombre d’hommes d’affaires qui, à leur tour, ont migré vers la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

N’étant pas à l’époque dans l’esprit du système politico-économique guinéen, ces hommes d’affaires ont permis à l’économie des pays voisins de prospérer, tout en donnant naissance à la chaine des  industrielles d’hommes d’affaires  pour le bien être du secteur tertiaire de nos différents pays.

En faisant un clic sur le comment se caractérise l’économie sociale et celle capitaliste, nous pouvons, nous même, tirer les leçons pour équilibrer l’économique de notre pays.

Si c’est vrai que l’économie socialiste est un système de production où les biens et services sont produits directement pour l’utilisation, contrairement à un système économique capitaliste, où les biens et services sont produits pour générer des profits (et donc indirectement à l’emploi) « Avec les ressources naturelles et techniques , nous pourrons faire une nette lecture sur le comportement machiavélique des petits clans touffus de banditisme à col blanc, une classe qui essaye de ‘’prendre la Guinée en otage’’ pour remplir leurs poches.

A l’avènement des militaires de 1984 suite à un Coup d’Etat, la junte a sitôt opté pour le libéralisme économique et le multipartisme afin de permettre à tous les guinéens d’aspirer au bonheur et cela a permis à de nombreux guinéens (Résidents, ressortissants, exilés) de rentrer au bercail pour gérer leur destin.

C’est à partir de là que les chaines industrielles ont commencé à se développer dans tout le pays. Le pays s’était rapidement doté d’un Code des investissements, un Code très attractif devant permettre aux investisseurs nationaux et étrangers de s’intéresser au modèle économique très jeune dont disposait notre pays, la Guinée.

Avec ce modèle économique, le Président Lansana Conté permettra à un certain nombre de guinéens d’avoir des lignes de crédits pour donner naissance à la richesse interne. C’est avec ces crédits que l’Etat octroyait à une nouvelle classe d’hommes d’affaires de créer des unités industrielles de tout genre dans la cité. Une stratégie qui a permis la création de nombreux emplois dans tous les secteurs d’activité de la vie économique guinéenne.

Dans la gestion de la chose publique sous l’ère Conté, certaines personnes sorties de nulle part, ont pensé que personne ne pouvait être riche que leurs petits clans. Une attitude qui a occasionné un sursaut national qui a failli renverser le régime Conté en janvier 2007.

Pour la plupart des guinéens, il est inconcevable que notre pays, la Guinée, soit considéré comme un scandale géologique et qu’on soit pauvre en recherchant toujours le quotidien.

De mouvement social en mouvement social, le  peu d’infrastructures dont  dispose le pays, se verra être pillé par des jeunes, femmes et hommes en colère contre le système de Gouvernance du groupe d’individus, des prétendus être intouchable.

C’est pourquoi, un 23 mois de décembre 2008, la junte militaire ayant appris sitôt la mort du Général Lansana Conté, se planifie par rapport à la prise du pouvoir et après, a dissout l’Assemblée nationale, suspendu la Constitution du pays au nom du Conseil National de Développement et Démocratie (CNDD), pour mieux gérer les affaires courantes du pays et organiser les élections crédibles.

C’est ainsi que plusieurs hauts gradés et intouchables de l’Etat avaient été interpellés pour fait de corruption, de trafic de drogue, de malversations financières et de détournements des deniers publics. Et là, nous sommes en 2008-2009.

Avec une pression de l’opposition guinéenne, des forces vives et de la communauté internationale, la junte quittera le pouvoir pour faire place à un autre régime éphémère piloté cette fois, par le général Sékouba Konaté. Le CNDD qui avait l’ambition d’assurer un développement durable du pays se verra sevré de toutes ses vives ambitions.

En 2010, les élections présidentielles sont organisées et le Pr Alpha Condé est porté à la tête de la magistrature suprême de la République de Guinée pour gérer les destinées de ses compatriotes.

Dans les 5 premières années de gestion du pays, le Président a dit ouvertement qu’il ne connaissait pas les cadres du pays et c’est ainsi qu’il a pu retenir certains cadres qui ont travaillé avec feu Général Lansana Conté dans le but de cerner de mieux en mieux le fonctionnement de l’Administration publique guinéenne. Et pour cet état de fait, il fera appelle à d’autres intellectuels de la diaspora guinéenne et organisera un concours de recrutement pour mieux assainir et mettre fin à toutes sortes de gabegies financières afin que notre pays soit fréquentable.

Qu’il soit un pays ami avec les institutions de Breton Wood pour que les investisseurs étrangers puissent avoir confiance à l’Etat guinéen.

Hélas ! Certains les cadres les plus dangereux et les intouchables du régime Conté reversés dans la nouvelle République, ne jurent qu’au nom de la destruction de leurs frères et sœurs de la Guinée.

Les nantis subissent les effets de l’ouragan de la mauvaise gestion, de la Mal gouvernance ceci, à travers la délation, la diffamation à outrance et du mépris des autres enfants du pays.

 Partant de cela, nous pouvons citer à juste titre, le cas de Ibrahima Kassus Dioubaté qui a été victime du clan mafieux occupant encore des postes stratégiques dans les structures étatiques.

Et pendant ce temps, d’autres se font passer pour «Des conseillers du président» de ma République dans la gestion des centrales de Coronthie.

Ibrahima Kassus Diabaté, jeune entrepreneur aguerri, promoteur et actionnaire dans le projet des maisons de type standard international va poursuivre son partenaire étranger qui est devenu par la suite le chouchou incontesté du petit clan qui continue de tirer profit des installations et les centrales de K-Energie. N’ayant pas obtenu gain de cause, M.Diabaté va saisir une juridiction supranationale qui va le rétablir dans ses droits et va condamner l’Etat guinéen au payement d’une somme de plus de 40 millions de dollars américains US. A date, l’Etat peine à payer cette somme au profit du jeune Diabaté.

Par contre, faut-il signaler qu’il y a d’autres Ibrahima Kassus  Diabaté qui sont victimes de ces petits clans qui seraient proches du Chef de l’Etat.

Si nous essayons de faire un tour au niveau des jeux de hasard où il y a eu des victimes du clan destructeur des idéaux de développement durable.

Il y a plus de deux ans, le peu de guinéens qui étaient actionnaires dans le PMU (Pari Mutuel de Guinée), se verraient refuser le renouvellement de leur licence Et pour cause, c’est à l’Etat d’organiser ou d’avoir le monopole des paris. Pourtant, les statuts de la structure sont très clairs à cet effet.

Aujourd’hui, le rétroviseur se trouve braqué vers la société de celui qui a eu le courage pour la toute première fois de valoriser le secteur du jeux de hasard. Mais pour l’instant, plusieurs acteurs se sont impliqués pour rétablir la vérité dans ladite affaire qui risquerait de reverser des milliers des jeunes dans la rue.

Essayons de faire aussi un tour vers le secteur touristique qui se trouve d’ailleurs au pied ‘’du mont continue de souffrir de l’œuvre des non professionnels’’. Ici, aucun programme digne de nom n’est mis en place par l’Etat pour promouvoir ledit secteur.

Par contre, il y a des privés qui continuent d’investir dans le secteur. Mais en réalité, depuis l’avènement en Guinée de la pandémie de COVID-19, toutes les activités sont aux arrêts, voir au point mort.

Malgré la présence de cette pandémie, certains guinéens sont restés partenaires des investisseurs étrangers qui ont pu rétablir certains employés des hôtels dans leurs droits.

Pourtant dans ce petit clan qui prend tout le pays en otage,  un élément qui avait géré un hôtel mais qui, après, s’est vu très endetté à cause de la  mauvaise gestion et de la dilapidation des deniers publics.

Alors, il est temps que nos gouvernants sachent que même en période de crise liée au COVID-19, d’autres nations ont continué d’octroyer des fonds à des entrepreneurs locaux pour la survie de leurs entreprises. Mais c’est tout à fait le contraire en Guinée.

De ce fait, le pays devrait s’aligner dans cette dynamique pour encourager les porteurs de projets et préserver le peu de richesses locales pour le rayonnement de la Guinée.

Bref, encourager les guinéens à investir sur place, c’est contribuer au développement local à la base.

Voilà le modèle de Développement que l’ANC et l’Afrique du Sud ont épousé pour valoriser l’Entrepreneuriat local qui fait bouger leurs populations y compris les jeunes.

Un système de Gouvernance qui les hisse au sommet de l’Afrique où ils sont premiers grâce à l’entrepreneuriat local, l’un des véritables piliers du Développement à la base.

Et si la Guinée emboitait le pas ?

Par Alpha Kamara, citoyen

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Menaces d’Alpha Condé : Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, le président du GOHA, appelle les commerçants à résister

12 juillet 2021 à 12 12 10 07107
Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

Le président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) hausse le ton et appelle à la résistance totale face à Mr Alpha Condé Condé qui fait asseoir sa dictature dans le pays et  qui a plongé la Guinée dans un carcan infernal en fermant les frontières guinéennes avec le Sénégal la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Il ose porter des menaces à l’endroit des commerçants et des opérateurs économiques. 

Mr Alpha Condé, on récolte toujours ce qu’on a semé. Aujourd’hui, tout ce qui arrive à la Guinée, notamment la flambée des prix est tout à fait logique puisque vous pensez faire du mal aux commerçants et opérateurs économiques. Les menaces bidon ne nous ébranlent point car nous allons tenir bon dans ce combat. 

Aujourd’hui, la Guinée est isolée. Vous pensez faire souffrir les commerçants alors, Mr Alpha réveillez-vous. Nous ne sommes pas des gens qu’on peut manipuler. Nous allons nous battre et résister face à votre mauvaise gouvernance.

C’est pourquoi, je dis à tous les commerçants et opérateurs économiques que les menaces de Alpha Condé n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. On va continuer notre combat, celui de défendre les droits des commerçants et opérateurs économiques victimes de destructions et d’incendie de leurs biens.

Vous ne pourrez jamais exercer quoi que ce soit sur nous. Votre mauvaise gouvernance basée sur le diviser pour mieux régner est une cause perdue d’avance. 

Le président du GOHA appelle encore à tous les  commerçants de résister face à la dictature de Mr Alpha Condé car lui même l’a écrit et répété  » le Poisson commence à pourrir toujours par la tête « 

Vous cherchez et voyez les ennemis partout alors que le problème de la Guinée c’est vous.

Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

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Cellou Dalein sur la condamnation d’Ismaël Condé : « la justice a exécuté l’ordre d’Alpha Condé »

9 juillet 2021 à 8 08 25 07257
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

Cellou Dalein Diallo a réagi à la condamnation d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG. Le principal opposant guinéen accuse la justice d’avoir exécuté l’ordre donné par le président Alpha Condé en condamnant son collaborateur à 3 ans et 4 mois d’emprisonnement pour « offense au chef de l’Etat ». Pour lui, cette décision vice tout simplement à « punir » Ismaël Condé pour avoir adhéré à l’UFDG.

« Notre justice, ayant reçu l’ordre de Alpha Condé de punir Ismaël Condé pour avoir adhéré à l’UFDG après son départ du RPG, tenta vainement de l’incriminer dans une loufoque affaire de contrats de la commune de Matam où le jeune Ismaël est Vice-maire. C’est finalement « une offense au Chef de l’Etat » que notre justice trouva comme alibi pour exécuter l’ordre reçu et condamner le jeune Ismaël à, tenez-vous bien, 3 ans et 4 mois de prison ferme. Quelle honte ! », s’est exclamé Cellou Dalein Diallo sur sa page Facebook.

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Accord Guinée- Sénégal : Macky Sall expulsera-t-il les opposants d’Alpha Condé exilés à Dakar ?

7 juillet 2021 à 13 01 20 07207
Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno au sortir de la Maison centrale, le 13 mars 2020

L’assemblée nationale guinéenne a ratifié le dimanche dernier un accord de coopération militaire et technique avec le Sénégal. Cet accord avait été signé le 19 juin par les présidents Alpha Condé et Macky Sall en marge d’une session de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Accra.

Ledit accord porte sur 12 points dont, entre autres, la sécurisation conjointe des frontières, la non utilisation du territoire de l’une des parties contre les intérêts de l’autre, la lutte contre la criminalité transfrontalière.

Les termes de cet accord suscitent à la fois commentaire, interprétation et inquiétude. Pour nombre de commentateurs, la Guinée, forte de cet accord, pourrait exiger et obtenir l’expulsion de certains exilés politiques qui ont trouvé refuge dans ce pays après la présidentielle controversée du 18 octobre 2020, suivie d’une purge contre les opposants au troisième mandat. On parle notamment de Sékou Koundouno et d’Ibraima Diallo. Lesquels pourraient faire les frais de l’accord obtenu par Conakry et que le pouvoir guinéen brandirait pour mettre la pression sur le Sénégal. Pure imagination et spéculation pour les uns. Réel motif d’inquiétude pour les autres.

Ceux qui estiment que le Sénégal n’aura pas le choix que de céder devant une éventuelle pression de son voisin ont pour argument que de la même manière que la Guinée a obtenu la signature d’un accord qu’on pourrait interpréter comme de « non-agression », de cette même manière elle pourrait obtenir l’expulsion de ceux dont la présence à Dakar n’est pas de son goût. Les autres rétorquent que c’est mal connaître le Sénégal que de penser qu’il dérogera à une règle qui a fait sa réputation.

Dans  tous les cas, la Guinée et le Sénégal ne sont pas à leur premier différend en ce qui concerne la présence d’opposants guinéens dans la capitale sénégalaise. Depuis notre indépendance, ceux qui ne sont pas en odeur de sainteté avec le régime de Conakry trouvent refuge à Dakar. De tous les temps, les opposants se sont succédé au pays de la Teranga, y compris un certain Alpha Condé ou plus loin dans l’histoire le célèbre écrivain Camara Laye.

D’ailleurs, parmi les raisons qui font que Sékou Touré prenait le président Léopold Sédar Senghor comme un ennemi, il y avait surtout la présence de ses opposants à Dakar. Comme on le sait, la fermeture de la frontière entre les deux pays est récurrente. On rapporte que durant la révolution, certains guinéens qui traversaient cette frontière étaient abattus comme du gibier. Leurs dépouilles charcutées par les charognards. Dans certaines régions frontalières, des administrateurs trop zélés avaient demandé de sentir l’odeur des « traitres » abattus à la frontière.

Bref, ce n’est pas la première fois que la situation est tendue dans cette partie du continent. Ce n’est pas la première fois non plus que la Guinée exigera du Sénégal l’expulsion de ses opposants. Mais, les différents chefs d’Etat sénégalais y ont toujours opposé une fin de non-recevoir. Ce qui fait dire certains observateurs que Macky Sall pourrait difficilement accepter aujourd’hui ce que ses prédécesseurs ont refusé hier.

En outre, les présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf ont débouté Conakry par conviction personnelle. Or, depuis leur départ du pouvoir, la donne a quelque peu changé au Sénégal. Depuis 2000, une société civile plus active et plus exigeante a émergé. Une expulsion des opposants au régime de Conakry susciterait une véritable levée de boucliers et une vaque d’indignation que le régime sénégalais, déjà fragilisé par les dernières manifestations, ne pourra pas maitriser. Bref, c’est un risque que Macky Sall n’osera pas prendre.

Toutefois, on pourrait s’attendre à ce que le Sénégal demande à ses hôtes encombrants d’être plus discrets pour éviter les courroux de Sékoutouréya. Il y a un précédent qui donne de l’espoir aux familles de Diallo et Koundouno. Même Hissène Habré, pourtant accusé de crime contre l’humanité, n’a pas été expulsé par le Sénégal. Or, le duo Ibrahima Diallo et Sékou Koundonou n’a pas fait mal même à une mouche, à plus forte raison à un citoyen de la Guinée. Au contraire ! Ils sont considérés par beaucoup de leurs compatriotes et même au-delà comme étant des jeunes engagés, des citoyens modèles qui pouvaient tout avoir en monnayant leur engagement citoyen. Mais, qui ont pris le risque de combattre le troisième mandat et de défendre la Constitution de leur pays à leur risques et périls, Donc, ce sont des héros aux yeux de la plupart des citoyens guinéens et africains.

Habib Yemberig Diallo pour Guineematin.com

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Libre Opinion : « Sous Alpha Condé, la Guinée devenue un État de non droit »

6 juillet 2021 à 12 12 03 07037
Ibrahima DIALLO, Responsable des Opérations du FNDC, Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

Par Ibrahima DIALLO, Responsable des Opérations du FNDC, Coordinateur de Tournons La Page en Guinée : L’arrivée d’Alpha CONDE au pouvoir en 2010, qui bénéficiait des préjugés favorables, avait suscité beaucoup d’espoir au sein de la population guinéenne et auprès des partenaires de la Guinée. Ce grand esprit a viré très vite à la désillusion au fil des mois de présidence.

L’opposant historique du Général Lansana Conté et autrefois opposant historique a changé au point que ses soutiens en Guinée, en Afrique et à travers le monde assument difficilement le fait d’avoir participé à l’avènement, au pouvoir, d’un dirigeant autoritaire qui fragilise les fondements de la démocratie et de l’Etat de droit.

Du règne de la justice du plus fort :

Dans un État dit de droit, la loi est considérée comme l’expression de la volonté générale du peuple et son respect s’impose à tous. De même, la justice est indépendante, responsable et apte à sauvegarder les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, sans être sous ordre. Or, dans la gouvernance Alpha Condé, l’injustice est la règle, la violation de la loi, le principe.

La justice, affaiblie et dépouillée de toute son indépendance à travers l’immixtion de l’exécutif dans son fonctionnement, est utilisée par le dictateur Alpha Condé et ses complices dans la répression des opposants au régime. Des citoyens sont assassinés, sans justice, dans l’exercice de leur droit de manifestation ; des opposants sont injustement arrêtés et détenus, pour la majeure partie sans procès, à la maison centrale de Conakry ; d’autres ont leur siège et bureaux fermés et sont interdits de quitter le territoire sans aucune raison de droit.

Le dictateur Alpha Condé et ses soutiens croient avoir un droit de vie et de mort sur ses opposants et sur toutes autres voix discordantes à son régime en toute impunité.

Des crimes économiques érigés en mode de gouvernance :

Pendant que les Guinéens manquent d’eau, d’électricité, d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires, les prédateurs économiques pourtant épinglés par la presse indépendante ne sont pas inquiétés.

Depuis 2010, les Guinéens souffrent d’une gouvernance économique où la corruption, la gabegie et le détournement des fonds publics sont devenus des pratiques courantes et tolérées. Les marchés de gré à gré, la floraison des sociétés minières sur fond de corruption, la surfacturation des travaux publics sont autant de facteurs qui contribuent à asphyxier l’économie guinéenne et à maintenir plus de 52% la population dans l’extrême pauvreté.

Face à cette situation désastreuse et au risque qui pèse sur la stabilité sociopolitique et économique de notre pays, il est du devoir de tout citoyen de s’engager pour sauver les fondements de notre Pays, la République de Guinée.

Ibrahima DIALLO

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Embaló intransigeant sur la réouverture de la frontière avec la Guinée : « je ne signerai rien »

5 juillet 2021 à 9 09 31 07317

Le président de la Guinée Bissau, Ùmaro Sissoco Embaló, reste intransigeant sur la question de la frontière entre son pays et la République de Guinée. Il a réitéré au président en exercice de la CEDEAO, en visite éclair ce dimanche 4 juillet 2021, à Bissau, qu’il ne signera aucun engagement pour la réouverture de cette frontière, a appris Guineematin.com des médias bissau-guinéens.

En se rendant ce dimanche à Bissau, le président du Ghana, Nana Akoufo-Addo, président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO, espérait pouvoir convaincre son homologue bissau-guinéen à faire comme les présidents sierra-léonais et sénégalais : signer un accord avec la Guinée pour permettre la réouverture de la frontière entre les deux pays.

Mais c’était sans compter sur la fermeté de M. Embaló, qui a réitéré ce qu’il a dit publiquement il y a quelques semaines, à Accra. Il a indiqué que sa position sur cette question est irréversible : Conakry a fermé unilatéralement sa frontière avec Bissau, il n’est pas question de signer un quelconque accord pour sa réouverture.

 « Nous ne sommes pas des pays belligérants, non ! Je ne signerai rien : cette position est irréversible. Je n’ai pas fermé les frontières, alors pourquoi devrais-je signer leur réouverture ? Que ceux qui les ont fermées les rouvrent. La Guinée-Bissau ne fermera jamais ses frontières avec les Républiques sœurs de Guinée et du Sénégal », a déclaré Ùmaro Sissoco Embaló devant les médias, peu après le départ de son homologue ghanéen de Bissau.

Le président bissau-guinéen s’est dit toutefois disposé à dialoguer avec son homologue guinéen, Alpha Condé, avec qui il dit n’avoir pas de problèmes. Une annonce saluée par le président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, à l’issue de cette visite.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Bah Oury sur la fronde à l’Assemblée nationale : « les calculs politiciens pour la succession ont commencé »

1 juillet 2021 à 13 01 25 07257

Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre certains députés de la mouvance présidentielle et le président de l’Assemblée nationale. Les frondeurs accusent Amadou Damaro Camara de gestion opaque et de népotisme dans l’attribution des marchés. Une situation qui ne laisse pas indifférent le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRG).

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021, Bah Oury a analysé ce problème sous deux angles. Le premier, dit-il, c’est le fait que le népotisme soit érigé en système de gouvernance depuis plusieurs années en Guinée.

Bah Oury, président du parti UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée)

« Cette situation à l’hémicycle ne me paraît pas singulière, parce que partout dans les administrations de ce pays et au niveau du sommet de l’Etat, la pratique est la même. Des personnes arrivent au pouvoir non pas pour servir mais pour se servir. Et, ils le font de manière tellement ostentatoire, comme s’ils ont un mépris des autres membres de la société guinéenne. C’est pour autant que la Guinée est considérée parmi les 15 pays les plus pauvres au monde et avec un niveau de corruption extrêmement élevé. C’est la mentalité prédatrice qui prédomine un peu partout.

Il n’y a jamais eu sérieusement de sanctions pour corriger la gouvernance. Cela constitue le véritable problème de la Guinée : les administrateurs, les dirigeants, ont une mentalité fortement teintée de certaines formes de prédation qui font que la Guinée a du mal à se relever. C’est le système qui est malade. Le système a atteint un tel niveau de pourrissement que ce qui se faisait dans le secret auparavant, se fait maintenant à ciel ouvert. Et puis, c’est fait avec tellement de prétention que d’autres refusent de se sacrifier pour faire plaisir aux uns et aux autres », a déclaré l’opposant.

Par ailleurs, le président de l’UDRG estime que cette fronde contre le président de l’Assemblée nationale peut être due à une guerre de positionnement pour la succession du président Alpha Condé. « Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on est dans une période politique très tumultueuse et très trouble. Les calculs politiciens pour la succession, pour le positionnement pour le futur, ont commencé à se faire entendre et à se faire savoir. Les choses bougent, les règlements de comptes sont par-ci et par-là. En fait, c’est comme un  jeu de dames où on vise autre chose et on commence par les premiers pions en première ligne avant d’atteindre le résultat escompté », a dit Bah Oury.  

Depuis le début de cette crise qui secoue la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, aucun des acteurs concernés n’accepte de s’exprimer publiquement sur le sujet. Selon les indiscrétions, le problème est arrivé sur la table du président de la République, qui aurait décidé de s’impliquer dans la recherche d’une solution durable.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Conakry : le prisonnier politique Abdoulaye Bah (ancien maire de Kindia) évacué à l’hôpital Ignace Deen

29 juin 2021 à 17 05 33 06336
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le mois de novembre dernier, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, a été évacué ce mardi, 29 juin 2021, à l’hôpital Ignace Deen. Selon un de ses avocats joint au téléphone cet après-midi par Guineematin.com, ce membre du bureau politique national de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) est très malade.

« Il (Abdoulaye Bah) a été évacué ce main. Il souffre de ballonnement du ventre et des pieds », a confié Me Salifou Béavogui, tout en précisant que son client est jusqu’à présent (17 heures) à Ignace Deen.

A rappeler que monsieur Abdoulaye Bah (ainsi que de nombreux opposants arrêtés au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020) est poursuivi pour son opposition affichée au troisième mandat du président Alpha Condé. Préalablement accusés de fabrication d’armes de guerre, leurs infractions ont été requalifiées en « atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menaces de violences de mort par le biais d’un système informatique, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public, etc. ». Ils ont toujours clamé leur innocence et réclamé leur libération. Mais, huit mois après leurs arrestations, ils sont toujours en détention, sans avoir été jugés…

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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La jeunesse du RPG AEC à Siguiri en colère : « les ministres d’Alpha Condé sont des ennemis du pays »

28 juin 2021 à 10 10 30 06306
Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de jeunesse Siguirikoura 2 et coordination de la cellule de communication du RPG à Siguiri

Certains jeunes du RPG Arc-en-ciel sont très remontés contre les ministres Bouréma Condé et Ismaël Dioubaté. Ils accusent ces derniers de népotisme et de favoritisme dans la nomination des administrateurs territoriaux dans les nouvelles sous-préfectures, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Déception et frustration, ce sont les sentiments qui animent aujourd’hui plusieurs jeunes du RPG Arc-en-ciel à Siguiri. Ils sont en colère contre les choix des sous-préfets et receveurs communaux dans les sous-préfectures et communes rurales créées récemment dans la préfecture. Ces jeunes accusent le général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, et Ismaël Dioubaté, ministre du Budget, de nommer uniquement leurs parents à ces postes. Parmi ces frustrés, figure Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de la jeunesse de Siguirikoura 2 et coordinateur de la cellule de communication du RPG à Siguiri. 

« Les jeunes cadres du parti, intéressés par les postes de sous-préfets et de receveurs communaux, ont fait leur demande, comme cela a été demandé d’ailleurs.  Mais nous avons constaté avec regret que la liste qu’on a déposée n’a pas été prise en compte. Malheureusement, les ministres de l’administration du territoire et de la décentralisation et du budget ont écarté cette liste pour nommer leurs parents. Tous les nouveaux sous-préfets et receveurs communaux sont leurs parents. Aujourd’hui, il faut être un parent du ministre Bouréma Condé ou du ministre Ismaël Dioubaté pour bénéficier d’un poste de sous-préfet ou de receveur communal.

Moi, j’ai fait la prison en défendant ce parti, et j’ai tout perdu. Et aujourd’hui, je n’ai rien. Les ministres d’Alpha Condé sont des ennemis du pays et du parti au pouvoir », a déclaré ce responsable de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel à Siguiri. « On avait un espoir avec ce troisième mandat. Mais avec l’allure où vont les choses, c’est la dissolution du parti qui se profile à l’horizon. Si le président de la République n’est pas informé du comportement de ses ministres, qu’il en soit informé », a dit Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de la jeunesse de Siguirikoura 2 et coordinateur de la cellule de communication du RPG à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Affaire du passeport de Cellou Dalein Diallo : le tribunal de Mafanco se déclare « incompétent » (avocat)

25 juin 2021 à 15 03 49 06496
Cellou Dalein Diallo

C’est un autre coup dur pour l’opposant Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée), dont le passeport est confisqué depuis mars dernier par les autorités guinéennes. Le tribunal de première instance de Mafanco qu’il avait saisi en référé pour statuer sur cette « confiscation illégale et arbitraire » de son document de voyage vient de se déclarer « incompétent » et l’a renvoyé à « mieux se pourvoir ». Cette information a été confirmée au téléphone de Guineematin.com dans l’après-midi de ce vendredi, 25 juin 2021, par Me Salifou Béavogui, un des avocats de l’opposant et principal challenger d’Alpha Condé. Cet avocat au barreau de Guinée accuse les juges de s’abriter derrière « l’incompétence » pour les dossiers de l’UFDG et éviter le courroux du pouvoir en place.

Maître Salifou Béavogui, avocat

« C’est une fuite en avant, c’est la révolte pure et dure dans notre camp. Parce que chaque fois que l’UFDG, son président et ses militants sont brimés dans leurs droits, toutes les actions que nous dirigeons vers les tribunaux sont simplement placées dans le placard par le mécanisme de l’incompétence des juges et des juridictions. Chaque fois qu’il s’agit de l’UFDG, ses militants et sympathisants en tant que plaignant, les juges se déclarent incompétents pour examiner. Une façon d’empêcher l’UFDG et ses militants de défendre leurs droits, une façon de se tirer d’affaire, une façon d’éviter soigneusement les risques qui peuvent surgir à la suite de la reconnaissance des droits de l’UFDG. C’est devenu une habitude ou une jurisprudence », a dénoncé Me Salifou Béavogui.

Pour cet « avocat des causes difficiles », cette attitude du juge des référés du tribunal de Mafanco n’est en rien une surprise. Cependant, Me Salifou Béavogui assure que son client ne fera aucun recours de cette décision. Il promet de « changer de fusil d’épaule » et de poursuivre le combat jusqu’à restitution du passeport de son client et la levée de l’interdiction de voyage qui lui ai imposée sans aucune base légale.

« Tout récemment, le président de l’UFDG a été empêché par deux reprises de voyage. Nous avons pris le courage à deux mains et nous avons saisi le juge des référés du tribunal de Conakry 3 (TPI de Mafanco) qui, très malheureusement, vient de se déclarer incompétent à statuer dans cette affaire, tout en nous renvoyant d’ailleurs à mieux nous pourvoir. Mais, cela est sans surprise ; parce qu’aucune juridiction, malgré la pertinence de nos arguments, ne veut prendre de risque. Donc, la meilleure façon pour eux de se retirer de ces affaires et se mettre à l’abri c’est de se déclarer incompétent… Nous n’entendons pas faire appel ; parce que nous savons déjà que la Cour d’Appel ne fera que confirmer cette décision. Nous allons changer de fusil d’épaule, parce que nous sommes déterminés à aller de l’avant dans cette affaire. Dans les heures qui vont suivre, nous entreprendrons une action. Parce que nous n’allons pas accepter, face à une telle injustice, de croiser les bras. Nous allons continuer à nous battre pour obtenir le passeport et la levée de cette fameuse interdiction verbale qui empêche nos clients d’exercer leur droit constitutionnel d’aller et venir », a indiqué Me Salifou Béavogui.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Découverte de l’or à Gaoual : voici les instructions du président Alpha Condé

24 juin 2021 à 19 07 47 06476
Alpha Condé, président de la République

La récente découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual a été évoquée en Conseil des ministres ce jeudi, 24 juin 2021. Selon le compte-rendu de la rencontre, présenté par le porte-parole du gouvernement, le président de la République a donné les directives à suivre pour aller vers l’exploitation de ces mines d’or. Alpha Condé a demandé notamment au Premier ministre, de mettre en place une commission d’enquête « pour faire toute la lumière » sur la situation réelle qui prévaut sur le terrain.

« Monsieur le Président de la République, a instruit le Premier Ministre, Chef de Gouvernement, de mettre en place et sans délai une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la situation réelle qui prévaut dans la préfecture de Gaoual dans la région administrative de Boké, suite à la découverte récente d’une mine d’or dans la localité de Kounsitel. Le Chef de l’Etat a exigé du Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour parer à tout débordement de la situation et instruit que les populations vivant dans cette nouvelle zone aurifère bénéficient de tous leurs droits, jouissent pleinement de leur liberté et surtout vivent dans la sécurité.

Quant au Ministère des Mines, Monsieur le Président de la République, a instruit que toutes les dispositions soient prises en la matière pour faire des études dans l’immédiat qui détermineront le périmètre d’exploitation, et ainsi procéder aux autorisations nécessaires pour une exploitation par les orpailleurs agréés ou une exploitation industrielle ou les deux à la fois, selon les conclusions des experts. A ce niveau il a insisté sur le fait que les résidents de la localité doivent être mis en priorité », a annoncé le ministre de l’industrie et des PME, Tibou Kamara.

Après la découverte de trois sites miniers à Gaoual : un dans la commune urbaine et deux dans la sous-préfecture de Kounsitel, on a assisté à un déferlement humain dans la préfecture. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, venues de toutes les régions du pays, ont envahi la préfecture, devenue brusquement l’eldorado guinéen. Ce qui a amené le gouvernement à fermer d’abord les mines d’or, le temps de prendre des dispositions pour réglementer leur exploitation.

Cette semaine, des femmes et des jeunes ont manifesté dans la ville pour réclamer la réouverture de ces sites. Le mouvement de protestation, qui a secoué Gaoual pendant deux jours (lundi et mardi), s’est soldé par deux morts et un blessé. Suite à cela, les autorités ont donné un délai de 48 heures aux orpailleurs venus d’ailleurs et qui ne sont toujours pas rentrés chez eux, pour quitter la préfecture.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

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L’opposant Ismaël Condé se confie : « je suis épuisé par la détention »

21 juin 2021 à 19 07 29 06296
Ismaël Condé, premier Vice-Maire de Matam et membre du Bureau Exécutif de l’UFDG

C’est visiblement un appel de détresse que l’opposant Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a lancé ce lundi, 21 juin 2021, après la clôture des débats dans le second dossier de son procès. Un dossier dans lequel le transfuge du parti au pouvoir qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays est poursuivi pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique ».

S’exprimant aux micros des journalistes présents au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry), dont un reporter de Guineematin.com, le jeune opposant a dit être épuisé par sa détention qui dure depuis 9 mois. Lui, qui a déclaré un peu plus tôt avoir regretté les propos qu’il a publiés sur sa page Facebook et qui l’ont conduit en prison, souhaite que cette affaire soit maintenant derrière lui. Il en a profité d’ailleurs pour rappeler encore une fois que le président Alpha Condé qu’il est accusé d’avoir offensé est un homme qu’il a beaucoup aimé et qu’il a longtemps servi.

« Je suis épuisé par le long moment de détention. Vous avez devant vous, un homme fatigué et qui demande la fin de cette histoire, qui a malheureusement tant duré. Dans cette publication, je n’ai rien dit de grave. Je n’ai fait que retranscrire les propos du Chef de l’État que j’ai servi d’ailleurs pendant plus de 20 ans, que mes parents ont servi, que ma chère mère a servi. Un président que j’ai tout abandonné en France : mère, femme, enfants, travail, maison, pour venir servir. Je me retrouve aujourd’hui dans le camp des bannis, parce j’ai aimé ce président, parce que j’ai aimé ce parti que nous avons bâti ensemble.

Je suis fier du combat que le professeur a mené. Je suis fier du combat que le RPG a mené. C’est un appel que je lance à tous les démocrates de rester encore sereins. On ne se bat pas pour un homme, on se bat pour un pays, pour l’instauration de la démocratie. Au sein du RPG, il y a beaucoup de gens qui ont pensé comme moi. J’ai reçu au sein du RPG beaucoup de soutiens de personnes du haut rang qui m’ont apporté leur soutien en disant : vous avez dit tout haut ce que nous avons pensé tout bas. Mais ce n’était pas le but de dire haut ce que tout le monde pense bas. J’ai juste dit mon opinion », a déclaré Ismaël Condé.

A noter que la décision du tribunal dans cette affaire est attendue le 8 juillet 2021. Mais avant cette date, le premier vice maire de Matam doit comparaître de nouveau dans un autre dossier où il est poursuivi avec le maire de cette commune de Conakry (lui aussi membre d’un parti d’opposition) par une PME de ramassage d’ordures. Le responsable de cette entreprise les accuse d’escroquerie, complicité, entrave à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions et d’égalité de service public. Le procès a été ouvert ce lundi 21 juin avant d’être renvoyé à la semaine prochaine.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Me Alsény Aïssata à la présidente du tribunal de Mafanco : « ne soyez pas l’entonnoir de la dictature »

21 juin 2021 à 18 06 53 06536
Maître Alseny Aissata Diallo, avocat

« C’est un innocent qui est devant vous, un démocrate qui s’est opposé au troisième mandat. Avant, il militait pour Alpha Condé. Mais puisque Alpha Condé n’a pas respecté ses engagements, lui, il s’est opposé au tripatouillage de la Constitution. Madame la présidente, ne soyez pas l’entonnoir de la dictature… Ismaël Condé rêve de l’alternance, de la démocratie. Il n’a rien fait de mal. Ismaël Condé n’a fait que reprendre ce que le Pr Alpha Condé disait lorsqu’il était opposant. Aujourd’hui, 99% des Guinéens rêvent de l’alternance. Seuls ceux qui sont en train de s’accaparer de nos richesses, de nos biens, qui ne veulent pas de l’alternance… », a plaidé Me Alsény Aïssata Diallo, l’un des avocats de la défense.

Les débats sont clos dans le second dossier du procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, qui s’est ouvert ce lundi 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry).

Après les réquisitions du procureur, qui a sollicité la condamnation de l’opposant à 7 ans d’emprisonnement ferme et à 100 millions de francs d’amende, la parole est revenue aux avocats de la défense qui ont présenté leurs plaidoiries. Ils ont demandé la libération pure et simple de leur client, coupable selon eux d’aucune infraction, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« C’est un innocent qui est devant vous. C’est un démocrate qui s’est opposé au troisième mandat. Avant, il militait pour Alpha Condé. Mais puisque Alpha Condé n’a pas respecté ses engagements, lui, il s’est opposé au tripatouillage de la Constitution. Madame la présidente, ne soyez pas l’entonnoir de la dictature. Il rêve de l’alternance, de la démocratie. Il n’a rien fait de mal. Ismaël Condé n’a fait que reprendre ce que le Pr Alpha Condé disait lorsqu’il était opposant. Aujourd’hui, 99% des Guinéens rêvent de l’alternance. Seuls ceux qui sont en train de s’accaparer de nos richesses, de nos biens, qui ne veulent pas de l’alternance (…) Je vous demande de le renvoyer des fins de la poursuite, car c’est un innocent qui est devant vous », a plaidé Me Alsény Aïssata Diallo, l’un des avocats de la défense.

Ismaël Condé, transfuge du parti au pouvoir qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays, est poursuivi dans cette affaire pour des faits offense sur la personne du président de la République, production, diffusion et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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