Interdit de s’opposer à un 3ème mandat en Guinée : Foniké Mengué arrêté !

16 juillet 2019 à 14 02 05 07057
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué

« La police guinéenne vient d’arrêter Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, à Gbessia. Il a été arrêté avec nos trois prestataires. Et, ils ont été conduits à la Direction de la police judiciaire », a annoncé à Guineematin.com un responsable du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), en début d’après-midi de ce mardi, 16 juillet 2019.

Selon Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC, son camarade de lutte pour la défense de la Constitution a été interpellé à Gbessia, dans la commune de Matoto. « Il était allé chez l’imprimeur pour récupérer des t-shirts », a précisé le défenseur de la Constitution.

Déjà, des rumeurs circulaient depuis un moment sur des menaces contre certains responsables et militants du FNDC.

A un an et quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour s’éterniser au pouvoir comme Sékou Touré et Lansana Conté, tous les deux morts au pouvoir. Mais, de nombreux guinéens se mobilisent actuellement contre cette volonté du président Condé avec tous les risques…

Combien de temps et pour quels motifs juridiques priveront-ils Oumar Sylla « Foniké Mengué » de liberté ?

A suivre !

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Minerai de fer de Simandou : l’appel d’offres lancé par le Chef de l’Etat

13 juillet 2019 à 21 09 53 07537

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce samedi, 13 juillet 2019, sur les ondes des médias d’Etat, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a lancé la procédure d’appel d’offres relative à l’attribution de droit minier sur le gisement de minerai de fer situé sur les blocs un et deux de Simandou.

Indiquant que ce décret est signé suite à une proposition du ministre des Mines et de la Géologie, le décret précise que cet appel d’offres permet d’appliquer l’arrêté numéro A 2019 42 68 Ministère des Mines et de la Géologie/SGG du 27 juin 2019.

Cet acte du pouvoir central précise que ce gisement de fer dont l’appel d’offres vient d’être lancé couvre une superficie de 369 kilomètres carrés et est situé dans la préfecture de Kérouané.

Enfin, le décret indique que la procédure se déroulera suivant les modalités prescrites par le cahier spécial des charges élaboré à cet effet.

A vos offres ! Partez !

Décret suivi et décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Nagnalen Barry : « j’ai voté pour Alpha Condé en 2010 et 2015 ; mais, il faut qu’il parte en 2020 »

10 juillet 2019 à 22 10 49 07497
Mamoudou Nagnalen Barry, consultant international basé à Washington, membre du FNDC

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, Mamoudou Nagnalen Barry, consultant international basé à Washington (Etats-Unis) et membre du FNDC, s’est prononcé sur le débat en cours autour du controversé projet de nouvelle constitution, dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Cet ancien partisan du chef de l’Etat guinéen a expliqué pourquoi il est impératif que le président Condé quitte le pouvoir en 2020, et évoqué le combat que le Front National pour la Défense de la Constitution est en train de faire dans ce sens.

Décryptage !

Guineeamtin.com : samedi dernier, les députés du RPG Arc-en-ciel ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution, dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ; le lendemain dimanche, la jeunesse du parti en a fait de même. Avant eux, le président Alpha Condé avait déjà dit qu’il a pris acte de la proposition du gouvernement de proposer une nouvelle constitution au peuple. Tout semble donc bien parti d’organiser un référendum constitutionnel. En tant que membre du FNDC, comment percevez-vous toute cette situation ?

Mamoudou Nagnalen Barry : je pense que tout semble mal parti pour organiser un référendum. Rien ne semble bien parti. Parce que tous les trois groupes que vous avez cités n’ont ni la légitimité, ni les capacités d’engager la Guinée sur un projet égoïste, sur un projet qui ne va pas aboutir. Vous parlez de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, je vais aller un à un. La jeunesse du RPG, de quelle jeunesse il s’agit ? Est-ce que c’est d’abord la vraie jeunesse du RPG ? Est-ce que ce ne sont pas les petits manipulés par les ministres avec l’argent public pour venir parler ? Parce que ces ministres veulent garder leurs privilèges, leurs petits intérêts.

Pour moi, c’est incompréhensible que des jeunes de 30 à 40 ans viennent demander qu’un vieillard de 82 ans continue à gérer un pays à plus de 60% jeune. Ça n’a pas de sens, ça n’a aucune logique. C’est la première chose. La deuxième chose, c’est des députés dont le mandat est expiré, donc qui n’ont plus aucune légitimité parce qu’on leur a donné un mandat limité dans le temps. Des personnes dont le mandat est expiré, mais qui aussi touchent de l’argent à la fin du mois, veulent garder leurs postes. Est-ce que qu’un employé dont le contrat a expiré va venir demander à son patron de mettre fin à son contrat ? Non ! Les gens veulent rester au pouvoir, ils veulent continuer à manger. Donc, ils n’ont aucune légitimité. Ils ne peuvent pas parler au nom du peuple de Guinée. Ça fait la deuxième chose.

La troisième chose, c’est encore plus marrant quand c’est les ministres qui n’ont eu aucun mandat de personne depuis toujours. Au moins les députés ont eu des mandats par moments. Surtout quand c’est des députés issus des listes uninominales, on peut penser qu’ils ont un certain mandat. Mais les ministres là, personne n’a un minimum de légitimité, n’a jamais eu un minimum de légitimité. Le seul qui avait peu de légitimité a été monsieur Kassory (le premier ministre) parce qu’il a avait eu un score de 0,0 quelque chose pour cent lors des élections de 2010. Mais ça c’était en 2009-2010, cette légitimité est partie. Elle était déjà très faible pour ne pas dire inexistante. Aucune de ces parties, aucun de ces groupes n’a donc le droit d’engager la Guinée dans une situation illégale.

Dans la lettre qui a été déposée par les jeunes du RPG, nulle part on ne parle d’un troisième mandat pour monsieur Alpha Condé. Ils ont mis en avant des arguments incohérents, parlant d’incohérences dans la constitution, de multiplicité des institutions ainsi de suite. Ils n’ont jamais parlé de troisième mandat. D’abord, si c’était une jeunesse responsable, elle doit dire clairement ce qu’elle veut parce que nous savons tous ce qu’ils veulent. Ils veulent qu’Alpha Condé reste au pouvoir au-delà de 2020 pour qu’ils continuent à utiliser nos ressources à des fins personnelles. La première chose que je demande à ces jeunes, c’est d’être responsables, d’assumer leur choix, de dire clairement qu’au-delà de 2020 ils veulent garder monsieur Alpha Condé au pouvoir.

Guineematin.com : sauf que pour l’instant, on n’a pas vu quelque chose qui pourrait dissuader le pouvoir à aller dans le sens de l’organisation d’un référendum constitutionnel. Au niveau du FNDC, à part les déclarations, la publication de listes des promoteurs d’un troisième mandat, on ne voit aucune action d’envergure qui barrer la route à ce projet.

Mamoudou Nagnalen Barry : je pense que les gens doivent avoir les yeux plus ouverts sur ce que le FNDC fait. Il faut savoir que si jusqu’à présent monsieur Alpha Condé a peur de se prononcer, c’est à cause des premiers actes posés par le FNDC. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé à N’zérékoré, il ne faut pas oublier la marche organisée en Belgique, il ne faut pas oublier ce qui s’est passé à Kindia qui a même conduit à l’arrestation de plusieurs personnes. Le FNDC est sur le terrain, il est en train de mettre en place des antennes partout en Guinée et à l’étranger. Le FNDC est là il est déjà très actif. Moi aujourd’hui, le temps que je suis en train de faire sur cette antenne, c’est une activité du FNDC pour appeler des gens à plus de mobilisation. Donc, nous sommes déjà là. Le F NDC est déjà très actif. C’est ce qui fait peur à monsieur Alpha Condé.

Pour le moment, on est phase de dissuasion. On est en train de dire à monsieur Alpha Condé de ne pas engager ça. Quand il va aller au-delà de nos mises en garde, on va lui montrer encore des choses plus solides par des actions plus fortes. Mais pour le moment, il faut le reconnaitre, on est très actif. On écrit, on contacte les amis de la Guinée, on contacte les institutions internationales pour leur dire de parler à monsieur Alpha Condé pour lui dire que ce qu’il veut commencer, un, ça ne réussira pas, ça ne marchera pas. Parce que le peuple ne lui laissera pas faire ça. Et deux, ce n’est pas bon pour lui Alpha Condé. Ce dont il a besoin aujourd’hui, c’est d’aller très paisiblement à la retraite. Il a 82 ans. Il restera en Guinée en tant qu’ancien président. Il aura tous les honneurs d’un ancien président, il va avoir tous les avantages d’un ancien président, et participer ainsi à la construction de la démocratie en Guinée.

Guineematin.com : vous avez parlé notamment des amis de la Guinée et des institutions internationales à qui vous parlez, mais jusque-là, tous ces gens sont quasiment muets sur le sujet. Pensez-vous qu’ils sont réticents, qu’ils ne veulent pas se prononcer là-dessus ?

Mamoudou Nagnalen Barry : bon, je pense que beaucoup de gens se sont déjà prononcés. Vous avez vu le débat jusqu’à l’Assemblée nationale française sur la Guinée, le ministre de la défense et des affaires étrangères françaises a été clair, qu’il suit l’esprit de la CEDEAO. Le président en exercice de la CEDEAO a été clair, il est contre tout changement de constitution. Donc les gens se prononcent. Quand le FNDC a écrit à la Cour Pénale Internationale, il y a eu un courrier réponse. Donc, les gens répondent au FNDC et à l’interne et à l’externe. Le grand imam de Conakry a été vu, l’archevêque a été vu, les gens répondent. C’est pour tout cela que monsieur Alpha Condé est encore dans le doute.

Il faut savoir que ce n’est pas dans le camp du FNDC que se trouve la panique. La panique se situe au niveau de monsieur Alpha Condé parce qu’il sait que le peuple ne soutient pas ce qu’il veut faire. Ils ont sorti de l’argent, ils ont intimidé, ils font tout ce qu’ils peuvent faire. Mais sincèrement, quand on est du bon côté de l’histoire. Quand on soutient la vérité, quand on soutient le bas peuple, on n’a pas besoin d’avoir peur. La panique, c’est au niveau de monsieur Alpha Condé. Vous sentez que ce que je dis, c’est avec assurance, parce que je sais que je suis du côté de la vérité. Donc on n’a pas peur, nous sommes sereins.

Il faut savoir que la grande coordination du FNDC : monsieur Sanoh, monsieur Koundouno, monsieur Ibrahima, etc. dans nos différentes antennes, on est sereins et nous agissons. Ils ont fait des arrestations de façon arbitraire, la justice a tranché en faveur de la vérité. Nous savons que notre pays est en train d’épouser de nouvelles mentalités à tous les niveaux du peuple. Au niveau des politiques, au niveau de l’armée, au niveau des hommes d’affaires, au niveau des académiciens. La Guinée veut aller dans un nouvel élan. La jeunesse est consciente, la jeunesse s’engage de plus et d’ailleurs, on invite plus de jeunes à s’engager. Parce que ce qui se passera en 2020, va déterminer ce qui sera l’avenir de la Guinée en 2030 en 2050.

Guineematin.com : est-ce que vous craignez pour la Guinée en 2020 ?

Mamoudou Nagnalen Barry : j’ai plutôt de l’espoir. Si monsieur Alpha Condé a attendu jusqu’à présent sans rien dire, je pense qu’il va revenir à de meilleurs sentiments. Je pense qu’il va privilégier les valeurs qui ont animé son combat pour 40 ans. Je pense qu’il va penser à l’avenir de la Guinée, il ne va pas penser à ces petites personnes qui ne regardent que leurs intérêts, qui le poussent à aller vers un chemin obscur, sur un chemin hyper risqué pour lui-même et pour la Guinée. Je pense qu’en 2020, on va encore élire un guinéen différent de monsieur Alpha Condé à la tête de la Guinée. Ce nouveau guinéen peut être d’un parti de l’opposition, d’un autre parti qu’on ne connait pas encore, il peut être de la mouvance, peu importe. Ce que nous voulons, c’est qu’en 2020, monsieur Alpha Condé ne soit pas le président de la Guinée.

Guineematin.com : pour vous, ce de projet de nouvelle constitution ou de troisième mandat, c’est une initiative d’Alpha Condé ou ce sont ses proches qui le poussent à aller dans ce sens ?

Mamoudou Nagnalen Barry, consultant international basé à Washington (Etats-Unis) et membre du FNDC
Mamoudou Nagnalen Barry

Mamoudou Nagnalen Barry : à ce stade, je ne dirai plus que ce sont ses proches. Au début, j’aurais dit que c’est eux. Mais à ce stade, si monsieur Alpha Condé reste encore dans son mutisme habituel, il ne dit rein, je pense que c’est son projet. Mais je pense qu’il est sage, il a beaucoup d’expérience. L’âge quand même, ça vient avec l’expérience. Lorsqu’il va comprendre que cette idée, elle n’est pas bonne, je pense qu’il va l’arrêter et je pense qu’il doit l’arrêter. Parce que ce n’est pas bon pour lui. Il a besoin d’entrer dans l’histoire. On entend certains dire que monsieur Alpha Condé a besoin d’un peu de temps pour finir ses projets.

Si monsieur Alpha Condé fait le plus grand barrage de la Guinée, qu’il soit sûr qu’après lui, on fera des barrages encore plus grands. S’il fait les plus grandes routes pour la Guinée, qu’il soit rassuré qu’après lui, on fera encore des routes plus grandes. La seule chose que monsieur Alpha Condé peut laisser comme héritage pour la Guinée que personne ne peut affecter, qu’il le sache, c’est l’alternance démocratique. S’il part librement du pouvoir, personne ne pourra faire mieux que lui après, et ça sera le plus grand héritage qu’il laissera à la Guinée.

Guineematin.com : dans la déclaration lue par M’Bany Sangaré, le secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, on accuse le FNDC d’être une section de l’UFDG. Que répondez-vous ?

Mamoudou Nagnalen Barry : monsieur M’Bany Sangaré ne me dira pas que je suis une section de l’UFDG. Il y a beaucoup de ministres dans le gouvernement qui me connaissent très bien, ils savent que je ne suis pas une section de l’UFDG. Tous les membres du FNDC sont connus : ceux qui sont de l’UFDG, ils le disent de façon officielle. Mais, il ne faut pas que leur panique devant l’UFDG les fasse voir l’UFDG dans tout ce qui se passe en Guinée. Le FNDC, c’est la société civile, les partis politiques d’opposition, des syndicats, des artistes, des personnes anonymes…

Moi, je suis de la société civile, je ne suis d’aucun parti politique, même si j’ai milité pour le RPG dans le passé. J’ai voté pour monsieur Alpha Condé en 2010 et même en 2015. J’ai estimé qu’il était sur une bonne lancée et que lancée a été un peu entamée par Ebola ainsi de suite. Il y avait une seconde chance qu’il fallait lui donner. Donc, qu’ils arrêtent ça. S’ils ont peur de l’UFDG, qu’ils le disent, mais ça (le FNDC), ce n’est pas l’UFDG. Ce sont les forces vives de la nation guinéenne. Quand même tu ne peux pas confondre aussi l’UFR à l’UFDG. Tous les grands partis politiques de l’opposition guinéenne ont signé la convention de création du FNDC. Ils ne peuvent pas dire que ces gens sont de l’UFDG. Ça n’a aucun sens. C’est simplement une tentative de diversion, mais on ne cèdera pas à ça. Nous restons concentrés d’ici 2020. Il faut que monsieur Alpha Condé quitte le pouvoir en 2020.

Guineematin.com : vous venez de révéler que vous avez voté pour le président Alpha Condé en 2010 et en 2015. Mais aujourd’hui, vous êtes engagés dans un combat contre un troisième mandat pour lui. Est-ce qu’il n’a finalement pas répondu à vos attentes en termes de bilan ?

Mamoudou Nagnalen Barry : je n’ai pas envie d’entrer dans le procès de son bilan. La seule chose qui importe aujourd’hui en Guinée, est que monsieur Alpha Condé quitte le pouvoir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous pousse à vous engager dans ce combat contre un troisième mandat ?

Mamoudou Nagnalen Barry : c’est parce que si monsieur Alpha condé reste au pouvoir au-delà de 2020, c’est la mort assurée de la démocratie en Guinée. Il va rester pouvoir à vie, celui qui viendra après lui va vouloir rester au pouvoir à vie, celui qui viendra après cette personne aussi va vouloir rester au pouvoir à vie. La Guinée va s’engager dans un système démocratique sans concurrence ou une personne vient s’accrocher au pouvoir. S’il change la constitution pour des raisons, je n’ai pas d’autres mots, farfelues, qu’il met en avant, une autre personne qui viendra après monsieur Alpha Condé pour dire qu’il y a une virgule qui n’a pas été bien mise, il faut changer la constitution pour bien mettre la virgule. La personne qui viendra après va dire que y a un point là-bas, on va le remplacer par un point d’exclamation.

On va rentrer dans un désordre permanant, on va créer un antécédent, un précédent qui va être là sur la tête comme une épée de Damoclès, prête à tomber sur nous. On n’attendra pas ça pour monsieur Alpha Condé, il n’y a aucun argument qui vaut un référendum en Guinée si ce n’est pas la volonté de maintenir monsieur Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020. Et je le dis à très haute voix, si le RPG estime qu’il n’y a personne au sein du RPG qui peut remplacer monsieur Alpha Condé comme candidat en 2020, nous leur disons qu’on a des milliers de guinéens capables de remplacer un vieillard de 82 ans en 2020.

Guineematin.com : il y a certainement des gens qui ont voté, comme vous, pour Alpha Condé en 2010 et en 2015 qui vous suivent actuellement en direct sur notre paye Facebook, mais aussi d’autres qui ont voté contre lui. Qu’avez-vous à leur dire aujourd’hui ?

Mamoudou Nagnalen Barry : ceux qui ont voté pour monsieur Alpha Condé, je leur dis qu’ils n’ont pas à le regretter parce que monsieur Alpha Condé était le bon choix sur papier. En 2010, c’était quelqu’un qui ne s’était pas associé à la mauvaise gestion de Lansana Conté, c’est quelqu’un qui avait été constant. Il y avait des bonnes raisons de voter pour lui en 2010. Ils n’ont pas à le regretter donc. Mais, il faut dire à ces mêmes personnes qu’aujourd’hui, il est temps de dire à monsieur Alpha Condé que ce n’est pas bon pour lui, ce n’est pas un honneur pour nous qui avons voté pour lui. Donc, qu’il arrête ça. On n’a rien de personnel contre lui, il a fait ce qu’il pouvait, c’est simplement le temps de partir dans l’honneur, dans la dignité. Il faut qu’il parte !

Ceux qui n’ont pas voté pour lui, qui avaient leurs raisons de ne pas le faire, c’est le jeu démocratique, je leur dis de ne pas s’engager dans une radicalisation totale contre monsieur Alpha Condé. La seule chose qu’on veut, c’est son départ du pouvoir en 2020. Que les sbires autour de lui arrêtent de donner l’impression que si on n’a pas monsieur Alpha Condé, on va se retrouver dans une situation infernale. Non ! La Guinée va continuer à vivre comme toujours. Avant que monsieur Alpha Condé ne soit né, la Guinée vivait ; quand il était enfant, la Guinée vivait ; avant qu’il ne soit président, la Guinée vivait ; après lui bien sûr que oui, la Guinée va continuer à vivre. Et d’ailleurs, la Guinée va mieux vivre, je l’espère, après monsieur Alpha Condé.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Décharge de Dar-es-Salam : que va devenir le domaine récupéré ?

9 juillet 2019 à 14 02 50 07507

Après le déguerpissement des riverains de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, les espaces vides commencent à recevoir des tas d’immondices. En lieu et place des maisons détruites par les bulldozers du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, d’importantes quantités d’ordures sont entrain d’être déversées sur les lieux. Une situation qui agace les anciens occupants qui n’ont toujours pas été dédommagés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que les victimes disent n’avoir toujours pas commencé à percevoir les fonds promis par l’État pour les dédommager, des ordures commencent à être déversées sur la zone, récemment récupérée par le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire.

Dans la journée d’hier lundi, 08 juillet 2019, aux environs de 16 heures, près d’une dizaine de camions poubelles, de camions bennes et plusieurs autres tricycles, remplis d’ordures étaient visibles au tour de la décharge. D’autres camions avaient déjà vidé leur contenu. Une machine en action, entourée de gendarmes et de citoyens en colère, arrachait des arbres ça et là, sous l’œil des anciens occupants des lieux.

Cette situation inquiète davantage les victimes de ce récent déguerpissement. C’est le cas d’Abdoulaye Conté qui dénonce que des ordures soient versées là alors que plusieurs familles n’ont toujours pas été dédommagées. « Cette situation nous inquiète beaucoup. C’est ce matin qu’on a vu des camions remplis d’ordures se diriger vers nous ici, dans nos baraques. Entretemps, on vu aussi deux pickups de gendarmes avec une voiture VA. Nous avons vu le chef de quartier. Ensuite, on est venu leur demander pourquoi ils sont venus ici. Ils nous on dit qu’ils sont venus pour déverser les ordures. Nous leur avons demandé s’ils peuvent venir déverser les ordures alors qu’on n’a pas fini de récupérer notre argent. Parce qu’il y a beaucoup de familles qui n’ont pas reçu leurs fonds d’abord. Elles sont une quarantaine de familles. Les payeurs qui sont au niveau du gouvernorat refusent encore de payer. Ça fait aujourd’hui un mois qu’ils sont entrain de nous fatiguer. Tous les hangars que vous voyez ici appartiennent à des familles qui n’ont nulle part où aller. Donc, s’ils commencent à verser les ordures ici alors qu’on n’a pas fini de payer les familles… »

Plus loin, Abdoulaye Keita dit n’avoir pas compris pourquoi le président Alpha Condé les a chassés des lieux, contrairement aux régimes précédents. « Pourquoi le président Alpha Condé nous a déguerpis ? On n’est pas sur une zone réservée, ni rien. Nos parents sont là depuis les années 60. Les régimes qui se sont succédé nous ont laissés ici. Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara et Sékouba Konaté nous ont laissés ici. Pourquoi Alpha Condé nous a déguerpis ? »

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 622919225 / 666919225

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Constitution octroyée, le FNDC section de l’UFDG : les arguments de M’Bany Sangaré pour une nouvelle constitution

8 juillet 2019 à 9 09 50 07507

Après les responsables du RPG Arc-en-ciel, notamment ses députés, c’est au tour de la jeunesse du parti au pouvoir d’apporter aussi son soutien au controversé projet de nouvelle constitution, visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Les jeunes de la formation politique se sont fait entendre à travers une déclaration rendue publique hier, dimanche 07 juillet 2019. C’était à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire organisée au siège du parti, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est M’Bany Sangaré, Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC) et secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, qui a lu cette déclaration. Elle a rappelé tout d’abord que la Guinée « totalise, depuis son accession à l’indépendance, quatre constitutions respectivement établies le 10 novembre 1958, le 14 mai 1982, le 23 décembre 1990 et le 07 mai 2010. Je me pose la question de savoir : ces constitutions sont-elles tombées du ciel ?

M’Bany Sangaré, Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC) et secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel
M’Bany Sangaré, Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC) et secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel

Mesdames et messieurs, toutes ces quatre (04) constitutions ont permis, malgré des différences liées à l’opportunité de tel ou tel élément de l’objet constitutionnel, à notre pays de se doter d’institutions et de fonctionner. Si les trois premières constitutions n’ont pas fait l’objet de critiques par rapport à leur mode d’adoption dont dépend essentiellement leur légitimité, tel n’est le cas de la constitution de mai 2010. Faut-il le rappeler que le mode d’adoption de celle-ci a fait, avant et après son élaboration, l’objet de vives critiques de la part de la part de la totalité des guinéens », a-t-il rappelé.

En plus du fait qu’elle n’a pas été adoptée par référendum comme cela se devait, M’Bany Sangaré estime que l’actuelle loi fondamentale de la Guinée est une « une constitution octroyée, pour reprendre les termes du professeur Pierre Pactet. En plus de cette limite congénitale, plusieurs faiblesses, justifiant l’établissement d’une nouvelle constitution sont à distinguer, notamment dans l’incohérence dans la répartition des pouvoirs entre le président de la République et le Premier ministre, le déséquilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif, la fragmentation excessive du pouvoir de désignation des membres de la cour constitutionnelle, la prolifération des institutions, la discrimination à l’égard des jeunes et des femmes », a-t-il cité.

Le secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel poursuit son argumentaire en rappelant que le président de la République a le plein droit de soumettre une nouvelle constitution à son peuple. « Le fondement duquel la constitution de 2010 a été établie, offre au président de la République le droit d’initiative au référendum constitutionnel. Les arguments soulevés et défendus par une section de l’UFDG appelée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont des arguments, pour reprendre les termes du professeur Martin Loada, antidémocratiques, inopportuns et superfétatoires.

C’est pourquoi, la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, au regard de tout ce qui précède, par ma voix, invite l’ensemble des guinéens, dans le respect, la courtoisie, le bon sens, les règles de jeu démocratique, à soutenir massivement le président de la République dans sa ferme volonté de doter la Guinée, notre pays, d’une nouvelle constitution, totalement débarrassée de la totalité des tares de l’actuelle constitution », a lancé M’Bany Sangaré.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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3ème mandat pour Alpha Condé ? « Le jour où son mandat va finir, il va partir », tranche Saïkou Yaya

6 juillet 2019 à 19 07 19 07197

L’Union des Forces Républicaines (UFR) ne manque aucune occasion pour tirer au bazooka sur le régime du président Alpha Condé. La gouvernance de notre pays, ces neuf (9) dernières, a été clouée au pilori par Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, dans un discours caustique tenu ce samedi, 06 juillet 2019, à l’assemblée générale du parti républicain, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis que Sidya Touré, président de l’UFR, a démissionné de son poste de Haut Représentant du chef de l’Etat, les discours au vitriol sont allés crescendo. Alors que Fodé Baldé, de la communication digitale de l’UFR est attendu au tribunal pour diffamation par voir de presse contre le chef de l’Etat, Saïkou Yaya Barry vient au secours du prévenu. Les écrits de Fodé Baldé, relatifs à la présidence en exercice de la CEDEAO qu’Alpha Condé n’a pu obtenir, ont trouvé un écho favorable chez Saïkou Yaya Barry.

Selon lui, « si Alpha Condé était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait mourir de faim. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait être sa proie. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique qui allait être un pays de malades où il n’y a pas d’hôpitaux. Alors Alpha Condé, je le dis, si tu étais devenu président de la CEDEAO, la démocratie allait mourir en Afrique de l’ouest ».

Par ailleurs, Saïkou Yaya Barry a eu à tirer à boulets rouges sur les neuf ans de gestion de l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah. « Il faut reconnaitre qu’Alpha Condé a fait reculer tout le combat que nous avons mené pendant ces deux décennies en République de Guinée. On ne savait pas que c’est un dictateur qu’on allait envoyer sur nous. Quelqu’un qui disait qu’il est pour la démocratie et pour l’alternance juste avant son arrivée.

Depuis qu’il est arrivé, il a embrigadé toutes les institutions du pays. Il a affaibli toutes les structures sociales du pays… Qu’est-ce qu’il a fait ? C’est de nous refuser d’avoir de l’eau. Il nous refuse d’avoir des routes. Regardez les ruelles de Kaloum, au bord de la présidence. Ils sont incapables de fermer les trous. C’est pas parce qu’il n’y a pas d’argent ? Il y a de l’argent », lance-t-il.

Selon l’ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, tout ceci est sciemment fait par les tenants du pouvoir. « Mais, ils veulent nous affamer. Par ce qu’on dit que quand tu es affamé, tu n’as pas de dignité. Quand l’homme est affamé, il est quémandeur ; l’homme qui a faim n’est pas libre. Il veut nous affamer et après, donner des miettes.

C’est ces miettes qu’ils commencent à faire sortir pour son projet satanique de changement de Constitution, en donnant 5 millions à certains, 2 millions à d’autres, 50 million à certains. On a appris même qu’il a voulu donner des centaines de milliers de dollars à des sages », accuse Saïkou Yaya Barry.

Mais, le président de la séance soutient que les guinéens ne sont pas dupes. « Ça ne marchera pas. Les guinéens sont dignes. Les guinéens se lèveront comme un seul homme. Le jour où son mandat va finir, il va partir. Ses intimidations, c’est zéro. Ce qu’il a dit, on peut dire pire que ça. Je demande aux guinéens de réfléchir très bien. N’acceptons pas que la dictature continue dans ce pays. On a trop subi, mais que ça s’arrête là ».

Pour finir, le président de séance a déploré l’absence de plusieurs hauts cadres des institutions nationales lors de la cérémonie de clôture de la session parlementaire à l’assemblée nationale, tenue hier vendredi. Une situation qu’il qualifie de terrible.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Guinée : les députés du RPG-AEC appellent Alpha Condé à organiser le référendum constitutionnel

6 juillet 2019 à 17 05 42 07427

Les députés du RPG Arc-en-ciel annoncent leur adhésion au projet de révision constitutionnelle. Ils l’ont fait savoir ce samedi, 06 juillet 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti. La rencontre a été présidée par l’honorable Abdourahmane Sinkoun Camara en présence de nombreux cadres et militants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette prise de position des députés de la majorité présidentielle n’est point une surprise pour un projet de révision constitutionnelle qui divise les guinéens. A travers un communiqué lu à l’occasion de cette rencontre politique, les députés de la mouvance présidentielle ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution. C’est Aly Kaba qui a fait la lecture du communiqué.

« Nous, députés de la majorité présidentielle, signataires de cette déclaration, en notre qualité de représentants légitimes du peuple de Guinée, convaincus de la nécessité impérieuse de doter notre pays d’une constitution qui soit l’émanation du peuple souverain, même si celui-ci a organisé le fonctionnement de nos institutions, demandons au président de la République de bien vouloir soumettre à son peuple une nouvelle constitution par voix référendaire », a déclaré l’honorable Aly Kaba.

Après cette annonce, c’est le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, qui a pris la parole pour parler du Syli national qui joue demain dimanche contre l’Algérie en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. « Concernant l’équipe nationale, sincèrement, nous tenons à remercier le peuple de Guinée qui s’est mobilisé comme un seul homme, depuis la phase de qualification jusqu’au jour du dernier match. Le président Alpha Condé a fait ce qui n’a jamais été fait depuis que la Guinée a commencé à se rendre sur le plan international dans le domaine du football.

Si vous avez constaté, nous avons déplacé un vol spécial de Conakry à Marrakech, de Marrakech à Alexandrie pour la compétition. Nous avons déplacé un vol spécial pour le reste de la délégation guinéenne de Conakry en Égypte. Et ça, c’est fait par le président Alpha Condé, pas par la Fédération Guinéenne de Football. Et les jeunes sont arrivés en Égypte pas par moins de 40 mille dollars par membre de délégation, pas par moins de 40 mille dollars par personne.

Et au deuxième match, après le match, chaque joueur a eu 20 mille dollars. Ces 20 mille dollars, si vous calculez aujourd’hui, le coût, ça fait 190 millions de francs guinéens. Et demain, le match contre l’Algérie, si l’équipe gagne, chacun aura 30 mille dollars. Ça veut dire que du côté du chef de l’État, les conditions sont réunies », a fait savoir Bantama Sow.

Pour finir, Sanoussy Bantama Sow demande le soutien de tout le peuple pour que la Guinée puisse s’imposer face à l’Algérie, l’un des grands favoris de ce tournoi. « Demain, nous demandons une fois encore au peuple de Guinée, de se mobiliser parce que nous allons gagner contre l’Algérie et se qualifier pour les quarts de finale », prophétise le ministre des Sports.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Décret : plusieurs hauts cadres nommés au ministère de l’Economie et des Finances

6 juillet 2019 à 10 10 58 07587

Dans un décret lu hier soir, vendredi 05 juillet 2019, sur les antennes de la télévision nationale, le président de la République, Alpha Condé, a nommé plusieurs hauts cadres au ministère de l’Economie et des Finances.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste des personnalités nommées.

1- Secrétaire générale : madame Bountouraby Yattara, précédemment directrice nationale du patrimoine de l’Etat et des investissements privés

2- Chef de cabinet : Mamady Kaba, précédemment conseiller principal

3- Conseiller principal : monsieur Joachim Lamah, précédemment secrétaire général

4- Conseiller juridique : monsieur Moussa Cissé, confirmé

5- Conseiller chargé des finances publiques : monsieur Mamadou Gando Bah

6- Conseiller chargé des questions économiques monétaires : monsieur Bakary Sylla, précédemment chef de cabinet

7- Conseiller chargé des relations avec les partenaires au développement : monsieur Lancinet Condé, précédemment directeur général des études économiques et de la prévision

8- Conseiller chargé des investissements publics : monsieur Mamadou Doumbouya, confirmé

9- Conseiller chargé de mission : madame Aïssatou Soumah, juriste en service au ministère de l’Economie et des Finances

10- Directeur national des études économiques et de la prévision, monsieur Alhassane Diallo, économiste statisticien en service à l’agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest

11- Directeur national adjoint des études économiques et de la prévision : monsieur Abdoulaye Ibrahima Diallo en service au ministère du plan et du développement économique

12- Directrice nationale de la dette et de l’aide publique au développement : monsieur Sékou Kandè, économiste, analyste financier, précédemment en service à l’inspection générale d’Etat

13- Directeur national du trésor et de la comptabilité publique : Dr Mamady Diané, confirmé

14- Directrice nationale adjointe du trésor et de la comptabilité : madame Sibili Pivi, confirmée

15- Directeur national du patrimoine de l’Etat et des investissements privés : monsieur Ibrahima Kalil Sidibé, précédemment chef de division à la direction nationale du patrimoine de l’Etat et des investissements publics

16- Directeur national adjoint du patrimoine de l’Etat et des investissements privés : monsieur Ibrahima Mamady Touré, confirmé

17- Directrice nationale du contrôle des marchés publics : madame Touré Fatoumata Bangoura, précédemment directrice nationale du contrôle des marchés publics

18- Directeur national adjoint du contrôle des marchés publics : monsieur Namory Camara, précédemment directeur adjoint des marchés publics

19- Directeur national du contrôle financier : madame Delphine Doré, confirmé

20- Inspecteur général des Finances : monsieur Lamine Sanoh, confirmé

21- Inspecteur général adjoint des Finances : monsieur Mamadou Baldé, confirmé

Décryptage: Ibarhima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Nouvelle Constitution : voici la Déclaration de la Coordination Régionale de la CONASOC de Mamou

5 juillet 2019 à 18 06 22 07227

La coordination Régionale de la Coalition nationale des organisations de la société civile (CONASOC) de Mamou, après concertation avec les coordinations préfectorales élargies aux associations, a tenu une réunion extraordinaire ce samedi le 15 juin 2019 à Dalaba.

L’ordre du jour portait sur un seul point, à savoir la position de notre organisation Régionale relative au débat sur la nouvelle constitution.
Après avoir ressorti les insuffisances et les faiblesses de la constitution actuelle, dont entre autres :

La non adoption par référendum de la constitution actuelle ;

La désignation des deux tiers des députés à l’Assemblée Nationale par les leaders des partis politiques ;

La non prise en compte de la candidature indépendante aux élections nationales.

Compte tenu de toutes ces considérations, notre organisation pense que cette constitution ne répond plus aux aspirations de nos citoyens qui ne demandent qu’à être associés au débat sur la constitution de notre pays.
Vu tout ce qui précède, la coordination Régionale de la CONASOC de Mamou déclare solennellement devant l’ensemble des acteurs de la société civile, des citoyennes et citoyens de Mamou, son soutien au projet d’une nouvelle constitution de notre pays.

A cette occasion, la coordination Préfectorale de la CONASOC de la Région de Mamou invite tous les acteurs de la société civile et les populations de la Région à soutenir le projet d’une nouvelle constitution en vue de permettre à l’ensemble des citoyens guinéens de :

Jouir pleinement de leurs droits à travers l’organisation d’un référendum ;

Préserver la paix, l’unité nationale et la démocratie dans notre pays.
Pour la CONASOC
La coordination de Dalaba
Le coordinateur
Oumar Tounkara.
P/La coordinatrice de Pita
La S.CH .A . Sociales et genres
Djouhairatou Bah.
P/La coordination de Mamou
Le Secrétaire Administratif
Isaac Clement FiLLOI

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Conakry : les victimes du « génocide de juillet 1985 » exigent réparation et réhabilitation

4 juillet 2019 à 14 02 29 07297
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy et les autres membres de l’association des victimes des répressions

Les victimes des événements douloureux des 4 et 5 juillet 1985, regroupés dans l’Association des Victimes de Répression (AVR), continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens. L’annonce en a été ce jeudi, 4 juillet 2019, à l’occasion d’une conférence que l’AVR a animée à la maison de la presse de Kipé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 ans de règne sans partage (02 octobre 1958-26 mars 1984), le premier président de la Guinée indépendante a rendu l’âme le 26 mars 1984 à Cleveland, aux Etats-Unis d’Amérique. La mort du camarade Ahmed Sékou Touré a conduit au tout premier coup d’Etat militaire en République de Guinée, le 03 avril 1984. Mais, un après son accession à la magistrature suprême de notre pays Lansana Conté (alors colonel de l’Armée) a essuyé une tentative de coup d’Etat, conduite par son Premier ministre, l’autre colonel, Diarra Traoré. Et, l’échec de ce putsch a failli faire vaciller le pays tout entier avec des tournures ethnocentriques qui opposaient des soussous (ethnie du président Lansana Conté) aux malinkés (ethnie du colonel Diarra Traoré et de l’ancien président Sékou Touré).

Trente-cinq ans (35 ans) après, les auteurs et victimes collatérales de ce coup d’Etat manqué se souviennent encore et dénoncent des arrestations, assassinats, pillages, vols, destructions et saisies des biens dont ils ont été victimes de la part du régime Lansana Conté.

Organisées en association, dénommée « association des victimes des répressions », les victimes de cette autre page sombre de l’histoire de la Guinée ne comptent pas baisser les bras et continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens.

Selon Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’AVR, de nombreuses démarches ont été menées depuis très longtemps pour la réhabilitation des victimes et la restitution de leurs biens. Des démarches allant de la saisie du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève à celle de l’Agence Judiciaire de l’Etat en Guinée, en passant par la Cour de Justice de la CEDEAO.

Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’association des victimes des répressions

Pour ce qui est des nombreuses démarches engagées depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy a fait savoir que « nous avons déposé les dossiers en juillet 2013 devant l’Agent Judiciaire de l’Etat. Les études ont été faites et il a été admis que nous devons être indemnisés par l’Etat. En 2017 encore, nous sommes allés à Genève dans le même cadre ».

Toutes ces démarches sont jusque là restées infructueuses. Toutefois, les victimes du « génocide de 1985 » se disent déterminées à continuer le combat jusqu’à ce qu’elles obtiennent gain de cause. Le vice-président de l’AVR pense que dans ce dossier, « il y a encore des gens, de éléments, qui ont agi le 04 juillet 1985, qui sont encore en activité. Nous sommes dans la procédure judiciaire, je ne voudrais pas m’avancer dans les dénonciations, comme nous avons choisi de saisir la justice de la CEDEAO, nous allons donner tous les arguments et la justice de la CEDEAO va se prononcer sereinement », a laissé entendre Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy.

En tous les cas, 34 ans après, les victimes de la répression de juillet 1985 ont martelé qu’ « il n’y aura pas de pardon sans réparation ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Projet de nouvelle Constitution : la lettre de Julien DRAMOU au président Alpha Condé

4 juillet 2019 à 13 01 52 07527
Julien Dramou, Président-Fondateur du Mouvement « NOUVELLE RÉPUBLIQUE »
Julien Dramou, Président-Fondateur du Mouvement « NOUVELLE RÉPUBLIQUE »

LETTRE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Objet : Projet de nouvelle constitution

Excellence Monsieur le Président,

C’est pour nous un privilège de nous adresser à vous à travers cette lettre ouverte pour apporter notre modeste contribution au débat actuel sur l’adoption d’une nouvelle constitution par notre cher pays, la Guinée.

Excellence Monsieur le Président, votre accession à la magistrature suprême depuis décembre 2010 est le résultat de votre parcours exceptionnel que d’aucuns qualifient de « parcours de lion ». C’est un parcours plein d’obstacles et d’embûches ; mais, grâce à votre sens élevé d’engagement, de don de soi, de responsabilité et de leadership, vous avez pu surmonter tous ces empêchements et blocages.

En devenant Président de la République de Guinée, Président de tous les Guinéens, vous aviez pris votre mission comme un sacerdoce et non un privilège. Votre dévouement à la Nation Guinéenne n’est plus à démontrer. Pour vous, présider les destinées de la nation guinéenne, c’est la servir, rien de plus et rien de moins. Vos nobles actes posés tous les jours le témoignent à suffisance. Votre grande vision pour une Guinée forte, prospère et émergente en est une illustration parfaite. Oui, Excellence Monsieur le Président de la République, la Guinée avance sous votre magistère.

Excellence Monsieur le Président, il arrive que certains leaders visionnaires aient des situations et des conditions toutes favorables à la réalisation de leur vision. A ces leaders, s’ils se glorifient, on doit leur répondre que n’importe qui peut tenir le gouvernail quand la mer est calme. D’autres, par contre, par le fait de la conjoncture sont amenés à faire face à des situations difficiles et défavorables à la réalisation de leur vision. Si ces derniers arrivent à réaliser leur vision grâce à leur forte capacité de résilience mais aussi, grâce à leur leadership organisationnel, fonctionnel et transformationnel, on les qualifie de leaders de la cinquième dimension. Excellence Monsieur le Président, vous faites partie de cette dernière catégorie.

Excellence Monsieur le Président, vos exploits ont immanquablement fait de vous un Grand homme d’Etat contemporain. Votre « parcours de lion » inspire la jeunesse africaine généralement et particulièrement la jeunesse guinéenne.

Que le tout puissant du très Haut vous donne force, sagesse et santé, toutes jointes au courage et à la longévité.

Comme l’envie d’aller à l’objet de notre missive nous démange, nous nous hâtons, votre Excellence, d’aller à l’essentiel.

Depuis un certain moment, un débat sur le changement de la constitution guinéenne est lancé. Nous ne venons pas vous donner une leçon, mais seulement vous apporter notre modeste contribution pour la réalisation de ce projet qui nous tient à cœur autant que vous.

Le trente- troisième Président des Etats Unis d’Amérique, Harry S. Truman disait : « Les hommes font l’histoire, et pas l’inverse. Dans les périodes où le leadership fait défaut, la société n’avance pas. Le progrès survient lorsque des leaders courageux et compétents saisissent les opportunités pour changer les choses pour le mieux ». Excellence Monsieur le Président, le progrès, la prospérité inclusive, le développement durable et la démocratie participative et inclusive de notre pays, n’est possible que lorsque des leaders comme vous, courageux et compétents décident de changer les choses pour le mieux. La constitution en fait partie.

Dans tous les pays du monde, l’élaboration d’une nouvelle constitution met en évidence un personnage précis : le chef de l’Etat, Président de la République. Excellence Monsieur le Président, étant conscients de ce fait, notre contribution citoyenne et républicaine à travers cette lettre qui vous est adressée ouvertement, vise à proposer quelques pistes de forme et de fond qui peuvent contribuer à la réalisation du projet de la nouvelle constitution pour la Guinée.

Nos propositions sur la forme

Excellence Monsieur le Président, sur la forme du processus de doter la Guinée d’une constitution, (vous connaissant comme un grand homme de débats, de dialogue et de compromis pour l’intérêt de la Nation), nous vous proposons la création des conditions susceptibles de faciliter la participation des citoyens, individuellement ou à travers des corps intermédiaires (partis politiques, organisations de la société civile etc.), à tout le processus de l’adoption de la nouvelle constitutionnelle.

En effet le projet de la nouvelle constitution doit s’efforcer d’inclure la consultation et la participation de tous les acteurs-clés que sont par exemple l’ensemble des parlementaires, les élus locaux, les partis politiques, les organisations de la société civile intervenant dans le domaine des droits de l’Homme ou de la démocratie, les associations professionnelles, le secteur privé, autant d’acteurs dont les contributions devraient être pertinentes.

La consultation participative doit être faite non pas, dans un climat de diktat où des groupes d’associations ou de partis politiques imposeront leurs diktats ou désidératas aux autres, mais dans un climat de débats objectifs et constructifs, ayant pour seule finalité l’intérêt national. D’ailleurs devant l’intérêt national, tous les intérêts partisans et égoïstes doivent s’estomper. La démocratie, c’est le débat, car la confrontation d’avis et d’opinions divergents permet de révéler la vérité ou de faire éclore de nouvelles idées.

Nos propositions sur le fond

Excellence Monsieur le Président, nous souhaitons que la nouvelle constitution prenne en compte les aspirations majeures de la jeunesse guinéenne. La jeunesse est la meilleure richesse de notre pays et il est pour nous impératif que notre Loi Fondamentale traite des grandes questions qui préoccupent cette jeunesse, notamment :

 Le droit à tout guinéenne et guinéen de se présenter à une élection présidentielle en candidature indépendante, en sortant du schéma classique des partis politiques qui ne parviennent pas à apaiser le climat social ;
 Le droit à une meilleure éducation gratuite jusqu’à l’âge de 18 ans ;
 Le droit à un emploi descend pouvant redonner au guinéen sa fierté et à la Guinée sa dignité ;
 Le droit à une allocation chômage ;
 Le droit aux jeunes entrepreneurs de se voir réservés un quota des marchés publics ;
 La création du statut de l’auto-entrepreneur en République de Guinée ;
 Le droit à l’assurance universelle de tous les guinéens et guinéennes (accès universel à la santé) ;
 La limitation à deux de tous les mandats électifs en république de Guinée pour assurer la rotation et éviter la sédentarisation qui crée les surhommes.

Excellence Monsieur le Président, au-delà de ces préoccupations, nous souhaitons vivement que la nouvelle constitution puisse :

 Promouvoir le consensus ainsi que l’approche participative et inclusive dans la vie politique et dans la gestion de la chose publique ;
 Promouvoir un renforcement des juridictions constitutionnelles (accessibilité aux citoyens et indépendance, formation et échanges dans le sens de promouvoir une jurisprudence progressiste) ;
 Mieux encadrer le pouvoir exécutif, renforcer les pouvoirs législatif et judiciaire ainsi que les droits des citoyens ;
 Dresser l’inventaire des valeurs africaines positives et promouvoir leur constitutionnalisation ;
 Promouvoir le renforcement des normes de convergence constitutionnelle au niveau de la CEDEAO.

Excellence Monsieur le Président, nous nous engageons à défendre le projet d’une nouvelle constitution, parce qu’il s’agit pour nous d’un « projet consolidant » qui vise à renforcer la démocratie, à élargir les libertés des citoyens et à promouvoir la culture du bien commun en Guinée.

Nous espérons vivement que ce projet aboutira pour permettre à des jeunes guinéens de ne plus être privés de leur droit élémentaire de se présenter à une élection nationale dans notre pays.

Excellence Monsieur le Président, nous mettons à la disposition de la République, notre énergie, notre savoir et savoir-faire en vue de l’heureux aboutissement de ce projet républicain. C’est dans ce sens que, nous avons déjà mis sur les fonts baptismaux le mouvement « LA NOUVELLE REPUBLIQUE » qui a pour objectifs de sensibiliser et de mobiliser les populations sur le projet de la nouvelle constitution, de faire campagne pour le « OUI » au referendum et de superviser le référendum au moment venu.

Excellence Monsieur le Président, la Guinée est notre force et notre gloire, notre avenir et notre espoir. Mais vu notre retard, rien ne doit nous empêcher de nous dépêcher car il se fait de plus en plus tard. Certes pour l’heure, nous tenons bon mais, le chemin qui reste à faire est encore long, très long. C’est pour cela que nous espérons bien que vous tiendrez votre promesse de rester le Mandela de la Guinée en laissant le sang nouveau couler dans la nouvelle République pour le rayonnement de la lumière.

La jeunesse Guinéenne en faisant de ce projet de nouvelle constitution une opportunité de nouveau départ, se prépare à tenir les arènes de la notre vie commune nationale. Tout en vous laissant le libre choix de vous présenter en 2020 dans l’exercice de votre droit constitutionnel de la nouvelle république, nous nous engageons à vous faire barrage par la voix des urnes. Quelle soit la configuration politique en 2020, nous serons prêts à bâtir sur le socle que vous aurez le mérite de poser par cette nouvelle constitution.

Excellence Monsieur le Président, s’il nous est permis de clore avec quelques mots, nous nous fions à votre sagacité et à votre grandeur d’esprit, pour espérer avoir de vous un retour favorable.

Je vous prie, Excellence Monsieur le Président, de trouver ici, l’expression de ma très haute considération.

Conakry, le 04 Juillet 2019

Votre humble compatriote

Julien DRAMOU,

Président-Fondateur du Mouvement « NOUVELLE RÉPUBLIQUE »

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Enjeux et défis démocratiques en Guinée : ce que la BAC veut pour la Guinée

1 juillet 2019 à 9 09 32 07327

La dynamique Barrière pour une Alternance Citoyenne (BAC) a été lancée hier, dimanche 30 juin 2019, à Conakry. Cette plateforme a été mise en place par plusieurs et organisations et mouvements citoyens, avec comme objectif de travailler pour une alternative crédible en Guinée. A l’occasion de son lancement officiel, la structure a organisé justement une conférence-débat sur le thème : « Enjeux et défis démocratiques en Guinée : alternance ou alternative ? », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC
Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC

Dans son intervention, Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC, a dit que cette dynamique a été créée par les jeunes, en vue d’apporter leur contribution au développement socio-économique du pays. « La mission principale, c’est de faire de sorte qu’en Guinée, il n’y ait pas seulement que la focalisation que sur l’alternance, parce que l’alternance pour nous, c’est des éléments d’une même série. C’est-à-dire remplacer par exemple la mouvance par l’opposition. Pour nous, il faudrait un projet alternatif, il faut une alternative au système politique en Guinée pour que le développement en Guinée soit possible.

En 2009, tout le combat que nous avons tous fait en Guinée : journalistes, société civile, partis politiques, était que l’opposition puisse arriver au pouvoir. Et, l’opposant historique est arrivé au pouvoir. Donc, pourquoi voudrions-nous encore qu’une autre opposition arrive au pouvoir, pourquoi ne pas parler de l’alternative ? Donc, c’est pourquoi nous sommes entièrement investis dans l’alternative puisque si on s’entend, c’est de dire encore que l’opposition arrive au pouvoir et l’opposition est déjà arrivée au pouvoir. Donc, puisque 2020 ouvre encore une nouvelle voie pour un changement dans notre pays, essayons pour que ce changement soit une alternative », a-t-il dit.

En ce qui concerne le débat en cours autour du projet de changement de la constitution actuelle disent être membres ou alliés d’aucun mouvement crées pour barrer la route à ce projet. Mais, ils soulignent qu’ils sont déterminés à défendre les acquis de l’actuelle constitution. « Nous sommes dans le camp de l’alternative pure et simple. Nous ne sommes pas alliés, nous n’allons pas nous allier, mais en réalité ce qui reste clair nous sommes légalistes. Nous sommes sûrs que notre constitution a des acquis, et lorsque quelqu’un aura besoin de nous dans le cadre des acquis de la défense de la constitution, nous répondrons. Mais le débat, nous ne sommes pas dedans, l’alignement, nous ne sommes pas dedans.

Nous nous battons pour présenter une alternative et je vous assure, avec cette barrière, en 2020 il y aura une alternative. Notre stratégie est simple : il faudra informer, former et sensibiliser pour qu’il y ait une masse capable de connaitre le choix. Parce que si vous n’avez pas de possibilité de choix, en réalité ça veut dire que ça ne marche pas. Donc, former, informer, sensibiliser pour créer une masse critique capable de faire le choix, capable de connaître celui qui a un projet, capable de renoncer à l’homme providentiel au profit du projet », a indiqué Pierre Goa Zoumanigui.

Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah,
Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah

Présent en tant qu’un des panelistes, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, a partagé avec les participants l’expérience de sa localité. Il a invité les jeunes à prendre leur destin en main afin d’être les acteurs de leur propre destin. « Il est important maintenant que la jeunesse commence à se repositionner parce que l’avenir de ce pays nous appartient. Il faut que la jeunesse ait confiance en elle-même. Il faut que la jeunesse reconsidère sa position pour ne pas se laisser manipuler par les politiciens. Et, tout ce que nous devons faire, c’est de placer la Guinée devant. En faisant cela, nous allons réussir notre pari », a-t-il conseillé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Interdiction des manifestations des pro et anti 3ème mandat à Labé : voici la réaction de l’UFDG

29 juin 2019 à 15 03 19 06196
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Sous le feu des critiques depuis qu’il a interdit les manifestations des pro et anti troisième mandat dans sa ville, le maire de Labé bénéficie du soutien de sa formation politique. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi, 29 juin 2019, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a volé au secours de l’autorité communale de Labé. L’opposant salue le « sens de responsabilité » de Mamadou Aliou Laly Diallo.

Le maire de Labé a surpris beaucoup en décidant d’interdire deux manifestations politiques qui étaient prévues demain, dimanche 30 juin 2019, dans la ville. D’un côté, le Front pour l’Adoption par Référendum d’une nouvelle Constitution (FARC) et de l’autre, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Deux mouvement opposés autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum, et dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Même s’il a justifié sa décision par le souci de maintenir la paix et la quiétude dans la commune urbaine de Labé, l’élu de l’UFDG, Mamadou Aliou Laly Diallo, n’échappe pas aux critiques. Beaucoup d’internautes se sont étonnés de voir un élu de l’opposition interdire des manifestations politiques dans sa ville. Certains même sont allés jusqu’à le qualifier de Bouréma Condé (le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a interdit toute manifestation sur l’ensemble du territoire guinéen depuis plusieurs mois).

Mais, le maire peut compter tout de même sur le soutien de son camp politique. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président et député de l’UFDG, trouve cette décision du maire de Labé tout à fait responsable. « Il faut d’abord saluer le sens de responsabilité du maire de Labé. Il a prouvé que c’est un responsable, c’est un homme bien réfléchi, qui maîtrise le sujet pour lequel il a été élu maire. Nous le saluons et nous le félicitons pour ça.

Ce maire a reçu deux courriers, évidemment la tension était élevée. Est-ce que ce n’était pas un piège ? Parce que tout le monde sait que monsieur Alpha Condé n’a personne à Labé, le pouvoir voulait donc prendre des gens à Conakry et aller semer la pagaille à Labé, où l’UFDG remporte les élections avec 97 ou 98%. Donc, le maire de Labé n’est pas tombé dans ce piège », estime le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Toutefois, l’opposant souligne que cette décision du maire de Labé ne peut pas être un alibi pour interdire les prochaines manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Il reste entendu que ça va être la dernière fois que des situations comme ça vont passer. Si la stratégie des gens qui veulent d’une nouvelle constitution consiste à écrire des courriers rapidement, le jour où le FNDC veut manifester eux aussi ils disent qu’ils vont manifester pour que les maires annulent les différentes manifestations en disant qu’il y a des risques d’affrontement, c’est peine perdue, ça ne se fera plus. De toutes les façons, les manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution vont se faire.

Elles vont commencer le jour où le président va dépasser le Rubicon ; le jour où il va dire lui-même moi Alpha Condé, je vais organiser un référendum constitutionnel à telle date. A partir de ce jour-là, on ne cherchera pas à savoir est-ce que quelqu’un d’autre aussi veut manifester le même jour et au même endroit ; est-ce qu’il y a des risques d’affrontement, parce que monsieur Alpha Condé lui-même a parlé de confrontation. Nous allons organiser des manifestations dans tout le pays pour barrer la route à ce projet et empêcher Alpha Condé de s’offrir un troisième mandat.

Donc, cela ne peut pas être un alibi, ça ne peut pas être une jurisprudence pour que les maires interdisent les manifestations. D’ailleurs, quand on va commencer nos manifestations contre ce projet de troisième mandat d’Alpha Condé, on ne va même pas écrire pour demander la permission de qui que ça soit. On n’a pas besoin d’écrire à quelqu’un pour ça », a prévenu Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Conakry : de vibrants hommages rendus à Taran Diallo, ex maire de Ratoma

28 juin 2019 à 21 09 08 06086

Cinq jours après son décès brutal à la suite d’un arrêt cardiaque, le désormais ancien maire de la commune de Ratoma (Conakry), Souleymane Taran Diallo, a rejoint sa dernière demeure ce vendredi, 28 juin 2019. Il a été inhumé au cimetière de Hamdallaye où repose également sa mère. Mais, avant l’enterrement qui a eu lieu dans l’après-midi, un symposium a été organisé au palais des sports du stade du 28 septembre de Conakry, pour rendre un dernier hommage au défunt, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Moundjour Chérif, directeur de cabinet au Gouvernorat de la ville de Conakry,
Dr Moundjour Chérif

Autorités du pays, acteurs politiques et sportifs, amis et proches de Souleymane Taran Diallo sont venus partager ce moment avec la famille biologique du maire et rendre un dernier hommage au défunt. Pour Dr Moundjour Chérif, directeur de cabinet au Gouvernorat de la ville de Conakry, « c’est toute la République de Guinée qui en deuil à la suite du rappel à Dieu de Souleymane Taran Diallo. (…) Souleymane Taran que j’ai connu il y a quelques 3 à 4 ans, est un homme de culture, un pédagogue, un commis de l’administration, affable, collaboratif ; que dis-je, Souleymane Taran Diallo que j’ai connu a été un homme très sage, un réparateur même du mal des autres, généreux, social, sociable », a notamment dit le représentant du Gouvernorat de Conakry.

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn,
Mamadou Samba Diallo

S’exprimant au nom des maires de Guinée, Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn, a présenté ses condoléances une fois encore à la famille biologique du défunt et la Guinée toute entière. Selon lui, « feu Souleymane Taran Diallo a été toujours ce que nous souhaitons être. C’est-à-dire être à la disposition des populations. Il a tout le temps écouté tout le monde pour choisir ce qui est bon et rejeté ce qui est mauvais. Nous avons eu une perte énorme : une perte politique, une perte administrative, et surtout une perte sociale, parce qu’il est social. Tout le monde a perdu, mais je sais que j’ai perdu. Parce que depuis notre avènement à la tête des différentes communes, en qualité de présidents de délégations spéciales au mois d’octobre 2015, ce monsieur je l’ai découvert. Jusqu’à maintenant, on était ensemble. Durant les épreuves les plus difficiles, on s’est toujours concerté pour prendre la bonne décision. J’adresse mes sincères condoléances à sa famille biologique, à sa famille politique. Je souhaite que la terre de Guinée qu’il a tant servie lui soit légère, que Dieu le reçoive dans son paradis », a-t-il prié.

honorable Ben Daouda Nassoko,
Hon. Ben Daouda Nassoko

Parlant au nom de toute la famille sportive, honorable Ben Daouda Nassoko, a eu du mal à s’exprimer. Très ému, il a rappelé que feu Taran, « est de la grande famille des experts de la Guinée aux Seychelles. Souleymane Taran Diallo est décédé à l’âge de 68 ans. Il a mené une carrière pluridisciplinaire, assez riche sur le plan sportif, culturel et politique. Sur le plan sportif, le défunt fut un éminent cadre ayant occupé de hautes fonctions au ministère en charge des sports. En tant que serviteur du mouvement olympique, Souleymane Taran a passé beaucoup de temps à l’échelle nationale. Il a été pendant une quinzaine d’années président de la fédération guinéenne de Taekwondo. Il a été aussi membre du comité olympique de 2001 à 2018. Tristesse et consternation ont aussi envahi les membres de la famille sportive à l’annonce du décès de ce grand homme. Le mouvement olympique guinéen est durement touché. Souleymane Taran Diallo est un sage, son œuvre de promouvoir le sport et l’olympisme en Guinée est immense et ne peut se décrire en quelques mots », a-t-il dit.

ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Boureïma Condé,
Gl. Boureïma Condé

Pour sa part, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Boureïma Condé, a présenté les condoléances du gouvernement à la famille du défunt. Selon lui, c’est avec beaucoup de tristesse qu’il parle d’un grand guinéen et ami du lycée. « Collègue universitaire de Taran, un peu plus avant j’ai eu la chance de partager le lycée 2 août avec lui ici dans la même classe. Taran, ceux qui ont connu le dépliant, qui l’ont décrit, comme étant un homme modeste, un homme juste, un homme équitable, humble, généreux et disponible, n’ont rien inventé de l’homme. Peut-être qu’ils sont restés en deçà des qualificatifs qu’il faut lui trouver. Je parle donc d’un Taran de la décentralisation. Le maire de Ratoma, un grand maire, un maire exemplaire. Un maire modèle, très disponible, Taran le fut. Respectueux de l’autorité administrative et des principes qui régissent la décentralisation, Taran le fut. Il n’y a eu aucune invitation des maires de Conakry à laquelle Taran est venu en 2ème position, toujours le premier. Rigoureux dans l’application des principes, vous comprendrez dès lors mesdames et messieurs, que la perte que nous avons enregistrée depuis le lundi dernier, au-delà d’une perte biologique de la famille de Taran, de la famille de Labé, de la famille du Fouta, au-delà d’une perte de la famille politique, Taran, c’est une grande perte également dans la famille administrative », a indiqué le ministre.

Thierno Saïdou Diallo, fils aîné du maire Souleymane Taran Diallo,
Thierno Saïdou Diallo

S’exprimant au nom de la famille, Thierno Saïdou Diallo, fils aîné du défunt, a exprimé sa reconnaissance à toutes les personnes de près ou de loin qui ont partagé leur douleur. Selon lui, feu Taran était pour lui « un homme de référence, le géant dans l’ombre, de qui j’ai fait mes premiers pas. C’est lui qui m’a appris patiemment tant de choses ; qui m’a donné l’éducation et les armes pour affronter sereinement la vie. Papa, tu m’avais préparé à beaucoup de choses, mais tu ne m’avais pas prévenu qu’il serait si difficile de t’accompagner à ta dernière demeure. Perdre son père, c’est perdre une partie de soi », a-t-il déclaré.

A noter que le président de la République n’a pas manqué à ce rendez-vous. Alpha Condé est venu se recueillir sur la dépouille de Souleymane Taran Diallo et présenter personnellement ses condoléances à sa famille avant de partir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. (00224) 621 09 08 18

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Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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« Loi dangereuse en Guinée » : les gendarmes autorisés à tirer (avec des armes de guerre)

27 juin 2019 à 13 01 00 06006

Réunis en plénière le mardi dernier, 25 juin 2019, les députés guinéens ont voté, à la majorité simple, le projet de loi portant sur l’usage des armes de guerre par la gendarmerie nationale. Les députés de l’opposition dénoncent une loi dangereuse, mais leurs collègues du pouvoir justifient l’adoption de ce texte par des « dangers » auxquels sont exposés les agents de sécurité dans leurs opérations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à l’Assemblée nationale.

Ce n’est certainement pas une nouveauté, puisque les gendarmes ont toujours détenu et même fait usage d’armes de guerre dans les opérations de maintien d’ordre. Mais la différence, c’est que c’est désormais légal. Ces agents de sécurité peuvent maintenant tirer sur des gens sans être passibles de poursuites judiciaires. Le texte a suscité une vive polémique entre les députés à l’Assemblée nationale. Le groupe parlementaire des Libéraux-démocrates, composé des élus de l’UFDG, a rejeté le projet de loi, soumis au Parlement par le gouvernement.

« Notre groupe parlementaire, après avoir constaté qu’aucune responsabilité pénale n’a été engagée contre les gendarmes qui ont fait usage illégal et disproportionné de leurs armes, ne peut voter ce texte en l’état. Notre conscience nous interdit d’oublier nos 104 victimes dont la plupart ont été tuées par balles. Monsieur le président, nous vous réservons donc de rejeter ce projet de loi relatif au port des armes par la gendarmerie nationale », a déclaré l’honorable Tafsir Baldé au nom de son camp.

De son côté, l’honorable Dr Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance républicaine, a indiqué que l’unanimité ne s’est pas dégagée dans les rangs des députés de l’UFR autour de ce sujet. C’est pourquoi, « je laisserai chaque député voter selon son intime conviction », a-t-il dit, juste avant de passer au vote.

De son côté, le groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel a estimé qu’il est nécessaire et opportun d’adopter ce texte pour un certain nombre de raisons : « Avec la montée du banditisme, des braquages, des vols à main armée, … il y a des civils qui sont armés. Donc, il est important que nous ayons une gendarmerie nationale bien équipée (…) et permettre aux agents de porter les armes dans les conditions bien appropriées, bien éclaircies », a justifié l’honorable Michel Kamano, au nom du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.

Après ces explications de vote, le texte a été adopté à l’unanimité des députés du RPG Arc-en-ciel et quelques-uns de l’UFR. Ceci, en présence du ministre de la défense nationale qui a savouré une « victoire », après avoir esquivé quasiment toutes les questions qui lui ont été posées par les députés, en faisant mine de les avoir oubliées.

Une loi qui « ne rassure pas »

Selon le rapport qui a été présenté par la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, dans l’éventualité d’une attaque terroriste, d’une offensive lancée contre les militaires gendarmes en mission d’Etat, du vol à main armée et la désobéissance aux ordres d’arrêt par les conducteurs de véhicules, embarcations et autres moyens de transport, dont les occupants sont susceptibles de perpétrer dans leur fuite, « les forces de défense passent par la loi relative à l’usage des armes par la gendarmerie nationale, afin que ce genre de situations soient mieux maitrisées ».

Cette loi comporte trois articles. Et, son article premier définit les conditions et les circonstances dans lesquelles les « militaires gendarmes doivent faire usage de leurs armes ».

La commission saisie au fond du Parlement invoque « des dangers » auxquels sont confrontés les agents de sécurité dans leurs missions de protéger les personnes et leurs biens dans « un environnement sécuritaire tumultueux ». Terrorisme, crimes organisés, trafic de drogue et autres produits toxiques, blanchiment d’argent et trafic d’êtres humains y sont cités à titre d’exemples.

Mais, pour l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates et vice-président de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée), « cette loi ne rassure pas. On n’a aucune garantie pour autoriser des gendarmes à porter des armes, puisque nous savons ce qui se passe dans ce pays ».

Certains observateurs y voient même une volonté d’intensifier la répression des manifestations dans le pays, dans le but exclusif d’étouffer les mouvements anti 3ème mandat pour l’actuel locataire du palais Sékhoutouréya. En tout cas, l’adoption de cette loi intervient à un moment où tous les mouvements de protestation contre le pouvoir sont interdits depuis plusieurs mois dans tout le pays.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Vive tension à Labé : risque d’affrontements entre pro et anti 3ème mandat

27 juin 2019 à 11 11 36 06366
Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir à vie

La volonté du président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020, continue de créer des tensions en République de Guinée. Après les affrontements de N’zérékoré, le 13 juin 2019, avec un mort et plusieurs blessés, ce sont les citoyens de la ville de Karamoko Alfa Mo Labé qui sont inquiets, suite à une volonté des pro et anti 3ème mandat d’organiser des marches le même jour, dimanche 30 juin, avec le même itinéraire, a indiqué un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La ville de Labé frôle des affrontements aux conséquences incalculables entre le Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui ont tous choisi la même date et le même itinéraire pour organiser des manifestations dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les autorités communales de Labé ont reçu les deux lettres d’information déposées par les structures antagonistes.

« Je vais à mon bureau pour prendre une décision. J’ai reçu les deux lettres », a indiqué au téléphone de Guineematin.com Mamadou Aliou Laly Diallo, le maire de la commune urbaine de Labé.

Pour le coordinateur du Front pour Samba Camara, l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC), il s’agit d’une provocation de la part des responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« C’est lorsqu’ils ont suivi notre spot qui passe en boucle sur les antennes de certaines radios locales que les responsables du FNDC ont décidé d’improviser une lettre d’information à la mairie. Ils se savaient pas que, nous aussi, nous avons déjà déposé notre lettre à la commune qui nous a donné un accusé de réception » a expliqué Samba Camara.

Cette version de Samba Camara a été en partie confirmée par le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Labé, Thierno Habib Bah.

« Notre antenne a été installée depuis longtemps. On n’avait pas programmé des manifestations à Labé, parce que personne ne faisait la promotion de la nouvelle constitution ici. Mais, nous avons suivi un communiqué du FARC qui passe depuis dimanche. Nous avons écouté la réaction des autorités locales. Mais, ayant constaté que le communiqué continue de passer en boucle, nous aussi, nous avons décidé de déposer une lettre à la commune » confirme Al Habib Bah.

Suffisant pour confirmer que le FNDC cherche une confrontation ouverte avec son adversaire d’en face.

« Nous prévenons les autorités communales que nous ne nous soumettrons pas à leur décision portant interdiction de notre manifestation, parce que nous estimons que nous avons suivi la voie légale, en déposant notre lettre d’information à la commune » a-t-il ajouté dans une émission qui passe en ce moment sur les antennes de GPP FM Foutah.

La décision de la mairie de Labé est attendue donc de pieds fermes par les deux camps. Il est à préciser que par rapport à cette journée, l’antenne régionale du FNDC a commencé à communiquer ce jeudi, 27 juin 2019, alors que le FARC communique depuis dimanche à travers un spot à caractère politique.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestations contre un 3ème mandat : Labé veut mobiliser dix mille personnes

27 juin 2019 à 10 10 10 06106

Comme on le sait, à un an et quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandant, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir à vie. Ce que refusent les Guinéens qui continuent d’organiser des manifestations pour défendre notre Constitution.

C’est le cas notamment à Labé où des acteurs de la société civile, des partis politiques et des citoyens engagés, tous regroupés au sein de l’antenne locale du Front national pour la défense de la constitution ont écrit au maire de la commune urbaine pour annoncer une marche pacifique le dimanche prochain, 30 juin 2019.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette lettre d’information

Front National pour la Défense de la Constitution

Objet : lettre d’information

A Monsieur le Maire de Labé S/C voies hiérarchiques

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous organisations de la société́ civile, partis politiques, syndicats et citoyens engagés regroupés au sein du Front National pour la Défense de la Constitution FNDC-Labé, vous informons de l’organisation d’une marche pacifique contre le projet de coup d’Etat constitutionnel en planification en Guinée.

À cet effet, la marche pour la défense de la constitution aura pour itinéraire : rond-point Tinkisso (point de regroupement), Hoggo M’bouro, direction marché de Daaka pour rallier le carrefour Bilali et remonter au stade Saifoulaye DIALLO (point de ralliement).

Cette marche aura lieu le dimanche 30 Juin 2019 et débutera à 10h00 pour prendre fin à 15h00 ; nous attendons plus de 10 000 personnes.

Monsieur le Maire, nous vous serons gré́ des dispositions sécuritaires à prendre pour sécuriser la marche des citoyens militants de la démocratie.

Veuillez agréer Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations les plus sincères.

Le Coordinateur

Mamadou Habib Bah

Labé, 26 Juin 2019

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Faranah : Alpha Ibrahima Kéira justifie la nécessité d’une nouvelle Constitution

26 juin 2019 à 13 01 20 06206

Une délégation gouvernementale, conduite par Alpha Ibrahima Kéira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, est en séjour dans la préfecture de Faranah depuis quelques jours. La visite se situe dans le cadre du lancement des activités de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Pour le ministre, les populations de Faranah se disent favorables à une nouvelle Constitution, en vue de permettre à Alpha Condé de parachever ses œuvres gigantesques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’occasion de sa visite à Faranah, Alpha Ibrahima Kéira a lancé les activités de l’ANAFIC. Il a procédé à la pose de la 1ère pierre pour la construction d’un centre de santé, la construction d’un marché à Tiro, une commune rurale située à 40 km de la ville, l’inauguration d’un forage et de deux machines à piler le riz dans le district de Laya Sando, situé à environ 15 km de la préfecture.

Selon le ministre de la sécurité, « depuis que le Pr Alpha Condé est là, les grands chantiers qu’il a réalisés sont des acquis incommensurables et qui ont justifié en 2015 son plébiscite à la tête de l’Etat guinéen. Il y a également les récentes infrastructure réalisées que ce soit dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine des infrastructures routières, dans le domaine de la pêche, de l’automatisation de la femmes, dans le domaine de la création de l’emploi et l’auto-emploie des jeunes, de la lutte contre la pauvreté et surtout la mise en œuvre de l’ANAFIC, qui devient un outil d’autogestion de l’administration des collectivités à la base dans le cadre de la réalisation des infrastructures socio-éducatives. Je crois qu’il était vraiment nécessaire que le gouvernement dépêche cette mission auprès des populations à la base, pour expliquer le bon fonctionnement, pour expliquer les acquis, les réalisation de la gouvernance du Pr Alpha Condé qui a reçu mandat du peuple de Guinée pour sortir la Guinée de la léthargie du retard économique et faire de la Guinée un Etat émergent ».

Par ailleurs, Alpha Ibrahima Kéira a dit qu’au cours de cette visite dans les collectivités, les populations ont interpellé la délégation sur la nécessité de permettre au président Alpha Condé de parachever ses actions en faveur des guinéens. « Nous étions venus également dans le cadre de cette mission pour écouter le peuple, écouter les forces vives à la base, pour enregistrer leurs doléances, leurs préoccupations. Mais, nous avons été aussi interpellés par la population pour que le président de la république puisse parachever ses œuvres gigantesques, son grand dessein pour le peuple de Guinée. Les populations de Faranah, unanimement, par leurs élus locaux, porte-voix des populations, dans une déclaration, ont demandé respectueusement au président de la République de proposer une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. Donc, le message là m’a été remis et devant tout le monde dans la maison des jeunes de Faranah, dans les localités, les communes rurales, les districts, partout où nous sommes passés », a expliqué le ministre de la sécurité.

En outre, parlant de l’installation des antennes préfectorales du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), monsieur Kéira a fait Faranah n’en fera pas partie. « Depuis notre arrivée à Faranah, nous avons remarqué d’ailleurs une exception. C’est qu’aujourd’hui, il y a une structure qui se fait appeler FNDC, qui s’installe, d’après les réseaux sociaux, dans toutes les préfectures. Je ne sais pas si c’est vrai. Mais, à Faranah ici ça n’existe pas et les jeunes ne cessent vraiment de manifester leur unité d’action et leur soutien inconditionnel au président de la République et lui demandent de tout faire pour faire honneur au peuple de Guinée et lui proposer un bel avenir par la voie d’une nouvelle Constitution… Je crois que ce message là est bien reçu, il est bien mis dans une enveloppe et on le remettra à notre retour à qui de droit, son excellence Pr Alpha Condé, le bâtisseur ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Tierno Monénembo appelle les Guinéens à se mobiliser contre ce projet

25 juin 2019 à 18 06 23 06236
L’écrivain Thierno Monénembo et certains responsables du FNDC le 25 juin 2019 à la Maison de la presse de Conakry

Le célèbre écrivain guinéen, Tierno Monénembo qui a officiellement adhéré au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), s’engage dans le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mardi, 25 juin 2019, Monénembo est revenu en détails sur les raisons de sa démarche. Il était accompagné du coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sanoh, et de certains responsables de la structure, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette sortie médiatique de Tierno Saïdou Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Monénembo, intervient peu après son adhésion au FNDC, structure mise en place pour barrer la route au projet de nouvelle constitution prônée par le pouvoir de Conakry, et dont l’objectif serait de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. L’écrivain est venu expliquer les raisons de son engagement dans ce combat. « Je suis là ce matin, parce que je partage profondément les principes et les idéaux de ceux qui ont pris l’initiative de créer ce Front National pour la Défense de la Constitution.

Je pense, en effet, que la Constitution n’est pas quelque chose d’important, c’est quelque chose de sacré. Tant qu’on jonglera avec les lois, tant qu’on jonglera avec la Constitution, c’est le principe même du pays, c’est les principes de l’Etat qui seront remis en cause. Donc, ce combat que nous commençons à mener maintenant, est un combat qui intéresse tout le monde, et d’abord et avant tout le peuple de Guinée », a expliqué le prix Renaudot, devant de nombreux hommes de médias.

Tierno Monénembo en a profité pour appeler à une prise de conscience citoyenne, afin de défendre la démocratie et favoriser l’alternance en Guinée. « Il faut créer une conscience citoyenne et une vigilance citoyenne. La démocratie c’est la vigilance, la démocratie n’est pas un don. La démocratie est un rapport de force permanent. Si on donne toute la force à un homme, c’en est fini pour le peuple, il va dévorer tout le monde. Il faut qu’il y ait un contre-pouvoir, et ces garde-fous viendront de la société civile. Il faut limiter le pouvoir de celui qui est au pouvoir. Si le peuple ne prend pas précaution, il sera en danger », a averti le natif de Porédaka, dans Mamou.

En outre, l’écrivain guinéen a invité le peuple à lutter contre toute forme de confiscation du pouvoir en Guinée. Pour lui, le combat engagé doit se poursuivre pour ramener les hommes politiques à l’ordre. « Nous, nous ne nous battons pas seulement contre les velléités d’Alpha Condé d’avoir un troisième mandat. Nous nous battons contre toute circonstance pareille qui surgirait plus tard. Il faut faire en sorte que plus jamais un chef d’Etat en Guinée n’ait l’intention de manipuler la Constitution pour ses intérêts personnels, et le combat commence maintenant. Notre Constitution est menacée, nous allons la défendre. Nul n’a le pouvoir de résister contre la colère du peuple », soutient-il.

Tierno Monénembo a également dénoncé les difficultés qui assaillent les citoyens guinéens, comme le manque d’eau et d’électricité, les problèmes de santé, le manque d’infrastructures, l’atteinte à la fraternité et à l’unité nationale, l’injustice…

Pour sa part, Abdourahmane Sanoh, coordinateur général du Front National pour la Défense de la Constitution, a salué le courage et la détermination qui ont prévalu à l’adhésion de Tierno Monénembo à ce front. « Je voudrais juste me réjouir de l’arrivée à nos cotés d’un intellectuel de haut niveau, comme notre frère Tierno Monénembo. C’est cet engagement qui manquait au peuple de Guinée, des hommes et femmes qui sont imprégnés de la vigueur et de l’objectivité pouvant animer et orienter le débat dans le sens de l’intérêt collectif.

Nous souhaitons que son image soit une image qui incite d’autres personnalités à faire comme lui, parce que la crise qui s’annonce pour notre pays est d’abord une crise de l’élite, ensuite une crise morale. L’expression d’une minorité face au peuple. Je voudrais donc lancer un appel à tous ceux qui hésitent encore, pour leur dire que le moment n’est plus à l’hésitation.

Ceux qui veulent modifier la Constitution pour leur intérêt personnel, qui nous prennent pour leur fond de commerce, qui n’ont aucun respect pour notre peuple, doivent savoir que notre détermination est totale et qu’aucune chance ne leur sera donnée pour atteindre leur objectif dangereux et indigne », a martelé l’activiste de la société civile.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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