Me Sory Daouda Camara sur le statut des Huissiers : « s’il y a eu censure, le décret sera rejeté »

25 mai 2019 à 10 10 43 05435
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un décret relatif au statut particulier des huissiers de justice a été rendu public dans la nuit d’hier, vendredi 24 mai 2019, sur les antennes des médias d’Etat. Un acte du pouvoir central qui intervient au lendemain de l’assemblée générale au cours de laquelle les huissiers avaient annoncé leur souhait de rencontrer le président Alpha Condé. Mais, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), joint au téléphone dans la matinée de ce samedi, annonce que ce décret n’a aucun impact sur la grève en cours.

Selon maitre Sory Daouda Camara, président de la CNHJG, « on avait décidé depuis le jeudi, que même après signature du statut, que nous devrions d’abord recevoir notre exemplaire parce que les bénéficiaires sont les huissiers de justice. Donc, on attend d’avoir l’original du décret, qui sera lu par les techniciens de la Chambre, on va se retrouver en conseil restreint, on va procéder à la lecture à l’intention de tous les huissiers de justice. Si nous nous retrouvons dedans, si le décret est conforme au projet qui avait été adopté, il n’y a pas de souci. Nous considérerons ce point comme étant satisfait ».

Par ailleurs, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée a fait savoir qu’il y a d’autres points de revendication qui doivent être satisfaits avant toute levée du mouvement de grève, entamée depuis le 13 mai dernier. « Pour le moment, chacun se félicite de la prise de ce décret. Mais, il y a des points sur lesquels il y a eu beaucoup de discussions avant que le projet ne soit adopté en conseil des ministres. Ce sont des points sensibles. Nous allons faire une lecture détaillée du décret pour voir si tous les points ont été pris en compte, si rien n’a été supprimé, s’il n’y a pas eu censure. Si c’est le cas, le décret sera purement et simplement rejeté ».

Pour finir, maitre Sory Daouda Camara a martelé que la grève se poursuit jusqu’à la satisfaction des autres points de revendication. « Le mouvement se poursuit, quand bien même que le décret est conforme au projet, ce décret ne satisfait qu’un seul point sur les autres. Notre plateforme n’est pas entièrement satisfaite. On poursuivra la lutte pour obtenir la satisfaction des autres points », a-t-il fait savoir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Les dérives d’un pouvoir en perdition !

24 mai 2019 à 12 12 49 05495

Par Fodé Mohamed Soumah, président du parti GéCi : Encore une fois, les autorités guinéennes retombent dans ce qu’elles savent faire de mieux. C’est-à-dire détruire à tout-va, et/ou déplacer les problèmes, car dans l’incapacité de les résoudre. Cette frénésie aveugle et les nombreuses actions improvisées se transforment allégrement en un cynisme édulcoré de manipulation/prostitution politicienne, afin de détourner les esprits des priorités existentielles.
Aujourd’hui, la mal gouvernance institutionnalisée sonne le glas d’un pouvoir à bout de souffle, empêtré dans la spirale des malversations financières, le détournement des deniers publics, le trop-plein de désespérance sociale…
Ce pouvoir a montré ses limites, et cherche à protéger ses intérêts à travers la pérennisation du système en place. D’où les tentatives de renouvellement de bail.
Les images de la casse parlent d’elles-mêmes. On y voit les traces d’un Etat opportuniste, et la main invisible de fonctionnaires véreux, qui permettent aux populations d’habiter où elles veulent/peuvent.
Pour l’heure, les drames se multiplient avec des familles dispersées, des milliers d’emplois perdus, des enfants scolarisés en vacances forcées, l’insécurité, l’insalubrité… En toute impunité, et en l’absence d’un réel contrepouvoir.
Au vu des opérations en cours à Dar es Salam, et après avoir transformé la zone Kaporo rails-Kipé 2 en no man’s land, quel est le prochain écran de fumée ?
Fodé Mohamed Soumah
Président de la Génération Citoyenne « GéCi »

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Kankan : le front anti 3ème mandat trimballe Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie en justice

20 mai 2019 à 14 02 53 05535

L’agression récente dont ont été victimes les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la ville de Kankan se transporte sur le terrain judiciaire. Les victimes ont porté plainte au tribunal de première instance de Kankan contre des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie, des responsables du RPG Arc-en-ciel de Kankan, sont visés par une plainte du FNDC, un mouvement qui se bat contre une modification de la Constitution au bénéfice d’Alpha Condé. En effet, des opposants au projet de tripatouillage de la Constitution ont été pris à partie et sérieusement molestés le 30 avril dernier à Kankan par des partisans du régime en place en Guinée.

C’est pour protester contre cette agression et demander réparation que les membres du FNDC ont saisi la justice à Kankan. Une plainte en bonne et due forme a été déposée devant qui de droit pour « attaque barbare, coups et blessures, vol de matériel violation du siège de PADES ».

Dans la matinée de lundi 20 mai 2019, des membres du FNDC de Kankan, composé des partis politiques de l’opposition, se sont rendus dans les locaux du tribunal de première instance de Kankan. Selon nos informations, l’affaire devait être présentée devant un juge ce lundi. Finalement, ça c’est limité à une rencontre à huit clos entre les membres du FNDC et le Procureur de la République, Aly Touré.

Sory Kouyaté

Selon Sory Kouyaté, coordinateur de l’Union des Forces Républicaines (UFR) à Kouroussa, « nous avons porté plainte contre les membres du RPG au tribunal de première instance de Kankan. Le procureur a jugé bon de nous entendre. Ce matin nous sommes venus, tous les membres du front sont là, on l’a rencontré, il nous a dit que notre plainte est recevable et de rester à l’écoute, qu’il nous informera au courant de cette semaine ».

Par ailleurs, Sory Kouyaté a fait savoir son optimisme par rapport à ce bras de fer qui oppose le FNDC au parti au pouvoir. « L’espoir d’abord nous a amené à venir vers la justice. Les faits sont là, ils sont indéniables et je crois que la justice ne peut pas nier la vérité. Donc, nous comptons suivre cette affaire jusqu’à la fin », a-t-il lancé.

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré a confirmé l’information selon laquelle, le parquet allait appeler les membres du Front courant cette semaine pour la suite de cette affaire.

A rappeler que Taliby Dabo, Mamby Camara, Djènè Mady Keïta, Moussadjan Condé, Aboubacar Condé, Babou Cherif et Adama Keïta (Donso), tous du RPG, sont pointés du doigt par le FNDC, qui les accuse d’avoir orchestré leur agression au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES).

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Pourquoi inviter Alpha Condé à Télimélé ? « Cela va nous être très utile » (préfet)

18 mai 2019 à 10 10 43 05435
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé continue sa série de rencontres avec les couches sociales de la commune urbaine Après les sages et les femmes, Amadou Sadio Diallo était en conclave avec la jeunesse hier vendredi, 17 mai 2019. C’est la salle de conférence du bloc administratif préfectoral qui a servi de cadre cette rencontre au cours de laquelle plusieurs sujets ont été abordés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant une foule peu nombreuse, Amadou Sadio Diallo a abordé plusieurs sujets qui touchent la préfecture de Télimélé : l’enclavement de la préfecture, la destruction de l’environnement, l’accès des jeunes à l’emploi, visite éventuelle du président Alpha Condé dans la ville.

Concernant l’enclavement de la préfecture et les problèmes liés environnementaux, le préfet a invité les jeunes à accompagner les autorités dans la recherche de solutions. « Nous sommes la seule préfecture qui est très proche de la capitale, mais qui n’a pas de goudron. Donc, nous devons revoir cela. Quelque soit ma volonté, je ne peux pas faire le goudron pour notre préfecture. J’ai discuté avec le maire en ce qui concerne l’environnement. Vous avez vu nos marigots et rivières, tout a tari. Je vous demande, au mois de juillet, que tout le monde se lève pour faire une journée de reboisement. Cette journée sera consacrée à planter des arbres le long de la Samankou et sur les autres rivières et marigots de la préfecture », a conseillé monsieur Diallo.

Par ailleurs, le préfet a fait savoir aux jeunes qu’il est là pour le bien être de la population, tout en annonçant la facilitation de l’obtention des agréments pour les ONG. « On m’a dit que vous souffrez beaucoup ici pour l’obtention des agréments pour vos ONG. A partir de maintenant, restez tranquille. Vous aurez ça très facilement et dans un délai très raisonnable. Au lieu de payer les frais d’obtention de l’agrément à trois cent mille (300 000) francs guinéens, désormais vous ne payerez que soixante quinze mille (75 000) francs guinéens », a promis Amadou Sadio Diallo.

Sur un autre plan, le préfet de Télimélé a demandé aux jeunes d’accepter que président de la République soit invité à Télimélé. « Le professeur Alpha Condé a fait des tours dans les différentes préfectures du pays, mais il n’est pas venu chez nous à Télimélé. Regardez, même des leaders des partis politiques ont accepté de fondre leurs partis pour rejoindre le président de la République. Je vous prie d’accepter qu’on l’invite chez nous, cela va nous être très utile. La jeunesse va profiter plus que tout le monde. Je ne peux pas vous forcer, mais acceptons de le recevoir. Les sages, les religieux et les femmes ont donné leur accord pour accueillir le président à Télimélé », a-t-il laissé entendre.

Par rapport à ce sujet, Elhadj Mamadou Bobo Diallo, membre de la société civile, a répondu au préfet en termes clairs. « Le président de la République est le président de toute la Guinée. Si c’est la population de Télimélé qui l’invite, il sera reçu en président de la République à Télimélé et il y aura une forte mobilisation. Mais, la crainte c’est de venir pour dire que Télimélé soutient un troisième mandat ou la modification de la Constitution. C’est ça notre inquiétude. Nous, nous sommes des acteurs de la société civile, pour ce qui engage ma personne, s’il s’agit de recevoir le président de la République à Télimélé, rassurez-vous que les populations de Télimélé ne resteront pas en marge pour le recevoir », a-t-il fait savoir.

Il est important de rappeler que les différentes couches sociales rencontrées ces trois derniers jours ont montré leur volonté d’accompagner leur nouveau préfet.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Un nouveau code de l’Environnement ? Voici le compte rendu du conseil des ministres

16 mai 2019 à 18 06 06 05065

Communiqué : Conakry, le 16 Mai 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 16 Mai 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU 30 AVRIL DU 7 MAI ET DU 14 MAI 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Chef de l’Etat a adressé en son nom et en celui de l’ensemble du Gouvernement ses vives félicitations et ses encouragements à l’équipe nationale junior cadet, finaliste de la CAN U17 qui a remporté la Médaille d’argent en Tanzanie. Ses félicitations ont également été adressées à l’encadrement sportif et aux autorités du Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique

Le Président de la République a confirmé ses instructions relatives à la réalisation d’un audit complet du secteur énergétique afin d’en établir un diagnostic détaillé et définir les grands axes stratégiques de développement de ce secteur

Le Président a donné des directives aux départements financiers (Ministère de l’Economie et des Finances, Ministère du Budget et Banque Centrale de la République de Guinée) en vue de la priorisation, dans l’exécution des dépenses publiques, des secteurs sociaux afin de leur permettre d’impacter positivement et rapidement sur les conditions de vie de la majorité des citoyens

Le Chef de l’Etat a instruit les Ministres en charge des Transports et du Budget de diligenter les opérations de mise en place de la compagnie de transport aérien de droit guinéen Guinée Airlines en procédant, notamment, à la libération de la quote part de l’Etat dans le capital de cette Société en voie de constitution

Appréciant les progrès déjà accomplis dans ce domaine, Le Président de la République a instruit les départements concernés de concevoir et de mettre en œuvre un programme de réduction de l’inflation pour la ramener à un niveau encore plus bas que celui atteint ces dernières années dans le but de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs guinéens

Le Chef de l’Etat a rappelé aux Ministres en charge du Budget et des Finances l’urgence de la mise en exécution des textes d’application du Code des Marchés publics afin de permettre l’application des nouvelles procédures de passation des marchés publics

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues les 30 avril, 7 mai et 14 mai 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’environnement et des Eaux et Forêts qui a soumis pour examen le projet de Loi portant nouveau Code de l’Environnement

Le Ministre a indiqué que l’objectif de la réactualisation du Code de l’environnement est d’établir les principes fondamentaux destinés à promouvoir le développement durable, gérer et protéger l’environnement et le capital naturel contre toute forme de dégradation.

Le Ministre a précisé que les limites constatées du Code en cours datant de 1987 sont corrigées dans le présent Code et concernent entre autres :

Les principes de territorialité, de précaution, de non-régression ;
La prise en compte du transfert des compétences environnementales aux collectivités locales, comme prévu par le Code des collectivités locales ;
L’intégration des nouveaux enjeux mondiaux tels que les changements climatiques, la biosécurité, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’économie verte ;
Le renforcement de certaines sanctions.

Il a indiqué que la nouvelle mouture du Code de l’Environnement prend en compte les Objectifs du Développement Durable, les principes environnementaux en vigueur à l’Union Africaine et à la CEDEAO, les directives des Organismes des bassins fluviaux dont la Guinée est membre actif.

Le Ministre a rappelé que les droits coutumiers et les pratiques traditionnelles, le genre, l’écotourisme, la transition vers l’économie circulaire et le capital naturel, ont été également prise en compte.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté le projet de Loi portant Code de l’Environnement.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis pour examen, en seconde lecture, deux projets de Lois :

Le premier portant sur la Mutualité Sociale en République de Guinée.

Elle a rappelé que depuis 2017, la Guinée dispose d’une politique nationale de protection sociale. Celle-ci met l’accent sur la nécessité d’en diversifier les outils, dont les mutuelles sociales.

La Ministre a souligné que de nos jours, il y a une nécessité d’harmoniser la législation nationale en matière de Mutualité Sociale avec celles des pays de la CEDEAO et de l’Union Africaine en vue d’améliorer le taux de couverture sociale des populations.

Les mutuelles servent à assurer :

La prévention des risques sociaux liés à la personne et la réparation de leurs conséquences ;
La protection de l’enfance, de la famille, des personnes âgées ou handicapées ;
Le développement culturel, moral, intellectuel et physique de leurs membres et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Elle a précisé que le présent projet de loi fixe les principes fondamentaux régissant la mutualité sociale en République de Guinée.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de Loi tout en demandant l’élaboration de ses textes d’application dans de brefs délais

° Le second portant sur la Promotion et la Protection des droits des personnes atteintes d’albinisme en République de Guinée.

La ministre a indiqué que certains préjugés sociaux empêchent les personnes souffrant d’albinisme d’accéder facilement à des soins de santé adaptés, aux services sociaux, à une protection juridique et à la réparation en cas de violation de leurs droits.

La Ministre a soutenu que face à cette situation, le Ministère en charge de l’Action Sociale en collaboration avec de nombreux autres acteurs, ont entrepris plusieurs activités en faveur des victimes. Ces multiples efforts semblent insuffisants face aux besoins exprimés et à l’absence d’un cadre juridique approprié.

D’où le présent projet de loi qui vise à garantir l’inclusion, l’égalité des chances en faveur des personnes atteintes d’albinisme, la protection et la promotion de leurs droits contre toutes formes de discrimination et de stigmatisation.

Au terme des débats, le Conseil a décidé de l’approbation du projet de Loi et recommandé l’élaboration dans les meilleurs délais de ses textes d’application

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi qui a fait une communication relative aux préparatifs de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), du 10 au 21 Juin 2019 à Genève (Suisse).

Il a indiqué que dans le cadre des préparatifs de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), chaque pays membre a été invité à organiser des dialogues tripartites nationaux sur le rapport de la commission mondiale sur l’avenir du travail, avant son adoption par la conférence prévue du 10 au 21 Juin 2019 à Genève (Suisse).

Le Ministre a annoncé que c’est dans cette perspective que le Département en charge du Travail a initié depuis plusieurs semaines des séries de rencontres avec l’ensemble des partenaires sociaux (Syndicat, Patronats) avec pour philosophie, une démarche inclusive.

Il a enfin informé de la solennité de cet évènement planétaire, en raison du caractère exceptionnel de cette session 2019 qui coïncide avec la célébration du centenaire de l’OIT à laquelle plusieurs Chefs d’Etat prendrons part.

Le Conseil a soutenu la participation de notre pays à cette session de la Conférence Internationale du Travail (CIT)

Le Ministre de l’Economie et des Finances a soumis pour examen en seconde lecture le projet de Décret portant Régime Juridique des Comptables Publics.

Il a souligné qu’à date, le régime juridique des comptables publics n’a pas encore fait l’objet d’une initiative gouvernementale en matière règlementaire en dépit des lourdes responsabilités qui caractérisent l’exercice de la fonction de comptable public.

Le Ministre a expliqué que la fonction comptable est fragilisée en raison du défaut de prestation de serment devant la Cour des Comptes et la constitution des cautions avant l’exercice de la profession.

Il a soutenu que pour corriger et combler le vide, la Loi Organique Relative aux Lois de Finances de 2012 et le Règlement Général sur la Gestion Budgétaire et la Comptabilité Publique du 15 janvier 2013 ont rappelé, dans le cadre des réformes et de la modernisation de la gestion publique, les responsabilités des comptables publics et les sanctions qu’ils encourent dans l’exercice de leurs missions.

Le Ministre a déclaré que le présent régime juridique prend en compte aussi bien les dispositions législatives et réglementaires encadrant la gestion publique en Guinée que les bonnes pratiques des pays disposant déjà de régimes juridiques.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de Décret portant Régime juridique des comptables publics

Le Ministre des Transports a soumis pour examen deux projets de Décrets :

° Le premier fixant les Statuts de l’Office Guinéen des Chargeurs.

Il a indiqué que conformément aux Conseils des Chargeurs en Afrique, le Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC) a pour objet de contribuer à la promotion du commerce extérieur de la Guinée en apportant toutes les facilitations et assistances multiformes aux chargeurs dans l’accomplissement de leurs missions.

Le Ministre a expliqué que la mission essentielle du Conseil des Chargeurs se résume comme suit :

La représentation équitable et la défense des intérêts des chargeurs publics et privés ;
Les relations avec les intervenants dans la chaîne des transports ;
La facilitation du suivi des marchandises ;
La gestion d’une banque de données sur les transports internationaux et nationaux ;
La mise en place des infrastructures de transport ;
La promotion de la compétitivité des exportations grâce à des initiatives visant à améliorer la chaîne de transport ;
La tenue des statistiques fiables dans le domaine des importations et exportations.

Le Ministre a également indiqué que les recettes de l’émission du Bordereau Electronique de Suivi des Cargaisons (BESC) constituent la principale ressource financière d’un Conseil des Chargeurs.

° Le second projet de Décret fixant les Statuts de l’Agence de la Navigation Aérienne (ANA).

Le Ministre a informé que depuis environ deux (2) décennies, les Directions de l’Aviation Civile rencontrent de nombreux problèmes pour la mise en œuvre des recommandations des audits de supervision de la sécurité de l’OACI, relayée par les Organismes Régionaux s’occupant de l’Aviation Civile.

Le Ministre a précisé que l’ANA a pour mission d’assurer la sécurité, la régularité et l’efficacité de la circulation aérienne ainsi que la gestion et l’exploitation des aérodromes domestiques, en République de Guinée.

Dans son fonctionnement actuel et cela conformément à ses statuts, l’ANA n’est pas soumise au règlement général de la comptabilité publique. Sa comptabilité est cependant tenue selon les usages commerciaux conformément aux règles du système comptable OHADA (SYSCOHADA).

Le Ministre a noté que la principale ressource financière de l’ANA est la redevance terminale. Elle représente plus de 95% de ses revenus. Quant à la subvention d’équilibre, perçue du Budget National de Développement (BND), elle représente à peine 3% du chiffre d’affaires annuel de l’Agence.

Il a expliqué que face à cette situation, il était nécessaire de procéder à la mise en conformité des statuts de l’ANA au regard du cadre légal et règlementaire régissant l’organisation et le fonctionnement des Organismes publics en République de Guinée.

C’est en exécution de cet impératif, que ce présent projet de statuts harmonisés a été élaboré conformément aux dispositions de la loi L/2017/056/AN du 08 Décembre 2017, portant Gouvernance Financière des Etablissements et Sociétés Publics.

Au terme des débats, le conseil a adopté les deux projets de Décrets fixant les Statuts du Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC) et de l’Agence de Navigation Aérienne (ANA).

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication relative au Rapport d’étape sur l’avancement des opérations d’assainissement de la Ville de Conakry.

Le Ministre a informé que dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de professionnalisation des déchets, un appel d’offre international a permis de recruter deux (2) opérateurs chargées d’une part de la pré-collecte jusqu’au transfert des déchets sur le site final de la minière, d’autre part de l’exploitation de la décharge de la Minière.

Il a annoncé que face au constat actuel de la salubrité de la ville de Conakry, le Département en charge de l’Assainissement est en manque d’équipements divers dont l’acquisition est nécessaire

Le Ministre a affirmé que la mobilisation de ces besoins vise à :

Éliminer l’ensemble des dépôts sauvages dans les 5 communes ;
Procéder aux curages des caniveaux et à l’enlèvement des produits de curages ;
Mettre en place l’équipe de balayage sur les principaux axes routiers des 4 autres communes ;
Mobiliser 24H/24 le parc automobile pour le transport des déchets solides ;
Mettre en place une brigade de contrôle des lieux assainis.

Il a informé que pour l’atteinte de ces objectifs, un programme intérimaire d’assainissement intégré de la ville de Conakry sur une durée de six (6) mois allant de Mai à Octobre 2019 a été élaboré et budgétisé par son Département

Le Ministre a sollicité l’accord du Gouvernement pour engager dans les meilleurs délais, des actions visant la mise en place d’un fonds destiné à pérenniser le financement de la gestion des déchets solides pour la ville de Conakry et celles de l’intérieur du pays.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre et convoqué une réunion du Comité de Pilotage sur la professionnalisation des Déchets solides avec les Ministres en charge de l’Assainissement, du Plan, de la Coopération et de l’Administration du Territoire

Le Ministre de l’Economie et des Finances a fait une communication relative à la tenue des réunions statutaires de la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO), du 25 juillet au 02 août 2019, à Conakry.

Il a souligné que les réunions statutaires tournantes dans les pays membres examinent principalement l’état de mise en œuvre et les résultats du Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO (PCM), adopté en 1987 et décliné en « Feuille de route du programme de monnaie unique » en 2009. Elles apprécient également, la stabilité des secteurs financiers, les systèmes de paiement de la zone et les taux de change.

Le Ministre a précisé que les participants aux réunions statutaires sont des cadres des ministères en charge des questions économiques, de l’intégration et du commerce des pays membres ainsi que des Banques Centrales de ces pays. Au moins 150 délégations représenteront les pays et institutions de la sous-région à l’événement.

Il a indiqué que les rencontres se dérouleront chronologiquement en trois phases : le Comité technique des experts, le Comité des Gouverneurs des Banques Centrales et le conseil de Convergence qui est une réunion Ministérielle. Ses rencontres sont présidées par le pays hôte.

Les réunions de la ZMAO seront précédées de celles de l’Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) et du WAIFEM.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre de l’Economie et des Finances et au Gouverneur de la Banque centrale pour la tenue des réunions statutaires de la ZMAO à Conakry, du 25 juillet au 2 Août 2019.

Le Ministre de l’Energie a fait une communication relative à l’Accord de financement entre la République de Guinée et l’Association Internationale de Développement (IDA) et la Convention de crédit entre la République de Guinée et l’Agence Française de Développement (AFD), relatifs au financement du « Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Electricité en Guinée (PAEEG) ».

Il a rappelé qu’en plus du PNDES qui couvre tous les secteurs clés de l’économie guinéenne, un prospectus d’investissement a été élaboré pour l’accès à l’électricité 2016-2020, visant à doubler le taux d’accès à l’électricité de 18% actuellement, à 36% durant les cinq prochaines années en vue d’atteindre un accès universel d’ici à 2030. A cet effet une table ronde des donateurs a eu lieu à la mi-novembre 2017 à Paris, pour présenter le Prospectus d’Investissement et mobiliser environ 380 millions sur 645 millions de dollars pour la mise en œuvre du programme national d’accès à l’électricité.

Le Ministre a affirmé que le projet d’Amélioration de l’Accès à l’électricité en Guinée (PAAEG), conjointement financé par la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement (AFD), consiste à mettre en œuvre une partie de ce Programme d’accès à l’électricité à moindre coût de notre pays, sur la base d’une approche sectorielle.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté la Convention de crédit et l’Accord de financement relatifs à ce projet.

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a fait un compte rendu sur le programme de lancement des projets d’infrastructures financés par l’ANAFIC ;

Il a rappelé que l’avènement de la 3ème République en 2010 a permis à la Guinée de mettre au cœur de ses nombreux projets et programmes une politique de décentralisation et de développement local à la satisfaction générale des populations.

Le Ministre a soutenu que c’est dans ce contexte que le Gouvernement vient de mettre en place un mécanisme pérenne de financement de la décentralisation en vue d’optimiser l’efficacité et de corriger les effets de dispersion des différents appuis financiers apportés aux collectivités locales. D’où la création de l’ANAFIC par Décret du 11 novembre 2017 pour la gestion exclusive de ce fonds.

Il a justifié que cet acquis mérite d’être connu et porté à la connaissance des communautés à la base.

C’est pourquoi, sous l’autorité du Premier Ministre, il a été jugé nécessaire d’organiser une mission gouvernementale dans les 4 régions naturelles du pays à l’effet d’informer les populations sur les acquis et les perspectives qui s’attachent au projet de développement économique et social du Président de la République.

Le Ministre a expliqué que la mission sera dirigée par un pool de Ministres dans chaque région naturelle du pays. Il a informé que l’objectif de la mission consiste à :

Procéder au niveau des collectivités locales à l’inauguration des infrastructures socio-économiques de base (Santé, Education, Agriculture, Electricité, Hydraulique villageoises etc.), avec l’appui des partenaires au développement, notamment le PACV3 ;
Procéder à la pose de la première pierre des infrastructures financées par l’ANAFIC ;
Informer les citoyens sur les acquis du Gouvernement de la 3ème République ;
Sensibiliser les populations sur l’entretien, la sauvegarde et l’utilisation efficiente des infrastructures mises à leur disposition ;
Faire passer un message de paix, d’unité nationale, de quiétude sociale et de sécurité.
Le Ministre a annoncé qu’à la fin de la mission, un rapport synthèse sera élaboré à la haute attention de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur a informé que notre compatriote Dr Sékou Traoré, spécialiste en Génie chimique à l’Université Gamal Abdel Nasser, a remporté le prix de champion mondial 2019 de la Boue Rouge.

Le Conseil a apprécié cette performance qui consacre le génie guinéen et adressé ses félicitations à l’intéressé

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Alpha Condé à Télimélé ? « Je voudrais qu’on lui réserve un accueil chaleureux »

15 mai 2019 à 17 05 44 05445
Monsieur Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le nouveau préfet de Télimélé a eu une rencontre de prise de contact ce mercredi, 15 mai 2019, avec les sages de sa juridiction. A cette occasion, Amadou Sadio Diallo a annoncé son intention d’inviter le président de la République dans la préfecture. Il a invité les citoyens à réserver « un accueil chaleureux » à Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Le conseil des sages, les autorités religieuses et le collège des imams ont pris part à cette rencontre, qui s’est tenue dans les locaux de la préfecture. Officiellement, il s’agit d’une rencontre de prise de contact avec ces différentes couches pour échanger autour de la paix, la quiétude et le développement de Télimélé. Mais, le préfet Amadou Sadio Diallo qui est un fils de Télimélé, a mis l’occasion à profit pour annoncer son souhait d’inviter le président Alpha Condé dans la ville. Et, il veut que le chef de l’Etat soit chaleureusement accueilli dans cette localité, fief de l’opposition.

Amadou Sadio Diallo

« Je demande aux différentes structures présentes à cette rencontre leur accord pour recevoir monsieur le président de la République à Télimélé. Je voudrais qu’on lui réserve un accueil chaleureux pour lui signifier que Télimélé ne le déteste pas. Battons-nous et essayons de tout faire pour être avec le gouvernement, cela va nous aider. Le pouvoir a besoin de Télimélé. Avec la bénédiction de nos parents, profitons pour ne pas perdre cette opportunité », a demandé le préfet.

Le préfet a également demandé aux sages de continuer leurs prières en faveur du développement de la préfecture. « Grâce à vos prières et bénédictions, nous avons l’eau courante à Télimélé, nous avons connu ce qu’on appelle le goudron. Je vous prie de continuer pour que notre préfecture puisse avoir le courant du barrage de Souapiti. Je me confie à vous chers pères pour la paix et le développement de la préfecture de Télimélé. Je voudrais que tout soit révolu en ce qui concerne les petits problèmes qu’on a connus chez nous. Je voudrais qu’il y ait l’entente à Télimélé », a dit le préfet.

A l’issue de cette rencontre, certains participants ont salué la tenue de cette rencontre. C’est le cas d’Elhadj Mouctar Banty Diallo, membre du conseil des sages de la préfecture.

Elhadj Mouctar Banty Diallo

« Je suis très heureux de participer à cette rencontre qui s’est déroulée dans les meilleurs conditions. Les débats ont tourné autour d’un certain nombre de points. Premièrement, c’est la prise en charge du développement de Télimélé, parce que Télimélé ne peut pas se développer sans nous conseil des sages, affaires religieuses parce que nous sommes les parents des jeunes qui sont le moteur du développement.

Deuxièmement, le préfet nous a demandé de resserrer les rangs et d’abandonner certaines pratiques comme dire  »je suis d’ici, je suis de là, je suis le fils de tel ». Ensuite, il nous a demandé d’assurer la propreté de la ville, la salubrité, qu’on veille à l’environnement. Il a ajouté que si nous voulons nous aider, il faut bien qu’on soit en accord et en harmonie avec les tenants du pouvoir. C’est ça la vérité. Parce que nous avons besoin d’un certain nombre de choses qu’on ne peut pas avoir de nous-mêmes, il faut l’appui du gouvernement. Nous disons que ces messages sont tombés dans de bonnes oreilles et nous promettons de les mettre en application », a indiqué l’ancien député.

Elhadj Mamadou Falilou

De son côté, Elhadj Mamadou Falilou Bah, le président du conseil des sages de la préfecture, a remercié le préfet pour cette invitation, avant de faire savoir qu’il est content de la nomination d’un fils du terroir comme préfet de Télimélé. « Je suis vraiment content de cette initiative. Nous avons un fils qui aime Télimélé comme maire et Dieu nous amène un de nos fils comme préfet, cela me réconforte à plus d’un titre. Si le président Alpha Condé veut avoir Télimélé, il doit associer la parole à l’acte. Mais, les actions doivent dépasser la parole. Depuis 1958, nous avons entendu assez de promesses.

Télimélé a été une fédération pilote au temps du premier président, Ahmed Sekou Touré ; mais, jusqu’à présent, on n’a pas trop bénéficié. Si tu veux récupérer ta femme dans les mains d’une personne qui veut la récupérer, essaye d’abord de savoir les besoins de ta femme. Suite à ça, tu pourras facilement la récupérer. Et, je profite de l’occasion pour demander au préfet et au maire de travailler main dans la main pour la cause de Télimélé », a exhorté le sage.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Kankan : les 58 maires de la région demandent une nouvelle constitution

11 mai 2019 à 19 07 52 05525

Les maires de la région administrative de Kankan, au nombre de 58, étaient réunis ce samedi, 11 mai 2019, dans les locaux du gouvernorat pour s’approprier du contenu de l’ANAFIC. A l’issue des travaux, les élus locaux ont publié une déclaration dans laquelle ils demandent au président de la République de proposer une nouvelle constitution à la Guinée. Ce qui permettrait au chef d’Etat guinéen de briguer un troisième mandat. C’est le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, qui a lu cette déclaration devant les médias dont Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Mory Kolofon Diakité

« Nous, les 58 maires de la région administrative de Kankan, réunis ce jour 11 mai 2019 dans la salle de conférence du gouvernorat pour analyser la situation socio-politique et économique de la région, profitons de cette occasion pour remercier le gouvernement pour les efforts déployés dans le processus du développement local et de la décentralisation ; exprimons notre profonde gratitude et sincère remerciement à son excellence monsieur le président de la République pour voir mis à notre disposition, un outil innovent du financement local, premier du genre en Afrique qui est l’ANAFIC.

Nous maires, marquons notre reconnaissance à l’endroit de son excellence monsieur le président de la République pour le progrès acquis dans le changement en moins de 10 ans. En dépit de tous ces acquis, et compte tenu des inadéquations dans l’actuelle constitution, il est important pour nous maires de vous demander d’offrir une opportunité à la future génération à travers un cadre constitutionnel pouvant garantir la stabilité politique, sociale et la paix dans notre pays.

Pour ce faire, nous maires de la région administrative de Kankan, vous demandons solennellement, au nom de nos populations, de procéder légalement à la révision constitutionnelle d’ici décembre 2019 par un référendum ».

Le gouverneur de la région de Kankan, le général Mohamed Gharé, qui a présidé la rencontre, a dit prendre acte de la déclaration et annoncé que celle-ci parviendra à qui de droit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Loi contre la polygamie : « ce n’est pas bon qu’on dise qu’il faut que la première accepte »

10 mai 2019 à 18 06 22 05225
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, islamologue et imam à Koloma

Le code civil révisé a été adopté par l’assemblée nationale hier jeudi, 09 avril 2019. Mais, l’article 281 de cette loi qui interdit la polygamie, sous réserve de l’accord de la première épouse, continue de susciter des réactions dans la cité. Nombre de compatriotes dénoncent une loi qui ne tient pas en compte les réalités socioculturelles guinéennes.

Pour Oustaz Mohamed Ramadan Bah, imam à Koloma, cet article du code civil est contraire aux principes de l’Islam. Il l’a dit dans une interview accordée à Guineematin.com dans la matinée de ce vendredi 10 mai 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : les députés guinéens ont voté le code civil révisé, ramené en seconde lecture. Dans ce code civil, ce qui frappe le plus est que désormais la polygamie n’est autorisée qu’avec l’accord de la première épouse. Vous qui êtes un leader religieux musulman quel est votre réaction par rapport à cela ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : en ce qui concerne le mariage ou la polygamie, l’islam ne refuse pas que celui qui veut une seconde femme informe la première et discute même avec elle sur le mariage de la seconde. Mais, cela ne veut pas dire que s’il y a refus de la première, que le mariage ne peut pas avoir lieu. Donc ça, c’est la position de l’islam. Vous savez, en islam, on ne cache rien. Il n’y a pas de tricherie. Donc, celui qui veut se remarier, peut en tous cas discuter avec sa femme. Il y a certains même, qui avec leur première femme, choisissent ensemble la seconde femme. Donc ça, c’est une très bonne chose. Mais seulement, on ne peut pas dire qu’il faut forcement que la première femme accepte que son mari épouse une deuxième femme avant que ce dernier épouse sa deuxième femme.

Guineematin.com : justement, c’est ce que dit cette loi là. Est-ce que vous pensez qu’elle va à l’encontre des lois islamiques ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : je ne dirai pas que ça va à l’encontre des lois islamiques, mais en tout cas, je vous ai dit la position de l’islam. L’islam accepte que le mari informe sa seconde épouse, de discuter avec elle, puisque c’est une autre femme qui va rejoindre la première. Donc, il faudrait que cela se passe dans l’entente, il faudrait que cela se passe dans l’amabilité.

Guineematin.com : est-ce que vous pensez que c’est une mauvaise loi qui a été votée par les députés guinéens ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : je ne dirai pas que c’est une mauvaise loi qui a été votée, mais en ce qui concerne l’islam, c’est ce que je viens de vous dire. La loi islamique et nos lois, souvent il y a contradiction. Nous savons que quand il y a contradiction, et nous savons que c’est nous les humains qui faisons les lois, nous devons faire beaucoup attention pour ne pas qu’il y ait incident entre les deux lois.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous conseillez aux fidèles musulmans face à cette situation ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : ce que je conseille aux musulmans, c’est d’être patient, puisque c’est une loi qui a été votée. Vous savez, il y a beaucoup de lois qui ne sont pas conformes aux lois islamiques. Mais, puisque dans le pays où nous vivons, ce sont des lois qui ont été votées, qu’il y a des contradictions, ou quand il n’y a pas d’équilibre ou quand il n’y a pas d’entente entre les lois, ce que la religion dit, c’est de suivre la loi divine.

Guineematin.com : à vous écouter, on comprend que cette de loi va à l’encontre des principes religieux. Et, pour que le code civil entre en vigueur, il faut que le président de la République le promulgue. Vous, en que leader religieux, quel message avez-vous à l’endroit du président Alpha Condé dans ce sens ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : concernant cette loi, je demande au président de revoir. J’aurais voulu qu’il dise que le mari informe sa première femme et qu’il discute avec elle avant de se remarier. Mais, ce n’est pas bon qu’on dise qu’il faut forcement que la première accepte. Sinon, cela va empêcher beaucoup de mariages. Donc moi, c’est ce que j’aurais voulu.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : accusé d’avoir trahi le FNDC, le fédéral de l’UFGD brise le silence (interview)

10 mai 2019 à 11 11 20 05205
Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan

L’agression des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Kankan par des militants du RPG, le 30 avril dernier, est encore vivace dans les esprits. Accusé d’avoir trahi le FNDC ce jour-là en refusant de pendre part à la manifestation, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan, brise le silence. Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com baé à Kankan, hier, jeudi 09 mai 2019, monsieur Guilavogui a apporté des précisons sur les raisons de son absence à cette manifestation.

Décryptage !

Guineematin.com : nous avons remarqué l’absence notoire de l’UFDG dans la manifestation anti-3ème mandat du FNDC le mardi 30 avril à Kankan. Quelles en sont les raisons ?

Antoine Dogbo Guilavogui : j’ai présidé toutes les séances préparatoires de la manifestation anti-troisième mandat à Kankan. Il faut le reconnaitre, c’est moi qui ai dirigé tous les débats et je suis fier de ça. Pour cette manifestation, nous avons respecté à la base tout ce que la loi exige, à savoir écrire à la mairie et à la préfecture. En principe, c’est à la mairie qu’on devrait écrire. Mais, nous avons déposé dans les normes, parce qu’il s’agit de 72h, mais nous avons déposé bien avant cela. Alors, dans notre programme, on a voulu sensibiliser nos militants dans certains médias de la place. A la veille de notre sortie, le RPG est allé dire qu’ils ne sont pas d’accord, en l’occurrence les responsables : Mamby Camara, Taliby Dabo, Babou Chérif et Adama Keïta.

Guineematin.com : il se murmure partout que vous avez trahi les autres membres du front. Pourquoi ne vous-a-ton pas vu dans la manifestation ?

Antoine Dogbo Guilavogui : les responsables du RPG ont dit partout que moi, je suis en train de chanter que le Préfet de Kankan, Aziz Diop, n’est pas guinéen, que s’ils me voient, ils vont me tuer. Maintenant, à l’avance, les collègues ont dit que dans cette affaire, que je suis le plus recherché. Moi, j’ai dit non, cela n’est pas grave. Mais, quand les collègues te donnent des conseils, il faut respecter. C’est tout le front qui s’est réuni pour me dire qu’il n’y a pas de sécurité pour garantir ma vie. Donc, qu’ils préfèrent que je reste à la maison. Donc, je ne pouvais pas aller me livrer aux drogués, parce que Taliby Dabo est allé chercher les jeunes de la gare routière de Moussadjan pour les faire droguer et ils ont passé toute la nuit au carrefour Komarala loisir. Donc, on ne peut pas dire que l’UFDG n’a pas participé. Mais, pour sauvegarder la vie de Dogbo, c’est la raison pour laquelle que je n’y ai pas été.

Guineematin.com : vous estimez donc que vous étiez en danger de mort ?

Antoine Dogbo Guilavogui : c’était monnaie courante. Dans la manifestation, tout le monde disait où est Dogbo Guilavogui ? Les autres venaient en second plan, c’est moi seul qu’on recherchait. Vous pouvez demander aux autres collègues. Je n’ai pas une police, je n’ai pas de gendarme, les collègues me disent non, on ne peut pas sauvegarder ta vie. Nous sommes maintenant là, menacé, vous voulez que j’aille me livrer à des bandits, des drogués ? Sinon, j’étais prêt moi.

Guineematin.com : pour cette marche pacifique du 30 avril 2019, est ce que vous avez reçu l’autorisation des autorités administratives ?

Antoine Dogbo Guilavogui : nous avons eu l’autorisation. C’est quand les gens du RPG sont passés maintenant dans des medias pour dire qu’ils vont aussi sortir manifester, que le maire est passé nuitamment lui aussi dans le même media, pour dire qu’il n’y aura pas de marche, ni pour le RPG ni pour le front. Il y a du poids, deux mesures. Nous avons été autorisés. C’est les menaces de Taliby Dabo et de Mamby qui ont fait que le maire est parti à la radio, pour dire qu’il n’y a pas de manifestation, alors que c’est le front qui avait déposé une demande de manifestation et pire que ça, le maire dit qu’il avait déposé une demande de contremanifestation à notre niveau, mais c’est faux.

Guineematin.com : dans une interview qu’il a accordée récemment à notre organe, Taliby Dabo a dit qu’à la veille de cette manifestation que les militants de sa formation politique ont été attaqués et agressés par les membres du front. Que répondez-vous ?

Antoine Dogbo Guilavogui : il faut que Taliby arrête. Tous les régimes vont changer. Il faut qu’il sache que ça le rattraperait dans le temps. Il n’y avait que les responsables du RPG qui étaient regroupés devant le siège du PADES, comment on pouvait aller les attaquer en disant qu’ils étaient avec les loubars ? Ce n’est pas honorable pour lui. Un jour, le régime là va finir, Taliby Dabo va marcher et parler, personne ne l’écoutera. Quel est le papier qui a signifié à la mairie que le RPG devait sortir ce jour ? C’est eux qui sont venus pour attaquer, il faut qu’il soit objectif.

Guineematin.com : quelle a été votre réaction quand vous avez vu les images des autres membres du FNDC se faire malmener par les partisans du RPG ?

Antoine Dogbo Guilavogui : ça veut dire qu’Alpha Condé n’est pas venu pour faire la démocratie. Quand on empêche les uns de manifester, au même moment vous permettez aux autres de manifester, il y’a eu du deux poids, deux mesures. Quand on battait nos collègues, les gendarmes sont là. Quand c’est un peu grave, ils les extirpent dans les mains des RPGistes pour les envoyer à la gendarmerie, bien que les Nongo sont blessés, on dit non vous ne sortez plus ici. C’est grave.

Guineematin.com : que répondez-vous à Taliby Dabo qui dit que toute manifestation anti-troisième mandat est illégale et que le RPG fera tout pour empêcher ces manifestations ?

Antoine Dogbo Guilavogui : cela veut dire que c’est Taliby qui est le gouverneur, le préfet et tout. Quand il se tape la poitrine qu’il n’y aura aucune manifestation en Haute guinée, il est qui pour dire ça ? Il est soumis à l’autorité comme nous tous. Mais, il brave cette autorité. Cela veut dire qu’il n’y a ni Gouverneur, ni Préfet.

Guineematin.com : est-ce que dans les jours à venir le front va manifester encore à Kankan ?

Antoine Dogbo Guilavogui : d’abord, nous allons faire face à cette barbarie devant la loi. C’est notre première action. Nous allons porter plainte. S’il est vrai que la justice est indépendante, nous portons plainte.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Appels à un 3ème mandat : le maire de Télimélé annonce une plainte contre celui de Kindia

8 mai 2019 à 17 05 51 05515
Younoussa Goulgoul Diallo, maire de la commune urbaine de Télimélé

Le maire de la commune urbaine de Télimélé, Younoussa Goulgoul Diallo, vient de répondre à son homologue de Kindia, Mamadouba Bangoura. Ce dernier qui a appelé à une révision de l’actuelle Constitution, a dit avoir parlé au nom des maires de la Basse Guinée. Le maire de Télimélé qui fait partie des élus locaux de cette région se désolidarise de cette déclaration et recadre son auteur, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Après celle de l’UDG, son parti politique, Mamadouba Bangoura, le maire de la ville de Kindia, s’attire maintenant la colère des maires de la Basse Guinée. En effet, lorsqu’il a été interpellé par la direction de son parti sur sa déclaration faite samedi dernier devant le président de la République en faveur d’une modification de l’actuelle Constitution, l’élu de Kindia a fait savoir qu’il n’a pas parlé au nom de sa formation politique, mais plutôt au nom des maires de la région. Ce qui ne laisse pas les intéressés indifférents.

C’est le cas du maire de Télimélé qui dément et dénonce Mamadouba Bangoura. « Ce que le maire de Kindia a dit n’engage que lui seul. Je dénonce sa façon de faire et je l’attaque au niveau des médias. Quand on parle au nom du peuple, la moindre des choses à faire, c’est de consulter. Ni de près ni de loin, moi, maire de la commune urbaine de Télimélé, appartenant aux maires de la Basse Côte, je n’ai été associé à la prise d’une décision par rapport à la révision de cette constitution.

Il (le maire de Kindia, ndlr) n’a pas le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia. Il y a eu l’élection des maires des communes de Guinée, je suis membre du bureau exécutif. Si on doit parler au nom des maires de la Basse Côte, j’ai été choisi comme point focal des maires de la région, c’est moi qui incarne le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia.J’attire donc l’attention de monsieur Bangoura sur le fait qu’un élu doit choisir ce qu’il doit dire, quand est-ce qu’il doit le dire et pourquoi il doit le dire, parce qu’il représente la population qui l’a élu », a réagi Younoussa Goulgoul Diallo.

Choqué par cette sortie de Mamadouba Bangoura, l’élu de Télimélé annonce qu’il va poursuivre son homologue de Kindia en justice. « Je devais porter plainte contre lui, parce qu’il n’a pas le droit de parler au nom de tous les maires de la région. Il n’est rien, il n’est qu’un simple maire. Au moins s’il avait appelé les maires par téléphone pour dire voilà ce qu’il propose, nous on allait lui répondre directement. Mais il n’a associé personne ni de près ni de loin. Je lance un appel aux maires de Guinée : choisissons ce que nous devons faire, nous ne sommes pas nommés par un décret, nous sommes représentants des populations », a dit l’élu local.

Au sujet de la modification constitutionnelle prônée par le pouvoir, le maire de Télimélé dit ne pas comprendre les raisons de ce projet. « Pourquoi modifier la Constitution ? Quel est l’objectif visé ? Quelle est la nécessité de modifier cette Constitution ? Le président Alpha Condé est là depuis dix (10) ans, s’il fallait modifier cette Constitution, il fallait le faire très tôt pour lui permettre alors de développer ce pays. Moi, je ne suis pas favorable à la modification de la Constitution après neuf (9) ans de mandature », souligne Younoussa Goulgoul Diallo, élu sous les couleurs de l’UFDG.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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7 manifestants anti-3ème mandat condamnés à Kindia : « c’est un procès de la honte », dit leur avocat

8 mai 2019 à 11 11 02 05025

Comme annoncé précédemment, 7 opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé ont été condamnés hier mardi, 07 mai 2019 par le tribunal de première instance de Kindia. Boubacar Barry, Thierno Mamadou Diallo, Mohamed Camara, Amadou Soumah, Mohamed Sylla, Mamadou Cellou Diallo et Mohamed Keïta ont écopé chacun d’une peine de trois mois de prison ferme et le payement d’une amende de 500 mille francs.

Ces 7 jeunes ont été arrêtés à l’occasion d’une manifestation pacifique organisée le samedi, 04 mai dernier dans la ville des agrumes, contre le projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir de Conakry et qui devrait permettre au président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au-delà de ses deux mandats légaux. En prenant part à cette manifestation, le tribunal a estimé qu’ils se sont rendus coupables de trouble à l’ordre public et entrave au droit de manifester.

Me Salifou Béavogui

Après le prononcé du verdict par le juge, Hammady Seick, les 7 jeunes ont été reconduits en prison. Leur avocat, maître Salifou Béavogui, dénonce un procès de la honte. « Nous venons de sortir de ce marathon judiciaire de ce procès de la honte, de ce procès des intimidations, du non droit. De ce procès qui écrase les innocents, qui ne se repose sur aucune base légale. Vous vous rappellerez que le samedi passé, les membres du FNDC avaient tenté d’exprimer, manifester leur opinion conformément à l’article 7 de la Constitution guinéenne qui permet à tout citoyen d’exprimer ses opinions politiques, religieuses, philosophiques, soit par la parole, les images et par tout autre moyen de communication. Le tout conformément à la loi.

C’est dans ces circonstances que les 7 opposants qui n’étaient ni en position de commettre une infraction ou de causer de trouble de l’ordre public ont été arrêtés et conduis à la prison pour, disent-ils, trouble, attroupement et entrave à la liberté de manifester. Au cours des débats, il a été révélé ici à l’audience publique, que certains prévenus ont été simplement arrêtés parce qu’ils portaient des T-Shirts du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

D’autres ont été arrêtés parce qu’ils portaient des chemises qui portaient des effigies des opposants, notamment le président Sidya Touré et le président Cellou Dalein Diallo. Donc ces prévenus qui viennent d’être injustement condamnés pour avoir exprimé leur opinion, n’ont causé aucun trouble à l’ordre public. Ils n’ont violé la tranquillité d’aucune paix ici. Ils étaient venus manifester leur opinion dans le calme et dans la discipline conformément à la loi », estime l’avocat de la défense.

Maître Salifou Béavogui annonce donc avoir immédiatement fait appel de cette décision. « Je suis sorti très déçu de la non application du droit dans cette affaire. Je suis complètement abattu de voir une fois encore la justice condamner des innocents pour des raisons purement inexplicables en termes de référence à nos textes de lois. Je suis abasourdi voire abattu moralement, attristé de voir la condamnation des innocents qui n’ont fait qu’exprimer leur volonté face à une situation.

Je regrette que les poursuites soient dirigées contre les faibles et que d’autres qui ont fait le même comportement échappent à la poursuite. C’est pour cette raison que j’ai immédiatement relevé appel contre cette décision que je flétris, que je rejette avec la dernière énergie et que je crois fermement pouvoir anéantir devant la juridiction d’appel », a-t-il dit.

Par ailleurs, l’avocat se dit préoccupé de la disparition du huitième manifestant qui avait été arrêté samedi. Ce dernier n’a pas comparu devant le tribunal et il reste, pour l’heure, sans nouvelles. « Il y a Mamady Kanak Bangoura qui est porté disparu, il n’a pas été retrouvé jusqu’à nos jours. Ce qui crée un sentiment de peur, de crainte et de tristesse.

Parce qu’une fois encore, il reste introuvable. Tout porte à croire que ce jour-là, il était là pour exprimer son opinion. Nous demandons à ce que des recherches sérieuses soient faites par les services de sécurité pour le retrouver. Car une fois encore, la sécurité des biens et de personnes incombe aux services de sécurité », rappelle Me Salifou Béavogui.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Kindia : Alpha Condé au stade préfectoral, les anti-troisième mandat dans la rue

4 mai 2019 à 14 02 57 05575

Comme prévu, le président Alpha Condé est arrivé ce samedi, 04 mai 2019, à Kindia. Officiellement, il est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction des infrastructures prévues dans le cadre des festivités commémoratives du 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. S’il a été bien accueilli au stade, ce n’est pas le cas cependant dans les rues de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le chef de l’Etat est arrivé au stade préfectoral de Kindia en compagnie du Premier ministre, Kassory Fofana ; des ministres Kiridi Bangoura, Oyé Guilavogui, Cheick Taliby Sylla ; du Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, et d’autres responsables. Il a été accueilli dans une grande ferveur par une foule en liesse.

Dans les discours prononcés à cette occasion, le maire de Kindia ; les représentants des jeunes, des femmes et des sages de la Basse-Côte, tous se sont montrés favorables au projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir, pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. En réponse, Alpha Condé, dans une brève allocution, a dit avoir pris bonne note, tout en promettant de continuer à écouter le peuple avant de se prononcer sur la question.

Pendant que cette cérémonie se tenait au stade préfectoral Fodé Fissa de Kindia, des anti-troisième mandat se sont également fait entendre. Malgré l’interdiction de leur manifestation, des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), en compagnie de nombreux autres citoyens, sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition à toute modification constitutionnelle, visant à octroyer un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Ces derniers assurent que ceux qui étaient au stade ne sont, pour la plupart, pas de Kindia et qu’ils ont été transportés sur place à bord de bus. Ils se disent déterminés à « enterrer le projet de troisième mandat » dès que celui-ci sera officiellement lancé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : les choses se mettent en place pour la réception d’Alpha Condé

4 mai 2019 à 11 11 17 05175

Le président Alpha Condé est attendu ce samedi, 4 mai 2019, à Kindia pour, dit-on, lancer les travaux des infrastructures devant être réalisées dans le cadre de la célébration du 61ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Déjà, l’ambiance est bon enfant et les choses se mettent en place petit-à-petit au stade préfectoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

La réception du président de la République s’annonce bien ce samedi matin à Kindia. Des personnalités, des élèves, des femmes, des leaders d’associations, venus de tous les horizons, sont entrain de rallier le stade Fodé Fissa de Kindia.

Les organisateurs, chacun en ce qui le concerne, sont pleins d’entrain pour conférer à la fête un cachet particulier : affichage de banderoles, distribution d’effigies, de casquettes, de T-shirt,…

L’on remarque des pancartes de différentes structures et autres établissements de Kindia.

A la rentrée principale, un important dispositif sécuritaire est mis en place pour assurer le contrôle. Le stade se rempli progressivement.

Il reste à savoir si le président Condé va effectuer le déplacement à un moment où les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du locataire de Sékhoutouréyah ont pignon sur rue.

A suivre !

Depuis le stade Fodé Fissa de Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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FNDC-Kindia : « la population de Kindia est déterminée à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat »

2 mai 2019 à 15 03 25 05255

La ville de Kindia se retrouve au centre du débat en cours autour du projet de nouvelle Constitution ou de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Alors que le président de la République est annoncé sur place dans les prochains jours, des opposants à un troisième mandat pour l’actuel locataire du Palais Sékhoutouréyah sont sortis se faire entendre. Ils ont mis en garde contre tout discours de promotion d’un troisième mandat à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président Alpha Condé et la délégation qui l’accompagnera risquent de ne pas avoir l’accueil souhaité à Kindia. Annoncé dans la cité des agrumes le samedi, 04 mai prochain, le chef de l’Etat guinéen pourrait se retrouver devant une farouche opposition sur le terrain : d’un côté, les partisans et de l’autre, les opposants à un troisième mandat pour lui.

Alors que les partisans du pouvoir préparent cette réception depuis plusieurs jours, leurs adversaires aussi s’activent sur le terrain. Les membres de la représentation locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont pris d’assaut les rues et autres endroits stratégiques de la ville, ce jeudi 02 mai, où ils ont affiché des banderoles disant non à une nouvelle Constitution ou un troisième mandat.

Ces affiches sont visibles du rond-point Wondima (dans la commune urbaine) à la station de la Contournante (dans la sous-préfecture de Damakhaniya). Selon

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, cette sortie vise à alerter les promoteurs d’un troisième mandat que leur projet n’est pas le bienvenu dans la ville des agrumes. Ce défenseur de l’actuelle Constitution promet que si ce projet venait à être lancé officiellement à Kindia, il sera enterré aussi sur place.

« C’est une manière pour nous d’exprimer notre désaccord vis-à-vis des prestataires politiques pour une éventuelle nouvelle constitution ou un 3ème mandat. C’est une chose à laquelle nous nous opposons. Donc, comme l’article 7 de la Constitution nous donne le droit de exprimer librement notre accord ou notre désaccord sur n’importe quel sujet, c’est raison pour laquelle nous avons mis des affiches, des banderoles partout dans la ville pour dire déjà que nous ne sommes pas d’ accord que les prestataires politiques, les clans mafieux qui viennent de Conakry viennent à Kindia pour dire qu’ils vont lancer la nouvelle constitution.

Qu’ils sachent que nous ne dormons pas. Le président de la République a appelé ses militants à l’affrontement. Mais nous, nous n’avons peur de personne. Nous n’allons pas céder à la provocation. Nous allons continuer de travailler librement parce que nous sommes du côté de la vérité. Nous défendons la constitution, et Dieu est avec nous. Et, nous continuerons à défendre notre Constitution vaille que vaille, au prix même de notre sang (…) Nous alertons donc pour dire que Kindia n’est pas d’accord, n’est pas favorable à la fameuse ou à la fausse Constitution dont ils sont en train de faire la promotion.

La population de Kindia est déterminée plus que jamais à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat (…) Le commerçant politique Makanera Kaké était à l’ENI de Kindia le samedi passé avec ses pairs pour préparer les citoyens. Nous les avons laissés faire puisqu’il s’agissait d’un forum pour qu’ils parlent de l’avenir du RPG Arc-en-ciel sans le président Alpha condé. Mais si cette fois ils se hasardent à venir à Kindia pour parler d’un 3ème mandat, ils vont le regretter », a-t-il prévenu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Mandat de plus pour Alpha Condé ? Ce que le ministre Sangaré demande aux enseignants

1 mai 2019 à 20 08 09 05095
Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation à N’zérékoré

En tournée dans la région forestière, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation s’est entretenu avec les enseignants de N’zérékoré. Mory Sangaré les a appelés à soutenir le projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

Mory Sangaré est-il en campagne pour un troisième mandat pour le président Alpha Condé ? C’est ce qui ressort en tout cas de sa rencontre avec les enseignants et les autorités éducatives de N’zérékoré. Rencontre qui a eu lieu le mardi, 30 avril 2019, à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de la ville. Après une longue allocution portant sur le système éducatif, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a parlé politique. Il a invité les enseignants à se joindre au gouvernement pour faire la promotion du projet de nouvelle Constitution.

Mory Sangaré

« Je voudrais vous parler de l’actualité qui est de passer à un référendum (…) Si les nouvelles autorités, après avoir tiré les leçons des problèmes rencontrés dans le pilotage, nous expliquent qu’il faut un changement constitutionnel approuvé par le peuple, je pense que vous qui êtes de l’ANESPAC (Association Nationale des Enseignants pour Soutien des Actions du Président Alpha Condé) et qui soutenez les actions du président de la République, vous devez vous ajouter à nous, pour convaincre qu’il y a nécessité de changement constitutionnel », a dit Mory Sangaré.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour écouter le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, sur la nouvelle Constitution

L’audio du ministre de Mory Sangaré sur la nouvelle Constitution

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Fodé Oussou sur le tournoi dédié à Alpha Condé à Pita : « il y avait tout là-bas sauf Pita »

22 avril 2019 à 0 12 03 04034

Le débat se poursuit autour du tournoi de « reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé récemment à Pita. Au lendemain de la finale, les acteurs politiques s’opposent sur le bilan de cette activité. Si le parti NFD dont le président (Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes) se félicite d’une mobilisation record et qui témoigne de l’adhésion des populations de Pita aux idéaux du président de la République, l’UFDG a une toute autre vision de la chose.

Le principal parti d’opposition du pays indique que les gens qui étaient au stade ne sont pas des habitants de Pita mais plutôt des gens transportés sur les lieux pour tromper le chef de l’Etat. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, qui l’a confié à Guineematin.com, dans la soirée de ce dimanche, 21 avril 2019.

« Le vrai bilan de ce tournoi va être fait. Et, le bilan là, c’est Alpha qui va tirer les conséquences de ce qui s’est passé à Pita. Parce que les gens qui étaient là-bas sont venus d’ailleurs. Il y a eu des élèves, des enseignants et d’autres citoyens qui ont été transportés là-bas par des camions. Il y avait tout là-bas sauf Pita. Ça veut dire qu’une partie de Conakry était là-bas. Ils ont ramassé les gens, ils les ont emmenés pour impressionner.

Je puis garantir qu’aucun maire n’a participé à la finale parce qu’on a donné des instructions fermes aux maires de ne pas s’associer à cette activité. Mais, comme il fallait justifier l’argent sorti, ils ont transporté des gens. Avec l’appui du ministre de l’Education Nationale, Mory Sangaré, les écoles ont été fermées, les élèves et les enseignants ont été transportés au stade. C’est triste ! »

Pour clore ce débat, l’opposant appelle à l’organisation des élections législatives pour savoir si Pita qui est un fief traditionnel de l’UFDG, votera pour un autre parti. « Ceux qui disent que Pita est avec eux, je leur dis que très bientôt, c’est ce que nous souhaitons en tout cas, il y aura les élections législatives. A l’issue de ce scrutin, on aura la réponse des citoyens de Pita. A ce moment, on saura si les gens qui étaient au stade sont des gens de Pita ou si c’est des gens qui sont transportés.

Si monsieur Alpha Condé pense que Mouctar Diallo peut l’aider à avoir un seul électeur à Pita, il se trompe. C’est pourquoi, je souhaite qu’on organise les élections législatives. Monsieur Alpha Condé lui-même va voir le nombre d’électeurs qu’il a à Pita », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana déplore des choses graves dans l’organisation de cet événement. Il s’insurge notamment contre la dénomination donné à l’événement par ses organisateurs. « Si Mouctar Diallo avait juste organisé un tournoi de football à Pita, j’aurais compris. Mais, un tournoi de football en signe de reconnaissance du Fouta au président de la République, reconnaissance par rapport à quoi ?

Est-ce que c’est reconnaissance par rapport aux gens qui sont tués ou bien c’est reconnaissance par rapport aux maisons qui sont cassées ? C’est vraiment pathétique ! Et, ça veut dire que la morale a quitté ce pays, la dignité a quitté ce pays », estime-t-il.

Le vice-président de l’UFDG regrette aussi le comportement du ministre Mouctar Diallo qui est président d’un parti politique et qui s’est habillé aux couleurs du RPG Arc-en-ciel le jour de la finale de ce tournoi de football. Il demande d’ailleurs au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes de dissoudre son parti pour être conséquent avec lui-même. « Quand tu vois un leader d’un parti politique porter les T-Shirts d’un autre parti politique, je me dis que c’est insensé.

Si le président des NFD porte les T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, la seule chose qui lui reste à faire, c’est de dissoudre purement et simplement les NFD dans le RPG Arc-en-ciel. Parce qu’il faut être logique, il faut être conséquent. Aujourd’hui, le parti NFD n’existe que de nom parce que les vices présidents des NFD sont au ministère, le président des NFD est devenu le premier militant du RPG Arc-en-ciel. Donc, il n’a qu’à dissoudre son parti », a demandé Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Koumana (Kouroussa) : un affrontement évité de justesse entre RPGistes et indépendants

21 avril 2019 à 12 12 03 04034

Les fissures créées par les dernières élections locales sont loin de finir dans la commune rurale de Koumana, située à 25 kilomètres de Kouroussa de la ville de Kouroussa. Des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante qui se sont disputés la mairie de cette localité ont failli en venir aux mains hier, samedi 20 avril 2019. Les deux camps se sont opposés autour d’un projet d’adduction d’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon le maire de Koumana, élu sous les couleurs du RPG Arc-en-ciel et non reconnu par le mouvement indépendant, tout est parti de l’arrivée dans la localité des membres d’une ONG, venus aider à réparer le forage de la localité pour permettre à ses habitants d’avoir de l’eau potable. Ce à quoi se seraient opposés les indépendants.

« C’est les membres d’une ONG qui sont venus voir si le forage qui est là peut donner de l’eau potable à toute la localité. Moi, je n’étais pas informé de leur arrivée. Quand ils m’ont informé, je suis parti les voir avec 4 de mes conseillers. Quand ils ont commencé le travail, des jeunes du mouvement indépendant sont venus dire pourquoi ils ne sont pas informés de l’arrivée de cette ONG, ils nous ont demandé d’arrêter le travail. C’est là que les esprits se sont échauffés, on a failli se battre », a expliqué, au téléphone de Guineematin.com, Mandjan Keïta.

Le maire ajoute avoir saisi le préfet de Kouroussa, qui s’est engagé à régler ce problème. « On a déjà informé le préfet, il nous a demandé de nous rendre tous à Kouroussa pour échanger avec lui sur ce problème », a-t-il annoncé.

Au moment où nous mettions cet article en ligne, les partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante étaient en route pour la vile de Kouroussa où ils sont conviés à une rencontre par le préfet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Le PADES met en garde : « ceux qui soutiennent le 3ème mandat seront tous jugés »

20 avril 2019 à 19 07 41 04414

La lancinante question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir delà de 2020 polarise toutes les attentions dans les états major des partis politiques. Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a réaffirmé son opposition à cette velléité entretenue par la mouvance présidentielle. C’était à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 20 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de cette rencontre politique, les responsables du PADES ont une novelle fois dénoncé la campagne en cour en faveur d’une modification de la Constitution guinéenne. Pour Mohamed Kaba, coordinateur chargé des affaires administratives du parti, « quelque soit les formes utilisées ou qu’ils vont nous présenter, que ce soit la modification de la Constitution, qui est d’ailleurs barricadée par certains points par rapport à l’article 27, nous disons non au troisième mandat.

Qu’il s’agisse d’élaborer une nouvelle Constitution, nous disons non au troisième mandat. Qu’il s’agisse par superflu de glisser le mandat comme on l’a fait avec les députés, nous disons non au troisième mandat. Il faut qu’on soit sérieux dans ce pays. Il faut qu’on fasse attention. On ne peut pas sacrifier l’avenir de tout un peuple pour la volonté d’une seule personne. Quelque soit la volonté de cette personne, la vie de 12 ou 13 millions de guinéens que les desiderata d’une seule personne…

Les hommes passent, la nation demeure. Vous avez vue la sortie du Chef de l’Etat qui est allé jusqu’à demander à ce que ses militants soient prêts à l’affrontement pour lui garantir un troisième mandat. C’est extrêmement grave dans un pays où le tissu social est très fragilisé », a regretté Mohamed Kaba.

Par ailleurs, le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES a dénoncé l’utilisation des fonds publics pour promouvoir le 3ème mandat. « Vous avez vu, malgré la situation économique difficile, on est en train d’utiliser l’argent public partout dans le pays pour faire la promotion d’un 3ème mandat. Dans une situation difficile, les services sociaux ne sont pas garantis aujourd’hui, nous n’avons pas d’eau, des femmes font des kilomètres pour trouver de l’eau.

Nous n’avons pas de routes. On trouve des occasions pour utiliser nos fonds pour faire la promotion d’un troisième mandat. Qu’est-ce qui est difficile ? On viole la loi. La Loi dit qu’il n’y pas de troisième mandat. Ceux qui se lèvent pour dire qu’il n’y a pas de troisième mandat sont arrêtés et emprisonnés et on laisse ceux qui soutiennent le troisième mandat faire leur promotion. Qui doit être arrêté ? Qui doit aller en prison ? C’est ceux qui violent la Loi. C’est ceux qui font la promotion du troisième mandat actuellement ».

Pour sa part, Ibrahima Camara, un des coordinateurs du PADES, a tiré à boulets rouges sur le président Alpha Condé qui n’a jamais réalisé ses promesses. « Alpha Condé a fait quoi ? Nous avons élu Alpha Condé pour un programme économique. Il a dit qu’il va faire le bonheur de la Guinée. Il a fait des promesses partout. Il a promis des marchés, il a promis l’électricité, il a promis des programmes qu’il n’a jamais respectés. Alpha Condé prend les guinéens pour des moutons, il fait ce qu’il veut.

C’est le seul président dans le monde qui s’arrête devant les médias étrangers pour critiquer le peuple de Guinée. Alpha Condé n’a aucun respect pour le peuple de Guinée. C’est pourquoi, j’ai pitié pour les cadres qui le suivent, parce qu’ils seront jugés ici en Guinée. On les amènera en justice comme au Burkina. Au Burkina, ceux qui ont cultivé le troisième mandat ont été jugés. En République de Guinée, nous les connaissons tous, nous allons les juger tous insha Allah », promet-il.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 666 91 92 25 / 622 91 92 25

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L’UFR sur le fichier électoral : « c’est le plus mauvais jamais fait dans un pays d’Afrique »

20 avril 2019 à 18 06 58 04584

L’assainissement du fichier électoral et la question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir ont été les points débattus ce samedi, 20 avril 2019, au siège de l’Union des Forces Républicaines (UFR). La rencontre a été présidée par Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, entouré des membres du bureau politique national, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Evoquant l’état du fichier électoral, le responsable de la communication de l’UFR, Ahmed Tidiane Sylla, dira que c’est le plus mauvais fichier électoral de tous les temps. « Il faut obligatoirement une révision sérieuse du fichier électoral. Le fichier que nous avons aujourd’hui, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. C’est un fichier qui est corrompu. C’est le plus mauvais fichier électoral jamais fait dans un pays d’Afrique. C’est le seul fichier où la moitié des électeurs sont des fictifs.

Vous avez 1 million 574 mille 388 électeurs qui n’ont pas d’empreinte digitale. Vous avez 522 électeurs qui sont sans père, 550 électeurs sans mères, 1 085 électeurs sans dates de naissance, 1 514 842 électeurs, sans information de leurs profession… Donc, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. Si nous voulons aller à des élections sérieuses, si nous voulons que les guinéens choisissent des élus qui les représentent, il faut que le fichier soit sérieusement revu », a indiqué Tidiane Sylla.

Par ailleurs, le responsable de la communication de l’UFR a laissé entendre que le gouvernement actuel a perdu toute crédibilité. « Après 9 ans de gestion catastrophique, après 9 ans d’échec, les guinéens ont compris qu’Alpha Condé ne peut pas. Ils savent qu’ils n’ont jamais gagné une élection dans ce pays. Ils n’ont aucun militant. Si le RPG avait des militants, les gens de Kaloum, de Coyah, de Tanènè, de Boffa, de Boké, n’allaient pas sortir pour dire non au 3ème mandat.

Face à ces contestations, ils ont compris que le peuple n’est pas avec eux. La seule chose sur laquelle ils comptent aujourd’hui, c’est le fichier électoral, parce qu’ils savent quel qu’en soit la détermination du peuple, c’est ce fichier là qui va aux élections…C’est à partir des bureaux de vote fictifs qu’ils volent les élections, parce qu’ils n’ont pas d’électeurs », a-t-il lancé.

Abondant dans le même sens, Fodé Baldé, membre de la cellule de communication de l’UFR, a dénoncé le mauvais bilan d’Alpha Condé qui ne peut militer en sa faveur. « La gouvernance d’Alpha Condé, depuis sa venue au pouvoir, s’exprime par les résultats suivants : En 2018, la Guinée fut le premier pays fournisseur de migrants, 13 068 migrants ont été fournis par le peuple de Guinée à l’étranger. Dans la même année, la Guinée vient juste derrière l’Afghanistan parmi les pays demandeurs d’asile en France : 8 433 guinéens sont demandeurs d’asile sur le territoire français.

Trois milliards de dollars américains ont été utilisés en vain pour l’électricité. Et le gouvernement n’a pas honte de nous dire que la Guinée a une couverture électrique de 18%…Donc, cela veut dire que l’objectif du 3ème mandat ne se tiendra pas, parce que tout simplement le bilan d’Alpha Condé est catastrophique, zéro, médiocre », a-t-il martelé, sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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L’UFDG ne décolère pas : « Mouctar est rentré dans l’histoire par la petite porte »

20 avril 2019 à 17 05 45 04454

C’est sur fond de deuil que le principal parti de l’opposition guinéenne, l’UFDG, a tenu ce samedi, 20 avril 2019, son assemblée générale hebdomadaire. Les débats ont essentiellement tourné autour du tournoi de football organisé à Pita par le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, et la question de la nouvelle Constitution que le pouvoir s’apprête à soumettre aux guinéens pour prolonger le mandat d’Alpha Condé à la tête de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est par l’observation d’une minute de silence pour le repos de l’âme d’Elhadj Telly Bah, décédé ce samedi à Dakar, que Dr Fodé Oussou Fofana a entamé son discours. Selon lui, le défunt est le propriétaire du domaine où se trouve construit le siège de l’UFDG, à Commandayah.

En ce qui concerne le tournoi de football qui vise à reconnaitre les actions réalisées par Alpha Condé pour le Fouta, le vice-président de l’UFDG a demandé aux militants de clore le débat. Selon Dr Fodé Oussou, cette activité, conduite par Mouctar Diallo, n’est pas une préoccupation de son parti.

D’ailleurs, il a donné raison au ministre conseiller à la présidence, Elhadj Bah Ousmane, qui a justifié son absence du tournoi par des raisons de dignité. « Monsieur Bah Ousmane n’est pas de notre parti, il est de l’UPR, mais originaire de Pita. Quand on lui a parlé du tournoi, il a dit : non ! Je ne peux pas parce qu’il y a un problème de dignité. Le problème entre monsieur Alpha Condé et Pita, ce n’est pas un problème de ballon ; mais, un problème de justice. 103 jeunes ont été tués à balles réelles et parmi eux, 82 sont de Pita.

Comment voulez-vous que monsieur Bah Ousmane, qui a de la dignité, qui sait que des gens de Gongoré ont été tués et qu’il n’y a pas eu de justice, comment voulez-vous que cet homme accepte d’aller devant les gens de Gongoré pour dire, sortez et applaudissez pour celui qui a tué vos enfants ? C’est ce que Mouctar a fait. C’est terminé, Mouctar est rentré dans l’histoire de la Guinée par la petite porte et il n’en sortira jamais », soutient Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour prouver que Pita reste toujours sous le contrôle de son parti, Dr Fodé Oussou Fofana rappelle que le Président Alpha Condé avait déjà investi plusieurs milliards de francs guinéens dans son fameux projet de Manden Djallon. Mais, un projet qui avait échoué à l’époque parce que, dit-il, l’UFDG a remporté toutes élections dans la préfecture par après.

Quant au projet de changement de la Constitution, second sujet à l’ordre du jour, le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate demande aux militants de son parti de se mettre en rapport avec le Front National pour la Défense de la Constitution et d’éviter d’aller en solo. « Cette affaire de nouvelle constitution n’est pas une affaire de l’UFDG ou de l’opposition républicaine.

C’est problème du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Si vous devez faire des T-shirts, il faut que tout le monde se mette à la disposition du Front. Il ne s’agit pas de mettre des T-shirts et écrire derrière l’UFDG est contre le 3ème mandat », a-t-il conseillé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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