Législatives le 28 décembre : Fodé Oussou avertit Me Kébé et Alpha Condé

17 septembre 2019 à 13 01 20 09209
Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Les réactions continuent de se faire entendre suite à l’annoncé de la date proposée par le président de la CENI pour la tenue des élections législatives en Guinée. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a dénoncé une date illégale et non réaliste. L’opposant a mis en garde Me Amadou Salif Kébé, le président de la commission électorale et Alpha Condé, le président de la République, contre les conséquences d’une telle décision.

Pour lui, le chronogramme annoncé par le président de la CENI s’inscrit dans la logique « de créer le chaos dans le pays, de créer une instabilité dans le pays, de mettre les institutions du pays en danger et de créer toutes les conditions pour que le pays rentre dans une transition… Me KEBE donne une date fantaisiste qui n’est basée ni sur la loi ni sur les délais légaux comme si la CENI était logée à la présidence de la République. En cas de trouble, en cas de danger pour les institutions, il sera tenu pour responsable », a averti le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Dr Fodé Ousssou Fofana fait remarquer que cette date viole systématiquement tous les délais prévus par la loi pour la mise en œuvre des opérations liées au processus électoral, et ne permettra nullement d’organiser des élections transparentes et crédibles. C’est pourquoi, il estime qu’au-delà des partis politiques, c’est le peuple de Guinée qui doit se lever pour s’opposer à cela. « Il faut se demander est-ce que Me Kébé peut violer la loi, proposer une date, et que cette date soit validée par le président de la République sans oublier que les représentants de l’opposition à la CENI ont désavoué leur président ? Si c’est le cas, si les Guinéens acceptent cette date, il faut considérer que Monsieur Alpha Condé n’a même plus besoin de faire un référendum.

Il lui suffira juste de prendre un décret pour dire qu’à partir de maintenant là, vous êtes devenus des sujets et je fais de vous ce que je veux… Karl Max a dit : quand la conscience pénètre la masse, elle devient une force matérielle. Me Kébé a fait une proposition, c’est le président de la République qui doit valider cette proposition. Si le président valide cette date et que cela réussisse, je saurai qu’on n’est plus dans un Etat, je saurai qu’on n’est plus des Guinéens, je saurai qu’il n’y a plus de guinéens de 1958, je saurai que le Guinéen a perdu l’honneur et la dignité, je saurai que le Guinéen est capable d’accepter tout », a-t-il dit.

Mais, l’opposant se dit certain que cela n’arrivera jamais. « Pour l’heure, je pense que Me Kébé amuse la galerie. Comme il a annoncé la date au Premier ministre, nous attendons que le Premier ministre rencontre M. Alpha Condé. Le jour où le président va prendre le décret pour valider cette date, ils verront la réaction du peuple de Guinée », promet Fodé Oussou Fofana.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Washington exige à Alpha Condé une transition démocratique : les Guinéens applaudissent

15 septembre 2019 à 8 08 48 09489

Depuis la publication du message du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, sur sa rencontre avec le président Alpha Condé, les Guinéens respirent le soulagement, espérant ainsi que leur pays ne retombera pas dans une autre crise politique, notamment ceux qui étaient jusque-là préoccupés par les conséquences d’une tentative de l’ancien opposant historique de changer la Constitution guinéenne pour s’accrocher au pouvoir.

Ainsi, après le communiqué du FNDC qui a salué cette position très claire des autorités américaines, une autre structure opposée au troisième mandat a rappelé au président Alpha Condé le discours de l’ancien président de la Cour Constitutionnel. Feu Kéléfa Salla, comme on le sait, avait été détrôné pour s’être opposé à un éventuel changement de la Constitution guinéenne ! Pourtant, son discours est toujours d’actualité et il reste pour le moment la seule personnalité publique à avoir préféré la vérité historique…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration des Brassards Rouges

Les Brassards Rouges de Guinée (BRG), fidèles à leurs engagements et à leurs fermes déterminations à défendre les acquis démocratiques en République de Guinée, partagent et soutiennent la position des Etats Unis, en ce qui concerne une transition régulière et démocratique du pouvoir en République de Guinée.

Pour rappel, le Secrétaire d’Etat Américain Monsieur Michael Pompéo, a échangé avec le Président de la République de Guinée, le Pr Alpha CONDE le vendredi 13 septembre 2019 et il a exprimé « le ferme soutien des Etats Unis à voir des transitions de pouvoir régulières et démocratiques… »
Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) invitent donc le président de la République à se souvenir toujours du discours prémonitoire de Feu Kelefa SALL lors de son investiture en 2015 :
« La conduite de la Nation doit nous réunir autour de l’essentiel. Ne nous entourons pas d’extrémistes, ils sont nuisibles à l’unité nationale. Evitez toujours les dérapages vers les chemins interdits en démocratie et en bonne gouvernance. Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes. Car, si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant. » Fin de citation
Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) invitent également le président de la République à ne pas s’entêter à changer la Constitution, c’est un projet suicidaire qui pourrait être fatale pour le peuple de Guinée. Nous disons non !

Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) demandent à l’ensemble de ses membres et au peuple de guinée d’être vigilants et remobilisés pour répondre au moment venu à l’appel du respect démocratique.

Vive les Brassards Rouges de Guinée (BRG) !

Vive la République !

Que Dieu bénisse la Guinée !

Conakry le 14 septembre 2019

La Coordination Nationale

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La main lourde de Cellou Dalein : le bureau UFDG-Sénégal dissout !

14 septembre 2019 à 22 10 17 09179
Elhadj Saliou Koubia Diallo remplace Elhadj Boubacar Sidy Bah à la tête de l’UFDG-Sénégal

C’est une mesure radicale que vient de prendre le président de l’UFDG. Après avoir essayé de résoudre sans succès une crise qui dure depuis plus d’un an, à cause de querelles intestines et de leadership au moment où il bat le rappel de ses troupes face à la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir à la fin de son dernier mandat, Elhadj Cellou Dalein Diallo a finalement décidé de prendre ses responsabilités…

Comme on le sait, il avait nommé un secrétaire fédéral adjoint (alors que ce poste n’était même pas prévu par les statuts) ; mais, les dirigeants de la fédération UFDG du Sénégal se sont mis à se marcher dessus. Aujourd’hui, le président du parti a posé un acte radical : le bureau de la fédération a été dissout et un bureau provisoire a été mis en place. Cette nouvelle équipe est chargée de gérer les affaires courantes, de renouveler les structures et de préparer un congrès fédéral, a appris Guineematin.com dans la soirée de ce samedi.

C’est donc sur Elhadj Saliou Koubia Diallo- un banquier de la BCEAO à la retraite- que Cellou Dalein Diallo a jeté son dévolu pour remplacer Elhadj Boubacar Sidy Bah, à la tête de la fédération UFDG-Sénégal pour laquelle ce dernier s’est sérieusement investi. Le doyen Karamoko Sidy Bah a d’ailleurs été nommé président d’honneur des fédérations UFDG du Sénégal… Et, pour assurer le secrétariat administratif, Saïdou Diallo a pris la place de Chérif Diao.

Bref, Guineematin.com a appris que la liste présentée ce samedi, 14 septembre 2019, à la Cité Millionnaire à Grand Yoff, par Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG et émissaire du président du parti à Dakar, il n’y a même pas eu cinq responsables reconduits sur les 17 membres du bureau fédéral. « Il n’y a presque de nouveaux qui ont été nommés », apprend-on.

Reste à savoir si des frustrations qui naîtraient de ce remue-ménage politique n’engendreront pas des départs en ces temps de mercato politique en République de Guinée !

A suivre de très près sur Guineematin.com

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Accueil d’Alpha Condé aux Etats-Unis : un « mépris » pour le régime actuel, selon le PADES

14 septembre 2019 à 19 07 00 09009

La visite que le président guinéen effectue depuis une semaine environ aux Etats-Unis a été au centre des assemblées générales des partis politiques ce samedi, 14 septembre 2019, à Conakry. Le PADES a dénoncé un raté qui prouve le mépris que les dirigeants américains ont à l’égard du régime Alpha Condé, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Vous savez que le président de la République fait appel à Dieu pour sauver sa présidence à vie, pour mettre en marche un 3ème mandat dans notre pays. Il utilise le mot peuple pour tenter de convaincre les gens. Le peuple est devenu pour eux (les dirigeants), un instrument politique qu’on peut utiliser à des fins personnelles. Je crois que ça a été raté. D’ailleurs, si vous voyez la manière dont il a été accueilli, cela prouve le mépris que les Etats-Unis ont pour le gouvernement et ce système qui est en place », a déclaré Mohamed Diakité, coordinateur chargé des stratégies d’implantation du PADES dans la zone spéciale de Conakry.

Mohamed Diakité, coordinateur chargé des stratégies d’implantation du PADES

Abordant la question des consultations nationales en cours dans notre pays, ce responsable Parti des Démocrates pour l’Espoir a expliqué pourquoi le Premier ministre, qui conduit ces consultations, n’a pas envoyé de courrier au parti dirigé par Dr Ousmane Kaba. « Ce n’est pas la peine de nous envoyer de convocation. Nous, nous n’irons pas. Parce que nous n’allons pas participer à ce putsch électoral ou à des consultations pour amuser la galerie.

Nous avons des choses plus sérieuses aujourd’hui, nous gardons notre position. Et, c’est la raison pour laquelle le Premier ministre n’a pas envoyé de courrier à notre niveau. Parce que nous, nous avons prévenu, on n’est pas dans la démagogie, on n’est pas dans le mensonge. On veut que les règles, la justice et la démocratie soient respectées dans notre pays. Donc, il n’y a pas de consultations », a réitéré Mohamed Diakité.

A rappeler que parmi les opposants, seulement Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, et Sidya Touré, le président de l’UFR, ont été conviés aux consultations entamées cette semaine par Ibrahima Kassory Fofana. Les deux hommes qui sont invités lundi prochain à la Primature ont déjà annoncé qu’ils ne répondront pas à cette invitation. Ils restent dans la logique du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dont ils sont membres, et qui est opposé à ces consultations ainsi qu’au projet de changement de la constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 919 225 / 666 919 225

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Fodé Oussou sur la visite d’Alpha Condé aux USA : « nous avons été humiliés, parce que… »

14 septembre 2019 à 18 06 59 09599

La visite du président Alpha Condé aux USA continue d’alimenter la chronique en Guinée et même au-delà de nos frontières. L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 14 septembre 2019 a en partie porté sur cette actualité. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, a dénoncé le fait que le numéro un guinéen ait forcé son rendez-vous aux USA. Selon lui, ce rendez-vous s’est soldé par un désaveu par rapport au rêve du président Condé de s’éterniser au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant les militants de l’UFDG, fortement mobilisés, Fodé Oussou soutient que le président Alpha Condé n’a aucune possibilité, juridiquement parlant, de s’offrir un troisième mandat. Il a indiqué que l’actuel président guinéen est devenu orphelin dans sa quête d’alliés pour changer la Constitution. « Aux Etats-Unis, nous avons été humilié, parce que ceux qui sont nés en 1960 doivent se rappeler que feu Ahmed Sékou Touré a été reçu aux USA en 1962, par le président John Kennedy. La Guinée a été honorée. En 2019 Alpha Condé, président de la Guinée, ancien président de l’Union Africaine, 40 ans de combat et professeur, a été reçu par le ministre des Affaires Etrangères de la Guinée qu’on appelle Mamady Touré sur le sol américain. Vous savez que les Etats-Unis c’est des gens qui respectent la démocratie. Il a forcé, il a eu un rendez-vous. Le rendez-vous qu’il a eu, il l’a eu avec un des hauts responsables qui lui a dit dans un langage simple « pour nous les Etats-Unis, nous nous bâtons pour les transitions apaisées, pour que dans tous les pays africains, qu’il y ait la démocratie. Nous ne pouvons pas accompagner les chefs d’Etat qui veulent instaurer la dictature ». Sur le plan international Mr Alpha Condé n’a pas eu de répondant », soutient le vice-président de l’UFDG.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou apporte un démenti aux propos du chef l’État qui avait affirmé que la Constitution Américaine a été changé plusieurs fois. « Mr Alpha Condé a dit que la constitution des Etats-Unis a été changé 27 fois. Je tiens à rappeler que la constitution des Etats-Unis date à peu près de 3 siècles. Leur constitution a été amendée certainement 27 fois. Cela veut dire que les gens se retrouvent et se donnent la possibilité de voter. La constitution que nous avons dans ce pays peut aussi être amendée, on peut modifier les articles, le président a le droit de demander à ce qu’on regarde les articles. Mais, puisque dans cette constitution, il y a l’article 154 qui ne donne pas la possibilité d’avoir un 3ème mandat, parce que tout son combat, c’est pour avoir un 3ème mandat. Donc, il se lève, il dit que moi je ne veux pas de cette constitution, il faut qu’on ait une autre constitution ».

S’agissant des consultations engagées par le Premier ministre sur instruction du chef de l’Etat, Fodé Oussou a réitéré la non-participation de sa formation politique tout en en donnant les raisons. « Depuis 9 ans, nous nous retrouvons dans les cadres de dialogue, de comité de suivi, de ceci et de cela. A chaque fois qu’on a signé un accord, ils ne l’ont pas respecté. L’accord politique signé devant la communauté internationale, ça n’a pas été respecté. Mr Alpha Condé, tout le monde l’a vu ici, il était fier de dire qu’il ne dialoguera jamais avec Lansana Conté. C’est celui qui a dit ça qui va nous dire d’aller à des consultations ? Nous n’irons pas », a-t-il martelé.

En outre, Fodé Oussou s’en est pris à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui sera incapable d’organiser les législatives en décembre 2019. « Vous avez vu ce qui se passe à la CENI ? On est à 3 mois de la fin de l’année. En 2018, on était obligé de prolonger le mandat des députés parce qu’il n y avait pas d’argent, et en 2019, il n y a même pas de vision de la CENI. Ce n’est pas une CENI qui est là mais une équipe constituée par Alpha Condé. Comment pouvez-vous imaginer qu’on puisse organiser des élections à moins de 3 mois alors que le fichier électoral n’est pas assaini, les cartes ne sont pas distribuées ? Même s’il y avait tout ça aujourd’hui, il n y a aucun moyen d’organiser les élections au mois de décembre, parce que Mr Alpha Condé a compris qu’avec la constitution, ça ne passe pas ainsi qu’avec le référendum. Il veut forcer la situation, organiser les élections législatives, devenir majoritaire au parlement pour lui trouver un 3ème mandat. Là aussi, il nous trouvera sur le chemin », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224623532504

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Consultations nationales : l’UPR pose une condition pour sa participation

14 septembre 2019 à 17 05 20 09209

L’UPR, parti allié à la mouvance présidentielle, ne participera qu’à une seule condition aux consultations nationales en cours sur le changement de l’actuelle constitution. L’annonce a été faite au cours d’une réunion hebdomadaire de la formation politique, tenue ce samedi, 14 septembre 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le leader de l’Union pour le Progrès et le Renouveau, Elhadj Ousmane Bah, de retour d’une mission à l’étranger, qui a présidé cette rencontre. Il a rappelé que le RPG Arc-en-ciel et ses alliés, dont l’UPR, sont attendus lundi prochain à la Primature dans le cadre des consultations menées par le Premier ministre autour du projet de changement de la constitution. Mais, il annonce que son parti ne participera à ces consultations qu’à condition d’être bien convaincu.

« Nous avons été invités au siège du RPG Arc-en-ciel ce samedi en tant que parti allié. Nous allons nous présenter. Si ce qui va être dit nous convainc, nous rassure et colle avec la ligne politique de notre parti, nous prendrons part lundi à la rencontre avec le Premier ministre », a-t-il annoncé.

Le ministre conseiller d’Alpha Condé n’a pas dit cependant ce que sa formation politique attend de la réunion qui se tient ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel pour préparer la rencontre avec le Premier ministre. Ce qui est clair, c’est que l’UPR ne prendra aux consultations nationales si ses conditions ne sont pas prises en compte.

Bah Ousmane indique qu’une réunion du bureau exécutif de l’UPR aura lieu le mardi, 17 septembre prochain au siège du parti, à la Minière. Elle sera suivie d’une assemblée générale le samedi prochain pour permettre aux responsables de la formation politique de partager avec leurs militants la position du parti par rapport aux consultations nationales.

A ce niveau d’ailleurs, un appel pressant a été lancé à toutes les structures du parti pour une grande mobilisation des responsables, militants et sympathisants de l’UPR à l’Assemblée générale du 21 septembre 2019.

A rappeler que jusqu’ici, l’UPR est l’un des rares partis alliés à la mouvance présidentielle à n’avoir pas officiellement donné sa position sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Querelle entre commissaires : la CENI va-t-elle imploser ?

13 septembre 2019 à 22 10 09 09099

La commission électorale nationale indépendante est sous pression, notamment depuis le dernier discours du président Alpha Condé, le mercredi 04 septembre. Comme on le sait, le chef de l’Etat avait non seulement demandé à son Premier ministre d’ouvrir et de conduire des consultations ; mais, il avait également demandé à la CENI d’organiser les élections législatives « dans le courant de cette année ».

Ainsi dit, ainsi fait ! Ibrahima Kassory Fofana est allé à l’assaut des institutions et structures favorables à une nouvelle constitution…

De son côté, la CENI s’est également mise dans la dynamique du discours du chef de l’Etat. Première à aller chez le Premier ministre, l’institution électorale s’est engagée à produire un chronogramme qu’elle soumettra au gouvernement le lundi 16 septembre. Depuis, il n’y a plus de sommeil au quartier général de la CENI.

Seulement, après avoir compressé tous les délais « compressibles », les commissaires sont « parvenus » à un chronogramme qui projette les législatives au mois de mars 2020… « Inacceptable », ont alors crié les commissaires issus de la mouvance présidentielle ! Voulant se plier au délai de la présidence, ces derniers ont finalement fait surgir du débat un document Excel- sorti d’on ne sait où- qui propose l’organisation des élections législatives le 22 décembre. Seulement, pour ce faire, plusieurs délais légaux seront raccourcis et les activités préalables seraient donc bâclées. Ce qui n’a pas été accepté par les commissaires issus de l’opposition. Ces derniers ont alors exigé le respect de toutes les échéances préélectorales et notamment des délais incompressibles (révision des listes, affichage des listes, gestion des contentieux sur les listes électorales, distribution des cartes…).

Finalement, il n’y a pas eu de coups de poing ; mais, les échanges étaient loin d’être cordiaux entre les commissaires des différents bords politiques. « On s’est quitté à queue de poisson », a expliqué à Guineematin.com un commissaire issu de l’opposition. Et, compte rendu a été fait au président de la CENI (qui n’était pas dans la salle lors de ces échanges musclés).

Bref, Me Amadou Salif Kébé a convoqué les commissaires à une plénière demain, samedi 14 septembre, dans l’espoir de régler ce différend et faire produire un chronogramme consensuel qu’il doit soumettre au chef du gouvernement le lundi prochain. « Mais, il faut absolument respecter les délais légaux ; sinon, la CENI va imploser ce lundi », a juré le commissaire de l’opposition qui s’est confié à Guineematin.com dans la soirée de ce vendredi.

Pourquoi ne pas tenir des élections « sérieuses » cette année ?

Depuis quelques mois, les commissaires de la CENI avaient concocté un chronogramme réalisable dans 235 jours. Fruit d’une retraite tenue à Kindia, ce chronogramme de mai 2019 annonçait la possibilité d’organiser les élections législatives en novembre de cette année. Seulement, il y avait quelques contraintes à lever pour la mise en marche de ce chronogramme. Ce sont notamment les moyens financiers et matériels, les obstacles administratifs, etc. Malheureusement, le pouvoir ne semblait pas trop intéressé par les jérémiades de la CENI. Maintenant que le chef de l’Etat a donné le ton pour l’organisation de ces consultations électorales avant la fin de cette année, et les moyens ont sans doute également été miroités, la CENI est sérieusement sous pression… Nos commissaires parviendront-ils alors à s’entendre sur un chronogramme consensuel ?

Attendons de voir !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Cellou Dalein se réveille : « Peuple de Guinée, levons-nous !»

11 septembre 2019 à 20 08 20 09209

Dans une courte vidéo publiée ce mercredi, 11 septembre 2019, sur les réseaux sociaux, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a invité les Guinéens à se lever pour « empêcher l’assassinat programmé » de la démocratie guinéenne. L’opposant fait référence au projet de changement de l’actuelle constitution voulu le pouvoir de Conakry.

Pour le président de l’UFDG, les consultations annoncées par le chef de l’Etat guinéen ne sont rien qu’un moyen de légitimer son projet de nouvelle constitution afin de s’octroyer un troisième mandat.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la vidéo :

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Boffa : le FNDC empêche la tenue d’un débat sur le changement de constitution

11 septembre 2019 à 16 04 15 09159

Une mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN), venue de Conakry, a organisé une consultation sur le changement de l’actuelle constitution ce mercredi, 11 septembre 2019, à Boffa. Mais, la rencontre n’a été que de courte durée. Elle a été empêchée par l’antenne locale du FNDC et plusieurs jeunes opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les organisateurs de ce débat ont joué, pourtant, à la prudence. Avec la bénédiction du maire de la commune urbaine, ils ont convié toutes les couches sociales de la ville à une rencontre sans donner l’objectif ni l’ordre du jour de cette rencontre. Jeunes, femmes, sages, autorités, ONG et associations de la préfecture ont répondu massivement à l’appel. Lorsque tout le monde a pris place, le maire de Boffa a pris la parole pour annoncer les couleurs de l’événement.

« Boffa est une préfecture démocratique. L’exemple qui prouve cela est que c’est seule Boffa qui a installé ses maires sans problèmes et au même moment. Aujourd’hui, notre rencontre est une occasion pour toutes les parties prenantes de s’exprimer librement sur le changement de la constitution, dire ce qu’il pense du changement de constitution sans contrainte », a déclaré Me Saïdouba Kissing Camara, le maire de Boffa.

Après l’introduction du maire, Sory Sidibé, le chef de mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National a expliqué les motifs de l’organisation de cette rencontre, revenant sur l’historique de la constitution guinéenne. Mais, il a été stoppé par des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« Les gens sont surpris ici, parce que nous, nous pensions que cette cérémonie visait à présenter le nouveau préfet de Boffa à la population. Mais, à notre fort étonnement, on trouve qu’il s’agit d’un débat sur le changement de la constitution. Nouvelle constitution, référendum, troisième mandat, nous on ne parle pas de ça ici, on ne veut pas de ce débat. Pliez vos bagages et partez ! », a lancé un membre du FNDC.

Ensuite, plusieurs jeunes, dont certains sont habillés aux couleurs du Front National pour la Défense de la Constitution, ont envahi les lieux. Ils ont procédé à des jets de pierres, provoquant la débandade. Ce qui a empêché la tenue du débat voulu par les organisateurs.

Les consultations sur le projet de nouvelle constitution initiées par le président Alpha Condé ont démarré hier à Conakry. Le Premier ministre, qui conduit les travaux, va rencontrer l’Assemblée nationale demain, jeudi. Mais le FNDC, mouvement composé des partis d’opposition, de structures de la société civile, de syndicats, d’artistes… a déjà annoncé qu’il ne participera à ce débat. Pour le front opposé au projet de nouvelle constitution, il n’est pas question de débattre de cette question.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Employabilité des jeunes : plusieurs équipements mis à la disposition du ministère de la Jeunesse

11 septembre 2019 à 10 10 34 09349

Dans le cadre de la lutte contre le chômage, le président de la République a commandé plusieurs matériels et équipements en faveur des jeunes guinéens. Ces matériels, composés de décortiqueuses de riz, de machines pour la fabrication du jus, machines de fabrique du savon, des boulangeries conteneurs, des moissonneuses batteuses, des tracteurs… ont été présentés à la presse dans la soirée d’hier mardi, 11 septembre 2019, par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, en compagnie de l’administrateur-directeur général d’Afriland First Bank, partenaire du projet, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son intervention, Guy Laurent FONDJO est revenu sur les objectifs de cette démarche présidentielle. « Ces matériels visent à permettre aux jeunes de disposer des industries de production qui peuvent non seulement générer des revenus, générer des ressources mais également être sources d’emploi pour eux-mêmes et source d’emploi pour les autres. Donc, l’idée du président de la République à travers cela, c’est de créer de l’emploi au niveau de chaque jeune, mais aussi permettre aux jeunes d’être créateurs d’emploi et de façon cyclique, ça fera que toutes les populations, tous les jeunes bénéficient d’un emploi et nous allons chasser certainement la pauvreté dans notre pays », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, monsieur FONDJO a indiqué que ces matériels viennent de plusieurs pays, comme la Chine, le Brésil, les Emirats Arabes Unis et des pays africains. C’est-à-dire des pays « qui ont eu de l’expérience dans l’employabilité des jeunes et qui ont à peu près les mêmes contraintes environnementales et sociologiques que nous. Le projet sera sous forme de leasing. Ça veut dire qu’on va mettre à la disposition des jeunes les différents équipements et en contrepartie des recettes qu’ils vont produire, ils affecteront une partie à l’amortissement du coût d’acquisition de ces machines.

Et après un certain temps, la machine leur reviendra puisqu’ils auront déjà payé la machine. Donc, le jeune ne sort aucun franc, dispose d’un outil de production et rembourse progressivement. Donc, pas de garantie à fournir, il faut juste travailler, produire de l’argent et être propriétaire de l’équipement après un certain temps», a-t-il fait remarquer.

Abondant dans le même sens, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, est allé en profondeur dans les détails de ces équipements. « L’acquisition de ces équipements exprime concrètement la bonne volonté du Chef de l’Etat de faire des jeunes de Guinée les acteurs de leur propre épanouissement, mais aussi des citoyens qui participent activement à la création de richesse et qui participent au processus de développement du pays. (…)

Ici par exemple, vous constaterez des équipements micro agro-industries du riz au nombre de 80, des micros agro-industries de chips au nombre de 60, des micros agro-industries de jus au nombre de 20, cinquante micros agro-industries de savon, 300 décortiqueuses de riz, 100 conteneurs boulangeries, 150 pirogues qui sont parqués de l’autre côté, sur 500 prévues », a-t-il énuméré.

Parlant de l’exécution du projet sur le terrain, Mouctar Diallo a indiqué que des jeunes seront sélectionnés et constitués en groupements. « Nous allons organiser les jeunes en groupements. Nous allons leur donner la formation qu’il faut pour bien exploiter tous ces équipements et nous allons les accompagner vers les résultats escomptés », a dit le ministre de la jeunesse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la criminalité transfrontalière : le Liberia et la Guinée décident d’unir leurs efforts

10 septembre 2019 à 21 09 52 09529

Après les engagements pris récemment par les présidents Alpha Condé et Georges Wéah, l’heure est à la matérialisation des promesses, notamment dans le secteur de la défense entre la Guinée et le Libéria. Une conférence de presse conjointe a été organisée à cet effet à Conakry ce mardi, 10 septembre 2019, par les autorités militaires des deux pays. La démarche vise à mettre en place un dispositif sécuritaire renforcé le long des frontières des deux pays en vue de sécuriser davantage les personnes et leurs biens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de presse conjointe coïncide à la deuxième réunion de planification des forces armées libériennes et guinéennes à Conakry. Selon le Colonel Michaël Ange Bangoura, président du comité technique de la planification de la réunion des forces armées guinéennes et libériennes, les nombreuses visites réciproques effectuées par les autorités des deux pays ont ouvert la voie à la diversification de la coopération militaire. Selon lui, à l’issue de ces visites, « il a été question qu’aucun pays ne serve de base arrière pour déstabiliser l’autre pays. Cet engagement ferme a été donné par les autorités libériennes qui en première position nous ont rendu visite ici en Guinée.

L’initiative a été prise que les deux pays mettent en place deux comités techniques, qui vont travailler pour faire en sorte que la sécurité soit perceptible au niveau de nos populations. C’est dans ce cadre qu’une délégation technique s’est rendue à Monrovia les 22 et 23 juillet et nous nous sommes dit que sur le plan militaire, ayant reçu l’ordre des politiques, il était mieux de projeter une opération conjointe le long de nos frontières, avec des objectifs bien déterminés, pour rassurer les populations, pour leur dire qu’elles ne sont pas du tout oubliées,

Et, faire en sorte que les personnels des forces armées guinéennes et les forces armées libériennes travaillent conjointement dans un même cadre et au finish que les populations soient rassurées de l’impact de la présence de leurs forces armées respectives. C’est dans ce cadre là que les techniciens ont poursuivis leurs travaux ici à Conakry hier et aujourd’hui ».

Par ailleurs, le Colonel Michaël Ange Bangoura a indiqué que c’est un processus qui vient de commencer et qui va continuer dans le but de faire en sorte que la quiétude règne le long de nos frontières et dans nos pays respectifs. « C’est pour vous dire que nous sommes des pays limitrophes, nous sommes dans la même région qui est la CEDEAO. Nous nous engageons à vivre dans un climat de paix. Et, l’instrument pour apporter cette paix passe par les forces armées guinéennes à travers l’opération conjointe. (…)

Sur le plan militaire, la zone concernée, c’est la 4ème région militaire. La 4ème région militaire part de Gueckédou, en passant par Macenta, N’zérékoré, Lola, jusqu’à Beyla. Mais, sur le plan administratif, c’est la région de N’Zérékoré. Parce que toute la grande frontière qui nous lie avec le Liberia, part de Lola jusqu’à Gueckédou. Donc ça, ce n’est qu’une première opération conjointe. Nous allons par la suite parcourir toute la frontière, de part et d’autre ; et quand il sera question de poursuivre avec d’autres aspects, nous le ferons », a-t-il ajouté.

De son côté, la Générale de brigade et cheffe d’Etat Major Général adjointe des forces armées libériennes, Géraldine Georges, a fait savoir que son pays a traversé une période de crise. Selon elle, le Libéria n’est pas le seul pays de la sous-région à avoir souffert de cette crise. « Nous savons que la crise que notre pays a traversé s’est étendue dans d’autres pays. Pour donc éviter à notre pays de retomber dans une crise comme celle-ci, nous avons décidé de faire une manœuvre conjointe le long de nos frontières pour détecter et mettre fin à la criminalité transfrontalière et donner l’assurance aux populations…

Cette expérience est une première avec la Guinée. Nous avons des opérations comme ça avec la Côte d’Ivoire. La raison de cette opération avec la Guinée est que le pays a un contingent au Mali, la Côte d’Ivoire également, ainsi que le Liberia. Mais ce qui se passe en Côte d’Ivoire, le Libera et la Guinée ne sont pas loin de subir ces choses. Et, nous savons tous que nous avons de très longues frontières, qui sont aussi des frontières poreuses.

Les criminels usent de ces endroits pour entrer dans les pays et entreprennent des actions criminelles. C’est pour cette raison que nous essayons d’organiser ces opérations. Il y a un dicton au Libéria qui dit que mieux vaut tard que jamais. Même si ça a pris du temps, nous comprenons que c’est le moment pour nous de s’unir et de mener cette opération », a-t-elle laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Consultation nationale : voici la déclaration du Premier Ministre

9 septembre 2019 à 21 09 39 09399

« Pour dépasser nos contradictions et renforcer la confiance entre nous guinéens appelés à vivre ensemble pour le meilleur et pour le pire, il n’y a pas d’alternative au dialogue qui, comme aimait à le souligner, un grand homme africain, est l’arme des forts, j’ajouterai, la marque des grandes nations »

Mes chers concitoyens,

Ma présente communication, fait suite à l’importante adresse à la Nation du 4 Septembre dernier de SEM le Président de la République, le Pr Alpha Condé.
Comme vous le savez, à cette occasion, M. le Président de la République a donné instruction au gouvernement que je dirige d’accompagner et soutenir la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI- et les acteurs électoraux dans la préparation et l’organisation des scrutins électoraux attendus dans notre pays. Monsieur le Président a mis l’accent sur la tenue des élections législatives pendant cette année.
Il a instruit aussi de larges consultations avec les acteurs socio-politiques de la Nation, en vue de recueillir les avis des uns et des autres sur les différentes questions de préoccupations nationales.
Chers concitoyens,

Le rôle qui me revient dans cette démarche est ainsi d’écouter chacun et tous et d’en rendre compte fidèlement, afin de permettre à M. le Président de la République dans sa sagesse habituelle et sa clairvoyance politique d’en tirer les conséquences requises.

Je tiens à préciser, que ma mission n’est pas d’engager des négociations ou de conduire un dialogue à proprement parler, mais d’être une interface entre les acteurs de la vie nationale et le Chef de l’Etat pour appréhender les grandes tendances de l’opinion publique et avoir ainsi une bonne lecture des différentes attentes.

Mes chers concitoyens,

En m’assignant la mission d’engager ces consultations, M. le Président de la République voudrait que chacun se fasse entendre et que nul ne soit exclu du processus de la prise de décisions.

Pour M. le Président, comme pour tout démocrate, toute décision qui engage la vie de la Nation et détermine son avenir doit nécessairement tenir compte de la volonté et des aspirations du peuple dans toute sa diversité.

Je tiens à rassurer les uns et les autres que j’aborde ces consultations, en étant conscient des enjeux qui y sont liés et de mes responsabilités.

Je tiens également à rassurer tous les interlocuteurs que dans les consultations que nous sommes sur le point d’ouvrir, l’orientation claire qui m’a été expressément donnée par le chef de l’État est d’écouter avec patience et respect tous les acteurs.

La conviction du professeur Alpha Condé, de même que la mienne propre est, qu’en démocratie et dans un Etat de droit, chaque citoyen a droit à la parole. Et c’est un devoir sacré de nous les gouvernants d’en tenir compte.

En effet, dans le débat politique, comme c’est la règle dans tout régime démocratique et comme nous l’exige aussi la liberté d’expression, il ne saurait y avoir de sujets tabous et des citoyens interdits de parole. Oui, chaque guinéen a le droit et la liberté de dire ce qu’il veut ou ne veut pas pour le pays.

Mes chers concitoyens,

Vous aurez compris que pour ces consultations avec les différentes composantes de la Nation, je n’ai pas de préjugés. Je n’ai pas de certitudes. Je n’ai ni des positions figées ni des positions personnelles à faire valoir.

Non, mon but ne sera pas d’imposer des choix, ou de négocier ou annoncer des décisions déjà arrêtées. Mon but ne sera pas non plus de partager des positions ou des convictions personnelles, d’orienter ou influencer les opinions ou les prises de position des différents acteurs à consulter.

Mes chers compatriotes,

Au nom de M. le Président de la République, de son gouvernement que j’ai la responsabilité de diriger, et dans l’intérêt supérieur de notre peuple que nous sommes tous engagés à aimer et servir, défendre et protéger, j’appelle solennellement tous les acteurs invités aux consultations à saisir l’occasion qui leur est ainsi offerte de partager leurs avis et positions sur toutes les questions d’intérêt national.

Chacun des invités recevra, dans les heures à venir, sa lettre d’invitation.

Mesdames et Messieurs les acteurs concernés par les consultations que je me prépare à conduire, je réitère l’appel du Chef de l’Etat, à l’invitation que j’ai l’honneur de vous adresser. Car, il s’agit de parler de la Guinée, notre Guinée et de son devenir. Personne, parmi nous, ne doit se dérober à cette responsabilité civique exaltante.

Nous devons cela à notre pays. C’est pendant les heures difficiles qu’on reconnait les grands hommes, et l’histoire a montré sous tous les cieux, notamment en Afrique, que refuser le dialogue, c’est se détourner du peuple et de ses préoccupations fondamentales et l’exposer à tous les risques et à tous les dangers aux conséquences souvent fâcheuses.

Mes chers concitoyens,

Comme l’a rappelé le Président de la République, pour nous mettre, chacun devant ses responsabilités, et nous toucher au plus profond de notre âme de patriote, la Guinée est à un tournant de son histoire.

Une histoire, comme vous le savez, qui, par moments, nous offre des motifs légitimes de fierté. C’est le cas pour notre rôle de pionnier dans les indépendances africaines. Une histoire difficile aussi qui nous interpelle parfois, à cause de tous les manquements à nos devoirs et à nos responsabilités dans les épreuves nombreuses et souvent douloureuses subies par notre peuple.

En tout état de cause, nous devons tirer de toutes les péripéties de la vie de notre Nation qui n’a pas toujours été « un long fleuve tranquille”, toutes les leçons, toute la force, toute l’inspiration et toute la sagesse pour continuer de bâtir dans la paix, la sérénité, la responsabilité, et la concorde nationale, un avenir de partage et de générosité.

Mes chers concitoyens, à travers les consultations souhaitées par le Chef de l’État, nous avons l’opportunité de nous écouter et de nous parler dans un cadre approprié et formel, ainsi que dans un climat de sérénité, dans le respect des principes sacro-saints de la République et des valeurs cardinales de la démocratie.

Mes chers compatriotes,

Le monde a changé, la démocratie évolue. Partout, on assiste à un conflit entre les droits reconnus à chacun et tous et les devoirs qui vont avec: le commun vouloir vivre ensemble, la stabilité et la sécurité de nos États et la paix pour nos populations.

Mes chers concitoyens,

Le monde nous regarde, chacun d’entre nous fait face à sa conscience, à ses responsabilités, chacun d’entre nous est devant le jugement de l’histoire.

Pour dépasser nos contradictions et renforcer la confiance entre nous guinéens appelés à vivre ensemble pour le meilleur et pour le pire, il n’y a pas d’alternative au dialogue qui, comme aimait à le souligner, un grand homme africain, est l’arme des forts, j’ajouterai, la marque des grandes nations.

Que Dieu bénisse la Guinée et les guinéens,

Vive la République,

Je vous remercie.

Conakry, le 9 septembre 2019

Dr. Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

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Changement de constitution : les deux raisons pour dire non, selon Lansana Kouyaté

9 septembre 2019 à 13 01 02 09029
Lansana Kouyaté, président du PEDN

Invité de l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace, l’opposant guinéen Lansana Kouyaté s’est exprimé ce lundi, 09 septembre 2019, sur le débat autour du changement de l’actuelle constitution voulu par le pouvoir. Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a donné les raisons pour lesquelles il est opposé à ce projet d’Alpha Condé et son gouvernement, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Lansana Kouyaté a tout d’abord, reconnu que l’amendement d’une constitution n’est pas mauvais en soit. Mais pour lui, cela n’est pas opportun et n’est même pas possible aujourd’hui en Guinée. Et cela, dit-il, pour deux raisons : « la première raison, c’est qu’en prenant l’historique de la constitution en place, ce sont les forces vives : partis politiques, syndicats, société civile et autres, qui avaient décidé de ne pas aller aux élections de 2010 avant d’installer un conseil national de transition. Ce conseil a été installé, les forces vives ont demandé à ce qu’il adopte une nouvelle constitution, et cette constitution a été effectivement adoptée.

Le point de départ a été les négociations de Ouagadougou, mais ça a continué sur le terrain. On s’est réunis au siège du FUDEC, je me rappelle que ce jour-là tout le monde était présent, parce qu’on n’était pas encore allé au premier tour de l’élection présidentielle. Après l’adoption de la constitution, il a été dit que quiconque est élu président parmi nous, avait pour charge, 6 mois au plus tard après son installation, de soumettre cette constitution adoptée par le CNT au verdict du peuple. Cela n’a pas été fait. Et c’est à une année et quelques mois de la fin du second mandat du président qu’on fait ça ? Excusez-moi de l’expression mais je trouve cette démarche opportuniste, dangereusement opportuniste. Ça, c’est la première raison.

La deuxième raison est tout aussi simple. Une constitution peut être amendée, mais nous nous sommes dans une période critique. On est rentré d’abord dans la démocratie par effraction. Les premiers pas du président élu, ça a été de dissoudre les conseils communaux pour les remplacer par des délégations spéciales. Et, la loi qui indique la procédure d’enclenchement des délégations spéciales n’a pas été respectée. Donc, il ne faut pas qu’on continue à aller de l’inutile à l’inutile. Ce qu’on est en train de faire n’est pas sérieux par rapport aux engagements d’un peuple et surtout d’une élite par rapport à son progrès non seulement institutionnel mais économique, culturel et social », a dit l’opposant.

En ce qui concerne les consultations sur ce sujet annoncées par le président Alpha Condé lors de sa dernière adresse à la national, le président du PEDN a laissé entendre qu’il partage la position du FNDC dont son parti est membre. C’est-à-dire qu’il ne prendra part à ce débat que le Premier ministre est chargé de conduire. Et, si le pouvoir s’entête à vouloir faire passer par quelque moyen que ce soit son projet de nouvelle constitution, Lansana Kouya redoute les conséquences que cela pourrait engendrer.

« Tout guinéen aurait souhaité que ce pays reste en paix. A côté de nous, partout les pays ont été troublés, il y a même des pays qui ont perdu une partie de leur territoire. Ce qui a amené à des guerres sanglantes et fratricides, on ne souhaite pas que cela arrive à notre pays. Mais, quand le viol des lois s’installe, quand on ne respecte plus les paroles données et surtout on n’accepte plus ce que la loi prévoit, alors on ouvre la porte ces menaces-là », a dit l’ancien Premier ministre guinéen.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Lutte contre un 3ème mandat : les Cellules de Veille Citoyenne de Conakry adhèrent au FNDC

7 septembre 2019 à 17 05 41 09419

Les Cellules de Veille Citoyenne (CVC) des 5 communes de Conakry adhèrent au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le lien entre les deux structures a été scellé ce samedi, 7 septembre 2019, à l’occasion d’une cérémonie organisée au siège de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), basé arrière du FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie, présidée par Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, a connu la présence de plusieurs jeunes de la capitale guinéenne. Les nouveaux adhérents au FNDC, structure qui lutte contre le projet de changement de Constitution en vue d’octroyer un 3ème mandat à Alpha Condé, ont mis l’occasion à profit pour faire une déclaration lue par Alpha Oumar Diallo, coordinateur de la Cellule de Veille Citoyenne (CVC) de Ratoma :

Alpha Oumar Diallo, coordinateur de la Cellule de Veille Citoyenne

« Mesdames et Messieurs les responsables du FNDC

Mesdames et Messieurs les membres du réseau des cellules de veille citoyenne

C’est pour moi un grand plaisir de prendre la parole ce matin, au nom des cinq (5) coordinateurs des Cellules de Veille Citoyenne de Conakry pour annoncer solennellement notre engagement libre et volontaire d’adhérer au FNDC dans la lutte pour la défense de la Constitution.

Le réseau des CVC de Conakry constate avec amertume, depuis un certain moment, des manœuvres tendant à changer la constitution au profit d’un groupuscule de personnes pour leur intérêt égoïste et anti-démocratique.

Depuis le début de cette manœuvre dilatoire du changement de la constitution pour octroyer un troisième mandat au Président Alpha Condé, la population guinéenne a perdu le repère et reste dans l’inquiétude générale.

Vu le constat de la lutte que le FNDC est entrain de mener pour empêcher les détracteurs de notre constitution, base sur laquelle ils ont régné pendant près de 9 ans, à gagner du terrain et de promouvoir ce projet de troisième mandat, nous réseau des Cellules de Veille Citoyenne(CVC) de Conakry avons décidé de nous joindre au FNDC ( Front National pour la Défense de la Constitution) dans cette lutte noble et démocratique dans les prochains jours avec une synergie d’action pour dire non à une consultation nationale.

C’est un leurre de penser que, si on change la constitution, que les guinéens vont accéder au bonheur. Alors détrompons-nous, car seuls l’alternance et le changement de nos mauvais comportements (délation, gabegie et mal gouvernance) peuvent nous apporter la quiétude sociale et le développement auquel nous aspirons

Non à un changement constitutionnel ;

Non à un troisième mandat…»

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Guinée : le RPG-ARC appelle « tous les patriotes » à la consultation nationale

7 septembre 2019 à 17 05 01 09019

Le discours du président Alpha Condé appelant à l’ouverture de larges consultations avec les acteurs sociopolitiques continue de dominer les débats dans notre pays. Le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, salue cette initiative présidentielle et invite toutes les parties prenantes à y prendre part. L’annonce en a été faite ce samedi, 7 septembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, présidée par Djalikatou Diallo en présence de nombreux militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme on pouvait s’y attendre, l’ouverture de consultations nationales avec tous les acteurs nationaux pour débattre de toutes les questions concernant la vie de la nation, y compris celles qui fâchent, est saluée dans les rangs du parti au pouvoir.

L’assemblée générale de ce samedi a commencé par la lecture d’une déclaration du Bureau Politique National saluant le discours du président de la République. Dans cette déclaration, lue par Lansana Komara, le parti au pouvoir a exprimé sa confiance au Premier ministre et demandé aux politiques et aux acteurs de la société civile à accepter d’aller à ces consultations.

Pour Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, il n’y a même pas lieu de lire une déclaration pour exprimer un soutien au Chef de l’Etat.

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sport, de la Culture et du Patrimoine Historique et membre du RPG

« Nous n’avons pas besoin de dire que nous soutenons le professeur Alpha Condé. Nous sommes collés à la peau d’Alpha Condé. Après le brillant discours du professeur Alpha Condé il y a quelques jours, j’ai presque lu la plupart des leaders qui ont fait des commentaires là-dessus, mais j’ai remarqué que c’est un seul leader qui a bien écouté et qui a compris. Le président a dit consultation des forces vives de la Nation. Il n’a pas dit négociation. J’ai suivi les gens dans les médias dire : voilà les conditions. Il n’y a pas de conditions. Le président a réitéré sa confiance au Premier ministre. Il lui a confié la mission de consulter les forces vives de la nation. Mais, nous savons tous que la constitution en vigueur reconnait que c’est le Premier ministre qui est en charge du dialogue social et politique. La moindre des choses, ceux qui se disent qu’ils soutiennent ou qu’ils défendent cette constitution, la première des choses c’est d’aller devant le Premier ministre pour qu’ils donnent leur point de vue. Mais, tu ne peux pas vouloir d’une chose et de son contraire. Donc, nous demandons à tous les patriotes de Guinée, de se mettre à la disposition du Premier ministre pour qu’il puisse accomplir la mission que le Chef de l’Etat, notre président, notre bien aimé Alpha Condé, lui a bien confié ».

Par ailleurs, Sanoussy Bantama Sow a dit que jamais le RPG arc-en-ciel n’a parlé de 3ème mandat. « Les gens ont peur, ils sont paniqués. Parce que pour eux, dès qu’on parle d’une nouvelle Constitution, ils disent 3ème mandat. Mais, je demande à tous ceux qui sont dans cette salle, est-ce qu’une seule fois ici au RPG, on a parlé de 3ème mandat ? Nous, nous respectons les lois du pays. Le RPG arc-en-ciel ne parle pas de 3ème mandat, nous parlons d’une nouvelle Constitution. Parce que la constitution actuelle, n’a pas été soumise au peuple de Guinée. C’est vous, peuple de Guinée, c’est vous qui devez décider », a-t-il dit avec insistance.

L’honorable Saloum Cissé, 1er vice-président à l’Assemblée nationale et secrétaire général par intérim du RPG arc-en-ciel

Abondant dans le même sens, Saloum Cissé, secrétaire général par intérim du parti au pouvoir, a dit que la Guinée a changé positivement sous l’ère Alpha Condé. Selon lui, ceux qui critiquent le régime actuel sont ceux-là même qui sont à la base du retard que connait notre pays. « Est-ce que la Guinée d’hier et la Guinée d’aujourd’hui, ce sont les mêmes Guinée ? Je ne parle pas au hasard. La chance au niveau du RPG, c’est que ceux qui sont à la pâte au niveau de l’opposition ont tous dirigé la Guinée. C’est notre chance. On connait leur quitus politique, on connait leur quitus d’action, on connait leur quitus moral. Voilà les trois quitus qui sont en balance. Voilà la question fondamentale que les Guinéens doivent se poser. Quand on dit que la Guinée était dans un puits, qui a mis la Guinée dans le puits ? Posez-vous la question. Mais moi, il y a seul point que je salue chez le professeur Alpha Condé, il n’a pas ouvert la vanne de la vengeance, premièrement. Deuxièmement, même en faisant l’état des lieux, il n’a pas tenu compte des contraintes endogènes de la Guinée pour mettre les gens, les uns et les autres, qui sont responsables de ce déficit», a-t-il salué.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle, de l’emploi et du travail et membre du BPN du RPG

Parlant des élections législatives annoncées pour bientôt, Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, a invité les militants et sympathisants à se préparer pour les opérations d’enrôlement. « Comme vous le savez, nous rentrons petit-à-petit dans les phases décisives des élections législatives. Et, comme vous avez pu le constater, l’opposition guinéenne dans sa logique de contestation permanente, commence déjà à contester les résultats, on n’a même pas commencé les élections. Donc, incapables de trouver un consensus pour les démembrements de la CENI, ils se mettent déjà à crier au loup. Vous savez pourquoi ils font ça ? C’est de préparer l’opinion à leur défaite ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : une plateforme exige la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI

6 septembre 2019 à 10 10 10 09109

Alliance nationale patriotique, c’est le nom de la nouvelle plateforme qui a été lancée hier, jeudi 05 septembre 2019, à Conakry. Composée de partis politiques, de la société civile et de syndicats, la structure se donne pour ambition de rompre avec le système qui a gouverné la Guinée depuis son indépendance jusqu’aujourd’hui. Pour cela, elle vient avec un certain nombre de propositions dont la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dissolution de l’Assemblée nationale

Pour l’Alliance nationale patriotique, la Guinée se trouve aujourd’hui dans un « dangereux vide institutionnel ». Cela, suite à la prorogation par le président Alpha Condé, du mandat des députés qui était arrivée à expiration le 12 janvier 2019. En principe, des élections législatives devaient être organisées avant cette date pour élire de nouveaux députés. Mais à défaut de respecter le calendrier électoral, le chef de l’Etat a pris un décret pour proroger le mandat de l’actuelle législature jusqu’à la mise en place d’un nouveau parlement.

Même si Alpha Condé, dans son adresse à la nation du mercredi, 04 septembre 2019, a réclamé l’organisation des élections législatives avant la fin de cette année, on ne sait pas encore quand est-ce que ces élections pourront avoir lieu. La CENI est en train de mettre en place et de former les membres de ses démembrements, mais aucun calendrier n’est encore disponible. L’Alliance nationale patriotique qui dénonce un système anti-démocratique exige la dissolution immédiate de l’actuelle Assemblée nationale « qui n’a plus le mandat du peuple ».

Dissolution de la CENI

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) suscite toutes les convoitises et fait régulièrement objet de polémique en Guinée. Après les multiples critiques qu’elle a essuyés de la part de l’opposition, l’institution électorale a connu une recomposition courant 2018. Elle est passée de 25 à 17 membres. Certaines dispositions de la loi organique portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la CENI ont été également modifiées. Mais, pour l’Alliance nationale patriotique, la solution est de dissoudre tout simplement l’institution qu’elle considère comme étant le « bras du pouvoir chargé d’organiser des élections qui ne sont ni libres, ni honnêtes, ni transparentes ».

Conférence Nationale Vérité-Justice-Réconciliation

La nouvelle plateforme appelle à la convocation d’assises nationale qui vont « se pencher sur les soixante et un an de la gestion catastrophique de la Guinée, afin d’en tirer toutes les leçons, de rendre justice aux victimes, de réconcilier durablement les Guinéens, de mettre en place de nouvelles institutions démocratiques viables, adaptées à nos réalités, garantissant un nouveau départ pour la Guinée, dans l’unité, la démocratie large et inclusive et le progrès ». Les membres de cette structure annoncent qu’ils vont faire prochainement des propositions détaillées sur les conditions de tenue de la Conférence Nationale Vérité – Justice – Réconciliation ainsi que ses objectifs et son ordre du jour.

L’alliance nationale patriotique propose enfin, l’interdiction immédiate de tout nouveau contrat minier et de pêche jusqu’à la tenue de cette assise. Il faut cependant dire que ces propositions ont très peu de chances de prospérer. Car même les ténors de l’opposition et de la société civile, tous représentés à l’Assemblée nationale et à la CENI, ne devraient pas partager cette idée.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Naissance d’une nouvelle plateforme en Guinée : « nous sommes là pour le changement total … »

5 septembre 2019 à 19 07 53 09539

Comme annoncé précédemment, une nouvelle plateforme opposée au régime d’Alpha Condé a vu le jour en Guinée. L’alliance nationale patriotique a été lancée officiellement au cours d’une conférence de presse ce jeudi, 05 septembre 2019, à Conakry. Une occasion mise à profit par ses responsables pour fustiger la gouvernance actuelle et appeler à un changement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Aboubacar Sylla, activiste de la société civile et responsable de la communication de cette plateforme, leur objectif est de mobiliser les Guinéens autour d’un idéal commun pour le développement du pays, avec des pistes de solutions pouvant permettre à la Guinée de sortir des difficultés auxquelles elle est confrontée depuis son indépendance.

Aboubacar Sylla, activiste de la société civile, responsable de la communication de l’alliance

« Nous avons fait la rétrospective de la gestion de tous ceux qui nous ont gouverné ce pays. Et le constat qui s’est dégagé, est que c’est le même système qui se poursuit depuis le début jusqu’à maintenant. Et, pour que la Guinée puisse tourner définitivement toutes ces pages sombres, il faut quand même qu’on essaye de sortir du quotidien qu’on a toujours présenté au peuple de Guinée. Tous ceux qui ont gouverné ce pays l’ont fait de la même façon, c’est seulement les chemises qui ont changé. On ne peut pas comprendre aujourd’hui que Dieu ait donné toutes les ressources les plus fabuleuses à la Guinée et qu’on soit encore l’un des pays les plus pauvres du monde. Il faut que cela change », soutient-il.

Et, pour inverser cette tendance, les membres de l’alliance nationale patriotique pensent qu’il faut notamment un changement à la tête du pays. D’où leur opposition au projet de nouvelle constitution du pouvoir et qui devrait, s’il aboutit, permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Idrissa Sampiring  Diallo, journaliste et activiste de la société civile
Idrissa Sampiring Diallo, journaliste et activiste de la société civile

« Notre position par rapport à la modification de la constitution ou au changement de la constitution, il faut noter que cette plateforme est hostile et contre la modification de la constitution, cette plateforme est contre le changement de la constitution. Nous pensons qu’au-delà de cette revendication qui est aussi portée par le FNDC, nous devons nous mobiliser aux côtés des populations guinéennes qui souffrent de la mauvaise gouvernance actuelle. Nous poserons des actes citoyens sur le terrain pour être au chevet de cette population. Nous participerons aussi à l’éducation citoyenne pour justement amener le peuple de Guinée à se lever et prendre son destin », a indiqué Idrissa Sampiring Diallo, journaliste et activiste de la société civile, membre du mouvement.

Pour atteindre ses objectifs, cette plateforme, dont est membre Mamadou Baadiko Bah, président de l’UFD, entend « rassembler toutes forces sociales et politiques attachées au changement véritable du système politique qui a mené le pays à la catastrophe depuis 1958. Ce n’est pas l’UFD seule qui est là, il y a la société civile qui est prédominante parce que nous avons l’intention réellement de faire en sorte que la société civile joue son rôle dans la défense de l’intérêt citoyen. Nous sommes là pour le changement total des pouvoirs qui ont détruit ce pays par la gestion catastrophique de tous ces régimes qui se sont succédé.

Mamadou Baadiko Bah, président de l’UFD

J’ai constaté aujourd’hui que les jeunes guinéens n’ont aucun avenir dans leur propre pays, ils sont obligés d’aller se noyer pour beaucoup dans la méditerranée. Les Guinéens, pour se soigner, doivent aller en Tunisie pour ceux qui ont les moyens ; pour ceux qui n’en ont pas, c’est de mourir dans leur maison. Il n’y a pas de routes, le pays vit dans la misère, il faut que les Guinéens sortent de ce système. Il faut qu’on exige aujourd’hui qu’il y ait une conférence nationale vérité, justice et réconciliation », martèle l’opposant Baadiko Bah.

A noter que l’alliance nationale patriotique est composée de partis politiques, d’organisations de la société civile et de syndicalistes. Elle s’ajoute au Front National pour la Défense de la Constitution qui s’active déjà sur le terrain pour empêcher le président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Fodé Oussou à Alpha Condé : « on ne discutera JAMAIS de la Constitution avec Kassory »

5 septembre 2019 à 10 10 45 09459

L’adresse à la nation du président Alpha Condé suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé par Guineematin.com sur la question, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a dénoncé un discours vide qui n’apporte rien de nouveau.

« Pour nous, ce discours est une déception totale. Tout ça pour ça ? Ce n’est pas un discours comme ça qu’on attendait du chef de l’Etat. On attendait un discours qui allait dans le sens de prouver au monde entier qu’il a compris le message qui lui a été envoyé et que c’est un homme d’honneur qui est prêt à respecter son serment et qui n’est pas prêt à faire du parjure. On n’est pas là pour écouter l’histoire du président, ce qu’il a été, ce qu’il a fait, on n’a pas besoin de ça.

Il aurait fait un discours pour dire qu’il allait organiser des élections législatives crédibles, qu’il allait organiser l’élection présidentielle et qu’il est prêt à être considéré comme étant un président démocratiquement élu qui va passer le témoin comme d’autres chefs d’Etats l’ont fait en Mauritanie, au Niger, … Donc c’est un discours vide qui n’apporte rien de nouveau », a réagi le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

En ce qui concerne la décision du président de la République d’instruire son Premier ministre d’engager des consultations avec l’ensemble des acteurs concernés autour du débat sur un changement de constitution, l’opposant indique que ce dialogue n’a pas lieu d’être. « Il n’y a pas de dialogue sur un débat qui est déjà réglé. Il n’y a pas de dialogue sur un faux problème qu’il veut soulever. Parce que cette question de troisième mandat, c’est non seulement un faux débat, c’est un débat illégitime, c’est un débat illégal sur lequel on ne peut pas dialoguer. Parce que le dialogue dont il parle c’est dire si oui ou non il doit faire une nouvelle constitution. Ça c’est déjà très clair, c’est non.

Tout le monde sait que le Premier ministre est le patron du dialogue social, donc nous discuterons avec lui de toutes les questions concernant la vie de la nation, sauf de la constitution. La position du Premier ministre est déjà connue. Il a dit qu’il est doublement d’accord avec le changement de l’actuelle constitution : il est d’accord en tant que Premier ministre et il est d’accord en tant que citoyen. Comment voulez-vous discuter avec quelqu’un qui a une position claire, tranchée sur un sujet ? Donc, on ne discutera jamais, jamais, jamais de la constitution avec Kassory », tranche Fodé Oussou Fofana.

Propos recueillis par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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GHI Novotel : Asmaou Bah remplacée par le frère de Kapi Camara

3 septembre 2019 à 8 08 21 09219
Ibrahima Kapi Camara, ancien Directeur Général de Novotel

Une nouvelle équipe de cinq personnes vient d’être cooptée pour gérer le Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI) Novotel de Conakry. Elle compte notamment dans ses rangs un certain Souleymane Camara, petit frère de lait d’Ibrahima Kapi Camara, actuel directeur général de l’OGP qui occupait le même poste il y a de cela quelques temps. Une mesure prise récemment, au lendemain de l’étonnant limogeage de madame Doukouré Asmaou Bah de la tête du GHI. De nombreux observateurs y voient du népotisme doublé de règlements de compte, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne Directrice Général de Novotel
Madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne Directrice Général de Novotel

Madame Doukouré Asmaou Bah- qui n’a pris service comme Directrice Générale du Grand Hôtel de l’Indépendance que le lundi 06 mai 2019- a été limogée par un décret du président de la République le 24 août dernier, moins de quatre mois seulement après sa nomination. Mais bien avant cet acte présidentiel, des signaux montraient déjà que des personnes de mauvaise foi en voulaient à cette brave syndicaliste, dont les compétences et la rigueur ne sont pas à démontrer.

Nommé le 29 avril dernier, en remplacement d’Ibrahima Kapi Camara, qui avait été bombardé préalablement Directeur Général de l’OGP, les problèmes de madame Doukouré Asmaou Bah vont commencer le 02 août 2019. En effet, à cette date, la dame va recevoir une note d’information du ministre du Tourisme, Thierno Ousmane Diallo, l’informant de la signature d’une convention entre l’Etat Guinéen et la société SNA Structural Engeneers (PTY) LTD de droit Sud-Africain. Une convention axée sur un investissement portant sur la rénovation de cet hôtel et son extension par ladite société. Et, la note demandait aux patrons des lieux (l’ancienne Directrice Générale de l’hôtel) de « bien vouloir prendre les meilleures dispositions pour le transfert des droits de jouissance de l’hôtel au nouvel acquéreur ».

Aujourd’hui, à travers la nomination de cette nouvelle équipe qui dirige l’hôtel et dont le premier membre est le frère de lait d’Ibrahima Kapi Camara, on comprend aisément que cette dame a été limogée de la tête de cet hôtel pour faire de la place au frère de l’autre. C’est pourquoi, les commentateurs parlent de népotisme et de coups bas que madame Doukouré ne pouvait éviter.

Voici la liste des nouveaux patrons du GHI Novotel :

Directeur général : Souleymane Camara

Membres :

1-Monsieur Kanté Sékou

2- Madame Bangoura Marie

3-Monsieur Konaté Mamoudou

4- Monsieur Camara Kalagban

Souleymane Camara, petit frère de lait d’Ibrahima Kapi Camara

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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