Comme nous l’annoncions dans un de nos articles, le Doyen Prosper Doré, ancien journaliste du groupe de presse Lynx/Lance et Rédacteur en chef du satirique le Bingo, a tiré sa révérence le 26 janvier dernier suite à un accident de la circulation survenu plus tôt. Réunis à la maison de la presse, ses proches collaborateurs, amis et sa famille biologique lui ont rendu un dernier hommage le mardi 31 janvier 2017, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Pour Ibrahima Ahmed Barry, journaliste consultant, comme beaucoup de guinéens, il a appris à reconnaître feu Prosper Doré à travers « sa plume alerte et ses articles décapants, alimentant les rubriques et chroniques du grand satirique le Lynx. Je l’ai croisé par la suite, dans les rencontres informelles et foras de partage et de réflexion sur la pratique du métier du journaliste (…). Je garde de lui encore l’image d’un professionnel pointilleux, rigoureux, attaché à la qualité et à la pertinence des articles » , a confié l’ex directeur général de la télévision nationale.

Moussa Cissé, Directeur général du Bureau de presse de la présidence de la République a prié pour le repos de l’âme de l’illustre disparu et souhaité que ses œuvres ne s’éteignent jamais dans l’esprit des guinéens. « Prosper Doré, c’est le rôle que notre équipe, la première génération de la presse indépendante en Guinée et dont le Lynx était le porte-flambeau, a joué dans la démocratisation ou la liberté de presse en Guinée », a-t-il affirmé. Monsieur Cissé s’est réjoui de la liberté dont dispose aujourd’hui les hommes de médias dans l’exercice du métier, qui est le résultat du combat mené dans l’année 1992 par les journalistes de la première génération, dont Prosper Doré.

Feu Prosper Doré

Martine Doré, une des filles de feu Prosper Doré a loué les bonnes manières de son père, notamment sa gentillesse, sa passion pour le métier et surtout sa générosité. « Mon papa était un homme si adorable. La mort l’a appelé et je rends grâce à Dieu pour toutes ces merveilles qu’il continue à faire dans notre vie. Dieu a appelé mon père, mais il l’a appelé avec sans bruit, sans dérangement. Le jour de l’accident, avant sa mort, on m’a appelé au bureau pour me dire que ton papa à fait un accident. Je criai, on a commencé à me sensibiliser au bureau. Je dis pour me rassurer il faut que j’appelle mon papa. Je l’ai appelé il m’a répondu » ma fille ne craignez pas, je n’ai eu absolument rien », a-t-elle expliqué, rappelant que c’est quelques jours après l’accident que son père a rendu l’âme à l’hôpital.

Présent à ce symposium, Rachid N’Diaye, Ministre de la communication a présenté les condoléances du gouvernement et du président de la République à toute la presse et à la famille biologique du défunt. « C’est un moment qui est douloureux, mais c’est aussi un moment qui est inévitable. Chaque être humain a un rendez-vous avec le destin. Je crois que le sien, l’heure était arrivée, il est parti. On ne peut que s’incliner devant la mémoire de Prosper Doré. Vous savez les journalistes, même si on ne les connaît pas personnellement, mais on les connait toujours à travers leurs œuvres, leurs articles. J’ai eu l’occasion de lire les écrits de Prosper Doré, je ne l’ai connu intimement, mais c’est comme s’il est familier pour moi », a dit le ministre de la communication.

Prosper Doré s’en va ainsi, laissant derrière lui une femme et trois enfants.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél.: (00224) 621 09 08 18

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