Guilavogui Lanfia, Amadou Diallo et sept autres citoyens ont été interpellés il y a juste une semaine par les agents de la  police verte  stationnés sous le pont du grand marché de Madina-Avaria, dans la commune de Matam. Les faits ont eu lieu au moment où, selon les agents, « ils s’apprêtaient à traverser l’autoroute  à travers les grilles que le gouvernorat a installées le long du trottoir de l’autoroute Fidel Castro pour éviter les accidents », a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les neufs citoyens ont été aussitôt mis à la disposition de la gendarmerie de Madina, puis la maison Centrale de Coronthie. C’est finalement ce vendredi 10 février 2017 qu’ils ont comparu au Tribunal de Première Instance de Dixinn pour être jugé.

Sur les neuf, deux seulement ont reconnu avoir  passé à travers les grilles. « Oui pour traverser l’autoroute, nous avons enlevé les grillage », ont-ils reconnus. Les sept autres ont systématiquement nié les faits tout en clamant leur innocence devant le tribunal.

Ils prétendent avoir été arrêtés tout simplement parce qu’ils ont uriné sur les barres de fer érigés par le gouvernorat. «On ne peut pas passer à travers ces barres de fer comme si nous sommes des bébés. On n’a pas aussi la force de les écarter pour se frayer un passage. C’est une accusation fortuite. Nous sommes passés sur le pont pour venir uriner  au niveau de ces installations. C’est là-bas  qu’ils sont venus nous arrêter. Ils nous ont demandé de payer 200 000 francs guinéens par personne. Mais personne parmi nous  n’a payé. C’est ainsi qu’ils nous ont envoyé à la gendarmerie de Madina puis à la maison centrale », ont-ils dit.

Le procureur  Mohamed Samoura a rappelé dans ses réquisitions que ces  installations sont érigées pour éviter les accidents.  Mais, dit-t-il, à Madina tout comme à Bonfi, les citoyens refusent d’emprunter les ponts qui servent de passerelle. « Ils préfèrent détruire et enlever ces grillages pour se servir de passage », a-t-il mentionné.

Selon le procureur, de tels comportement sont prévus et punis par les articles 215 du nouveau code pénal. « C’est pourquoi, je demande au Tribunal de les condamner à chacun 500 000 francs guinéens pour qu’ils servent d’exemples aux autres qui tenteront d’agir de la sorte », a-t-il requis.

Ainsi, au cours de sa délibération, le Tribunal a fidèlement suivi les réquisitions du ministère public en les condamnant au payement de  cette somme.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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