Après la lecture des rapports, les débats et l’intervention des membres du gouvernement, l’heure est à l’explication de vote par les chefs des différents groupes politiques à l’Assemblée nationale. Avant même le vote, les députés opposés à l’adoption du code électoral révisé ont décidé de quitter l’Hémicycle, ont constaté les reporters de Guineematin.com qui suivent la plénière. 

Comme d’habitude, le bal a été donné par le président du groupe de l’Alliance républicaine, Dr. Ibrahima Deen Touré, a fait savoir que son groupe « n’a pas d’objection sur le code des collectivités qui peut être amendé le moment venu, tout comme la loi organique sur la Cour Suprême, contrairement au code électoral ».

Sur ce 3ème texte, a-t-il poursuivi, « vous me permettrez de lire la pensée de notre groupe. Ce texte pose un problème de fond et de forme. Nous avons fait des observations à travers un courrier adressé à la commission des lois et aux deux présidents des groupes parlementaires. Nous n’avons pas reçu de réponse. Donc, les débats n’ont pas pu prospérer. Nous avons participé aux débats de la commission des lois et écrit au Président de l’Assemblée pour proposer une procédure de vote, là également, ça n’a pas prospéré ».

Le rajout du point conflictuel et impromptu au cours du dialogue politique, rappelle le chef des républicains, « n’est pas de nature à consolider la démocratie à la base. On trouve un exemple de vide juridique dans ce point 2», a précisé Dr Touré, ajoutant que « notre groupe ne peut ni comprendre ni accepter que la loi soit dessaisie des compétences de nommer par la puissance publique au profil d’autres entités et au détriment des citoyens … ».

A la fin, de son discours, et avant de céder le parloir au Président du groupe Libéral-démocrate, Dr. Fodé Oussou Fofana, aujourd’hui en odeur de sainteté avec la majorité parlementaire, les députés républicains ont plié bagage, estimant être mal compris.

A suivre…

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