En prélude à la célébration de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, le ministère de la Santé, en collaboration avec le projet STOP PALU, a animé, ce vendredi 21 avril 2017, une conférence de presse sur le thème « en finir définitivement avec le paludisme ». En présence du ministre Abdourahmane Diallo, il a été question de faire le diagnostic de la maladie en République de Guinée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Le paludisme est présenté comme étant l’un des principaux vecteurs de mortalité en Afrique sub-saharienne, largement au dessus du Sida.

A l’entame de son intervention, le ministre de la santé est revenu sur le niveau d’avancement de la lutte contre cette maladie. Selon lui, le taux de prévalence a fortement baissé dans les différentes régions de la Guinée (44% à 15%).

« Le paludisme est la première cause de consultation dans nos structures sanitaires, 35% de consultations pour raison de paludisme. En 2012, on avait des chiffres très douloureux. Boké avait 24% de taux de prévalence ; Labé, 38% ; Mamou, 47% ; Kankan, 50% ; N’zérékoré, 59% ; et, un pic à Faranah de 66%. La moyenne de la prévalence est de 44%. La bonne nouvelle est que le taux a baissé. C’est avec grande joie que je vous dis, en 2017, la prévalence nationale est passé de 44% à 15% », a affirmé le ministre de la santé, Dr Abdourahmane Diallo.

Avant d’obtenir ce résultat, le ministère et ses partenaires techniques et financiers ont dû opter pour des méthodes de luttes adéquates aux réalités des communautés.

Aux dires du ministre guinéen de la Santé, la prévention et la lutte contre le paludisme s’inscrit dans le cadre du plan national de développement sanitaire. Selon lui, plusieurs stratégies ont été mises en place dans ce sens.

« Il y a eu un renforcement des capacités en terme de personnel qualifié à tous les niveaux qui ont des rôles spécifiques pour la prévention et la lutte contre le paludisme. Il y a eu également la mise en place de plusieurs structures de coordination pour faciliter les différentes interventions. L’amélioration du cadre de travail avec tout ce qu’il faut comme logistique. En plus, l’engagement et l’accompagnement des différents partenaires », a précisé Dr. Abdourahmane Diallo.

Par ailleurs, le ministre de la Santé a parlé de la mise à la disposition des éléments comme l’information, la communication, la sensibilisation, la mobilisation pour améliorer la connaissance sur le paludisme. Des mesures qui ont permis l’augmentation de l’utilisation des services tels que les moustiquaires imprégnés et la gratuité du traitement.

Malgré ces résultats encourageants, le ministère de la Santé se fixe encore des défis à relever à l’horizon 2022 dans l’optique de finir définitivement avec le paludisme.

« Nous envisageons de continuer sur cette lancée. Nous pensons pouvoir améliorer le chiffre davantage pour réduire encore la prévalence à 50% en 2022, assurer une protection d’au moins 90% de la population et également assurer une prise en charge correcte d’au 90% des cas de paludisme », a ajouté le ministre de la santé, en comptant pour cela sur ses partenaires.

Répondant aux questions des journalistes, le ministre de la Santé a précisé que la prise en charge des malades du paludisme est gratuite en République de Guinée. Il annonce par la suite que tout agent de santé qui sera pris en violation de ses présentes mesures sera sévèrement sanctionné.

A signaler que la journée mondiale sera célébrée le mardi prochain, 25 avril, sous le thème « en finir définitivement avec le paludisme ».

Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél. : 621 607 907

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