L’audience dans le dossier portant détournement de cent mille (100 000) Euros et de cent cinquante mille (150 000) Dollars à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) s’est poursuivie ce mercredi 14 juin 2017. Les quatre (4) prévenus ont défilé à la barre du Tribunal de Première Instance de Kaloum pour donner leur version des faits. A la fin des débats, le juge a refusé d’accorder la liberté provisoire aux mis en cause, rapporte le reporter de Guineematin.com qui était sur les lieux.

La semaine dernière, c’est madame Kéita Kadiatou Baldé, trésorière à la BCRG et Ibrahima Sory Sylla, opérateur de saisie au Trésor Public qui avaient expliqué leur rôle dans cette opération de détournement de fonds.

Aujourd’hui, c’est autour des deux autres mis en cause de donner leur version des faits. Younoussa Soumah, qui se dit planton à la BCRG et Oumar Bah, de la direction du crédit et de change de la BCRG ont nié les faits de complicité de détournement de fonds pour lesquels ils sont poursuivis.

A la barre, Younoussa Soumah, le « planton » a certes reconnu avoir reçu 45 000 Dollars et 30 000 Euros des mains d’Ibrahima Sory Sylla, mais soutient « ne pas savoir l’origine de ces montants ». A la question de monsieur Chérif Sow, président du tribunal, sur la destination des fonds, Younoussa Soumah dit avoir remboursé 2 500 dollars à l’ORDEF (Office de Répression de la Délinquance Economique et Financière). « J’ai voulu acheté des voitures à revendre mais mon oncle paternelle m’a dissuadé. Ensuite, j’ai acheté une maison », a expliqué le « planton » de la BCRG.

Jusque là mieux, Ibrahima Bah, qui dit avoir passé 20 ans de service à la BCRG, a nié avoir agi en connaissance de cause. « On m’a montré un dossier où j’ai reconnu ma signature, mais pas le fond du dossier. Madame Kéita m’a demandé de lui trouver un certificat de douane. Je lui ai envoyé ça, pensant que c’était les dossiers réguliers. On m’a piégé », a soutenu monsieur Bah.

Cependant, Ibrahima Bah a reconnu avoir reçu de sa collègue les montants de 20 00 dollars et de 15 000 euros. Et le président enfonce le clou : « pour quelles raisons vous donnerait-elle autant d’argent ? ». Ibrahima Bah répond ne pas en savoir la cause et estime que c’est peut être des clients à elle qui lui ont fait des cadeaux.

L’avocat de la partie civile qui défend les intérêts de la BCRG, maître Mohamed Sampil, a voulu faire comprendre à monsieur Bah que le certificat de douane qu’il a délivré et qui a servi de décaisser les fonds détournés n’a pas suivi le circuit normal.

Une autre demande de liberté provisoire formulée par les avocats Maître Doura Chérif, Maître Moussa Diallo, maître Raffi Rajja, maître Barry et maître Aboubacar Sylla sera rejetée par le président du tribunal.

Le procès est renvoyé au 28 juin 2017 pour les plaidoiries et réquisitoires.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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