Après quelques jours de perturbations suite au mouvement des travailleurs de certaines sociétés évoluant dans la zone de Kolaboui, les activités ont repris le vendredi dernier dans les mines de Kakandé. Ils exigeaient des entreprises Henan Chine, Wap SMB et Top Minning le respect des engagements de contrat et des meilleures conditions de travail et de vie, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La région de Boké a connu depuis l’avènement de la troisième république l’arrivée massive de plusieurs sociétés minières, dont celles chinoises qui occupent une part importante dans le secteur. Parmi ces sociétés, nombreuses sont celles qui ne respectent pas les exigences en matière d’exploitation minière. Des études d’impact environnemental, aux exigences en matière de recrutement en passant par la prospection, l’exploitation et l’hygiène, santé sécurité, rien n’est appliqué dans les règles de l’art.

Le non respect des procédures occasionne des mouvements de contestation des travailleurs et/ou des communautés, comme ce fut le cas en début d’année à Boké ville et à Kamsar. Des soulèvements qui se soldent très souvent par des pertes en vies humaines chez les populations et des dégâts matériels et financiers important pour les entreprises.

Pour rappel, du lundi 21 au jeudi 24 août 2017, des travailleurs mécontents ont barricadé la route menant à la mine de Malapouya, dans la sous préfecture de Kolaboui et celle de Filibowé, dans la préfecture de Télimélé. Motif invoqué ? Les asiatiques n’auraient aucun respect pour les travailleurs locaux qui sont exposés à toutes les intempéries avec de maigres salaires. « C’est Henan Chine qui exploite à Filibowé. Cette société transporte la bauxite sur soixante dix kilomètres de route jusqu’au port minéralier de Dapilon. Vous imaginez que sur tout ce tronçon des gens y travaillent, qu’il neige ou qu’il pleuve. Tout cela avec des maigres salaires allant de 800.000 GNF à 900.000 GNF en plus des 5.000 GNF qu’ils donnent par jour. En plus, ceux qui travaillent dans les mines ne sont pas logés. Ils dorment dans des cabanes qu’ils ont construit eux-mêmes à proximité des mines », a expliqué M’Bemba Conté, jeune leader de Kolaboungni.

Au delà des conditions de vie et de travail, monsieur Conté ajoute que les entreprises asiatiques exigent aux travailleurs locaux de rester vivre près des sites sous prétexte qu’elles sont incapables de transporter tous les jours les employés à leur lieu de travail.

Après concertation et intervention des autorités locales, le mouvement a été suspendu pour permettre aux deux parties d’évoluer sur les négociations.

De Kolaboungni, Mouctar Barry pour Guineematin.com  

Tél. : 621 607 907

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