Le Directeur Général de la Société des Eaux de Guinée (SEG), Mamadou Diouldé Diallo, a conféré hier mercredi 30 août 2017, avec les cadres technique de la société. Organisée au niveau du réservoir de l’aviation, cette rencontre avait pour objectif de lancer officiellement la campagne de réparation des tuyaux défectueux dans les zones situées en hauteur, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Financé par la coopération japonaise (JICA) à plus d’un milliard de francs guinéens, ce projet d’une durée indéterminée, va toucher toutes les installations de la SEG au niveau de la ville de Conakry : les réservoirs de Simbaya, de Koloma, de Kaloum et de l’aviation.

Dans son discours, monsieur Patrice Pépé, directeur adjoint chargé de l’exploitation, audit et qualité de la SEG, a dit que la société n’a pas pour objectif que de produire l’eau, mais elle doit pouvoir tirer profit de cette denrée. Et pour y arriver, il faut protéger cette eau à travers les mesures techniques qui doivent être prises sur le terrain, c’est-à-dire la réparation des fuites, dira monsieur Pépé.

« Ce projet va nous aider à amoindrir les travaux d’une heure du matin. Parce que nous savons déjà qu’il y a de l’eau pendant la journée. Les agents de zone, les agents de délestage, les responsables techniques, c’est vous qui êtes sur le terrain. Vous devez tout mettre en œuvre afin que ces fuites qui existent un peu partout à travers la ville, puissent disparaître. Nous devons tout mettre en œuvre pour que les travaux que nous allons exécuter sur le terrain se passent dans les règles de l’art », a-t-il invité.

Abondant dans le même sens, monsieur Mamadou Diouldé Diallo, Directeur Général de la SEG s’est d’abord réjoui de l’abondance de l’eau qu’il y a actuellement dans les réservoirs de la ville de Conakry, ce grâce à l’aide de la JICA. Pour monsieur Diallo, la performance de la société part des performances qu’elle va réaliser sur le terrain. « Si tu entends un bon recouvrement, c’est d’abord une bonne facturation, si tu entends facturation, il faut avoir de l’eau. Donc, chers collaborateurs, nous sommes face à notre avenir. Je voudrais dans le cadre d’un sursaut commun de tous les travailleurs sur le terrain, qu’on procède au lancement de cette campagne de réparation de toutes les fuites et de la réparation de toutes les conduites (ovalisées ou aplaties), parce qu’elles ont manqué de l’eau pendant plusieurs années. Si nous voulons donner de l’eau à la population, nous devons être sur le terrain pour le normaliser, pour l’assainir », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, monsieur Diallo a invité les agents de zone à prendre leurs responsabilités pendant cette tournée, en alertant chacun son responsable technique ou les plombiers sur les perditions enregistrées sur le réseau: « autant les partenaires, un agent de zone qui voit une fuite et qui ne la signale pas est passible de licenciement, c’est clair et net. Tous les moyens sont à vos dispositions : des motos vous ont été données gratuitement, une flotte téléphonique vous a été donnée, vous avez les avantages, carburant et tout, pour pouvoir travailler. Il faut que vous soyez du côté de l’intérêt du peuple de Guinée pour faire correctement votre travail. J’insiste là-dessus, on a mis une entité pour la gestion de cette campagne qui va se dérouler de façon illimitée. Aussi longtemps nos indicateurs ne vont pas retrouver la meilleure santé, cette campagne va continuer (…). Il faut que les ratios augmentent, il faut que le rendement s’améliore, il faut que le taux de recouvrement suive », a-t-il insisté.

Enfin, conscient que la SEG n’a de trésor que l’eau, c’est-à-dire ne vit que des recouvrements issus de la vente de l’eau, monsieur Diallo a dit que la population ne doit pas manquer d’eau au moment où les réservoirs de la société sont remplis. « Il faut que les gens comprennent qu’à travers la coopération japonaise, aujourd’hui la crise d’eau est entrain de s’inverser. Les japonais ne peuvent pas tout faire pour nous. Le minimum que nous avons à faire, c’est d’assainir le terrain », a-t-il lancé sur un ton ferme.

À rappeler que suite aux différentes interventions de la coopération japonaise en faveur de la SEG, le niveau d’arrivée d’eau dans les réservoirs est passé de 10 mètres cubes à la minute à des débits allant de 25 à 27 mètres cubes à la minute. Ce qui prouve que si ces tuyaux défectueux sont réparés, les ménages auront suffisamment d’eau, ce qui va aussi favoriser l’augmentation des recettes de la Société des Eaux de Guinée (SEG).

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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