Installées sur des tables ou assises sur des tabourets, les coiffeuses et autres soigneurs de beauté du marché de Madina déplorent la rareté de la clientèle à quelques heures de la fête de Tabaski. Selon le constat fait par un reporter de Guineematin.com, ce jeudi 31 août 2017, veille de la fête de l’Aïd-el-Kebir, l’affluence n’est pas de mise chez ces coiffeuses et soigneurs de beauté.

Ces jeunes femmes sont de mauvaise humeur, certaines même sont nerveuses et répondent à peine aux questions d’un journaliste.

Selon madame Barry, coiffeuse au marché Madina, sur la route du Niger, les clientes se font rares, contrairement aux années précédentes. Vu cet état de fait, elle dit ne pas avoir envie de trop parler. En plus, notre interlocutrice déclare n’avoir pas encore pris son petit-déjeuner. Néanmoins, elle confie que la conjoncture économique serait à l’origine de la rareté de la clientèle.

« On peut faire toute la journée sans qu’on ait deux clientes. Je vis de la coiffure. Si je n’ai pas de cliente tu crois que je vais me mettre à répondre comme ça à quelqu’un de passage. Tout ce qui nous sauve, c’est qu’on s’entraide .Celle qui gagne deux têtes à tresser, passe une à sa copine. Sinon, cette fois-ci, c’est dur. Il n’y a rien, il n’y a pas de monde chez nous ici », se plaint la dame.

Aux dires de madame Barry, les prix des tresses varient en fonction des modes et des mèches. « Les prix varient entre 30 000 et 100 000 francs guinéens, selon la coiffure. Pour les mèches moins chères, le prix varie de 30 000 à 50 000 FG, selon la coiffure. Pour les mèches qui coûtent chères, la coiffure va de 60 000 à 100 000 Gnf. Les perruques aussi ont leurs prix. Ça dépend des modes tissées. Là aussi, il y’a de 50 000 jusqu’à plus de 100 000 francs guinées », a-t-elle laissé entendre.

Daddy, fait de la pédicure et de la manucure au bord de la route Niger, au grand marché Madina. Il a comme objets, une petite sacoche sur un banc. A coté, se trouvent des faux-cils, des ongles, des vices de piercings et des petits matériels. Souriant, dans un accent anglophone, le jeune Daddy dit recevoir un peu de clientes venues se rendre belle, à l’occasion de la fête.

« En tout cas, ça se passe bien. Les clientes viennent petit-à-petit. On ne se plaint pas. On est entrain d’arranger les belles dames et les belles filles de Conakry pour la fête. Pour les prix, la Guinée c’est comme Chine. Les prix vont de 15 000 FG pour les mains et 30 000 FG pour les pieds. Mais, les prix ne sont pas fixes. Poser les ongles, c’est de 15 000 à 30 000 FG. Les piercings aussi, c’est la même chose », indique-t-il.

Cette cliente venue se rendre belle, déclare avoir choisit le marché, à cause de leur prix abordable. « Ici, c’est comme les salons de beauté, c’est la même chose. J’apprécie leur travail », dit-elle.

Mamadou Dian est un maquilleur qui affiche sa satisfaction. « Les clientes viennent un peu. C’est bon. Je fais les tatouages des mains et des pieds. Les prix varient de 15 000 à 30 000 FG ou plus, selon la façon », lance-t-il.

Alhassane 3 Diallo pour Guineematin.com

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