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Confronté à une crise interne au sein de la famille Karambaya de Touba, le préfet de Gaoual, Souleymane Sow a organisé, ce lundi matin, une réunion d’urgence avec les parties en conflit, élargie aux autorités religieuses et le Sotikémo de la préfecture, dans le but de faire une médiation, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis quelques temps, une ONG de la diaspora diakanké basée en France du nom de ‘’Benkanto’’ ou ‘’Haldi Fotti’’ ou encore ‘’Entente autour d’un idéal commun’’, cherche, dit-on, à récupérer l’organisation du grand Fidawou de Touba prévu pour le 12 janvier 2018, prochain. La prétention de ce groupe de ressortissant bénéficie du soutien indéfectible du Khalif de la localité, Elhadj Soriba Diaby.

Par contre, le vieux Sankoun Diaby dit Mobutu se bat pour l’organisation de cette cérémonie religieuse par les anciens, conformément aux coutumes et mœurs diakanké. Dans sa démarche, cet ancien responsable du PDG-RDA sous la première République est soutenu par l’ensemble de la notabilité de Touba. Ce groupe considère que le Khalif général de Touba est pris en otage par des aventuriers.

Face à cette situation conflictuelle de nature à polluer l’atmosphère dans la cité religieuse de Touba, le préfet de Gaoual, Souleymane Sow a jugé utile de convier les deux parties en conflit à une réunion de concertation dans son bureau.

Outre les deux groupes antagonistes de la famille Karambayah de Touba, cette rencontre de Gaoual a regroupé, dans le bureau du préfet, ce lundi, 6 novembre 2017, les responsables des secrétariats préfectoral et communal, le Sotikémo de la préfecture, Elhadj Mamadou Saliou Garanké Diallo, le commandant de la gendarmerie, le capitaine Mamadou Saliou Diallo et le commissaire central de police, Ousmane Fofana.

Au cours de cette réunion de crise, le préfet de Gaoual a expliqué aux parties en conflits qu’elles sont attendues dans le bureau du gouverneur de Boké, le Général Siba Séverin Loholamou le vendre, 10 novembre 2017, à 9 h 30.

En réaction, le secrétaire préfectoral des Affaires Religieuses de Gaoual, Elhadj Mamadou Malick Diaye a vivement exprimé sa déception de voir les membres d’une même famille religieuse se retrouver devant le gouverneur de région à cause d’une déchirure autour de l’organisation d’une cérémonie de lecture du Saint Coran. Selon ce chef religieux, ce serait une honte, non pas pour Touba seulement, mais pour toute la préfecture de Gaoual. Il a prévenu les deux parties en conflit qu’une fois à Boké, « le gouverneur vous dira que ce n’est pas une affaire de religion de Dieu, mais c’est une affaire d’argent.»

C’est pourquoi, il a été demandé aux protagonistes de rentrer à Touba pour revenir demain, mardi, 7 novembre 2017, avec une décision consensuelle pouvant ramener la cohésion au sein de la famille Karambaya.

En attendant, notons que les services spéciaux de l’Etat postés à Gaoual ont communiqué des minutes mettant en cause l’ONG ‘’Bentanko’’ des ressortissants qui s’étaient opposés à la construction de la seconde mosquée. Selon ces minutes, cette ONG est instigatrice de toutes les violences enregistrées ces derniers temps dans la cité religieuse de Touba.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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