Kourémalé : fin des tensions, la frontière guinéo-malienne rouverte

Comme annoncé dans une précédente dépêche, une réunion de crise a regroupé ce lundi, 07 mai 2018, les autorités guinéennes et maliennes à Kourémalé, au lendemain des violents affrontements qui ont opposé des citoyens guinéens et maliens hier dimanche à la frontière des deux pays. Les deux parties ont prôné la paix et l’entente entre les populations deux pays voisins, ce qui a permis la réouverture de la frontière, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Au lendemain des violences qui ont fait 63 blessés côté guinéen et d’importants dégâts matériels à la frontière guinéo-malienne, une délégation guinéenne conduite par le préfet de Siguiri, Ibrahima Kalil Keita, et une autre venue du Mali, conduite par le gouverneur de Koulikoro, Mamadi Camara, se sont rencontrées ce lundi, 07 mai 2018 à Kourémalé. Plusieurs officiers des forces de défense et de sécurité des deux pays ainsi que l’ambassadeur de Guinée au Mali ont pris part à la rencontre.

« La Guinée et le Mali sont deux poumons dans le même corps, le président guinéen, feu Ahmed Sékou Touré et le président malien, feu Modibo Keita ont semé l’unité et la paix. Moi je suis né ici à Kourémalé, nos parents et les maliens se sont mariés, j’ai des amis maliens et même des patents maliens. Et depuis que je suis né, c’est la première fois qu’un tel incident se produit entre les deux communautés », a introduit le préfet de Siguiri qui a ouvert la rencontre.

Ibrahima Kalil Keita a regretté les violences de dimanche et proposé la mise en place d’une commission composée de cadres guinéens et maliens pour aller sensibiliser les populations des deux côtés de la frontière, au maintien de la paix et de l’entente qui avaient régné jusque-là dans la zone.

Une proposition à laquelle a souscrit le gouverneur de Koulikoro, le malien Mamadi Camara. Ce dernier estime qu’il s’agit là d’une simple incompréhension : « Je pensais à une guerre, mais non, c’est une simple incompréhension entre des parents. Nous devons semer la paix et l’unité, je ne peux plus dire au-delà de ce qu’a dit le préfet, je souhaite que plus jamais ça », a-t-il dit.

La commission proposée par le préfet de Siguiri a été mise en place pour aller sensibiliser les deux communautés riveraines de la frontière, afin que la frontière soit rouverte, mais aussi d’éviter une telle situation à l’avenir. Et ce fut mission réussie pour les membres de cette commission. Car, juste après sa descente sur le terrain, les jeunes qui avaient bloqué la frontière ont accepté de libérer les lieux, et la circulation a repris entre les deux pays.

Mais, la question des dégâts enregistrés à l’occasion de ces violences, n’a pas été évoquée au cours de cette rencontre.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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