Les membres du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 se sont réunis ce lundi, 7 mai 2018, au compte de la 23ème session. Présidée par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé, en présence des certains diplomates accrédités en Guinée, cette rencontre s’est penchée sur le contentieux électoral et la loi sur la CENI, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Même s’il y a eu une légère avancée au niveau de la loi sur CENI, le contentieux électoral, lui, continue de diviser les acteurs selon leur appartenance politiques. L’honorable Amadou Damaro Camara, représentant la mouvance présidentielle au sein du comité n’a d’ailleurs pas nié cette évidence.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage de ses propos devant les médias dans l’après-midi de ce lundi…

D’abord, la loi sur la CENI, nous avons déjà constitué une commission tripartite entre les trois groupes parlementaires. Nous avons déjà produit et échangé des moutures de ce qui pourrait être la loi sur la CENI, l’amendement de la loi 016.

Ensuite, pour ce qui concerne l’audit du fichier électoral, la même commission va recevoir d’abord la CENI pour voir techniquement ce qui doit être fait au niveau de la révision et au niveau de l’audit du fichier.

Pour ce qui est du contentieux, depuis plus d’un mois, nous sommes là. Nous avons examiné ce problème dans tous les aspects. Au niveau de la mouvance, nous avons dit : nous ne devons prendre aucune solution qui ira dans le sens de l’affaiblissement de la consolidation de notre jeune démocratie. Quand on a installé des institutions républicaines, il faut apprendre à les respecter. C’est ça la démocratie.

Par ailleurs, que l’on dise que des magistrats aient été indélicats, c’est possible. Mais, quand il y a eu un jugement, il y a le conseil supérieur de la magistrature devant lequel on porte plainte contre le magistrat présumé indélicat. C’est le seul organisme qui doit à se prononcer. On ne va pas dans la rue pour demander qu’on change les arrêts de la justice. Ceci étant, nous avons demandé des conseils à nos partenaires techniques et financiers, des experts, qui nous ont fait des propositions de négociations basées exclusivement sur les résultats proclamés par la CENI et confirmés par la justice. C’est la seule voie qui ne violerait pas la loi. Ce n’est pas parce que ceux qui sont en charge de l’application de la loi ont violé la loi que cette loi est abrogée. La loi reste toujours forte dans son application.

Et, dès mercredi prochain, nous allons nous retrouver pour voir concrètement ce qu’il faut faire au niveau de l’exécutif de ces communes mises en causes (6 rurales et 6 urbaines).

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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