L’Union Africaine a célébré le cinquante cinquième anniversaire de sa création à Addis-Abeba, hier,  vendredi 25 mai 2018. En Guinée, c’est par un carnaval géant que le Mouvement Sékhoutouréiste a célébré cet événement, en organisant une marche du pont 8 novembre au palais du peuple, au quartier Tombo, dans la commune de Kaloum, a constaté sur place Guineematin.com, à traves un de ses reporters.

Le carnaval dont il s’agit a mobilisé plusieurs organisations de la société civile guinéenne. Après la marche, des discours ont été prononcés, tous axés sur le renforcement de l’unité africaine. Le coordinateur du Mouvement Sékoutouréiste, Oumar Diaby a rendu hommage aux pères fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine, actuelle Union Africaine. « Il y a aujourd’hui 55 ans jour pour jour, naissait dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, sous la clairvoyance des pères fondateurs des indépendances africaines, l’Organisation de l’Unité Africaine, actuelle Union Africaine. Elle avait pour objectifs à l’époque l’éradication de l’impérialisme et la lutte contre la discrimination raciale. À l’occasion de ce nouvel an, nous Sékoutouréistes, voudrons rendre de vibrants hommages aux pères fondateurs de cette organisation, entre-autres, feus camarade Ahmed Sékou Touré de Guinée, Kouamé N’Krouma du Ghana, Modibo Keita du Mali, l’empereur Ailé Sélassié de l’Éthiopie. Nous tenons à rendre hommage à notre compatriote Diallo Teli, premier secrétaire général l’Organisation de l’Unité Africaine, qui fut un fervent défenseur de la cause de l’organisation dans l’Afrique indépendante ».

Oumar Diaby a fait savoir qu’il faut de nouvelles stratégies pour lutter contre la corruption qui freine le développement économique de nos pays. « La proclamation de 2018, comme année de lutte contre la corruption, offre une occasion de faire le point sur les progrès réalisés jusqu’à présent, d’évaluer ce qui reste et de concevoir de nouvelles stratégies qui répondent de manière appropriée aux nouveaux défis de la corruption. La corruption est un obstacle majeur au développement économique. Elle dénature les dépenses publiques et la concurrence, portant ainsi atteinte à l’efficience et à la croissance. Elle décourage les investissements et les efforts privés en limitant ainsi les opportunités d’emploi », a lancé monsieur Oumar Diaby.

Le coordinateur du Mouvement Sékoutouréiste a mis l’occasion à profit pour interpeller les dirigeants africains à s’investir de plus pour la cause de la jeunesse. « Nous lançons un appel de plaidoyer à l’endroit de nos dirigeants afin qu’ils fournissent plus d’efforts en faveur de la jeunesse du continent dont la majorité n’ont plus d’espoir. Face à cette situation, il est impératif de libérer les potentialités et mobiliser les énergies qui permettront, à travers les initiatives, comme le programme Afrique 2063, de faire du continent un pôle d’émergence mondiale ».

Docteur Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC), dira pour sa part que « le passé de l’Afrique est le motif fondamental de la gloire du continent. On doit l’assumer avec honneur, avec dignité et avec discernement pour que les générations actuelles et futures comprennent la vérité, pour qu’elles comprennent ce qui s’est passé. C’est la seule façon pour le continent de résister devant cette compétition, ce choc des cultures parce que, si on n’assume notre histoire, nous ne pouvons pas être une grande nation. Pour mériter cette concurrence au niveau international, les jeunes africains doivent comprendre que l’unité, l’intégration africaine est le passage obligé pour le développement de l’Afrique. Nos pères panafricanistes ont cru à l’intégration africaine. Pourquoi pas nous ? », s’est interrogé l’activiste de la société civile.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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