Un mouvement de colère a éclaté ce jeudi matin à Bouré, localité de la préfecture de Siguiri, où se trouve le siège de la société Anglo gold Ashanti de Guinée (SAG). Les travailleurs de la société WHO SARL, chargée la construction de la nouvelle usine de la SAG ont battu le pavé pour protester contre les conditions de leur licenciement. Ils ont bloqué la rentrée principale du site pour réclamer des mesures d’accompagnement plus adéquates, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ce sont au total 400 personnes qui ont été remerciées récemment par la société WHO SARL, en charge de la construction de la nouvelle usine de la SAG à Bouré dans la préfecture de Kintinia. Mais, ces travailleurs n’ont pas apprécié les mesures d’accompagnement qui leur ont été proposées par les responsables de la société. Et ils sont sortis exprimer leur colère ce jeudi, 31 mai 2018 en érigeant des barricades à la rentrée du site pour empêcher tout passage. Les manifestants réclament de mesures d’accompagnement plus adéquates.

« Nous avons travaillé pendant 11 mois plus un mois de visite médicale avec cette société, ce qui fait 12 mois de contrat avec la société. Aujourd’hui, elle nous remercie avec un règlement d’ 1million 800 mille francs guinéens plus une autre somme de 2 millions, ce qui fait au total une somme de 3.800.000 francs guinéens. Après une année de contrat, une société qui nous exploitait comme des ânes, nous règle avec une telle somme. C’est pourquoi, nous sommes là pour réclamer notre droit, nous n’allons pas brûler de pneus, ni gâter quoi que ce soit, mais tant que nous n’avons pas nos droits nous sommes là, aucun bus ne va entrer ici », témoigne Aboubacar Condé, le porte-parole des manifestants.

Informé de ce mouvement de colère, le sous-préfet adjoint de Kintinia s’est rendu sur les lieux pour rencontrer les manifestants. Il leur a demandé de constituer une délégation pour aller négocier à la préfecture de Siguiri. Proposition acceptée par les manifestants, qui refusent toutefois de quitter les lieux jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à leur problème : « Depuis 6 heures du matin nous sommes là, c’est le sous-préfet adjoint de Kintinia qui est venu nous voir en nous demandant de libérer le passage au profit d’une négociation à la préfecture de Siguiri, nous allons envoyer une délégation à la négociation mais la route reste bloquée. Si nos droits sont reconnus, nous allons libérer le passage sans problème, mais dans le cas contraire nous serons là », ajoute Aboubacar Condé.

Pour l’instant, les manifestants campent toujours sur leur position en attendant l’issue des négociations qui s’ouvrent dans les prochaines minutes à la préfecture de Siguiri.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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