Mamadou Diouldé Diallo, Directeur général de la SEG

La direction exécutive de l’Association Africaine de l’Eau (AAE), dont la Société des Eaux de Guinée (SEG) est membre, a organisé à Conakry, une formation en faveur de 27 hauts cadres africains intervenant dans le secteur de l’eau. Cette formation de trois jours, dont la clôture a eu lieu hier, mercredi 17 octobre 2018, axée sur le « Master Class », visait à renforcer les capacités managériales des responsables de sociétés d’eau et d’assainissement des pays membres de l’AAE, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

Amara Fofana

Dans son discours, Amara Fofana, conseiller du directeur général ce l’Association Africaine de l’Eau, a dit que ce séminaire de haut niveau était destiné uniquement aux hauts cadres des entreprises, c’est-à-dire aux directeurs généraux, centraux et adjoints des pays membres. « On veut qualifier le personnel pour que l’eau soit à la portée de la population africaine. Cette association regroupe presque tous les pays africains. Et, à l’heure où nous sommes, c’est scindé en sous-régions et la SEG a aujourd’hui l’avantage non seulement d’abriter ce séminaire, mais il y a une cause. Parce que toute l’Afrique de l’Ouest est aujourd’hui gérée par la SEG, c’est-à-dire qu’on est vice-président. Le président est général, c’est-à-dire pour toute l’Afrique. Et, chaque sous-région a un vice-président. Donc nous, nous gérons toute l’Afrique de l’Ouest, les 16 pays », a-t-il expliqué.

Frédéric François Kaboré

De son côté, Frédéric François Kaboré, directeur de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) du Burkina-Faso, s’est réjoui de la ténue d’une telle formation à l’intention des membres de l’AAE. Pour lui, cette formation a aidé à partager les expériences « sur les différents sujets tels que le rôle et le leadership, la conduite du changement, la gestion stratégique, les outils du manager, la communication du manager, la délégation, le suivi, la compréhension et l’analyse du budget, les différents mécanismes financiers pour les investissements et la gestion des risques pour l’entreprise. Chacun de nous, en venant à Conakry, avait des attentes par rapport au thème du séminaire. J’espère que ces attentes ont été comblées et que vous repartez de Conakry prêts à relever le défi du manager dans vos sociétés respectives. J’invite les participants à utiliser à bon escient les enseignements acquis au cours de ce séminaire pour plus d’efficacité et d’efficience dans la gestion de nos sociétés d’eau et d’assainissement ».

Abondant dans le même sens, Mamadou Diouldé Diallo, le Directeur général de la SEG a salué la diversité de toutes ces ressources humaines que notre pays a reçues durant ces trois jours de formation.

Mamadou Diouldé Diallo, Directeur général de la SEG

« Chaque ressortissant, par rapport à son vécu, a eu quand-même à donner une communication assez intéressante ici sur les différents thèmes que nous avons abordés. Il y a eu des thèmes assez riches qui partent des schémas institutionnels de nos sociétés d’eau en passant par la conception et l’élaboration d’un budget dans un service d’eau et d’assainissement. C’est aussi le management stratégique, la délégation, tout ce qui peut vraiment donner des atouts à nos collaborateurs à la base d’être extrêmement performants. Et aussi, il y a eu des thèmes assez intéressants liés à la gestion commerciale pour permettre à nos entreprises d’avoir les meilleurs indicateurs de gestion, pour permettre aux collaborateurs de rentabiliser le secteur dont nous avons en charge la gestion ».

Conformément au plan d’action de l’Association Africaine de l’Eau, dont la Guinée assure la vice-présidence, le directeur général de la SEG a dit que des formations répétitives sont au programme. « D’abord, dans moins de trois semaines, à Ouagadougou, une forte équipe au niveau de la SEG viendra pour un autre programme assez intéressant sur l’eau non facturée. Donc, au-delà de ça, il y a d’autres formations liées à la gestion clientèle qui se font dans d’autres entités. Et, en fin novembre, on a le conseil scientifique et technique qui doit se tenir à Djibouti. Donc, l’Association Africaine de l’Eau dans son plan d’action, dans sa mission, initie souvent des programmes soit en Guinée, soit dans d’autres pays… C’est pour renforcer chaque fois les capacités à tous les niveaux. Il n’est pas dédié uniquement qu’aux décideurs, il y a des programmes qui ne concernent que les exploitants, il y a des programmes qui ne concernent que des agents commerciaux, il y a des programmes qui ne concernent que les financiers », a-t-il précisé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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