Conakry : plusieurs journalistes à l’école du BoCEJ

Une quarantaine de journalistes des médias publics et privés de Conakry et Kindia ont pris part à un atelier d’échange et de partages d’informations sur le projet BoCEJ, ce mercredi, 24 octobre 2018. La rencontre qui s’est tenue dans un réceptif hôtelier de la capitale guinéenne, a été organisée par le Secrétariat exécutif du projet.

L’objectif était d’outiller les hommes de médias sur ce projet afin qu’ils puissent le vulgariser auprès du grand public et contribuer à l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cet atelier est le premier du genre organisé par le Secrétariat exécutif du projet « Booster les compétences pour l’employabilité des jeunes (BoCEJ) » à l’intention des journalistes de la presse nationale. Il a réuni une quarantaine de participants venus des différents types de médias nationaux qui ont été outillés sur les raisons qui ont poussé le Gouvernement guinéen à initier ce projet, les objectifs qui lui sont assignés, les activités réalisées depuis son lancement et ceux qui restent à faire entre autres.

« On a organisé cet atelier à l’intention des journalistes parce que la presse est un partenaire très important dans la mise en œuvre de notre projet dénommé « Booster les compétences pour l’employabilité des jeunes (BoCEJ) ». Un projet du Gouvernement guinéen qui a été lancé par le Président de la République et qui est transversal. Il s’occupe de l’emploi et de l’employabilité des jeunes en Guinée.

Dans la mise en œuvre de ce projet, vous avez les acteurs techniques que nous sommes ; il y a les acteurs institutionnels que sont le Gouvernement, les bénéficiaires ; et il y a aussi la société civile dans laquelle font partie les médias. C’est dans ce cadre qu’on a jugé utile de rencontrer des journalistes venant de tous les types de médias pour leur expliquer le projet pour qu’ils puissent participer à sa vulgarisation auprès du grand public », a expliqué Thierno Iliassa Baldé, le gestionnaire du projet BoCEJ.

Cette rencontre a connu la présence du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux. Mouctar Diallo a félicité le Secrétariat exécutif du BoCEJ pour avoir organisé cet atelier.

Car, dit-il, cette rencontre revêt une grande importance pour son département : « Cet atelier de partage d’informations qui nous réunit ce matin, revêt une importance particulière pour le département de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

En effet, une communication efficace sur un projet de développement comme BoCEJ à travers la diffusion de bonnes informations pour sa compréhension, son appropriation par les cibles et sa visibilité auprès des populations de façon générale, est une des conditions sine qua non pour sa parfaite réussite. Voilà tout le sens de cet atelier qui vise deux objectifs principalement. Etant les relais de l’information, cet atelier doit vous permettre d’avoir une vision harmonisée en vue d’une meilleure appropriation du projet BoCEJ.

Nous souhaitons également votre implication active dans la vie du projet pour en être les ambassadeurs partout où besoin sera. Mais, cela ne doit pas vous priver bien entendu de votre liberté de regard critique sur l’exécution du projet ou d’être des forces de proposition de solutions constructives pour l’atteinte des résultats », a dit le ministre qui a suggéré la mise ne place d’un réseau de journalistes autour du projet BoCEJ élargi aux questions de l’emploi et de l’employabilité des jeunes suite à cet atelier.

A rappeler que le projet BoCEJ a été lancé en 2015 pour résoudre l’inadéquation entre la formation qui est donnée dans les institutions d’enseignement technique supérieur et les besoins du marché. Il composantes, dont la première vise à aider à moderniser le système de formation : enseignement technique et enseignement supérieur. La deuxième vise à aider, à travers l’AGUIPE, les jeunes diplômés à trouver un stage ou une formation complémentaire ou à s’auto-employer à travers l’entreprenariat.

Et la troisième composante consiste à faire des réformes au niveau du système éducatif et mettre en place des outils comme l’agence nationale d’assurance qualité ou bien l’observatoire national de la jeunesse pour permettre à l’Etat d’avoir des outils pour améliorer le système éducatif et les politiques publiques à l’endroit des jeunes.

Il est financé à hauteur de 20 millions de dollars par l’IDA (Groupe de la Banque mondiale) et s’étend jusqu’en 2020. Aujourd’hui, ce projet a déjà permis de financer 15 curricula de formation dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et des BTP, de placer de nombreux jeunes diplômés dans des entreprises, tandis que 100 autres jeunes bénéficient d’un accompagnement pour monter leurs propres entreprises.

Parmi les acquis du projet, on peut citer également la création de l’agence nationale d’assurance qualité et l’observatoire national de la jeunesse ou encore la révision de plus de 77 textes qui sont en relation avec l’enseignement.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628124362

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