Inventé par l’érudit Souleymane KANTE en 1944, l’alphabet N’ko se veut une réponse à l’absence « d’écriture africaine » de l’époque. Pour pérenniser l’œuvre en Guinée après la disparition de son auteur, les adeptes de cette forme d’écriture ont réalisé des actions sur le terrain.

C’est dans ce cadre que vient de se tenir l’assemblée générale du réseau central l’alphabet n’ko ce week-end à Conakry.

L’objectif pour ces adeptes de Solomana KANTE était de présenter les activités réalisées depuis avril 2017 à Kankan, dans l’est du pays ville d’origine de l’érudit.

Une occasion pour eux d’appeler l’Etat Guinéen à soutenir cette belle initiative culturelle qui draine petit à petit son monde.

Ibrahima KANTE, fils de Souleymane KANTE et Président du réseau

Dans son intervention, le Président du réseau Ibrahima KANTE fils de Souleymane KANTE, dira que les objectifs de son organisation sont de promouvoir l’alphabet N’ko, notamment à travers les technologies de l’information et de la communication, la participation au développement durable du pays dans les domaines de la santé, l’éducation, l’entreprenariat et l’environnement.

Poursuivant, il a insisté sur la poursuite de l’introduction et de la promotion de l’alphabet N’ko dans les institutions d’enseignements du pays, un point de vue soutenu par le vice-président de l’organisation Moussa Balandou DIALLO. Il poursuit en proposant l’instauration d’une journée annuelle en hommage à l’inventaire. Ceci débutera le 23 novembre prochain, date marquant commémorative du décès de l’inventeur.

Avant de terminer son propos, Ibrahima KANTE a fait remarquer que des discussions sont en cours pour la création des médias spécialisés, toujours dans le but de promouvoir le dit Alphabet. Pour cette initiative et pour toutes les autres, il a sollicité l’appui technique et financier de l’Etat Guinéen et de ses partenaires.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin