Nouvel an 2019 : Cellou Dalein dénonce la corruption, la répression, l’ethnocentrisme…

31 décembre 2018 à 23 11 45 124512

« Voilà bientôt dix ans que monsieur Alpha Condé gouverne notre pays dans les conditions que vous savez : la corruption galopante, la misère, la répression sauvage et l’ethnocentrisme. Et, tout porte à croire qu’il va user de son cynisme et des moyens de l’Etat pour tenter de s’octroyer un troisième mandat en violation flagrante de la Constitution. Devons-nous attendre que le crime soit commis avant de nous mobiliser et réagir contre cet assassinat programmé de notre jeune démocratie ? »

Vœux de nouvel an 2019 de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne : 

Mes chers compatriotes,

Me voici devant vous ce 31 Décembre 2018 pour vous exprimer mes vœux de nouvel an. A toutes et à tous, bonne et heureuse année ! Que 2019 soit pour la Guinée une source de bien-être et de réconfort ! Qu’elle soit une année bénéfique pour le pays tout entier ! Qu’elle sème la joie dans nos cœurs et la paix dans nos foyers ! Qu’elle nous apporte la concorde et l’abondance, qu’elle nous éloigne à jamais du spectre de la division et de la haine, de la misère et de l’arbitraire qui plane au-dessus de nos têtes !

J’ai une pensée spéciale pour le corps enseignant, les élèves et étudiants, la jeunesse guinéenne, les acteurs culturels et tous les sportifs guinéens, au premier rang desquels notre Syli national qui nous a récemment rendus particulièrement fiers et grâce à qui la nation toute entière a vibré ensemble.

Mes chers compatriotes,

Notre pays a plus que jamais besoin de travail, de justice et de solidarité. Mon ambition, mes chers compatriotes, est d’inscrire dans les faits la belle devise de notre chère république. Du travail pour tous ! De la justice du sommet à la base ! De la solidarité entre les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux ! Solidarité entre les ethnies, solidarité entre les régions, solidarité entre les religions !

En effet, comment ne pas évoquer le besoin de travail dans un pays rongé par le chômage, où les retraités frisent la mendicité, où les ménages ont du mal à faire bouillir la marmite, où la jeunesse en désarroi préfère encore les périls des déserts et des mers au sol de la patrie ? Comment ne pas parler de justice dans un pays où règne la loi de la jungle où le pouvoir brime, vole et tue à sa guise ? Comment, mes chers compatriotes, ne pas évoquer le besoin de solidarité sous un régime égoïste et corrompu, indifférent à la misère du peuple, insensible au sort des plus faibles et des plus démunis ?

Mes chers compatriotes,

Notre pays a plus que jamais besoin d’unité et de démocratie. Notre gisement le plus précieux, ce n’est ni l’or, ni la bauxite, ni le diamant : c’est l’unité nationale. Elle est le gouvernail qui nous guide vers le bon cap, le rempart qui nous empêche de sombrer dans le chaos. C’est une valeur sacrée que nous devons défendre nuit et jour et tous ensemble.

Une autre valeur sur laquelle nous devons veiller comme sur la prunelle de nos yeux : c’est celle de la démocratie. La démocratie, c’est la règle du monde moderne. Et qui dit démocratie dit : respect des institutions, respect de la vie. La démocratie, c’est la liberté d’aller et de venir, la liberté d’opinion pour chaque citoyen indépendamment de sa fortune et de sa naissance.

Hélas, le régime sous lequel nous vivons conserve toujours ses vieux réflexes despotiques. Il ne respecte ni la Constitution, ni la vie humaine, ni la liberté du citoyen.

Voilà bientôt dix ans que monsieur Alpha Condé gouverne notre pays dans les conditions que vous savez : la corruption galopante, la misère, la répression sauvage et l’ethnocentrisme. Et, tout porte à croire qu’il va user de son cynisme et des moyens de l’Etat pour tenter de s’octroyer un troisième mandat en violation flagrante de la Constitution. Devons-nous attendre que le crime soit commis avant de nous mobiliser et réagir contre cet assassinat programmé de notre jeune démocratie ?

Mes chers compatriotes, je ne vous apprends rien en vous citant les trois redoutables armes qui ont permis à Alpha Condé de parvenir au pouvoir, les trois armes avec lesquelles il tente de s’y maintenir à vie : le trucage électoral, la répression sanglante et l’ethno-stratégie. Eh bien, ce n’est pas par hasard qu’il les a dangereusement aiguisés, ces derniers temps.

Chers compatriotes, militants et sympathisants de l’UFDG,

Le revers de ces stratagèmes, c’est l’installation de la Guinée dans le désordre institutionnel, social, économique, politique. L’éveil des consciences sur cet état d’échec s’est produit avec le choc des élections communales. Après 7 ans de lutte acharnée pour obtenir du pouvoir qu’elles soient enfin organisées, nous en sommes à 10 mois de la fin des élections sans que l’installation des exécutifs ne soit effective, le tout sous fonds de violences de l’Etat, d’intimidations et de corruption active.

Le résultat des élections communales du 04 Février 2018 s’est révélé être un désaveu pour le régime en place et un succès promoteur pour l’UFDG qui voit son assise nationale et sa dimension transversale largement renforcées par des adhésions venant de toutes les régions naturelles de la Guinée. Ce succès, nous le devons surtout à la mobilisation sans faille des militants et responsables de l’UFDG à qui le Parti doit un tel rayonnement et une telle vitalité. Nous nous efforcerons d’être à la hauteur de vos attentes et vous félicitons pour tous les efforts et sacrifices consentis pour que notre pays soit enfin à la place qui est la sienne. C’est d’abord et avant tout le combat pour une Guinée unie et prospère qui compte.

Chers compatriotes, guinéennes et guinéens,

Ne nous méprenons cependant pas.

Les désordres évoqués précédemment sont créés et entretenus à dessein avec pour corollaires immédiats la peur et l’intimidation, en vue d’installer durablement une gouvernance sans alternance possible. L’interdiction de manifester et l’installation des PA militaires dans la commune de Ratoma, constituent le stade extrême de l’étouffement des droits et libertés des citoyens dans notre pays. En effet, le droit de manifester, composante essentielle de la démocratie est protégé par l’article 10 de notre Constitution.

Mes chers compatriotes, la situation qui prévaut dans notre pays est suffisamment grave pour confier la lutte à une seule entité. C’est en effet le rôle de chacun de nous, citoyens de tous bords, de nous investir dans les combats, les débats pour construire puis maintenir une démocratie viable car « celui qui s’endort en démocratie pourrait se réveiller en dictature », comme le soutenait le grand juriste français René Cassin. C’est une convergence des luttes dont nous avons besoin pour en venir à bout d’un gouvernement inconséquent et de la mainmise sur l’État d’un parti politique.

Cette inconséquence va jusqu’au point d’hypothéquer l’avenir de la nation toute entière en l’absence de toute volonté politique de sortir de la crise des enseignants, et de permettre à nos enfants, après de longs mois de perturbations, de reprendre le chemin de l’école. C’est une situation inacceptable. Car pour reprendre les propos du Président Abraham Lincoln : « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ». C’est la nation toute entière qui paiera le prix de cette démission du pouvoir face aux filles et fils de Guinée. On ne le dira jamais assez, investir dans l’école, c’est investir dans l’avenir.

Mes chers compatriotes, guinéennes et guinéens,

Nous sommes dans la phase préliminaire d’une bataille décisive de l’histoire de notre pays. Nous devons être prêts à nous battre contre toute tentative de confiscation du pouvoir et tout projet de troisième mandat qui viendrait rallonger nos souffrances et déstabiliser notre pays.
Pour relever ce défi, les forces vives de la nation doivent se mettre en ordre de bataille dès à présent, pour identifier et contrer les risques et menaces qui pèsent sur nos institutions et sur notre jeune démocratie.

Nul doute que le chemin de la lutte sera sinueux et tortueux. Bien sûr qu’il y aura des défections, bien sûr que nous serons harcelés, divisés et même violentés. Mais nous avons le devoir de poursuivre ce noble combat car il y va de l’avenir de notre pays et de sa jeunesse. Dans un pays déjà anémié par presqu’une décennie de gestion calamiteuse, nous n’avons pas le droit d’abdiquer.

Oui, les forces de la souveraineté populaire sont en marche et rien ne pourra les arrêter car, cette fois, le peuple ne sera pas dupe et ne tombera pas dans le piège de la division, de la désinformation et de la manipulation.

Mes chers compatriotes, guinéennes et guinéens,

L’espérance ne doit pas disparaître dans notre pays. La Guinée a toutes les ressources humaines et naturelles pour amorcer son envol. Ensemble, nous pouvons y arriver. Ensemble nous y arriverons.
Bonne et heureuse année 2019 à toutes et à tous !

Vive la République ! Vive la Guinée !

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Nouvel an 2019 : le message de Cellou Dalein Diallo à la Nation (vidéo)

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Comme de coutume, Elhadj Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, s’est adressé aux Guinéens dans un message transmis par son entourage dans la soirée de ce lundi, 31 décembre 2018.

En attendant de recevoir la version écrite, Guineematin.com vous propose la version vidéo de ce message du principal adversaire du président Alpha Condé :

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Décret : Fatou Badiar et Cie graciés par le président Alpha Condé

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Mme Fatou Badiar, Almamy Aguibou et Mamadou Alpha Diallo, le jour de leur condamnation

A l’occasion de la fin d’année 2018, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a accordé la grâce présidentielle à plusieurs détenus dont madame Fatou Badiar Diallo, Almamy Aguibou Barry et Mamadou Alpha Diallo, tous accusés, arrêtés et détenus depuis 2011 dans affaire dite d’attaque du domicile privé du chef de l’Etat.

A rappeler que des personnalités aujourd’hui proches du chef de l’Etat (Tibou Kamara, Bah Oury et Diallo Sadakadji) avaient été accusées par le président Alpha Condé en personne dans la même affaire. Mais, parmi ces trois anciens opposants exilés, qui sont revenus après la réélection du président pour son deuxième et dernier mandat, seul Bah Oury avait été condamnés avec Fatou Badiar et Cie.

Enfin, dans un deuxième décret de grâce présidentielle de ce lundi, 31 décembre 2018, 219 autres prisonniers ont bénéficié d’une remise totale des peines… 

A suivre !

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Nouvel an 2019 : l’intégralité du message du président Alpha Condé

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Guinéennes, Guinéens,

Mes Chers Compatriotes,

En cette année 2018, nous avons déjà célébré le soixantième anniversaire de notre indépendance nationale, sous le signe d’une souveraineté que notre pays a toujours assumée. C’est un évènement qui est pour nous tous, l’occasion de rendre un hommage exceptionnel aux héros de la cause africaine et aux grandes figures de notre pays.

Je voudrais rappeler, à tous, que soixante années plus tôt, en 1958, tous les leaders politiques de notre pays avaient surmonté leurs ambitions personnelles, pour s’exprimer en faveur de notre accession à la souveraineté internationale. Cet exemple de patriotisme reste aujourd’hui pour notre peuple, une valeur essentielle pour la consolidation de notre histoire.

L’année qui vient de s’écouler a été marquée sur le plan international, par de nombreuses crises économiques et sociales. Mais la Guinée a démontré la solidité de ses institutions, la maîtrise de son cadre macro-économique, son attachement à l’unité nationale ainsi qu’au renforcement de la démocratie.

Depuis 2010, la démocratie fait partie de notre histoire à l’image de notre indépendance. Elle est aussi un patrimoine que nous devons assumer ensemble, au nom du respect de la volonté de notre peuple qui demeure le seul souverain.

Je voudrais partager avec vous ces valeurs, en cette fin d’année 2018 qui nous donne aussi l’occasion de manifester notre solidarité à l’endroit de nos compatriotes malades et à ceux confrontés à des difficultés de la vie quotidienne.

J’associe à cette attention, toutes les personnes arrachées à notre affection au cours de l’année 2018.

J’ai une pensée toute particulière pour nos compatriotes établis à l’Étranger. Je leur souhaite mes meilleurs vœux et leur réitère notre reconnaissance pour tous les efforts qu’ils consentent pour contribuer de leur mieux au développement de notre patrie.

C’est aussi l’occasion de souhaiter une bonne année à tous les ressortissants des pays frères qui ont choisi de vivre parmi nous.

Nos pensées se tournent également vers nos soldats et toutes les forces de défense en mission à l’Étranger dans le cadre des opérations de maintien de la paix et la stabilité de notre région.

Mes Chers Compatriotes,

Nous finissons une année qui a été sur le plan international marquée par une baisse persistante des cours de certaines matières premières, mais notre économie tient le cap. En 2017, nous avons eu une croissance à deux chiffres de 10%, malheureusement avec les différents troubles, le taux actuel sera entre 6 et 7%.

Dans le même temps, les réserves de la Banque Centrale sont maintenues à un taux adéquat de trois mois d’importation. Le Gouvernement continue d’œuvrer à la préservation des équilibres macro-économiques, à l’application du protocole d’accord avec le patronat et les syndicats, la mise en œuvre des reformes relatives à la transparence budgétaire et la mobilisation sécurisée des recettes.

Un autre impératif s’impose toujours à nous : il s’agit de la gestion des projets convenus avec la Chine pour une enveloppe de 20 milliards de dollars qui seront investis dans les domaines de l’éducation, des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture. Plusieurs des projets concernés sont déjà en cours d’exécution.

La Guinée a également obtenu plus de 20 milliards de dollars en promesses de financements publics et privés au titre du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES), lors de la réunion de Paris. Les investissements prévus seront utilisés dans divers projets. Ces engagements s’exécutent dans le cadre d’un rapport de confiance rétabli avec le Fonds Monétaire International, institution avec laquelle, notre Gouvernement vient de conclure un deuxième programme économique et financier appuyé par la ‘’Facilité Élargie de Crédit’’ d’un montant de 170 millions de dollars.

Mes Chers Compatriotes

La Guinée est aujourd’hui un pays en chantiers. Dans le secteur des mines, l’intérêt des investisseurs s’est traduit par de nouveaux projets, et la relance d’autres réalisations, pour un investissement total prévu de plus de 10 milliards de dollars entre 2016 et 2025, dont plus de 3 milliards de dollars actuellement en cours d’exécution sur le terrain. Cette nouvelle dynamique a permis de créer plus de 17.000 emplois directs et plus de 50.000 emplois indirects.

Ces investissements ont permis d’augmenter significativement le niveau de production dans le secteur de la bauxite. Ce dernier est passé d’une stagnation en deçà de 20 millions de tonnes, pour atteindre plus de 50 millions de tonnes en 2017. En 2018, notre pays devrait pour la première fois, atteindre 60 millions de tonnes de production de bauxite. Grâce à la nouvelle politique minière, la Guinée a connu en 2018, la mise en service de ses premiers kilomètres de chemin de fer après 44 ans d’attente. De nouveaux projets de raffineries de bauxite sont en cours et deux nouveaux ports minéraliers ont vu le jour avec une certification internationale.

Dans le secteur de l’agriculture, notre priorité, nous avons deux objectifs : atteindre l’autosuffisance alimentaire, par le renforcement des cultures vivrières, élever le niveau de vie des paysans par des cultures de rente comme l’anacarde, café robusta et arabica, sésame, gingembre etc. De moins de 15.000 tonnes d’engrais en 2010, nous atteignons aujourd’hui 100.000 tonnes. En plus du développement des différentes filières, nous réduisons de plus en plus notre dépendance alimentaire en apportant un appui constant au monde paysan, notamment par la fourniture des intrants.

Avec la Banque Africaine de Développement, nous travaillons pour la valorisation de nos produits par leur transformation industrielle, ce que nous appelons l’agrobusiness.

La filière riz a bénéficié cette année de plus de 300 moissonneuses-batteuses et 300 décortiqueuses. Des régions du pays sont désormais dotées en matériels agricoles en quantité et en qualité. L’introduction des couveuses va créer une véritable révolution et développera notre filière avicole de même que le renforcement de la pisciculture qui permet à certaines régions de l’intérieur comme le Fouta, la Haute Guinée, la Guinée Forestière de ne plus s’approvisionner en poisson à partir de la capitale. Tous ces secteurs seront modernisés à travers la mécanisation de l’outil de travail.

Guinéennes, Guinéens,

En 2018, l’État a poursuivi des efforts pour la collecte des ressources et la rationalisation de la dépense publique. C’est ainsi que sera accordée une attention toute particulière à la situation des Petites et Moyennes Entreprises, pour alléger la dette intérieure. L’exécution de nos grands travaux se poursuit avec un accent prioritaire mis sur les infrastructures routières et les ouvrages de franchissement. Le réseau routier guinéen couvre aujourd’hui 45.301 kilomètres. Le Gouvernement a mis en place un plan d’urgence d’entretien, de rénovation et de réfection de l’ensemble des ouvrages de franchissement aujourd’hui en état critique. Mais nous sommes également attelés à la construction de nouvelles routes pour désenclaver davantage notre pays.

Mes Chers Compatriotes

La fourniture d’électricité est au cœur de notre projet de gouvernance. Notre ambition est de faire, dans cinq ans, de la Guinée, le pays le plus électrifié de la sous-région. Après le barrage de Kaléta inauguré en 2015, avec une capacité de 240 mgw, nous avons lancé en avril 2016, le projet Souapiti d’une puissance installée de 450 mgw. Le projet Amaria est lancé depuis le mois de janvier 2018 pour une capacité de production de 300 mgw. Le barrage de Koukoutamba, dans la région de Tougué, d’une puissance de 200 mgw et le barrage de Foumi à Kouroussa, de 90 Mgw. Le taux d’électrification qui était de 13,4% en 2013, est aujourd’hui passé à 35,2% sur le secteur interconnecté et 7% sur le secteur non interconnecté. D’ici 2020, notre ambition est d’atteindre un taux d’accès à l’électricité de 65% sur le secteur interconnecté. De nombreux projets de construction de barrages sont en attente de réalisation. La construction des mini centrales, de Touba, Kogbedou Frankonedou, Daboya et Zebela. La construction de la centrale de Keno, le barrage hydroélectrique de Diaraguela, la centrale solaire de Koumaguely. Nous allons renforcer l’énergie hydroélectrique par l’énergie solaire, dont 80 mgw prévus à Linsan. 40 mgw déjà signés avec Solveo, nous sommes en négociation pour 40 autres. Cela permettra de réduire le recours à l’énergie thermique.

Par ailleurs, les fournitures en soins de santé, seront revues et renforcées. Depuis 2014, la Guinée a pu densifier sa carte sanitaire par la construction de centres de santé, de centres médicaux, de Laboratoires de détection des maladies épidémiologiques, ainsi que la rénovation de nos hôpitaux, comme l’hôpital Donka, l’extension de l’hôpital sino guinéen.

Notre objectif est de faire bénéficier à nos populations l’accès à des soins de proximité et de qualité. C’est dans cette optique que le Gouvernement a été instruit de parachever la mise en place de la Couverture Santé pour Tous, de nature à réduire les obstacles financiers à l’accès aux soins.

Le droit à l’éducation est également une question importante. Depuis 2010, l’Etat en a fait une priorité absolue. Des plans d’actions sont élaborés et mis à l’œuvre à tous les niveaux du système éducatif et à toutes les échelles de la vie courante, telles la construction des écoles et des universités, l’égalité de chance à l’éducation sans discrimination. L’université de Labé est en cours de finition, celle de Kankan démarre cette année. Ce sera ensuite celle de Nzérékoré. Grâce au soutien des organismes internationaux, les droits de l’enfant à l’éducation deviennent de plus en plus une réalité. On constate une augmentation du taux de scolarisation au niveau national.

Néanmoins, des efforts restent encore à faire pour offrir à l’école guinéenne, une éducation et un enseignement de qualité.

Nous allons parallèlement intensifier les efforts en matière de création d’emplois, notamment en faveur de la jeunesse et l’autonomisation des femmes, comme cela existe déjà avec le système des mutuelles destinées à ces dernières. L’amélioration de la situation sociale des agents du service public, est également inscrite dans le calendrier gouvernemental, après une première revalorisation des salaires et primes, ainsi que le recrutement des contractuels et l’instauration de la grille indiciaire

Mes Chers Compatriotes,

Les dernières contestations autour des élections locales et le mouvement social d’une partie du syndicat de l’enseignement ont occasionné des manifestations qui ont fait des victimes, détruit des biens matériels, et porté atteinte aux symboles de la République. L’éducation de nos enfants a été perturbée, par des groupes de manifestants qui n’ont pas hésité à empêcher le déroulement des cours. Les activités économiques et sociales ont été troublées par des mots d’ordre imposés aux populations par la menace, l’intimidation et les voies de fait. Je tiens à vous le confirmer, L’État, garant de la protection des citoyens et de leurs biens ne peut rester sans réponse. C’est pourquoi, des PA ont été créés dans les zones de turbulence pour protéger les populations contre les fauteurs de troubles. Des mesures ont été prises pour dissocier les manifestants qui revendiquent des droits et des casseurs dont le seul but est de semer le désordre dans notre pays.

C’est pourquoi, j’en appelle à chacun d’entre vous à préserver la paix, la cohésion sociale dans l’intérêt de notre chère patrie.

J’exhorte chacun d’entre nous au dialogue pour aplanir les différents politiques et sociaux.

Quant aux opérations de sécurisation, elles vont se poursuivre sans faiblesse, mais toujours dans le cadre de la loi, car dans leur immense majorité, les Guinéens aspirent à vivre ensemble dans la paix.

Guinéennes, Guinéens,

Comme vous pouvez le constater, plusieurs défis de développement interpellent notre nation, des projets d’infrastructures routières ont été lancés sur l’ensemble du territoire, pour faire de nos villes, des zones de développement.

Il nous reste à relever ensemble ces défis, dans la fraternité, le respect des institutions et dans un esprit de concorde nationale. La Guinée sera ce que nous voulons qu’elle soit. Et je reste convaincu que chacun d’entre nous souhaite le meilleur pour notre pays.

Je félicite le Gouvernement pour les importantes réformes en cours qui permettront de sécuriser nos recettes intérieures et de mieux planifier nos dépenses. Je félicite particulièrement le Premier ministre, pour son engagement, son dynamisme, sa disponibilité et son dévouement. Je félicite et encourage les agents de l’Administration dans la nouvelle dynamique de réforme profonde de l’Etat, ce qui permettra de renforcer la ponctualité et de lutter contre la corruption.

Citoyennes et citoyens, mes chers compatriotes, je vous souhaite à tous une très bonne année 2019.

Que Dieu protège la Guinée

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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31 décembre à Kindia : la sécurité routière déjà prête pour éviter tout débordement

31 décembre 2018 à 19 07 21 122112

Le commissariat spécial de la sécurité routière de Kindia est à pied d’œuvre pour que la célébration de la fête du 31 décembre 2018 se passe dans les meilleures conditions. Pour y arriver, des dispositions pratiques ont été mises en œuvre pour parer à toute éventualité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les fêtes de fin d’année riment souvent avec des accidents de la circulation et autres abus de certains citoyens. A Kindia, le commissariat spécial de la sécurité routière se dit prêt en vue de sécuriser les personnes et leurs biens.

Commandant Mamadou Lamarana Bah

Selon le commandant Mamadou Lamarana Bah, commissaire adjoint de la sécurité routière, des dispositions sont déjà prises par son service pour que tout se passe normalement. « Nous avons pris des dispositions pour la sécurité des personnes et de leur biens. C’est-à-dire qu’on a planifié les agents au niveau des différents carrefours. C’est une manière d’empêcher les excès de vitesse, pour éviter qu’il y ait des accidents ».

Pour arriver à zéro accident ce 31 décembre 2018, le commandant Mamadou Lamarana Bah invite les citoyens à faire preuve de discipline et de courtoisie. « Tout ce que nous demandons aux usagers, c’est de respecter nos policiers et surtout les cordons et barrières de la police. Nous demandons aux gens d’accepter de se soumettre et de diminuer la vitesse pour qu’il n’y ait pas d’accidents. Il ne faut pas qu’on abuse des boissons pour créer des problèmes, faire des blessés et des morts pour une seule nuit. Donc, je demanderai paisiblement aux usagers de la route de respecter la sécurité. Nous sommes sur la route pour leur propre sécurité. Nous n’empêchons personne de circuler. Mais, il faut qu’on respecte la loi. Parce que c’est la loi qui peut nous encadrer, nous protéger pour éviter des morts ».

En outre, le commissaire adjoint de la sécurité routière de Kindia, a réaffirmé que « nous sommes engagés pour la nuit d’aujourd’hui pour avoir zéro accident. Mes officiers, toute la police de Kindia, en commun accord avec le commissariat central de police et de sûreté de Kindia, nous allons tous nous mobiliser pour sécuriser la population et leurs biens. Toute la zone de ma compétence sera sécurisée. Il y aura des agents planifiés dans tous les carrefours que vous connaissez de 19 h jusqu’au matin. Nous voulons que Kindia enregistre zéro accident », a souhaité l’officier de la sécurité routière.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Humanitaire : L’ONG Dinguiraye Action au chevet de l’orphelinat HAKUNA MATATA

31 décembre 2018 à 19 07 01 120112

Publireportage : L’ONG Dinguiraye Action a offert 10 sacs de riz à l’orphelinat Hakuna Matata. La remise de ce don destiné à une soixantaine d’enfants a eu lieu le dimanche 30 décembre 2018 dans l’enceinte dudit orphelinat sis à Dapomba, Commune de Matoto.

C’est le Vice-Président de Dinguiraye Action, Aliou Badra Sow qui a conduit la délégation composée des membres du Bureau Exécutif pour acheminé les sacs de riz. Il a justifié les raisons du choix de l’orphelinat Hakuna Matata : « Ce Don de vivres s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action de Dinguiraye Action dans son volet humanitaire. Et vu tout le bien que cette maison du bonheur fait pour la Guinée dans le cadre de l’assistance sociale, nous avons estimé venir assister cet orphelinat de façon symbolique. Nous n’avons pas vu meilleur endroit pour magnifier notre volet humanitaire qu’ici ».

A la question de savoir pourquoi ce don est orienté à un orphelinat sis à Matoto dans la capitale Conakry et non pas à Dinguiraye ? Le vice-président a répondu en ces termes : « Dinguiraye Action est une ONG d’envergure nationale. Dinguiraye Action est notre nom, c’est notre identité, c’est notre origine. Mais, nous avons notre agrément national qui nous permet de mener des activités sur tout le territoire national. Nous avons déjà mené des activités à Dinguiraye et aujourd’hui nous sommes à Matoto, demain pourquoi pas à N’Zérékoré ou à Labé pour aider les populations », a-t-il indiqué.

De son côté, la fondatrice de l’orphelinat Madame Laurence s’est réjouie de ce don : « C’est un geste alimentaire qui comble un besoin que nous avons tous les jours, parce qu’il faut manger. Donc, je suis très touchée par ce geste qui est un geste alimentaire. Je suis vraiment très émue. Ces dix (10) que nous a offerts cette ONG nous permettront de faire un mois dont 2 repas par jour pour les enfants. Je prie Dieu de donner une longue vie à l’ONG Dinguiraye Action pour une bonne continuité. Je connais déjà quelques actions qu’elle mène du côté de Dinguiraye, je souhaite beaucoup de bonheur, beaucoup d’espoir », a-t-elle souhaité.

La fondatrice a saisi l’occasion pour parler de ce centre d’accueil qui selon elle fonctionne grâce aux dons des bonnes volontés : « cet orphelinat a été créé il y’a de cela 2 ans. Et aujourd’hui on a 60 enfants répartis en deux centres dont l’un accueille les bébés et le second les plus grands. Je fonctionne beaucoup avec les Dons. Donc, plus je gagne de dons, plus j’aiderai les enfants parce que c’est ça le but du centre. Au minimum nous consommons 14 kilogrammes par jours », a-t-elle conclue.

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Emploi : des jeunes de l’Axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa outillés en entrepreneuriat

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Dans le cadre du projet d’opérationnalisation de la capture du dividende démographique, dix huit (18) Groupements d’Intérêt Economique (GIE) de la commune de Ratoma ont bénéficié d’une formation de deux jours. Cette activité, initiée par le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, vise à rendre autonome les jeunes de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa. La clôture a été présidée ce lundi, 31 décembre 2018, par le ministre Mouctar Diallo à la maison des jeunes de Ratoma, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour rendre autonome les jeunes de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa que le Ministère de la jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a organisé cette formation. Durant deux jours, les dix-huit responsables des Groupements d’intérêt Economique de la commune de Ratoma ont été outillés sur les notions de l’Entreprenariat jeunes, la connaissance du cadre juridique de la gestion des déchets en Guinée, la formalisation d’un Groupement d’Intérêt Economique (GIE) et la connaissance du plan opérationnel de mise en œuvre d’un projet d’assainissement.

Le ministre Mouctar Diallo

Dans son discours, Mouctar Diallo s’est adressé aux participants en ces termes : « j’ose espérer que cette initiative prise par mon département et qui vise à faire de vous des citoyens responsables de leur propre épanouissement, ouvre de nouvelles perspectives quant à la restauration des rapports de confiance entre vous jeunes de l’Axe et les pouvoirs publics, à travers le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes. Les connaissances acquises au cours de cette formation doivent faire désormais chacun de vous fondateur d’une entreprise dans le domaine de l’assainissement qui constitue aujourd’hui une source inépuisable de création de la richesse. Je vous invite à vous y engager avec détermination et conviction ».

Par ailleurs, Mouctar Diallo a pris des engagements devant les jeunes de l’Axe. « Pour ma part, je m’emploierai personnellement à tout mettre en œuvre pour l’optimisation des résultats visés par cette initiative. Une initiative pour laquelle je souhaite également l’implication d’autres partenaires en vue d’une synergie d’actions. Je vous rassure ici que j’ai pris bonne note de vos doléances exprimées par votre porte-parole ».

Abdourahmane Sagnane

Abdourahmane Sagnane, représentant de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) à cette cérémonie, a souligné que le financement de cette formation a été rendu possible grâce à l’engagement collectif pris entre son institution et le Ministère de la Jeunesse pour l’épanouissement des jeunes.

« L’initiative d’opérationnalisation du dividende démographique dans la commune de Ratoma a pour objectif principal de s’inscrire dans la dynamique des orientations engagées par le gouvernement guinéen et de mettre en œuvre des actions concrètes en lien avec les quatre piliers du dividende démographique qui sont : la santé et le bien-être, l’éducation et le développement des compétences, la gouvernance et l’emploi des jeunes et des femmes. Le projet doit permettre de trouver des solutions stratégiques pour faire face aux nombreux défis, notamment en proposant des services de santé aux adolescents et aux jeunes mais aussi aux femmes, mais surtout de créer des emplois et stimuler l’esprit d’entreprise chez les jeunes, ainsi que des interventions dans le cadre de l’autonomisation des femmes et des filles en vue de soutenir la gouvernance locale », a expliqué le représentant de l’UNFPA.

Mamadou Saliou Bah

Au nom des participants, Mamadou Saliou Bah a félicité les organisateurs pour la pertinence des thèmes choisis lors de ces deux jours de formation. Les participants ont également formulé des recommandations à l’endroit du ministre Mouctar Diallo. « Nous sollicitons un certain nombre d’accompagnement comme : un appui technique et financier, une facilité d’obtention des documents administratifs, une reclassification des zones d’interventions des GIE de collecte des ordures ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Clôture de la session budgétaire : le discours du président de l’Assemblée nationale

31 décembre 2018 à 18 06 03 120312

Comme indiqué dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, la deuxième et dernière session ordinaire de l’Assemblée nationale, dite session budgétaire, a été clôturée ce lundi, 31 décembre 2018, au palais du peuple, siège du parlement guinéen.

Ci-dessous, nous vous proposons l’intégralité du discours du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, qui boucle ainsi la dernière cérémonie de sa présidence pour cette législature, à moins qu’il y ait une session extraordinaire ou que le calendrier électoral ne soit pas respecté… 

Honorables Députés, chers collègues,

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Monsieur le Ministre Conseiller de Son Excellence Monsieur le Président de la République, chargé des Relations avec les Institutions Constitutionnelles ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Constitutionnelles ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique et Consulaire ;

Mesdames et Messieurs les  Représentants des Institutions Internationales ;

Révérends Représentants des Confessions Religieuses ;

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire ;

Monsieur le Directeur Général des Douanes ;

Messieurs les Chefs d’Etat-major des Armées de Terre, Mer et Air ;

Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry ;

Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Privé et des Organisations de la Société Civile ;

Mesdames et Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire ;

Honorables Députés ;

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs,

Au terme de près de trois mois de travaux en commissions, en inter-commissions et en plénières, la Session Budgétaire ouverte le 05 octobre 2018 prend fin aujourd’hui.

Je saisis cette occasion pour vous remercier, chers collègues, et remercier, en votre nom et en mon nom personnel, toutes les personnalités qui ont bien voulu accepter de venir répondre aujourd’hui à notre invitation pour rehausser de leur présence la présente cérémonie de clôture.

Je remercie particulièrement l’ensemble de nos Partenaires Techniques et Financiers (PTF) que sont : le PNUD, l’Union Européenne, la Coopération Française, l’USAID, l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, OSIWA, NDI.

Permettez aussi, chers collègues, que je remercie l’ensemble des agents de l’Administration Parlementaire qui, pendant la durée du quinquennat, nous ont accompagnés loyalement, pour la majorité d’entre eux.

Permettez également, que je félicite les membres du Gouvernement qui n’ont ménagé  aucun effort pour participer, à tous les niveaux, aux travaux de cette session avec l’ensemble des services compétents de leurs départements et Institutions concernés.

Enfin, mon message d’aujourd’hui est consacré au budget, à la politique budgétaire et monétaire à mettre en œuvre en 2019. Il sera complété par le bilan du quinquennat suivi de quelques observations de ma part.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

S’agissant du budget de l’exercice 2019, son élaboration par l’Etat Guinéen, a été influencée par un certain  nombre de préoccupations parmi lesquelles on peut déjà citer à ce stade :

  1. le respect des engagements pris par l’Etat, au titre du programme d’ajustement économique et financier qui lie le pays aux partenaires techniques et financiers (PTF) dans le but de préserver les équilibres que le Gouvernement s’est engagé à respecter ;
  • la réduction, pour certains services publics, des crédits au titre des dépenses destinées aux achats des biens et services, ou le gel de ces crédits au niveau qu’ils avaient atteint en 2018, et affecter les économies ainsi réalisées aux dépenses destinées à caractère économique, sécuritaire et social, ce qui, bien entendu, correspond à réduire le train de vie de l’Etat au profit des dépenses d’investissements créatrices de richesse et de celles à caractère social et sécuritaire.

Comme autres préoccupations ayant influencé l’élaboration du budget, il s’agit :

  1. de privilégier, dans l’allocation des ressources propres de l’Etat destinées au financement intérieur, les études de faisabilité des projets à soumettre aux bailleurs de fonds ;
  2. d’accélérer les travaux d’aménagement du projet du barrage hydroélectrique de SOUAPITI et le financement des autres projets prioritaires avec la chine ;
  3. de prendre en compte les recommandations issues du débat d’orientation budgétaire au nombre desquelles il y a, notamment la réduction de la dette intérieure et une politique fiscale accommodante en faveur du secteur privé pour relancer ses activités ;
  4. de mettre en place un budget d’affectation spéciale pour le financement des projets et des programmes des collectivités locales.

De son côté,le Gouverneur de la Banque Centrale envisage de veiller à une cohérence stricte entre la politique monétaire que cette institution va mettre en œuvre en 2019 et la politique budgétaire envisagée par le Gouvernement au cours de la même période. Aussi, poursuivra-t-elle la mise en œuvre d’une politique monétaire prudente susceptible de permettre la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change et la gestion rigoureuse des réserves  de change pour continuer à les renforcer en vue d’en maintenir le niveau à trois mois d’importations.

Cela étant dit, le budget pour l’exercice 2019 que nous venons d’adopter s’équilibre, en recettes et en dépenses à la somme de 22.313.378.217.000 Francs Guinéens contre 19.190.550.000.000 pour le budget de l’exercice 2018 soit une augmentation de ces dépenses de 16,27% liée essentiellement à l’augmentation des dépenses d’investissements.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

La préparation de ce budget par les Ministres et le Gouverneur de la Banque Centrale ayant dans leurs attributions les affaires économiques et monétaires s’est également appuyée sur un certain nombre d’objectifs tels qu’énumérés dans le Rapport final du Projet de Loi de Finances initiale 2019 que nous avons adopté le mercredi 26 courant, à savoir, entre autres :

  1. le maintien du taux d’inflation à 8%,
  2. le maintien du niveau des réserves de change à 3 mois d’importations,
  3. la maîtrise du taux de change du Franc Guinéen par rapport au dollar afin qu’il ne dépasse pas 9.250 Francs Guinéens pour 1 dollar tout au long  de l’année 2019,
  4. le maintien d’un niveau d’endettement  qui ne dépasse pas 45%du PIB,
  5. limiter le déficit du budget au cours de cette période à 2,4% du PIB,
  6. atteindre un taux de croissance du PIB de 5,9% contre 5,8% en 2018,
  7. limiter le taux de pression fiscale à 13,7% du PIB contre 13,3% en 2018 etc.

C’est sur cette base que le montant des recettes et des dépenses telles que déclinées dans le rapport final ont été évaluées,conformément à la lettre d’orientation et de cadrage macroéconomique de Monsieur le Premier Ministre.

On constate que, par rapport à la LFR, l’augmentation des recettes pour la LFI 2019 est essentiellement due aux impôts  sur le commerce extérieur, aux impôts sur les transactions internationales, sur le revenu, sur les bénéfices et les gains en capital, ainsi qu’aux impôts sur les biens et services.

On a aussi assisté à un accroissement des dons, des legs et, des fonds de concours.

Pour la part qui la concerne, l’augmentation des dépenses de la LFI, par rapport à leur niveau pour la LFR, est imputable à la forte hausse des dépenses d’investissement (30,27%) et celle, légère, des dépenses courantes (3,95%).

Il ressort, à l’analyse du budget pour l’exercice à venir, que le budget de 2019 est très différent de ceux des exercices passés soumis à notre examen depuis 2014.

Il est différent parce qu’il donne la priorité aux dépenses sociales génératrices de revenus, aux dépenses de sécurité,  ainsi qu’aux dépenses d’investissements parce que la réduction du train de vie de l’Etat a permis de procéder à une réallocation plus rationnelle des ressources rares du pays ; enfin, parce que si tous les compatriotes acceptent de mettre le pays au-dessus de leurs intérêts égoïstes, on peut, avec ce budget, espérer une relance solide de notre économie.

C’est donc un bon budget et nous félicitons le Gouvernement pour cela, avant de passer aux résultats de cette législature.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

C’est le 13 janvier que la présente législature a été officiellement installée avec 113 Députés dont 59 de la Mouvance présidentielle, 54 de l’opposition, tous issus de 15 partis politiques.

C’est donc dire, et nul ne peut le contester, que les élections législatives de l’année 2013 ont été totalement transparentes, bien plus transparentes que toutes celles qui les ont précédées sous la Deuxième République.

Il en est, évidemment, résulté une Assemblée avec une forte opposition disposant d’une minorité de blocage.

Mais, malgré tout, son fonctionnement normal n’a jamais été bloqué parce que Mouvance et Opposition ont toujours fini, à force de dialoguer, par se comprendre et décider ensemble dans l’intérêt supérieur du pays.

Cela a toujours permis, chaque fois qu’il le fallait,d’obtenir la majorité des deux tiers (2/3) pour voter toutes les lois qui exigeaient une telle majorité, soit au total six (6) lois organiques. Ils’agit de la loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour Suprême, du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, du Code électoral, du code des collectivités locales, de la loi sur la CENI et de la loi portant modification de l’article 44 de la loi organique relative aux lois de Finances du 06 août 2012.

C’est donc dire que l’Assemblée Nationale n’a jamais souffert de blocage, mais qu’elle a, au contraire,  réalisé un véritable exploit en adoptant cinq lois organiques en moins de 05 ans.

Cela étant dit, il convient de rappeler que dès l’entame de cette législature, nous avons été confrontés à d’importants problèmes, tant au plan des moyens, qu’au plan des ressources humaines, des textes servant d’outils au bon fonctionnement administratif de l’Assemblée Nationale, et de la relance de la diplomatie parlementaire.

Pour pouvoir faire face à ces nombreux problèmes, il a fallu adopter une démarche rationnelle sur la base d’un plan stratégique quinquennal servant de boussole à la huitième législature dans ses activités au cours du quinquennat.

C’est dans ce cadre que le Bureau de l’Assemblée Nationale a déployé les efforts pour trouver les solutions adéquates aux problèmes ci-dessus énumérés, à savoir :

  • le problème des moyens  de base ;
  • la construction d’un siège propre à l’Assemblée Nationale ;
  • le problème du personnel ;
  • le renforcement des capacités des Députés pour qu’ils puissent jouer pleinement leurs fonctions de représentation, de législation et de contrôle de l’action gouvernementale, ainsi que celles des assistants des Députés et des agents de l’Administration Parlementaire ;
  • veiller à la cohésion interne et l’unité d’action de l’Assemblée Nationale ;
  • donner, par la qualité de la communication, une bonne image à l’Assemblée Nationale ;
  • veiller au développement institutionnel de l’Assemblée Nationale ;
  • relancer la diplomatie parlementaire.

La situation des moyens de base héritée des législatures passées était tellement préoccupante qu’il a fallu prendre des dispositions urgentes pour procéder aux travaux de rénovation ainsi qu’à l’équipement des bureaux et des salles de réunions. Il a aussi fallu rénover l’hémicycle qui était en état de dégradation avancée ; et toutes les implications financières de ces investissements ont été supportées par les subventions trimestrielles de l’Etat à l’Assemblée Nationale.

Il faut aussi dire que nous nous sommes rendus aussitôt compte que le lieu qui abrite actuellement le siège de l’Assemblée Nationale est inapproprié pour l’image de l’Institution. C’est cette raison qui nous a poussés à entreprendre des démarches auprès du Gouvernement, qui a adhéré à notre idée, de doter l’Institution d’un nouveau siège. Il a alors obtenu de notre partenaire stratégique, la CHINE, qui s’est engagée à financer la réalisation de ce projet qui est maintenant sur le point de démarrer, car les études de faisabilité sont terminées.

S’agissant du personnel, il fallait, après un rapide constat, nécessairement prendre des dispositions urgentes pour l’assainissement du fichier. Aussi, une commission permanente présidée par le 2ème Vice-président a-t-elle été mise en place pour faire ce travail.

Cette commission a fait un travail de fond remarquable. L’état des lieux du personnel a été réalisé ; et, à travers la biométrie, elle a identifié les doublons et les fictifs. Elle s’est aussi efforcée d’identifier les faux diplômes afin de reclasser les agents dans les catégories qu’ils méritent. Le fichier a également été débarrassé des agents morts et des absents permanents.

Très vite, il a aussi fallu envisager le renforcement des capacités des Députés ainsi que des agents de l’Administration Parlementaire.

Sur 113 Députés, seulement neuf ont eu une expérience parlementaire dans les législatures de la 2ème République et dans le CNT. Il fallait donc procéder au renforcement de leurs capacités par leur formation sur place et à l’étranger ;  cela afin de les aider à jouer pleinement et efficacement leurs rôles de représentation, de législation et de contrôle de l’action Gouvernementale et, à l’exception des trois derniers arrivés, tous les Députés ont bénéficié de cette formation.

De leur côté, les agents de l’Administration Parlementaire ont bénéficié des mêmes actions de formation sur place et à l’étranger.

Ainsi qu’il a été dit plus haut, l’unité d’action et la cohésion interne de l’Assemblée Nationale n’a jamais fait défaut, même dans les rares cas de tension et de coup de gueule à l’hémicycle (passez-moi l’expression). L’exemple de l’adoption, chaque fois à l’unanimité de chacune  des six (6) lois organiques en moins de cinq ans est la preuve éloquente de cette belle cohésion qui a régné au sein de l’Institution.

Nous avons aussi eu le souci de veiller à la qualité de la communication de l’Assemblée Nationale pour l’image de l’Institution. C’est pour ce faire que nous avons créé le Réseau des journalistes Parlementaires et une Radio Parlementaire qui, très tôt, a enregistré un taux d’écoute très élevé, même si son rayon de couverture demeure  encore peu étendu.

Aussi, dès que la huitième législature s’est installée elle s’est engagée dans le développement institutionnel de l’Assemblée Nationale en sollicitant un accompagnement de l’Union Européenne qui a financé les travaux :

  1. de reprise des règlements financiers, administratif, de l’organigramme, du statut du personnel ;
  2. du manuel de procédure.

Tous ces documents ont été soumis aux Groupes Parlementaires qui ont pris connaissance de leurs contenus et les ont validés.

En plus, nous avons doté les travailleurs Parlementaires de deux bus et doté la Radio Parlementaire d’un véhicule pour le reportage. Et, tout est prêt maintenant afin que le personnel de l’Administration Parlementaire puisse entrer en relations contractuelles avec l’Assemblée Nationale, ce qui va conférer plus de garantie à leurs emplois.

Par ailleurs, il est difficile de développer les ressources humaines d’une institution sans les retenir de manière effective en son sein. Cela n’est possible qu’au prix des conditions de travail attrayantes. C’est cette situation qui a été créé pour les travailleurs de l’Assemblée Nationale de la 8ème législature tant sur le plan financier que sur le plan matériel et juridique.

Enfin, notre pays avait été suspendu des institutions interparlementaires et interafricaines dont il était membre après le coup d’Etat du 23 décembre 2008. Il s’agit :

  1. de l’Union Inter Parlementaire (UIP),
  2. de l’Alliance Parlementaire de la Francophonie (APF),
  3. du Parlement des ACP/UE, 
  4. de l’Union Parlementaire de la Conférence Islamique (UPCI),
  5. du Parlement Panafricain (PAP),
  6. et du Parlement de la CEDEAO.

Il a donc fallu relancer la diplomatie parlementaire en renouant avec toutes ces institutions où notre Parlement n’enregistre pas d’arriérés de cotisations.

En plus, nous avons mis en place des groupes d’amitiés avec de nombreux Parlements dont certains sont très actifs.

Au niveau de ce qui a été fait pour la diplomatie parlementaire, nous sommes d’autant plus fiers, chers collègues, que notre Assemblée y est représentée par des Députés dont 3 hommes et 2 femmes (5) au Parlement Panafricain (PAP) et 6 au Parlement de la CEDEAO dont 3 hommes et 3 femmes, soit une parité stricte Hommes –  Femmes.

Toutes ces réformes s’ajoutent à celles apportées à la procédure législative pour rationaliser le mode de saisine de l’Assemblée Nationale par les Ministères et pour modifier la procédure de promulgation des textes.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire,

Au cours de cette session budgétaire, nous avons reçu du Gouvernement vingt (20) textes que nous avons examinés et adoptés ; viennent s’ajouter les 220 textes adoptés au cours des sessions antérieures soit, au total, 240 textes.

Dans cet ensemble, 50 textes concernent les accords de financement pour un montant total de 3.515.426.731 dollars US pour le déboursement duquel le Gouvernement a un travail considérable à faire. Les représentants du Peuple devront également s’impliquer pour un suivi efficace de l’exécution de ces différents projets qui, bien réalisés, permettront de fouetter la croissance économique du pays.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire,

En guise de conclusion, j’ai encore quelques observations.

Il me plait de m’adresser aujourd’hui à chacune et à chacun de vous pour vous dire combien de fois j’ai éprouvé un réel plaisir à travailler tout au long de cette période, avec cette belle équipe que nous constituons.

En réalité, face aux rapports de force entre la majorité parlementaire et l’opposition qui présageaient de sérieux blocages du fonctionnement de l’institution par ses différentes composantes, j’ai eu dès notre installation, beaucoup d’appréhensions.

Mais très tôt, j’ai remarqué que chacun de nous a compris qu’étant redevable vis-à-vis du peuple dont il est le représentant à la chambre, il ne pouvait pas ne pas le servir loyalement.

Je me dois donc de remercier, chacune et chacun de vous, au niveau du Bureau, au niveau des Groupes Parlementaires, au niveau des Commissions permanentes, pour ce haut niveau de prise de conscience du devoir qui a contribué à ce bon résultat.

Je me dois aussi de remercier les travailleurs de l’Administration Parlementaire qui n’ont ménagé aucun effort pour nous accompagner avec loyauté et abnégation.

Merci à tous les membres du Gouvernement, anciens et actuels, ainsi qu’à l’ensemble de leurs collaborateurs.

Merci à l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers qui nous ont bien accompagnés.

Enfin, nos sincères remerciements à son Excellence Monsieur le Président de la République qui, par ses félicitations périodiques adressées à l’Assemblée Nationale, nous a souvent encouragés et réconfortés.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire,

Je ne saurais terminer ce discours sans souhaiter bonne et heureuse année 2019 au Peuple que nous représentons, à chacune et chacun de vous ainsi qu’à vos familles respectives, à son Excellence Monsieur le Président de la République et les membres de son Gouvernement, aux membres du corps diplomatique et consulaire et des Institutions internationales, aux chefs de toutes les confessions religieuses.

Que Dieu protège la Guinée et assure à ses filles et à ses fils la prospérité méritée.

C’est sur ces mots que je déclare clos les travaux de la session budgétaire pour l’exercice 2019.

Je vous remercie !

Conakry, le 31 décembre 2018

Le président de l’Assemblée nationale Honorable Claude Kory Kondiano

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Nouvel An 2019 : le Message du Président du RGD, Me Abdoul Kabèlè CAMARA

31 décembre 2018 à 17 05 11 121112

Guinéennes et Guinéens,

Mes chers compatriotes, 

A l’aube de cette nouvelle année, je suis heureux de vous présenter mes vœux de l’an.

Mes vœux de bonheur et de santé vont à chacune et chacun d’entre vous. Je les adresse avec une pensée particulière à tous les êtres chers qui nous ont quittés, ensuite aux malades parmi nous, puis à celles et ceux qui sont accablés au quotidien par les conséquences de l’ethnocentrisme dont souffre notre pays ; à nos enfants privés d’école depuis 3 mois et enfin à nos compatriotes de la 5eme région naturelle, la diaspora Guinéenne !Je leur souhaite l’énergie qui leur permettra de prendre le dessus, car chaque année qui passe permet de construire la suivante.

Mes chers compatriotes, 

C’est le début d’une nouvelle année, et l’occasion de faire le bilan de celle qui s’achève.

La Guinée à ce jour reste fortement marquée par des querelles politiques inutiles, anti démocratiques et un ethnocentrisme aigu. Cette situation influe négativement sur la compétitivité et la productivité de nos entreprises et sur la croissance de notre PIB.

L’année 2018, comme celles d’avant, n’a donc pas été une année des solutions heureuses pour la Guinée.Elle a été plutôt une autre année où certains problèmes comme l’incompréhension, la division, l’exclusion et la violence ont pris une ampleur encore plus exacerbée et dramatique.

Je pense notamment à cette crise sociale dans l’éducation ; à l’immobilisme dans le dialogue politique ; au non-respect de nos lois et règlements ; à ces accords non constitutionnels qui nous conduisent toujours plus vers des affrontements violents et parfois meurtriers.

Et, comme chacun l’a bien compris : notre pays est encore pris en otage, aujourd’hui plus qu’hier,par des amateurs politiques et des acteurs sociaux affaiblis qui ne donnent,chaque jour, à nos laborieuses populations, que des rendez-vous d’angoisse, de stress, de blessures et de casses.

Toutefois, nous félicitons les acteurs politiques et sociaux qui ont œuvré inlassablement pour l’édification d’une Guinée démocratique.

Nous remercions les partenaires techniques et financiers dont le soutien aux Guinéens n’a jamais fait défaut.

Nous exhortons les forces de défense et de sécurité à maintenir et poursuivre l’esprit de la reforme entamée.

Face à la triste et inquiétante situation décrite tantôt, notre parti, le Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD) propose un nouveau « pacte social ». Un pacte pour la transformation positive des mentalités et des comportements, un pacte social qui incite à la compréhension et à la cohésion ; Un pacte social qui commence par dénoncer et bannir l’orgueil démesuré, l’arrogance,l’exclusion et la méchanceté gratuites ; Un pacte qui donne aux guinéens un autre choix que celui entre la soumission et la rébellion parce qu’ils trouveront l’écoute attentive, l’analyse minutieuse et l’action efficace.  

Nous avons déjà décompté trop de morts dans nos conflits politiques et sociaux ! Il est désormais temps pour nous tous de faire l’économie de victimes innocentes ; temps de créer les conditions pour une vie paisible de la population Guinéenne. Temps de redonner espoir à la jeunesse, aux femmes, aux personnes âgées et aux masses paysannes.

Guinéennes et Guinéens, nous devons recoudre le tissu social et affronter le seul ennemi que nous avons en commun : la misère et le sous-développement.

Au seuil de cette nouvelle année d’espérance qui s’ouvre à la Guinée, qui est l’année des défis, à savoir la préservation de notre constitution et la mise en place des institutions démocratiques, je formule enfin le vœu que dans la paix, dans la solidarité nationale, dans le respect des valeurs démocratiques, que les filles et fils de la Guinée s’engagent « VERS CE NOUVEAU PACTE SOCIAL » que porte le Rassemblement Guinéen pour le Développement car il est temps que les Guinéens puissent s’écrier : « Mon Pays, Ma Fierté ».

Ensemble, tout est possible !

Bonne et heureuse année 2019 à chacun et à tous !

Affectueusement, Maître Abdoul Kabèlè CAMARA

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Formation : la promotion de la couche féminine au centre d’un atelier de l’AEEMG

31 décembre 2018 à 16 04 56 125612

La cellule féminine nationale de l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Guinée (AEEMG) a lancé, dans une université de Conakry, la 13ème édition du séminaire de formation de la femme musulmane. L’activité, qui a démarré le samedi dernier, 29 décembre 2018, va s’étendre sur quatre jours à travers des cours, des conférences, des tables rondes et des panels en faveur de la gent féminine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le thème central de cette activité est « Responsabilité de la femme face aux défis sociopolitiques et économique de son pays». Selon Nantenin Cissé, la présidente de la cellule féminine de l’AEEMG, ce séminaire à pour objectifs, « d’expliquer sommairement le rôle de la femme dans L’islam ; de donner quelques moyens pour que la jeune fille autocensurée, stéréotypée, se considère membre indispensable d’une jeunesse consciente ; montrer que l’Islam promeut la justice et non le féminisme ; dégager les principaux défis à relever auxquels sont confrontées les sœurs militantes pour être plus visibles et utiles à la société ; inciter les sœurs à s’intéresser aux affaires publiques et de s’éloigner des actes de peu de valeur.»

C’est la secrétaire générale du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a procédé au lancement officiel des activités. Madame Kourouma Samha Kaba a profité pour dénoncer certains faits de société qui empêchent l’épanouissement des femmes et filles. «La situation des femmes et des filles demeure préoccupante, en raison des pesanteurs socioculturelles qui suscitent diverses formes de violences et viols à l’endroit des femmes et des filles, notamment en milieu rural. La persistance des pratiques tels que les mariages précoces et forcés compromet dangereusement le droit à la santé et à l’intégrité physique de la femme ainsi que son autonomisation », a dit l’ancienne sous-préfète de Kamsar.

La première conférence a été animée par la directrice nationale de la Promotion Féminine et du Genre du département de la promotion féminine. Hadja Marie Touré a profité pour donner les statistiques révélant le faible taux de représentativité des femmes au sein des institutions nationales. Selon elle, on a « 25 femmes députés sur 114 (soit 21%) ; 7 femmes ministres sur 33 (soit 21%) 10 femmes membres du Conseil Economique et Social sur 35 (soit 29%) et 8 femmes commissaires de L’INIDH sur 33 (soit 24,24%) ».

À préciser que cette activité à été couplée à la 14ème édition de l’Assemblée Générale de L’AEEMG. Plus de 200 personnes sont en conclave dans une synergie d’actions pour la réussite des deux événements.

Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Mâci (Pita) : Alimou Bah passe le témoin à Djakariaou Bah à la tête de l’AJVDPM

31 décembre 2018 à 16 04 44 124412

Les ressortissants de la sous-préfecture de Mâci, relevant de la préfecture de Pita, se dotent d’une nouvelle instance dirigeante. Le bureau exécutif de l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Mâci (AJVDPM) a un nouveau président. La passation de charges entre le président sortant et celui entrant a eu lieu hier dimanche, 30 décembre 2018, à Conakry, en présence des membres de l’association, du maire de la commune rurale de Mâci, et de nombreux cadres issus de la sous-préfecture, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Après ses deux mandats à la présidence de l’AJVDPM, Mamadou Alimou Bah a passé le témoin Djakariaou Bah, devant une foule immense de ressortissants.

Mamadou Alimou Bah

Dans son discours, le président sortant a commencé par féliciter son successeur avant de rappeler quelques actions que son équipe et lui ont réalisé pour la commune rurale. « Quand je prenais fonction en février 2013, nous avons fait un plan d’actions et un projet de développement pour la sous-préfecture. La première priorité, c’était de faire une unification de tous les ressortissants de Mâci résidant à Conakry, dans les préfectures de la Guinée et dans les différents pays de l’extérieur. Nous avons rétabli donc ce pont et ensuite nous avons instauré l’organisation des cérémonies de sacrifices pour implorer la grâce divine pour le développement de Mâci (…) Nous avons réalisé une bibliothèque sous-préfectorale, on a engagé la construction d’un lycée, il y avait deux collèges. Ensuite, on a construit, avec l’aide des amis, deux mosquées, on a fait cinq (5) forages pour les districts à Mâci, cela pour approvisionner les populations en eau. On a réparé, réhabilité des pistes rurales », a rappelé Mamadou Alimou Bah.

Djakariaou Bah

Pour sa part, Djakariaou Bah, nouveau président de l’AJVDPM a dit sa joie pour la confiance portée en lui pour diriger cette association. Membre fondateur du mouvement, Djakariaou Bah s’est engagé à œuvrer pour faire de Mâci la vitrine de notre pays. Pour y arriver, il a demandé le soutien des ressortissants, notamment les trois ministres en fonction, les députés et les hauts cadres natifs de la commune rurale. « Chers parents de Mâci, nous sommes une famille, unissons-nous pour être plus fort et vaincre la pauvreté chez nous. Je vous fais le serment d’être un président disponible, rassembleur, juste, qui sera tous les jours à votre écoute pour que la lumière tant attendue brille maintenant dans notre sous-préfecture Mâci, la flamboyante », a-t-il dit.

Mamadou Baïlo Diallo

Présent à cette cérémonie, Mamadou Baïlo Diallo, maire de la commune rurale de Mâci, a dit sa satisfaction tout en tendant la main à ses frères pour l’épanouissement de leur localité. « Notre priorité, c’est de nous associer avec le nouveau bureau qui est installé ici, pour pouvoir développer notre sous-préfecture. Puisque dans le cadre du développement, il faut toujours être appuyé. Un seul individu ne peut pas développer une localité. Nous avons aujourd’hui besoin des routes, des problèmes de santé, de l’éducation, l’agriculture et l’élevage. Je demande donc aux personnes de bonnes volonté et aux cadres de nous soutenir pour le développement de Mâci ».

Parmi les personnalités présentes à cette rencontre, figurent des ministres, dont notamment Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR et ministre conseiller à la présidence de la République.

Elhadj Bah Ousmane

Selon Bah Ousmane, cette initiative est heureuse « dans la mesure où les ressortissants de Mâci se sont dotés d’un instrument de développement de leur entité. Vous savez, chaque sous-préfecture aspire au développement. Et, le développement est une question large qui commence par le développement des infrastructures sociales et économiques. Mâci, comme toutes les autres sous-préfectures, souhaiteraient être désenclavées. Et, ce désenclavement se passe progressivement. Ce n’est pas une tâche très facile, mais c’est leur souhait. Je voudrais faire rappeler que j’ai été député uninominal de Pita de 1995 à 2002. Et, je me suis très bien impliqué et je le ferais encore », a-t-il promis.

Mouctar Diallo

De son côté, Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, s’est félicité de ce regroupement des fils de la localité pour leur épanouissement. « Il faut féliciter les ressortissants, le bureau sortant pour tous les efforts consentis. Ils ont posé des actes concrets en faveur des populations de Mâci. Mais, les défis et enjeux sont énormes, beaucoup de choses restent à faire. Il y a des problèmes d’ordre infrastructurel. Je vais, au nom du gouvernement, contribuer à aider toutes les populations de la Guinée, mais ici, je contribuerai surtout en tant que ressortissant pour améliorer les infrastructures dans le domaine de l’éducation, dans le domaine de la santé. Je contribuerai aussi à la création d’emplois et de l’opportunité d’insertion pour les jeunes. Bref, je contribuerai à l’amélioration des conditions de vie des ressortissants de Mâci », a promis le premier jeune de Guinée.

La cérémonie a pris fin par la remise de satisfécits à des personnalités modèles, celles qui ont contribué au développement de la sous-préfecture.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Adoption du nouveau Code Civil : ce qu’en pensent certains citoyens de Conakry

31 décembre 2018 à 15 03 44 124412
image d’archive

Le nouveau Code Civil guinéen a été adopté le samedi, 29 décembre 2018, à l’Assemblée Nationale par les députés. Ce code adopté, mais non encore promulgué par le président de la République, autorise entre-autres, la polygamie en République de Guinée.

Depuis l’adoption de cette loi, qui donne le droit aux hommes d’épouser plusieurs femmes, les avis sont partagés et le sujet fait débat tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Dans la journée de ce lundi, 31 décembre 2018, un reporter de Guineematin.com a interrogé certains citoyens sur cette question.

Depuis l’annonce de l’adoption du nouveau Code Civil, le sujet fait couler un flot d’encre et de salive à travers le pays. La question est devenue virale sur les réseaux sociaux où pro et anti polygamie sont plus que jamais opposés.

Boubacar Korbonya Baldé

Pour Boubacar Korbonya Baldé, marié à deux femmes déjà, l’adoption du nouveau Code Civil lui donne les pleins pouvoirs pour aller au delà. « Moi personnellement, avant l’adoption de cette loi, j’étais polygame. Vous savez, je suis un musulman pratiquant. Donc, Dieu nous a dit dans le Coran qu’on peut se marier jusqu’à quatre femmes. Donc pour nous, l’adoption du code civil qui autorise la polygamie est un non-événement. Puisque, même avant l’adoption de cette loi, il y avait plein de polygames. Et prenez même à partir de ces députés, de ces membres du gouvernement, la plupart d’entre eux sont des polygames… Moi, je pense que c’est une très bonne chose. Cette loi me donne le plein pouvoir, j’avais la vision d’avoir quatre épouses, j’en ai deux maintenant-là. Donc, la route est maintenant largement ouverte…. »

Dr. Sidy Bah

Même son de cloche chez Dr. Sidy Bah, rencontré à Taouyah, dans la commune de Ratoma. Il se réjouit de l’adoption de ce Code Civil qui vient s’adapter aux réalités sociologiques de notre temps. Selon lui, « il n’y a pas de problème dans la mesure où c’est Dieu même qui a autorisé les musulmans de prendre jusqu’à quatre femmes. Mais, il y a des conditions à remplir. Si l’homme est capable, c’est d’abord une femme. Si tu as les moyens, tu peux en prendre deux. Mais, il faut que tu les prennes au même pied d’égalité. Si tu trouves que tu peux aller jusqu’à trois, avec les moyens, tu es libre. J’ai’ appris qu’ils ont adopté cette loi, que maintenant les hommes peuvent prendre plusieurs femmes. Moi, je ne peux que me réjouir de l’adoption du nouveau code civil qui autorise la polygamie en République de Guinée ».

Ifono Finda Rosaline

Par contre, les citoyens opposés à cette mesure ne manquent pas. C’est le cas de madame Ifono Finda Rosaline qui ne cache pas son aversion pour la polygamie. « Je suis d’abord contre la polygamie. C’est quelque chose que je n’aime pas du tout. Parce que, ça nous fatigue nous les femmes. Par exemple, si tu as été épousée par un homme à bas âge, tu as supporté l’homme-là, à la fin, quand l’homme-là réussi, ou s’il y a un changement positif dans sa vie, il va épouser une autre femme. La femme là, vous n’avez pas les mêmes comportements, tu ne la connais pas, tout ce que celle-là va faire entre vous, ça va jouer sur ta dignité, toi qui est la première femme. Je suis contre la polygamie. Avant même mon mariage, j’ai demandé à mon mari et c’est quelque chose qu’on a beaucoup débattu. Je lui ai dit que je ne suis pas pour la polygamie et lui aussi il m’a fait savoir qu’il n’est pas pour. C’est un consensus entre nous », révèle la jeune femme.

Mme Kaba Nanpelè Traoré

Dans la même lancée, madame Kaba Nanpelè Traoré, soutient que la polygamie est à proscrire d’autant plus qu’elle joue sur l’espérance de vie des hommes. « Moi, je me dis que c’est de la pagaille. C’est une pagaille sociale organisée au niveau des hommes. La polygamie, c’est une pagaille, ça ne donne pas longue vie à l’homme. Parce qu’une seule femme, c’est un problème, à plus forte raison deux ou trois femmes », lance-t-elle.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineeman.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 0 31

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Avancée dans le code civil : attention aux lacunes !

31 décembre 2018 à 15 03 28 122812
Ibrahima Diallo

Par Ibrahima Diallo (Libre Opinion) : Il y a beaucoup de questions discriminatoires qui son réglées par le nouveau Code, c’est Par exemple la question de la nationalité, dans ce code révisé la femme peut transmettre la nationalité par le mariage ce qui n’est pas le cas dans les dispositions du Code en vigueur.

Il y a aussi l’harmonisation de l’âge du mariage à 18 ans pour l’homme et pour la femme, la déclaration de naissance est aussi faite par la femme ; l’autorité parentale est exercée par les 2 parents. Dans ce code civil, les femmes n’ont plus besoins d’autorisation maritale pour le chois de leur profession. Les enfants nés hors mariage ont le droit à l’héritage pourvu qu’ils soient reconnus. Il y a aussi les questions de l’héritage des femmes. 

Elles s’opposent particulièrement aux articles 282 et 283 de ce Code, relatifs au mariage avec option. C’est-à-dire la légalisation de la polygamie.
Il y a d’abord la déclaration de naissance contrairement à l’ancien code et qui peut être faite par les deux parents, l’autorité parentale est exercée notamment par le père et par la mère car dans l’ancien code, l’autorité parentale était exclusivement exercée par le père, d’où l’urgence aujourd’hui de réviser ce Code civil et de tenir compte de ces innovations.

Le Code civil actuel provoque des conflits dans des foyers, comme celui lié à l’héritage et à la succession évidemment car ce qui se passe quand vous êtes veuve et que vous n’avez pas d’enfant, automatiquement les parents de votre mari viennent tout vous prendre quand il décède, on vous met à la porte et on vous prive de tous les biens de votre mari décédé.

Nous, nous estimons que c’est une injustice totale et il faut protéger ces femmes et faire en sorte que le mariage soit sécurisé (…) Tout le débat du Code civil ne peut pas se résumer à l’article concernant la polygamie ; c’est vrai qu’il y a des musulmans et des chrétiens mais nous nous sommes entendus sur un document, celui de la Constitution. La Constitution gouverne la vie de la Nation.

Par Ibrahima Diallo, activiste de la société civile

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Humanitaire : Safiatou Barry, 1ère dauphine à miss Afrique Canada 2018, fait assainir le quartier Cosa

31 décembre 2018 à 14 02 53 125312

Le comité miss Afrique-Canada, en partenariat avec la fondation Safiatou Barry pour les enfants déshérités en milieu scolaire, a organisé ce samedi, 29 novembre 2018, une opération d’assainissement à Cosa, dans la commune de Ratoma. L’opération a connu la participation de plusieurs citoyens, des sages, des responsables du groupe scolaire Safia Ecole (école qui porte son nom), du maire et du ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour les populations de Cosa. La 1ère dauphine à miss Afrique Canada, qui vient de décrocher un financement pour son projet humanitaire, a organisé une grande opération d’assainissement au quartier Cosa. Cette action a touché des coins stratégiques du quartier, notamment la grande mosquée, les rails et les domiciles environnants.

Safiatou Barry

Selon Safiatou Barry, miss Guinée Canada 2016 et première dauphine à miss Afrique Canada 2018, il y a trois (3) ans de suite qu’elle vient en Guinée. Mais, voyant l’état des lieux, Safiatou Barry a décidé de s’engager. Elle a eu l’idée d’envoyer un projet d’assainissement pour débarrasser les lieux des ordures. « Puisque le projet est déjà mis en place, ce n’est pas tout le monde qui participe. Donc, je me suis dit qu’il faudrait de mon côté que j’arrive à mobiliser beaucoup de gens qui sont venus massivement. Je les remercie pour avoir accepté de venir m’aider à nettoyer, à assainir les lieux. Et, espérons que les lieux restent propres, une fois le travail fini », a-t-elle dit.

Selon nos informations, Safiatou Barry ne compte pas se limiter à une simple opération d’assainissement. Elle va réaliser d’autres projets humanitaires, notamment des forages en faveur des populations de Cosa. « Mon départ, c’est le 13 janvier. Mais avant cela, je dois mettre en place deux forages ici même dans le quartier. Ce qui a motivé le choix de Cosa, c’est d’abord le fait que l’école soit établie ici. Aussi, j’ai toujours leur support, j’ai toujours leur aide. La communauté est présente à chacun de mes évènements. Ils m’encouragent, ils m’écrivent depuis le Canada. Donc, je me suis dit que si je commence à donner à des gens, j’aimerai commencer par le quartier Cosa, pour ensuite Bantounka, pour ensuite m’étendre ailleurs ».

Junior Fabian

Junior Fabian, président du comité d’organisation miss Afrique Canada, a dit que cet événement n’est pas seulement qu’un concours de beauté. A l’en croire, le comité d’organisation finance tous projets qui leur sont proposés par celles qui arrivent à se hisser haut. « Pour nous, c’est d’encourager les projets et tout. On a décidé de venir en Afrique et on a choisi deux pays : la Côte d’Ivoire et la Guinée. Donc, en Côte d’Ivoire, on a fait des dons et tout. Et la Guinée, Safiatou a décidé le projet qu’elle voulait pour son pays. Et, on ne pouvait que l’accompagner ».

Souleymane Taran Diallo

Présent sur les lieux, Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, a dit sa joie devant cette initiative avant d’inviter les guinéens d’ailleurs à s’inspirer de l’exemple de Safiatou Barry. « Nous saluons l’initiative, nous l’encourageons. Nous souhaitons que beaucoup de nos compatriotes qui sont à l’extérieur, étudient, apprennent, et qu’ils viennent, qu’ils apportent certaines choses comme cette initiative, et qu’ils nous aident dans ce processus de développement que nous avons engagé, à Ratoma notamment ».

Moustapha Naïté

Abondant dans le même sens, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté a dit sa joie de voir pour la première fois un tel événement à Cosa. « Je voudrai très sincèrement féliciter madame la Miss pour d’abord avoir relevé le défi de la mobilisation et celui de la participation. On voit beaucoup de gens mobilisés à l’occasion de cette journée citoyenne d’assainissement de la ville de Conakry. C’est la 1ère fois, dans la commune de Ratoma, en tout cas Cosa, que je vois un tel mouvement. C’est fort appréciable, si chacun de nous donne un peu de soi et de son temps pour participer à l’assainissement d’un espace public. (…) Je voudrai la féliciter et l’encourager, que ça ne soit pas l’unique fois, mais que chaque fois qu’elle est présente en Guinée, qu’elle puisse mobiliser encore davantage nos concitoyens à participer à ces œuvres d’assainissement ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Parlement : le Chef du gouvernement et peu de ministres à la clôture de la session

31 décembre 2018 à 14 02 31 123112

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, l’Assemblée nationale clôture sa deuxième session ordinaire de l’année portant sur l’étude et l’examen du budget, appelée Loi de Finances initiale, ce lundi, 31 décembre 2018.

Cette cérémonie marquée par les allocutions le représentant du président de la République en la personne du ministre conseiller du Chef de l’Etat, Elhadj Mohamed Lamine Fofana et celle du Président de l’institution, Claude Kory Kondiano.

Un évènement qui a enregistré un nombre importants de députés, comme à l’ouverture de cette cession. Les députés, 84 sur 113 inscrits ont part à la cérémonie contre 17 excusés (en mission ou malades) et 11 absents.

Du côté de l’exécutif, si le Premier ministre Chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kossory Fofana, a été effectivement présent à cette rencontre solennel, il a été accompagné par une petite poignée de ses ministres. Une dizaine en tout. Une situation peu reluisante du côté des présidents des institutions. Seules les patronnes du Conseil économique et sociale, Hadja Rabiatou Séra Diallo et de la Haute autorité de la communication, Martine Condé ont répondu à l’invitation de l’Assemblée nationale.

Alors que les diplomates et les représentants des institutions et organismes internationaux ont massivement pris part à la cérémonie, ce n’a pas été le cas des forces de défense et de sécurité, ni des nouveaux maires de la capitale ou du gouverneur de la ville de Conakry. L’autre absence et non des moindres, c’est celle du Chef de file de l’opposition, également député. Le Président de l’UFDG et chef de file de l’opposition, qui prend part rarement aux travaux de l’institution, avait tout de même l’habitude de participer aux cérémonies officielles.

Autres absents, c’est le cas des députés non inscrits. Des trois membres, Mamady Diawara du PTS, Dr Ousmane Kaba du PADES et Jean Marc Telliano, aucun n’était présent à l’hémicycle ce 21 décembre 2018, à la clôture de la session portant sur l’examen et l’étude du projet de loi de finances initiale 2019.

A l’occasion de cette cérémonie, le représentant du Président de la république, a mis l’occasion à profit pour saluer le travail ardu des députés.

Même son de cloche du côté du Président de l’Assemblée nationale qui a fait un bilan de la législature en termes de vote de loi.

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Football : Birrouwal enlève le trophée face à Hénéré au tournoi inter districts de Hérico (Lélouma)

31 décembre 2018 à 14 02 26 122612

Le tournoi de football inter districts de la commune rurale de Hérico, relevant de la préfecture de Lélouma, a connu son épilogue ce samedi, 29 décembre 2018 au stade annexe de Nongo. C’est la formation du district de Birrouwal qui a remporté cette deuxième édition face à son homologue de Hénéré, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce tournoi de football, doté du trophée Ibrahima Djigué Barry, a été organisé par l’Association des Jeunes Ressortissants pour le Progrès de Hérico. La démarche s’inscrit dans le cadre du raffermissement des liens entre les ressortissants de Hérico, une des sous-préfectures de Lélouma, en Moyenne Guinée.

Au départ, ce sont les sept (7) districts qui étaient concernés par ce tournoi. Mais, à l’arrivée, l’équipe de Birrouwal a enlevé le trophée aux dépens de la formation de Hénéré. Au terme d’une rencontre âprement disputée, les deux équipes se sont neutralisées. Pour les départager, il a fallu recourir à l’épreuve fatidique des tirs aux buts. Et là, Birrouwal a fait preuve de plus d’adresse pour finalement s’imposer sur le score de 7 à 6.

Au terme de la compétition, Alpha Barry, le président de l’Association des Jeunes Ressortissants pour le Progrès de Hérico, a fait l’historique de la structure qu’il dirige tout en dégageant ses objectifs. « L’association est créée le 20 mai 2000 à Conakry. Elle se fixe comme objectifs : la promotion du développement local dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’environnement, du sport et de la culture. Elle s’investit également dans la lutte contre l’extrême pauvreté, l’exode rural, l’immigration clandestine, par la création à la base des activités génératrices de revenus », a-t-il indiqué.

En outre, monsieur Barry à fait savoir que l’association qu’il dirige s’active également dans le domaine de la promotion de la scolarisation des jeunes filles.

De son côté, le chargé de communication l’association, Mamadou Dian Diallo, s’est réjoui de la réussite de l’événement. Selon lui, « l’organisation de ce genre de tournois est l’un des éléments indispensables au développement local de notre sous-préfecture. C’est une manière pour nous d’impliquer tous les jeunes dans le développement de notre localité ».

A noter que la cérémonie s’est déroulée en présence d’une forte délégation du ministère de la jeunesse et l’emploi jeunes. On notait également la présence de Maka Baldé, vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), et de plusieurs ressortissants de la sous-préfecture de Hérico.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Clôture de la 2ème session ordinaire de l’Assemblée nationale : voici le discours du représentant du chef de l’Etat

31 décembre 2018 à 14 02 16 121612

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, l’Assemblée nationale a organisée la cérémonie officielle de clôture de sa deuxième session ordinaire de l’année, dite session budgétaire portant sur la Loi de Finances initiale. C’est aussi la toute dernière session de ce parlement président par Claude Kory Kondiano et qui doit normalement être renouvelé très prochainement, si le calendrier électoral est respecté. 

A cette occasion, comme à chacune des cérémonies officielles de l’Assemblée nationale, il y avait principalement deux discours : le message du ministre conseiller à la présidence de la République en charge des institutions et celui le discours de clôture du chef du législatif.

En attendant le retour de nos reporters qui reviendront largement sur cette cérémonie, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le discours intégral du ministre conseiller à la présidence, Elhadj Mohamed Lamine Fofana :

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines

Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Monsieur le Chef de file de l’opposition

Mesdames et Messieurs les honorables Députés à l’Assemblée Nationale

Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique et Consulaire

Mesdames, Messieurs, les Représentants des Institutions et Organismes Internationaux

Messieurs les Officiers Supérieurs de l’Etat-major des Forces Armées Guinéennes

Monsieur le haut Commandant de la Gendarmerie, Directeur de la Justice militaire

Messieurs les Directeurs Généraux de la Douane et de la Conservation de la nature

Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry

Mesdames et Messieurs les honorables invités tous Protocole réservés

Mesdames et Messieurs

Monsieur le Président

La deuxième session ordinaire de l’Assemblée Nationale ouverte le 5 Octobre 2018 arrive à son terme constitutionnel en ce jour, qu’il faut le signaler est également le dernier jour de l’année 2018 qui s’achève.

Je sais Monsieur le Président, que cette occasion sera saisi par vous-même et par l’ensemble des honorables députés, tout comme les collaborateurs de cette institution et nos chers invités présents dans l’hémicycle pour se souhaiter une bonne et heureuse année 2019, et aussi que le nouvel an apporte au peuple de Guinée, que vous représentez ce dont elle a le plus besoin le plus je veux dire la paix dans la cohésion nationale et une bonne santé pour tous ces fils et filles.

Monsieur le Président,Mesdames et Messieurs les honorables députés, cette session il faut le relever s’est ouverte dans un contexte socio politique préoccupant pour la paix au plan national et qui n’a pas manqué de retenir votre haute attention, pour avoir œuvré chaque jour à trouver des esquisses de solutions, qui ont certainement aidé à contenir les convulsions dans des proportions compatibles avec le fonctionnement régulier de toutes les institutions.

Monsieur le Président, cette session ordinaire est dite session budgétaire et c’est l’occasion pour la représentation nationale de passer en revue avec l’Exécutif le budget en cours d’exécution pour s’assurer que cela est conforme à votre autorisation avant d’examiner la loi de finances 2019.

C’est aussi l’occasion pour votre Assemblée d’exercer sa mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale.

Aussi, de l’avis de tous les acteurs concernés ces différents contacts inter- institutionnelles se sont déroulés à la satisfaction générale de toutes les parties, cela grâce à la disponibilité de membres du Gouvernement et de leurs collaborateurs, qui n’ont ménagé aucun effort pour se prêter à vos questions pour apporter tous les renseignements,toutes les informations vous permettant d’adopter ce budget 2019 en toute connaissance de cause.

L’examen attentif de votre part et vos recommandations rationnelles faites ont aidé à la perfection du projet de budget à vous soumis pour un vote utile.

Monsieur le Président,Mesdames et Messieurs les honorables députés par ce vote vous doter, ainsi Monsieur le Président de la République et son Gouvernement d’un outil essentiel à la détermination et à la conduite de sa politique nationale de développement économique et social conformément au Plan National de Développement Economique et Social.

Aussi, pour le déroulement consensuel de cette session malgré quelques difficultés de démarrage, Monsieur le Président de la République est d’avance rassuré de pouvoir compter sur l’engagement patriotique de chacune et chacun de vous pour la conduite à terme de votre noble mission de représentation nationale.

A cet égard, il vous prie d’accepter ses plus sincères remerciements et félicitations mérités être affirme toute sa confiance en votre auguste institution en tant que creuset de la démocratie et de l’Etat de droit en Guinée.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les honorables députés, il est à signaler qu’en plus de l’adoption de la loi de Finances 2019 votre Assemblée a également adopté plusieurs Lois d’autorisation de ratification d’Accords de Coopération portant sur divers secteurs clefs de développement national dont entre autres les importants projets d’électrification de Kaléta et Souapiti, d’infrastructures routières urbaines et nationale des mines.

Il en de même de textes de loi importants dont le Code Maritime ou encore le Code Civil, qui rénovent l’ordonnancement juridique national comportant de lois et ordonnances les plus que dépassés.

Monsieur le Président,Mesdames et Messieurs les honorables députés permettez-moi avant de terminer de vous transmettre à l’occasion les plus sincères félicitations de Monsieur le Président de la République, qui apprécie à sa juste valeur la qualité appréciable de vos rapports de franche et loyale collaboration avec l’Exécutif tel que définit par la Constitution dans la prise en compte de l’intérêt supérieur des guinéens, que vous représentez dans cet hémicycle.

Ces félicitations s’adressent de même au personnel administratif et technique de votre Assemblée pour le rôle d’assistance à tous les niveaux qu’ils jouent à vos côtés pour le succès de cette session.

Ces félicitations s’adressent aussi à la presse dans toutes ses composantes, pour la contribution qu’elle apporte au rayonnement de votre institution en Guinée, en Afrique et dans le monde par la production d’une information de qualité sur vos travaux et en temps réel.

Enfin, c’est le lieu d’adresser les vives félicitations de Monsieur le Président de la République et son Gouvernement aux partenaires financiers et techniques, pour l’attention toute particulière qu’ils portent sur vos travaux de législateur au nom du peuple.

Monsieur le Président,Mesdames et Messieurs les honorables députés en souhaitant à chacune et chacun de vous une bonne et heureuse Année pleine de réussite, de santé et de paix pour le peuple de Guinée je dis encore que Dieu bénisse l’un et l’autre.

Que Dieu bénisse la Guinée et son peuple.Je vous remercie de votre aimable et bienveillante Attention.

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Jeune Chambre Internationale Conakry Trésor : Alsény Yarie Camara passe le témoin à Sayon Condé

31 décembre 2018 à 13 01 59 125912

Après avoir passé un an à la tête de la Jeune Chambre Internationale (JCI) Universitaire Conakry Trésor, le président sortant, Alsény Yarie Camara, a passé le témoin à Sayon Condé. La cérémonie a eu lieu le samedi, 29 décembre 2018, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, le président sortant s’est réjoui de la conduite des membres de la structure qu’il dirigeait jusque là avant d’inviter la nouvelle équipe à s’inscrire dans cette même logique afin de bien mener la mission qu’elle s’est fixée.

Alseny Yari Camara

« Je suis fort heureux d’avoir pu assumer cette fonction dont vous m’avez honoré. Je suis heureux pour l’indulgence que vous m’avez témoignée, pour tant de choses aimables que vous m’avez dites, en inventant parfois des prétextes pour me les dire. J’ai constaté qu’une année de présidence était une source de profit intellectuel. Il serait prétentieux de dire que beaucoup a été fait. Je pense au contraire, que beaucoup reste à faire pour que notre organisation locale membre, soit la référence de toutes les organisations locales membres de la JCI Guinée. Alors, continuer à inspirer, à faire de la folie votre propre norme, à cultiver les idées et à grandir avec les autres, pour que la société entière change avec nous », a laissé entendre Alsény Yarie Camara.

Pailleurs, le président sortant de la Jeune Chambre Internationale (JCI) Universitaire Conakry Trésor a souhaité plein succès à l’équipe entrante. « Je ne vais pas m’étaler sur les activités réalisées. Mais je suis convaincu que vous êtes d’accord avec moi pour dire que l’on peut se réjouir du mandat 2018. Je quitterai la présidence aujourd’hui, laissant à une autre le soin de diriger… Que peut-on souhaiter à un président élu? Je lui souhaite la même collaboration qu’on m’avait accordée. Je suis rassuré qu’avec l’équipe qui l’entoure, elle connaîtra un réel succès. Cette collaboration, mes amis, je vous la demande, car la présidente en a besoin », a dit monsieur Camara.

Sayon Condé

Pour sa part, Sayon Condé, la présidente entrante, a dit être consciente des multiples et énormes défis qui l’attendent avec son équipe. « Je mesure la portée de la confiance qu’on m’a portée dans un contexte où 1000 défis nous attendent. Nous devons faire en sorte de les relever, en préservant nos acquis, en changeant ce qu’il y a à changer dans notre façon de faire et en nous ouvrant aux critiques et suggestions constructives. Le slogan de notre mandat qui stipule, soyons moteurs de la transformation, ce n’est pas un vain mot, mais un comportement. C’est pourquoi, j’invite tous les membres à s’approprier des valeurs de ce slogan et faire la transformation, non pas un slogan, mais une action, car c’est par l’action qu’elle devient une réalité ».

Pour son mandat de 2019, Sayon Condé et son équipe entendent réaliser un plan d’action élaboré sur la base des valeurs et principes de la JCI. « Notre plan d’actions 2019, qui ne fait aucunement résoudre tous les problèmes du monde, constitue néanmoins notre feuille de route et notre part de développement et de l’épanouissement de notre communauté et celui des membres. Il a été élaboré en tenant compte des valeurs et principes de la JCI et sur la base des constats faits au sein de nos communautés. Nous espérons qu’il va réponde aux attentes qui ont longtemps existé, et qu’un jour, nous pourrons faire face à d’autres problèmes qui ne sont pas aujourd’hui, jusqu’au jour où nous vivrons dans un monde meilleur. Ceci est notre raison d’être dans la jeune chambre internationale », a rappelé Sayon Condé.

Le président national de la Jeune Chambre Internationale de Guinée, Aboubacar Diallo, dira dans son discours de clôture que « le monde évolue à la vitesse de la lumière. Montrez que ce qui était innovant hier, ne l’est aujourd’hui, ce qui est innovant aujourd’hui, ne peut pas l’être demain. Il faudrait qu’on se positionne et qu’on se dise que nous jeunes de Guinée, nous avons une responsabilité énorme à assumer pour le développement de notre nation. J’invite donc tous les membres de la Jeune chambre Internationale Universitaire Conakry Trésor à s’adapter au rythme de l’évolution du monde pour ne pas rater les programmes de développement favorables aux communautés concernées ».

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Colonel Layaly Camara : « le ministre Oyé nous aide à mettre en œuvre la politique du Président en matière de protection de l’environnement »

31 décembre 2018 à 13 01 47 124712
Colonel Layaly Camara

Alors que l’année 2018 tire à sa fin, l’heure est au bilan dans de nombreux secteurs d’activités. Dans les services de l’Etat, on est en train de tirer les leçons de ce qui a été fait en 2018 pour se projeter sur 2019. C’est le cas à la Direction Nationale des Eaux et Forêts où de multiples actions ont réalisées courant 2018. Le directeur  national de ce service, Colonel Layaly Camara, dans un entretien accordé Guineematin.com, est revenu sur les progrès enregistrés en 2018, ses rapports avec sa hiérarchie, l’appui des partenaires et les perspectives pour 2019.

Guineematin.com : quelle est la mission assignée au service que vous dirigez, la Direction Nationale des Eaux et Forêts ?

Colonel Layaly Camara : la Direction Nationale des Eaux et Forêts a pour mission, la conception, l’élaboration, la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de gestion durable du patrimoine forestier.

Guineematin: on vous connait très actif dans le combat pour la préservation de l’environnement. En 2018, vous avez eu un nouveau ministre de l’Environnement, en la personne d’Oyé Guilavogui. Est-ce que vous avez les mains libres dans le travail ?

Colonel Layaly Camara : effectivement, nous avons un nouveau ministre, un ministre d’Etat qui est sur le terrain et qui est très dynamique. Depuis qu’il est là, il y a eu une amélioration dans nos pratiques. Donc, beaucoup de nos problèmes ont été posés et ont trouvé solution avec son appui et son engagement. Bref, le ministre Oyé nous a aidés à mettre en œuvre la politique du Président de la République en matière de gestion durable des ressources forestières. 

Guineematin.com : dans quelques heures, l’année 2018 va tirer sa révérence. Est-ce qu’on peut connaitre les réalisations de votre service au cours de cette année qui s’achève ?

Colonel Layaly Camara : cette année, il faut reconnaître que nous avons enregistré beaucoup de résultats en matière de gestion durable de l’environnement. Cette année, nous avons pu reboiser 678 hectares sur une prévision de 600 hectares. Ces actions ont été financées par divers partenaires, notamment Transco, le Programme de Productivité Agricole de l’Afrique de l’Ouest, qui a financé 50 hectares. Les ONG et la filière bois ont aussi joué leur partition. A cela s’ajoutent nos efforts internes. Nous avons aussi bénéficié de l’appui de l’INOPS, de l’Union Européenne. Avec son programme d’appui, nous avons bénéficié de moyens de locomotion, nous avons également reçu de l’INOPS des équipements informatiques et bureautiques. Sur le plan institutionnel, elle nous a aussi appuyés pour la formation des gardes forestiers dans la lutte contre les feux de brousse et la lutte contre la délinquance dans le cadre du braconnage. Il y a également nos cadres qui ont bénéficié d’une formation à l’extérieur dans ce même cadre de la lutte contre le braconnage et du respect des applications correctes des conventions. Nous avons aussi, par nos propres moyens, mis en place 114 pépinières.

Guineematin.com : de quoi avez-vous besoin aujourd’hui pour un bon accomplissement de votre mission?

Colonel Layaly Camara : nous avons besoin de logistiques pour renforcer la base avec des équipements informatiques pour améliorer la communication. Nous avons besoin surtout de motos pour les chefs de section au niveau des préfectures pour faciliter leur déplacement et assurer le suivi des activités sur le terrain.

Guineematin.com : que comptez-vous réaliser pour l’année 2019 ?

Colonel Layaly Camara : pour ce qui est des perspectives, avec le projet INOPS, nous avons pu identifier géo-référencer  et cartographier 2110 hectares dégradés qui seront reboisés à partir de 2019. Les processus d’installation des pépinières seront aussi entamé à partir de janvier 2019.Ce même projet a mis à notre disposition deux (2) tonnes de semences de moringa. Avec ça, nous allons commencer à installer les pépinières à partir du mois de janvier. Ensuite, 360 femmes ont été appuyées par le projet pour la production des produits non ligneux, précisément le beurre de karité dans la zone de Kankan avec la FAO qui va nous appuyer aussi pour la restauration des paysages forestiers.

Guineematin.com : quel appel lancez-vous à l’endroit des acteurs environnementaux pour une bonne protection de notre patrimoine forestier?

Colonel Layaly Camara : j’invite les citoyens à s’impliquer dans la gestion et la protection de l’environnement. La protection du patrimoine forestier ne doit pas être seulement une affaire des structures étatiques. L’Etat providence n’existe plus, l’Etat coordonne les actions. C’est pourquoi, nous apprécions hautement le rôle joué par les autorités au plus haut niveau. Quand on prend le Président de la République, qui est leader en matière de promotion des énergies renouvelables, on ne peut que s’en féliciter. Et aussi des barrages hydroélectriques qu’il est entrain de construire avec tous les avantages liés à la préservation de l’écosystème, avec la diminution de la pression sur les ressources forestières notamment. Il faut aussi noter son projet de gaz butane qui va bouleverser positivement et radicalement la consommation de l’énergie dans notre pays.

Interview réalisée par Ibrahima Kalil Diallo

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