SENACIP à Boké : les artisans de l’indépendance à l’honneur

19 décembre 2018 à 19 07 49 124912

Les acteurs de la lutte pour l’indépendance de la Guinée sont à l’honneur, à l’occasion de la troisième édition de la SENACIP à Boké. Une caravane de sensibilisation sur ces héros de la nation a été lancée ce mercredi, 19 décembre 2018 dans cette ville. Elle vise à faire connaître davantage ses personnalités et le noble combat qu’elles ont mené pour la patrie, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Zébéla Togba Pivi, Dinah Salifou, Sékou Touré, M’balia Camara, Mafory Bangoura, sont entre autres les personnalités mises en exergue à l’occasion de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) à Boké. Une caravane de sensibilisation a été entamée dans cette ville, ce mercredi. Elle porte notamment sur le combat que ces personnalités ont mené pour libérer la Guinée du joug colonial et lui redonner son indépendance et sa dignité.

Mayéni Camara

« L’objectif de l’immersion est de descendre dans les milieux de vie, que ça soit au marché, dans les salons de coiffure ou de couture, mais aussi partout où on peut avoir une cible, on va aller pour faire passer le message axé sur la valorisation de nos héros, un message de paix et de cohésion nationale parce qu’on a vu des régions qui sont tout le temps dans des troubles sociaux telles que Boké », a expliqué Mayéni Camara, coordinatrice de la SENACIP à Boké.

Cette campagne dure deux jours et elle touchera plusieurs secteurs d’activités de la ville de Boké. Les sensibilisateurs en profitent pour expliquer aux citoyens quels sont leurs droits et quels sont leurs devoirs dans la société. Amara Oumar Sylla est l’un des volontaires déployés au marché central de la ville. « Un bon citoyen c’est toute personne qui respecte ses devoirs. Il faut t’acquitter de tes devoirs avant de réclamer tes droits.

Un bon citoyen doit protéger l’environnement. Puisque nous sommes au marché, c’est le moment de dire que tout bon citoyen doit payer les taxes et les factures. Ça fait partie des bons comportements du citoyen. Donnons-nous les mains sans considération ethnique ou politique pour la paix et la réconciliation nationale dans notre pays », a dit le sensibilisateur.

Cette campagne de sensibilisation a touché plusieurs quartiers de la ville de Boké ce mercredi. Elle se poursuivra demain jeudi, 20 décembre 2018, dans les autres quartiers et dans les lieux publics de la ville.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Manifestation contre Mouctar Diallo à Labé : son parti accuse le député Cellou Baldé

19 décembre 2018 à 19 07 08 120812

Le parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) a réagi à la manifestation enregistrée ce mercredi, 19 décembre 2018, à Labé, contre le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo. La formation politique dirigée par le jeune ministre accuse le député de Labé, Cellou Baldé, d’être à l’origine de ce mouvement, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Peu après la manifestation survenue devant les locaux de la radio GPP FM où Mouctar Diallo était en émission, le vice-président de son parti, les NFD, Macka Baldé, s’est exprimé sur la question. Selon lui, c’est le député uninominal de Labé, l’honorable Cellou Baldé, qui a payé des jeunes pour faire ce mouvement de protestation. « Ce que le ministre Mouctar Diallo a dit dans l’émission de la radio GPP, ça n’a pas plu à certains éléments de l’UFDG qui cherchent à démobiliser les citoyens par rapport à la visite du président de la République qui est attendu demain jeudi à Labé. Des jeunes sont venus me dire qu’ils ont reçu leur part des 2 millions de francs que Cellou Baldé aurait donné pour protester après l’émission dans laquelle le ministre de la jeunesse est passé. Cette situation est vraiment déplorable », a déclaré le vice-président des NFD, interrogé par un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Egalement interrogé sur la question, le député de Labé a dénoncé des allégations mensongères, annonçant une éventuelle plainte contre le responsable des NFD qui a porté ces accusations contre sa personne. « Ce sont des accusations fortuites et gratuites. C’est irresponsable de la part des responsables des NFD. Je me réserve le droit de porter plainte contre celui qui a porté ces accusations contre ma personne pour qu’il brandisse des preuves comme quoi, j’ai payé des jeunes pour manifester », a réagi l’honorable Cellou Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Tounkara dénonce : « le SLECG est pollué par des menteurs et des menteuses »

19 décembre 2018 à 18 06 51 125112

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) ne désarme pas. La grève générale et illimitée, entamée depuis plus de deux mois, va se poursuivre, ont annoncé les responsables de la structure, ce mercredi, 19 décembre 2018. C’était à l’occasion d’une assemblée générale tenue à son siège à Donka, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre de ce mercredi visait à remobiliser davantage les troupes pour le maintien du mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction des revendications des enseignants. C’est Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général du SLECG, qui a présidé la rencontre, en présence de plusieurs enseignants et enseignantes grévistes.

Tout ce beau monde scandait en chœur « à bas les traitres ! A bas la peur ! A bas l’intimidation ! A bas le mensonge ! A bas la corruption ! »

Dans sa communication, Oumar Tounkara a exhorté les enseignants à poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. « Le moment est grave et sa gravité se justifie par le fait qu’il y a la désinformation, l’intoxication, la manipulation, la régionalisation, la communautarisation, la politisation, et déprofessionnalisation de notre grève. A certain moment, il faut une certaine décision. Nous sommes engagés dans cette grève depuis le 3 octobre 2018 par le refus du gouvernement d’accéder à nos nobles et légitimes revendications d’amélioration de nos conditions de vie et de travail. Si la grève est observée jusqu’aujourd’hui, il faudrait que nous l’observions jusqu’à ce qu’on ait satisfaction ».

Selon lui, le SLECG doit faire attention car, la structure est pleine de menteurs et de menteuse. « On doit faire beaucoup attention. Notre organisation est pleine de menteurs et des menteuses. Encore une fois, nous devons être vigilants, déterminés, engagés pour qu’aucune faille ne puisse être constatée dans nos rangs. Le SLECG est pollué par des menteurs et des menteuses. Le premier travail que nous devons faire, comme nous voulons le succès, il faudrait une dépollution du SLECG. Pour cela, il faudra que chacun de nous, dans ses actions, dans ses faits et gestes, fasse la différence entre le faux, le vrai, et le vraisemblable. Si nous observons le mot d’ordre de grève comme indiqué dans l’avis de grève, seul le général Aboubacar Soumah peut lever le mot d’ordre et lui aussi, après consultation de la base », a-t-il souligné.

Il a laissé entendre à l’auditoire que malgré toutes les difficultés et autres obstacles, il n’est point besoin de suspendre la grève sans obtenir quelque chose. « Malgré les menaces, les intimidations, les arrestations, les six morts, le gel des salaires, l’humiliation de nos femmes, de nos sœurs, de nos épouses, et de nos mères, et tous ce que vous savez comme dérives, il n’est pas bon maintenant là, que nous suspendions la grève sans avoir quelque chose. Donc, pas de recul », a martelé ce professeur de Philosophie, sous l’ovation de l’auditoire.

Ainsi, monsieur Tounkara dira que la clé de ce problème est dans les mains du gouvernement. « La balle est dans le camp du gouvernement. Nous, nous sommes disposés et disponibles pour le dialogue. Mais, quand on te trompe une fois, deux fois, trois fois, jusqu’à quatre fois, si tu te laisses trompé cinq fois, six fois, sept fois, c’est que tu as été à l’école un dimanche ou bien tu es un imbécile. Quand le gouvernement nous propose de suspendre la grève, nous sommes dans l’obligation de douter. Parce qu’il y a un déficit de confiance. La confiance ne se décrète pas, la confiance ne se s’impose pas, la confiance s’acquiert par le comportement et dans le comportement. Donc, on négocie pendant la grève, pour que la solution obtenue soit portée à la connaissance de tout le monde et on lève après un protocole d’accord ».

Pour finir, Oumar Tounkara invite ses collègues à tenir le coup. « Nous enseignants qui sommes là, si nous tenons bien pendant ces quatre jours là, les deux semaines seront mise à contribution par l’Etat pour régler notre problème, parce que les pesanteurs sociales, les conditions, les acteurs endogènes et les acteurs exogènes sont réunis pour que nous ayons gain de cause. Mais, il faut qu’on continue dans la franchise et dans l’honnêteté », conseille-t-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Mairie de Matoto : « Pour ne rien au monde je ne renoncerai à la victoire », Kalémodou Yansané

19 décembre 2018 à 18 06 44 124412

Comme annoncé dans une précédente publication de Guineematin.com, l’UFDG a organisé une assemblée générale extraordinaire consacrée à la situation de la mairie de Matoto. La rencontre qui a eu lieu ce mercredi, 19 décembre 2018, au siège du parti, à Conakry, a connu une forte mobilisation des militants de la principale formation politique d’opposition du pays.

Tout comme Cellou Dalein Diallo, le président du parti, Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG à la mairie de Matoto et dont l’élection est contestée par le RPG Arc-en-ciel, s’est prononcé sur la question. L’opposant a prévenu que pour ne rien au monde, il n’acceptera la reprise de l’élection qu’il a remportée devant tout le monde.

Décryptage !

Je parle en tant que maire élu de Matoto. Je suis à Conakry depuis 1967 et je suis dans la commune de Matoto depuis 23 ans. Les populations de Matoto ont voté pour l’UFDG et son candidat, Kalémodou Yansané. En public, devant toute la presse, le décompte a été fait. Parmi les superviseurs, un militant du RPG a été officiellement installé. Le ministre Bouréma Condé, dans son communiqué, a dit qu’un individu incontrôlé s’est infiltré dans la salle, et hier (mardi, 18 décembre 2018 : ndlr), j’écoutais des communicants du RPG qui disaient que ce monsieur est en train d’être recherché. Je vous informe que ce monsieur était assis à la loge officielle. Il s’appelle Balla Moussa Keïta, inscrit à la 44ème position sur la liste du RPG Arc-en-ciel. Et, ce monsieur s’est permis de déchirer les 22 voix du RPG Arc-en-ciel. Honnêtement, si le RPG avait gagné, quel est l’intérêt, qu’il a pour lui, de déchirer le résultat de leur victoire ?

Tout le monde a vu la corruption qui a été orchestrée. Je ne citerais pas les noms de ceux qui sont à la base de ça ; mais, l’honorable Damaro qui disait aujourd’hui que l’opposition a même acheté des véhicules pour certains conseillers, c’est très dommage. Je le respecte et je ne lui répondrai pas ici. Ce que je vais vous dire, ce que je ne renoncerai jamais à cette victoire. Soyez les messagers auprès du Président de la République pour dire que moi, Kalémodou Yansané, élu à la commune de Matoto, pour ne rien au monde je ne renoncerai à la victoire. Depuis janvier 2018, on n’a rien fait que suivre cette élection, ça ne se passe qu’en Guinée.

Le Président Alpha Condé n’aime pas la Guinée. S’il aimait la Guinée, il n’allait pas accepté que les Guinéens s’affrontent à Kindia, qu’on sectionne les oreilles des gens à Guéasso, qu’on empêche les gens de voter à Kalinko dans Dinguiraye. Le Président Alpha Condé est en train de nous prouver qu’il n’aime pas la Guinée, peut-être qu’il n’est même pas guinéen. Alors, moi je suis de la Basse côte, je suis parmi les trois familles les plus nobles du Moriah. Je n’accepterai pas que les fils et filles du Moriah, de la Basse côte, de la Guinée soient opposés.

Mais, trop c’est trop ! Il y a un adage soussou qui dit : « Quand tu pousses trop un homme jusqu’au mur, il te fera face ». Maintenant, c’est le moment de faire face. On a tout vu et le président Cellou a toujours accepté au nom de la paix. C’est pourquoi il a accepté le vol de 2010, le holdup de 2015 ; moi, je n’accepterai pas le vol de Matoto. L’UFDG ne l’acceptera pas. Alors, à partir d’ici, la résistance commence. On ne provoquera personne ; mais, celui qui touche à notre victoire, il nous trouvera sur sa route.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Injures sur les réseaux sociaux : qui veut soustraire les communicants du RPG et de l’UFDG de la justice ?

19 décembre 2018 à 18 06 24 122412

Le procès des communicants du RPG et de l’UFDG, programmé ce mercredi, 19 décembre 2018, au tribunal correctionnel de Kaloum, ne s’est pas tenu. Un changement de juge et de procureur dans ce dossier est intervenu à la grande surprise de la Cellule Balai Citoyen, partie civile dans cette affaire, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Si vous voyez que le juge Hafia s’est abstenu et que le dossier a parachuté sur la table de la présidente (Mariama Doumbouya, ndlr), c’est qu’il y a des mains noires qui sont intervenues et qui cherchent à protéger les prévenus », accuse maitre Faya Gabriel Kamano, avocat du Balai Citoyen.

Les prévenus dans ce dossier sont : Mohamed Lamine Kaba, Ibrahima Kallo, Mamady Kaba, Mamoudou Traoré, Mamadou Aliou Goubhoye Diallo et Ibrahima Korbonya Baldé. Ils sont tous brillé par leur absence ce mercredi, alors que les débats de fond devaient s’ouvrir dans cette affaire.

Ces jeunes gens sont poursuivis pour menaces, invectives, injures, production, diffusion et mise à la disposition d’autrui des données de nature à troubler l’ordre public ou la sécurité publique ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique.

A la grande surprise du Balai Citoyen, et de son avocat, le juge et le procureur en charge du dossier ont été tout simplement changés. Selon maitre Faya Gabriel Kamano, il y a une situation curieuse dans cette affaire. « Ça relève de la curiosité, parce que ce dossier a été débattu à la première audience et renvoyé à date fixe pour aujourd’hui. Donc, les prévenus étaient censés être là avec leurs conseils, tout comme le Balai Citoyen en tant que partie civile. Mais, la première surprise qu’on a constatée est que, l’audience précédente, le dossier a été confié au juge Boubacar Hafia Bah et c’est le Procureur Abdoulaye Israël Kpoghomou qui était le procureur poursuivant, le procureur audiencier. Mais, curieusement, nous constatons aujourd’hui au rôle, qu’au lieu du juge Hafia, qui a débattu une première fois le dossier, C’est la présidente du tribunal elle-même qui a le dossier. Et que, au lieu du procureur Kpoghomou, c’est le procureur Ousmane Sankhon que nous voyons comme procureur audiencier. Du point de vue parquet, je pouvais comprendre parce que le parquet est indivisible. Mais, en ce qui concerne le juge, c’est vraiment inacceptable et impensable », dit-il.

Devant cet état de fait, maitre Faya Gabriel Kamano dit qu’il y a une main noire derrière ces agissements. « Dès lors que le juge a évoqué le dossier, les débats se sont tenus devant lui, il ne peut s’abstenir de connaitre le dossier ou il ne peut ne plus poursuivre le dossier que lorsqu’il est récusé. Or, dans cette affaire, il n’y a aucune récusation. J’ai rencontré le juge qui nous a dit qu’on lui a demandé de rende le dossier. Il n’a pas précisé c’est qui, mais il faut entendre par là la hiérarchie. Parce qu’il sait que, dès lors qu’il a un dossier, il avait l’obligation de continuer à le juger sous peine d’être coupable d’un déni de justice. Mais, si vous voyez qu’il s’est abstenu et que le dossier a parachuté sur la table de la présidente, c’est qu’il y a des mains noires qui sont intervenues et qui cherchent à protéger les prévenus », soutient l’avocat.

En outre, maitre Kamano a expliqué que « la présidente qui a le dossier nous a invités à nous mettre en rapport avec le parquet pour servir de nouvelles cédules de citation. Pour le moment, on s’abstient de le faire. Parce que, pour nous, le dossier est encore est avec le juge Hafia. Il faut qu’on sache, dans quelles circonstances, le dossier a quitté ses mains ».

Pour rappel, ces communicants du RPG et de l’UFDG sont poursuivis pour des écrits incendiaires sur Facebook au lendemain des élections locales du 04 février 2018. Ces dérives sur les réseaux sociaux avaient choqué les consciences et conduit leurs auteurs en détention pour quelques temps à la maison centrale.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Un ministre d’Alpha Condé fait convoquer des journalistes : « nous assumons ce que nous avons dit »

19 décembre 2018 à 17 05 18 121812

Les animateurs de l’émission « Africa 2015 » de la radio Nostalgie FM ont été entendus ce mercredi, 19 décembre 2018 par la HAC. Les quatre journalistes répondaient ainsi à une plainte du ministre de l’information et de la communication qui s’est senti injurié dans leur émission. Au sortir de leur audition, nos confrères ont reconnu des manquements de leur part et se sont dit prêts à assumer toute décision qui sera prise par le Haute Autorité de la communication, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Thierno Madjou Bah, Habib Marouane Camara, Sidi Diallo et Ibrahima Sory Lincoln Soumah se sont rendu à la Haute Autorité de la Communication, en compagnie du PDG de la radio privée Nostalgie FM, Souhel Hajjar. Ils sont allés répondre à une invitation de la HAC qui fait suite à une plainte du ministre de l’information et de la communication.

Amara Somparé s’est senti offensé dans l’émission « Africa 2015 » du vendredi dernier et qui portait sur la modification annoncée de la loi L002 relative à la liberté de la presse en Guinée. Il a saisi l’instance de régulation des médias guinéens de la question. Au cours de l’audition des journalistes, les commissaires de la HAC, ont fait remarquer des manquements dans l’émission.

Et, au sortir de l’audition, Ibrahima Sory Lincoln Soumah, l’un des journalistes concernés par la plainte, a reconnu ces manquements tout en les assumant. « On nous a fait écouter l’émission et on a dit qu’on assume ce que nous avons dit, même si par endroits, il y a des choses qui n’ont pas marché. Mais voilà, c’est ça aussi. Nos doyens nous ont ramenés à la raison et on attend la décision que la HAC va prendre. Et, nous sommes prêts à nous soumettre à cette décision.

C’est nous qui avons fait l’émission, ce n’est pas l’émission qui s’est inventée. Donc en âme et conscience, quand vous faites quelque chose, il faut l’assumer. Donc quand on a mis l’émission, nous avons reconnu que c’est notre émission et tout ce qu’il en découle nous l’assumons. Et s’il y a une réparation à faire, on va le faire parce que la HAC c’est notre maison », a dit le journaliste.

La décision de la Haute Autorité de la Communication devrait intervenir dans les prochaines heures.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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« On a trop accepté pour la paix… Cette fois, c’est non ; quoi qu’il arrive »

19 décembre 2018 à 16 04 17 121712

« Cette fois-ci pour Matoto, je vous demande, mes chers frères et sœurs, n’acceptons pas. Quoi qu’il arrive, mobilisons-nous et disons non au vol », c’est le principal message lancé par Cellou Dalein Diallo, lors de l’assemble générale extraordinaire de l’UFDG, tenue ce mercredi, 19 décembre 2018.

Au cours de cette rencontre tenue au siège du parti, à Conakry, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a eu des mots très durs à l’endroit du pouvoir en place. Cela fait suite à la décision du ministre de l’administration du territoire, Bouréma Condé, d’invalider l’élection de Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG, à la tête de la maire de Matoto, a appris Guineematin.com à travers deux de ses reporters qui étaient au siège de l’UFDG.

C’est devant un siège rempli de militants et des responsables de son parti que le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a donné sa position tranchée sur la bataille pour le contrôle de la mairie de Matoto. Une commune où le pouvoir tente par tous les moyens de remettre en cause la victoire du candidat de l’UFDG, honorable Kalémodou Yansané.

« On a trop accepté ici au nom de la paix et au nom de l’unité. On a accepté la fraude, le vol, la violation des accords, la violation de la loi fondamentale, du code électoral et du code des collectivités. Pour Matoto, on n’acceptera pas. Mobilisez-vous à partir d’ici et dès maintenant pour dire non par tous les moyens légaux. Cette fois-ci, je vous demande, mes chers frères et sœurs, n’acceptons pas. Quoi qu’il arrive, mobilisons-nous et disons non au vol », a lancé l’opposant sous les applaudissements de ses partisans.

Dans ses explications, le leader de l’UFDG a rappelé que l’élection de son candidat, Kalémodou Yansané, s’est déroulée devant les médias qui n’ont pas manqué d’expliquer à l’opinion dans quelles circonstances l’élection a eu lieu. « Tout a été filmé, les vidéos existent. Toutes les conditions de transparence, les conditions légalement exigées étaient remplies. Ils ont demandé le recomptage des voix et il (Kalémdou Yansané : ndlr) a gagné devant le monde entier.

Toute la presse a fait des commentaires pour montrer la victoire sans appel de Kalémodou Yansané, dans la plus grande régularité. Si nous acceptons ça, nous sacrifions la démocratie de manière définitive. On ne l’acceptera pas. A partir d’aujourd’hui, mettez-vous dans la situation de quelqu’un qui est agressé et qui se défend. Défendons-nous, défendons notre victoire », a demandé Cellou Dalein Diallo.

Le leader de l’opposition souhaite que le Président Alpha Condé et son entourage comprennent qu’il n’acceptera pas de renoncer à sa victoire à Matoto. « A partir de la sortie d’ici, il faut qu’Alpha Condé et les extrémistes qui sont autour de lui comprennent qu’on n’est pas contents, qu’on est frustrés et on n’acceptera pas », a conclu Cellou Dalein Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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HOROYA AC VS AL NASR BENGHAZI : voici comment se procurer des tickets

19 décembre 2018 à 15 03 19 121912

Communiqué : A L’OCCASION DU MATCH RETOUR POUR LES 1/16ÉME DE FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINÉE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT EL NASR BENGAZI DE LA LYBIE LE DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU JEUDI 20 DÉCEMBRE 2018 AU STADE DU 28 SEPTEMBRE.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

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RENDEZ VOUS A PARTIR DU 20 DECEMBRE 2018 AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, ET PROCUREZ VOUS VOS BRACELETS.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !!!

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Politique : le ministre Mouctar Diallo hué à Labé

19 décembre 2018 à 15 03 10 121012

En séjour à Labé, à l’occasion de la visite du président Alpha Condé prévue demain, jeudi 20 décembre 2018, dans la ville, Mouctar Diallo a fait les frais de son divorce avec Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG.

Des partisans du principal parti d’opposition du pays ont manifesté ce mercredi devant la radio privée GPP FM où le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes était invité. Le jeune ministre a eu du mal à sortir des locaux de la station, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Mouctar zéro », c’est l’un des slogans qu’on entendait ce mercredi devant les locaux de la radio privée GPP FM de Labé. Plusieurs partisans de l’UFDG se sont rassemblés sur les lieux alors que le ministre de la jeunesse et de l’emploi était en émission dans cette station. A sa sortie, Mouctar Diallo a été hué par la foule en colère qui protestait contre ses déclarations au sujet de Cellou Dalein Diallo dans l’émission.

Outre les slogans hostiles au jeune ministre, on entendait également des injures et autres mots déplacés venant des rangs des manifestants. Des manifestants parmi lesquels figurait Alpha Mamadou Diallo, élu de l’UFDG à la mairie de Labé. C’est après plus d’une vingtaine de minutes d’attente que Mouctar Diallo a pu se frayer un chemin sous escorte sécuritaire.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Kimbo S.A.U décroche une concession minière à Fria

19 décembre 2018 à 14 02 17 121712

La société Kimbo S.A.U vient d’obtenir une nouvelle concession minière située dans la préfecture de Fria. La société chinoise et le gouvernement guinéen ont signé le lundi dernier, 17 décembre 2018, la convention d’exploitation de la mine de bauxite. La cérémonie qui s’est déroulée à Conakry, a connu la présence de des autorités et des leaders religieux de la ville de Fria, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Souleymane Bangoura

Dans son discours de circonstance, Souleymane Bangoura, ancien sociétaire du club de football, Hafia 77 et porteur du projet, a indiqué qu’il a passé 10 ans de souffrance pour la réussite dudit projet. « J’ai tout vendu, tout perdu à cause de ce projet. Aujourd’hui, Dieu merci il voit le jour. Je souhaite voir la pose de la première pierre au plus tard le 31 février 2019 », a-t-il dit.

Mme Zhia Zibo

Abondant dans le même sens, madame Zhia Zibo, responsable de la société minière Kimbo S.A.U, est revenue sur le soutien des autorités guinéennes pour la réussite du projet. « Merci au gouvernement guinéen pour son soutien à notre projet. On va avoir la concession dans un délai très court. Je suis sûr que ce projet va amener beaucoup de travail pour Fria et il va améliorer les conditions de vie des communautés de cette préfecture », a-t-elle souligné, tout en se félicitant de la présence des autorités de Fria ainsi que les chefs religieux pour soutenir le projet.

Mme Gnalen Condé

Au nom des populations de Fria, madame le préfet, Gnalen Condé, a aussi remercié les autorités guinéennes et les partenaires chinois qui, dit-elle, continuent sans cesse à soutenir les populations de sa préfecture. Elle a ensuite promis qu’en retour, les populations de Fria s’emploieront pour la réussite du projet.

Ismaël Dioubaté

Pour sa part, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a estimé que c’est le parc minier guinéen qui s’agrandit au profit des populations et surtout par la volonté du chef de l’Etat de passer de « l’illusion minière à la réalité minière ». En sa qualité de ministre du Budget, Ismaël Dioubaté a rassuré que les négociations ont été correctement menées. « Ce projet minier, dans sa mise en application, permettra de créer de l’emploi qui va générer des revenus qui soutiendront à leur tour la croissance de l’économie guinéenne », a expliqué le ministre du budget.

Ainsi donc, Ismaël Dioubaté compte sur les chefs religieux de Fria pour soutenir le projet, notamment dans la sensibilisation des populations. « Vous les sages, vous devez vous battre pour maîtriser cette jeunesse qui mérite d’être briefée chaque fois », a suggéré le ministre du budget.

Abdoulaye Magassouba

A son tour, le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, a qualifié le projet d’ « emblématique » de la politique minière menée par le chef de l’Etat depuis 2011. Une politique basée, selon lui, sur l’implication des guinéens dans la gestion de nos mines. « Ce projet est porté depuis de longues années par un de nos compatriotes. Cela est le signe, la preuve que l’implication des guinéens dans le secteur des mines est devenue une réalité ».

Dans les détails, Abdoulaye Magassouba a expliqué que la convention qui vient d’être signée, inclut la réalisation d’infrastructures ferroviaires à multi-usage. A en croire le ministre, en plus du transport des produits miniers, le chemin de fer qui sera construit servira aussi comme moyen de transport des produits agricoles. En plus de ces deux aspects, le ministre a ajouté la transformation locale des produits miniers.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le projet aura un impact environnemental limité, largement contenu dans le périmètre de la mine, le corridor ferroviaire et le port. Le transbordeur en mer aura peu ou pas d’impacts sur l’environnement. Kimbo assurera l’excellence en matière de pratiques environnementales et se conformera à tous les traités et conventions guinéens et internationaux pertinents, ainsi qu’aux politiques et normes de la Société financière internationale (SFI) et de la Banque mondiale.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Carnet Rose : le journaliste Sékou Kaba et Nagnouma Keita annoncent leur mariage

19 décembre 2018 à 12 12 55 125512

Les familles Kaba, Keita, Diané, Magassouba, Condé, DIaby Camara, Sylla, Fadiga, Kourouma, Soumah, parents, amis et alliés ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants.

Monsieur Kaba Sékou, Journaliste et Mademoiselle Nagnouma Keita Coiffeuse.

Au programme

Jeudi 27 Décembre 2018 : Match de Gala entre l’équipe de la Presse de Kindia et les amis du marié à l’école primaire de Condetta1 à 16h.

Vendredi 28 Décembre : Mariage religieux à 9h chez la mariée au quartier Dornéyah au domicile de Monsieur Condé Bakary (ancien directeur général de l’Hôpital Régional de Kindia). Suivi de Dembadon à 16H et de Soumou à 21H au même lieu.

Samedi 29 Décembre 2018 à 15H : Mariage civil à la commune urbaine de Kindia suivi d’une réception en face du Bar Tofan à Khaliakhory.

Parrain du Mariage : Mr Mohamed Lamine Solano, journaliste à la RTG

Marraine du Mariage : Mme Magassouba Mariam, informaticienne à Fria

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Mairie de Matoto : les partisans du RPG-AEC s’opposent à la reprise de l’élection

19 décembre 2018 à 12 12 39 123912

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, dans la matinée de ce mercredi, 19 décembre 2018, un groupe de jeunes au RPG arc-en-ciel à son candidat à Matoto, Mamadouba Tos Camara, ont pris d’assaut les locaux de la mairie. Ils disaient être venus installer leur candidat à la mairie qui, selon eux, a gagné l’élection de samedi dernier. Tout comme l’UFDG, ces jeunes du RPG arc-en-ciel s’opposent aussi à la reprise de l’élection annoncée par le ministre de l’administration du territoire.

Jusqu’où ira la bataille pour le contrôle de la mairie de Matoto ? Cette question reste, pour l’heure, sans réponse. Ce qui est sûr cependant, c’est que l’UFDG et le RPG Arc-en-ciel, les deux camps qui se disputent le contrôle de la plus grande commune du pays, sont bien décidés, chacun de son côté, à remporter ce combat. Alors que le principal parti d’opposition du pays tient une assemblée générale consacrée à cette question ce mercredi, 19 décembre 2018 à son siège, des militants du parti au pouvoir ont envahi la mairie pour, disent-ils, installer leur maire Mamadouba Tos Camara.

Eux aussi, sont opposés à la décision de Bouréma Condé, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, qui a annulé l’élection organisée samedi et annoncé sa reprise prochaine. « Vous n’êtes pas sans savoir que le RPG a largement gagné dans cette commune. Et, vous savez aussi la cacophonie qui a eu lieu dans la salle. (…). Nous avons appris la décision du ministre de l’administration du territoire, demandant la reprise de l’élection.

Ça, c’est la décision de l’Etat, c’est son rôle. Mais nous, en tant que parti politique, RPG arc-en-ciel, accompagnant notre candidat, Mamadouba Tos Camara, nous savons que nous avons gagné et nous sommes venus pour l’installer. Nous réclamons notre victoire et nous allons installer notre candidat », a déclaré Mamadouba Millimono, le porte-parole des jeunes.

Selon les partisans de Tos Camara, il faut tout simplement achever le processus en élisant les différents vices maires. Mais, Mamadouba Millimono et ses amis préviennent qu’il n’y aura pas de reprise pour l’élection du maire. « On peut reprendre, d’accord, parce que le processus n’est pas arrivé à terme. On va procéder donc à l’élection des vices maires. Mais, pas pour le poste de maire, parce que le poste du maire est acquis, il n’y a donc pas de reprise », a-t-il laissé entendre.

Avec cette détermination de part et d’autre, le pouvoir devrait avoir du pain sur la planche. Il faut craindre surtout que cette bataille pour le contrôle de la mairie de Matoto n’entraîne des violences qui pourraient être lourdes de conséquences

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Politique et magie noire : étrange découverte à la mairie de Matoto

19 décembre 2018 à 11 11 42 124212

Le contentieux lié à l’élection du maire de Matoto commence à prendre une autre tournure. Les acteurs font, à présent, recours à la magie noire en vue de conquérir la mairie, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

C’est une découverte surprenante qui a été faite ce mercredi, 19 décembre 2018, dans l’enceinte de la mairie de Matoto. Les journalistes présents, accompagnés des policiers et des cadres de la mairie, ont découvert des colas, des aiguilles, des lames, des os entre autres, enveloppés dans un linceul de plusieurs mètres. Les agents de sécurité ont mis le feu sur les objets en question.

À noter que ce matin, un groupe de jeunes, partisans de Mamadouba Tos Camara, le candidat du RPG Arc-en-ciel, ont pris d’assaut le siège de la mairie de Matoto. Selon eux, ils étaient venus pour installer leur maire. Mais, ils ont été repoussés par les agents de maintien d’ordre, massivement déployés sur les lieux. La mairie a été fermée et les travailleurs sont rentrés chez eux.

La commune de Matoto, la plus grande du pays, est aujourd’hui la seule collectivité de la capitale guinéenne qui ne connait pas encore ses dirigeants. Suite à la contestation par le RPG Arc-en-ciel de la victoire de Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG (qui a récolté 23 voix sur les 45), à l’issue de l’élection de samedi dernier, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, a annoncé la reprise de l’élection. Une décision aussitôt rejetée par le principal parti d’opposition du pays qui prévient qu’il ne permettra pas la reprise de l’élection, remportée par son candidat. L’UFDG a même convoqué ses militants à une assemblée générale extraordinaire consacrée à cette question, ce mercredi, à son siège à Conakry.

De la mairie de Matoto, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Produire ce que nous consommons : la question au centre d’un forum à Faranah

19 décembre 2018 à 11 11 13 121312

Un forum portant sur l’agriculture s’est ouvert hier mardi, 18 décembre 2018 à l’ISAV de Faranah. Il est organisé par l’ONG internationale TERRAFRIK et vise à inciter les jeunes à s’engager davantage dans le secteur agricole, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Cette rencontre constitue la première édition du séminaire dénommé « TERRES ET BIEN-ÊTRE NOIR ». Elle est organisée par l’ONG internationale TERRAFRIK et réunira pendant trois jours (du 18 au 20 décembre 2018) des étudiants de l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah, des experts dans le domaine agricole et d’autres jeunes de la ville intéressés par la question. Ces experts vont expliquer aux participants la nécessité de se tourner vers la terre et les bonnes techniques agricoles, avec pour objectif ultime, d’emmener le maximum de jeunes à s’intéresser à l’agriculture pour permettre de produire ici ce que nous consommons.

Et, selon Alpha Idy Baldé, le vice-coordinateur de TERRAFRIK en Guinée, le choix de Faranah pour abriter cette première édition n’est pas fortuit. « Premièrement, du point de vue agricole, c’est une région à hautes potentialités agricoles. Elle renferme des plaines, des cours d’eau, le fleuve Niger qui est le cours d’eau le plus grand de la sous-région ouest africaine prend sa source ici. Donc il y a les potentialités agricoles qui sont là, les agriculteurs aussi sont là. Et, au-delà de tout ça, il y a l’institut Supérieur Agronomique de Faranah qui est là et qui forme les agriculteurs.

Donc, c’est en raison de tout cela et en raison du fait que l’un des objectifs de TERRAFRIK, surtout de TERRES ET BIEN-ÊTRE NOIR c’est de faire la promotion des petits exploitants agricoles, que nous avons décidé de venir rencontrer ces jeunes étudiants pour leur expliquer les différents métiers qui sont liés à l’agriculture, pour qu’au sortir d’ici, ces jeunes-là ne se retrouvent pas dans les Télé-centre ou ne soient pas tentés de s’engager dans l’aventure risquée de l’immigration clandestine », a-t-il expliqué.

Ce responsable de l’ONG organisatrice de l’événement précise que « ce séminaire vise beaucoup plus la nutrition saine. Ce que nous mangeons dans un pays comme la Guinée, personne ne sait pratiquement d’où ça vient, personne ne sait quand est-ce que ça a été produit. La seule manière de contrôler la chaîne pour l’alimentation et de savoir ce que nous mangeons, c’est de produire nous-mêmes. Ça part de notre champ à la marmite, dans ce cas nous saurons ce que nous mangeons ».

Cette initiative de l’ONG TERRAFRIK a été accueillie avec une grande joie par les autorités de l’institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire(ISAV) de Faranah. Professeur Sara Baïlo Diallo, le directeur général de l’institution d’enseignement supérieur parle d’une activité hautement salutaire. « Nous sommes très contents du fait que ce forum est organisé au niveau de notre Campus universitaire. C’est une fierté pour nous parce que l’ONG qui a organisé ce forum s’occupe du développement du monde rural, et l’institut de Faranah aussi s’occupe du développement du monde rural.

Donc nos préoccupations se rencontrent, il y a une forte coïncidence, nous sommes très contents du fait que cela soit organisé ici et l’objectif de ce forum soit tout d’abord d’expliquer aux étudiants, aux enseignants, à la population de Faranah et aux groupements qu’est-ce qu’il faut pour que tout le monde retourne à la terre. Car c’est le seul véritable moyen pour nous d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de créer de la richesse à travers l’exportation de nos produits agricoles », a dit le premier responsable de l’ISAV de Faranah.

Chez les étudiants également, l’engouement est de taille. En témoigne la forte mobilisation enregistrée lors de la première journée des travaux.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 655 69 10 35

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Coyah : un conseil installé contre la délinquance et l’insécurité

19 décembre 2018 à 11 11 04 120412

L’ONG COGINTA a procédé, hier mardi, 18 décembre 2018, à l’installation du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de Coyah. Ce conseil permettra de renforcer la sécurité dans cette commune urbaine, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La cérémonie d’installation de ce conseil a réuni les responsables de l’ONG COGINTA, les membres du CLSPD et les autorités communales de Coyah. A cette occasion, le conseiller spécial du ministre de la sécurité, Elhadj Fodé Touré, est revenu sur l’importance de l’installation du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance dans cette zone, située à 50 kilomètres de Conakry.

Elhadj Fodé Touré

« L’installation d’un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance dans une commune aussi sensible que Coyah prouve une fois de plus que la police de proximité, nouvelle doctrine d’emploi de la police nationale guinéenne se matérialise davantage conformément aux actions de réformes des forces de défense et de sécurité initiées et soutenues par le chef suprême des armées, le Pr Alpha Condé. »

Elhadj Fodé Touré a aussi rappelé les six principes contenus dans le concept « Police de proximité », à savoir : la proximité, le partenariat, la prévention, la résolution des problèmes, la redevabilité et le respect des droits de l’Homme. Selon lui, la mission principale de ce conseil est d’appuyer le conseil communal dans l’analyse des problèmes locaux de sécurité, de tranquillité, de salubrité publique, du respect des mœurs, etc.

Il espère ainsi que les résultats obtenus permettront de parvenir à un consensus sur une approche locale de la prévention de la délinquance et de la lutte contre l’insécurité.

A travers une projection en diapositive, madame Diallo Asmaou Barry est revenue en détail sur les six (6) points contenus dans le document servant de guide pour les membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance et surtout l’importance de la participation de chaque citoyen dans la lutte contre l’insécurité et la délinquance dans notre société.

De son côté, le maire de la commune urbaine de Coyah, Abou Soumah, a exprimé la satisfaction des habitants de la ville et leur reconnaissance à l’endroit de l’ONG COGINTA. « Aujourd’hui, c’est une satisfaction pour nous tous. Cette formation pour aider nos populations à mieux se comporter nous galvanise une fois de plus d’être à côté de nos populations pour les amener là où l’Etat veut que le citoyen soit », a dit le maire de Coyah qui s’engage, au nom du conseil communal, à être sur cette voie.

De retour de Coyah, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pose de la 1ère pierre d’un nouveau village Orange à Kataly-(Coyah)

19 décembre 2018 à 9 09 48 124812

C’est la localité de Kataly, dans la commune de Wonkifong à Coyah que sera construit le 5e Village Orange  financé par la Fondation Orange avec  l’appui technique de l’ONG Aide et Action. Un Village Orange composé d’une école équipée, des latrines, une aire de jeux pour les enfants, un centre de santé et d’un forage.

La cérémonie de pose de la première pierre a mobilisé tout le village, les autorités locales et les habitants de la localité sur le site qui abritera la nouvelle école de Kataly,

Le  Secrétaire Général des collectivités de Coyah, représentant le Préfet prendra la parole pour souhaiter la bienvenue à la délégation. Il saisira l’occasion pour saluer ce tout nouveau projet de construction d’une école et d’un poste de santé, financé par la Fondation Orange tout en remerciant aussi la forte implication d’Aide et Action dans la vie des communautés A sa suite, le Sous-préfet de Wonkifong, M. Bangoura remerciera les donateurs avant de s’engager au nom des populations, : « d’apporter notre participation pour la mise en œuvre de ce projet, et de veiller à l’entretien des infrastructures une fois fonctionnelle… »

Il faut noter que Kataly est un village de 792 habitants dont 454 femmes, situé à 22 km de la préfecture de Coyah. L’école la plus proche est à 7 km, tandis que le centre de santé lui est à 13 km, entrainant de réelles difficultés d’accès à l’éducation et aux soins de santé primaire par les populations.

C’est d’ailleurs ce que rappellera le Directeur sous-préfectoral de l’éducation en disant : « …il est temps de remercier nos valeureux partenaires pour avoir accepté de doter ce village d’une école et d’un dispensaire. Ces projets sont des porte-bonheur pour la population qui n’a que trop souffert depuis des décennies. Aujourd’hui, c’est une immense joie pour elle, et surtout pour toutes les autorités de Coyah. Nous avions besoin de ces infrastructures pour nous épanouir, nous émanciper et réduire le taux d’analphabétisme et de la mortalité… »

Cette nouvelle réalisation de la Fondation Orange dans la localité de Kataly à Coyah vient compléter à 5 le nombre de Village Orange construits par la Fondation. A cela, il faut rappeler Coyah avoir été la 1ere ville à se voir doter d’une Maison Digitale visant l’autonomisation des femmes. Enfin, sur le territoire,  plus de 40 écoles ont été dotées de  kits d’éducation numérique, touchant ainsi plus de 25.000 élèves du cycle primaire en Guinée.

Ces actions ont permis à des milliers d’habitants vivants dans des zones enclavées, de bénéficier d’un programme d’éducation numérique moderne et d’un accès aux soins de santé primaire.

De nombreuses autres actions sont prévues dans les prochaines semaines pour mieux accompagner les populations bénéficaires sur des sujets qui leur sont chers : l’éducation, la santé mais aussi la culture.

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Assassinat de Mme Boiro : voici les raisons du renvoi de l’affaire

19 décembre 2018 à 9 09 30 123012

Le dossier Mohamed Diallo, alias Junior, et ses coaccusés, poursuivis pour l’assassinat de madame Aïssatou Boiro et Paul Temple Cole, a été une nouvelle fois renvoyée par le tribunal de Dixinn hier, mardi 18 décembre 2018. Alors qu’on devait passer aux plaidoiries et réquisitions, l’affaire a été renvoyée au 31 décembre, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

A l’appel du dossier par le juge Ibrahima Kalil Diakité, c’est maître Lancinet Sylla, avocat de la partie civile, qui s’apprêtait à prendre la parole pour ses Plaidoiries. Mais, un avocat membre du collectif qui défend les accusés a demandé un renvoi, expliquant qu’un de ses confrères était absent.

Alors, maître Lancinet Sylla de la partie civile a donné son accord sur la question, « d’autant plus qu’on est en matière criminelle et que le droit de la défense doit être garantie », a ajouté l’avocat.

Même son de cloche chez le procureur, Daouda Diomandé. « Le droit de la défense est sacré. Toutefois, je me demande pourquoi les avocats ne sont pas là alors qu’ils sont bien informés qu’il y a plaidoiries et réquisitions dans cette affaire. La décision revient au tribunal, même si je regrette cette absence ».

Finalement, après moult discussions, le juge a renvoyé le dossier au 31 décembre pour réquisitions et plaidoiries.

Pour rappel, Junior et plusieurs autres (Mohamed Sankhon, Elhadj Oumar Barry, Oumar Lamarana Diallo, Ibrahima Sory Bah, Lieutenant Colonel Ibrahima Sidibé, Capitaine Ibrahima Sidibé et autres…) sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’arme de guerre et de munitions, détention et consommation de chanvre indien, coups et blessures volontaires, recel et complicité.

Le tribunal aura à trancher sur le double assassinat de madame Aissatou Boiro (ancienne Directrice nationale du Trésor) et de Paul Temple Cole (alors Directeur Technique de la société informatique ETI), le 09 novembre 2012. A l’époque, la madame Boiro avait dévoilé la « disparition » de plus de 13 milliards de francs guinéens entre la Banque Centrale et le trésor public. Elle tenait à mettre main sur les coupables. Mais, c’est elle qui a été finalement tuée de façon en pleine circulation aux environs de 19 heures à la hauteur de Kipé. 

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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TPI de Dixinn : des malfaiteurs condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité

19 décembre 2018 à 8 08 32 123212

Six présumés auteurs d’attaques à main armée ont été reconnus coupables des faits pour lesquels ils sont poursuivis hier, mardi 18 décembre 2018, par le tribunal criminel de Dixinn. Des peines de prison de 4 ans à la réclusion criminelle à perpétuité ont été prononcées contre le groupe, dont deux sont en fuite, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Les six compagnons d’infortune sont Ibrahima Ly, alias Mouzby ; Kadiatou Bah, dite Gallé ; Momo Camara, alias Kabagny ; et Mamadou Djouma Diallo ; Ibrahima Seny Bangoura et Mamadou Saliou Diallo. Ils sont tous poursuivis pour assassinat, de vol à main armée, de détention, de vente, de consommation de chanvre indien et d’association de malfaiteurs. Détenus depuis le 06 avril 2012, ils ont été reconnus coupables par le tribunal.

Ainsi, Kadiatou Bah, dite Gallé et Momo Camara, alias Kabagny, ont été condamnés à quatre ans de prison. Une peine déjà purgée d’autant plus qu’ils ont passé 4 ans 8 mois derrière les barreaux.

Ibrahima Ly, alias Mouzby, et Mamadou Djouma Diallo écopent d’une peine de 15 ans de réclusion criminelle.

Pour ce qui est de Mamadou Saliou Diallo et Ibrahima Seny Bangoura, absents tout au long du procès, le juge Ibrahima Kalil Diakité a eu la main lourde. Ils sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Un mandat d’arrêt est également décerné contre eux à l’audience.

Les faits pour lesquels les six accusés sont poursuivis se sont produits en 2012 aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays (Mamou, Pita, Dalaba et Labé).

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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