Assassinat à Bambéto : « le capitaine Kaly avait une PMAK non conventionnelle… »

18 décembre 2018 à 21 09 23 122312
image d’archive

Le procès du Capitaine Kaly Diallo, accusé d’être le policier assassin de feu Thierno Hamidou Diallo lors d’une manifestation de l’opposition républicaine, se poursuit au tribunal criminel de Dixinn. L’audience de ce mardi, 18 décembre 2018, a essentiellement été consacrée à l’audition des parties civiles et des témoins, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans un premier temps, ce sont les parents de Thierno Hamidou qui ont été entendus. Fatoumata Binta Diallo, qui est la représentante de la famille du défunt, a expliqué les circonstances du décès de Thierno, le 16 août 2016 à Bambéto, dans la commune de Ratoma.

« On était ensemble dans la maison. Je prenais mes ablutions dans la toilette pour la prière de 17 heures. J’ai entendu des coups de feu. Je suis sortie pour dire à Thierno de rentrer. Arrivée au niveau du balcon, j’ai vu Thierno tomber. J’ai vu le trou de la balle sur son cou, j’ai mis un foulard pour arrêter l’hémorragie. Je l’ai appelé, il n’a pas répondu. J’ai appelé au secours. Les voisins sont venus nous aider à le faire descendre de l’étage », a-t-elle narré.

Seulement, la dame a expliqué qu’elle ne peut pas connaitre la position du tireur. « Ce que je sais, Hamidou a été touché par une balle et il a rendu l’âme par l’effet de la balle à la clinique Mère et enfant », a-t-il dit, encore émue de revenir sur les circonstances de cet assassinat cruel.

Par la suite, ce fut autour des témoins de défiler à la barre. Il s’agit de trois officiers de police : les commandants Ibrahima Sory Dioubaté, Soriba Soumah et le capitaine Mohamed Lamine Sylla.

Selon le Commandant d’Unité, Ibrahima Sory Diabaté, le capitaine Kaly Diallo a été interpellé pour non respect des consignes. « Ce jour, aux environs de 17 heures, la hiérarchie m’a fait appel. Ils m’ont dit d’aller disperser les loubards qui sont à Bambéto. Il fallait donc réaménager le plan opérationnel. J’ai dit à Kaly qui était déployé à Taouyah d’aller gérer au niveau de la Galerie Mari-Fala. Moi, je suis resté au rond point de Bambéto. Mouctar Diallo (leader des NFD et actuel ministre de la Jeunesse, ndlr) est venu nous trouver là. Quelques temps après, un organisateur de la marche est venu informer Mouctar Diallo qu’il y a eu mort d’homme. Entre-temps, la hiérarchie m’a appelé en me disant qu’il y a eu des coups de feu et mort d’homme au niveau de Magasin. Je suis allé vers le Capitaine Kaly. Je lui ai posé la question de savoir s’il est armé. Il m’a dit qu’il est armé. Je lui ai demandé de me donner son arme. Il a pris l’arme dans son véhicule et il me l’a remise. J’ai examiné l’arme. Mais, selon mes constats, j’ai trouvé que l’arme n’a pas été utilisée. Je lui ai dit qu’il n’a pas respecté les consignes données dans le maintien d’ordre en portant une arme PMAK non conventionnelle. C’est ainsi que la hiérarchie nous a appelés à la base et il a été interpellé pour non respect des consignes », a-t-il expliqué.

L’officier a souligné par ailleurs que l’arme et les munitions que le Capitaine Kaly Diallo portait ne sont pas répertoriées dans leurs magasins d’armes. Donc, « seul Kaly Diallo peut justifier l’origine de son arme et de ses munitions ».

Au cours des débats, l’avocat de la partie civile, maître Alsény Aissata Diallo, a rappelé au commandant que lors des audiences précédentes, le Capitaine Kaly avait soutenu mordicus que tous les officiers étaient armés ce jour-là. En guise de réponse, le condamnant Ibrahima Sory Diabaté dira que « si tous les officiers étaient armés, tout le monde allait être interpellé. Il n’a qu’à prouver que tous les officiers étaient armés ce jour ».

Pour sa part, le commandant Soriba Soumah, accusé par le Capitaine Kaly d’avoir demandé aux officiers de porter des armes ce jour, est revenu sur ce qu’il en sait. « Moi, j’étais positionné au marché de Koloma. C’est lorsqu’on a été à la base, à 19 heures, que j’ai appris qu’il y a eu mort d’homme au niveau du Magasin. Je ne savais pas que Kaly avait une arme. Il a l’habitude de sortir pour le maintien d’ordre ; mais, on n’a jamais pu constater une arme avec lui », a dit l’officier, tout en niant avoir donné ordre aux officiers de porter une arme.

Le troisième témoin, le Capitaine Mohamed Lamine Sylla, dit ne rien savoir de cette affaire, jurant qu’il n’était pas sur les lieux. « Ce jour, j’étais posté au niveau de Château (à mi-chemin entre Bambéto et Aéroport, sur la Transversale numéro 1, ndlr). Je ne connais rien dans cette affaire. C’est à la base que j’ai appris qu’il y a eu un cas de mort ce jour », a laconiquement le policier.

Finalement, le tribunal a décidé, après ces témoignages, de renvoyer cette affaire à une date ultérieure pour plaidoiries et réquisitions.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 664 413 227/654 416 922

Read More

Sécurité et civisme à l’école : le concept « Policier référent » lancé à Coyah

18 décembre 2018 à 21 09 20 122012

Dans le cadre de la lutte contre les incivilités et les violences en milieu scolaire, l’ONG COGINTA a lancé ce mardi, 18 décembre 2018, le concept « Policier référent » à Coyah. La cérémonie s’est déroulée au lycée Fily, dans la commune urbaine. Outre les élèves et les enseignants de l’école, l’événement a connu la présence des autorités de l’éducation, des élus locaux et de cadres du ministère de la sécurité, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Jeannette Haba

Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’aspect « Gouvernance locale de la sécurité », cinquième composante d’un vaste projet financé par l’Union européenne. Une composante qui est mise en œuvre par l’ONG suisse COGINTA. « Dans cette gouvernance, nous avons deux points essentiels : la police à l’école que nous sommes en train de lancer et la sécurité du quartier qui va se dérouler en deux phases : le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) ; et les forums locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dont l’initiative est venue du manque de confiance entre la population, notamment les jeunes et les policiers », a expliqué madame Jeannette Haba, chargée de projet à COGINTA.

Mohamed Cissé

Selon le coordinateur national de la police de proximité, Mohamed Cissé, le concept « Policier référent » parle d’un policier appelé à faire de la sensibilisation au niveau des écoles pour lutter contre les incivilités, les violences en milieu scolaire et qui donne des points de vue sur la citoyenneté. Et, le projet a été étendu à Coyah en raison de la proximité de cette ville avec la capitale, a indiqué l’officier de police.

« Il y a beaucoup de personnes qui travaillent aujourd’hui à Coyah où à Conakry qui sont logés dans cette zone. Donc, Coyah représente une commune périphérique de Conakry. Et, dans l’extension de la police de proximité, dans la gouvernance locale de sécurité, il était temps que le projet soit étendu en commençant par Coyah et Dubréka », a-t-il dit, tout en rassurant que toutes les écoles qui ont bénéficié de cette initiative ont pu constater une évolution positive dans le comportement de leurs élèves.

Et, cette initiative a été accueillie avec une grande joie par les bénéficiaires. Le proviseur du lycée Fily, Bouna Kouyaté, a remercié l’ONG pour le choix porté sur son école pour le lancement des travaux dudit projet. Il en a profité pour demander aux élèves et aux enseignants de l’école, de bien collaborer avec la police qui a pour mission d’éduquer et de sensibiliser à la citoyenneté. « Cette collaboration va non seulement nous rapprocher des forces de sécurité ; mais également nous aider à bien cerner le concept de droit et de devoir », a dit le proviseur.

Mme Diop Fatoumata Kémoko Traoré

De son côté, la directrice préfectorale de l’éducation de Coyah, madame Diop Fatoumata Kémoko Traoré, a demandé aux élèves et aux policiers de collaborer ensemble afin qu’ils puissent comprendre le rôle de la police dans la société et surtout savoir quel comportement adopter face à un policier. « Vous pouvez ne pas être toujours en tenue ; mais vous rencontrez un policier. Vous devenez ici les porte-parole de toute la jeunesse et de toute la communauté de Coyah pour expliquer ce que c’est qu’un policier référent ».

Il faut noter que pour assurer la formation au niveau de la préfecture de Coyah, huit (8) agents de police ont été recrutés sur la base d’un certain nombre de critères et ils ont été formés pendant trois semaines à l’école nationale de la police de Kagbélen, dans la commune de Dubréka.

De retour de Coyah, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Read More

Reprise de l’élection du maire de Matoto ? « Ils trouveront devant eux… », prévient Fodé Oussou

18 décembre 2018 à 20 08 55 125512

L’élection du maire de Matoto, la plus grande commune de la Guinée, continue de polariser les attentions dans le pays. Après la contestation de la victoire du candidat de l’UFDG, Kalémodou Yansané, par le RPG Arc-en-ciel et la décision du ministre de l’administration du territoire d’annuler l’élection, le principal parti d’opposition du pays affute ses armes pour empêcher la reprise de l’élection. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, indique qu’il n’est pas question de reprendre l’élection remportée par le candidat de son parti et met en garde ceux qui veulent s’engager sur cette voie. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mardi, 18 décembre 2018.

Pour l’opposant, l’élection qui a eu lieu le samedi dernier à Matoto a montré, encore une fois, le vrai visage du régime Alpha Condé. « On ne peut pas trouver de visage meilleur que ça. C’est une honte pour la République. Je prends le cas de monsieur Kolya Soumah, élu sur la liste du RPG Arc-en-ciel. Il est venu pour rentrer dans la salle le jour de l’élection, on l’a bloqué pour dire qu’il ne rentre pas. On l’empêche d’accéder à la salle pour voter et on fait une procuration en son nom. Alors que la procuration doit être justifiée. C’est quand l’intéressé est malade et qu’un médecin certifie qu’il est effectivement malade, qu’il fait une procuration et désigne quelqu’un qui va voter à sa place.

Mais quand l’intéressé est présent, on l’empêche de rentrer et on fait une procuration à son nom et à sa place sans même qu’il ne signe cette procuration, ça ce n’est pas normal. Ce fut le même cas pour Dr Keïta, l’ancien président de la délégation spéciale de Matoto. On l’a refusé aussi l’accès à la salle où le vote devait avoir lieu tout simplement parce qu’il avait souhaité être le candidat du RPG Arc-en-ciel à la mairie. On a fait aussi une procuration à sa place parce qu’on considère que s’il était dans la salle, il n’allait pas voter pour le candidat du parti. C’est une honte », a dit Fodé Oussou Fofana.

Le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale s’interroge sur les raisons qui ont poussé des membres du RPG Arc-en-ciel à déchirer les bulletins de leur candidat, alors qu’ils soutiennent que c’est ce dernier qui a remporté l’élection : « Comme ils estiment que c’est leur candidat qui a gagné, pourquoi alors ils ont déchiré les bulletins. Si Toss Camara avait réellement gagné, pourquoi Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire, qui ne peut pas normalement annuler une élection, a décidé d’annuler l’élection ? ».

Pour Fodé Oussou Fofana, tous ces agissements prouvent à suffisance que le RPG Arc-en-ciel a perdu l’élection et que le parti au pouvoir veut passer par un coup de force pour s’adjuger la mairie. Il dénonce une manœuvre des « pyromanes du pouvoir » et met en garde contre toute tentative de reprendre l’élection du maire de Matoto. « Le président est pris en otage par les pyromanes qui sont les militants de la 25ème heure. Ce sont eux qui sont en train de menacer aujourd’hui en disant que vaille que vaille, ils vont aller installer Toss Camara, quelqu’un qui a perdu l’élection, à la mairie de Matoto.

Mais, je vais dire à ces pyromanes qu’ils trouveront devant eux des gens plus décidés qu’eux. S’ils pensent pouvoir annuler une élection par un ministre qui n’en a pas la qualité, s’ils pensent pouvoir installer quelqu’un qui n’est pas élu à la tête de la mairie de Matoto, ils trouveront des démocrates, des gens décidés, ils trouveront la population de Matoto devant eux pour leur dire qu’on ne peut pas accepter ce que nous appelons l’inacceptable.

Que la communauté internationale soit informée, que les vrais militants du RPG Arc-en-ciel soient informés, parce que ce n’est plus eux qui contrôlent aujourd’hui l’appareil du RPG Arc-en-ciel, pour ne rien au monde nous n’accepterons une quelconque reprise de l’élection du maire de Matoto. Ils n’ont qu’à aller procéder à l’élection des vices maires, mais le maire est déjà élu. Et, il s’appelle Kalémodou Yansané. L’élection s’est passée aux yeux de tout le monde dans la plus grande transparence, il n’est pas qu’elle soit reprise », a-t-il laissé entendre.

L’UFDG a appelé ses partisans à une assemblée générale extraordinaire demain mercredi, 19 décembre à son siège à Conakry. La rencontre sera consacrée uniquement à cette question de l’élection du maire de la commune de Matoto.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Read More

RUSAL et le Ministère russe de la santé ont terminé en Guinée la vaccination contre Ebola avec l’utilisation du vaccin fabriqué en Russie

18 décembre 2018 à 19 07 38 123812

RUSAL et le Ministère russe de la santé ont terminé en Guinée la vaccination contre Ebola avec l’utilisation du vaccin fabriqué en Russie

Moscou, 13 Décembre 2018 – Société Unie RUSAL (code commercial 486 sur la bourse de Hong Kong, RUAL sur la bourse de Moscou), l’un des plus grands producteurs d’aluminium au monde et le Ministère russe de la santé annoncent la fin de la vaccination contre la maladie à virus Ebola en République de Guinée.

Deux mille volontaires guinéens ont reçu le vaccin «GamEvak Combi» dans le cadre de la recherche post-homologation du vaccin russe qui se déroule en Guinée, au Centre de recherche en épidémiologie-microbiologie et des soins médicaux (CREMS). Le centre a été construit par la compagnie RUSAL sur l’initiative d’Oleg Deripaska au pire moment de l’épidémie Ebola en 2015. Le vaccin «GamEvak Combi» qui est actuellement à sa dernière étape d’expérimentation a été élaboré à l’académie Gamaléa relevant du Ministère russe de la santé.

Le programme de l’essai vaccinal prévoit un suivi pendant un an des volontaires vaccinés pour contrôler l’évolution de leur immunité. A la fin de cette étape, le vaccin aura un certificat international pour son utilisation par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres organisations afin de prévenir la propagation de la maladie.

Le vaccin a été élaboré sur ordre du Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine suite à la demande qui lui a été adressée en 2014 par le Président de la République de Guinée, Alpha Condé. En 2016 le vaccin a été présenté en marge de l’Assemblée Mondiale de la Santé en présence de de l’ex-directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé, Margaret Chan. En Russie le vaccin a été enregistré fin 2015.

Après l’implication active de la compagnie RUSAL à travers des actions orientées vers la lutte contre l’épidémie (en plus de l’élaboration du vaccin, la compagnie dans le cadre du partenariat public-privé avec le soutien de Oleg Deripaska a ouvert en Guinée un centre de recherche scientifique et construire également une chambre d’isolation et un hôpital), le ministre des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie, Serguei Lavrov a remercié l’actionnaire de RUSAL, Oleg Deripaska pour sa contribution dans l’effort international de lutte contre Ebola. Oleg Deripaska a auparavant souligné que RUSAL a établi de bonnes relations avec la République de Guinée et la compagnie a fait tous ses efforts pour aider les populations du pays confrontées à ce virus. « Pendant la flambée de la maladie à virus Ebola, nous avons réunis toutes les forces pour apporter toutes formes d’aides nécessaires », – a dit Oleg Deripaska.

Actuellement le vaccin est utilisé par les médecins russes et d’autres spécialistes dans les régions ou le risque de la maladie à virus Ebola est élevé a fait remarquer le Ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova. «Pendant la période de l’épidémie de la maladie à virus Ebola le centre a affiché les meilleurs chiffres en matière guérison en Guinée: 62,5% des patients du CREMS avec un diagnostic confirmé d’Ébola ont été traités avec succès», – a dit Veronika Skvortsova.

L’avantage du vaccin « GamEvak Combi »

Le vaccin «GamEvak Combi» a été créé via une méthode biotechnologique sans utiliser le virus pathogène de la fièvre Ébola. La base du vaccin est constituée d’un matériel génétique contenant un adénovirus et le virus de la stomatite vésiculaire sans danger pour l’homme et dans lequel un gène contenant des informations sur la structure de la glycoprotéine du virus Ébola a été introduit. Les tests précliniques et cliniques sur le vaccin ont confirmé qu’il était sans danger et plus efficace pour stimuler l’immunité que ceux fabriqués ailleurs. En outre, l’un des principaux avantages du vaccin russe est sa facilité de conservation. On peut transporter le médicament «GamEvak Combi» en le maintenant à une température de -16 degrés Celsius, alors que ceux fabriqués ailleurs exigent le maintien de la température à moins de -60 C, ce qui est difficile à mettre en œuvre dans les conditions climatiques africaines.

Le CREMS ou se déroule l’observation des volontaires vaccinés n’a pas d’équivalent en Afrique de l’Ouest en matière d’utilisation de hautes technologies et de systèmes de sécurité biologique. Le centre a été créé en tenant compte de toutes les recommandations d’organisations humanitaires internationales et est doté d’équipements médicaux et de laboratoires modernes. Les investissements de RUSAL dans la construction du CREMS s’élèvent à plus de 10 millions de dollars. Actuellement, le CREMS est le principal centre d’étude et de prévention des maladies infectieuses en Guinée, ainsi que le centre de formation des spécialistes épidémiologistes.

RUSAL opère en République de Guinée depuis 2001. Elle est l’un des plus grands investisseurs étrangers dans ce pays. En Guinée, RUSAL possède la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), ainsi que l’usine de bauxite et d’alumine Friguia. De plus, RUSAL continue l’exploitation du plus grand gisement mondial de bauxite de Dian-Dian dans la région de Boké.

Fin

Read More

Journée internationale des migrants : la migration irrégulière au centre des préoccupations

18 décembre 2018 à 19 07 16 121612

La Guinée a célébré la Journée Internationale du Migrant (JIM) ce mardi, 18 décembre 2018 à Conakry. L’occasion a été mise à profit pour intensifier les activités d’information sur les migrants de retour en Guinée, leurs expériences durant le parcours migratoire, leur réintégration socio-économique, ainsi que leurs aspirations et implications pour le développement de notre pays, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette journée a été proclamée depuis l’an 2000 par l’Organisation des Nations Unies. Une célébration qui intervient quelques jours après l’adoption du Pacte mondial sur les migrations par plus de 150 pays, dont la Guinée.

Cette année le ton a été donné par l’Organisation Guinéenne pour la Lutte contre la Migration Irrégulière (OGLMI). A travers une conférence de presse organisée ce mardi à son nouveau siège au quartier Belle Vue, l’OGLMI a annoncé qu’elle compte mener « des actions nécessaires au renforcement du plaidoyer pour une migration plus humaine, dans un esprit de solidarité ».

Mme Fatou N’diaye

Dans son discours, Mme Fatou N’diaye, cheffe de mission OIM/Guinée, est revenue sur le choix du thème de cette année, intitulé «Migration avec dignité». Selon elle, « ce thème n’a pas été choisi au hasard. Il faut accepter de tout perdre, sauf de perdre sa dignité, parce que, quand on perd sa dignité, on n’a plus rien. Le fait de se faire chicoter, le fait d’avoir faim et de demander à manger, alors qu’on a à manger chez soi, le fait d’arriver très bas, de ravaler son orgueil, est une perte de dignité. Donc, il y’a lieu de vous mettre en confiance, de monter au monde que les mouvements des populations ont toujours existé et existeront toujours. Mais, il faut les faire dans la légalité parce que dès qu’on opte pour l’illégalité, on perd sa dignité ».

Elhadj Mohamed Diallo

Pour sa part, Elhadj Mohamed Diallo, président de l’ l’Organisation Guinéenne pour la Lutte contre la Migration Irrégulière a rappelé le calvaire qu’il a enduré sur le chemin de l’Europe. « Ils nous traitent de clandestins, juste parce que nous sommes des étrangers sur leurs terres. Sur la route de l’eldorado, nous avons connu des tortures, nous avons connu des exploitations sans pareil. Il est difficile d’oublier tout ce qu’on a vécu, et surtout difficile de penser à nos frères et sœurs qui y sont encore et ceux qui sont entrain de s’embarquer tous les jours dans cet enfer du désert et de la mer. Aujourd’hui, notre souci majeur est d’informer, sensibiliser les jeunes des risques liés à cette voie irrégulière et surtout nous former pour orienter les jeunes sur les alternatives existantes afin de contribuer au développement de notre pays la Guinée », a-t-il expliqué.

Selon nos informations, en 2018, près de 3400 migrants et réfugiés ont perdu la vie. Et, de 2015 à 2018, plus de 15.000 migrants ont été retournés volontairement par l’OIM. A leur arrivée dans leur pays d’origine, ces migrants guinéens ont reçu des formations et ont été assistés pour la concrétisation des projets de leurs choix.

Au regard de ce triste constat, Elhadj Mohamed Diallo invite les jeunes guinéens à rester chez eux et d’y investir afin de vivre dignement. « Nous, migrants retournés, avons décidé de nous constituer en association pour contribuer à la lutte contre la migration irrégulière. Chacun de nous a un projet financé par l’OIM ou encours de financement. C’est une manière pour nous surtout d’invoquer l’espoir que les jeunes peuvent réussir ici… ».

Idrissa Somparé

De son côté, Idrissa Somparé, chargé de programmes à l’OIM/Guinée, a insisté sur le fait que « la migration n’est pas un phénomène négatif, la migration est un phénomène naturel qui, au contraire, devrait être bénéfique aux peuples et aux individus. Et, en faisant des choses comme celles que nous sommes entrain de faire, nous essayons d’aller dans cette direction là. Ces jeunes qui ont tenté une aventure migratoire, qui malheureusement n’a pas marché, ont pris conscience de cet état de fait. Je voudrai vous féliciter sincèrement. Je sais que ça n’a pas été facile. Voir des jeunes comme ça, prendre leur destin en main et décider de s’impliquer dans la sensibilisation et dans l’amélioration des conditions de vie de leur concitoyens en Guinée est à saluer ».

L’occasion a été mise à profit pour inaugurer le siège de l’Organisation Guinéenne pour la Lutte contre la Migration Irrégulière qui a reçu l’agrément régional, le 28 août 2018.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Read More

SENACIP 2018 : Les symboles de la République revisités dans les institutions d’enseignement

18 décembre 2018 à 18 06 38 123812

La première journée de la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) est consacrée ce mardi à une série de conférences-débat dans les institutions d’enseignement du pays.

A l’Ecole Normale des Instituteurs de Conakry, sise à Téminètaye dans la Commune de Kaloum, c’est le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, qui a personnellement présidé cette séance.

Ce mardi, dès 10 heures, élèves maîtres et maîtresses « en route pour le chemin de l’accomplissement du métier le plus noble », se sont donnés rendez-vous dans la cour. Amadou Youla, Directeur de l’ENI Conakry, a expliqué toute la disposition de son école à accueillir cette semaine de la Citoyenneté et remercié le Pr Alpha Condé, Président de la République, pour les efforts consentis afin de « faire de l’école guinéenne, une école d’élite ».

L’ENI Conakry, en tant qu’institution de formation des élèves maitres, est un « choix judicieux et approprié » a réagit le Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté dans son discours de circonstance. « Accueillir la SENACIP est une occasion et une chance unique pour l’ENI…Il n’y a pas de métier plus noble que l’enseignement. Vous pouvez être fiers de vous. Nous sommes fiers de ce que la Guinée a été » poursuit le ministre Mamadou Taran Diallo.

Le conférencier du jour, à cette occasion, devant ceux qui doivent aller dans les classes dans les prochaines années, a revisité l’histoire, la Géographie et la Sociologie de la Guinée. Surtout, il a mis l’accent sur l’origine du drapeau, les armoiries, l’hymne national, bref tous les symboles de la Nation.
Comme à l’ENI de Conakry, plusieurs délégations du Comité national d’organisation de la SENACIP sont présentes dans des institutions d’enseignement du pays pour cette première journée d’activité consacrée aux conférences débat.

Du 17 au 23 Décembre, 2018, la Guinée organise la 3ème édition de la SENACIP sous le thème : « 60 ans d’indépendance, Obligation de mémoire citoyenne ». Cette thématique, en croire le ministre Taran Diallo, est en adéquation avec l’actualité de notre pays caractérisée par des velléités identitaires. Or pour que la Guinée obtienne sa souveraineté en 1958, nos devanciers ont su, à un moment, se mettre au-dessus de leur division et leur divergence pour se rassembler autour de l’essentiel comme vous le rappeliez Monsieur le Président, lors de votre adresse à la nation à l’occasion du 60ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale ».

Amadou Touré pour l’AGUIPEL

Read More

Coopération avec la Guinée : le PNUD fait le bilan de ses actions et annonce des perspectives

18 décembre 2018 à 18 06 26 122612

Les travaux de la revue annuelle du programme de coopération Guinée-PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) se sont ce mardi, 18 décembre 2018, à Conakry. La démarche visait à faire le point sur la mise en œuvre de ce programme, d’identifier les difficultés et contraintes rencontrées et de planifier de nouvelles activités au titre de 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette revue est une réunion d’évaluation du travail du PNUD effectué au cours de l’année 2018. Cette institution Onusienne a mis l’occasion à profit pour annoncer les actions qu’elle compte réaliser en Guinée au compte de la nouvelle année qui s’annonce.

Lionel Laurens

Dans son discours, Lionel Laurens, représentant résidant du PNUD par intérim, a dit que cette revue annuelle constitue la toute première pour le nouveau cycle de coopération entre le gouvernement et le PNUD, couvrant la période 2018-2022. Selon lui, elle a pour objectif, entre-autres, « d’avoir une compréhension commune des résultats atteints et des transformations accomplies grâce à nos interventions d’une part. Et, de dégager un consensus sur les approches novatrices de travail qui renforceront les synergies et l’efficacité de nos équipes d’autre part. Elle répond également à une obligation de rendre compte de nos engagements pris ensemble dans le cadre du programme pays en lien avec les priorités et les stratégies nationales de développement tels qu’identifié par le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 ».

Par ailleurs, Lionel Laurens a dit que son institution, avec l’appui des différents partenaires au développement, a réalisé plusieurs actions tout au long de l’année 2018 dans notre pays et qui ont donné des résultats probants. Ainsi, il a cité « la poursuite dans l’appui à la mise en œuvre du PNDES et des ODD au niveau local, par le soutien à la région administrative de N’Zérékoré, pour le démarrage de la mise en œuvre de son programme prioritaire d’appui au développement durable. Egalement, nous pouvons noter l’élaboration de programmes d’investissements prioritaires dans les régions de Boké, de Kindia, de Mamou, de Labé, en vue de booster l’emploi des jeunes et leur rétention en zone rurale, pour lutter contre la migration clandestine. Egalement, le renforcement de capacités du système statistique nationale pour le suivi et l’évaluation du PNDES et les objectifs de développement durable ».

En outre, le représentant-pays du PNUD par intérim a indiqué que la priorité pour son institution dans les années à venir est «d’accroitre la résilience aux chocs économiques, environnementaux et sociaux ; de favoriser une croissance économique plus inclusive et plus durable ; de promouvoir par ailleurs des institutions plus responsables et accroître la participation et le contrôle citoyen et, in fine, de réduire la pauvreté et de renforcer la cohésion sociale ».

Dr Djéné Kéita

De son côté, la ministre de la Coopération et de l’Intégration africaine, Dr Djéné Kéita a dit que l’objectif général de cette revue annuelle 2018, est de faire le point sur les résultats, les contraintes, les leçons apprises et les perspectives du programme pour l’année 2019. « Cette réunion est la réunion d’évaluation du PNUD au cours de l’année. Les prochaines étapes sont véritablement très simples. On est en plein cœur de la mise en œuvre du PNDES. Donc, pour le ministère de la Coopération, ce qui m’importe, c’est d’aller voir ces réalisations sur le terrain, d’aller voir les résultats atteints, et d’aller voir les populations bénéficiaires et les écouter, pour savoir comment ça été atteint et quels sont leurs besoins qui restent encore à achever afin que le PNUD puisse nous aider à y arriver ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Read More

Grève du SLECG : plusieurs manifestations à Conakry ce mardi

18 décembre 2018 à 18 06 16 121612

La capitale guinéenne a été le théâtre de plusieurs manifestations ce mardi, 18 décembre 2018. Des élèves sont descendus dans les rues de plusieurs quartiers de la commune de Ratoma pour protester contre l’absence de leurs enseignants dans les écoles. Partout, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants, a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters déployés sur le terrain.

Près de trois mois après l’ouverture des classes, les cours tardent encore à démarrer normalement dans les écoles publiques de la Guinée. Seuls quelques rares enseignants titulaires plus les contractuels vont dispenser les cours. Et, au fur et à mesure que l’année scolaire avance, le spectre d’une année blanche plane dans le pays. C’est pourquoi, les élèves intensifient la pression sur les autorités. Plusieurs d’entre eux sont descendus dans les rues de Conakry ce mardi, 18 décembre 2018 pour se faire entendre.

Les manifestations ont eu lieu à Kipé, à Ratoma et à Hamdallaye notamment. Les manifestants exigent le retour des enseignants titulaires dans les écoles. « Nous avons commencé la marche au niveau du lycée Kipé pour venir jusqu’à Hamdallaye. Nous marchons pour réclamer nos droits sans toucher aux biens publics, car nous avons envie d’étudier. Le gouvernement a refusé de nous aider à étudier.

Ça fait plus d’une semaine depuis que les écoles privées ont commencé les compositions. Nous, nous sommes à l’école, il n’y a qu’une seule matière qu’on fait pendant toute la semaine, c’est les mathématiques. Alors que nous sommes appelés candidats au Bac. Les élèves des établissements privés sont en classes pendant que nous nous sommes dans la rue. Nous allons traiter les mêmes sujets au Bac et comment nous allons nous en sortir ?», s’est interrogé Bakary KOUROUMA, l’un des manifestants.

Cet élève souligne qu’ils ont chassé les enseignants contractuels parce que ces derniers n’ont pas le niveau requis pour enseigner. « Dans notre établissement scolaire, il n’y a pas de professeurs contractuels actuellement. On les a tous mis dehors, on a dit qu’on ne veut pas voir les contractuels parce qu’ils sont incapables, ils ne peuvent rien faire. Un professeur qui ne peut pas écrire au tableau le mot « hiérarchie », ça c’est un professeur ? C’est raison pour laquelle j’ai dit à mes amis du collège et du lycée Kipé de me suivre, on va faire notre marche pour dire qu’on ne veut pas de l’injustice dans notre pays », a-t-il dit.

Finalement, la police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224) 657 44 33 44

Read More

Lola : les messages des autorités au lancement de la SENACIP

18 décembre 2018 à 18 06 06 120612

A l’image de ses homologues des autres préfectures de la Guinée, le préfet de Lola a procédé au lancement officiel de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP), hier lundi, 17 décembre 2018. Saa Youla TOLNO en a profité pour exhorter à la paix, le civisme et la citoyenneté, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la préfecture de Lola. Elle a réuni les autorités et plusieurs citoyens de la ville. A cette occasion, le préfet de Lola, Saa Youla TOLNO, a rappelé l’importance de la SENACIP. « Loin des querelles partisanes et des réactions épidermiques, ponctuelles suscitées par l’actualité présentée dans les médias ces jours-ci, cette semaine est l’occasion chaque année de nous interroger sur ce que nous faisons, nous pouvons et nous devons faire, mais aussi de nous rencontrer et de nous parler autour des questions qui nous tiennent tous à cœur et qui reviennent sans cesse dans notre quotidien », a-t-il déclaré.

Selon lui, les deux premières éditions de cette semaine ont démontré qu’il est possible d’oublier sa couleur politique lorsqu’il s’agit de déterminer ce qui est important pour la République de Guinée pour la construction de la nation. « Il apparaît bien essentiel et primordial pour la consolidation de la paix et la préservation de la paix et notre vivre ensemble démocratique, de travailler tous pour la construction et la consolidation démocratique pour une identité nationale qui dépasse, qui transcende les identités communautaires, ethniques, religieuses.

Il est également essentiel de développer une identité nationale qui soit en mesure de résister aux aléas et aux turbulences de la vie politique dans le cadre de cette vision avec le souci d’inscrire dans la durée, la volonté politique exprimée par le chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, et son gouvernement pour que se dégage la nécessité de respecter ce calendrier annuel de profonde réflexion afin qu’ émerge un individu débarrassé des identités singulières et tourné vers la
construction de la nation commune de Guinée », a dit le préfet.

Abondant dans le même sens, Moussa Loua, le représentant du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, a interpellé l’ensemble des guinéens sur la nécessité de s’unir dans la diversité pour développer le pays. « Si le guerzé ne veut pas aller avec le malinké, le malinké ne veut pas aller avec le peulh et le peulh ne veut aller avec le soussou, nous allons nous développer avec cette division ? Donc, c’est de revoir la situation, voir ces comportements de nos jours où ça nous a conduits. Ce qui se passe, grève par-ci, grève par-là, il n’y a plus de comportement citoyen. Ce qui est bon pour le peuple, les constructions du passé, quand les gens s’énervent, ils détruisent les édifices publics et après ils réclament les mêmes choses », a déploré Moussa Loua.

De son côté, Doro TRAORE, vice maire de Lola, a indiqué que cette semaine doit permettre à toute la population, de vivre dans la cohésion, la paix, la concorde et dans l’harmonie.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

Read More

SENACIP 2018 : conférence sur le sens et la portée du drapeau national

18 décembre 2018 à 17 05 48 124812

La deuxième de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) a été marquée, ce mardi 18 décembre 2018, par une conférence de sensibilisation sur les symboles de la République de Guinée, notamment le drapeau national.

A Billy Université de Conakry (BUC) sise à Gbéssia, les élèves et étudiants massivement mobilisés ont entonné d’abord l’Hymne national ‘’Liberté’’ avec beaucoup d’aisance, avant d’écouter le conférencier qui a largement exposé sur le «sens et la portée du drapeau national» afin, dit-il, de susciter chez les élèves, les étudiants et les citoyens, un esprit patriotique.

«C’est vous les jeunes qui incarnez le changement de comportement, car vous êtes porteurs de connaissances acquises sur le banc du savoir et du savoir-faire. L’école, c’est la représentation familiale, l’école reçoit tous les enfants de notre pays qui apprennent à vivre ensemble, en s’acceptant les uns et les autres», a orienté M. Camara.

Dans cet exercice de sensibilisation citoyenne, il a invité la jeunesse à porter ce message de paix, de tolérance, de cohésion sociale et de développement national, dans leurs familles respectives.

Car pour le conférencier, la citoyenneté se cherche et se forge dans les comportements des individus condamnés, par l’histoire et la géographie, à vivre ensemble.

Plus loin, il les a interpelés sur la protection des édifices publics et le respect des lois. «Tout ce qui vient du peuple est un symbole. Le bon citoyen en Guinée doit aimer la Guinée, protéger le patrimoine national», enseigne-t-il.

Le chef de Cabinet du ministère de l’Unité nationale et de la citoyenneté, M. Amirou Diawara, qui a conduit la délégation du ministère de l’Unité nationale et de la citoyenneté, a remercié les autorités de l’école et les étudiants pour la mobilisation autour de ce thème si important qui, selon lui, permettra de lutter, entre autres, contre l’insalubrité, l’indiscipline dans la circulation, la corruption et tant d’autres tares de notre société.

« C’est juste vous dire que vous devez, après 60 ans d’indépendance, nous aider à vous aider. Nous savons tous comment notre indépendance a été acquise grâce à une unité, une solidarité entre tous. C’est ce que nous voulons pour la semaine de la citoyenneté. Tout cela se résume à l’unité nationale. La semaine de la citoyenneté, c’est pour permettre aux guinéens d’être ensemble et barrer la route à la division et beaucoup d’autres choses qui ne favorisent pas notre épanouissement. Nous comptons entièrement sur vous », a lancé M. Diawara.

Zézé Zoumanigui pour l’AGUIPEL

Read More

Labé : la visite d’Alpha Condé à nouveau reportée

18 décembre 2018 à 16 04 02 120212

Prévue pour demain mercredi, 19 décembre 2018, l’arrivée du président Alpha Condé à Labé a été reportée. L’information a été confiée au correspondant de Guineematin.com par le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah.

La visite du chef de l’Etat dans la ville de son principal opposant a été décalée d’une seule journée. Au lieu du mercredi, 19 décembre, c’est finalement le jeudi, 20 décembre que le n°1 guinéen va arriver à Labé. Le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah a confirmé ce report, invoquant des raisons de calendrier pour le justifier.

« C’est effectif, le président ne viendra à Labé que le jeudi, 20 décembre 2018. Ce décalage est dû à des raisons de calendrier. Il est à Vienne en Autriche et il doit rentrer demain pour se rendre le jeudi à Labé », a expliqué l’autorité préfectorale.

C’est la deuxième fois que la visite d’Alpha Condé dans la capitale du Fouta est reportée. Elle était initialement prévue le 05 décembre avant d’être reportée au 19 puis maintenant au 20 de ce mois. Il va procéder au lancement des travaux de bitumage des voiries urbaines de la ville, d’une distance de 15 kilomètres.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Read More

10 ans de la mort de Lansana Conté : Fodé Bangoura sur l’homme et sur le 22 décembre

18 décembre 2018 à 11 11 07 120712

Dans quelques jours, la famille Conté et le PUP vont commémorer le 10ème anniversaire de la mort du Général Lansana Conté, deuxième président de la République de Guinée. Comme d’habitude, un Fidaou (cérémonie religieuse) sera organisé à Wawa, le village natal de l’ancien chef d’Etat guinéen, le 22 décembre 2018. Pour parler de cet événement, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Elhadj Fodé Bangoura, l’actuel président du PUP. Dans cet entretien, le leader de l’ex-parti au pouvoir est revenu sur la date du 22 décembre et sur ce qu’il retient du Général Conté.

Décryptage !

Guineematin.com : le 22 décembre prochain, vous allez commémorer le 10ème anniversaire de la disparition du feu Général Lansana Conté.  Cette date représente quoi pour vous ?

Fodé Bangoura : ce moment est pour moi un moment historique. Parce que Dieu a voulu qu’il soit deux fois 22 décembre. Son discours, l’adresse à la nation qui a  donné une direction à la deuxième République, c’était  le 22 décembre 1985. Et Dieu l’a rappelé le 22 décembre 2008. Pour moi, cette date dans la vie de Lansana Conté est inoubliable et c’est une date historique.

Guineematin.com : où en êtes-vous aujourd’hui avec les préparatifs du Fidaou que vous comptez organiser pour rendre hommage au feu Général Lansana Conté ?

Fodé Bangoura : on ne finira jamais de faire des prières pour le repos de l’âme de l’illustre disparu. Mais nous choisissons toujours l’anniversaire de sa mort pour le faire. Ça commence toujours le 21 décembre. Et dès après la prière du vendredi 21 décembre, on commence la lecture du Saint Coran, et jusque tard la nuit, la conférence islamique continue, car tout ce monde qui viendra ne trouvera pas de la place pour passer la nuit. Donc, il y aura une conférence islamique suivie de cantiques religieux jusqu’au matin.

Le matin, après le petit déjeuner, on reprend la lecture du Saint Coran jusqu’à 9 heures 10 heures avant l’arrivée des officiels. Et après, c’est la clôture. Maintenant nous sommes en train de faire le toilettage au lac, et puisqu’il y aura du monde, il y aura certaines activités à faire avant la date pour rendre la fête religieuse plus belle. La lecture qui sera faite c’est pour le repos de son âme, pour la paix dans notre cher pays la Guinée.

Guineematin.com : qui organise cet anniversaire ?

Fodé Bangoura : cet anniversaire est organisé d’abord par la grande famille Conté, supervisé par Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la base Guinée et le Parti de l’Unité et du Progrès(PUP).

Guineematin.com : quelle sera la particularité de ce 10ème anniversaire?

Fodé Bangoura : Vous savez dix ans, même si un enfant a dix ans, il a déjà fréquenté l’école, il a commencé a apporté de l’eau à son père. Dix ans c’est peu, mais c’est encore beaucoup. Et comme c’est cette année 2018 le 10ème anniversaire, la particularité, on veut rappeler beaucoup de choses aux guinéens par les images. Vous avez regardez une photo là où il est Honoris Causa. Cette cérémonie s’est passée quelques jours après, on a bombardé le Palais des Nations. Donc on ne s’était pas trop étendu sur cet événement. Et son discours était essentiellement axé sur l’Etat de droit. Ensuite le 20 décembre, on va organiser une marche funèbre du KM 5 à la résidence du feu président Lansana Conté.  

Guineematin.com : l’année 2018 correspond également au 60ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. A l’occasion de la célébration de cet anniversaire, l’image de Lansana Conté n’était pas parmi les précurseurs de la décolonisation.  Comment vous avez ressenti cet aspect au niveau du PUP ?

Fodé Bangoura : bon ! Nous l’avions mal ressenti. Il faut se dire la vérité. Nous avons estimé d’abord que c’était un soldat qui était dans l’armée coloniale et qui a rejoint sa patrie dès après l’indépendance. Il était en Algérie. Pour la petite histoire, un jour il y a un journaliste Algérien  de « Jeuneafrique » qui est venu l’interviewer. C’était un ancien combattant. J’ai oublié son nom. Mais c’est au cours de l’interview que les deux se sont reconnus. L’un était dans l’armée coloniale, l’autre était dans l’armée de libération. Et ils sont devenus des amis.

Donc certains qui étaient dans l’armée coloniale n’étaient pas rentrés. Mais lui, il est rentré pour participer à la formation de la nouvelle armée guinéenne de l’Etat souverain de Guinée. Ensuite, il est resté dans cela, il est resté célèbre. Le 22 novembre 1970, il a participé. Il a participé à la libération de certains pays comme la Guinée-Bissau. Et, président de la République, il a combattu  la rébellion  autour de nous en Sierra Leone et au Libéria. Et en Guinée, on fête les 60 ans, on l’oublie. Nous avons dit que ce n’est pas normal.

Guineematin.com : de 1985 à 2008, qu’est-ce qui vous a marqué le plus dans les actions du feu Général Lansana  Conté ?

Fodé Bangoura : ouf ! Ça c’est fastidieux. Pour ceux qui ont lu le discours programme du 22 décembre 1985, tout ce qui se passe aujourd’hui se trouve dans ce discours. Et si vous lisez ce discours programme et vous lisez le programme de société des différents partis, vous vous direz qu’ils se sont inspirés de ce  discours programme. C’est dans ce discours programme qu’il y a le libéralisme. N’oubliez pas que jusqu’en 1984 c’était un seul parti. C’est à partir de ce discours programme qu’il a tracé un cap avec la liberté d’expression, la liberté  d’entreprise, le multipartisme etc. Ce discours regorge tout. Donc il serait très difficile en une minute de parler de l’homme. Son discours programme est une sorte de bréviaire pour tout le monde.

Guineematin.com : quels sont les moments particuliers ou les souvenirs que vous gardez de Lansana Conté ?

Fodé Bangoura : vous savez, sur une des photos, c’est écrit « Lansana Conté le sage ». Ce monsieur avait la faculté d’écouter. Et on a écrit sur une autre photo « Conté à l’écoute du peuple ». C’est un homme accessible. On va vers lui, il est accessible. Et il va vers les gens pour les écouter. Il avait  cette capacité d’écoute. Il peut ne pas être d’accord avec vous aujourd’hui, mais après il analyse et il vous donne raison. Il avait cet esprit de partage, de laisser les gens s’exprimer. Quand il y a un sujet brulant au conseil des ministres, il faisait le tour de table. Tout le monde s’exprimait et il sera le dernier à prendre une décision s’il y a une décision à prendre. Mais il écoute tout le monde.

Je vais vous raconter une histoire, quand il y avait la guerre en Irak, c’est la Guinée qui présidait le Conseil de Sécurité à l’époque. Le ministre des Affaires Etrangères était monsieur Louceny Fall, et le premier ministre c’était monsieur Lamine Sidimé. Nous avions été contactés par beaucoup de gouvernements, Ceux qui étaient pour et ceux qui étaient contre. Et l’avis guinéen était très intéressant. On s’est rendu au lac à Wawa. Le Premier ministre, le ministre des Affaires Etrangères et moi-même. Et nous avons trouvé je crois deux autres ministres celui des mines et celui de la santé. J’avoue qu’en partant, on avait une idée. D’abord la Guinée était amie au Koweït.

Et l’Irak avait envahi Koweït à un moment donné. Nous autres en partant nous avions une idée, on soutenait les Etats-Unis. Quand on a été, il nous a écouté nous les 5 ministres. On n’était pas d’accord avec lui. Quand il nous a tous écouté, je me rappelle cette phrase qu’il a prononcée. Il nous a dit c’est ce qu’on appelle en bon français, seul contre tous. Il a accepté notre proposition. Mais en le connaissant, j’ai demandé à tout le monde de considérer comme s’il n’y a rien. Et le lendemain à 4 heures du matin, mon téléphone sonne, il me demande le numéro du ministre des Affaires Etrangères, je le lui donne. Mais il n’arrivait pas à le joindre. Il m’a rappelé. Il me dit prend le ministre des Affaires Etrangères et vous venez.

On a quitté ici à 6 heures du matin, pas de chauffeur, pas de gardes du corps, chacun de nous au volant. C’est à la transversale numéro 6 (T6) qu’on a confié la voiture de Fall. Il est venu à côté de moi, on a continué sur le lac. On l’a trouvé, il nous attendait à 7 heures. Il dit bon, je suis militaire, mais je n’aime pas la guerre. Je suis contre, je sais ce que c’est que la guerre. Je suis contre. Nous avons repris nos véhicules. Fall, le même jour a quitté pour Abidjan, et de Abidjan pour New-York. Et moi, malheureusement, moi je suis resté au charbon pour recevoir des appels.

Je ne connais pas le nombre de chefs d’Etats qui m’ont appelé. Et lui, il n’est pas rentré à Conakry, il est resté dans son village. Et finalement on a attaqué, mais sans son avis. Ce n’était pas un monsieur qui aimait la guerre pour la guerre. S’il s’oppose à quelque chose, il avait ses raisons. Mais c’est un homme de paix. Donc je retiens de lui, un homme qui aime l’unité, qui aime la paix en un mot un sage.

Guineematin.com : votre dernier mot?

Fodé Bangoura :   j’appelle tous les Guinéens à profiter de ces dix ans de rappel à Dieu de cet homme, pour formuler des prières pour le repos de son âme. Et, prier pour que son idéal qui est un idéal de paix, de liberté, continue à habiter le cœur des guinéens. C’est le message que j’ai à véhiculer, je souhaite qu’il m’entende. Que les Guinéens s’écoutent, qu’ils se donnent la main, qu’ils fassent la promotion de la paix. Notre pays a besoin de vivre en paix, les Guinéens ont besoin de vivre en paix.

Interview réalisée par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 654 416 922/664 413 227

Read More

Disparition d’une Mercédès au commissariat de Dabompa : des policiers jugés à Mafanco

18 décembre 2018 à 10 10 58 125812

Depuis quelques temps, des agents du commissariat central de Dabompa, dans la commune de Matoto comparaissent au Tribunal correctionnel de Mafanco pour des faits d’abus de confiance et de complicité. Ils sont poursuivis dans une sombre affaire de disparition d’une voiture appartenant à un certain Thierno Aboubacar Bah. Dans la journée de hier, lundi 17 décembre 2018, on en était aux plaidoiries et réquisitions des parties au procès, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, c’est dans la nuit du 28 mai 2018 que le plaignant, Thierno Aboubacar Bah, est venu confier sa voiture aux agents du commissariat central de Dabompa, à charge de veiller sur elle moyennant une certaine somme d’argent le lendemain. Dans la matinée du 29 mai, Thierno Boubacar revient au commissariat qui sert de parking. Malheureusement, il n’y a plus de traces de sa Mercédès. Les agents lui diront que son chauffeur est venu à 5 heures pour prendre la voiture. Une version contestée par Thierno Aboubacar Bah.

Après avoir longtemps trainé, le dossier fini par atterrir au parquet de Mafanco. Les prévenus dans cette affaire d’abus de confiance et de complicité sont : Bangaly Kamano, le capitaine Eloi Fodé Feindouno, adjudant Djénabou Coumbassa, brigadier chef Aminata Camara, brigadier Mory Mané, tous non détenus.

Pour la journée de ce lundi, c’est maitre Amadou Sow, avocat de la partie civile, qui a été le premier à prendre la parole. Dans ses plaidoiries, maitre Sow a dit que Bangaly Kamano, n’a pas nié le fait d’avoir reçu la voiture à l’effet d’en prendre soin jusqu’au lendemain. « Le chauffeur a comparu ici, il a soutenu n’avoir jamais été au commissariat pour chercher le véhicule »

Par ailleurs, les autres agents, précise-t-il, étaient de gade ce jour-là. Donc, il y a abus de confiance et complicité. Pour ce qui est de la réparation, maitre Amadou Sow va demander de condamner solidairement les prévenus au payement du montant de 40 millions de francs guinéens, constituant selon lui le prix de la Mercédès, et une somme de 20 millions de nos francs comme dommages et intérêts.

Pour sa part, la procureure Joséphine Loly Tinkiano dira que dans cette affaire les éléments constitutifs de l’abus de confiance sont réunis, même si les prévenus soutiennent que c’est le chauffeur qui est venu reprendre le véhicule à 5 heures. Ainsi, madame Joséphine va demander au tribunal de retenir Bangaly Kamano dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance et de la condamner à un an de prison et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens.

Par contre, la procureure va requérir la relaxe pure et simple des présumés complices : capitaine Eloi Fodé Feindouno, adjudant Djénabou Coumbassa, brigadier chef Aminata Camara, brigadier chef Mory Mané.

En plus, Joséphine Loly Tinkiano va demander au tribunal de recevoir la constitution de partie civile de Thierno Aboubacar Bah.

N’ayant pas d’avocats, les trois prévenus présents (Bangaly Kamano, le capitaine Eloi Fodé Feindouno, adjudant Djénabou Coumbassa) ont réitéré leur position, à savoir ne rien savoir dans ce dossier. Selon Bangaly Kamano, « c’est le chauffeur qui connait cette affaire, ce n’est pas nous. On n’avait jamais enregistré une perte de voiture là-bas. Et, cela fait des années qu’il se gare là. Si vous me demandez de payer un tel montant, je ne sais pas comment je fais le faire. Je n’ai même pas un vélo ».

Le juge a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 21 janvier 2018.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

Read More

Quinzaine artiste régionale : Mamou s’adjuge les premières places dans six disciplines

18 décembre 2018 à 10 10 53 125312

La quinzaine artiste régionale de Mamou a pris fin hier, Lundi 17 Décembre 2018, à la maison des jeunes de Mamou où des artistes venus des préfectures de Pita, Dalaba et de Mamou ont compéti pendant deux jours, dans huit (8) disciplines. Et, sans grande surprise, les artistes de Mamou ont remporté les premières places dans six disciplines sur les huit qui se trouvaient au programme de cette compétition culturelle, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Il a fallu deux jours consécutifs de compétition (au lieu de trois jours comme prévu initialement dans le programme) pour départager les équipes artistiques et culturelles de Mamou, Dalaba, et Pita, qui étaient aux prises à la maison des jeunes de Mamou au compte de la quinzaine artiste régionale 2018. Ces artistes ont compéti dans huit disciplines (théâtre, chœur, ensemble instrumental, percussion, musique urbaine, musique moderne, humour stand up et slam). Et, Mamou s’est illustrée en remportant les premières places en théâtre, ensemble instrumental, percussion, musique moderne, humour stand up et slam.

De son côté, la préfecture de Pita a remporté les premières places en chœur et musique urbaine

Les grands perdants de cette compétition régionale sont les artistes de Dalaba avec la deuxième place en théâtre et musique urbaine comme meilleur classement. Pour le reste des disciplines, ils ont occupé lamentablement la queue.

À noter que les premiers dans chaque discipline iront représenter la région de Mamou à la 17ème édition du festival national des arts et de la culture qui se tiendra du 23 au 26 Décembre prochain à Conakry.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Read More

SENACIP : le préfet de Boké appelle à marcher sur les traces des anciens

18 décembre 2018 à 10 10 03 120312

Comme annoncé dans nos précédentes publications, la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix a été lancée hier lundi, 17 décembre 2018 dans toutes les villes de la Guinée. A Boké, c’est le préfet qui a présidé la cérémonie en présence de plusieurs cadres et citoyens de la ville, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Pour le lancement de cette troisième édition de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP), le ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté a été représenté à Boké par Mayéni Camara, directrice nationale de la prévention des conflits et de la préservation de la paix. Dans son intervention, elle est revenue sur l’objectif de la SENACIP.

« Cette semaine s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix, de la préservation des acquis, de la sensibilisation des femmes, de la jeunesse et toutes les franges de la société guinéenne sur les notions de civisme et de citoyenneté », a-t-elle indiqué.

En procédant au lancement officiel de l’événement, le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a invité la population de la localité à s’engager dans l’édification d’une Guinée unie et prospère. « Il faudrait que l’on comprenne qu’on doit être citoyen au même titre que ceux qui ont bataillé pour l’indépendance de la Guinée. Nous aussi nous devons faire notre part du jeu, notre bataille pour qu’enfin de compte nous puissions jouer notre rôle dans le développement de notre pays », a exhorté le préfet.

Durant sept (7) jours, la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix sera marquée par des conférences, des séances de sensibilisation et une journée d’assainissement de la ville de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

Read More

Le Japon finance l’extension de l’école primaire de N’Diré (Pita) : Communiqué

18 décembre 2018 à 9 09 47 124712

Le lundi 17 décembre 2018, Son Excellence Monsieur Hisanobu Hasama, Ambassadeur du Japon en République de Guinée et Monsieur Alhassane Gallé Bah, Président de l’Association des ressortissants pour le progrès de N’diré-Maci ont signé le contrat de don du Projet d’extension de l’école primaire de N’diré, en présence de Son Excellence Monsieur Thierno Ousmane Diallo, Ministre d’Etat, Ministre de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat.

Ce projet, d’un montant de quatre-vingt-cinq mille cinq-cents onze dollars (85 511 $), soit sept cent quarante-quatre millions huit cent cinq mille huit cent quinze Francs Guinéens (744 805 815 GNF) doit permettre de porter le nombre de salle de classe de 3 à 6, pour atteindre un cycle complet, en construisant de nouvelles salles et une direction avec leur mobilier. Des latrine seront également réalisées.

Situé dans la commune rurale de Maci, le district de Maci est actuellement doté d’une école primaire de 3 salles, pour accueillir 162 élèves, venant aussi bien de N’diré même que des villages environnants. Ces élèves sont répartis en 4 groupes pédagogiques, ce qui oblige à une double vacation, mais aussi à ne pas recruter l’ensemble des élèves scolarisables sur place. Certains abandonnent l’école, d’autres sont obligés d’aller ailleurs.
Par ce projet, le Japon poursuit ses efforts et ses investissements aux côtés de la Guinée, notamment dans l’éducation, qui est un des piliers des axes d’intervention du Japon en Afrique, tel qu’il ressort de la 6ème Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 6).

Read More

Lancement de la SENACIP : les exhortations du préfet de Siguiri

18 décembre 2018 à 9 09 29 122912

A l’image des autres villes du pays, la préfecture de Siguiri a entamé hier, lundi 17 décembre 2018, la troisième édition de la SENACIP. C’est le préfet Elhadj Ibrahim Kalil Keïta qui a procédé au lancement officiel de l’événement au lycée-collège Roi Hassan 2 de la ville. Devant les nombreux élèves présents à la cérémonie, l’autorité préfectorale a fait plusieurs exhortations, rapporte le correspondant de Guieematin.com dans la préfecture.

Ibrahima Kalil Keita, préfet de Siguiri

Outre les élèves, plusieurs cadres en service à Siguiri et une délégation venue du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté ont pris à cette cérémonie de lancement officiel de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP). L’occasion pour le préfet de Siguiri, Elhadj Ibrahim Kalil Keïta, d’interpeller les élèves sur leurs responsabilités. « Votre devoir, c’est d’étudier, de vous rendre plus tard utile à vous-même, à vos familles, à la nation et au progrès universel.

Vous ne pouvez pas le faire sans le travail. Le langage que nous avons pour vous, c’est de vous dire de travailler et surtout de bien vous conduire. Lorsque chacun sait ce qu’il doit faire et sait ce que l’autre doit faire, connaître ses limites et connaître les limites de l’autre, vous pouvez bien vous entendre et il n’y aura pas de problème », a déclaré l’autorité préfectorale.

Il a ensuite exhorté les uns et les autres à l’unité dans la diversité : « Aimer ton ethnie n’est pas mauvais en soit, aimer ta langue n’est pas mauvais, mais le fait de rejeter ton prochain, c’est ça le problème. Vous devez vous aimer.

La Guinée ne peut pas progresser sans l’unité et le pardon et sans l’acceptation de nos différences », a lancé le préfet de Siguiri.

Plusieurs activités allant dans le sens du renforcement de l’unité nationale, de la citoyenneté et de la préservation de la paix en Guinée sont prévues au cours de cette semaine.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Read More

3ème édition de la SENACIP : « Forger la culture du civisme… »

18 décembre 2018 à 9 09 10 121012

Le chef de l’Etat guinéen, le Professeur Alpha Condé, a présidé hier, lundi 17 décembre 2018, le lancement officiel de la troisième édition de la Semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP). La cérémonie s’est déroulée dans une grande ferveur dans la salle des fêtes de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC), en présence des membres du gouvernement, des représentants des institutions nationales et internationales et du corps diplomatique, des étudiants, une foule très nombreuse de jeunes gens venus des différents coins de la capitale, Conakry.

Organisée par le Gouvernement guinéen à travers le Ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, ce grand événement qui se déroule cette année sous le thème « 60 ans d’indépendance, une obligation de mémoire citoyenne», prendra fin le 23 décembre prochain.

Le directeur de Cabinet du gouvernorat de Conakry, M. Moundjour Chérif, a livré le discours du Gouverneur et Président du Conseil de ville de Conakry, le Général Mathurin Bangoura, empêché pour des raisons de service. Il a indiqué que la SENACIP est devenue une tradition depuis l’avènement Professeur Alpha Condé en 2010 à la Magistrature Suprême de la République.

Selon lui, ce comportement du vivre ensemble de tous les Guinéens dans la paix et la quiétude sociale doit être pérennisé, en vue de se détourner désormais vers le développement socio-économique de la Guinée. Pour Moundjour Chérif, cette semaine accordée à la citoyenneté doit permettre, surtout, de sensibiliser toutes les couches sociales du pays sur les vrais enjeux d’une souveraineté bien assumée.

« Forger la culture du civisme… »

Le nouveau ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, M. Mamadou Taran Diallo, a rappelé que du 1er au 7 novembre de chaque année, notre pays célèbre la semaine nationale de la citoyenneté et comme les deux précédentes éditions, celle de 2018 a pour objectifs de contribuer à la consolidation de la démocratie, l’Etat de droit et la culture de la paix, promouvoir une citoyenneté responsable pour forger la culture du civisme et de la tolérance chez ses compatriotes.

Pour cela, déclare-t-il, il faut « sensibiliser la population sur les valeurs cardinales du savoir-vivre ensemble, du respect réciproque, du respect des lois, des institutions et des droits et libertés des citoyens. Renforcer la prise de conscience de chacun sur l’importance stratégique de la citoyenneté et de la paix pour la construction d’une Nation démocratique, le développement socio-économique de la Guinée dans un environnement de paix sociale ».

Le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté a surtout insisté sur le fait que la SENACIP est l’affaire de toutes les Guinéennes et de tous les Guinéens sans distinction aucune pour faire naître dans notre pays des citoyens capables de se hisser au-delà des identités singulières et de regarder la patrie dans toutes ses composantes.

« L’organisation régulière de la semaine nationale de la citoyenneté à laquelle Son Excellence Monsieur le Président de la République attache du prix est une preuve éloquente de l’importance de la problématique de la citoyenneté dans le processus de développement de notre pays pour l’émergence de citoyens capables de se sublimer pour la construction d’une Nation unie et apaisée », souligne-t-il.

Selon lui, la thématique de cette année «60 ans d’indépendance, une obligation de mémoire citoyenne» que le Chef de l’Etat a bien voulu promulguer n’est pas fortuite. « Elle est en adéquation avec l’actualité de notre pays caractérisée par des velléités identitaires. Or pour que la Guinée obtienne sa souveraineté en 1958, nos devanciers ont su, à un moment, se mettre au-dessus de leur division et leur divergence pour se rassembler autour de l’essentiel comme vous le rappeliez Monsieur le Président, lors de votre adresse à la nation à l’occasion du 60ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale », indique l’ancien activiste de la société civile guinéenne.

« La problématique du vivre ensemble »
Une semaine durant, des activités de formation et de sensibilisation des citoyens se dérouleront, par endroits, sur la problématique du vivre ensemble. Ainsi, des journées de conférences citoyennes sont programmées dans les établissements scolaires et universitaires sur le thème ‘’le sens et la portée du drapeau national’’ afin de susciter, entre autres, l’esprit patriotique. Tout comme des journées d’immersion des volontaires dans les quartiers pour expliquer le symbolisme lié aux couleurs nationales. Mais la semaine sera également marquée par des tables rondes et des synergies des radios à Conakry et à l’intérieur du pays, pour explique davantage le sens de la SENACIP aux citoyens.

Enfin, une journée sera essentiellement consacrée à la salubrité publique à travers des actions d’assainissement et de ramassage d’ordures conformément au programme gouvernemental instituant tous les derniers samedis du mois comme journée nationale d’assainissement et de salubrité.

Il faut noter que ce lancement de la 3ème édition de la SENACIP a enregistré la prestation des artistes qui ont su, dans une ambiance grandiose, égayer le public sur l’importance de la cohabitation sociale, le vivre ensemble de toutes les ethnies, le comportement des citoyens dans la rue et dans les lieux de service.

Zézé Zoumanigui pour l’AGUIPEL

Read More

Crise politique en Guinée : Ibn Chambas rencontre des acteurs de la société

18 décembre 2018 à 8 08 11 121112

En mission des bons offices en Guinée, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel [ UNOWAS ] a reçu ce lundi dans après-midi certains acteurs de la société civile [Sekou Koundouno du Balai Citoyen et Dr Dansa Kourouma du CNOSCG ] en présence du coordinateur par intérim du système des nations unies en Guinée Monsieur KIZERBO accompagné de monsieur Waly NDIAYE Conseiller politique de la coordination du système des nations unies en Guinée.

Le Ghanéen Chambas, très impliqué dans la médiation en Guinée a échangé avec la société civile sur les élections communales du 04 février dernier. Un scrutin qui peine encore à s’achever, les prochaines élections législatives, de la nouvelle Ceni et aussi de la révision du fichier électoral, les perspectives des élections présidentielles d’octobre 2020 et les crises sociales qui minent le pays depuis quelques mois.

Historique du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel
Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU en date du 28 janvier 2016, le Conseil de Sécurité a demandé la fusion du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et du Bureau de l’Envoyé spécial pour le Sahel (OSES) en une seule entité : le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). Le principal objectif de la fusion est d’améliorer la synergie dans l’engagement des Nations Unies avec les pays et les institutions régionales en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Monsieur Mohamed Ibn Chambas assume les fonctions de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (RSSG), et Madame Hiroute Guebre Sellassie, celles de Représentante spéciale adjointe (DSRSG), depuis le 12 février 2016.

Le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a une responsabilité de diplomatie préventive, de bons offices, de médiation et de facilitation des actions politiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel. UNOWAS contribue également à consolider la paix et la gouvernance démocratique dans les pays émergeant de conflits ou des crises politiques.

UNOWAS travaille étroitement avec l’Union africaine, la CEDEAO, l’Union du fleuve Mano, la Commission du Bassin du lac Tchad, la Commission du Golfe de Guinée, le G5-Sahel, ainsi qu’avec d’autres partenaires régionaux, afin de promouvoir des solutions régionales aux menaces transversales à la paix et à la sécurité, telles que le terrorisme et l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée, la piraterie et l’insécurité maritime.

UNOWAS aide à la mise en œuvre de la Stratégie Intégrée des Nations Unies pour le Sahel (SINUS), approuvée en juin 2013 par le Conseil de sécurité. La Stratégie est composée de programmes et d’initiatives dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité et de la résilience.

UNOWAS appuie les Etats-membres et les institutions régionales dans le renforcement de leurs capacités à promouvoir la bonne gouvernance, le respect de l’Etat de droit et des droits humains, et l’intégration de de la dimension Genre dans la prévention des conflits.

Le RSSG UNOWAS préside la Commission Mixte Cameroun-Nigéria (CNMC), créée pour faciliter la mise en œuvre de l’Arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ) 2002 sur le différend frontalier entre le Cameroun et le Nigeria. Le mandat de la Commission mixte consiste à soutenir la délimitation et la démarcation de la frontière terrestre longue de 2.001 km et de la frontière maritime entre les deux pays, facilitant ainsi le retrait et le transfert d’autorité le long de la frontière, la résolution des problèmes des populations touchées et le soutien aux mesures de restauration de la confiance.

A suivre !

Read More