Avis de baptême

27 décembre 2018 à 21 09 24 122412

Monsieur Mamadou Alpha Assia Baldé, journaliste à Guineematin.com et son épouse, Mariame Ciré Diallo, ont la joie de vous annoncer la naissance sous leur toit d’un garçon, le vendredi 21 décembre 2018.

Par cet avis, Monsieur et Madame Baldé remercient tous ceux qui les ont appelés ou leur ont envoyé des messages suite à cette heureuse nouvelle.

Par la même occasion, ils informent que la cérémonie de baptême aura lieu demain, vendredi 28 décembre 2018, à 10 heures, au quartier Démoudoula (côté Cosa), à quelques mètres de chez l’ancien maire de la commune de Ratoma, feu Mamadou Barry.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Alpha Assia Baldé au 622 68 00 41

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Guinée : voici le budget 2019 de l’Etat en chiffres et en rubriques

27 décembre 2018 à 21 09 12 121212

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée nationale guinéenne a adopté hier, mercredi, 26 décembre 2018, à la majorité des députés présents, le projet de loi de finances initiale 2019. Un budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 22 mille 313 milliards 378 millions 217 mille francs guinéens.

En passant d’un peu plus de 19 mille milliards de francs guinéens en 2018 à plus de 22 mille milliards en 2019, le budget de l’Etat connaît une hausse d’environ 3 mille milliards de francs. Et contrairement aux années précédentes, un budget d’affectation spéciale, alimenté par les recettes minières à hauteur de 15%, est créé en 2019 pour financer le développement local, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A.    LES RECETTES :

les recettes sont évaluées à un total de dix-neuf mille trois cent trente-deux milliards soixante-seize millions cinq cent quarante-deux mille francs guinéens (19 332 076 542 000  GNF) dont :

BUDGET GENERAL………….………………………………..   18 814 263 848 000

* RECETTES FISCALES………………………………………………17 040 358 716 000

* DONS, LEGS ET FONDS DE CONCOURS…………………….1 425 707 800 000

Dons Appui Budgétaire…………….…..…………………………..497 707 800 000

Dons Projets et Programmes…………………………………………928 000 000 000

* AUTRES RECETTES……………………………………………………… 348 197 332 000

BUDGET D’AFFECTION SPECIALE…………………………..     517 815 000 000

II convient de rappeler que le budget d’affectation spéciale « Fonds National de Développement Local/ANAFIC »institué par l’article 20 de la loi de finances n°2016/001/AN du 18 janvier 2016 s’équilibre en recettes et en dépenses pour l’exercice 2019 à 517 815 000 000 GNF.

Il est à noter également que les ressources de ce BAS sont constituées des 15% de la taxation minière payée au budget national et un arrêté du Premier Ministre déterminera les projets et programmes de types communautaires éligibles au financement de ce budget. 

B.    LES  DEPENSES :

Les  dépenses sont estimées à un total général de vingt-deux mille trois cent treize milliards trois soixante-dix-huit millions deux cent-dix-sept mille francs guinéens (22 313 378 217 000  GNF).

Elles sont reparties comme suit :

* DEPENSES COURANTES…………………………………12 648 050 992 000

                        * Charges Financières de la dette………………..2 918 039 000

* Dépenses de personnel………………………………….5 094 574 236 000

* Dépenses de biens et services……………………….3 183 600 464 000

* Dépenses de transfert…………………………………….. 3 366 958 253 000

* DEPENSES D’INVESTISSEMENT

Ce budget passe de 7 mille milliards à peu plus de 9 milliards de Francs guinéens soit un moins la mois la moitié du budget total de l’Etat.

Il est de   9 148 342 572 000 et reparti ainsi qu’il suit :

* Immobilisations non financières………………….9 032 862 292 000

* Immobilisations financières………………………………..115 480 280 000

BUDGET D’AFFECTATION SPECIALE………………………517 815 000 000

Le déficit budgétaire s’établi à près de 3 mille milliards de francs guinéens.

Pour la couverture du déficit budgétaire s’élevant à 2 981 301 675 000 GNF, le Ministre chargé des finances est autorisé à :

·        procéder à des cessions d’actifs :                            50 151 569 000 GNF ;                                                                                

·        contracter des emprunts :                                   4 886 700 000 000 GNF;

·        recouvrer des créances :                                          107 452 404 000 GNF ;

·        procéder au remboursement du capital des emprunts:

·                                                                                               2 062 174 256 000 GNF.

C.     Soldes budgétaires et financements

Les projections du cadrage budgétaire 2019 dégagent un solde net de gestion de -2981,3 Mds (-2,36% du PIB) contre -1 969,8 Mds (-1,79% du PIB) prévu en LFR 2018.

Le solde de base et le solde primaire s’établissent respectivement à 1 173,68 Mds (0 ,9% du PIB) et -11 240,30 Mds (-8,89% du PIB) contre 886,59 Mds (0,8% du PIB) et -7 932,3 Mds (-7,23% du PIB) prévu à fin décembre 2018.

Le solde net de gestion est couvert par les éléments de financement (d’un total -2 981,3 Mds) ci-après :

Ressources de financement………………………………….          5 042,99 Mds

–         Cession d’actifs……………………………………………                    50,15 Mds

–         Emprunts………………………………………………………….                4 886, 70 Mds

–         Remboursements des prêts accordés…………………….    107,45 Mds

Charges de financement…………………………………….           2 062,16 Mds

Remboursement du capital des emprunts…………….  2 062,16 Mds

Retenons par ailleurs que les prévisions de recettes budgétaires au titre des dons, legs et fonds de concours sont estimées à 1 425,707 Mds et se subdivisent en  dons affectés pour 928 Mds  et en dons appui Budgétaire pour 497,707 Mds  (voir détail en annexe)

Qu’est ce qui augmente en 2019 ?

Pour les recettes, il est à noter :

ü une augmentation des recettes fiscales due essentiellement aux impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales pour 1 322,84 Mds, les impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital pour 693,22 Mds et les impôts sur les biens et services de 315,26 Mds ;

ü un accroissement des dons,  legs et fonds de concours, portant sur les appuis budgétaires pour 2,71 Mds et les dons projets et programmes pour 76 Mds ;

ü une baisse des autres recettes  de 364, 12 Mds provenant essentiellement de la contraction des recettes diverses pour 394,96 Mds atténuée par une légère augmentation du revenu de la propriété pour 58,07 Mds ;

pour effectivement atteindre ces objectifs, il est demander aux régies financières de mobiliser :

§  Direction Nationale des Impôts : 8 665,09 Mds   contre 7 369,26 Mds dans la LFR 2018 ;

§  Direction Nationale du Trésor et de la comptabilité publique : 1 225,88 Mds contre 1 939,49 Mds ;

§  Direction Générale des Douanes hors RER : 7 536,34 Mds contre 5 971,48 Mds.

La commission des affaires économiques, financières, du plan et de la coopération rappelle aux députés que l’augmentation de 3 121,56 Mds par rapport à la LFR 2018 est imputable à la hausse des dépenses d’investissement pour 2 125,6 Mds (30,27%) et des dépenses courantes pour 480,3 Mds (3,95%).

Les Dépenses communes :

L’augmentation des dépenses courantes porte sur les dépenses de personnel pour 462,7 Mds, les dépenses de biens et services pour 352,9 Mds. La part des dépenses de personnel de 5 094,57 Mds contre 4 631, 91 Mds en 2018 est de 40,30 % des dépenses courantes. Rapportées aux recettes fiscales, les dépenses de personnel passent de 31,80 % à 29,90 % en PLFI 2019. Ce taux reste encore inférieur au seuil du critère de convergence de la CEDEAO qui est de 35%.En ce qui concerne les charges financières  de la dette, les projections pour 2019 sont chiffrées à 1 002,918 Mds contre une prévision de la LFR 2018 de 1 186 Mds, soit une baisse de 183,1Mds (15,4 %). Elles représentent 4,5 % du budget et se décomposent en intérêts aux non-résidents pour 287,3 Mds (28,6 %) et aux résidents autres que les administrations publiques pour 715,62 Mds (71,40 %).

Répartition du budget de l’Etat.

Pour 2019, les prévisions budgétaires sont plus favorables aux secteurs de l’éducation, des travaux publics, de la défense nationale et de la santé.

Les objectifs socioéconomiques du gouvernement pour sont portés à 94,17 %,  et repartis comme suit :

ü Affaires économiques :                                                     27,51%,

ü Services généraux des administrations publiques : 21,53%,

ü Enseignement :                                                                    13,66%,

ü Logement et équipements collectifs :                           10,43%,

ü Défense :                                                                                   8,04%,

ü Santé :                                                                                       7,30%

ü Protection Sociale :                                                               5.70%

Aux Chefs de départements demandeurs de plus de crédits pour leur budget sectoriel, il est rappelé aux députés qu’à l’occasion de l’examen en Commission des projets de budgets sectoriels, des propositions relatives à l’augmentation des allocations budgétaires ainsi que des réaménagements sont recommandés.

Cependant la commission, se référant à l’article 57 de la Loi organique relative aux lois de Finances et à l’article 58 alinéa 4 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, rappelle aux uns et aux autres que :

« Aucun article additionnel, aucun amendement à un projet de loi de Finances ne peut être proposé par un Député sauf s’il tend à supprimer ou à réduire effectivement une dépense, à créer ou à accroitre une recette ou à renforcer les procédures de contrôle du budget et des comptes publics.

Les  propositions de recettes compensatrices faites par les parlementaires sont acceptées par le Ministre chargé des finances après une évaluation tenant compte des objectifs de politique économique et de l’équilibre budgétaire.

Les articles additionnels ou amendements qui contreviennent aux dispositions du présent article ainsi qu’aux articles 47, 50 et 52 de la présente loi organique définissant les lois de finances sont irrecevables.

Tout article additionnel ou amendement doit être motivé et justifié ».

L’autre rappel est relatif au fonctionnement de l’Etat à base caisse :

Il est également à préciser que les dépenses seront toujours exécutées conformément au niveau de mobilisation des recettes qui leur sont affectées.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Affaire farine pourrie : le colonel Thiégboro perd le procès face à Mamadou Diouldé, alias Bobo

27 décembre 2018 à 18 06 32 123212
Col. Tiegboro Camara

Une affaire de farine pourrie avait défrayé la chronique à la mi-novembre 2018 et conduit à l’arrestation d’un certain nombre d’opérateurs économiques. C’est le Colonel Moussa Thiégboro Camara du secrétariat chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, qui avait procédé à leur interpellation. Elhadj Mohamed Soumah, Elhadj Abdoulaye Bah et Elhadj Mamadou Diouldé, alias Bobo, ont été blanchis ce jeudi 27 décembre 2018 par le Tribunal de Mafanco, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est un camouflet pour le Colonel Thiégboro qui avait juré « de traduire Mamadou Diouldé, alias Bobo, et ses acolytes, en justice ». L’affaire avait fait couler encre et salive dans la cité. Une descente des hommes du colonel au quartier Dabompa, dans la commune de Matoto, le 14 novembre, avait permis de découvrir un magasin rempli de farine périmée, appartenant à Elhadj Bobo. Les proches de l’opérateur économique, mis aux arrêts sur les lieux, avaient juré à l’époque que la farine est destinée à la fabrication de contreplaqués, de colle et de plâtres. Un argument rejeté par le colonel Thiégboro qui estimait que ladite farine était entrain d’être reconditionnée pour être revendue sur le marché.

L’affaire, portée au tribunal correctionnel de Mafanco, a connu son épilogue ce jeudi. Le tribunal, par la voix de madame Djénabou Donghol Diallo, a renvoyé les trois prévenus « des fins de la poursuite pour délit non constitué ». La juge a également ordonné « la restitution au véritable propriétaire de la farine, qui est au port de Conakry et dans les magasins de Dabompa. Le tribunal ordonne à ce que cette restitution se fasse en présence des services de la lutte anti-drogue et du crime organisé, sous escorte douanière, jusqu’à destination finale ». Un soulagement pour les opérateurs économiques, tous présents à la salle d’audience.

Par contre, la décision a été rendue à l’absence du colonel Moussa Thiégboro Camara et de ses conseils. Un véritable camouflet pour ce service qui a accablé Mamadou Diouldé, alias Bobo, de tous les qualificatifs.

A la fin de l’audience, l’un des avocats des prévenus, maître David Béavogui, s’est exprimé sur cette décision. Selon lui, ce sont les preuves fournies par ses clients qui ont conduit à cette victoire. « Sans surprise, le tribunal vient de renvoyer nos clients des fins de la poursuite pour délit d’atteinte à la santé publique non constitué. C’est le corollaire des pièces exhibées par nos clients pour leur défense qui ont d’ailleurs fragilisé sérieusement le représentant du ministère public qui a fini par abdiquer. Ces pièces sont, entre-autres, les certificats d’analyses, le courrier du procureur général, l’écrit du ministre du commerce d’alors, monsieur Marc Yombouno, qui avait d’ailleurs demandé au service du Colonel Thiégboro d’escorter une quantité de farine périmée, constituée de blé et riz, à destination finale. Alors, au vu de tout ça et d’autres documents d’ailleurs qui ont été produits, le tribunal n’avait aucun autre choix que de relaxer purement et simplement nos clients en les renvoyant des fins de la poursuite », a expliqué maître David Béavogui.

Selon nos informations, l’affaire porte sur 65 tonnes de 40 pieds de farine périmée qui n’a jamais été vendue à la population et qui se trouve dans un entrepôt. « Aujourd’hui il n’y a pas de victime, il n’y a pas de partie civile. Personne ne se plaint et ça n’a pas été vendu. Il n’y a pas de population affectée, il n’y a pas atteinte à la santé publique. Cette quantité était destinée à la société Forêt Forte et à la société Askia Groupe de la Côte d’Ivoire. Nous avons un document des autorités ivoiriennes qui autorise l’importation de cette farine », a soutenu maître David Béavogui.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/ 664 413 227

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Gouvernance : voici les décisions du dernier Conseil des ministres 2018

27 décembre 2018 à 17 05 49 124912

Conakry, le 27 Décembre 2018 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 27 décembre 2018 de 10h à 11h30 mn, avec l’ordre du jour suivant :

Au titre du premier point de l’ordre du jour ;

Monsieur le Président de la République a donné des instructions fermes aux Ministres concernés afin que la libre circulation des biens et des personnes soient effective entre la Guinée et les autres Etats membres de la CEDEAO, conformément aux accords et traités internationaux ratifiés par notre pays. En aucun cas il ne doit être perçu aux frontières terrestres guinéennes des payements quelconques du fait de mouvements de personnes avec les pays voisins.

Le Chef de l’Etat a encouragé les Ministères en charge du secteur financier à poursuivre et accélérer les reformes en cours en vue d’optimiser le fonctionnement des administrations fiscales et douanières et maximiser les recettes publiques tout en informant et associant le secteur privé à l’évolution du cadre économique et financier de notre pays

Monsieur le Président de la République a insisté sur la nécessité que les projets de Lois soumis au Conseil soient à l’avenir accompagnés de leurs textes d’application (décrets, arrêtés…) afin d’en permettre la mise en œuvre dès après leur adoption ou ratification par l’Assemblée Nationale

Le Chef de l’Etat a apprécié les efforts du Gouvernement ayant abouti le 21 Décembre dernier à la revue positive du Programme Economique et Financier conduit avec le FMI et la Banque Mondiale. Il a demandé à tous les membres du Gouvernement d’observer plus de rigueur dans la gestion de leurs départements respectifs et de veiller au respect des engagements nationaux à l’égard des partenaires techniques et financiers de la Guinée

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour,

Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des 18 et 26 Décembre 2018

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Transports qui a soumis, en seconde lecture pour examen, le projet de Décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER).

Il a rappelé que l’adoption de la résolution 64/255 par l’Assemblée Générale des Nations Unies en mars 2010, proclamait la décennie 2011-2020 comme décennie de la sécurité routière. C’est ainsi qu’en novembre 2011, lors de la deuxième conférence sur la sécurité routière en Afrique tenue à Addis-Abeba, le plan d’action qui stipule que chaque Etat membre doit se doter d’une structure de coordination et de gestion de la sécurité routière a été adopté.

Le Ministre a indiqué que dans le souci de répondre à cette problématique, le Ministère des Transports a lancé l’étude d’un plan de sécurité routière dont l’une des conclusions proposait déjà la mise en place d’une Agence Spécialisée dans la prévention des accidents sur toutes les routes de la Guinée. D’autre part, les Etats Généraux de la Sécurité Routière, tenus à Conakry du 06 au 10 novembre 2017, mettaient un accent particulier sur la création d’un organe en charge de la sécurité routière à l’instar des autres Etats Africains.

L’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière a pour mission : la conception, l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de la sécurité routière. 

Il a précisé que l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière est un établissement Public à caractère Administratif et technique (EPA), dotée de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et budgétaire conformément à la législation et à la règlementation régissant les établissements publics administratifs (EPA).

Au terme des débats qui ont suivi et sous réserve d’une concertation avec le Ministère du Budget sur l’identification des ressources devant servir au fonctionnement de cette structure, le conseil a adopté le projet de Décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER).

Le Ministre de la Défense Nationale, dans le cadre de la poursuite de la réforme du secteur de la sécurité et du respect des dispositions des articles 47, 142 et 144 de la constitution, a soumis pour examen quatre (4) projets de Lois :

Le premier portant principes fondamentaux et organisation générale de la Défense Nationale. 

Il a indiqué que cette Loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la conception d’une armée républicaine, dimensionnée, mais efficace, mieux équipée et entrainée. Le présent avant-projet de Loi permet la mise à jour de l’architecture institutionnelle et structurelle en charge de la Défense Nationale.

Le deuxième portant organisation générale et fonctionnement des Forces de Défense Nationale.

Le Ministre a expliqué que le concept de la Défense Nationale ne comprend pas que la défense du territoire et des populations par des moyens militaires. Elle vise également à porter sur les intérêts fondamentaux de la Nation qui se répartissent entre intérêts vitaux et intérêts majeurs.

Il a indiqué que le présent projet de Loi clarifie les concepts suivants :

Le troisième projet de Loi portant usage des armes par la Gendarmerie Nationale 

Le Ministre a indiqué que les nouvelles dispositions du présent projet de Loi sont prises relativement à la nature des situations effectives dans lesquelles les militaires de la Gendarmerie sont amenés à devoir faire usage de leurs armes. Elles traduisent, également, la volonté d’apporter des règles d’usages correspondant à chacune des situations auxquelles les militaires de la Gendarmerie sont souvent confrontés.

Il a soutenu que ce projet de Loi vient renforcer une fois de plus notre ordonnancement juridique pour le bien de tous ceux qui sont épris de justice et de sécurité.

Le quatrième projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la nation et à toutes autres tâches d’intérêt public.

Le Ministre a indiqué que l’objectif de ce projet de Loi est de mettre en place un cadre juridique adéquat par la définition des domaines de participation et des procédures par lesquelles le Président de la République peut faire appel à l’intervention de l’armée, notamment dans le développement économique de la nation.

Au terme des débats, le conseil a apporté son soutien au Ministre et recommandé l’implication des partenaires techniques et financiers intervenant dans le cadre de la Reforme des Forces de Défense et de Sécurité, dans l’ultime exercice de concertation envisagée autour de ces 4 projets de loi.

Au titre des questions diverses

Le Conseil a déploré les incidents graves caractérisés par des actes de violence prémédités ayant occasionné des morts d’homme, survenus dans des villages des préfectures de Siguiri et de Kankan. Ces conflits qui se rapportent à des activités d’orpaillage et d’exploitation agricole deviennent récurrents et appellent à une vigoureuse réaction des autorités judiciaires.

Le Conseil a instruit le Ministre chargé de la Justice de prendre les dispositions utiles pour que les poursuites judiciaires requises soient engagées sans délai à l’encontre de tous les auteurs et complices présumés

Enfin, le Conseil, dans le cadre du respect du principe établi de flexibilité des prix des hydrocarbures à la pompe, a décidé d’une réduction des prix de vente au litre des produits pétroliers de 500 (cinq cents) Francs Guinéens. Cette réduction qui ramène le prix de l’essence, du gasoil et du pétrole lampant à 9.500 (neuf mille cinq cents) Francs guinéens le litre, entrera en vigueur très prochainement, à une date qui sera publiée par les autorités compétentes du Gouvernement.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Guinée : le Gouvernement annonce la baisse du prix du carburant (de 10 000 à 9 500 GNF)

27 décembre 2018 à 17 05 37 123712

« Huit mille francs, c’est bon « , a été le slogan par lequel les forces sociales de Guinée avaient essayé sans succès de lutter contre la hausse du prix du carburant en République de Guinée (de 8 000 à 10 000 GNF), il y a quelques mois seulement, quand le prix du baril avait augmenté.

Après la baisse du prix du baril sur le marché international, le Gouvernement guinéen annonce une baisse prochaine du prix du carburant ; mais, seulement de dix mille à neuf mille cinq cent francs guinéens (de 10 000 à 9 500 GNF). C’est en tout cas le communiqué rendant compte du conseil des ministres de ce jeudi, 27 décembre 2018, qui l’annonce. 

« Dans le cadre du respect du principe établi de flexibilité des prix des hydrocarbures à la pompe, le conseil a décidé d’une réduction des prix de vente au litre des produits pétroliers de 500 (cinq cents) Francs Guinéens. Cette réduction qui ramène le prix de l’essence, du gasoil et du pétrole lampant à 9.500 (neuf mille cinq cents) Francs guinéens le litre, entrera en vigueur très prochainement, à une date qui sera publiée par les autorités compétentes du Gouvernement », a indiqué le Gouvernement Kassory Fofana.

A suivre !

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Abandon de postes à Siguiri : l’administration locale paralysée

27 décembre 2018 à 16 04 09 120912
Ibrahima Kalil Keita, préfet de Siguiri

Les collectivités de la préfecture de Siguiri sont confrontées à un sérieux problème administratif. Les cadres mutés dans les différentes sous-préfectures abandonnent souvent leurs postes pour aller s’installer dans la commune urbaine de Siguiri ou ailleurs. La situation préoccupe les nouveaux élus locaux qui tirent la sonnette d’alarme, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le problème touche beaucoup de localités de la préfecture de Siguiri. A commencer par les sous-préfets jusqu’au plus bas de l’échelle de l’administration locale, plusieurs cadres de l’Etat abandonnent leurs postes pour aller s’installer ailleurs. C’est le cas notamment de la sous-préfecture de Nabou, située à une centaine de kilomètres de la ville de Siguiri. Selon Daouda Kamissoko, le maire de la commune rurale, le sous-préfet est absent de la localité depuis plus de deux mois.

« Le sous-préfet a quitté ici depuis le 17 octobre 2018 et nous sommes le 26 décembre 2018, il n’est pas encore revenu. Tous les événements qui se sont passés ici, il n’était pas là. A chaque fois que je l’appelle il me dit qu’il vient, mais il n’est toujours pas venu et aucun membre de sa famille ne se trouve à Nabou. Aujourd’hui, il n’existe aucune autorité sous préfectorale à Nanou », explique le maire.

Tout comme celui de Nabou, le maire de Siguirini se plaint aussi de l’absence de la première autorité sous préfectorale. « Le sous-préfet est à Siguiri ville depuis un mois. Avant-hier je suis parti le rencontrer, il m’avait dit qu’il se prépare pour venir. Aujourd’hui nous n’avons pas de sous-préfet, pas de sous-préfet adjoint, pas de secrétaire de la commune ni de receveur, même leurs familles ne se trouvent pas sur place », déplore Daouda Keïta, le maire de Siguirini.

La situation est la même à Doko, une autre sous-préfecture de Siguiri. Selon Djanko Dansoko, un activiste de la société civile, dénonce l’abandon de la localité par ses administrateurs. « Le sous-préfet et sa famille sont à Siguiri depuis des mois, il vient une fois par semaine à Doko. Et des fois même il peut passer deux semaines sans venir ici. C’est sa femme qui est secrétaire de la commune, elle aussi est à Siguiri », a dit Djanko Dansoko.

A noter que ce phénomène d’abandon de postes est très récurrent dans les zones reculées de la Guinée. Beaucoup de fonctionnaires de l’Etat qui sont mutés dans ces localités s’y rendent juste pour prendre service. Après ils vont s’installer en ville.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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« GAC – PROJET DE COLLECTE DE CV »

27 décembre 2018 à 15 03 48 124812

Guinea Alumina Corporation (GAC) filiale d’EGA, qui développe une mine de bauxite dans la région de Boké et qui est l’un des plus importants investissements réalisés en Guinée au cours des 40 dernières années a le plaisir d’annoncer une grande campagne de collecte de CV, pour ses opérations de Kamsar et Tinguilinta, dans les domaines suivants:

  • Opérations – logistiques portuaires
  • Maintenance portuaire (équipements fixes et mobiles)
  • Opérations – operateur équipements portuaires
  • Opérations ferroviaires – mines
  • Opérations minières
  • Logistiques et transport
  • Maintenance – engins lourds et véhicules légers
  • Operations – IT

Si vous avez des qualifications dans ces domaines avec un minimum de cinq (5) années d’expérience, envoyez-nous votre cv + votre lettre de motivation uniquement à l’adresse suivante : gacrecruitment@ega.ae  au plus tard le 10 janvier 2019 à 17h00.

Aucun dossier ne sera reçu physiquement, tout dépôt de candidature devra se faire uniquement via l’adresse courriel ci-dessus.

Le message devra comporter en objet le domaine d’application suivant la liste ci-dessus.

NB : les CV collectés seront conservés dans les archives de GAC pendant une période de trois mois et seuls les candidats présélectionnés seront contactés.

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Impôt : ce que les députés exigent à l’ARPT, à l’OGP et à la douane…

27 décembre 2018 à 15 03 40 124012

A l’occasion de l’examen du projet de loi de finances initiale 2019, adopté hier, mercredi 26 décembre 2018, l’Assemblée nationale guinéenne a formulé un certain nombre de recommandations à l’endroit de l’exécutif. Ces recommandations concernent notamment le fonctionnement de certaines régies financières, dont la collaboration avec la direction nationale des impôts laisse à désirer.

Selon le rapport final du projet de loi de finances initiale 2019 (PLI 2019), parcouru par un reporter de Guineematin.com, l’Assemblée Nationale recommande à l’exécutif d’assurer l’harmonisation des relations de l’Autorité de Régularisation des Postes et Télécommunications(ARPT) avec la Direction Nationale des Impôts (DNI), la Direction Générale des Douanes (DGD), l’Office Guinéen de la Publicité (OGP) et d’autres services de l’Etat pour une meilleure mobilisation des ressources et en même temps éviter le recrutement d’un expert pour le tracking.

De même, l’Assemblée Nationale renouvèle son invite au gouvernement à plus de rigueur dans le suivi du recouvrement des recettes non fiscales. Le Parlement réitère également la proposition de procéder à la ré-immatriculation des véhicules et le renouvellement des permis de conduire.

Pour assurer plus de transparence dans les opérations de mobilisation des recettes de l’Etat, l’Assemblée Nationale préconise le reversement régulier au trésor des recettes locatives collectées par le patrimoine bâti public.

Tout de même, la représentation nationale dit avoir constaté avec satisfaction l’évolution des recettes des jeux de hasard qui peuvent faire l’objet de budgets d’affectation spéciale en faveur de la réalisation d’infrastructures sportives.

Le Parlement invite aussi le Gouvernement à revoir l’évaluation des actifs des sociétés et autres entreprises à céder.

Soucieux de limiter l’hémorragie financière dont souffre le budget de l’Etat, les députés ont formulé d’autres recommandations plus pertinentes dont l’exécution et le respect des principes pourraient augmenter la performance des services de l’Etat aussi bien dans la mobilisation que la sécurisation des recettes.

C’est dans ce cadre que l’Assemblée nationale suggère à l’Exécutif la révision des contrats de bail et de location des bâtiments abritant certains départements et Institutions en attendant des nouvelles constructions, compte tenu de l’importance des crédits alloués à cet effet ;

Elle invite le gouvernement à envisager une meilleure allocation budgétaire en faveur de l’Agence nationale de lutte contre la corruption ainsi que la mise à disposition de ressources suffisantes à la SOGEB pour la commercialisation de la fibre optique déjà installée ;

L’Assemblée Nationale invite l’exécutif à procéder à l’installation du système de monitoring audiovisuel à la Haute Autorité de la Communication ;

Elle demande l’application rigoureuse de la Loi organique relative aux lois de finances et la Loi relative à la gouvernance financière des sociétés et établissements publics ainsi que leurs textes d’application ;

L’Assemblée Nationale recommande vivement la mise en œuvre effective de la loi de programmation militaire.

Pour alléger la souffrance des populations, les parlementaires ont fait aussi des suggestions à l’exécutif. C’est notamment la mise en circulation des bus sur les différents axes routiers de la capitale, la reprise de la circulation du train Conakry express ainsi que l’ouverture d’une autre ligne sur l’axe Fria.

Soucieux du maintien de la paix et de la cohésion sociale dans le pays, la représentation nationale a appelé les populations guinéennes à plus de civisme et de responsabilité en vue de préserver la paix et favoriser l’émergence du pays.

Il faut noter que cette session parlementaire sera close le 31 décembre prochain. Elle sera mise à profit par les députés pour adopter le Code civil révisé, en débat dans les commissions de l’Assemblée nationale depuis 2017.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kankan : voici les priorités du nouveau commissaire central

27 décembre 2018 à 15 03 29 122912
Commissaire Abdoulaye Sanoh, patron de la police routière de Kankan

Une semaine après sa prise de fonction, le nouveau commissaire de la police routière de Kankan a décliné sa feuille de route. Le commissaire Abdoulaye Sanoh, ex-responsable du commissariat de police d’Enco5 (Conakry) ambitionne de sécuriser la commune urbaine conformément à la politique du ministère de la sécurité et de la protection civile. Pour cela, il annonce des reformes concernant notamment la circulation routière, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Le commissaire Abdoulaye Sanoh, le nouvel homme fort de la police routière de Kankan arrive avec de grande ambitionne pour la ville. Il entend s’investir pour assurer la sécurité des populations et leurs biens. « Mon objectif principal, c’est d’abord la sécurisation de la ville, parce que les populations de Kankan et leurs biens doivent être sécurisés », a-t-il annoncé.

Pour parvenir à ses fins, l’officier de police compte adopter un certain nombre de procédures. « Les procédures qu’il faut adopter pour parvenir à ces résultats sont simples. Vous savez que la police a pour rôle de réprimer le banditisme, d’arrêter tout délinquant, faire des enquêtes autour de la ville, arrêter tous les bandits et les transférer devant la justice. Mon objectif est de faire en sorte que Kankan soit débarrassé de ses bandits, pour que la population paisible vive en paix », souligne le commissaire central de la police de Kankan.

Outre la lutte contre le banditisme, Abdoulaye Sanoh entend combattre aussi l’insécurité routière. Il faut dire que Kankan est sans doute l’une des villes du pays qui regorgent le plus grand nombre de motos, et les accidents de la circulation sont récurrents sur place avec leurs lots de blessés et parfois de morts. Le nouveau responsable du commissariat central de la ville fait donc de la sécurité routière l’une de ses priorités.

« J’ai pris des mesures pour réduire des accidents. Je vais rencontrer le CADAC pour matérialiser toutes les routes de Kankan, faire en sorte que les conducteurs de taxis motos puissent tous être en casque. Des policiers seront déployés sur tous les carrefours pour éviter les sorties clandestines des taxis motos, parce que je constate ici que les motards roulent sans précaution. Donc je vais tout mettre en œuvre pour réduire les accidents », a-t-il promis.

Mais, pour réussir tout ce qu’il ambitionne, le commissaire Sanoh est convaincu qu’il doit revoir aussi le fonctionnement de la police, pointée du doigt pour son efficacité à Kankan. C’est pourquoi il entend mettre de l’ordre dans ses rangs. « Je compte mettre de l’ordre au sein de mon service. Désormais, un agent ne peut aller dans un carrefour que s’il a reçu l’ordre, désormais ce n’est pas n’importe qui, qui peut être chargé de réguler la circulation routière, tous ceux qui doivent aller dans les carrefours, doivent être désignés par le service de sécurité routière et la liste est remontée au commissaire », a-t-il dit.

Le commissaire se réserve cependant de toute promesse au sujet du service chargé de la confection des cartes d’identité au commissariat central de Kankan et qui est souvent accusé d’arnaquer les citoyens. « Je viens d’arriver et je n’ai trouvé aucune carte d’identité sur place, donc pour me prononcer sur ce dossier, il faudrait que les cartes arrivent pour que je puisse prendre des dispositions qu’il faut. Parce que la police doit se mettre en conformité avec le ministère de la sécurité et de la protection civile, ça c’est le but de ce changement. Ce que le ministère a dit à propos des cartes doit être appliqué, personne n’a le droit d’augmenter le prix que l’Etat a proposé », a laissé entendre l’officier de police.

A rappeler que le commissaire Abdoulaye Sanoh remplace le Colonel Jérôme Kolié, démit récemment de ses fonctions pour des raisons que nous ignorons, à la tête du commissariat de la police routière de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Procès : les avocats de Moussa Yéro réclament un milliard à Oury Baldé

27 décembre 2018 à 15 03 09 120912

L’affaire Ministère Public contre Moussa Yéro Bah se poursuit au tribunal correctionnel de Dixinn. Notre consœur de la radio Espace FM est poursuivie pour diffamation par voie de presse. Ses avocats ont essayé de démonter les arguments de la partie civile et du procureur, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin au tribunal.

C’est maître Emmanuel Kpana Bamba qui a été le premier à passer à l’attaque. Selon lui, tous les arguments soulevés par la partie civile et le procureur sont inexacts.  » Il n’y a pas de diffamation dans cette affaire. Il faut savoir que Moussa Yéro Bah n’a fait que rapporter les propos de Diaraye. Elle a cité la jeune fille, rencontrée en prison. Non seulement, c’est des propos rapportés, mais Moussa Yéro Bah a mis les propos au conditionnel. Mieux, dans toutes ses déclarations, notre cliente n’a jamais donné le nom de Mamadou Oury Baldé. Elle n’a parlé que d’un oncle de Diaraye » .

Par ailleurs, maitre Bamba a fait savoir que l’on est en train de chercher à restreindre la liberté de la presse si on interdit aux journalistes de se servir du mode conditionnel dans les émissions de radio.

Pour maître Bamba, c’est d’ailleurs Moussa Yéro Bah qui est aujourd’hui diffamée puisque la partie civile soutient qu’elle n’est pas journaliste.  » On ne vous apprend rien en parlant de l’excès de constitution de partie civile. C’est de cela qu’il s’agit. C’est Moussa Yéro Bah qui est trainée dans la boue par la partie civile. C’est pour cela, nous réclamons le payement de la somme d’un milliard de francs », a dit maître Emmanuel Kpana Bamba.

Abondant dans le meme sens, maitre Labila Michel Sonomou va demander au tribunal de renvoyer Moussa Yéro Bah des fins de la poursuite pour delit non constitué.

Pour maitre Salifou Béavogui, dans ce procès, les droits de la défense ont été confinés et violés pour empêcher la manifestation de la vérité.  » J’ai l’impression d’avoir assisté à un procès expéditif. Mais, je l’accepte ».

En outre, maitre Béa estime que ce procès n’aurait jamais dû se faire. « Aujourd’hui, on s’attaque aux journalistes qui n’ont que leurs plumes et leurs paroles. Ceci est un procès d’intention. C’est un procès de la honte, il faut le dire. C’est une affaire bancale, montée de toutes pièces ».

Plus loin, Maître Béa va inviter le juge Thierno Souleymane Barry à ne pas tomber dans le piège à lui tendu par la partie civile. Il va citer de nombreux cas de journalistes guinéens  » condamnés injustement  » sous le régime Lansana Conté: Boubacar Yacine Diallo, Diallo Souleymane, Ben Pépito, Aboubacar Sakho, Serge Daniel… qu’on a voulu faire taire pour ne pas que la vérité jaillisse.
Après ce rappel, maitre Béa « plaide non coupable et sollicite la relaxe de Moussa Yéro ».

Après avoir écouté partie civile, parquet et défense, le juge Thierno Souleymane Barry va renvoyer le délibéré au 03 janvier 2019 pour décision être rendue.

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Guinée : le budget de l’Etat en 2019 est d’un peu plus de 22 mille milliards de GNF

27 décembre 2018 à 12 12 44 124412
image d’archive

Présenté aux députés le 5 novembre dernier par le pool financier de l’Etat composé des ministres de l’économie et de finances, du plan et du développement économique et du budget, accompagnés du gouverneur de la Banque centrale, le projet de loi de finances initiale 2019 a été adopté hier, mercredi, 26 décembre 2018 par l’Assemblée nationale, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Les prévisions budgétaires pour l’exercice 2019, sont équilibrées en recettes et en dépenses à 22 mille 313 milliards 378 millions 217 mille francs guinéens.  L’approbation par la représentation nationale  du rapport final de la LFI 2019 a été précédée de l’adoption du volet dépenses du budget établi à 22 mille 313 milliards 378 millions 217 mille GNF. Le volet recettes adopté le 21 novembre dernier est de 19 mille  332 milliards  76millions  542 mille GNF.

Un budget accompagné par un certain nombre d’engagements. A savoir, le maintien :

o    d’un taux moyen d’inflation de 8% ;

o   du taux de réserves de change à 3 mois d’importation ;

o   du taux de change à 9 250 GNF le dollar ;

o   d’un endettement raisonnable ne devant pas dépasser les 45,5% du PIB ;

o   du niveau de dépenses courantes de 10,01%du PIB et un niveau de dépenses en capital de 7,24% du PIB ;

·        d’un déficit budgétaire de -2,4% du PIB et d’un solde budgétaire de base de 0,9% du PIB.

·        La réalisation :

o   d’un taux de croissance de 5,9% du PIB contre une projection de 5,8% dans la LFR 2018 ;

o   d’un taux de pression fiscale de 13.7% du PIB contre 13,36% en 2018;

·        La stabilisation du taux de change à 9 250 GNF le dollar ;

·        La consolidation et l’approfondissement des efforts pour une mobilisation accrue des ressources internes;

·        L’allocation des ressources privilégiant les services de base et les projets d’investissement aptes à impulser la croissance ;

·        le renforcement de la déconcentration et la décentralisation  budgétaires ;

ü Pour la réalisation des objectifs de recettes de la loi de finances initiale 2019, des dispositions fiscales nouvelles sont annoncées allant du réaménagement  du barème de la retenue sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères à l’indexation de la répartition de la TUV à la densité démographique en passant par d’autres mesures non moins drastiques.

La Loi de Finances initiale 2019 prévoit en recettes des cessions d’immobilisations des entreprises SIAG de Kassa, ENTA (branche cigarettes), USOA de Mamou, l’Huilerie de Kassa, Thé de Macenta et éventuellement NOVOTEL.

Pour aboutir à ces résultats de mobilisation des recettes, des ajustements en dépenses et autres soldes ont été réalisés. Il s’agit de :

–         l’augmentation du prix des produits pétroliers à la pompe de 25% le premier juillet 2018 ;

–         la volonté du gouvernement de prendre en charge, par l’effort national, le financement des études de faisabilité des projets et programmes du PNDES en réduisant les dépenses sur biens et services (fonctionnement de l’Administration publique) de 20% par rapport à l’exercice 2018 et en augmentant dans les mêmes proportions les dépenses d’investissement sur ressources propres ;

–         la promotion de l’inclusion sociale par la mise en place d’un fonds;

–         la prise en compte des effets de la réévaluation des comptes nationaux sur les indicateurs macroéconomiques (le produit intérieur brut, Produit National Brut…) ;

–         l’accroissement du budget du Ministère de la Santé à hauteur de 8% du budget total, suite à la convention entre la Guinée et l’Union Européenne dans le cadre du programme d’appui au secteur de la santé (PASA1) ;

–         la prise en compte de l’impact budgétaire de la politique de réduction de la pauvreté telle qu’indiqué dans la lettre de politique générale présentée par Monsieur le Premier Ministre ;

–         l’approbation par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International de la première revue de notre programme économique et financier soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) pour la période 2017 – 2020.

Pendant les débats en commission, en inter-commission et en plénières, les députés ont soulevé un certain nombre de préoccupations portant essentiellement sur :

1)        la répercussion des nouvelles dispositions relatives aux ressources de l’Etat ;

2)        le faible niveau de recouvrement des recettes non fiscales notamment :  

ü les recettes locatives des bâtiments administratifs ;

ü la location des infrastructures ANAIM, CBK, et autres GUILAB, SOGUIPAH, PORT AUTONOME;

ü la redevance radio téléphonie mobile GSM ;

ü l’immatriculation portière;

ü les recettes du service national de contrôle des normes et qualités ;

ü les dividendes des établissements publics et autres à caractère industriel et commercial,

ü les droits de topographies

ü les cessions d’actifs …

3)        le niveau d’évaluation des actifs des sociétés à céder ;

4)        l’opportunité de recrutement d’un expert pour le tracking ;

5)        le niveau des loyers abritant les institutions républicaines ;

6)        le transfert de titre en titre du budget ;

7)        les rapports ARPT, DNI, DGD, OGP et autres services de l’Etat.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Affaire Moussa Yéro Bah : le procureur réclame 2 millions à la journaliste

27 décembre 2018 à 12 12 33 123312
Moussa Yéro Bah

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, l’affaire opposant Moussa Yéro Bah et Mamadou Oury Baldé est en débat ce jeudi, 27 décembre 2018, au tribunal correctionnel de Dixinn. La journaliste est poursuivie pour diffamation par voie de presse. Après les plaidoiries de la partie civile, l’heure est aux réquisitions du parquet, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le procureur Daouda Diomandé est revenu sur les faits à l’origine de cette affaire. Selon lui, Mamadou Oury Baldé a subi une attaque à mains armées en août 2017. Après les investigations menées par les services de sécurité, deux filles sont mises aux arrêts. Elles reconnaissent avoir joué un rôle dans cette affaire et accusent Diaraye d’être le cerveau de l’attaque de la concession de son oncle. C’est ainsi qu’elle a été entendue par un juge d’instruction et mise sous mandat de dépôt.

« C’est en prison que Diaraye est entrée en contact avec Moussa Yéro Bah. Ainsi, la journaliste a pris pour argent comptant les propos tenus par Diaraye. Elle a pris la parole pour réagir par passion sur les Grandes Gueules de la radio Espace FM. Il faut être méticuleux. Mr Mamadou Oury Baldé a été atteint dans son honneur. Il a été traité de violeur, d’une fille qu’il a élevée. Mais, Diaraye a refusé les propositions d’expertise médicale faites par Mamadou Oury Baldé. Il n’était pas l’auteur de cette grossesse ».

Ainsi, le procureur Daouda Diomandé a demandé à toutes les corporations de bien faire leur travail avant de clamer qu’il y a bien diffamation. « Je vous demande de retentir Moussa Yéro Bah dans les liens de la culpabilité et de la condamner au payement d’une amende de 2 millions de francs guinéens. Faites une appréciation sereine des prétentions de la partie civile », a-t-il requis.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Siguiri : un président de district condamné pour avoir torturé un voleur de chèvre

27 décembre 2018 à 12 12 30 123012

Le président du district de Waran Kodan, dans la sous-préfecture de Niandankoro, a été reconnu coupable de coups et blessures volontaires ce mercredi, 26 décembre 2018. Le Tribunal de Première Instance de Siguiri a condamné Bandjan Doumbouya à un mois de prison assorti de sursis pour avoir torturé un présumé voleur de chèvre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le président du district de Waran Kodan, à Niandankoro, a comparu à la barre du TPI de Siguiri ce mercredi, poursuivi pour coups et blessures volontaires contre un voleur de chèvre, en l’occurrence Billy Kéita.

Selon nos informations, c’est au cours du procès dudit présumé voleur que le procureur a constaté des sévices corporels sur lui. Interrogé à ce sujet, Billy Kéita a fait savoir au tribunal que c’est le président du district de Waran ködan qui l’a torturé. Bandjan Doumbouya sera aussitôt interpellé par la gendarmerie.

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Siguiri, la loi n’autorise pas à un citoyen, quelque soit son rang social, de torturer un autre. Selon Alghassimou Diallo, « dans le procès de Billy Keïta, accusé de vol de chèvre, j’ai constaté des services corporels sur son corps, quand il a lui été demandé, il a répondu que c’est le président de district qui l’a ligoté et frappé. Sur le coup, j’ai interpellé le président du district de Waran ködan, en la personne de Bandjan Doumbouya. J’ai demandé au tribunal à ce qu’il comparaisse à la barre. Et, il est venu, il a répété exactement que c’est lui qui lui a ligoté et frappé Billy Kéita. Sur le sur le champ, j’ai engagé une poursuite contre lui. Il a été entendu à la gendarmerie. Aujourd’hui, il a comparu et a été reconnu coupable de coups et blessures volontaires… Personne n’est au dessus de la loi et la loi ne permet pas à une autorité de torturer un citoyen »

Bandjan Doumbouya a été condamné à un mois de prison assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Me Pépé réclame 500 millions à Moussa Yéro : « c’est Ablo qui est le père de l’enfant de Diaraye…»

27 décembre 2018 à 12 12 22 122212

Dans la journée de ce jeudi, 27 décembre 2018, le tribunal correction de Dixinn a mis en débat le procès contre Moussa Yéro Bah. La journaliste est poursuivie par un certain Mamadou Oury Baldé qui dit avoir été victime de diffamation sur une affaire de viol contre sa nièce. Mais, selon l’avocat de ce dernier, ce n’est pas Mamadou Oury Baldé qui est le père de l’enfant de Diaraye ; mais, un certain Abdoulaye Diallo, dit Ablo, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Les plaidoiries et réquisitions des parties au procès dans cette affaire ont débuté ce jeudi. Moussa Yéro Bah est accusé de diffamation contre Mamadou Oury Baldé. Selon lui, c’est suite à une émission de radio datant du 03 mai 2018 que la journaliste l’aurait diffamé.

En effet, au cours de l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace FM, Moussa Yéro Bah est revenue sur l’affaire Diaraye Baldé, détenue à l’époque à la maison centrale de Coronthie et en état de grossesse. La fille a confié à Moussa Yéro Bah que c’est son oncle et tuteur, Mamadou Oury Baldé qui serait l’auteur de ladite grossesse.

Ainsi, Mamadou Oury Baldé s’est senti diffamé et a porté plainte. Dans ses plaidoiries de ce jeudi, maitre Pépé Antoine Lamah, avocat de Mamadou Oury Baldé dit que l’honneur et la considération de son client ont été atteints. Selon lui, Mamadou Oury Baldé a plutôt pris soin de Diaraye avant qu’il ne la renvoie à cause de son comportement, de sa compagnie constituée de malfaiteurs.

Pour maître Pépé Antoine Lamah, Moussa Yéro a imputé des faits à son client qui ne sont pas vérifiés. « Rien n’a été prouvé par Moussa Yéro Bah. Toutes les allégations faites par la journaliste sont fausses. Les investigations de la dame n’ont pas été poussées ».

Par ailleurs, maitre Pépé Antoine Lamah dit avoir toutes les preuves que l’auteur de la grossesse de Diaraye s’appelle Abdoulaye Diallo, dit Ablo, qui a quitté la Guinée depuis le 05 décembre 2017. Puis, il brandit des photos de « l’enfant de Diaraye qui est une copie certifiée et conforme de Ablo », dit-il.

L’avocat de la partie civile soutient que Mamadou Oury Baldé a subi des préjudices. Même son entreprise de gardiennage a subi des préjudices. « On ne peut plus retirer les articles de presse qui ont traité de ce dossier. Les dégâts sont énormes, même les réseaux sociaux en ont fait un écho incroyable. Dans tout ça, il n’y avait pas de preuves. Nous vous prions de recevoir la constitution de partie civile de Mamadou Oury Baldé. Nous vous demandons de condamner Moussa Yéro Bah au payement de 500 millions de francs guinéens. Nous vous prions d’ordonner la diffusion de la décision qui sera rendue dans 10 journaux de la place », a plaidé maître Pépé Antoine Lamah.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Dixinnn pour Guineematin.com

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Incendie dans un restaurant à Kindia : les dégâts estimés à plus de 450 millions

27 décembre 2018 à 11 11 58 125812
Commandant Jean Traoré

Un incendie s’est produit hier, mercredi 26 décembre 2018, dans un grand restaurant de la sous-préfecture de Damakania, à Kindia. Il a causé des dégâts matériels estimés à plus de 450 millions de francs, a appris un correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

L’incendie est survenu à 17 heures dans le célèbre restaurant Sambegou Rama situé à « La contournante », dans la sous-préfecture de Damakania (Préfecture de Kindia). Le feu a commencé au niveau d’une case en chaume qui se trouve à l’entrée du restaurant. Il s’est propagé et a touché tous les compartiments du local (le restaurant et la superette). Les sapeurs-pompiers sont intervenus mais c’était déjà trop tard.

« C’est un incendie très grave, on a été tardivement informé. L’équipe qui est venue a trouvé que le feu s’est déjà propagé partout, donc nous avons commencé les opérations d’extinction. A un moment donné, le feu a pris le stock de gaz qui était sur place, donc on ne pouvait plus intervenir parce qu’il y avait des explosions. Pour la sécurité du personnel, je demandé aux agents de reculer. On a sécurisé la station Total qui est à côté pour ne pas que les étincelles causent d’autres dégâts là-bas », a expliqué le Commandant Jean Traoré, chef service des sapeurs-pompiers de Kindia.

Mamadou Baïlo Tall

Selon le propriétaire du restaurant, Mamadou Baïlo Tall, c’est un court-circuit qui est à l’origine de l’incendie. Et les dégâts sont très importants, selon lui : « Un court-circuit est la cause de l’incendie d’après ce qu’on m’a dit parce que je n’étais pas à côté au moment des faits. Pour l’instant, je ne peux pas trop parler de ça sauf dire que j’ai perdu le restaurant qui était parmi les plus célèbres de Kindia.

Le restaurant, la supérette et mon bureau sont partis en fumée. Pour l’instant, je ne peux pas estimer les dégâts matériels. Seulement la valeur de la marchandise consumée est estimée à 450 millions. Heureusement, il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Pour cela, je remercie Dieu. Je remercie aussi toute la population de Damakania pour leur soutien », a dit la victime.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Restriction des libertés, tueries de manifestants… Amadou Diallo (BBC) déçu du Pr. Alpha Condé

27 décembre 2018 à 9 09 25 122512
Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, un journaliste de Guineematin.com qui était récemment à Dakar, au Sénégal, a rencontré monsieur Amadou Diallo. Et, ils en ont profité pour échanger sur plusieurs sujets d’intérêt national. Dans l’extrait qui suit, l’ancien correspondant de la BBC en Guinée a dénoncé la restriction des libertés et surtout les tueries des manifestants de l’opposition sous le régime du Pr. Alpha Condé.

Je suis déçu parce que le Pr. Alpha Condé, je l’ai connu quand il était dans l’opposition. Je vous ai dit que le Pr. Alpha Condé, feu Bâ Mamadou, feu Jean Marie Doré, feu Siradiou Diallo, je peux dire que c’était nos potes, nos amis. Ils se battaient pour la liberté, pour la démocratie, l’Etat de droit, pour que le guinéen ne meurt plus dans les manifestations de l’opposition. Parce qu’à leur temps, il y a eu beaucoup de militants de l’opposition qui avaient été tués par les forces de l’ordre. La répression sous le Général Lansana Conté était aussi sans limite.

C’est pour cela que je dis que j’observe tous ces évènements avec beaucoup de gêne. Parce que quelqu’un qui s’est battu pendant toutes ces années pour l’avancée démocratique de son pays, qui arrive au pouvoir et qui n’arrive pas à empêcher des répressions des militants de l’opposition, je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe…

La liberté de manifestation, le libre accès aux médias publics, les libertés publiques et individuelles, les élections libres, crédibles et transparentes… C’était le combat du Pr. Alpha Condé, de feu Bâ Mamadou, de feu Jean Marie Doré et de feu Siradiou Diallo… Mais, je constate que les Guinéens meurent encore dans les manifestations de l’opposition en Guinée, alors que c’est le professeur Alpha Condé qui est président de la République de Guinée…

Je connais très bien le professeur Alpha Condé, on se connaît très bien. A l’époque, l’opposition n’avait aucun moyen de se faire entendre, si ce n’est via BBC, RFI et Africa N°1. Donc, le professeur Alpha Condé connaît très bien qui est Amadou Diallo. C’est pour cela que le connaissant, connaissant aussi les valeurs pour lesquelles lui et ses pairs de l’opposition se battaient à l’époque, je n’arrive pas à comprendre que des militants de l’opposition soient tués lors des manifestations politiques en Guinée. Depuis son arrivée au pouvoir, l’opposition parle de 103 morts… Pendant tout le régime du président Abdoulaye Wade (président du Sénégal entre le 1er avril 2000 et le 2 avril 2012), il y a eu six (6) personnes qui ont été tuées lors des manifestations politiques au Sénégal ! Faites la comparaison… 

Suspension de Mouctar Bah (correspondant de RFI en Guinée)

Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

J’observe tout cela, je vous l’ai dit, avec beaucoup de regrets. Parce que Mouctar Bah (RFI), Ben Daouda Sylla (Africa N°1) et Amadou Diallo (BBC), le professeur Alpha Condé nous connaît très bien. Donc, que Mouctar soit suspendu sous le régime du Pr. Alpha Condé, je n’arrive pas à comprendre. Parce que les gens qui doutent de Mouctar Bah ne le connaissent pas. mais, le Professeur Alpha Condé connaît très bien qui est Mouctar Bah. je ne dis pas qu’on a aidé le Pr. Alpha Condé, Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, Jean Marie Doré ; mais, nous faisions notre boulot. Je ne sais s’ils percevaient le travail professionnel qu’on faisait comme une aide ; mais, on faisait notre boulot. Et, en tout cas, ils ne pouvaient pas se faire entendre à l’extérieur de la Guinée ou même à l’intérieur du pays sans BBC, RFI et Africa N°1…

En attendant le décryptage de cette longue interview, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la réaction du célèbre journaliste sur les tueries de manifestants sous le régime Alpha Condé :

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Conakry: l’INIDH décerne la Palme des Droits de l’Homme à deux personnalités religieuses

27 décembre 2018 à 8 08 25 122512

L’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a clôturé ce mercredi, 26 décembre 2018, la session ordinaire de son assemblée plénière, après 3 semaines de travaux. Tenue au palais du peuple, la cérémonie a été marquée par l’adoption d’une série de résolutions et la remise de la palme nationale des droits de l’homme à deux personnalités influentes de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie a connu la présence du Ministre conseiller spécial du président de la République chargé des relations avec des institutions, du représentant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, du grand imam de la mosquée Fayçal de Conakry et de l’archevêque de Conakry.

Durant les trois semaines, du 5 au 26 décembre, consacrées à cette session ordinaire de l’assemblée plénière de l’INIDH, cinq (5) résolutions ont été ont adoptées par les commissaires de cette institution républicaine. Ces résolutions sont : le rapport du monitoring des prisons, l’organisation de la journée nationale de concertation, l’adoption du budget, un plan d’action pour 2019…

Pour la première fois, l’INIDH à décerné un prix dénommé Palme Nationale des Droits de l’Homme (PANADH). Ce prix récompense les efforts d’un ou des acteurs étatiques ou non-étatiques, en faveur de la promotion ou de la protection des droits de l’homme dans notre pays.

Dr. Alia Diaby

Selon le président de l’institution, Dr Alia Diaby, cette session a été très riche et le fait de décerner la Palme Nationale des Droits de l’Homme le prouve à suffisance. « Le fait de décerner la palme nationale des droits de l’homme qui vient marquer le top de cette session de décembre prouve que les membres de l’INIDH ont atteint tout les objectifs. C’est une manière pour l’INIDH d’encourager les récipiendaires sur le terrain de la consolidation de la paix sur lequel ils se sont investis depuis très longtemps, parce que qu’il arrive, ils sont toujours aux côtés de la population, ils portent toujours la parole pour rassembler les guinéens. Donc, c’est une sorte de reconnaissance parce que vous savez que la reconnaissance est divine », a dit le président de l’INIDH.

Pour cette première distinction, ce sont les deux plus hautes autorités religieuses du pays, en l’occurrence, El Hadj Mamadou Saliou Camara et Monseigneur Vincent Koulibaly, qui en sont les récipiendaires. Tous deux ont remercié les membres de l’INIDH et formulé des prières pour la paix dans le pays.


Monseigneur Vincent Koulibaly

Après avoir reçu cette distinction, Monseigneur Vincent Koulibaly a dit que « cette organisation est pour Elhadj Mamadou Saliou Camara et moi, le signe éloquent que l’aspiration profonde des guinéens c’est la paix, comme fruit de la réconciliation. Nous prions donc pour que Dieu nous donne en abondance cette paix, pour que le développement soit possible. Nous remercions l’INIDH pour le choix porté sur nos modestes personnes ».

Elhadj Mamadou Saliou Camara

Pour sa part, l’imam de Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara a invité les guinéens à se donner les mains pour le bonheur de notre peuple. « Aujourd’hui, on est très content et je demande à ALLAH de donner sa grâce à la Guinée et à l’Afrique pour que le monde africain vive dans la paix et l’unité. Le fruit de la réconciliation, c’est la paix et l’unité nationale. Donc, j’appelle tous les guinéens, les autorités et la population, de se donner la main, de favoriser la paix et de barrer la route devant toutes sortes de violences. Notre inquiétude aujourd’hui, c’est de rassembler tous les guinéens. Nous demandons au gouvernement et à l’opposition de s’entendre afin que la paix règne dans notre pays ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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