Guinée : le Code civil révisé voté à la majorité des voix

29 décembre 2018 à 23 11 54 125412

La Guinée vient de se doter d’un nouveau code civil révisé, malgré l’opposition des femmes et du groupe libéral-démocrate. Après 18 ans de débats et 35 ans d’hibernation, le document présenté ce samedi, 29 décembre 2018, a été finalement approuvé par l’Assemblée nationale, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Les femmes ont appelé à revoir la disposition du mariage avec option et les opposants s’inscrivent dans la logique du renvoi pour mieux s’approprier le document, jugé très volumineux avec 1 635 articles distillés en 5 titres et condensés dans 5 livres.

Sûrement, les explications du ministre conseiller du président de la République, chargé des relations avec les institutions, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, également spécialiste en droit, ont pesé dans l’évolution des débats.

Finalement, c’est par 35 voix contre 26 et 6 abstentions que la nouvelle mouture du code civil a été adoptée. Avec comme promesses, de mettre en place une commission rogatoire, qui s’occupera à intégrer les recommandations soulevées par la plénière.

C’est un Cheick Sako très heureux qui s’est prêté aux questions de la presse, laissant comprendre que cette adoption vient combler un vide. Le ministre d’Etat en charge de la justice a également pris l’engagement selon lequel le président de la République, quoi qu’opposé au texte dans sa disposition sur l’option du mariage, démocrate qu’il est, va s’allier derrière la position de l’Assemblée nationale.

Pour le Président de la commission des lois, de l’administration, de la justice et des droits humains, Mamady Kandé Soumaoro, ce vote « est l’aboutissement de cinq mois d’intenses travaux en commission et inter commissions qui ont connu la participation aussi bien des députés que d’experts, de partenaires techniques et financiers et de la société civile ». A juste raison, le député rend hommage à l’ensemble des acteurs ayant pris part à l’étude et examen du document.

A présent, les yeux sont tournés vers Sékhoutouréya, et la Cour Constitutionnelle pour connaitre la suite réservée à cette loi, la 71ème de cette année, si on ajoute les conventions, contrats, traités, Codes et autres textes de lois qui ont été approuvés par l’Assemblée nationale actuelle qui devrait être renouvelée dans quelques mois, si le calendrier électoral est respecté.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Assainissement de Conakry : « c’est un assainissement bidon », dit Cellou Dalein

29 décembre 2018 à 19 07 28 122812

A l’occasion de l’assemblée générale de son parti, ce samedi, 29 décembre 2018, Cellou Dalein Diallo s’est exprimé encore une fois sur l’assainissement de Conakry, initié par le gouvernement guinéen. Une mesure qui vise à mobiliser les ministres et tous les citoyens de la capitale pour rendre propre la ville. Le chef de file de l’opposition guinéenne s’insurge contre cette initiative des autorités qui, selon lui, relève de l’amateurisme, a constaté un reporter de Guinematin.com qui était sur place.

A l’image du dernier samedi de chaque mois, beaucoup de citoyens ont été empêchés de circuler ce samedi matin à Conakry. Certains ont vu leurs motos arraisonnées par la police qui avait érigé des barrages dans les carrefours de la ville pour empêcher le passage de tout engin roulant. C’est le cas de plusieurs militants de l’UFDG qui voulaient se rendre au siège du parti à la Minière pour assister à l’assemblée générale de la formation politique. C’est Cellou Dalein Diallo qui l’a annoncé, dénonçant cette mesure du gouvernement.

« Ils sont dans les commissariats, dans les escadrons de la gendarmerie. Donc ils sont obligés de rester chez eux parce qu’il y a cet assainissement bidon, que le gouvernement incompétent et incapable fait semblant d’organiser tous les samedis. Ce n’est pas comme ça qu’on fait l’assainissement, on ne réinvente pas la roue. Il y a un dispositif à mettre en place pour qu’il y ait la discipline. Mais c’est des décisions populistes pour qu’on dise oui, on travaille. Dans tous les pays, il y a une organisation qui est mise en place pour l’assainissement. Ça, c’est un assainissement bidon », a dit le chef de file de l’opposition.

Le président de l’UFDG en a profité pour revenir sur plusieurs autres questions qui fâchent l’opposition guinéenne. C’est notamment le processus d’organisation des élections locales. L’opposant rappelle que ce processus dure depuis une année maintenant et jusqu’à présent il n’est pas achevé. Une première dans l’histoire, a indiqué Cellou Dalein qui fustige les agissements du pouvoir dans la gestion de ces élections.

« Ils ont volé dans les urnes, ils ont volé dans la centralisation, maintenant ils sont en train de voler dans l’installation des maires. Aucun recours. Vous prouvez, vous avez tous les éléments, vous avez toutes les preuves, il n’y a aucun recours qui peut fonctionner pour vous restituer les suffrages volés, les sièges confisqués. Et avec arrogance et mépris, ils décident de suspendre une partie importante de la Constitution qui est l’article 10 qui autorise les manifestations », a-t-il déploré.

Malgré tout, Cellou Dalein Diallo se félicite du combat mené par son parti qui a réussi à avoir 78 quartiers sur 128 à Conakry lors de ces élections locales. « Ça veut dire que lorsqu’on travaille, on a le résultat. Mais malheureusement, en face, on a un Etat briguant, un Etat voyou. Si nous voulons que notre pays connaisse une vraie démocratie, que soient respectés dans ce pays les principes et les règles de l’Etat de droit, qu’il y ait la protection des droits humains, ce n’est pas avec Alpha Condé. Avec Alpha Condé, il n’y a aucune chance. Il faut qu’on ait ça dans l’esprit et qu’on exige enfin son départ », a lancé le président de l’UFDG.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Aboubacar Soumah : «notre grève n’est pas politique, ni ethnique…»

29 décembre 2018 à 19 07 21 122112
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Des responsables du SLECG (Syndicat Libres des Enseignants et Chercheurs de Guinée) au niveau préfectoral et communal ont assisté à une assemblée générale extraordinaire du mouvement ce samedi, 29 décembre 2018, à son siège national à Donka. La démarche visait à démentir les allégations d’essoufflement de la grève générale et illimitée, entamée depuis pratiquement 3 mois, et de resserrer les rangs face aux multiples menaces que connait le mouvement, a appris sur place Guinematin.com à travers un de ses reporters.

Sur les 38 secrétaires généraux des bureaux préfectoraux et communaux attendus à cette rencontre, c’est seulement celui de Beyla qui n’a pas pris part à la rencontre. Pour le reste, ceux de Kankan, Boffa, Télimélé, et Tougué auront été longuement applaudi pour leur efficacité sur le terrain dans le respect du mot d’ordre de grève générale et illimitée, lancée depuis le 03 octobre dernier.

Selon Aboubacar Soumah, secrétaire général du bureau exécutif national du SLECG, « nous sommes à une phase très décisive de notre lutte suite au gel des salaires qui a causé des pertes en vies humaines et la dislocation de certaines familles. Vue la décision insensée, irréfléchie, irresponsable du Premier ministre, l’obstination du gouvernement face à notre revendication, vue l’indifférence notoire des parents d’élèves, des institutions républicaines face à ce qui se passe dans notre pays… nous nous retrouvons ici aujourd’hui pour prendre nos responsabilités afin de renforcer notre position pour que le gouvernement fasse une proposition concrète, substantielle su nos salaires ».

Malgré toutes les menaces, précise Aboubacar Soumah, « il n’est pas question pour nous de reculer. Aujourd’hui, on est entrain de raconter par-ci, par-là que 50% des enseignants ont déjà repris les cours. C’est le Premier ministre qui l’a déclaré. Chers enseignants, notre destin est dans nos mains. Comme on l’a été le 03 octobre dernier, nous devons être plus déterminés ».

En outre, Aboubacar Soumah a suggéré à ses camarades de faire très attention sur les discours divisionnistes qui n’ont pour but que d’affaiblir voire de tuer le SLECG. « Nous avons fait appel aux secrétaires généraux de la préfecture de la Haute Guinée pour qu’ils comprennent que cette revendication n’est pas politique, elle n’est pas ethnique, ni régionaliste, encore moins communautariste. C’est une revendication professionnelle qui concerne les enseignants de notre pays. Le caractère ethnique qu’on veut imprimer à notre revendication, il faut que vous compreniez que les politiciens, le gouvernement, ils passent par tous les moyens pour saper notre mouvement ».

Après avoir été présentés aux nombreux enseignants présents pour cette assemblée extraordinaire, certains secrétaires généraux des bureaux préfectoraux ont pris parole pour raconter les intimidations et autres menaces qu’ils subissent en longueur de journée. Tous vont réaffirmer devant le bureau national du SLECG leur engagement à continuer le combat jusqu’à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Le secrétaire général du SLECG de Télimélé va demander l’appui du bureau national du pour porter plainte contre le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Selon Mamadou Bobo Diallo, « quand le ministre Mory Sangaré est revenu de sa tournée, il annoncé qu’à Télimélé, les écoles sont fréquentées par les enseignants à hauteur de 96%. Mais, ce qu’il n’a pas voulu dire, c’est que le salaire de 96% des enseignants est gelé pour fait de grève. C’est vraiment paradoxal. C’est pourquoi, je sollicite l’appui du bureau national du SLECG pour porter plainte contre Mory Sangaré. Si les écoles sont fréquentées à 96%, pourquoi ne nous paye-t-il pas ? C’est très curieux comme mesure », a ironisé le jeune syndicaliste.

Pour sa part, le patron du SLECG de Fria, est venu démentir les « élucubrations qui prétendent que je m’apprêt à lever la grève à Fria. On est loin de là. La grève se poursuit de la plus belle des manières à Fria et d’ailleurs, je ne suis pas habiliter à lever le mot d’ordre de grève… Que les réseaux sociaux et les sites arrêtent de manipuler l’opinion », a dit Amara Touré, longuement applaudi tout comme ses prédécesseurs.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Polygamie : les femmes députées se coalisent contre le Code civil révisé

29 décembre 2018 à 18 06 22 122212

Comme annoncé dans nos publications, l’Assemblée nationale guinéenne est réunie en séance plénière ce samedi, 29 décembre 2018 pour examiner et adopter le projet de Code civil révisé qui lui est soumis par l’exécutif. Et comme on pouvait s’y attendre, les débats sont houleux à l’hémicycle. Cela, en raison de l’opposition ferme des femmes parlementaires au texte, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

C’est un front commun que les femmes parlementaires ont décidé de faire contre le Code civil révisé. Qu’elles soient de la mouvance ou de l’opposition, les femmes députées se donnent la main pour barrer la route au texte présenté par le ministre de la justice devant l’Assemblée nationale. Elles s’opposent particulièrement aux articles 282 et 283 de ce Code, relatifs au mariage avec option. C’est-à-dire la légalisation de la polygamie.

Beaucoup parmi elles demandent le statuquo. Autrement dit, maintenir les dispositions du texte en vigueur qui optent pour la monogamie, même si elles ne sont pas respectées. « Je saisis le ministre de la justice aux propos. Lui-même était contre la polygamie nous a-t-il dit ici. Mais dans le gouvernement, beaucoup étaient pour sa légalisation. C’est la même chose ici également à l’Assemblée nationale.

Ceux qui optent pour la polygamie sont plus nombreux que nous autres.

Nous les femmes, nous sommes contre cette disposition. Nous les femmes, nous ne pouvons pas accepter qu’on maintienne la polygamie. Unanimement, les femmes ont décidé de ne pas voter ce document si on ne tient pas compte de nos observations », a expliqué Hadja Aïssata Daffé, députée de l’UFR.

En plus de la législation de la polygamie, les femmes parlementaires ont d’autres griefs contre le Code civil révisé. « Il y a aussi la garde de l’enfant (en cas de divorce NDLR). Selon le texte, la mère garde l’enfant pendant 7 ans, après quoi, l’enfant revient à son père. Mais comprenez que le plus souvent, l’homme ne peut pas s’occuper de l’enfant. Il se sent mieux avec sa maman. C’est une préoccupation que je souhaite partager avec vous en vue d’une solution », a plaidé la députée de l’alliance républicaine.

Cependant, malgré cette position des femmes députées, les hommes, majoritairement, restent pour le mariage avec l’option. Les arguments ne manquent pas à ce niveau. Certains vont jusqu’à parler des statistiques sur les cas de femmes ou filles dans des situations délicates. C’est le cas du député Elhadj Salim Bah qui estime que « la révision de la loi c’est pour l’adapter à la réalité. Moi je plaide pour la souplesse ».

Les débats se poursuivent actuellement à l’Assemblée nationale. Mais, il faut dire que pour empêcher le passage du texte, les femmes députées, minoritaires au Parlement, ont besoin du soutien des hommes. Ce qui est peu probable au regard des tendances qui se dégagent à travers les interventions des uns et des autres.

Depuis l’Assemblée nationale pour Guineematin.com

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Cheick Sacko appelle les députés à voter le Code civil révisé : « vous serez légitimement fiers »

29 décembre 2018 à 17 05 30 123012

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée nationale est réunie en séance plénière ce samedi, 29 décembre 2018, pour examiner et adopter le Code civil révisé. Mais, en raison des divergences de position autour de certains points de ce texte, plusieurs députés ont souhaité le report de son adoption pour leur permettre de mieux l’examiner. Chose que ne souhaite pas cependant le ministre de la justice, venu défendre le texte devant le Parlement.

Dans un discours de 9 pages remis aux Parlementaires et à la presse, dont Guineematin.com, le ministre d’Etat en charge de la justice, maître Cheick Sacko, est revenu longuement sur les manquements observés dans le Code civil en vigueur dont la révision est plus qu’une nécessité.

« Depuis, l’indépendance, notre pays a connu 4 Constitutions alors que le Code civil n’a connu qu’une seule retouche », a rappelé le ministre de la justice. Le garde des sceaux a listé les tares contenues dans le Code civil, entre les mains des législateurs et des professionnels du droit, depuis l’an 2000 pour sa révision.

Dans sa présentation, le ministre de la justice a rappelé que le document révisé comprend 1635 articles contre 1189 articles dans l’ancien texte, répartis en cinq livres.

Le 1er livre I traite le cas des personnes, le 2ème, des régimes matrimoniaux, des successions et des libéralités, le 3ème, des biens, le 4ème, des obligations et le 5ème livre est essentiellement axé sur les principaux contrats et actes usuels et des dispositions finales.

Pour le ministre, ce document qui apporte d’importantes innovations portant sur le statut de la femme, de l’enfant, de la succession, de la nationalité, du logement, de la propreté et autres, « est un outil précieux, soumis à l’appréciation des honorables députés ».

Cheick Sako, a ensuite appelé les députés à adopter à l’unanimité le texte. En le faisant, selon lui, les députés pourront « légitimement être fiers d’avoir été ceux qui, après 18 ans de travail technique pratiquement ininterrompu, ont finalement adopté et mis ce précieux outil à la disposition des populations ».

En attendant l’ouverture des débats, rien ne permet de dire si oui ou non, ce document sera adopté par les députés. A en croire un membre du groupe parlementaire libéral-démocrate, qui a exigé l’anonymat, « l’UFDG et le RPG-Arc-en-ciel sont d’accord de se saisir la quintessence du présent document qui régit la vie civile des citoyens ». Pour ce député, il n’est pas exclu que son groupe s’abstienne à la limite.

Du côté du groupe Alliance républicaine, c’est également l’incertitude. « Même si le document va passer, tout sera clair. Il faut qu’on essaie de raboter très bien le document », a confié un membre de ce groupe.

A noter qu’en plus du nombre très important d’articles qui composent le Code civil (ce qui nécessite beaucoup de temps aux parlementaires pour bien l’examiner), certaines dispositions du nouveau texte posent véritablement problème. C’est notamment celle relative à la légalisation de la polygamie. Une pratique officiellement interdite mais qui se fait à grande échelle.

Pour certains, c’est bien de légaliser cette pratique pour être en conformité avec les valeurs culturelles du pays alors que pour d’autres, légaliser la polygamie serait un grave recul du pays et une discrimination à l’égard des femmes. Reste à savoir lequel des deux camps remportera la bataille qui dure depuis l’an 2000.

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematrin.com

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Appel à Manifestation d’Intérêt : Publication d’Attribution de Marché (Yessoulou)

29 décembre 2018 à 17 05 13 121312

Etudes d’Avant-projet Détaillé (APD), l’élaboration des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO), l’assistance à la passation des marchés de travaux, le contrôle et la supervision des travaux de construction d’une prise d’eau, d’une station de surpression au barrage des grandes chutes et la mise à niveau de la station de traitement de Yessoulou.

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Appel à Manifestation d’Intérêt : Publication d’Attribution de Marché (PUEG)

29 décembre 2018 à 16 04 57 125712

République de Guinée, ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, projet urbain eau de Guinée (PUEG), Unité de gestion du projet (UGP). Études du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable (AEP) du Grand Conakry et de modélisation hydraulique du réseau.

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Appel à Manifestation d’Intérêt : Publication d’Attribution de Marché

29 décembre 2018 à 16 04 52 125212

République de Guinée, ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, projet urbain eau de Guinée (PUEG), Unité de gestion du projet (UGP). Publication d’attribution de marché pour la prestation d’Etudes sur la Sécurité des Barrages des Grandes Chutes et de Banéah

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Adoption du Code civil : des débats houleux attendus à l’Assemblée nationale

29 décembre 2018 à 12 12 32 123212
image d’archive

Sauf changement de dernière minute, les députés guinéens vont adopter ce samedi, 29 décembre 2018, le Code civil révisé. C’est du moins ce qu’a appris Guineematin.com, d’un député impliqué dans l’étude de ce document. Des débats houleux sont attendus à l’hémicycle à cette occasion.

L’adoption de ce texte mettra fin à un débat qui dure depuis une dizaine d’années. Depuis son adoption en 1968, le Code civil en question n’a été révisé qu’une seule fois (1983). Le nouveau texte soumis à l’Assemblée nationale est en débat depuis l’an 2000. Au départ, les femmes, à travers le département de la promotion féminine et de l’enfance, se référant aux conventions internationales en faveur de ces deux couches vulnérables de la société, ont exprimé leur volonté d’avoir un Code de la famille.

Une occasion qu’ont saisie les professionnels de la justice dont le plaidoyer portait sur la révision du Code civil, avec l’option d’intégrer tous les déshydrata soulevés par la junte féminine. Ce qui doit forcément amener le législateur à modifier le Code en vigueur, adopté sous le régime révolutionnaire, mais dépassé dans plusieurs domaines de la vie.

Seulement, ce document qui doit porter sur les biens, les droits et les devoirs des personnes en République de Guinée, a fait l’objet de débats sans fin autour de certaines questions de société. C’est le cas particulièrement du régime monogamique ou polygamique.

Dans le Code de 1968, la Guinée avait opté pour la monogamie. Une disposition qui n’a jamais été respectée et jamais changée. Aucune autorité, encore moins les populations dans l’écrasante majorité à croyance musulmane, n’ont respecté cette disposition. Et personne n’a fait l’objet ni de poursuite ni de condamnation pour l’avoir violée. En réalité, les couples polygames ne se comptent pas en Guinée et même l’attitude d’épouser une seule femme est perçue comme une faiblesse dans la société guinéenne.

Jugée donc obsolète, cette disposition fait débat et continue de faire couler encre et salive entre des tendances diamétralement opposées. Les premiers, militants irréductibles des valeurs traditionnelles qui voudraient que la polygamie ne soit pas une imposition aux hommes qui souhaiteraient épouser plus d’une femme comme c’est le cas pour les musulmans où la religion offre la possibilité d’en épouser jusqu’à quatre.

Et les autres, jugés réformistes et en phase avec l’évolution du temps où même avoir une seule femme est synonyme de charges incalculables. Ces derniers, ne manquant également pas d’arguments, jugent incohérents de se marier à plus d’une femme, à l’heure où le concept égalité homme-femme est à la mode et surtout au moment où la cherté de la vie a atteint des niveaux incroyables.

Ce samedi donc, des débats intenses voire houleux sont attendus entre ces deux camps à l’Assemblée nationale. Le mariage avec option et le régime monogamique. D’autant plus que certains croient dur comme fer que, toute modification de cette disposition fera reculer la Guinée. Et mieux, occasionner une traine à la rentrée en vigueur de cette loi.

Puisqu’après l’approbation des députés, le document doit être soumis au président de la République qui a le dernier mot pour sa signature et sa promulgation comme loi de la République. Certaines langues commencent déjà à prédire que tout changement du régime actuel, même si ce dernier, en vigueur depuis 50 ans, est non respecté, occasionnera le retard, sinon empêchera la promulgation de cette loi par l’actuel locataire de Sékhoutouréya, lui-même monogame.

Pour autant, ce Code révisé, a l’avantage d’avoir bénéficié d’importantes innovations. C’est le cas du statut de la femme. Car si le mariage homosexuel ou mariage pour tous est puni par ce Code, la femme désormais a les mêmes droits et devoirs que son mari. La chefferie de la famille est partagée entre les deux. Un livret de la famille est institué. Désormais, selon ce nouveau document, à la signature du mariage, l’époux reçoit le livret de famille et la conjointe, l’acte de mariage.

D’autres dispositions liées notamment à l’héritage, la propriété, le logement et bien d’autres ont connu des améliorations. Pour plus de détails, Guineematin.com vous donne rendez-vous après les débats promoteurs de ce samedi.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Journée d’assainissement : entre paralysie et rançon de la police

29 décembre 2018 à 12 12 23 122312

La campagne d’assainissement de la ville de Conakry, déclenchée depuis quelques mois par le gouvernement, ne fait pas que des heureux. A l’occasion de la journée de ce samedi, 29 décembre 2018, de nombreux citoyens ont éprouvé d’énormes difficultés à se déplacer. Ce qui fait le plus mal, c’est que des agents de la sécurité routière en ont profité pour retirer de l’argent à certains motards à certains endroits de la commune de Ratoma, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au carrefour Centre Emetteur de Kipé, des policiers de la CMIS (Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité) ont mis des barricades pour empêcher tout passage. Dans les environs, des agents de la sécurité sont aux aguets pour non pas demander aux motards de rebrousser chemin, mais pour les immobiliser. Un lieutenant aux yeux rouges vous intime l’ordre de descendre de votre engin, avant de l’envoyer au commissariat de police située à quelques pas de Prima Center.

« C’est des ordres qu’on a reçus d’immobiliser tout engin. Vous revenez à 11 heures pour payer une contravention de 500 mille FG pour les véhicules et 300 mille FG pour les motos », lance un commissaire de police sur un ton ferme.

Des journalistes en partance pour le boulot sont du lot des usagers dont les engins sont immobilisés sur les lieux. Un d’entre eux, après avoir longuement parlementé, débourse la somme de 30 mille FG pour récupérer sa Honda Part avant de partir. Le jeune lieutenant va donner 10 mille FG à la policière, la gardienne des clés, avant de mettre dans sa poche.

Le second journaliste, ne voulant pas se prêter à ce jeu, après avoir imploré tous les noms, va se résoudre à rallier son service et laisser sa moto de marque TVS dans les mains de la police.

Au même endroit, d’autres motards étaient en chaude discussion avec les agents. Ça marchandait d’autant plus que les policiers n’étaient pas prêts à prendre une somme dérisoire.

Cette scène de racket est fréquente sur le terrain à de nombreux carrefours de Conakry où, à la moindre incartade, c’est des montants qui circulent entre protagonistes. Les usagers y laissent souvent des plumes.

Cette mesure d’interdiction de la circulation de 6 h à 11 h à l’occasion du dernier samedi de chaque mois, en plus de restreindre la liberté de circuler, est l’occasion pour certains policiers de faire la poche à de nombreux usager de la route. Le plus choquant est que ces montants indument perçus vont des les poches des requins de la route.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : les accidents de circulation enregistrés en 2018 et leurs causes

29 décembre 2018 à 12 12 09 120912
Capitaine Bangoura Kandel Roger Michel, commissaire de la police routière de N’zérékoré

Alors que 2018 tire sa révérence, l’heure est actuellement au bilan de cette année. C’est le moment de jeter un regard dans le rétroviseur pour revisiter les faits qui ont marqué les douze derniers mois. Et c’est ce que vient de faire la police routière de N’Zérékoré en ce qui concerne les accidents de la circulation. Interrogé par le correspondant de Guineematin.com dans la ville, le commissaire de la police routière de la capitale de la Guinée forestière, le capitaine Bangoura Kandel Roger Michel, est revenu sur le bilan des accidents de la circulation enregistrés dans la préfecture en 2018.

L’officier parle de 187 accidents enregistrés par la police routière dont 8 cas de morts. « Le nombre total d’accidents enregistrés en 2018 à N’Zérékoré est de 187. Ces cas d’accidents sont répartis comme suit : accidents mortels, 8 (tous des hommes) ; accidents avec blessés graves, 45 (dont 38 hommes, 6 femmes et un mineur) ; accidents avec blessés légers, 103 ; accidents avec dégâts matériels importants, 16 et 23 avec dégâts matériels légers », a-t-il indiqué.

Sur les causes de ces accidents de la route, l’officier de police souligne que « nous allons d’abord notifier la présence des mineurs dans la circulation, nous avons l’ignorance des significations des panneaux de signalisation, nous avons aussi le non-respect de la distance de sécurité, l’excès de vitesse, la circulation à gauche ».

En 2019, le capitaine Bangoura Kandel Roger Michel entend combattre davantage les accidents de la circulation et assurer la sécurité des usagers de la route et leurs biens. Mais pour cela, il appelle l’ensemble des acteurs concernés à jouer sa partition. « Nous demandons à l’Etat, à travers notre département, d’augmenter le nombre de nos agents afin de couvrir toute la ville tout en nous dotant les moyens logistiques nécessaires. Nous allons aussi continuer à sensibiliser la population.

Nous faisons appel aux autorités préfectorales et communales de nous aider à trouver de la place pour les vendeuses dans les marchés pour qu’elles quittent sur les routes, et aussi nous lançons un appel aux syndicats des transporteurs de dire à leurs membres de cesser d’abandonner leurs véhicules sur la route pendant plusieurs jours. Et, je demande aux taxi-motards de se mettre en règle car en 2019, nous serons impitoyables », a lancé le responsable de la police routière de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (+224) 620 16 68 16/ 666 89 08 77

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Nouvel an : les vœux de la GéCi pour 2019

29 décembre 2018 à 11 11 10 121012

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes,

Au seuil de l’année nouvelle, je voudrais vous présenter mes vœux les meilleurs pour 2019, qui devraient nous épargner des convulsions inutiles et raffermir notre pacte citoyen et républicain.

J’ai une pensée pieuse pour nos morts, et je compatis à la souffrance des plus vulnérables, même si les difficultés du moment sont partagées par tous.

Je suis solidaire de tous ceux qui se battent pour l’éthique et le partage des richesses.

Je suis scandalisé par l’état d’insalubrité publique qui ne semble plus étonner, tout comme le degré de corruption, de gabegie, d’incivilité et d’impunité.

Nous avons touché le fond avec cette jeunesse en errance à travers le monde. Le rapport 2018 du HCR relatif aux migrations montre qu’il y a plus de Guinéens à traverser la Méditerranée que les citoyens de pays en guerre, comme l’Afghanistan, la Syrie, la Libye ou l’Irak, par exemple.

Les nouvelles qui nous parviennent de la sous région sont tout aussi alarmantes, avec le travail de forçat qui leur est dévolu. C’est pathétique.

Cette jeunesse en perdition et en totale désespérance sociale devrait indigner nos concitoyens, et alerter les pouvoirs publics qui sont incapables d’offrir des perspectives d’évolution et d’avenir.

Mes chers Compatriotes,

Un rendez-vous crucial s’annonce dès l’entame de l’année nouvelle, avec des enjeux énormes.

Il ya tout d’abord le retour impératif des enfants à l’école dans la 1ére quinzaine de Janvier, afin d’éviter une année blanche aux conséquences multiples.

Il y a le règlement de la situation des enseignants dont je salue la ténacité et le courage, face aux manœuvres dilatoires d’un PM totalement déconnecté de la réalité et en perte de vitesse.

Il y a la question du mandat échu des députés, avec l’impossibilité d’installer la nouvelle Assemblée Nationale dans 3 mois. L’argument des caisses vides ne tient pas, face à la place de 3ème producteur mondiale de bauxite, et les sommes colossales dépensées durant les tournées présidentielles du PM, celles électorales du PRG, et tout ce qui a été engagé pour acheter les consciences ici et là.

C’est le lieu de se mobiliser pour organiser les Législatives durant le 1ersemestre 2019, vaille que vaille.

Il y a le glissement programmé du calendrier électoral, qui devrait être contré par tous ceux qui se battent pour la liberté, la justice et la consolidation des acquis démocratiques.

Il y a le risque grandissant de voir l’opposition se déliter avec de nombreux courants, malgré les initiatives de la GéCi, à travers son BEN qui a assisté à plusieurs rencontres formelles, et son Président qui a rencontré la plupart des leaders politiques.

Mes chers Compatriotes,

En l’absence d’une opposition plurielle regroupant tous ceux qui ne se reconnaissent pas de la Mouvance, comme du temps des forces vives, c’est une faute politique qui risque de nous rattraper à l’heure des comptes. C’est faire le jeu du pouvoir dans le rapport des forces à venir.

Aujourd’hui, face au refus des Partis de l’opposition de quitter/bloquer les institutions républicaines pendant le vote de la loi de finances, la GéCi envisage d’autres actions qui vont aller crescendo.

Nous envisageons des actions concertées avec le SLECG et les parents d’élèves, pour l’occupation des établissements publics au quotidien, si la rentrée n’est pas effective dans la 1ère quinzaine de janvier.

Parallèlement à cette action, nous projetons de :

  • demander le soutien des médias par un block-out de toute la bande FM et des émissions TV, refuser la fermeture de la Maison de la Presse, et initier d’autres formes de revendication,
  • approcher les établissements privés qui risquent de connaitre une année scolaire invalidée,
  • associer notre brave et vaillante Diaspora à l’éveil des consciences des familles qui bénéficient d’un soutien, sans lequel, la Guinée aurait déjà connu des soulèvements.

Mes chers Compatriotes,

Voici les mesures d’urgence que la GéCi va mettre en branle, pour nous sortir de cette inertie.

Dans le cas échéant, nous accentuerons la désobéissance civile à travers d’autres formes de résistance élargies aux forces sociales et à toute la population, pour mettre un terme à la souffrance du peuple.

La Génération Citoyenne est dans le camp du peuple, et œuvre pour l’alternance démocratique.

Rendre le pays ingouvernable, c’est faire le lit d’une insurrection populaire et d’une transition militaire. Ce serait une décrue de la démocratie, après tant d’années de combat.

La donne est d’imposer une nouvelle forme de citoyenneté capacitaire et non  délégataire, là où les élus ont échoué dans leur rôle de contrôle gouvernementale et de contrepouvoir.

L’heure est à la mobilisation générale pour sortir le pays de l’incurie, de l’humiliation, des inégalités économiques … En dépit des intérêts divergents et des différences d’approches et de stratégies.

Le rêve d’une Guinée solidaire et bien gérée est à portée de main. Saisissons cette opportunité, tous ensemble et maintenant, face à un Etat qui a failli à sa mission régalienne de protéger son peuple.

Bonne et heureuse année 2019 à tous. Dieu sauve la Guinée.

Fodé Mohamed Soumah

Président de la Génération Citoyenne« GéCi »

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Affaire Kipé 2 : les avocats des familles saluent les conclusions du procureur

29 décembre 2018 à 9 09 53 125312

Comme prévu, les observations du procureur de la République de Dixinn ont été communiquées hier, vendredi 28 décembre 2018, aux avocats des familles menacées de déguerpissement à Kipé 2 dans la commune de Ratoma. Le procureur a donné sa position sur cette affaire judiciaire opposant les familles en question et l’Etat guinéen qui est pendante devant le TPI de Dixinn depuis le 1er octobre dernier. Et ces observations ont été accueillies avec joie par les conseils des familles qui indiquent qu’elles sont en faveur de leur camp.

C’est maître Gadirou Diallo, l’un des avocats des familles, qui l’a confié à un reporter de Guineematin.com, au sortir de l’audience. « Nous avons reçu les observations du ministère public dans l’affaire Kipé 2 contre le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Ces observations abordent dans le même sens que les conclusions que nous avons déposées dans le dossier de la procédure. Le procureur a fait observer que nos clients détiennent des titres fonciers, des arrêtés, ils ont mis les lieux en valeur, ils y habitent depuis plus de 30 ans.

Ensuite, le procureur a fait observer que les lieux que nous occupons sont différents des lieux revendiqués par le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Cela veut dire que les observations du procureur sont favorables à nos clients. Et dans les prochaines audiences, on va certainement mettre l’affaire en délibéré, car l’Etat n’a pas pu démontrer que les lots que nous occupons sont sa propriété », a indiqué l’avocat.

A rappeler que ce procès oppose 225 familles menacées de déguerpissement dans le quartier Kipé 2 à l’Etat guinéen, représenté par l’agent judiciaire de l’Etat. Ce sont les familles qui ont porté plainte contre l’Etat après avoir reçu une lettre du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire leur demandant de libérer la zone qu’elles occupent légalement depuis plusieurs décennies. Mais, depuis l’ouverture du procès, l’Etat guinéen ne s’est pas fait représenter au tribunal. Ce qui a expliqué d’ailleurs les multiples reports des audiences.

Les parties ont jusqu’au 11 janvier 2019 pour répliquer aux observations du procureur avant que le tribunal ne prenne une décision sur cette affaire.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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N’zérékoré : remise de fournitures scolaires aux lauréates des examens nationaux à Samoe

29 décembre 2018 à 9 09 05 120512

L’ONG, Prix d’Excellence Elisabeth Théa pour la Promotion et l’Assistance à la Jeune Fille Scolarisée (PEET-PAJFS), a procédé à une remise de fournitures scolaires aux lauréates des examens nationaux session 2018. La cérémonie a eu lieu dans la sous-préfecture de Samoe, située à 10 km de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette remise a connu la présence des autorités locales, des parents d’élèves, de la notabilité, des responsables religieux et des jeunes de la sous-préfecture.

Elles sont au total 24 élèves admises aux différents examens nationaux session 2018 à avoir décroché ces Prix d’Excellence, dont 20 collégiennes et 4 lycéennes.

André Loua

André Loua, membre du bureau de l’OMS au Congo, et fils de feue Elisabeth Théa, est revenu sur l’origine de ce Prix d’Excellence dédié à sa défunte mère. « Notre maman, Élisabeth Théa, est décédée le 28 décembre 2015 à Conakry et nous sommes venus faire les obsèques à Samoe. Lors de ses obsèques, il y a eu plusieurs témoignages, puisque de son vivant, elle accueillait beaucoup de personnes étrangères et elle leur offrait un toit et donnait à manger. Et, pendant les obsèques, les inquiétudes se sont exprimées pour se demander qui désormais va nous recevoir au village puis qu’elle n’est plus là. C’est ainsi que nous ses enfants, après réflexion, nous avons suggéré que la maison soit disponible pour tout étranger qui viendrait à Samoe. Et puisque, particulièrement dans ses actions, elle soutenait beaucoup les jeunes filles, la couche la plus fragile, nous avons donc décidé d’instaurer un prix d’excellence, du fait qu’elle a été la première fille à l’époque à l’école primaire de Samoe parmi les 6 élèves qui étaient inscrits. C’est ainsi que nous avons proposé que toutes les filles qui seront lauréates parmi les 5 premiers de leurs classes à l’examen d’entrée en 7ème année et au brevet, nous allons leur fournir un certains nombre d’appui en matériel scolaires, notamment les tenues, les cahiers et les principaux livres correspondant à leurs niveaux ».

Par ailleurs, André Loua a promis d’élargir le champ d’actions de l’ONG. « Nous allons continuer à élargir ce prix dans tout le pays pour inciter les filles à bien étudier et à aider les parents d’élèves à mieux encadrer leurs filles ».

Michel Haba

Dans son discours, le vice-maire de la commune rurale de Samoe, a remercié les donateurs avant d’inviter les lauréates à persévérer dans le travail. « Au nom de tous les conseillers communaux de Samoe, nous tenons à remercier très infiniment la famille des donateurs et nous les encourageons à continuer sur cet élan. Alors, j’invite les bénéficiaires à doubler beaucoup d’efforts tout en acceptant d’aller jusqu’à terminer les études, car quand une femme étudie, elle devient le support inconditionnel de son mari et elle peut devenir présidente de la République et elle peut même commander le monde entier. Alors, je les invite au travail ».

Seny Angèle DELAMOU

Seny Angèle DELAMOU, lauréate, au nom de ses camarades, a remercié les donateurs avant de leur promettre d’utiliser à bon escient. « Le Prix d’Excellence que je viens d’obtenir, je suis très émue et je suis fière pour les cadeaux que j’ai reçus. Je promets que je serai première dans ma salle jusqu’à ce que je vais finir mes études et je demande à mes amies de prendre l’exemple sur moi ».

À noter que ce don est composé de livres de Maths, de Français, une boîte de Mathématiques, des stylos et des crayons et une somme de 50 000 fg pour le prix de tenue scolaire à chacune des lauréates du collège. Pour les lycéennes, le don comprend des livres de Littérature africaine, de Physique, de Chimie, de 3 paquets de cahiers, de stylos, de crayons et une enveloppe de 50 000 fg pour l’achat des tenues scolaire par chacune des bénéficiaires.

De Samoe, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél. :(+224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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