Conakry : des partisans du fils de Sékou Touré manifestent devant l’ambassade des Etats-Unis

20 décembre 2018 à 20 08 42 124212

Plusieurs personnes ont participé à un sit-in organisé ce jeudi, 20 décembre 2018 devant l’ambassade des Etats-Unis à Conakry. Les manifestants réclamaient la libération de Mohamed Touré, le secrétaire du PDG-RDA, et son épouse, Denise Cros Touré, détenus aux Etats-Unis, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Après une conférence de presse organisée hier à Conakry, les soutiens de Mohamed Touré, fils du premier président guinéen, Sékou Touré, et actuel secrétaire général du PDG-RDA, ont organisé un sit-in ce jeudi matin devant l’ambassade des Etats-Unis en Guinée. Les mouvements « Carton rouge », « Les nouveaux types de Guinée » et la Jeunesse de la Révolution Démocratique Africaine (JRDA), réunis au sein du collectif « Libérez le couple Touré », sont venus adresser un message aux autorités américaines.

« Depuis le mois d’avril dernier, le Camara Mohamed Touré et son épouse ont été interpelés dans l’Etat du Texas, aux Etats-Unis, pour des faits que nous considérons comme un cas civil. Donc, pas politique. L’objectif de ce sit-in, c’est pour réclamer justice et la libération du couple Touré. Nous sommes là pour dire au gouvernement américain d’accélérer le processus judiciaire.

Nous savons que le camarade Mohamed Touré a une bonne moralité, parce qu’il a reçu une bonne éducation de sa famille. Nous disons donc qu’il est innocent et nous réclamons sa libération, lui et son épouse », a indiqué Oyé Béavogui, le coordinateur du collectif « Libérez le couple Touré ».

Parmi les manifestants, on retrouve des membres de la famille de Mohamed Touré. C’est le cas d’Amara Taliby Touré, remonté contre l’incarcération de son cousin. Pour lui, le fils de Sékou Touré est victime d’accusations non fondées. « Nous sommes là pour demander la libération du couple Touré. C’est une fausse accusation, dans la mesure où la fille a été envoyée par Mohamed Touré aux Etats-Unis pour travailler avec sa femme. Mais, elle n’est pas adoptée en tant que domestique.

Mohamed et sa femme ont voulu vraiment mettre la fille à l’école, mais les parents de la fille ont dit qu’ils ont envoyé leur enfant pour travailler. Et quand l’enfant aura atteint l’âge de la maturité, de la faire revenir pour se marier. Le couple a même voulu chercher la nationalité américaine pour la fille. Donc, on a demandé pour la scolarisation, la famille de la fille a dit non, nous supposons que c’est une manière de s’enrichir. Et, c’est pourquoi ils ont monté un complot contre le couple Touré », estime ce proche de Mohamed Touré.

A rappeler que Mohamed Touré et son épouse Dénise Cros Touré sont inculpés pour travail forcé aux Etats-Unis. Ils sont accusés d’avoir réduit en esclavage une jeune fille qu’ils ont fait venir de la Guinée. Selon la fille qui a porté plainte, le couple Touré l’a forcée à faire tous les travaux domestiques avec des mauvais traitements physiques et psychologiques pendant les 13 années qu’elle a passées dans la maison des Touré, située dans la banlieue de Fort Worth, au Texas.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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CAN U17 : du lourd pour la Guinée dès le premier tour

20 décembre 2018 à 20 08 24 122412

La Guinée aura fort à faire lors des phases de poules de la CAN U17, Tanzanie 2019. Le Syli cadet se frottera à des gros calibres pour tenter de franchir cette phase de la compétition, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Trois mois après sa qualification à la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans, prévue l’année prochaine en Tanzanie, le Syli cadet a été fixé sur ses adversaires lors des phases de poules de la compétition. Le tirage au sort effectué ce jeudi, 20 décembre 2018 par la CAF, donne du gros travail à faire au sélectionneur guinéen, Mohamed Maléah Camara et ses joueurs.

En effet, la Guinée se retrouve dans la poule B, en compagnie du Cameroun, du Sénégal et du Maroc. Des adversaires de taille face auxquels l’équipe guinéenne, en préparation actuellement à Conakry, doit sortir du grand jeu pour se tirer d’affaire.

A rappeler que lors de la dernière édition, en 2017, la Guinée avait terminé à la troisième place de la compétition, rentrant à Conakry avec une médaille de bronze et le titre du meilleur buteur de la CAN U17, remporté alors Mohamed Fandjé Touré.

En l’absence du Mali et du Ghana, les deux finalistes de l’édition 2017 et qui ne sont pas qualifiés pour celle de 2019, la Guinée tentera d’obtenir mieux qu’une médaille de bronze en Tanzanie. Mais, il faudra d’abord sortir son épingle du jeu dans une poule qu’on pourrait qualifier de celle de la mort.

Voici la composition des poules

Groupe A : Tanzanie, Nigeria, Angola, Ouganda

Groupe B : Guinée, Cameroun, Maroc, Sénégal

La CAN des moins de 17 ans est prévue du 14 au 28 avril 2019 en Tanzanie.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Conakry : l’OIM /Guinée fait l’état des lieux de ses interventions sur le terrain

20 décembre 2018 à 20 08 21 122112

La cérémonie de lancement officiel des activités de la revue annuelle de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a eu lieu ce jeudi, 20 décembre 2018, à Conakry. La démarche s’inscrit dans le cadre des échanges sur les principales réalisations de l’année 2018, en vue de dégager des recommandations et des ajustements nécessaires pour harmoniser les interventions pour 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette revue de deux jours regroupe plus de 100 participants venus de différentes institutions : OIM, agences du Système des Nations Unies, membres du gouvernement guinéen.

Mme Fatou Ndiaye Diallo

Selon la cheffe de mission OIM/Guinée, madame Fatou Ndiaye Diallo, pour ce qui est de 2018, « les activités ont été intenses avec des retours volontaires à un niveau très élevé. Et puis, des actions entreprises et des engagements pris par l’Etat, encouragent les jeunes. Ça permet de donner un peu plus d’espoir aux jeunes qui rentrent. Ils ne rentrent pas parce qu’ils ont échoué, ils rentrent parce qu’ils ont compris qu’ils ont choisi un projet qui n’était pas bien mûri et ils ont décidé de revenir chez eux et d’exploiter les opportunités qu’on leur offre ici. Pendant cette année, on a fait pas mal de choses. Il faudrait maintenant capitaliser sur ça et tout ce qu’on a fait. On l’a fait aussi aux côtés des services techniques de l’Etat, mais également aux côtés des populations. On les a impliqués de bout en bout pour que cette cible qui est très jeune ait plus confiance en nous. Pour cela, on les remercie ».

Alpha Camara

Le représentant de la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, Alpha Camara a félicité l’OIM pour le travail accompli. « La présente session de la revue annuelle de l’OIM vient à point nommé parce qu’elle a un double caractère dans un contexte de fort taux de migration que connait notre pays. Je remercie et félicite l’OIM Guinée pour ses bonnes actions et aussi qui a permis à nos nombreux compatriotes de regagner le pays et faciliter leur réintégration. J’attire l’attention de tout un chacun que l’année 2019 sera une phase décisive dans la mise en œuvre du plan d’action de ladite année », a dit monsieur Camara.

Selon nos informations, c’est en avril 2017 que le gouvernement guinéen a signé une convention avec l’Union Européenne et l’OIM concernant la gestion des migrants. Ce programme de l’OIM prend fin en 2020. A partir de cette année, l’OIM va se retirer pour laisser la place au gouvernement guinéen.

Il faut noter que l’OIM s’est investie ces dernières années pour aider au retour des migrants en Guinée. Une fois sur le territoire national, les migrants sont reçus à l’aéroport de Conakry. Le gouvernement et l’OIM procèdent à leur profilage. Ils reçoivent une enveloppe de 500.000 francs guinéens, un téléphone et une puce.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à la T6 : d’importants dégâts matériels enregistrés

20 décembre 2018 à 20 08 06 120612

Un incendie s’est produit ce jeudi, 20 décembre 2018, dans un atelier de Tapisserie situé à la T6, dans la commune de Ratoma. Le feu dont l’origine reste inconnue a fait d’importants dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

C’est dans la matinée de ce jeudi que cet incendie est survenu dans l’atelier de Tapisserie appartenant à Nèma Kolié. Selon la victime qui n’était pas sur les lieux au moment des faits, le feu a causé d’énormes dégâts. « J’ai quitté mon atelier à 10 heures. A 10 heures 30 minutes, j’ai reçu un appel, m’informant que mon atelier a pris feu. A mon arrivée ici, j’ai trouvé que tout est parti en fumée. On avait 7 salons de fauteuils, des carcasses qu’on devait reconfectionner, des éponges et trois machines », a-t-il expliqué.

Nèma Kolié précise que cet incendie n’est pas le premier dans son atelier. Et, l’origine du feu reste mystérieuse. « Nous avons vu seulement le feu quitter derrière l’atelier. Il y avait de l’éponge en haut, et dès que le vent a soufflé, le feu a pris directement l’éponge. C’est à ce moment que les apprentis qui étaient là ont compris qu’il y a feu. Il y a deux ans environ, nous avions enregistré la même chose ici, et nous n’avions pas su d’où était venu le feu », a dit la victime.

Nèma Kolié lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté de lui venir en aide pour lui permettre de reprendre ses activités.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Prix de l’innovateur : Ibrahima Tounkara reçoit son trophée et une enveloppe de 50 millions de francs guinéens

20 décembre 2018 à 19 07 58 125812

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a procédé à la remise officielle du prix de l’innovateur 2018, ce mercredi 19 décembre à son siège. Un prix raflé récemment par Ibrahima Tounkara à l’occasion du concours de l’innovation organisé en marge de la Journée Nationale de la Recherche couplée avec la Semaine Africaine des Sciences, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette Journée Nationale de la Recherche et de l’Innovation est une occasion pour les organisateurs de récompenser les jeunes chercheurs et innovateurs guinéens qui ont pu se démarquer à travers leur projet. Ibrahima Tounkara est le lauréat du meilleur jeune innovateur de cette année. Du haut de ses 30 ans, il a réalisé une microcentrale hydroélectrique de 15 KW qui a électrifié son village natal de Bolodou, dans la préfecture de Gueckédou.

Ibrahima Tounkara

Le jeune entrepreneur, professeur de maths à Kissidougou, qui a un reçu un trophée et une enveloppe de 50 millions de FG, a dit sa joie d’avoir remporté ce prix. « Je me réjouis beaucoup de ce concours parce que, c’est à travers lui que j’ai été connu par plusieurs personnes. Avec ce prix, je suis reconnaissant, pas pour l’enveloppe qui l’accompagne, mais sa portée que je mesure. Je trouve cela plus important que l’enveloppe. Et, je vous assure que cette enveloppe sera utilisée à bon escient, d’abord la consolidation de certains organes de notre micro-centrale, mais aussi à la recherche scientifique afin de pouvoir faire d’autres innovations. Mais, je demande encore un soutien de l’Etat en ce qui concerne la consolidation de la centrale pour pouvoir aider les villages environnants », a dit Ibrahima Tounkara.

Pr. Zoumana Bamba

Pr Zoumana Bamba, président du Comité d’Organisation, a certifié que « ce prix de Mr Tounkara, de par son innovation et de sa pertinence, mais également son implication socio économique, ne souffre d’aucun doute. Pour cela, je le félicite ».

Pour sa part, le conseiller chargé de la Recherche et de l’Innovation du département de, Pr Selly Camara a laissé entendre que cet événement vient à point au moment où la Guinée a besoin des jeunes innovateurs pour le développement durable du pays. « Le cabinet du ministère a mis dans son programme cette année à ce que la recherche scientifique soit le porte flambeau. Nous sommes dans cette émergence. Et, pour une émergence, il faut l’énergie, parce que sans l’énergie, aucun développement socio-économique n’est possible, aucun développement durable ne peut se faire. Je remercier l’heureux récipiendaire et lui demande de fournir encore des efforts parce que la Guinée a assez de potentialités ».

La cérémonie de remise de ce prix à Ibrahima Tounkara a été présidée par Zénab Camara, cheffe de cabinet du ministère de l’enseignement supérieur. Selon elle, « il faut féliciter Mr Tounkara qui n’a peut être pas attendu l’appui du gouvernement ou d’autres bailleurs, mais qui a mis sa connaissance pour développer une solution qui change la vie de sa communauté et nous espérons que cette initiative va inspirer d’autres personnes à pouvoir s’investir… En Guinée, nous ne manquons pas d’innovation. Il faut que nous puissions accompagner ces initiatives de nos jeunes. Souvent, nous avons des jeunes qui ont des idées, mais il leur manque un accompagnement financier. C’est en cela que nous avons pris un engagement auprès du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour élaborer une politique nationale de l’innovation, un fonds de recherche sera mis en place pour accompagner les chercheurs et valoriser ces recherches à travers la journée nationale de l’innovation »

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : un homme d’une quarantaine d’années se donne la mort à l’aide d’un fusil

20 décembre 2018 à 19 07 32 123212

Un élève d’une école coranique s’est donné la mort ce jeudi, 20 décembre 2018, aux environs de 10 heures à Togui Oulen, dans la commune urbaine de Siguiri. Zakaria Koulibaly, âgé d’une quarantaine d’années, s’est servi d’un fusil pour abréger sa vie, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les raisons du suicide de Zakaria Koulibaly ne sont pas connues, d’autant plus qu’il n’a laissé aucun papier ou indice. Selon nos sources d’information, la victime ne souffrait d’aucune maladie mentale avant sa mort. Mais, quelques heures avant le drame, il avait un comportement étrange, a-t-on appris.

Interrogée par notre reporter, la tutrice de la victime a décrit ce comportement étrange. Selon Fanta Doumbouya, « Zakaria était bien portant. Il est venu pour apprendre le coran. Ce matin, il était bizarre, il rentrait et sortait. Je lui avais demandé ce qui ne va pas. Il m’a répondu qu’il n’avait rien. Ensuite, il est rentré pour mettre dehors ses affaires. Il s’est enfermé dans sa chambre. J’ai entendu un bruit dans la chambre. Aussitôt, j’ai informé les autorités locales qui sont venues défoncer la porte. Il était déjà donné mort ».

Zakaria Koulibaly était célibataire sans enfant, originaire de la préfecture de Mandiana.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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« Guinée, Terre d’Afrique » : le livre qui présente la Guinée sous forme de carte postale

20 décembre 2018 à 19 07 15 121512

Plus besoin d’aller loin pour connaître les richesses géologiques de la Guinée. Elles sont contenues désormais dans un seul document intitulé« Guinée, Terre d’Afrique ». C’est un livre initié par la direction générale de la Banque BICIGUI qui en a financé les travaux de réalisations. L’ouvrage a été présenté le vendredi dernier, 14 décembre 2018, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Guinée, Terre d’Afrique » est un livre qui présente des photographies, des merveilles géographiques et touristiques de la Guinée. Financé entièrement par la BICIGUI, ce gigantesque travail a été réalisé par Mado Camara, Sabine Diakité et madame Bah Kadiatou Dia. L’œuvre contient de belles images des quatre régions naturelles, accompagnées de commentaires pour montrer la Guinée dans toute sa diversité géographique.

Franck Guillet

Selon Franck Guillet, directeur général de la BICIGUI et facilitateur des travaux de ce livre, l’idée de faire cette œuvre est née de ces différents voyages à travers la Guinée. « Pourquoi avoir fait ce livre ? A vrai dire, je suis amoureux de ce pays, je ne suis pas guinéen mais je suis passionné de la Guinée. Vous constatez que je suis tombé amoureux de la Guinée à travers de nombreux voyages que j’ai faits à l’intérieur du pays, vous savez que nous avons un réseau de 31 agences de la BICIGUI à travers le pays, et donc j’ai la chance de parcourir tout le pays. Et ça fait mal au dos que ça soit d’aller dans les zones où il n’y a pas de goudron, de bitume. Mais en tout état de cause, on tombe sur des paysages exceptionnels. Et donc, j’ai voulu immortaliser ces moments à la fois sur les paysages, parce que les paysages sont fabuleux, mais aussi sur les hommes et les femmes qui représentent ce pays, qui représentent ces régions. Ces gens sont merveilleux, puisque chaque fois j’ai rencontré des gens accueillants, abordables et nous avons eu des échanges forts sympathiques. C’est la raison pour laquelle nous avons fait ce livre », a expliqué le responsable de la BICIGUI.

Mme Bah Kadiatou Dia

 Pour les auteurs de ce livre, ce fut un honneur de faire ce travail pour promouvoir leur pays. Maintenant, madame Bah Kadiatou Dia, la rédactrice des textes qui accompagnent les images, souhaite que tout le monde s’y mette pour promouvoir l’œuvre et mettre en valeur les richesses géologiques de la Guinée. « Nous avons besoin de tout le monde pour promouvoir ce livre, pour promouvoir notre pays. On a besoin que tout le monde sache qu’on a un beau pays. Mettons la Guinée en valeur, aimons la Guinée, on a un beau pays.Je suis fatiguée d’entendre que la Guinée est un scandale géologique. Et puis quoi ? Il y a quoi derrière ? Elle est plus qu’un scandale géologique, c’est un don de Dieu. Battons-nous, faisons connaitre notre pays, on n’est pas assez connu. Donc nous devons nous battre. Au-delà de ce live, nous devons promouvoir la culture, l’alphabétisation, l’éducation », a-t-elle exhorté.

Mado Camara

De son côté, Mado Camara, la réalisatrice de l’ouvrage, souligne que ce travail qui visait à répertorier les sites touristiques de la Guinée et à les présenter dans un document, n’est pas exhaustif. Elle se réjouit tout de même de ce que son équipe a pu faire à travers ce document.

Cet ouvrage intitulé « Guinée, Terre d’Afrique » est désormais en vente sur le marché guinéen, notamment à la maison du livre située à la Camayenne. Il coûte 400 000 francs guinéens.

Mamadou laafa Sow pour Guineematin.com

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Elhadj Sékhouna sur l’élection à Matoto : « On n’a pas besoin d’aller déchirer des bulletins, travestir les faits »

20 décembre 2018 à 17 05 55 125512

La polémique liée à la contestation de la victoire de Kalémodou Yansané à la tête de mairie de Matoto par un cadre du RPG arc-en-ciel (qui était dans la salle et qui a déchiré les bulletins) suscite assez de préoccupations dans toute la République puisque c’est le fondement même de la démocratie qui est attaqué et cela risque d’entraîner des conséquences incalculables.

Dans la matinée de ce jeudi, 20 décembre 2018, le Kountigui (chef coutumier) de la Basse Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah a demandé aux autorités guinéennes d’installer le vainqueur de l’élection. L’envoyé spécial de Guineematin.com à Tanéné, dans la préfecture de Dubréka, a décrypté l’intégralité de cette déclaration.

Décryptage !

Aujourd’hui, on n’a pas la paix du cœur en Guinée parce qu’il y a trop de violences dans le pays. Et, cette situation est liée aux élections locales, au contrôle des mairies. A mon avis, ces élections ne devaient pas nous entraîner dans la situation que nous vivons aujourd’hui. Elles ne devaient pas engendrer des problèmes parce que si l’élection est organisée normalement, chaque citoyen vote librement pour son candidat. Puis, les conseillers élus se retrouvent pour élire l’exécutif communal, celui qui remporte cette élection, il faut lui donner sa victoire.

Je veux parler de ce qui se passe actuellement à Conakry autour de l’élection du maire de Matoto qui est la plus grande commune du pays. Dans cette commune, on retrouve des guinéens venant de partout. Mais, celui que les populations de la commune aiment, c’est lui qui doit être le maire. En tant que Kountigui de la Basse Côte, qu’est-ce que je veux dire au gouvernement ? Qu’est-ce que je veux dire aux partis politiques ? Ils n’ont qu’à éviter des comportements de nature à mettre le feu au pays. Si vous organisez une élection et quelqu’un remporte cette élection, laissez-le diriger parce que le pouvoir, c’est Dieu qui le donne à qui il veut.

Ce que je vois actuellement à propos de la mairie de Matoto, ça fait pitié. C’est quelque chose qui ne fera que nous mettre en retard alors que nous avons devant nous d’autres élections plus importantes que celle-là. Nous avons les élections locales et la présidentielle à venir. Mais si on s’affronte pour des élections locales, que ferons-nous lorsqu’il s’agira des élections législatives ? Depuis combien de temps ces élections ont eu lieu ? Jusque-là, il y a plusieurs communes qui n’ont pas encore leurs conseils communaux installés. Arrêtez de provoquer des violences en Basse Guinée ! Celui qui a gagné l’élection à Matoto, quel que soit son parti politique, laissez-le diriger la commune. Ne gâtez pas notre pays ! On ne prépare pas une élection le jour du vote, on la prépare bien avant. Mais, on n’a pas besoin d’aller déchirer des bulletins, travestir les faits, on prépare l’élection avant d’aller sur le terrain.

Vous les responsables des partis politiques : RPG, UFDG, UFR, etc. Celui qui a gagné l’élection, laissez-le diriger, c’est un pouvoir local ça, ne prenez pas cela pour mettre au-dessus des élections nationales. Je vais dire au ministre de l’intérieur que celui qui a la majorité à Matoto, c’est les gens qui l’ont élu, ce n’est pas lui qui a voté pour lui-même. Donc il n’a qu’à le laisser prendre le pouvoir pour permettre de maintenir la paix et la quiétude dans le pays. Cela fait neuf mois depuis que ces élections ont eu lieu, jusqu’à présent on ne parle que de ça encore. Dans certains pays, on organise l’élection le même jour et on en finit avec le même jour, arrêtons-nous aussi de compliquer les choses qui sont simples. J’insiste là-dessus, si c’est Kalémodou Yansané qui a gagné l’élection à Matoto, qu’on le laisse diriger la mairie. Si c’est Bangaly qui a gagné qu’on le laisse diriger, si c’est Bourama aussi, pareil. Cela ne dérangera en rien le pouvoir, ça ne dérangera pas la population. On parle quand même d’une seule commune alors qu’on a 33 communes urbaines dans le pays.

Donc, on ne doit pas nous affronter pour le contrôle d’une seule commune. Au nom des sages de la Basse Guinée, je vous demande de tout faire pour qu’on en finisse maintenant avec ces élections communales.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com à Tanéné (Dubréka)

Tél : 622 68 00 41

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Alpha Condé à Labé : « d’ici 5 ans, la Guinée sera le pays le plus électrifié d’Afrique »

20 décembre 2018 à 17 05 47 124712
Le président Alpha Condé au stade régional de Labé

Comme annoncé précédemment, le président de la République a été a accueilli a Labé ce jeudi, 20 décembre 2018, pour procéder au lancement des travaux de bitumage de la voirie urbaine. C’est aux environs de 11 heures que le professeur Alpha Condé et sa suite ont atterri au stade El Saifoulaye Diallo de Labé, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est devant une foule nombreuse que le maire de la commune urbaine de Labé a souhaité la bienvenue au président et sa suite. Mamadou Aliou LALY Diallo s’est aussi félicité de cette initiative du gouvernement qui vise à désenclaver certaines parties du pays, dont Labé fait partie. Il a aussi rappelé au président de la République que si Labé bénéficie de 15 kilomètres de bitume, beaucoup d’autres infrastructures administratives sont aujourd’hui dans un état de délabrement poussé.

Prenant la parole, Alpha Condé a tout d’abord commencé par remercier la population de Labé et les sages du Foutah en particulier : « sages de Labé, populations de Labé, le Foutah a été toujours une terre d’accueil. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de défis à relever. Nous avons la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le changement climatique. Le Foutah est une région très religieuse. Ils savent que c’est Dieu qui donne le pouvoir à celui-là qu’il veut et il enlève quand il veut. Quand on croit en Dieu et on a confiance en soi, on n’a pas besoin de la violence. Pour preuve, la première République m’a condamné à mort par contumace. Tout le monde sait que j’ai gagné les élections présidentielles de 1993. Mais, j’ai dit que je ne veux pas gouverner des cimetières. Je suis venu pour travailler pour les hommes. Je vous donne une certitude, d’ici cinq ans, la Guinée sera le pays le plus électrifié de toute l’Afrique. Le train de la Guinée a démarré. Il n’est du pouvoir de personne de l’arrêter. Ceux qui ne longeront pas, resteront sur le quai ».

Il faut rappeler que selon Kerfala Camara KPC, PDG de l’entreprise adjutatrice de ce projet de bitumage de la voirie urbaine, la durée d’exécution des travaux est de 20 mois. Il promet aussi de respecter ce délai et faire ces travaux dans les normes.

Après Labé, Alpha Condé et sa suite se sont dirigés vers Pita où il procédera également au lancement des travaux de bitumage de 13 kilomètres dans la commune urbaine.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guineematin.com

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Stade régional de Labé : la visite d’Alpha Condé endeuillée par le décès du maire de Garambé

20 décembre 2018 à 17 05 39 123912

La visite du président de la République à Labé a été endeuillée ce jeudi, 20 décembre 2018, a appris Guineematin.com de ses correspondants locaux. A peine arrivé au stade régional Elhadj Saïfoulaye Diallo de Labé, Elhadj Tafsir Sow, maire de la commune rurale de Garambé, est tombé et y a rendu l’âme.

Selon les services de l’hôpital régional, c’est un corps sans vie qui y a été déposé. Elhadj Tafsir Sow, le défunt, était, outre ses fonctions de maire, président de la chambre d’agriculture de la région administrative de Labé. Son inhumation est prévue demain, vendredi 21 décembre 2018, à 15 heures, dans son district, Seghein, commune rurale de Garambé, située à 10 kilomètres au Sud de Labé.

A préciser que cette mort subite du président de la commune rurale de Garambé n’a pour le moment eu aucune influence sur le déroulement des activités du président Alpha Condé (que le défunt était allé accueillir au stade comme tous les autres élus locaux qui ont effectué le déplacement du stade). En tous les cas, le chef de l’Etat guinéen ne s’est encore pas rendu à la morgue de l’hôpital de Labé où se trouve le corps sans vie du septuagénaire, encore moins dans la famille du défunt. Le professeur Alpha Condé a plutôt continué son programme normal dans la joie (comme si de rien n’était) et il se trouve déjà dans la préfecture de Pita.

Paix à l’âme de feu Elhadj Tafsir Sow, amine !

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Damantang s’est-il enrichi sur le dos de l’Etat ? « Je n’ai pas de société à Boké », jure l’ancien ministre

20 décembre 2018 à 17 05 07 120712

Les débats dans l’affaire opposant Damantang Albert Camara, ancien ministre de l’Enseignement Technique, de la formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail (né en 1964 à Washington) à madame Doussou Condé, citoyenne guinéenne vivant aux Etats Unis et pionnière du RPG, ont été entamés ce jeudi, 20 décembre 2018. La dame est poursuivie par l’ancien ministre au Tribunal correctionnel de Dixinn pour dénonciation calomnieuse et diffamation, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’audience n’a duré qu’une demi-heure en raison de l’absence de madame Doussou Condé, ancienne membre du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée. Selon nos informations, la dame accuse de nombreux hauts cadres de l’Etat, y compris Albert Damantang, d’enrichissement illicite avec les moyens de l’Etat.

Cette affaire est partie de propos tenus par dame Doussou Condé en juillet 2017 dans l’émission « Œil de Lynx » de la radio Lynx FM. Dans cette émission, Doussou Condé a déclaré que le ministre Damantang Albert Camara « a une société de distribution de carburant à Boké. Il s’est accaparé de tous les contrats des sociétés sises dans cette localité. Il a remis une voiture VA à Mody Sory qui est la personne qui s’occupe de ladite société ».

A l’audience de ce jeudi, Maitre Labila Michel Sonomou, a tout d’abord regretté l’absence de madame Doussou Condé. « Elle a régulièrement été citée, selon les règles de l’art, dans le délai légal. Elle n’est pas présente dans la salle, elle ne s’est pas non plus faite représenter », a dit l’avocat de Damantang. Maître Sonomou estime que les allégations de madame Doussou Condé ne sont étayées par aucune preuve.

Pour sa part, le ministre Damantang Albert Camara a expliqué à la barre que les propos de la dame ont atteint son honneur. Il a également dit que cette sortie médiatique a suscité des interrogations aussi bien chez ses collaborateurs que chez sa famille. « Je n’ai pas de société de distribution de carburant à Boké », a juré l’ancien Porte-parole du Gouvernement Alpha Condé.

Finalement, l’affaire a été renvoyée à une prochaine audience pour comparution de madame Doussou ou, à défaut, pour les plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Election contestée de Kalemoudou à Matoto : la réaction du Kountigui, Elhadj Sekhouna Soumah

20 décembre 2018 à 16 04 31 123112

Dans une déclaration faite à la presse guinéenne, en présence d’un reporter de Guineematin.com, Elhadj Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui (chef coutumier) de la Basse Guinée, a dénoncé la contestation qui entoure l’élection de Kalemodou Yansané à la tête de la mairie de Matoto. Ce jeudi, 20 décembre 2018, le chef coutumier a demandé au Gouvernement de faire respecter le choix des électeurs et d’éviter de mettre en péril la paix civile, notamment dans la région de la Basse Guinée.

En attendant le décryptage de cette déclaration, Guineematin.com vous propose, ci-dessous et en vidéo, cette sortie d’Elhadj Sekhouna Soumah : 

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Identification des réserves foncières d’État à Kindia : l’habitat à pied d’œuvre

20 décembre 2018 à 15 03 31 123112

La direction préfectorale de l’habitat de Kindia a procédé à la pose de la première pierre des plaques des réserves foncière de l’État ce jeudi, 20 décembre 2018. C’est sur le site de Kouredara, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, que le coup d’envoi a été donné par le préfet en compagnie des responsables préfectoraux de l’habitat et des autorités religieuses, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt ce jeudi, la direction préfectorale de l’habitat a débuté l’implantation des panneaux pour la signalisation des domaines de l’État. Cette démarche, initiée par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, vise à identifier les réserves foncières de l’Etat.

Pour le préfet de Kindia, Elhadj N’Fansoumane Touré, l’immatriculation de tous les domaines du ressort des réserves foncières de l’État est une bonne chose. « L’État est entrain de prendre des bonnes dispositions pour l’identification des réserves foncières. Nous les autorités préfectorales, ainsi que les responsables religieux, nous sommes tous venus accompagner l’habitat de Kindia sur le terrain pour être témoin de ce qui est entrain d’être fait aujourd’hui, dans le cadre de la préservation des domaines qui relèvent de l’État. Ceci va constituer une invite à l’endroit de toutes les autorités, à commencer par les sous-préfets, les maires, les conseillers communaux, les sages, les notables qui se réclament coutumiers. Donc, ces domaines sont à préserver dans le cadre de la construction des infrastructures sociales », a-t-il mentionné.

À en croire le directeur préfectoral de l’habitat, la sécurisation des domaines d’État doit être l’affaire de tout le monde. Selon Ibrahima Kalil Touré, « les réserves foncières de l’État, c’est comme une banque de données en matière de domaines pour l’État. L’État a l’obligation de satisfaire les besoins, que ça soit la construction des infrastructures, tout ce qui concoure à la satisfaction des biens, des besoins de la population. Présentement, nous avons à Kindia neuf cités qu’on a essayé de repartir suivant les quatre points cardinaux en tenant compte de l’évolution de la ville ».

À noter que des sanctions sont désormais envisagées par la direction préfectorale de l’habitat contre toute personne qui va occuper illégalement les domaines d’État.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

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Labé : Alpha Condé accueilli par une foule en liesse

20 décembre 2018 à 14 02 30 123012

Après deux reports, la visite du président Alpha Condé à Labé a finalement eu lieu ce jeudi, 20 décembre 2018. Le chef de l’Etat est arrivé dans la ville natale de son principal opposant, peu avant midi, en compagnie de plusieurs membres de son gouvernement. Il a fait l’objet d’un accueil chaleureux au stade de la ville, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est en compagnie de Sanoussy Bantama Sow, ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique ; Tibou Kamara, ministre de l’industrie et des PME et conseiller du chef de l’Etat ; Moustapha Naïté, ministre des travaux publics et Yéro Baldé, ministre de l’enseignement supérieur que le président Alpha Condé a fait son entrée au stade régional Elhadj Saïfoulaye Diallo de Labé.

Outre les autorités et autres cadres de la ville, de nombreux habitants de la capitale du Fouta, en liesse, se sont mobilisés sur les lieux pour réserver un accueil chaleureux au le président de la République.

Le maire de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo, issu de l’UFDG, principal parti d’opposition du pays, le Gouverneur de la région, Sadou Keïta et le préfet, Elhadj Safioulaye Bah ont tous souhaité la bienvenue au chef de l’Etat.

Après son discours, Alpha Condé va procéder au lancement officiel des travaux de bitumage de 15 kilomètres des voiries urbaines de Labé.

A suivre !

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kissing Camara, maire de Boffa sur les manifestations contre Alufer : « je ne cautionne pas tout le temps des mouvements »

20 décembre 2018 à 14 02 08 120812
Me Sékou Kissing Camara, maire de la commune urbaine de Boffa

Comme nous l’annoncions récemment, des habitants de plusieurs localités de Boffa ont manifesté la semaine dernière contre la société Bel-Air Mining/Alufer. Ils protestaient contre le non-respect du contenu local par cette société minière et réclamaient l’emploi des jeunes de ces localités par la société minière qui évolue dans la zone.

Peu après ces mouvements de protestation, un envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa s’est entretenu avec le nouveau maire de la ville sur la question. Pour Maître Saïdouba Kissing Camara, la société doit respecter le contenu local et les jeunes aussi doivent savoir raison garder.

Décryptage !

Guineematin.com : récemment, des citoyens de la zone où évolue la société Bel-Air Mining/Alufer ont manifesté contre cette société qu’ils accusent de refuser de les employer. Dites-nous, qu’est-ce que vous savez de cette situation ?

Me Saïdouba Kissing Camara : bon, je ne sais pas beaucoup de choses, parce que nous venons d’être installés. Et, dès notre installation, nous avons invité les maires des 8 communes de la préfecture à Boffa ici. Nous avons fait entretien par rapport à l’ensemble de notre préfecture. Suite à cela, nous avons invité aussi les jeunes pour parler des questions d’employabilité dans les sociétés minières qui sont installées ici à Boffa.

Nous avons aussi échangé avec certaines ONG par rapport à leur employabilité par ces sociétés. Nous avons, à cette occasion, fait un document et nous avons proposé à l’occasion de mettre en place une cellule de veille regroupant les 8 communes, qui va s’occuper de l’employabilité de ces jeunes dans ces sociétés. Donc, nous sommes dans cette perspective qui n’est pas terminée.

Mais, nous avons appris cette situation que nous considérons regrettable, parce qu’il faut qu’on mette à l’esprit que toutes les sociétés qui viennent ici doivent respecter les conventions, respecter les lois de notre pays. Mais aussi, les jeunes guinéens doivent respecter la loi. S’ils ont des préoccupations, ils doivent l’exprimer dans un élan de compréhension. Ça ne doit pas être fait par des comportements subversifs.

Guineematin.com : pour ce cas précis, les manifestants que nous avons rencontrés sur le terrain nous ont confiés qu’il y a eu une rencontre entre eux les jeunes, la société et les autorités préfectorales et communales, au cours de laquelle il a été décidé que la société va d’abord employer les jeunes de sa zone d’exploitation. Selon eux, c’est le non-respect de cette décision qui a conduit à ces manifestations.

Me Saïdouba Kissing Camara : nous n’avons pas eu une rencontre avec les jeunes, puisqu’on vient d’être installés. Mais, il se trouve qu’ils avaient déjà eu une rencontre avec les autorités préfectorales et des sociétés minières. C’est possible. Mais qu’à cela ne tienne, moi je dirais que ces sociétés ne peuvent pas continuer à tromper tout le monde. Elles doivent faire en sorte qu’il y ait la paix. Donc, les gens demandent de l’emploi, mais nous aussi, on doit respecter les choses. Il y a des fautes qui peuvent venir de nous les élus locaux.

Parce qu’il se trouve qu’à un moment donné, les gens disent qu’on a employé 500 ou 1000 personnes. Après vérification, on trouve que les gens de ces localités-là, les jeunes, ils n’atteignent même pas 100 parmi les jeunes recrutés. Donc ça pose problème déjà. Cela, parce que tout simplement ce sont des certificats délivrés par les élus locaux dans les quartiers et qui sont apparemment des faux documents qui ont permis le recrutement des gens. Il peut y avoir des recommandations qui viennent de partout.

Donc, c’est pourquoi nous voulons mettre une commission en place, qui va gérer cela pour éviter des problèmes à l’avenir. C’est-à-dire permettre à ce que les jeunes de la localité soient recrutés et qu’ils puissent travailler comme tout le monde. Donc, dans le cadre de la formation, ça sera pareil. Il faut que les sociétés prennent l’engagement de les former et qu’ils soient employés régulièrement dans ces sociétés. Donc ça, ça va donner la paix à tout le monde également.

Guineematin.com : on apprend qu’il y a eu plusieurs tractations pour calmer les manifestants et permettre la reprise du travail. Quelle a été la contribution de la mairie dans cette sortie de crise ?

Me Saïdouba Kissing Camara : nous avons fait une réunion au niveau du conseil communal de Boffa. Nous avons invité Yaya Sidibé, leader de ces jeunes à venir nous rencontrer y compris quelques maires de la localité. Le directeur de la société Alufer aussi est venu nous rencontrer. Nous voulons réunir ici tout le monde dans les meilleurs délais pour qu’ensemble on envisage une sortie de crise. Cela, pour éviter que les crises soient récurrentes dans la localité. Donc, nous, nous avons une commission ici en charge des mines, nous avons aussi une commission en charge es collectivités. Les deux commissions-là réunies, elles devraient aller sur le site là-bas et convoquer toutes les parties, afin d’évacuer ce dossier.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous envisagez pour résoudre définitivement la crise, afin d’éviter qu’il y ait d’autres manifestations dans l’avenir ?

Me Saïdouba Kissing Camara : tout le monde doit se mettre derrière la loi. Donc, si les textes sont respectés, je crois qu’il n’y aura aucun problème. Cela dit, nous avons invité les jeunes, nous allons aussi inviter toutes les sociétés qui sont implantées ici. Nous allons parler des conventions qu’ils ont signées avec l’Etat, mais aussi parler des études environnementales et tout ce qu’ils peuvent faire dans le domaine social pour nos citoyens. Donc, ces documents, on devait les recevoir suite à notre entretien. Nous voulons que tout ce qui a été proposé soit respecté. Et s’il y a d’autres demandes des populations qui n’ont pas été prises en compte par rapport à ces conventions, nous allons faire ce qu’on appelle une demande communautaire à ces sociétés-là.

Nous allons exiger à ce qu’elles respectent cette demande communautaire. Mais tout cela doit être fait, comme je l’ai dit tantôt, de manière pacifique. Parce que moi je ne cautionne pas tout le temps des mouvements. Parce que cela pourrait porter des préjudices graves non seulement à ces sociétés mais aussi à notre économie. A supposer aujourd’hui que ces sociétés ferment, imaginez les conséquences que cela pourrait produire. Les gens doivent comprendre ce qu’ils doivent revendiquer et comment le faire. Sinon, à partir du moment où il y a des élus locaux qui doivent revendiquer, ce sont ces élus locaux qui doivent être à la tête pour revendiquer les droits à ces sociétés-là.

Donc, moi je pense qu’il faut respecter les choses. Nous voulons aujourd’hui que toutes ces sociétés qui viennent ici, emploient nos jeunes et respectent le contenu local. Parce qu’aujourd’hui, elles sont en train de faire partir nos mines. Ils vont aller construire des villas ou des étages chez eux, nous aussi on a besoin de ça aussi chez nous. Puisque c’est un projet de gagnant-gagnant. Nous voulons que nos jeunes travaillent dans ces sociétés, mais eux aussi doivent agir conformément à la loi.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Un dernier mot ?

Me Saïdouba Kissing Camara : le dernier mot, c’est de demander à tout le monde de se calmer. Les sociétés ne doivent pas fermer les yeux pour dire qu’elles ont tout payé. Donc, elles doivent être à l’écoute des populations riveraines et surtout les jeunes parce qu’ils veulent travailler. Mais, les jeunes aussi doivent savoir qu’ils doivent avoir la formation requise pour être employés et qu’il y a des normes à respecter. Et tout cela devrait être cordonné par les élus locaux. Donc, j’invite tout le monde à respecter les choses pour qu’il y ait la paix ici. Cela nous permettra de recevoir ici encore beaucoup plus de sociétés. Mais, s’il y a l’insécurité, personne ne viendra mettre de l’argent ici chez nous.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Affaire Moussa Yéro Bah : le tribunal ne fera pas comparaître le plaignant, ni même Diaraye…

20 décembre 2018 à 13 01 26 122612
Moussa Yéro Bah, journaliste et activiste des droits humains

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le dossier Moussa Yéro Bah, poursuivie pour diffamation, a été jugé ce jeudi, 20 décembre 2018, au tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la commune de Ratoma. Après des débats houleux entre les avocats, l’affaire a finalement été renvoyée au 27 décembre 2018.

Moussa Yéro Bah est poursuivie Mamadou Oury Baldé, qui dit avoir été diffamé par la journaliste, le 03 mai 2018, dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace FM. Lors de cette émission, Moussa Yéro Bah avait fait des révélations sur une fille dénommée Diaraye, en grossesse et qui était détenue à l’époque à la maison centrale de Coronthie. Diaraye accuse son oncle, Mamadou Oury Baldé (qui est le mari de sa tante), d’être l’auteur de sa grossesse.

Pour l’audience de ce jeudi, chaque camp a défendu sa position. Moussa Yéro Bah estime n’avoir pas diffamé alors que l’avocat de la partie civile soutient le contraire.

La demande de comparution de Mamadou Oury Baldé, de Diaraye et un huit clos, formulé par la défense ont été rejetées par le tribunal.

L’affaire a été renvoyée au 27 décembre prochain pour les plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Acquis et faiblesses du régime Lansana Conté : le regard du ministre Jean Paul Sarr (interview)

20 décembre 2018 à 11 11 26 122612

Le 22 décembre 2018 marque le 10ème anniversaire du décès du Général Lansana Conté, le deuxième président de la République de Guinée. Alors que sa famille et son parti, le PUP, s’apprêtent à commémorer cet événement, c’est aussi l’occasion de revenir sur la vie de l’homme et sur son règne à la tête du pays. Et pour cela, Guineematin.com donne la parole à ceux qui ont côtoyé le président Lansana Conté et qui le connaissent donc très bien. Parmi eux, Jean Paul Sarr, ingénieur agronome, ministre de l’agriculture, de l’élevage, des eaux et forêts sous le régime Conté. Avec lui, nous avons parlé des acquis et des faiblesses de la deuxième République.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a de cela 10 ans depuis que le Général Lansana Conté est décédé, l’anniversaire de sa mort sera commémoré le 22 décembre prochain. Vous avez été l’un de ses proches collaborateurs lorsqu’il était au pouvoir, quel souvenir gardez-vous de lui ?

Jean Paul Sarr : le Général Lansana Conté est un homme au-dessus de la mêlée. C’est un grand homme qui est rentré par la grande porte de l’histoire. Puisqu’en fait, si le premier président Ahmed Sékou Touré a amené la liberté avec ses compagnons, le père de la démocratie, c’est le Général Lansana Conté. Il a estimé qu’il était important, avant la conférence de la Baule, de décider sans contrainte de choisir la voie du libéralisme. Et, c’est dans ce contexte que nous vivons aujourd’hui. Sa pensée politique a fait que plus jamais, ce pays ne pourra retourner dans la dictature. C’est ça l’acquis fondamentale du Général Lansana Conté.

C’est un homme qui aimait son pays et son peuple, c’est pourquoi il a embrassé l’agriculture comme priorité des priorités. Parce qu’il a estimé qu’il est important de trouver à manger à la population. Vous savez, l’existence, on a trois (3) besoins fondamentaux : se nourrir, se vêtir et se loger. Alors, le président Lansana Conté avait le souci de cela. C’est pourquoi, on a fait un investissement important aussi bien dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, la formation des hommes. Et, il a mis en place un système de financement qui permettait de donner la possibilité à l’ensemble des paysans, que ça soit de la Forêt, de la Haute Guinée, de la Moyenne Guinée, de la Basse Guinée, des moyens de pouvoir produire davantage et de qualité.

En cela, moi j’ai eu à faire ma part de travail. J’ai hérité d’un département, mes devanciers avaient fait le grands pas, je suis venu continuer. Et, pour que cela soit dans les normes, on a mis en place la lettre de politique de développement agricole. C’est une politique participative, volontariste, ça n’a pas été parachuté du sommet. On est allé dans les hameaux. Et, tous ceux qui m’ont vu dans mon département, me voyaient sur le petit écran partout. Il était difficile de me voir dans le bureau, j’étais tout le temps sur le terrain. On a fait participer les bailleurs de fonds, les paysans sur leurs priorités. Et, c’est ce qu’on a pris en compte pour faire cette politique. Nous l’avons fait au niveau des préfectures, au niveau de la région et finalement au niveau national.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce qu’on peut retenir comme acquis de la gouvernance du Général Lansana Conté ?

Jean Paul Sarr : l’acquis fondamental, c’est la liberté d’entreprendre, la démocratie. Chacun est libre d’investir et de récolter le fruit de son travail sans contrainte ni rien. Donc, c’est quelqu’un qui aimait son pays, qui a donné de larges ouvertures. Il ne se souciait pas de votre appartenance politique. Il dit : le peuple m’a confié un mandat, je vous appelle pour que vous m’aidiez à atteindre ces résultats. En quoi faisant ? En faisant participer chacun des éléments à la construction nationale. Aussi, cet homme, c’est un vrai soldat sinon, la rébellion ne serait pas rentrée ici et ressortir. Il a dit : ce que j’aime, c’est ma Guinée, et je n’accepterai pas une domination de mon pays tant que je vivrai. Et, je suis sûr, même après moi, ma pensée continuera.

Et, c’est pourquoi à un moment donné, on a dit « Koudeï ». Les gens pensent que c’est son corps, personne n’est éternel, mais c’est sa pensée politique, la démocratie qu’il a instaurée, la liberté d’entreprendre, la liberté de monter et de descendre. Il tenait à la sécurité du pays. A son temps, vous n’entendiez pas des crimes crapuleux n’importe comment et n’importe où. Vous conviendrez avec moi que le système de sécurité mise en place, intéressait toute la population. Il était important que l’administration puisse être à l’écoute du peuple, aux difficultés du peuple conformément à l’option qu’il avait choisie. Donc, c’est quelqu’un qui nous a beaucoup marqué que le plan du patriotisme. C’est quelqu’un qui nous a marqué sur l’ouverture vers les autres.

C’est quelqu’un qui nous a appris la patiente et la tolérance. Il arrivait des moments où nous autres, on était excédés, mais lui, il gardait son calme olympien. Il dit : nous sommes guinéens, il est inadmissible que nous nous bâtions entre nous. Quel que soit le prix de la paix, il disait qu’il faut l’assumer. C’est un homme de la paix, c’est un homme qui aime son pays, c’est un homme qui est foncièrement attaché à ses coutumes, à sa culture.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a quelque chose quand même que vous regrettez, quelque chose que vous n’avez pas apprécié dans la gouvernance du feu Général Lansana Conté ?

Jean Paul Sarr : je suis un peu peiné. Je vous l’ai dit, pendant 11 ans, j’ai pratiqué l’homme et j’étais avec lui. Ce qu’il aimait le plus, c’est l’agriculture. Il aimait donner à manger à la population. Car pour lui, c’était la meilleure façon de combattre la pauvreté. C’est avec la pauvreté que vous avez des dérives, des convulsions sociales à tout moment. Il me l’a dit, il dit que les quatre (4) régions naturelles doivent se suffire. C’est pourquoi, en Forêt, il y a la SOGUIPAH ; en Haute Guinée, il y a le coton ; en Moyenne Guinée, la paume de terre, l’horticulture. Il disait que quand les gens ont à manger, ils ne seront pas dans la rue. Alors, il faut veiller sur l’équilibre, que chaque guinéen se sente chez-lui.

Guineematin.com : vous pensez donc que tout était parfait ?

Jean Paul Sarr : non, la perfection n’est pas de ce monde, Dieu seul est parfait. Mais ce que je dis, quand vous agissez, il faudrait que ce qui est bien, dépasse ce qui est mauvais. C’est ça la part des choses. Moi, j’ai apprécié étant auprès d’un homme que j’ai pratiqué pendant 11 ans. Il me l’a dit : je te confie quelque chose qui me tiens à cœur, l’agriculture. Ma Guinée, ma patrie, je n’accepterai jamais que ce pays subisse de qui que ça soit. Je suis prêt à prendre les armes.

Guineematin.com : aujourd’hui, en tant qu’ancien ministre, quel regard avez-vous de la gouvernance du professeur Alpha Condé ?

Jean Paul Sarr : je ne me détermine pas par rapport à la gouvernance de ceci ou de cela. Je constate simplement que le domaine que je connais, l’agriculture que je connais, doit encore reprendre et repenser vraiment la stratégie, le plan d’action et les projets qui supportent ce plan d’action. Je l’ai déterminé tout à l’heure, c’est-à-dire que le plan d’action agricole est une politique volontariste, participative. Ça veut dire qu’on a pris en compte les besoins immenses du peuple de Guinée et que nous avons traduit en politique de développement. C’est ce qu’il faut faire. Je vous l’ai dit, on a quatre (4) microclimats. Les engrais et autres que nous devons faire, il y a des formules et autres qui sont établies selon les spéculations. Que ça soit les céréales, les tubercules ou les fruitiers, chaque spéculation doit être abordée selon la science et la vulgarisation.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Jean Paul Sarr : je reste convaincu que notre pays, dans son unité, est un grand pays. La Guinée est un grand pays qui, a des moments donnés de l’histoire, on a montré la voie à suivre. Aujourd’hui, la jeunesse, les femmes, doivent se donner la main, faire tout pour sauvegarder la paix dans notre pays. Nous devons combattre l’ethnocentrisme, combattre le régionalisme. Mais vous savez, la paix c’est un comportement comme l’a dit quelqu’un. Il faudrait que chacun de nous accepte l’autre dans sa diversité, dans sa façon de faire pour que nous puissions évoluer dans la paix. Et ça, c’était l’œuvre chère au Général Lansana Conté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Moussa Yéro à la barre : incident d’audience entre avocats

20 décembre 2018 à 11 11 15 121512

L’affaire Moussa Yéro Bah, journaliste et activiste des Droits humains, est en débat en ce moment (11) au tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, ce jeudi 19 décembre 2018. Quelques temps après le début de l’audience, un incident s’est produit entre les avocats, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Notre consœur, journaliste à la radio Espace FM et une des animatrices de l’émission « Les Grandes Gueules », est poursuivie par Mamadou Oury Baldé pour diffamation par voie de presse. Monsieur Baldé est cité dans une affaire de grossesse d’une certaine Diaraye Diallo qui serait sa nièce. Se sentant diffamé par de tels propos, il a porté plainte pour diffamation par voie de presse.

Après avoir nié les faits, Moussa Yéro Bah a juré avoir tout fait pour recouper les informations auprès du plaignant ; mais, sans succès.

Dans sa prise de parole, l’un des avocats de la partie civile, maitre Pépé Antoine Lamah a brandi un document de la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui nie la qualité de journaliste de Moussa Yéro Bah. Un fait qui a suscité la colère des avocats de la défense qui crient au scandale.

Il s’en est suivi une cacophonie entre Pépé Antoine Lamah et Maitre Salifou Béavogui. Un document qui n’est pas versé au dossier et non communiqué aux parties. Le calme revient peu à peu. Et, cette pièce de la Haute Autorité de la Communication a finalement été écartée du débat par le juge, Thierno Souleymane Barry.

D’ailleurs, le juge, Thierno Souleymane Barry, et le procureur, Daouda Diomandé, ont rappelé à l’avocat de la partie civile, Pépé Antoine Lamah, que même dans la saisine du tribunal, la plainte est fondée sur la diffamation par « délit de presse ».

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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L’UFDG sur l’élection de Kalemodou à Matoto : « mobilisons nous et disons non au vol » (vidéo)

20 décembre 2018 à 10 10 12 121212

« On a trop accepté ici au nom de la paix et au nom de l’unité. On a accepté la fraude, le vol, la violation des accords, la violation de la loi fondamentale, du code électoral et du code des collectivités. Pour Matoto, on n’acceptera pas. Mobilisez-vous à partir d’ici et dès maintenant pour dire non par tous les moyens légaux. Cette fois-ci, je vous demande, mes chers frères et sœurs, n’acceptons pas. Quoi qu’il arrive, mobilisons-nous et disons non au vol », a lancé le chef de file de opposition guinéenne, sous les applaudissements nourris de ses partisans.

Ci-dessous et en vidéo, Guineematin.com vous propose les discours de Cellou Dalein Diallo et de Kalemodou Yansané à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire d’hier, mercredi 19 décembre 2018 :

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Labé : le stade Elhadj Saïfoulaye prêt à accueillir Alpha Condé

20 décembre 2018 à 9 09 23 122312

En prélude à l’arrivée du président Alpha Condé à Labé, le stade de la ville où le chef de l’Etat sera accueilli a fait sa toilette. Tout est mis en place pour que la réception se passe dans les meilleures conditions, a constaté un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Depuis quelques jours, la commission d’organisation de la réception du président de la République à Labé est à pied d’œuvre pour que l’événement soit une réussite. Au stade régional Elhadj Saïfoulaye Diallo où la cérémonie aura lieu, la loge officielle est prête. Deux tentes ont également été installées pour accueillir d’autres invités.

Pour réduire la poussière, un camion-citerne a arrosé les lieux tôt ce matin. Des agents de sécurité venus de toutes les unités de la ville ont été déployés en grand nombre sur place. Le tricolore national flotte partout dans ce stade et aux alentours.

Pour la mobilisation, les autorités préfectorales de Labé, à travers un communiqué lu sur les antennes des différents médias locaux, ont invité les citoyens à sortir massivement pour réserver un accueil chaleureux au président de la République, Alpha Condé.

A rappeler que le chef de l’Etat guinéen se rend à Labé, la ville d’origine de son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, pour procéder au lancement officiel des travaux de bitumage de 15 kilomètres des voiries de la ville.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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