Fêtes de fin d’année : voici les dispositions prises par la police routière

24 décembre 2018 à 21 09 33 123312
Commissaire Zacaria, Directeur central de la police routière

A la veille des fêtes de fin d’année, les autorités sécuritaires de notre pays se bougent pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Car, comme on le sait, ces moments festifs engendrent souvent des situations fâcheuses pour certains citoyens. C’est notamment les accidents de la circulation, très nombreux lors des fêtes de fin d’année. C’est pourquoi, la police nationale a pris un certain nombre de dispositions pour limiter le nombre d’accidents sur nos routes. Pour en parler, Guineematin.com s’est entretenu avec le commissaire divisionnaire de police Zakaria Camara, directeur central de la sécurité routière.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes à la veille des fêtes de fin d’année, la direction centrale de la police routière prend habituellement des dispositions à cette occasion pour minimiser les risques d’accidents de la circulation. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Commissaire Zacaria, Directeur central de la police routière

Commissaire Zakaria Camara : je vais commencer par vous dire que le mardi dernier, nous avons tenu une réunion sous la direction de monsieur le directeur général de la police nationale, le contrôleur général Ansoumane Camara Baffoé. Il nous instruits à mettre en place un dispositif de sécurité pendant les fêtes de fin d’année, c’est-à-dire les 24, 25 et 31 décembre, et le 1er janvier.

Donc, en commun accord avec le directeur central des unités d’intervention et celui de la direction centrale de la sécurité publique, nous avons mis en place un plan opérationnel pour sécuriser la ville de Conakry, voire l’intérieur du pays pendant ces fêtes.

Donc il y aura la présence des agents des CMIS, de la sécurité routière et des agents des commissariats centraux sur le terrain. On aura aussi des ralentisseurs pour empêcher les gens de rouler à vive allure. Cela, afin de minimiser les accidents de la circulation à l’occasion de ces festivités. En tout cas, je vous rassure que toutes les dispositions sont prises à cet effet.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut savoir combien d’agents sont mobilisés pour faire ce travail ?

Commissaire Zakaria Camara : je ne connais pas le nombre d’agents qui viendront de la CMIS et de la sécurité publique, mais en ce qui concerne la routière, tous les 7 commissariats spéciaux de sécurité routière de Conakry et les éléments de la brigade mobile seront répartis en deux groupes de travail. Un groupe va travailler le 24 décembre pour se reposer le 25, et un autre groupe va travailler le 25 décembre. Le groupe qui a travaillé le 24 sera encore sur le terrain le 31 décembre et celui qui a travaillé le 25 va travailler encore le 1er janvier.

Guineematin.com : puisque nous sommes en fin d’année, parlez-nous du bilan des accidents de la circulation que vos services ont recensés au cours de l’année 2018 dans notre pays.

Commissaire Zakaria Camara : de nombreux accidents ont été enregistrés au cours de cette année. Quand je prends la zone spéciale de Conakry, nous avons recensé 848 cas d’accidents de la circulation. 67 personnes ont été tuées dans ces accidents, 248 ont été grièvement blessées et 162 ont été légèrement blessées. 222 véhicules ont été fortement endommagés et 496 véhicules ont été légèrement endommagés. Il y a 161 motos qui ont été impliquées dans ces accidents de circulation.

En prenant l’intérieur du pays, Kindia a enregistré 457 accidents de la circulation, Boké 973, Mamou 172, Labé 224, Faranah 296, Kankan 1238, N’zérékoré 663, soit en tout 4871 cas d’accidents de la circulation. Mais, il ne s’agit là que des statistiques de la police routière. La gendarmerie routière aussi a recensé d’autres accidents.

Guineematin.com : ces chiffres font froid dans le dos, qu’est-ce que vous comptez faire pour ne pas qu’on en arrive à ces chiffres en 2019 ?

Commissaire Zakaria Camara : d’abord, je vais préciser qu’il y a eu moins d’accidents en 2018 par rapport à 2017, si l’on s’en tient aux statistiques. Donc nous allons faire tout pour qu’il y ait davantage de diminution des cas d’accidents de la circulation en 2019. On ne peut pas dire qu’on peut mettre fin définitivement aux accidents de la circulation surtout que beaucoup de conducteurs sont imprudents, il y a beaucoup d’indiscipline sur nos routes. Mais, nous allons poursuivre les efforts pour réduire encore les accidents de circulation.

Guineematin.com : il n’y a pas longtemps que vous avez pris fonction à la tête de la direction centrale de la sécurité routière, est-ce qu’on peut savoir quelles sont priorités ?

Commissaire Zacaria, Directeur central de la police routière

Commissaire Zakaria Camara : les priorités sont nombreuses. Dieu merci, le chef de département et le directeur général de la police viennent de mettre à notre disposition plus de 200 jeunes policiers qui viennent de sortir de l’école de police. On a déjà déployé la majorité au niveau de Conakry pour réduire les embouteillages. Si vous avez constaté de Hamdallaye jusqu’en ville, vous il y a des agents qui sont au jalonnement pour empêcher les gens de former plusieurs lignes.

Donc nous luttons contre le non-respect des fils de véhicules, il y a aussi l’interdiction formelle aux motos taxis de rentrer dans Kaloum. Pour les motards, il y aura aussi le port obligatoire de casques par le conducteur et par le passager. A cela s’ajoute bien sûr le contrôle des chauffeurs pour s’assurer qu’ils ont leur permis de conduire. Parce que nul n’a le droit de conduire un véhicule s’il n’est pas détenteur d’un permis de conduire. Donc, ce sont là entre autres nos priorités.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 2 personnes condamnées pour avoir giflé des policiers

24 décembre 2018 à 21 09 30 123012

Le tribunal de Kindia a condamné, ce lundi, 24 décembre 2018, deux personnes pour outrage et violence à des agents de police. Sékouba Soumah, chauffeur résidant à Kindia et Alpha Oumar Barry qui réside à Conakry, ont été reconnues coupables d’avoir giflé des policiers. Ils ont écopé chacun de 3 mois d’emprisonnement plus le payement d’une amende de 500 mille francs, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Si le cas de Sékouba Soumah n’était pas connu du grand public, c’est tout le contraire pour celui d’Alpha Oumar Barry. La gifle que le vieil homme a administrée récemment à un agent de la police routière dans la sous-préfecture de Damakhania, à Kindia, avait été filmée et la vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux. C’est suite à la publication de cette vidéo d’ailleurs que le vieux a été interpellé à Conakry et conduit à Kindia.

Il a été jugé en même temps que Sékouba Soumah, un chauffeur qui avait giflé aussi un policier dans la commune urbaine de Kindia. Le tribunal les a reconnues coupables d’outrage et de violence à l’endroit des agents et les a condamnés à 3 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500.000 francs chacun. Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, ce genre d’actes ne seront plus jamais pardonnés par la justice.

Mamadou Dian Bora Diallo

« Le parquet de Kindia, pour tous les cas de ce genre, a décidé d’appliquer une tolérance zéro. Ce n’est pas une personne qu’on vise mais c’est pour répondre au caractère violent des populations qui s’attaquent aux forces de police et de gendarmerie qui exercent leurs fonctions. Nous, nous avons demandé à ce que ces personnes soient condamnées, nous avons requis une condamnation de 7 mois ferme. Le juge ne nous a pas suivis. Et Sékouba Soumah et Alpha Oumar Barry, il les a condamnés à 3 mois d’emprisonnement ferme et au payement d’une de 500.000 GNF chacun (…) Toute personne, tout citoyen qui agresse non seulement des citoyens ou des forces de sécurité sera jugé et condamné conforment à la loi », a réagi le procureur au micro de Guineematin.com, juste après la publication de la décision du tribunal.

Me Sory Barry

De son côté, maître Sory Baïlo Barry, l’avocat d’Alpha Oumar Barry, regrette cette décision et accuse le procureur d’acharnement contre son client. « Je suis déçu de la décision qui vient d’être rendue, d’autant plus que les circonstances qui ont prévalu à la décision laissaient présager déjà une condamnation. On n’a pas tenu compte de l’état du prévenu, c’est-à-dire de sa personne, on n’a pas tenu compte de l’infraction commise. Mais, des circonstances qui sont tout à fait extérieures aux éléments de la procédure. 

L’incident a eu lieu un samedi. Les agents, mon client et les autres passagers se sont transportés au bureau de la police de Kindia. Mon client a présenté des excuses publiques qui ont été acceptées. Le représentant du Ministère Public de Kindia en la personne de monsieur Alsény Bah qui est le substitut du procureur a été appelé par le directeur de la police. Il est venu assister, ils ont convenu que c’est réglé, le dossier est classé.

Deux jours après, on voit les images circuler, le procureur de la République de Kindia donne l’ordre d’aller chercher le vieux à Conakry. Ce qui fut fait. On l’envoie, on le présente devant les médias comme s’il a commis un crime crapuleux. Ses parents aussi sont allés au commissariat de police pour présenter des excuses, la police a dit avoir pardonné. Après, le procureur passe par des intermédiaires pour demander de l’argent à mon client. Comme il n’a pas payé l’argent, il s’est déchaîné contre lui à l’audience », estime l’avocat de la défense.

Finalement, maître Sory Baïlo Barry a annoncé qu’il fera appel de cette décision du Tribunal de Première Instance de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Bras de fer SLECG-Gouvernement : « On aura ce qu’on veut en 2018, vaille que vaille…»

24 décembre 2018 à 20 08 41 124112

Alors que leur grève continue de perdurer et que le gouvernement fait la sourde oreille face à leur revendication relative à l’augmentation de leurs salaires, les enseignants guinéens entendent durcir davantage la situation pour se faire entendre. A l’appel du SLECG, plusieurs d’entre eux ont manifesté ce lundi, 24 décembre 2018, à Conakry, en brûlant des pneus dans la rue. Et, ils ne comptent pas s’arrêter là. Les enseignants entendent intensifier leur mouvement de protestation jusqu’à obtenir gain de cause, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au niveau de l’aéroport de Conakry que les manifestants se sont regroupés dans la matinée de ce lundi. Avec des slogans hostiles au Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana dont ils réclament la démission, les membres du SLECG ont entamé leur marche. Et, pour la première fois depuis le début de leurs manifestations pour protester contre le gel de leurs salaires et réclamer l’ouverture de négociations avec le gouvernement, ils ont brûlé des pneus dans la rue.

Comme d’habitude, les forces de l’ordre sont intervenues à coups de gaz lacrymogènes pour les disperser. Mais, plus que jamais déterminés, les enseignants ont résisté. A divers endroits de l’autoroute Fidel Castro, ils ont brulé des pneus et bloqué momentanément la circulation. La course-poursuite entre eux et les agents de maintien d’ordre s’est poursuivie de l’aéroport de Conakry-Gbessia jusqu’au niveau du grand marché de Madina.

Abdoulaye Portos Diallo

C’est là que les membres du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée ont décidé de mettre fin à leur manifestation pour aller se rassembler au siège du SLECG situé dans le quartier Donka. Abdoulaye Portos Diallo, premier secrétaire général du syndicat et meneur de la manifestation de ce lundi, a justifié la nouvelle stratégie des enseignants qui consiste à brûler des pneus dans la rue. « Avec un gouvernement de bandits, il faut opposer aussi la force, on n’a pas de choix maintenant à faire. Depuis le 03 octobre, on refuse d’entendre le cri de cœur des enseignants… Ce qui reste clair, la semaine-là est déterminante, et vaille que vaille, on aura ce qu’on veut en 2018, pas en 2019. Il fallait démontrer une force quel que soit le niveau, pour que l’on fasse entendre à l’opinion nationale et internationale ce que vaut le SLECG. Et à l’heure qu’il fait maintenant, il n’y a plus de peur, nous irons jusqu’au bout, nous sommes tous prêts à mourir pour cette cause. Trop c’est trop ! », a dit le syndicaliste.

Aboubacar Soumah

Même son de cloche chez le secrétaire général du SLECG. Aboubacar Soumah s’est félicité de la réussite de cette manifestation et réitéré la détermination du SLECG de poursuivre le mouvement jusqu’à l’obtention de gain de cause. « A travers cette manifestation qui a débuté à 9 heures et qui s’est déroulée de l’aéroport jusqu’à Madina, nous avons démontré une fois de plus notre engagement à aller jusqu’au bout face à la violation répétée des lois.

Nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que nos revendications aboutissent. Le patrimoine qui est là appartient à tous les citoyens et non à un gouvernement ou à un Premier ministre. Un gouvernement issu d’une démocratie doit être au service du peuple. Mais nous avons un gouvernement qui n’écoute pas le peuple, qui viole les lois. Nous ne baisserons pas les bras face à cette violation.

Nous demandons le départ du Premier ministre, nous allons continuer les manifestations jusqu’à son départ définitif du gouvernement. Et, tant que nos droits ne sont pas restaurés, tant que nos libertés continuent à être violées, tant qu’une proposition concrète n’est pas faite par le gouvernement autour des 8 millions GNF, nous continuerons la grève », a déclaré le téméraire leader du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.

Il faut rappeler que cette manifestation intervient peu après la menace du Premier ministre guinéen, Kassory Fofana, de radier de la fonction publique tout enseignant qui n’aura pas repris le chemin de l’école jusqu’au 31 décembre 2018, au plus tard.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Approbation de 3 conventions minières au Parlement : réaction du ministre Magassouba

24 décembre 2018 à 19 07 37 123712

Comme annoncé précédemment, les soixante six (66) députés présents, sur 113 inscrits, ce lundi 24 décembre 2018 à l’hémicycle ont approuvé unanimement les 3 conventions minières soumises à leur vote. Le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, est revenu sur les composantes essentielles desdites conventions avant de remercier les députés pour leur « esprit constructif et positif », tout au long de la séance.

Les conventions approuvées à l’unanimité par les députés sont : Conventions Minière, Ferroviaire, et de Raffinerie entre la Guinée et le consortium Société Minière de Boké (SMB)-Winning pour la construction et l’exploitation d’une mine de Bauxite, d’une ligne de chemin de fer et d’une Raffinerie d’alumine dans la région de Boké ; Convention minière entre la Guinée d’une part, Bauxite Kimbo S.A.U et Bauxite Kimbo Limited d’autre part pour l’exploitation de gisements de bauxite dans les préfectures de Télimélé, Fria et Dubréka ; la Convention de base amendée et consolidée, entre la Guinée d’une part, la Société de Développement des Mines Internationales du Henan S.A et la Compagnie de Développement des Mines Internationales Henan Chine-Guinée S.A d’autre part, pour la construction et l’exploitation d’une mine de bauxite d’un chemin de fer et d’une raffinerie d’alumine d’autre part.

A la fin de la session, le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba, n’a pas caché sa satisfaction. « Il s’agit de la construction d’un chemin de fer, d’une raffinerie, ainsi que d’une mine. Toutes ces composantes doivent être mises en exploitation grâce à un investissement total de plus de 3 milliards d dollars…. l’ensemble de ces conventions là répond aux priorités du président Alpha Condé qui consistent à faire du secteur minier, un secteur ou un levier de transformation économique, pour que le secteur minier puisse contribuer à la réalisation des infrastructures, notamment ferroviaires, que le secteur minier puisse contribuer à l’industrialisation de la Guinée à travers la transformation de l’alumine en aluminium, que le secteur minier puisse contribuer au développement du secteur moteur de l’économie, qu’est l’agriculture. Le corridor de la SMB aura tout un développement agricole dont les produits exportés sur le chemin de fer grâce à la (….) qui a été adoptée en 2014, enfin un secteur minier qui assure bien sûr la promotion du guinéen, l’inclusion du guinéen dans le développement minier à travers ces promoteurs-là, qui sont porteurs d’un projet intégré. Nous nous réjouissons de l’esprit constructif, de l’esprit positif qui a prévalu lors de cette session. Nous félicitons les membres de la commission Mines, mais aussi à l’inter-commission, et même au niveau des débats lors de la plénière. Nous tenons à remercier tous les députés, en particulier ceux de ma commission des Mines pour le travail qui a été abattu ainsi que la pertinence des observations qu’ils nous ont adressées…»

Propos recueillis et décryptés par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : tentative de vol dans une église à Korialén

24 décembre 2018 à 19 07 30 123012

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 24 décembre 2018, des fidèles catholiques de l’église « Notre Dame de paix et de victoire » ont interpellé un adolescent accusés d’une tentative de vol dans le lieu de culte. Ce présumé malfaiteur a été conduit à la garnison de la troisième région militaire de Kankan, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mohamed Condé, 16 ans, vit à Kankan depuis 4 ans. Il travaille dans un lavage de véhicules situé dans le quartier Météo. Dans la journée d’hier, dimanche 23 décembre 2018, il est allé se procurer d’un pistolet pour enfants. Il a acheté le jouet à dix mille francs guinéens (10 000 GNF) et l’a mis dans son sac pour se rendre le soir à l’église « Notre Dame de paix et de victoire », situé au quartier Korialén, dans la commune urbaine. C’est là que des fidèles qui préparent la fête de Noël l’ont interpellé pour tentative de vol et l’ont conduit au camp militaire de la ville.

« J’ai acheté ce jouet pour aller voler des téléphones et des motos à l’église. Quand je suis rentré dans l’église, j’ai trouvé les ordinateurs, des radios et des engins de sonorisation, puis j’ai aidé une jeune fille à bien arranger la salle. Après ça, j’ai dit à la fille que je m’en vais, j’ai pris mon sac et mes affaires et je suis sorti. J’ai trouvé des gens qui étaient en train d’installer des ampoules, j’ai dit Assalam Aleykoum, quelqu’un m’a tout de suite demandé qu’est-ce que je suis allé faire là-bas. Je lui ai dit que j’étais dans l’église en train de travailler avec une jeune fille. Ils m’ont amené voir la fille et celle-là a dit qu’elle ne me connaît pas. Après, ils m’ont déshabillé, ils m’ont lavé avec de l’eau. Puis, ils ont ouvert mon sac et ont vu le jouet. Je leur ai dit que c’était pour mon jeune frère ; mais, ils ne m’ont pas cru. Ils ont appelé le commandant de la garnison. C’est lui qui est venu me prendre pour m’envoyer au camp », a expliqué l’adolescent.

A la garnison de la troisième région militaire de Kankan, le jeune homme a été entendu. Et, selon l’officier Ibrahima Sidibé, il sera transféré à la police judiciaire qui va se charger du dossier. « Dès qu’on l’a pris à l’église, les gens ont eu peur ; directement, ils m’ont appelé en me disant qu’ils ont appréhendé un voleur avec un pistolet. Donc, je n’ai pas perdu du temps. Arrivé sur les lieux, dès que j’ai vu le jouet avant de le toucher, j’ai cru que c’était une arme automatique. Et, quand on l’a envoyé ici, il nous a dit qu’il était parti voler dans sa première interrogation. Donc, on va l’envoyer à la police judiciaire pour la suite de l’enquête », a indiqué l’officier.

A noter qu’en cette période de fin d’année, plusieurs cas de vols sont enregistrés dans la ville de Kankan. Et leurs auteurs ne sont généralement pas retrouvés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Guinée : les députés approuvent les conventions avec Kimbo, SMB…

24 décembre 2018 à 18 06 56 125612

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les députés guinéens sont en session plénière ce lundi 24 décembre 2018. Les élus du peuple ont procédé à l’examen et au vote de trois textes relatifs à un certain nombre de conventions liées à l’exploitation minière à Boké, Fria, Télimélé et Dubréka.

Les 3 conventions ayant obtenu le vote des députés : Conventions Minière, Ferroviaire et Raffinerie entre la République de Guinée et le consortium Société Minière de Boké (SMB) Winning pour la construction d’une mine de bauxite, d’une ligne de fer et d’une raffinerie d’alumine dans la région de Boké.

Convention minière entre la République de Guinée d’une part, Bauxite Kimbo SAU et Bauxite Kimbo Limited d’autre part pour l’exploitation de gisements de bauxite dans les préfectures de Télimélé, Fria et Dubréka.
Convention de Base amendée et Consolidée, entre la République de Guinée d’une part, la société de Développement des Mines Internationales du Henan SA et la Compagnie de Développement des mines Internationales Henan Chine Guinée.

Après la lecture des 3 conventions par les députés, membres de la commission Mines et Industries, un certain nombre de questions ont été posées au ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba. Toutes ces questions ont reçu des explications précises du ministre à la satisfaction de toutes les parties.

Les présidents des groupes parlementaires, après avoir émis quelques réserves, ont demandé aux députés de voter favorablement.
Ainsi, à l’unanimité des députés présents, les 3 conventions sont adoptées.

Nous y reviendrons.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Reconstruction de la route Coyah-Forécariah : le président Condé lance les travaux

24 décembre 2018 à 18 06 50 125012

Communiqué de la présidence de la République : Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a procédé ce lundi 24 décembre 2018, au lancement des travaux de reconstruction de la route nationale numéro 4 Coyah-Farmoreah-frontière Sierra Leone. Cette route longue de 75 Km est conjointement financée par la Banque africaine de développement et le Budget national à plus de 700 milliards de francs guinéens. Les travaux seront réalisés par les entreprises Henan Chine et CGC pour un délai contractuel de 24 mois.

La reconstruction de cette route qui est la corniche de l’Afrique de l’Ouest, va non seulement faciliter la mobilité des populations de ces localités et leurs biens, mais aussi, développer le trafic entre la Guinée et la Sierra Leone. Une cérémonie qui a, à cet effet, mobilisé les populations du Moria qui ont exprimé leur joie au Président Alpha Condé à travers des chants et sous l’accompagnement des prestations de certains artistes du pays.

Le Préfet de Forécariah, Elhadj Alhassane Camara, a indiqué la satisfaction des populations de sa localité au Président Alpha Condé avant d’ajouter que les actes posés par le Chef de l’Etat prouvent qu’il est un homme de développement au profit de son peuple.

Le représentant des entreprises chargées des travaux, M. Wang, a surtout sollicité l’appui des autorités en matière de sensibilisation des populations riveraines afin qu’elles fassent preuve de civisme pour accompagner les sociétés dans la bonne exécution des travaux.

Le chef de la délégation de l’Union européenne, Joseph Coll, a indiqué pour sa part que la contribution de son organisation à ce projet à 30 millions d’Euros, est un nouveau montage financier en faveur de la Guinée. Il a fait savoir que l’Union européenne veut que la coopération avec la Guinée se diversifie et a souhaité que ce projet soit exécuté dans les règles de l’art.

Le représentant pays de la Banque africaine de développement, Léandre Bassolé, a apprécié les efforts de la Guinée dans le cadre de l’amélioration de la situation macroéconomique. Pour cela, il a rassuré de l’engagement de son institution bancaire à soutenir la Guinée dans son élan de développement notamment dans les secteurs agricole et énergétique.

Le Président de la République, intervenant à son tour, a affirmé aux populations de Forécariah que cette route qui était devenue un calvaire pour les usagers, va être un lointain souvenir.

Le Chef de l’Etat, qui a invité les populations et les cadres de Forécariah à investir dans l’agriculture pour le développement de cette localité, a présenté d’ambitieux projets en faveur des jeunes et des femmes de Moria. Pour les femmes, le Président Alpha Condé entend les appuyer dans les activités génératrices de revenu, la culture maraîchère etc… Quant aux jeunes, le Chef de l’Etat leur a fait savoir que le gouvernement est en train de redynamiser le secteur éducatif à travers la construction d’universités et d’écoles professionnelles afin que la formation s’adapte au marché de l’emploi. Le Président Alpha Condé a aussi annoncé que les jeunes seront formés en groupements d’intérêts économiques pour subvenir à leurs besoins. Le Président de la République a enfin invité les populations à croire en l’avenir de la Guinée tout en rassurant que nul n’arrêtera le train de changement.

Communiqué transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Nouvelle forme de banditisme à Kankan : les précisions d’un officier de l’armée

24 décembre 2018 à 17 05 30 123012
Commandant Ibrahima Sidibé

Depuis quelques jours, une nouvelle forme de banditisme est apparue dans la ville de Kankan. Et, ce sont les conducteurs de taxis motos qui en sont les victimes. Des hommes en tenue militaire les déplacent en direction du camp militaire de la ville, et ils enlèvent leurs motos pour disparaître avec. Face à cette situation, le commandant de la garnison du camp est sorti pour se prononcer sur la question, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Au moins deux conducteurs de taxis motos ont fait les frais de cette nouvelle stratégie des bandits. Des hommes habillés en tenue militaire sont passés par la ruse pour emporter leurs motos. La nouvelle s’est répandue dans la ville jusque dans le camp militaire de Kankan. Et aussitôt, l’officier de la garnison de la troisième région militaire de Kankan a fait une sortie médiatique sur le sujet. Le commandant Ibrahima Sidibé nie toute implication de l’armée dans cette forme de banditisme.

« Nous savons que des bandits ont pris pour habitude de porter des uniformes militaires pour s’en prendre aux biens des pauvres citoyens. D’après nos remarques, ils opèrent de 19 heures à 22 heures. Ils empruntent des taxis motos, arrivés à la grande porte du camp, ils demandent aux taxi-motards de les attendre, qu’ils vont chercher leurs sacs de riz. Mais ces derniers ne les revoient plus jamais, ils disparaissent avec les motos. Nous donnons cette information pour ne pas qu’on dise que c’est les militaires qui sont les complices », a-t-il expliqué.

L’officier annonce dans le même temps une vaste opération de saisie des vêtements en treillis dans la ville. Car, dit-il, c’est sur le marché que les bandits sont en train de se procurer des ces habits pour pouvoir se passer pour des militaires. « Il faut mettre un terme au port et à la vente des uniformes militaires sur les marchés. C’est là-bas qu’ils vont acheter ces tenues.

Ce n’est pas nous qui leur donnons ces tenues. Beaucoup de jeunes ont des débardeurs ou des complets en treillis. En tout cas, on a commencé des opérations de patrouilles pour déshabiller les gens. En ce moment, on a plus de trois sacs remplis d’habits militaires qu’on a saisis », a dit le Commandant Ibrahima Sidibé.

Selon ce responsable du camp militaire de Kankan, une enquête a été également ouverte par les agents de la garnison pour tenter de mettre mains sur les malfrats qui se font passer pour des militaires pour arnaquer les citoyens.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00224 627 24 13 24

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Après avoir injurié le président Condé, il demande pardon : “c’est Satan qui m’a poussé à faire ça »

24 décembre 2018 à 17 05 20 122012

Le procès de Mamadou Aliou Sow, un jeune de 16 ans, s’est ouvert ce lundi, 24 décembre 2018, au tribunal de première instance de Mamou. L’homme est poursuivi pour injures publiques par voie de presse à l’endroit du président de la République, le professeur Alpha Condé. Et, à la barre, il a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Les faits reprochés à Mamadou Aliou Sow remontent au mardi 27 novembre dernier. À cette date, le prévenu avait appelé dans une émission interactive (Moucedi) à la radio GPP FM-Mamou pour proférer des propos déplacés (des injures à l’endroit du président de la République et son père). Apparemment, le jeune homme avait pris de court l’animateur (Mamadou Alpha Soryah Diallo) qui était en direct à l’antenne. Sans décliner son identité, il a sorti des propos injurieux qui ont poussé l’animateur à lui retirer immédiatement l’antenne. Mais, le mal était déjà fait. Cependant, les propos de Mamadou Aliou Sow ont été unanimement condamnés par la population de la ville carrefour.

Le parquet s’est alors saisi du dossier. Et, en collaboration avec la direction de la radio GPP FM-Mamou, le numéro de Mamadou Aliou Sow a été identifié. Avec le concourt de la société de téléphonie Orange, la provenance de l’appel a aussi été identifiée. « Les investigations ont conduit les enquêteurs à Boulliwel (une sous-préfecture située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). C’est là-bas que Mamadou Aliou Sow a été interpellé et conduit à la gendarmerie de Mamou, pour être ensuite déféré à notre parquet où il a été finalement placé sous mandat de dépôt et déféré à la maison centrale », a expliqué le procureur Sidiki Camara.

Appelé à la barre ce Mardi, Mamadou Aliou Sow a reconnu sans détour les faits mis à sa charge, tout en implorant le pardon du tribunal.

«Oui ! J’ai proféré des injures à l’endroit du président de la République ; mais, je vous demande de me pardonner. C’est Dieu qui a voulu que ça arrive parce que je n’ai jamais insulté quelqu’un. C’est ma première fois et c’est Satan qui m’a poussé à le faire », a expliqué le prévenu.

Concernant ses motivations pendant la commission des faits, Mamadou Aliou Sow indique : « Je n’avais aucune motivation. C’est Satan qui m’a poussé à agir comme ça ».

Entendu à titre de simple renseignements Mamadou Lamarana Bah, le directeur de la radio GPP-FM, est brièvement revenu sur les circonstances de la commission des faits, avant de déclarer : « ce jour-là, on était vraiment indigné. Parce que notre radio est là pour informer et éduquer la population. Entendre quelqu’un proférer des injures sur notre antenne a été une désolation pour nous ».

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal d’accorder de larges circonstances atténuantes au prévenu, tout en lui condamnant à six (6) mois de prison ferme et à une amande de 2000 000 GNF (deux millions de francs guinéens).

Finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au 31 Décembre prochain pour la délibération.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Matoto : plusieurs militants de l’UFDG interpellés et des motos embarquées par les forces de l’ordre

24 décembre 2018 à 16 04 43 124312

La bataille pour le contrôle de la mairie de Matoto se poursuit entre les deux plus grandes formations politiques du pays (l’UFDG et le RPG arc-en-ciel). Après le RPG arc-en-ciel la semaine dernière, les militants de l’UFDG ont voulu installer eux aussi leur candidat à la mairie de Matoto, ce lundi, 24 décembre 2018. Mais, ils ont été dispersés par les forces de l’ordre avant même d’arrivée à la mairie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans la matinée de ce lundi, les militants de l’UFDG s’étaient massivement mobilisés au domicile de l’honorable Kalémodou Yansané, député et candidat de l’UFDG à la mairie de Matoto. Aux environs de 10 heures, sous le leadership de l’honorable Bakary Fofana, député UFDG à l’Assemblée nationale, ils ont pris la direction de Kissosso. « Conformément à la volonté de la population de Matoto, et dans le cadre de la légalité (puisque l’honorable a été élu depuis le samedi 15 décembre), les populations ont légitimement demandé à ce que l’honorable soit installé. Nous, le parti, puisque notre volonté coïncide avec cette volonté de la majorité de la population de Matoto, nous sommes engagés et nous sommes déterminés à faire en sorte que notre député désormais maire de la commune de Matoto soit installé dans des conditions régulières. Donc, nous allons à Kissosso puisqu’il y a un grand nombre de militants qui nous attendent de ce côté pour aller à la mairie installer notre maire élu qui est Kalémodou Yansané », a dit Bakary Diakité.

Ainsi, un long cortège- composé des motards et des véhicules- qui a quitté Kissosso pour Matoto centre, via le rond-point. Mais, arrivé au niveau de Kondébougni, il a été dispersé à coup de gaz lacrymogène par un impressionnant dispositif de sécurité, composé de gendarmes et de policiers. Après avoir dispersé le cortège, les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations. C’est là que plusieurs jeunes et femmes ont été embarqués, ainsi que des motos « abandonnées » par des militants qui avaient utilisé le terrain…
A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Caravane nationale citoyenne de la jeunesse : plusieurs jeunes sensibilisés à Kindia

24 décembre 2018 à 16 04 35 123512

Après Boké, la ville de Kindia a constitué la deuxième étape de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse. Les caravaniers ont réuni de nombreux jeunes de la ville, ce lundi, 24 décembre 2018, pour les sensibiliser au maintien de la paix et à la culture du civisme, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au centre d’écoute, de conseil et d’orientation des jeunes (CECOJE) de Kindia que cette activité a eu lieu. Le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, à travers l’agence nationale du volontariat jeunesse, a mobilisé de nombreux jeunes de la ville pour prôner la paix, la citoyenneté, l’unité nationale, la cohésion sociale, l’environnement durable et l’esprit du volontariat pour le développement.

Selon Cheick Sanoussy Keïta, facilitateur de cette caravane de sensibilisation, « Cette caravane est organisée en faveur des jeunes, pour les jeunes et par les jeunes. La Guinée se trouve à un moment critique, donc c’est pour associer les jeunes qui constituent la couche la plus vulnérable dans notre pays, la plus sensible face à ce projet social. Nous sommes à Kindia, une grande région, pour véhiculer un message axé sur la paix, la cohésion sociale, l’unité nationale et le vivre ensemble dans les collectivités ».

Présent à la rencontre, le chef de cabinet du gouvernorat de Kindia, Mamadouba Ditin Diallo, a salué cette initiative du ministère en charge de la jeunesse qu’il trouve très importante. « Votre présence dans la région de Kindia, c’est d’accomplir une mission d’État, parce que aujourd’hui, la Guinée traverse des situations très difficiles.

Il va s’en dire que ne participeront à cette caravane que ceux qui aiment ce pays. Protéger l’environnement est une mission de la paix, une mission pour sauvegarder toute la nation guinéenne sur le plan climatique. Je vous invite à renforcer la paix et l’unité nationale sans lesquelles on ne peut parler de développement », a-t-il dit.

Après Kindia, les caravaniers se rendront à Mamou pour la suite de cette activité de sensibilisation.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tel: 623 78 43 73

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Incendie au ministère de l’enseignement supérieur : plus de peur que de mal

24 décembre 2018 à 16 04 22 122212

Un incendie s’est produit dans la matinée de ce lundi, 24 décembre 2018 au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Le feu qui a été provoqué par un court-circuit, n’a heureusement pas fait beaucoup de dégâts. Il a été vite maîtrisé par certains cadres du département et des jeunes venus à leur secours, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

L’incendie est survenu au rez-de-chaussée du vieil immeuble abritant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Au moment des faits, Mamadouba Sylla, un cadre de ce département, était dans son bureau. Il a été aidé par certains jeunes pour vite maîtriser le feu et limiter donc ses dégâts. « C’est aux environs de 9h50, alors que j’étais dans mon bureau, que j’ai aperçu les gens en train de courir de partout dans la cour.

J’ai vu la fumée et j’ai compris que c’était un incendie. Et j’ai couru directement pour prendre mon extincteur dans la voiture pour venir éviter le pire. Là où le feu s’est déclenché, j’ai mis directement l’extincteur et ça s’est un peu calmé. Un groupe de jeunes est venu avec du sable, on a maitrisé le feu », témoigne monsieur Sylla.

Pendant que certains cherchaient à éteindre le feu, d’autres s’activaient à sauver la vie de trois travailleurs du département qui étaient au premier étage de l’immeuble. Pris de peur, certains d’entre eux ont voulu sauter de l’étage pour descendre. Mais, une famille voisine a vite envoyé une échelle qui a permis aux trois personnes de descendre sans problème.

Cet incendie n’est pas le premier au ministère de l’enseignement supérieur, situé tout près du palais présidentiel. Selon Abdoul Karim Diallo, conseiller du ministre Abdoulaye Yéro Baldé, les incendies sont devenus fréquents sur les lieux. « Ce n’est pas un fait étrange, c’est peut-être étrange pour les nouveaux, mais nous qui sommes là, nous sommes habitués au système. Dans le passé, il y a eu des incendies, il y en a eu 2 à 3 en l’espace de 3 ans ici. Tout cela dénote de la vieillesse de notre bâtiment », a-t-il indiqué.

Les cadres de ce département souhaitent aujourd’hui de tous leurs vœux que ce bâtiment soit rénové pour éviter une situation qui pourrait être plus lourde de conséquences à l’avenir. « C’est un vieux bâtiment. Depuis le temps des colons, ce bâtiment est là. Il faut que l’état nous aide à améliorer ce bâtiment. Les fils et les branchements, tout est ancien. Nous ne sommes pas en sécurité ici. Nous demandons donc au ministère de l’économie et des finances d’accélérer le processus de rénovation du bâtiment », a lancé Mohamed Doré, chef service des Universités publiques.

A noter que seuls quelques vieux fauteuils qui se trouvaient au rez-de-chaussée de l’immeuble ont été brûlés par le feu.

Mohamed DORÉ de Kaloum pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 07 93 59

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Assemblée Nationale : 66 députés à la plénière sur 113 inscrits

24 décembre 2018 à 15 03 26 122612

Le parlement guinéen est en session plénière ce lundi 24 décembre 2018. Un certain nombre de conventions seront examinées par les élus du peuple, essentiellement axées sur les mines, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché au siège de l’Assemblée nationale.

Sur les 113 députés inscrits à l’Assemblée Nationale, 66 ont répondu présent, au terme de l’appel nominal du secrétaire parlementaire. Il faut noter que 21 députés sont « excusés » pour 26 absents.

Pour la journée de ce lundi, les députés auront à examiner trois conventions minières, une convention agro-industrielle et une autre mise en veilleuse. Il sera question entre-autres de l’exploitation de la Bauxite à Fria…

Nous y reviendrons !

De l’Assemblée nationale, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Fin du FESTARD 2018 : « c’est une première en République de Guinée », se réjouit Hassan Hilal

24 décembre 2018 à 14 02 17 121712
Hassane Hilal Sylla

La première édition du Festival de Théâtre de Dubréka (FESTARD) a pris fin hier, dimanche 23 décembre 2018, à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Durant trois jours, plusieurs activités culturelles et des conférences débats ont été organisées dans ce cadre. Et à l’issue de l’événement, le directeur du festival, Hassan Hilal Sylla, a fait le bilan de l’activité au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dubréka.

Cette première édition du Festival de Théâtre de Dubréka n’a pas totalement été comme espéraient les organisateurs de l’événement culturel qui s’est déroulé du 21 au 23 décembre 2018 à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Selon le directeur du FESTARD, Hassan Hilal Sylla, « il y a des choses qu’on n’a pas réussi à réaliser, il y a des choses qu’on a voulu faire mais qu’on n’a pas pu faire. Vous savez, quand vous organisez, vous avez beaucoup d’ambitions et après vous êtes confrontés à la réalité.

Et cette réalité c’est quoi, on n’a pas eu suffisamment de financement, presque même pas de financement, et le soutien a manqué du côté de l’Etat pour comprendre que ce type d’évènements peut permettre de développer l’intérieur du pays, peut permettre aux jeunes d’avoir de l’éducation et d’avoir de l’emploi. Parce que les trois jours qu’on a fait ici, c’est beaucoup de jeunes qui sont venus : des menuisiers, des soudeurs et qui ont eu du travail parce que nous sommes là. Malheureusement, tout ça n’a pas été compris du côté de l’autorité », regrette-t-il.

Aux dires du directeur du Festival de Théâtre de Dubréka, ces manquements constatés lors de la première édition n’empêcheront pas l’équipe de poursuivre l’aventure. « Nous sommes animés de courage, nous sommes animés de volonté de continuer. C’est une première édition, on ne va pas se plaindre trop mais nous allons continuer », a-t-il dit.

Il précise d’ailleurs qu’en dépit des difficultés liées au manque de financement, cette première édition a enregistré quelques bons résultats : « C’est une première en République de Guinée d’avoir plus de dix spectacles en trois jours. Il n’y a eu aucun festival de théâtre en République de Guinée qui a eu à faire ce pari. Nous, nous l’avons réussi et nous sommes aujourd’hui à dix-sept (17) représentations pendant les trois jours.

Ça c’est une réussite. Deuxième réussite, c’est quand même parvenir à garder pendant trois jours l’ensemble des comédiens, des compagnies qui sont intervenues dans le festival. Ça aussi c’est un pari qu’on n’avait jamais réussi sur le plan théâtral. L’autre réussite, c’est quand même réussir à impliquer l’autorité de la préfecture de Dubréka et aussi réussir à impliquer l’autorité de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée et réussir à impliquer tous ces partenaires. Tous n’ont pas contribué au même niveau mais réussir à réunir toutes ces personnes-là autour du théâtre, c’est quand même inédit en République de Guinée sur le plan du théâtre ».

Pour Hassan Hilal Sylla, c’est un rêve qui l’animait depuis 10 ans qu’il vient de réaliser. Et, il compte bien consolider et pérenniser cet événement culturel.

De retour de Dubréka, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : journée de concertation entre des activistes de l’éducation et l’Etat

24 décembre 2018 à 14 02 08 120812

Plusieurs ONG évoluant dans le secteur éducatif en Guinée ont pris part à un atelier de concertation qui a eu lieu le samedi, 22 décembre 2018 à Conakry. La rencontre a été organisée par l’ONG GAED en partenariat avec la Banque Ecobank. Elle visait à échanger avec l’Etat et le secteur privé sur les difficultés que rencontrent les activistes de la société civile sur le terrain, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Actuellement, les ONG, notamment celles évoluant dans le secteur éducatif en Guinée, font face régulièrement à plusieurs difficultés. Des difficultés liées entre autres, à leurs démarches administratives et à la réalisation de leurs projets sur le terrain. C’est pourquoi l’ONG Guinean Alliance for Education and Development (GAED) a organisé cet atelier. Elle a réuni d’autres ONG concernées par la question, le gouvernement guinéen et d’autres acteurs du secteur privé pour échanger autour de la question.

« Nous sommes là aujourd’hui pour avoir des discussions avec des membres du gouvernement, des hautes autorités du pays, et des privés, pour qu’on puisse trouver des solutions aux problèmes des ONG ici en Guinée. Parce qu’il y a certaines ONG, les plus petites comme GAED, qui n’ont pas toutes les informations nécessaires pour avoir les papiers d’exonération pour les biens qu’on envoie dans ce pays. Donc c’est pourquoi nous sommes là pour qu’on puisse trouver une solution à cela », a expliqué Mamadou Keïta, le président de l’ONG GAED.

C’est le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui a représenté le gouvernement guinéen à cette rencontre. Abdoulaye Yéro Baldé a salué cette initiative mais aussi toutes les actions de l’ONG GAED en faveur du renforcement du système éducatif guinéen. « Bien que l’ONG soit installée aux États-Unis, elle apporte sa contribution à l’édification du système éducatif guinéen.

Elle a fait déjà des dons d’ordinateurs aux Universités, notamment à Sonfonia, Labé, N’Zérékoré, des dons de vélos à des élèves qui ne peuvent pas se rendre à l’école facilement dans les zones rurales, mais aussi des dons de livres pour la maison des jeunes de Nongo. Tout cela concoure à former les jeunes guinéens. Et, la formation n’a pas de prix, parce que c’est le capital humain lui-même qui fait le développement d’un pays », a dit le ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

Au cours de cette rencontre, les différentes parties ont échangé sur les démarches que chaque acteur concerné doit mener pour faciliter les interventions des ONG dans le secteur éducatif guinéen.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Matoto : gaz lacrymogène contre les militants de l’UFDG

24 décembre 2018 à 13 01 52 125212

Comme on le sait, le principal parti de l’opposition guinéenne avait juré de faire installer Kalemodou Yansané à la mairie de Matoto ce lundi, 24 décembre 2018. Mais, selon un reporter de Guineematin.com qui est arrivé sur place tôt ce matin, les militants de l’UFDG ont finalement été dispersés par les agents des forces de sécurité qui ont fait usage du gaz lacrymogène.

La crise post électorale continue de diviser les citoyens de la commune de Matoto. L’opposition jure qu’elle ne renoncera pas à sa victoire à Matoto, la seule commune de la capitale guinéenne que le pouvoir du professeur Alpha Condé tenait à contrôler (après son échec à Kaloum, Dixinn, Matam et Ratoma). A l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire du samedi dernier, l’UFDG avait donné au Gouvernement jusqu’à ce lundi pour installer Kalemodou Yansané à la tête de la commune. A défaut, les opposants ont promis d’aller eux-mêmes le faire. Mais, en cours de route, ils ont été dispersés par des agents de la sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogène…

En attendant de revenir plus largement sur cette actualité, Guineematin.com vous propose, quelques vidéos publiées en direct sur notre page Facebook officielle par un de nos reporters :

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Célébration des fêtes de fin d’année : voici ce que fait le gouvernorat de Conakry

24 décembre 2018 à 12 12 39 123912

A l’image des autres pays du monde, la Guinée s’apprête à célébrer les fêtes de fin d’année. La ville de Conakry est entrain de changer de couleur à travers des illuminations, des décorations, des concerts et autres animations concoctées par le gouvernorat. Une façon pour la ville « de communier avec ses habitants, de célébrer dans la joie et l’allégresse le passage à la nouvelle année ».

Pour parler de ce qui est entrain d’être fait dans ce sens, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à monsieur Siba Zogotamou, conseiller juridique du gouverneur et président de la commission d’organisation de l’événement « Conakry, Ville Lumière ».

Guineematin.com : nous constatons un certain changement de la physionomie de la ville de Conakry à l’orée des fêtes de fin d’année. Comment peut-on l’expliquer ?

Siba Zogotamou : c’est vrai. Vous avez constaté des illuminations, des décorations sur les principales artères de la ville de Conakry. C’est bien sûr dans le cadre de la célébration de la 3ème édition de l’événement « Conakry, Ville Lumière ». Ce concept est créé par la ville de Conakry depuis 2016. Les préparatifs se passent très bien. Depuis un peu plus d’un mois, on a commencé la décoration de la ville de Conakry à travers les artères principales. Hier jeudi, le 20 décembre 2018, nous sommes rentrés dans les animations en organisant un concert géant au boulevard Diallo Tely, au compte de la commune de Kaloum.

Guineematin.com : que dire des quatre autres communes de Conakry ?

Siba Zogotamou : ces concerts vont se dérouler dans toutes les communes de notre capitale, y compris dans la sous-préfecture de Kassa. D’ailleurs, pour demain samedi, 22 décembre 2018, ce sera le concert de la commune de Dixinn. Ce concert sera organisé à la terrasse du stade du 28 septembre et sera animé par Petit Kandja avec un groupe d’artistes invités qui vont animer à partir de 19 h jusqu’à X heures. C’est des concerts gratuits, organisés partout pour animer. Des concerts offerts par la ville de Conakry aux citoyens pour que nous puissions célébrer la fête de la Lumière à Conakry dans la gaité et la joie.

Guineematin.com : par rapport aux décorations, est-ce que toutes les communes concernées ?

Siba Zogotamou : toutes les communes sont concernées. Il y a des équipes qu’on a éclatées partout sur les artères. On va faire un maximum pour que les coins et recoins de Conakry soient touchés. Nous sommes en partenariat avec des gens qui assistent pour que nous puissions suffisamment déposer du matériel, décorer les espaces publics dans la ville de Conakry.

Guineematin.com : quelle est la source d’énergie pour alimenter les décorations et autres guirlandes et quelle est leur durée de vie ?

Siba Zogotamou : c’est des produits lumineux qui sont importés de la Chine. Mais, on les branche maintenant sur l’énergie électrique ici, on les branche au circuit électrique avec EDG et qui donne l’illumination. Pour ce qui est de la durée de vie, si l’entretien est fait correctement, ça va prendre du temps. Mais, nous allons les enlever à partir du 31 janvier 2019. C’est-à-dire que c’est une période, quand elle passe, on les enlève pour les garder.

Guineematin.com : comment vous avez obtenu cela ? Quel est le budget alloué à tout ça ?

Siba Zogotamou : c’est le gouvernorat qui a initié, mais nous l’organisons en partenariat avec plusieurs opérateurs, avec plusieurs prestataires, des gens qui nous aident. Quand on développe le concept et que c’est acquis, ils prennent la responsabilité de décorer chez eux, sans ce ne soit par nous. C’est pourquoi, il est difficile d’évaluer un budget par rapport à ça, parce que c’est des assistants, c’est des partenariats, c’est des gens qui le font volontairement chez eux. Donc, nous ne savons pas toujours le coût.

Guineematin.com : n’avez-vous pas recruté des gens qui ne s’occupent que de ça ?

Siba Zogotamou : il y a un opérateur principal qui est créé, qui est plutôt recruté pour ça et qui montre aux gens comment ça se fait, qui prépare les designs et tout. Mais, plusieurs équipes de volontaires, des travailleurs du gouvernorat, qui sont sur le terrain pour faire le travail.

Guineematin.com : l’année dernière, on a assisté à un feu d’artifice magnifique. Est-ce qu’il y en aura cette année encore ?

Siba Zogotamou : le feu d’artifice a commencé hier jeudi, 20 décembre avec le concert de Kaloum. Demain samedi, 22 décembre 2018, il y aura un autre feu d’artifice à la terrasse de Dixinn. Mais, le clou de l’événement, puisque c’est le passage de 2018 à 2019, nous allons rentrer dans le mois de janvier, c’est le 05 janvier au stade Kabinet Kouyaté de Matoto que les festivités vont prendre fin.

Guineematin.com : qu’en est-il du feu d’artifice du 31 décembre ?

Siba Zogotamou : ça, ça s’organise avec le gouvernement, pas seulement avec le gouvernorat de Conakry.

Guineematin.com : quel appel avez-vous à lancer ?

Siba Zogotamou : l’appel que j’ai à lancer à l’endroit de citoyens de Conakry, c’est de dire que ce concept de « Conakry, Ville Lumière », est venu pour que nous puissions passer de 2018 à 2019 dans la gaieté, dans la joie. Je profite de votre micro pour dire bonne fête de fin d’année et bonne année 2019 par anticipation aux citoyens de Conakry.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Retard de la subvention : Tham Camara à Guineematin

24 décembre 2018 à 12 12 05 120512
Amadou Tham Camara

Le monde médiatique guinéen vit actuellement un moment d’inquiétude. Inquiétude due aux différentes sanctions prononcées par la HAC à l’encontre des journalistes, les procès dans lesquels se retrouvent souvent des hommes de médias, la modification de la loi L002 portant liberté de la presse en Guinée et aussi le refus du Gouvernement de décaisser la subvention à la presse privée.

Pour parler de ces différentes préoccupations, un journaliste de Guineematin.com s’est entretenu avec Amadou Tham Camara, le président de l’association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL). 

Décryptage !

Guineematin.com : il y a quelques jours, le ministre de l’information et de la communication a reçu les associations de presse de notre pays. Les discussions ont tourné autour du projet de modification de la loi L002 relative à la liberté de la presse en Guinée. Parlez-nous de cette rencontre.

Amadou Tham Camara : nous avons effectivement été reçus par le ministre de la communication, monsieur Amara Somparé. Il était question de discuter un peu du projet de révision de la loi sur la liberté de la presse et de la loi sur la Haute Autorité de Communication. Nous avons appris par voie de presse qu’une révision est en cours. C’est le ministre lui-même qui l’avait annoncé. Evidemment, puisque nous n’avons pas été associés à ce processus, nous étions quelque peu inquiets. Donc, nous avons voulu rencontrer le ministre, c’est pour savoir quels sont les tenants et les aboutissants et quelles sont les raisons pour lesquelles il y aura un nouveau projet de loi.

Dans ses explications, le ministre nous a rassurés qu’il ne s’agit nullement de remettre en cause le principe de dépénalisation des délits de presse. Mais, plutôt de tenir en compte des nouveaux types de médias qui ne sont pas dans la loi sur la liberté de la presse, à savoir les web radios, les web TV et d’autres innovations. Nous avons pris acte de la déclaration du ministre, mais nous avons quand même souhaité avoir une copie de la loi.

Ce qui nous permettra, en tant quand qu’acteurs, puisque nous n’avons pas été associés en amont, de faire des propositions parce que ce sont des questions qui nous touchent directement. Donc, de faire des propositions concrètes en vue d’améliorer ou d’amender. Donc, c’est un peu la quintessence de notre rencontre avec le ministre de la communication.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’il y a à craindre concrètement dans la révision de la loi sur la liberté de la presse ?

Amadou Tham Camara : je ne sais pas parce que je n’ai pas lu le projet. Donc, je ne peux pas vous dire qu’est-ce qu’il y a à craindre, qu’est-ce qu’il y a à risquer. Aussi longtemps qu’on n’a pas le contenu, on ne peut rien dire. En tout cas, le ministre nous a dit que le délit de presse ne sera pas dépénalisé. Nous ne pouvons que nous en tenir à cela. Mais, nous ne savons pas quelles sont les reformes, qu’est-ce qu’il y a dans le projet. Nous ne savons absolument rien. Lorsque nous aurons la copie du projet, nous dirons voici ce qu’il y a à éliminer, voilà ceci est un recul, voici ceci est une avancée. Mais aussi longtemps que nous n’aurons pas le texte à notre disposition, il est difficile de dire quoi que ça soit.

Guineematin.com : est-ce que l’environnement politique actuel fait craindre une restriction des libertés en Guinée, pas que sur la presse ?

Amadou Tham Camara

Amadou Tham Camara : il est clair que la situation sociopolitique est très délétère. Il y a une crise syndicale, il y a une crise politique. A cela s’ajoute un agenda électoral qui ne facilite pas la chose. Il y a les législatives, il y a la présidentielle en vue. Donc, ce qui fait que tout le monde a les nerfs à fleur de peau. Est-ce que pour autant, il y a à craindre une restriction des libertés ? Je dirai oui, parce qu’il appartient aux gouvernants d’encadrer les libertés constitutionnelles. Mais, de laisser les libertés constitutionnelles s’exercer tout en les encadrant.

Toutes les libertés sont consacrées par la constitution, donc elles doivent s’exercer en toute indépendance, mais en toute responsabilité. Je pense que les gouvernants doivent pouvoir laisser les gens exercer que ça soit le droit de s’exprimer, le droit de manifester, le droit de grève, tout ça, sont des droits constitutionnels. Donc, cela doit s’exercer en toute liberté, mais en toute responsabilité. Il appartient aux gouvernants de les encadrer, mais tout faire pour que ces droits constitutionnels-là ne soient pas entravés.

Guineematin.com : ces derniers temps, plusieurs journalistes ont été sanctionnés par la HAC (Haute Autorité de la Communication) et d’autres font face à des poursuites judiciaires. Qu’est-ce que vous faites, en tant qu’associations de presse, pour la protection des journalistes ?

Amadou Tham Camara : lorsqu’il s’agit des journalistes de notre association, évidemment nous montons au créneau, c’est-à-dire lorsqu’il s’agit des journalistes de la presse en ligne. Les cas que vous venez de citer, ils ne sont pas de la presse en ligne, ce sont des journalistes essentiellement de la radio. Donc, lorsque nous sommes interpellés par les associations qui ont en première position la responsabilité de ces journalistes-là, c’est-à-dire l’URTELGUI, eh bien, nous nous associons à leur démarche et nous montons au créneau pour dénoncer, s’il y a abus d’autorité, ou s’il y a abus de pouvoir. Maintenant, lorsque c’est le nôtre, c’est nous-mêmes qui initions la démarche et nous demandons la solidarité aux autres. Mais lorsque c’est les autres, il leur appartient de prendre l’initiative de la démarche et nous nous solidarisons.

Guineematin.com : on est à un peu plus d’une semaine de la fin de l’année, les médias privés n’ont toujours pas reçu leurs subventions. Que s’est-t-il passé cette année ?

Amadou Tham Camara : manifestement il y a un blocage, je ne sais pas qui bloque, mais il y a un blocage. Parce que la dépense a été engagée, liquidée, contrôlée. C’est au niveau de la lettre de paiement au niveau du ministre de l’Economie et des Finances qui est la dernière étape, que c’est bloqué. Bloqué par qui ? Je ne sais pas. Mais, c’est regrettable, parce que la loi de finances prévoit cette dépense-là. Et cette subvention permet d’appuyer les entreprises de presse les plus vulnérables, mais surtout la maison de la presse. Parce que la maison de la presse est à 80% supportée par la subvention. Donc, si la subvention n’est pas là, il est évident que la maison de la presse va se retrouver dans de grandes difficultés.

Guineematin.com : et aujourd’hui, qu’est-ce que vous comptez-faire face à cette situation ?

Amadou Tham Camara : nous continuons à prendre notre bâton de pèlerin, nous ne désespérons pas puisque nous sommes à quelques jours de la fin de l’année. Nous allons continuer à voir les autorités. Nous avons vu déjà tout le monde, mais nous ne désespérons pas. Nous allons tout faire pour que le montant qui est un dû, soit tout simplement décaissé. Parce que je ne crois pas que les autorités, leur volonté c’est que la maison de la presse soit fermée. Mais, il est évident que si la subvention n’est pas payée, la maison de la presse va se retrouver dans de très grandes difficultés.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Parlement : le rapport final de la LFI 2019 et plusieurs convention minières au programme de la plénière

24 décembre 2018 à 11 11 43 124312

Sauf changement de programme, la représentation nationale procédera, ce lundi, 24 décembre 2018, à l’examen et l’adoption non seulement du volet dépenses de la loi des finances initiale 2019 et le rapport final de la LFI de la même année mais également l’examen et l’autorisation de ratification de trois conventions minières.

Ces trois conventions minières dont l’étude en travaux de commission est bouclée depuis la semaine dernière sont portées pat la SMB, Henan Chine et Kimbo.

S’agissant du consortium de la SMB-Winning, l’investissement porte sur trois milliards de dollars et prévoit la construction d’une mine de bauxite à Santou dans la préfecture de Télimélé, un chemin de fer de 135 km qui reliera la mine au port de Dapilon et une raffinerie d’alumine d’une capacité d’un million de tonnes par an, à Boké.

Les deux autres compagnies minières au programme, s’engagent également d’investir dans la même région de Boké et entendent réaliser chacune une raffinerie d’alumine.

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Kankan : une cinquantaine de religieux outillés dans la lutte contre les mutilations génitales féminines

24 décembre 2018 à 11 11 11 121112

La lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) se poursuit à travers de multiples campagnes de sensibilisation. C’est dans cette dynamique que l’atelier national d’élaboration des stratégies d’intervention des leaders religieux sur la promotion de l’abandon de la pratique de l’excision a pris fin à Kankan le weekend dernier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier, initié par le Secrétariat Général des Affaires Religieuses, a réuni une cinquantaine de leaders religieux, musulmans et chrétiens, venus des huit régions administratives de la Guinée. On notait également la présence des représentants des agences du Système des Nations Unies et de certaines organisations impliquées dans la promotion de l’abandon des Mutilations Génitales Féminines.

Durant 4 jours, les participants ont fait l’état des lieux de l’implication des leaders religieux à travers le Secrétariat Général des Affaires Religieuses dans la promotion de l’abandon de la pratique des MGF. Cette institution est à l’œuvre dans le pays depuis 2014 à travers l’analyse des forces, des faiblesses, des opportunités et des menaces des stratégies exécutées jusque là.

Selon nos informations, il a été question des « leçons apprises ainsi que des bonnes pratiques afin d’identifier les défis à surmonter par les leaders religieux et formuler des recommandations pour une mise en œuvre réussie des actions de promotion de l’abandon des MGF en renforçant l’implication des femmes leaders religieuses. Mais aussi sur la base des recommandations formulées, d’une stratégie d’intervention ainsi que d’une feuille de route, intégrant les actions à mener au niveau central (stratégiques) et décentralisé (opérationnel), les acteurs et partenaires à impliquer, les responsables, les périodes et stratégies de mise en œuvre en vue d’accélérer l’atteinte des résultats escomptés ».

El hadj Naby Laye Daffé

El hadj Naby Laye Daffé, secrétaire administratif des affaires religieuses de la préfecture de Coyah, au terme de cette rencontre, espère que la bataille contre les MGF sera gagnée sous peu. « Nous espérons que la bataille sera gagnée sous peu de temps pour que nous puissions abandonner définitivement les mutilations génitales féminines, parce que ça affecte dangereusement nos mamans, nos sœurs et nos femmes », a-t-il dit.

Elhadj Aboubacar Sidiki Nabé

De son côté, El hadj Aboubacar Sidiki Nabé, du Bureau de Stratégie et du Développement du Secrétariat Général des Affaires Religieuses, s’est réjoui de la réussite de cet atelier. « Cet atelier a été une réussite dans la mesure où, si avant, le secrétariat organisait des activités ponctuelles, lorsqu’un partenaire avait un fonds et qu’il veut agir dans tel sens, il impliquait le secrétariat. Cette fois-ci, le secrétaire s’est doté d’un plan d’action budgétisé et d’une feuille de route de trois ans. Donc, nous sommes prêts dans la dynamique d’amélioration de santé et de vie de nos femmes », a lancé monsieur Nabé.

Il faut signaler que cet atelier organisé à Kankan et qui vise à définir une stratégie d’implication des religieux dans la lutte contre le phénomène des MGF, arrive à un moment où son taux de prévalence en Guinée chez les filles et femmes de 15 à 49 ans, est de 96,8%, selon les statistiques de 2016.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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