Ligue1: bonne entame pour les promus, l’ASK accroche la SAG

14 décembre 2018 à 21 09 21 122112

Comme annoncé précédemment, trois matches étaient au programme ce vendredi, 14 décembre 2018 au compte de la première journée de la ligue 1 guinéenne. A l’issue de ces rencontres, on note une bonne entame de la saison pour les promus Santoba FC et CO Coyah et un bon résultat de l’ASK à Siguiri.

Le Santoba accroche le Hafia

Revenu de la ligue 2 où il a évolué pendant trois ans, le Santoba FC de Conakry a démarré dans l’élite en se mesurant sur un poids lourd du championnat guinéen au stade du 28 septembre de Conakry. Son premier adversaire de la saison n’est autre que le Hafia AC, vice-champion de Guinée en titre. Et pour cette entame, le club de Dixinn s’est montré sérieux. Même s’il a encaissé par deux fois sur des pénaltys tous les deux transformés par le sénégalais Souleymane Badji, le Santoba a réussi par revenir au score et arracher le nul (2-2). Résultat satisfaisant pour le promu.

Le CO Coyah s’impose d’entrée

L’autre promu qui était en lice ce vendredi a fait un résultat bien meilleur que celui du Santoba. Le Club olympique de Coyah qui affrontait l’ASFAG au stade de la mission de Kaloum, s’est imposé (2-0). Une surprise pour l’Association sportive des forces armées de Guinée, et une première réussie pour le club de Coyah dans l’élite.

L’AS Kaloum revient avec un point de Siguiri

Pour cette première journée, c’est l’association sportive de Kaloum qui a fait le plus long chemin pour disputer son match. Le Gbin Gbin est allé défier l’Ashanti de Siguiri sur son propre terrain. Et, le club de la presqu’île de Kaloum a accroché la SAG au stade Kankou Moussa de Siguiri (0-0). L’ASK rentre avec un point dans le compteur.

Au compte toujours de cette première journée de la ligue1 guinéenne, le Fello Star de Labé affronte le Renaissance FC demain samedi au stade de la mission de Kaloum.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Ministère des mines et de la géologie : le bilan, les défis et les perspectives du département en débat à Kindia

14 décembre 2018 à 20 08 21 122112

Le ministère des mines et de la géologie a lancé, ce vendredi, 14 décembre 2018, sa retraite annuelle à Kindia. La rencontre regroupe des cadres du département, ses partenaires et des acteurs du secteur minier. Elle porte sur le bilan 2018 du ministère et ses perspectives pour l’année à venir, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Cette retraite annuelle va durer deux jours. Elle permettra aux participants d’échanger autour du bilan des activités réalisées par le ministère des mines et de la géologie au cours de l’année qui s’achève, ses défis et ses perspectives pour le prochain exercice. « Il y a des documents que nous sommes en train de partager avec l’ensemble des acteurs, notamment la déclaration de politique minière, le plan de développement du secteur minier. Nous allons mettre ces documents à jour pour nous projeter dans une durée de 10 ans (de 2016 à 2025), dire ce qu’on doit faire maintenant et ce qu’on va faire demain.

Parce qu’il faut que le secteur minier puisse servir la population, il faut que le secteur minier s’intègre dans l’économie globale pour créer une dynamique générale dans le pays autour des mines. Aujourd’hui, il faut que nous ayons une activité minière qui aide d’autres secteurs à se développer, que ces secteurs là aussi génèrent des revenus pour le pays », a indiqué Seydou Nimaga, secrétaire général du ministère des mines et de la géologie, qui a procédé à l’ouverture des travaux au nom du ministre.

Parlant de la politique minière en Guinée, le directeur du bureau de stratégie et développement du ministère des mines a expliqué que « ce n’est pas le secteur minier qui va développer la Guinée, mais nous essayons d’être catalyseur pour développer les autres secteurs de croissance. Nous avons partagé le bulletin statistique qui montre l’évolution des derniers chiffres concernant la production et l’exportation des principales ressources. Donc je dirais que le bilan est assez positif et il y a eu aussi beaucoup de réformes depuis 2010.

Cette fois-ci, nous touchons à tous les piliers, c’est-à-dire que nous parlerons du pilier 1qui est l’amélioration de la gouvernance ; le pilier 2, nous avons la circulation qui parle de ça. Mais cette fois-ci nous parlons de tous les piliers jusqu’à la gestion des ressources naturelles. En 2018, c’est l’ensemble des réformes qui montrent les résultats qu’on a aujourd’hui. À partir du début de l’année prochaine, nous allons mettre ensemble un mécanisme de suivi et évaluation pour que nous soyons cohérents avec la politique minière en République de Guinée », a souligné Aboubacar Kourouma.

Cette retraite qui se tient dans la cité des agrumes, s’achève demain samedi.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guinematin.com

Tel: 623 78 43 73

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Conakry : une école entièrement rénovée pour les élèves de Matam Lido 2

14 décembre 2018 à 19 07 53 125312
Mme Hélène Savané

Dans la matinée de ce vendredi, 14 décembre 2018,
Son Excellence Hisanobu Hassana, ambassadeur du Japon en Guinée, madame Hélène Savané, présidente du Rotary Club de Conakry, accompagnés des autorités de la commune de Matam et du quartier Matam Lido 2 ont inauguré l’école primaire de ce quartier relevant de la commune de Matam.

La rénovation de cet établissement- initiée par le Rotary Club de Conakry sur financement du gouvernement japonais, à travers son ambassade en Guinée- a coûté 117 337 dollars ; soit environ un milliard 24 millions de francs guinéens, a appris une journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce projet a permis de rénover les bâtiments dont 6 salles de classes, la direction, les latrines, et de reconstruire la clôture, réaliser une adduction d’eau, mais aussi à garantir la sécurité des 750 élèves et des enseignants de l’école.

Mme Hélène Savané

La rénovation de cette école s’inscrit dans le cadre du projet « L’éducation pour tous » initié par le Rotary club depuis mars 2017. A l’occasion de la cérémonie d’inauguration, la présidente du Rotary club, madame Hélène Savané, a remercié tous les acteurs qui ont permis la réalisation du projet. « Que tous les acteurs du projet, tous ceux qui, par leur travail, engagement, disponibilité ont permis d’atteindre ce résultat, en soient félicités et remerciés.

Notre gratitude va en premier vers l’ambassade du Japon à travers son département de micro-projet et ensuite au ministère de l’éducation nationale et à sa direction communale, les autorités locales, le bureau d’étude…Chers parents cette école est la vôtre, inscrivez-y vos enfants afin de leur assurer un avenir meilleur. Quant à vous mes enfants, je vous invite à aimer et à prendre soin de cette école », a-t-elle lancé.

S.E. Hisanobu Hasama

De son côté, l’ambassadeur du Japon en Guinée, Son Excellence Hisanobu Hasama, s’est réjoui de la concrétisation de ce projet qui vient s’ajouter aux nombreuses réalisations de son pays en Guinée. « C’est un plaisir pour moi d’inaugurer l’école primaire de Matam Lido 2 ainsi rénovée. Le Japon poursuit ses efforts et ses investissements en faveur de la Guinée, notamment dans l’éducation qui est un des piliers des axes d’intervention du Japon en Afrique.

Ainsi, depuis le début de sa coopération, le Japon a financé plus de mille salles de classes en Guinée. Il est important de continuer à appuyer la Guinée à investir dans la scolarisation et la préparation du futur des enfants guinéens. C’est pourquoi le gouvernement du Japon a accepté de financer ce projet pour préparer l’avenir de la Guinée », a dit le diplomate japonais.

S’il est important de rénover les bâtiments, il est également indispensable d’en assurer la bonne gestion et le bon entretien. C’est pourquoi, au cours de la réalisation de ce projet de rénovation, une formation a été également organisée en faveur de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) de Matam Lido 2. Cela, afin de les sensibiliser à leur rôle dans un esprit d’appropriation et notamment sur l’entretien des bâtiments après le projet. Et, les parents d’élèves, par la voix de leur président Ibrahima 2 Barry, promet de prendre soin de cette école.

« L’école primaire de Matam Lido 2 était en état de délabrement. Grâce au Rotary club, le gouvernement guinéen et l’appui du gouvernement japonais, cette école est devenue l’une des plus belles de la capitale Conakry. Les sages de Matam Lido, satisfaits de cette rénovation, me chargent de remercier monsieur l’ambassadeur du Japon et le Rotary Club de Conakry. Je m’engage aussi, au nom des braves populations de Matam Lido, à sauvegarder jalousement ce bijou », a déclaré le président de l’association des parents d’élèves de Matam Lido 2.

Seydouba Sacko

Egalement présent à la cérémonie, le maire de Matam a exprimé toute la reconnaissance des autorités communales à l’endroit de tous ceux qui ont permis la réalisation de ce projet. Un projet qui, selon Seydouba Sacko, apporte la joie aux habitants de la commune. La rénovation de cette école primaire de Matam Lido 2 est une joie non seulement pour toutes les autorités mais aussi les populations de notre commune.

C’est pourquoi, par ma modeste voix, je voudrais exprimer toute la reconnaissance et les remerciements des composantes de notre collectivité à l’endroit du Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé mais également à l’ambassade du Japon en Guinée qui a bien voulu financer le projet », a martelé le maire de la commune de Matam.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Coalition GUIRASSY 2019 ce dimanche 16 décembre 2018

14 décembre 2018 à 18 06 52 125212

Moustapha Guirassy, député et président du parti S.UD. (Sénégalais Unis pour le Développement) sera investi par sa coalition, la coalition GUIRASSY 2019 ce dimanche 16 décembre 2018 comme candidat à l’élection présentielle de 2019 .

La cérémonie se tiendra à partir de 16h00 et abritera également une conférence de presse, en direction des journalistes. Moustapha Guirassy a choisi de faire dans la sobriété : l’investiture aura lieu à City Business ‘ex Fun City sur la VDN, à Dakar. Les partis membres de la coalition GUIRASSY 2019 sont attendus. Il s’agit notamment des partis Renaissance centriste/ And Liggey Sénégal (présidé par Sibérou Dieng), Alliance pour la Conscience Citoyenne/ Nitee (Sidi Bouya Mbaye), Faxas (Babacar Ndiaye), Pasteef-Africa (Idrissa Traoré), APDR (Ablaye Fall Mao).

Moustapha Guirassy sera donc bel et bien en lice pour la présidentielle du 24 février 2019. Sa caution de trente millions sera déposée à la Caisse des Dépôts et Consignations dans les 24h qui viennent. Cette candidature est l’aboutissement d’un marathon commencé en février dernier, lorsqu’il a annoncé qu’il était officiellement candidat à la candidature. Il n’a eu de cesse de dénoncer l’assujettissement du calendrier judiciaire au desiderata de l’exécutif et de s’indigner contre le traitement judiciaire réservé par le régime Sall à Khalifa Sall et à Karim Wade.

Moustapha Mamba Guirassy, 53 ans, a été élu député pour la deuxième fois lors des législatives de juin 2017, remportant le département de Kédougou avec 67% des voix. Il a été ministre de la Communication, des Télécommunications et des TIC et porte-parole du gouvernement durant la présidence d’Abdoulaye Wade. Self-made man, il est par ailleurs le PDG du groupe IAM (Institut Africain de management), business school à rayonnement panafricain qu’il a créé en 1996.

Avec cette candidature, ce sera la première fois qu’un fils de Kédougou se présente à l’élection présidentielle. Moustapha Guirassy est un fervent champion d’une meilleure représentation de la « périphérie », dans les politiques publiques et les instances de décision nationales.

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Composante 3 du projet BOCEJ : formation de 40 formateurs du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes

14 décembre 2018 à 18 06 40 124012

Pour la mise en œuvre de la composante 3 du Projet Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes (BOCEJ), quarante cadres du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes ont été formés. La cérémonie de clôture de cette formation a été présidée par le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, à la Blue Zone de Kaloum, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place ce vendredi 14 décembre 2018.

Quarante cadres du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes viennent de bénéficier d’une formation organisée par le projet BOCEJ dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3.

Thierno Illiassa Baldé

Selon Thierno Illiassa Baldé, gestionnaire du projet BOCEJ, « cette session de renforcement de capacités fait partie du plan global de formations prioritaires et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du projet BOCEJ. Dans cette lancée, nous avons organisé du 26 novembre au 1er décembre 2018 à Kindia, un atelier en montage et gestion de projet », a-t-il indiqué.

Le gestionnaire du projet BOCEJ a également rappelé que « plusieurs cadres du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont bénéficié du même appui. Toutes ces activités de renforcement de capacité que nous organisons ont pour finalité de doter nos institutions de formation et notre administration publiques, de ressources humaines qualifiées capables de rendre un service de qualité aux citoyens et surtout aux jeunes », a dit Thierno Illiassa Baldé.

Mouctar Diallo

De son côté, Mouctar Diallo, ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a rappelé que le personnel de son département a été recruté en 1991 et en 2008 avec différentes formations de base (mathématiciens, agronomes, agents commerciaux, transitaires et ingénieurs) et que ceux-ci n’avaient pas bénéficié de formation complémentaire adaptée à leurs fonctions.

« C’est pourquoi, le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a initié un vaste programme de formation de son personnel, soutenu par la Banque Mondiale à travers le projet Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes, mis en place par le gouvernement. Ce programme vient de commencer par la formation du pool de quarante formateurs et qui aura la charge de former les autres cadres au niveau central et déconcentré. Je reste persuadé qu’au cours de cette formation qui vous a mobilisés pendant plus d’un mois pour suivre différents modules dispensés par les experts formateurs de haut niveau, vous avez acquis des connaissances et développé des compétences qui font de vous des cadres capables de dispenser des formations ciblées, suivant les besoins ressentis sur le terrain, dans l’ensemble de nos services et de contribuer efficacement à la mise en œuvre des activités du BOCEJ ».

Au nom des participants, Salimatou Diallo a remercié le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, mais aussi le projet BOCEJ pour la tenue de cette formation. En formulant des recommandations, les bénéficiaires ont promis de démultiplier la formation acquise.

Salimatou Diallo

« A l’issue de cette formation, nous sommes suffisamment outillés en techniques adéquates de formation ; et, nous nous engageons à démultiplier cette formation au niveau des structures d’encadrement de jeunesse », a dit Salimatou Diallo, tout en recommandant l’organisation des ateliers de formation en faveur des autres responsables et des jeunes.

A rappeler que la formation de ces quarante formateurs du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes grâce au projet BOCEJ était axée sur la gestion de projet, les notions de contrôle et d’audit, la rédaction administrative, la vie associative, l’esprit d’entreprise, le management, la gestion des ressources humaines et la collecte des données.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Gbessia Port 1 : un enfant de 2 ans périt dans un incendie

14 décembre 2018 à 17 05 52 125212

Un incendie s’est produit dans la nuit du jeudi à ce vendredi, 14 décembre 2018 à Gbessia Port 1, dans la commune de Matoto. Il a coûté la vie à un enfant de 2 ans et fait d’importants dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Aboubacar Aly Sylla

Cet incendie s’est produit aux environs de 23 heures. Aboubacar Aly Sylla, voisin de la famille victime, est l’un des premiers citoyens arrivés sur les lieux pour secourir les sinistrés. « C’est un court-circuit qui a occasionné l’incendie. Il y avait une cérémonie de mariage au niveau de cette ruelle. Soudain, on a été alerté par des cris de femmes disant qu’il y a eu un incendie ici. Nous sommes venus pour éteindre le feu, mais on ne pouvait pas le faire

Parce que le feu était énorme. On a tenté d’appeler les sapeurs-pompiers, mais ils ne répondaient pas. Finalement, ils sont venus aux environs de 2 heures du matin, mais c’était trop tard. On a pu quand même faire sortir certains qui étaient dans la maison, mais on n’a pas réussi à sauver Amadou Condé, âgé de 2 ans, qui était couché avec son grand frère. Malheureusement, il a rendu l’âme », a expliqué le jeune homme.

Momo Camara

Le chef de quartier de Gbessia Port 1, regrette ce drame et déplore la lenteur des services de secours. Momo Camara appelle également à l’aide pour la famille sinistrée. « L’incendie a tout ravagé. Les sapeurs-pompiers ne sont pas venus à temps. Et, ce n’est pas la première fois qu’il y a eu un incendie dans ce quartier. Mais à chaque fois qu’on les appelle ils disent qu’il n’y a pas de carburant. Donc je lance un appel aux personnes de bonne volonté de venir en aide à cette famille qui a vu tous ses biens réduits en cendre », a lancé l’autorité locale.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Grève du SLECG : l’ultime appel du PM : « il ne peut pas y avoir d’année blanche »

14 décembre 2018 à 17 05 02 120212

Deux mois et dix jours après le début de la grève lancée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), le Premier ministre a lancé ce qui ressemble à un ultime appel aux leaders syndicaux et annoncé qu’il n’est pas question de déclarer une annoncée blanche.

Dans un entretien avec la télévision publique (RTG) hier, jeudi 13 décembre 2018, le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a demandé au SLECG de suspendre la grève avant la poursuite des négociations.

Morceaux choisis :

Il ne peut pas y avoir d’année blanche. Tout l’effort du gouvernement vise à éviter cela. Je lance un appel à nos frères du syndicat de prendre la mesure de leur responsabilité sociale et sociétale pour suspendre la grève et revenir sur la table des négociations pour qu’on évacue le sujet. J’insiste que le gouvernement utilisera toutes les options envisageables pour qu’il n’y a pas d’année blanche. L’année blanche est un recours final, il n’y a pas de pays voisin qui n’a pas fait cela. Le président de la République m’a instruit de ne pas faire cela, que l’éducation est importante et qu’on fera tout pour sauver l’école guinéenne.

C’est un sujet difficile parce que l’Etat face à toute situation économique, a la difficulté d’allouer des ressources limitées face aux besoins multiples. Nous avons besoin de faire nos routes, des écoles, des centres de santé (…). Alors si nous mettons tout en salaire, nous avons un problème, je ne suis pas en train de dire que les salaires sont suffisants mais, on ne peut pas aussi prétendre que les salaires en Guinée est en deçà de qui se pas passe ailleurs. Quand on fait une comparaison raisonnable, il y a un critère des Nations Unies qui évalue le salaire pour dire quel est le minimum acceptable, il s’agit de 3.5. C’est-à-dire, le salaire le plus bas multiplié par 12 mois de l’année, rapporté au PIB (produit intérieur brut) par tête d’habitant, doit donner un ratio de 3.5 au minimum. La Guinée est à 4.5. Comparaison n’est pas raison mais, il est important de noter que nous ne sommes pas dans une situation aussi male.

La derrière augmentation date de 2018 à hauteur de 40% de salaire indiciaire sur l’ensemble du personnel de l’Etat. Ce n’est pas facile pour une économie stabilisée (…). Il faut que nos interlocuteurs comprennent que dans une telle situation, il n’est pas possible de changer en 2018 et en 2019 ce niveau de salaire parce que ça couperait la Guinée de l’aide internationale. Ceux qui pensent que le gouvernement refuse de négocier, ce n’est pas vrai, nous avons ouvert les négociations le 10 septembre 2018. Nos frères syndicalistes ont exigé neuf conditions préalables dont certaines conditions ont des conséquences financières y compris la reconduction et le paiement de salaires des retraités avec rappel (…). Le gouvernement a fourni assez d’efforts, nous avons évolué tous les neuf point sauf la condition qui se révélait impossible même à leurs yeux.

Nous, nous avons posé une seule condition, suspendons la grève pendant que nous continuons les négociations. Tout ne se résume pas à l’augmentation des salaires et aux primes. Il y a l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs y compris le monde d’enseignants. Il s’agit des conditions d’habitant, de santé, de mobilité, de retraite (…). Quand vous regardez ce qui se passe, ça ne fait pas honneur aux enseignants. Le nombre de personnes qui touchent le salaire et qui ne sont pas en situation de classe, ce sont des milliers et c’est l’Etat qui les paye. Ce que nous disons à nos frères syndicalistes, venez travailler avec nous, nous allons conduire cette réforme, distinguer de la bonne graine de l’ivraie, neutraliser l’ivraie en terme de conséquence financière et économique et redistribuons ces économies.

Je suis choqué, parce que j’ai enseigné au début de ma carrière ; quand on dit d’un côté de diminuer en termes de temps de l’enseignement qui était entre 34 heures à 36 heures par semaine et qui aujourd’hui à une vingtaine d’heures et au même moment, on dit d’augmenter les salaires indéfiniment….

A suivre !

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Manifestations à Boffa : ce que les communautés reprochent à Bel-Air Mining

14 décembre 2018 à 16 04 49 124912

Comme annoncé précédemment, les jeunes des districts de Mankountan, Tougnifily et Doukourou, dans la préfecture de Boffa, ont manifesté ces derniers jours contre la société minière Bel-Air Mining/Allufer. Ils dénoncent « le refus » de la société de respecter le contenu local, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa.

Rien ne va actuellement entre la société minière Bel-Air Mining/Alufer et les jeunes des localités dans lesquelles elle évolue. Plusieurs jeunes des districts de Mankountan, Tougnifily et Doukourou ont manifesté mercredi et jeudi pour dénoncer le non-respect du contenu local par la société. Les manifestants ont investi le corridor de la société, empêchant toute activité sur place.

Selon Sidibé Yaya Matou, président de la communauté de Kolissokho, (qui regroupe les sous-préfectures de Mankountan, Tougnifly et Doupourou), la jeunesse veut, à travers cette manifestation, réclamer ses droits vis-à-vis de la société Alufer. Il souligne que cette société minière n’a pas respecté les engagements qu’elle a pris à son arrivée. « Les engagements sont entre autres, l’employabilité des jeunes. Lorsque la société venait ici, elle a promis à nos parents que les 60 à 70% des enfants du terroir seront employés dans la société Alufer. Ce qui n’a pas été le cas jusqu’au jour d’aujourd’hui.

Et le plus grave, c’est que lors de la dernière visite du président de la République, la société a cherché à tromper la vigilance de toute notre administration, en montant une statistique qui n’était pas conforme à la réalité sur le terrain. Quand on nous dit que rien que dans le petit hameau de Kegnelya, ils ont recruté plus de 114 personnes, est-ce que l’ensemble des jeunes de Kegnelya atteint 114 personnes ? Quand vous prenez les petits villages tels que Kalé Kalé, Gbéréboui, Kénkélibabounyi ou Doupourou centre, vous constaterez que tout ce qui a été donné dans les statistiques est faux », a-t-il dit.

Poursuivant, Sidibé Yaya Matou indique que la société Bel-Air Mining n’a aucune considération pour les autorités de Boffa. Pour preuve dit-t-il, lors d’une réunion tenue récemment entre toutes les parties, la société s’était engagée par écrit à employer les jeunes de sa zone d’exploitation. Mais depuis, rien n’en est. « Si nos parents ont accepté de laisser les champs-là, au profil de Alufer, nous avons pensé qu’à leur arrivée, ce sont les fils du terroir qui allaient être engagés. Mais, vérifiez dans les relations communautaires d’Alufer, aucun membre de la communauté n’y est.

Maintenant ce que nous voulons, c’est qu’Alufer applique ce qu’elle a pris comme engagements. Celui d’appliquer les trois points qui ont été signés à Boffa : premièrement, l’employabilité des jeunes et la formation. Nous avons déjà, par le biais de notre maire central de Boffa, obtenu une salle où nous pourrons tenir la formation. Deuxièmement, nous voulons que les fils du terroir soient employés. Dans cet accord, Alufer a demandé à ce que les fils du terroir déposent leurs dossiers, cela a été le cas. On a déposé 1666 dossiers. Sur les 1666 dossiers, ils ont trié, ils n’ont déployés que 744 récépissés. Nous avons dit que nous sommes d’accord qu’ils prennent ces 744 personnes. Mais, vérifiez aujourd’hui, sur les 744, aucun n’a été pris », a-t-il fustigé.

Enfin, sur la manifestation organisée par la communauté, le président de la communauté de Kolissokho a dénoncé la force excessive utilisée par les forces de l’ordre à leur endroit. Il accuse les agents d’avoir fait usage de leurs armes à feu dans le maintien d’ordre. « Depuis hier, la communauté par le biais de sa jeunesse, a décidé de manifester de façon pacifique. On a dit aux jeunes que même un Bic d’Alufer, personne ne doit prendre. Mais, qu’est-ce que nous constatons ? Le matin, les gendarmes et les policiers qui étaient venus ont procédé à des tirs à balles réelles. Des tirs sur des pauvres paysans qui ne savent même pas ce que c’est qu’une arme blanche », a dénoncé le jeune homme.

A noter qu’une réunion est annoncée dans les prochaines heures entre la communauté, les autorités locales et la société minière Bel-Air Mining/Alufer. Elle vise à trouver un dénouement heureux à la crise.

A suivre !

De Gbérébou (Boffa), Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tibou Kamara appelle les députés à l’aide : près de 50% du budget de son Département coupé…

14 décembre 2018 à 15 03 38 123812

Dans la journée de ce vendredi, 14 décembre 2018, ce sont trois ministres qui sont reçus à l’Assemblée nationale pour la présentation de leurs projets de budgets sectoriels 2019. Face aux députés, les ministres Tibou Kamara de l’Industrie et des PME, Aboubacar Sylla du Transport et Thierno Ousmane Diallo de l’hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat essaient de justifier l’utilisation de leurs budgets de cette année avant de défendre celui de l’année prochaine, rapporte un journaliste de Guinéematin.com qui suit les débats.

Se prêtant à cet exercice pour la première fois, le ministre de l’Industrie, des Petites et Moyennes entreprises, Tibou Kamara, a présenté un budget de trente-six milliards vingt-cinq millions cinq cent quarante-deux mille francs guinéens (36 025 542 000 GNF).
Selon le ministre d’Etat, ce budget 2019 se décompose comme suit :

  • Rémunération du personnel : 4 593 691 000 GNF ; soit 12,76%
  • Fonctionnement/biens/services : 3 049 679 000 GNF ; soit 8,47%
  • Subventions/transferts : 1 064 171 000 GNF ; soit 2,96%%.
  • Investissement : 27 318 000 000 GNF ; soit 75,83%.

Enfin, le ministre a indiqué que le budget 2019 de son département a été amputé de 35 685 777 000 GNF ; soit, 49,76% par rapport à la Loi des Finances rectificative 2018. Face à cette baisse, Tibou Kamara a souhaité voir l’implication des députés pour faire un plaidoyer destiné à faire de son département un secteur prioritaire afin de lui permettre de bénéficier d’allocations budgétaires conséquentes. « Cela permettra à mon département de faire face aux enjeux de l’industrialisation de notre pays, de la création d’emplois, notamment celui des jeunes et de l’émergence économique de la Guinée », a plaidé le ministre.

De l’Assemblée nationale, Alpha Assia Baldé pour Guinéematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Aide-mémoire à l’attention de Monsieur le Premier Ministre/Chef du Gouvernement

14 décembre 2018 à 14 02 46 124612

La Cellule du Balai Citoyen dans sa mission de veille, d’alerte, d’interpellation et de propositions voudrait attirer votre attention sur ses vives préoccupations sur la conduite de notre nation dont vous assumer une responsabilité importante.

Monsieur le Premier Ministre, votre nomination sans surprise d’ailleurs pour des observateurs de la scène politique, au poste de Chef du Gouvernement pour mettre en œuvre la politique du Président de la République, a eu lieu dans un contexte de tensions politiques et sociales, qui d’une façon ou d’une autre ne cesse d’affecter le fonctionnement des activités de bien de secteurs.

Ces tensions politiques faites de manifestations de rue pour contester la violation des accords politiques des élections locales du 04 février 2018 mais aussi pour des revendications sociales, avec leur lot de morts et de destructions de biens publics et privés, ne laissent pas indemne l’image de notre pays déjà encornée par la mal gouvernance depuis des décennies. L’interdiction par votre gouvernement de toute manifestation à caractère social et politique et l’installation des postes d’appui (PA) sur le long de l’autoroute le prince constituent des violations flagrantes et systématiques des droits humains.

Votre nomination est intervenue dans un contexte d’interrogations relativement au mutisme du Président de la République sur les intentions qui lui sont prêtées de vouloir lever le verrou constitutionnel limitant le nombre de mandats présidentiels à deux malgré la clarté de notre constitution sur cette disposition.

Votre décision de fondre votre parti politique dans le parti au pouvoir, le RPG, à deux ans de la fin du dernier mandat présidentiel en cours de l’actuel locataire de Sekoutouréya, pourrait prêter à équivoque.

Les attentes des citoyens de ce pays aux ressources naturelles énormes mais parmi les plus pauvres de la planète, sont nombreuses, très nombreuses.

Sur le plan politique, la Guinée reste toujours coincée dans un tourbillon de crises cycliques dues pour l’essentiel à l’inobservation du calendrier républicain, l’irrespect des accords politiques à foisonnement, l’opacité des processus électoraux, l’ethnicisation de la politique et de la gestion des affaires de l’Etat, l’affaiblissement et la chosification des institutions de régulation de l’action publique, la prolifération des propos d’incitation à la haine ethnique, la violence etc.

Du point de vue de la gouvernance, la Guinée reste aux derniers rangs dans les classements des organisations internationales y afférentes. Des Guinéens sont poursuivis, jugés et condamnés pour corruption dans des pays occidentaux, alors qu’à l’interne, l’impunité continue de faire lésion en dépit des dénonciations par des acteurs locaux comme des médias étrangers, des cas de corruption touchant de plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat.

En outre, Monsieur le Premier ministre, malgré nos multiples interpellations dans notre dernière correspondance, nous voudrions vous tenir informé que les dispositions de l’article 36 de la Constitution relative à la déclaration écrite sur l’honneur des biens des hautes personnalités de l’Etat n’ont pas été respectées par certains ministres de votre gouvernement, des responsables de régies financières et certains présidents des institutions constitutionnelles ni dans le délai, ni dans les actes. Il vous appartient également de tout mettre en œuvre afin que ces hautes personnalités concernées par cette disposition soient soumises au respect de cette obligation constitutionnelle à défaut de démissionner de leurs postes respectifs, au cas contraire, elles s’exposent à des poursuites judiciaires car la loi est faite pour tous.

C’est dans la même veine que vous devriez vous évertuer à rendre effective et en toutes circonstances, l’obligation de rendre compte.

La Guinée est encore loin des standards internationaux et régionaux en matière de respect des droits de l’Homme et de l’état de droit.

La tenue du procès du massacre du 28 septembre 2009 est toujours soumise à des rafistolages mineurs.

L’identification des auteurs victimes des violences politiques et leur indemnisation tel que inscrites dans les Accords Politiques de 2013, 2015 et 2016 balbutient toujours.

Les réformes des secteurs de la justice et de sécurité n’ont pas encore atteint leur vitesse de croisière et ont plus que jamais besoin d’être oxygénées.

La série de kidnapping de nos concitoyens est pour rappeler les nombreux défis sécuritaires auxquels notre pays doit faire face dans un contexte régional caractérisé par les menaces à la paix, qui n’épargnent aucun pays.

Sur le plan socio-économique, les guinéens s’enlisent dans la paupérisation.

Cet état de fait continue de pousser les jeunes de ce pays à emprunter les chemins de l’aventure meurtrière. Les jeunes guinéens grossissent les rangs des migrants clandestins au sort peu reluisant pour l’image de l’Afrique et de notre cher pays au niveau international.

L’accès minimal aux services sociaux de base reste toujours un luxe pour des millions de guinéens, contraints à toujours protester pour avoir de l’électricité et de l’eau potable.

Les nombreux dégâts matériels et les pertes en vies humaines consécutifs aux revendications pour l’électricité, ces deux dernières années notamment en Basse Côte, sont une parfaite illustration de l’état piteux de l’accès des guinéens aux services sociaux de base.

La liste des maux qui gangrènent notre pays dans les secteurs susmentionnés devrait être le chantier de tout gouvernant investi de la seule mission républicaine de s’inscrire dans les méandres de l’intérêt supérieur de la nation.

La politisation à outrance de l’action gouvernementale, les fuites en avant devant les défis, la partialité dans la prise de décisions, la satisfaction des besoins d’un clientélisme politique et/ou communautariste, vont toujours produire les mêmes effets : l’immobilisme de l’action publique, les crises politiques, institutionnelles et sociales à répétition et les annonces de grands remaniements ministériels sans grandes alternatives.

Puisse Allah, en cette fin d’année du calendrier grégorien, vous rendre toujours conscient que vous exercez une parcelle du pouvoir politique et administratif au service exclusif de la satisfaction de ces nombreuses attentes du peuple de Guinée.

Pour être agrées, ces prières devraient être précédées par une volonté politique forte et des actes concrets forts.

Fait à Conakry le 14 Décembre  2018

Administrateur Général

   Sékou KOUNDOUNO

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Conakry : l’opposition paralyse le marché de Madina

14 décembre 2018 à 13 01 42 124212

Le marché de Madina, le plus grand de la République de Guinée, a été sérieusement paralysé hier, jeudi 13 décembre 2018, par l’appel de l’opposition à une marche pacifique à Conakry. Selon le constat fait sur place par un reporter de Guineematin.com, la plupart des commerces n’ont pas fonctionné durant cette journée dans ce marché.

Souleymane Diallo

Même si l’opposition républicaine n’a pas réussi à marcher hier jeudi à Conakry, son appel à manifester a tout de même fait des effets dans la ville. C’est notamment dans le grand marché de Madina. Sur place, l’atmosphère est toute différente de cette habituelle, comme le témoigne Souleymane Diallo, transporteur rencontré sur les lieux.

« La journée est perturbée aujourd’hui, très peu des gens ont ouvert aujourd’hui. Quand tu vois une porte ouverte ici, tu dépasseras 5 à 6 portes fermées pour avoir une autre ouverte. Les gens n’ont pas ouvert aujourd’hui, les quelques rares personnes qui ont ouvert ont refermé quelques heures après. Les uns ont fermé à 11 heures, les autres à midi », a-t-il expliqué.

Boubacar Kéïta

Et cette paralysie, le boucher Boubacar Keïta l’a bien ressentie. Il indique que son marché n’a pas bien fonctionné. « Pour la journée d’aujourd’hui, ça n’a pas marché. Tôt le matin, des pneus ont été brûlés ici et tout le monde s’est dispersé. Les quelques rares personnes qui ont ouvert ont vite refermé. C’était entre 8 heures et 9 heures. Et depuis lors, les choses n’ont plus fonctionné ici. Aujourd’hui, les gens n’ont pas travaillé », a indiqué monsieur Keïta.

A noter cependant que les petites boutiques sont restées ouvertes et les étalagistes ont étalé leurs marchandises. Mais, eux-aussi, se plaignaient de la rareté des clients.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Labé : des bacheliers orientés à l’ENI réclament des diplômes de licence

14 décembre 2018 à 13 01 12 121212

Plusieurs élèves-maîtres de l’ENI de Labé étaient dans la rue hier, jeudi 13 décembre 2018. Ils manifestaient pour exiger des diplômes de licence en lieu et place du BTS qui leur est proposé, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Les manifestants sont tous des bacheliers qui ont été orientés par l’Etat à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Labé. Ils sont en fin de cycle et ne veulent pas recevoir un diplôme de BTS. Les étudiants réclament un diplôme de licence à l’image des autres bacheliers orientés dans les institutions d’enseignement supérieur.

Après un mouvement de colère caractérisé par quelques jets de pierres qui n’ont pas fait de dégâts, les manifestants sont allés à la Préfecture pour déposer une plateforme revendicative. Le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, leur a demandé de déléguer quelques-uns d’entre eux pour aller discuter avec les autorités sur la question.

En attendant, les étudiants ont décidé de bouder les cours et de rester à la maison.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Ligue 1 : le stade du 28 septembre accueille son premier match

14 décembre 2018 à 13 01 09 120912

Au lendemain de l’ouverture du championnat national de ligue 1, trois matchs sont au programme ce vendredi, 14 décembre 2018. C’est notamment celui opposant le Hafia FC et le Santoba FC, première rencontre à se disputer au stade du 28 septembre de Conakry. A quelques heures de ce match, les entraîneurs des deux équipes se montrent optimistes, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

C’est une rencontre entre des adversaires de taille et d’objectifs différents que le stade du 28 septembre de Conakry va abriter cet après-midi. Le Hafia FC, vice-champion en titre de la ligue 1 guinéenne, reçoit le Santoba FC, champion en titre de la ligue 2. Et, pour l’entraîneur du Hafia Xavier Bernal, ce match n’est pas à minimiser. Il indique que ses joueurs sont prêts et qu’ils vont le disputer à fond.

« L’équipe est en préparation depuis trois mois. Mes joueurs sont prêts pour la compétition, le public en a aussi besoin. Mais ça ne sera pas du beurre à couper parce que notre adversaire (Santoba FC NDLR) a également des qualités. Je connais l’état de forme de mes joueurs aujourd’hui. Dans une semaine, je ne sais pas ce qu’il en adviendra. Nous prenons donc tous les matchs au sérieux. Pour nous, aucun adversaire n’est au-dessus de l’autre », souligne le technicien espagnol.

De son côté, le Santoba FC qui retrouve l’élite après avoir passé trois ans en ligue 2, ne veut pas faire le figurant. C’est ce qu’a annoncé son entraîneur Salifou Kalabane, qui dit avoir un groupe compétitif. « Le Santoba s’est bien préparé. On a réussi à conserver nos meilleurs joueurs et à attirer de bons éléments des clubs concurrents en ligue 2. Ce mélange va nous permettre, je l’espère, de faire de bons résultats. Pour notre retour, on essaiera de bien aborder nos matchs », a-t-il promis.

Le coup d’envoi de ce match est prévu ce vendredi, 14 décembre 2018 à 16h00 au stade du 28 septembre de Conakry. Au même moment, l’AS Kaloum va défier la SAG au stade Kankou Moussa de Siguiri et l’ASFAG va recevoir le Club Olympique de Coyah au stade de la mission de Kaloum. Hier, le CI Kamsar s’est imposé 1-0 sur son terrain devant les Eléphants de Coléah en ouverture du championnat national de ligue 1.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Guinée : le Gouvernement approuve le projet de bauxite «Kimbo»

14 décembre 2018 à 12 12 57 125712

A l’occasion du conseil hebdomadaire des ministres, présidé hier hier, jeudi 13 décembre 2018, par le président de la République, le professeur Alpha Condé, le gouvernement guinéen a annoncé l’approbation d’un accord préliminaire d’un projet bauxitique. Dénommé « Bauxites Kimbo », ce projet prévoit un investissement d’environ 3,4 milliards de dollars dans la zone de Fria, a appris Guineematin.

Dans son communiqué qui a rendu compte du conseil des ministres, le Gouvernement guinéen a indiqué qu’il est prévu dans ce projet un investissement de 358 millions USD dans la phase bauxite ; et, environ 3 milliards USD dans la phase de la construction de la raffinerie. Il est également annoncé la construction d’une route de 90 Kilomètres, un chemin de fer et un port à Kokaya.

Selon nos informations, les études techniques prévoient la construction d’une raffinerie de 3 millions de tonnes d’alumine par an et une mine de 10 millions de tonnes par an. L’exportation de la première tonnes de bauxite pourrait avoir lieu en 2020.

En attendant la signature de de la convention, Guineematin.com a appris que ce sont deux de nos compatriotes (Seydouba Bangoura, ancien footballeur et Facinet Fofana, l’ancien ministre des Mines) qui sont les promoteurs de ce projet dont la première tonne de bauxite pourrait intervenir en 2020.

A suivre !

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Communiqué : tentative de fraude sur les terminaux GuineeGames

14 décembre 2018 à 11 11 51 125112

Madame, Monsieur,

            Il y a quelques jours, une tentative de fraude sur certains de nos terminaux a été constatée dans plusieurs zones sur un nombre très restreint de terminaux de vente, générant des cotes erronées sur certains des matchs que nous avons proposés ces derniers jours.

            Ainsi par exemple, pour le match Atletico Madrid – Monaco du mercredi 28 novembre, aucune cote n’était disponible sur le marché Handicap 1-0, comme indiqué sur nos listes disponibles en kiosques.

            Cependant, l’intrusion de notre système a fait que certains terminaux ont imprimé des tickets avec une cote totalement injustifiée à 198 072 pour l’Atletico en Handicap 1- 0 ou encore sur le match Arsenal – Huddersifeld du 8 Décembre, la même côte pour Arsenal.

            Ce niveau de cote n’a jamais existé dans notre société. Il est donc évident que ce type de cote ne puisse être proposé pour un tel pari et qu’il s’agit donc d’une anomalie technique provoquée par une malveillance ou une intrusion. Nos équipes techniques sont en train d’enquêter et toutes les dispositions seront prises.

            Nous invitons donc nos parieurs à prendre en considération les cotes mentionnées sur nos listes et nous rappelons que lorsque qu’aucune cote n’est indiquée sur nos listes, cela signifie que le pari n’est pas ouvert à la vente. SI la cote qui apparait sur le ticket est manifestement fausse et apparait très élevée, le ticket ne pourra pas être pris en compte.

En effet, notre règlement est très clair à ce sujet, et stipule dans les conditions générales de vente que « En cas d’affichage ou de calcul de prix manifestement erronés, nous nous réservons le droit d’annuler les paris ». Le règlement est disponible sur notre site internet www.guineegames.com et auprès de l’organe de régulation des jeux en Guinée, LONAGUI.

Nous vous remercions de votre compréhension.

Fait le 10 Décembre à Conakry

Pierre Emmanuel Bussac

Directeur des Opérations

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner la copie originale de ce communiqué de GuineeGames

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Affrontement entre Soumbraköba et Tönson (Siguiri) : au moins 12 blessés par balles

14 décembre 2018 à 11 11 24 122412

Un affrontement a opposé hier, jeudi 13 décembre 2018, des habitants de deux villages de la préfecture de Siguiri. Au moins 12 personnes ont été blessées par armes à feu des deux côtés, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Cet affrontement a éclaté entre des habitants des districts voisins de Soumbraköba et de Tönson, tous relevant de la sous-préfecture de Doko. Depuis 6 ans, les deux localités se disputent la paternité d’une mine d’or située à leur frontière commune. La justice a été saisie de l’affaire mais elle tarde encore à trancher. C’est ainsi que le conflit a pris une autre tournure. Des habitants des deux villages se sont affrontés à l’aide de fusils de chasse, faisant au moins 12 blessés.

Selon le président du district de Soumbraköba que nous avons interrogé, ce sont des jeunes de Tönson qui sont venus les agresser. « Nous nous disputons la paternité de ce domaine depuis plusieurs années, la justice a mis le domaine en question en défens en attendant de rendre une décision là-dessus. Mais malgré l’interdiction faite par la justice, ils (les habitants de Tönson) sont allés travailler sur les lieux. Nous sommes partis leur demander d’arrêter le travail. Quelques après, un groupe de jeunes de Tönson est venu nous attaquer. Ils ont tiré à balles, blessant 8 personnes parmi nous », explique Moussa Camara.

Une version démentie par Mamady Condé, le président du district de Tönson. « Nous sommes en conflit autour du contrôle d’un domaine minier dont l’exploitation a été interdite par la justice. Mais, Dieu a eu pitié de nous en nous donnant un autre site minier sur notre territoire, non loin de la frontière avec le district de Soumbraköba.

C’est là-bas que nos citoyens travaillaient hier lorsque des gens venus de Soumbraköba sont allés leur demander d’arrêter le travail. Alors, je leur ai dit d’arrêter pour éviter tout problème. Mais, sur le chemin du retour, ils avaient mis des embuscades. Quand nos citoyens sont arrivés, ils ont tiré sur eux. Quatre personnes ont été blessées. Nous, on n’avait pas de fusils », soutient le responsable local.

Le sous-préfet de Doko, lui, est resté injoignable, malgré nos tentatives.

Les 12 blessés ont été évacués à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Aucune arrestation n’a été, pour l’instant, enregistrée suite à cet affrontement.

A rappeler que des affrontements de ce genre sont récurrents dans la préfecture de Siguiri. Souvent, des villages s’affrontent autour du contrôle de domaines miniers, faisant des blessés et parfois même des morts d’hommes. Quant à la justice, elle fait preuve d’une énorme lenteur dans le traitement des conflits de ce genre.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Papa Koly : « nous sommes déterminés à faire les manifs plus qu’hier »

14 décembre 2018 à 10 10 53 125312

Moins de 24 heures après son retour de l’extérieur où il a passé plusieurs mois, le président du parti GRUP, Papa Koly Kourouma, membre de l’opposition républicaine, a rallié le domicile privé de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne pour participer à la marche contre le régime Alpha Condé.

Le retour à l’opposition de l’ancien ministre conseiller du président de la République, pour la marche d’hier, jeudi 13 décembre 2018, a semblée être bien apprécié au sein de l’opposition républicaine. Notamment à cause des défections enregistrées ces derniers temps et qui, disait-on, risquait de l’affaiblir.

Au retour de cette marche, empêchée par le régime Alpha Condé, Papa Koly Kourouma a profité de la présence de plusieurs médias pour lever le doute sur son appartenance à l’opposition républicaine. « Beaucoup de gens se sont posés la question de savoir est-ce que je suis toujours membre de l’opposition républicaine malgré… Alors, aujourd’hui, c’est pour vous dire que je suis de retour ; et, on vient de participer à la manifestation programmée par l’opposition républicaine. Cette manifestation avait pour but principal de protester contre la confiscation de nos droits légitimes. On ne peut pas accepter que nos libertés soient restreintes, nous sommes dans un État où le calendrier électoral est constitutionnel. Qu’on ne respecte pas ce calendrier, qu’on fasse ce qu’on veut et qu’on demande des accords est inacceptables », affirme Papa Koly Kourouma

Justement, face à la radicalisation du pouvoir qui ne concède plus aucune liberté de manifestation, le président du parti GRUP jure que l’opposition ne se laissera pas faire. Papa Koly Kourouma annonce une prochaine rencontre des adversaires d’Alpha Condé pour peaufiner les nouvelles stratégies de lutte…
« On ne parle d’accords que quand il y a une violation de la loi ! C’est inadmissible qu’après des élections qu’on attende encore dix mois pour pouvoir installer les conseils et exécutifs communaux. Et, on veut nous museler, on ne veut pas qu’on en parle, on ne veut pas qu’on proteste… C’est inadmissible ! L’opposition est aujourd’hui plus déterminée qu’hier à continuer les manifestations tant qu’une petite parcelle de nos libertés sera encore piétinée. L’opposition va se retrouver les jours à venir pour essayer d’adapter sa stratégie aux nouvelles donnes. Et, soyez rassurés que la lutte continue », a insisté le leader du parti GRUP.

Propos recueillis et décryptés par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : vers le lancement de la quinzaine artistique et du festival des arts et de la Culture

14 décembre 2018 à 10 10 15 121512

La Guinée s’apprête à vibrer au rythme du Festival National des Arts et de la Culture (FENAC 2018). En prélude à cette manifestation, le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a rencontré les médias dans ses locaux hier, jeudi 13 décembre 2018. Les responsables du département ont saisi l’occasion pour annoncer les couleurs de l’événement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette rencontre, les autorités ont annoncé qu’en prélude au FENAC demain, samedi, la 17ème édition de la quinzaine artistique régionale sera lancée au musée national de Sandervalia.

Placée sous le thème « consolidation de l’unité nationale », le Festival National des Arts et de la Culture est attendu à partir du 23 décembre prochain. L’événement mettra en exergue plusieurs disciplines qui seront en compétition cette année: chœur, ensemble instrumental, humour ou stand up, musique urbaine, orchestre moderne, percussions, théâtre ou slam et l’art du récit.

Fodéba Isto Keira

Le secrétaire général du ministère des Sports et de la Culture, Fodéba Isto Keira est revenu sur les raisons du choix du thème de cette année. Selon lui, « un peuple qui tourne le dos à sa culture, la violence n’est pas loin de ce peuple. Vous voyez comment le tissu social est fragilisé. Nous pensons qu’à travers cette manifestation, les artistes sont mieux placés aujourd’hui pour passer des messages de paix, de fraternité et de solidarité, puisque ces artistes n’ont pas de couleurs, ils brillent par leur neutralité dans les messages qu’ils véhiculent. Nous pensons que cette édition va connaître un succès grâce au concours de tout un chacun. L’objectif de ce festival, c’est d’aller vers la population pour la consolidation de la paix ».

Les organisateurs ont précisé que le FENAC 2018 est ouvert à toutes les troupes reconnues dans les sept régions administratives et les cinq communes de Conakry. Durant quatre (4) jours de compétition, plus de mille huit cent (1800) artistes, venus de tous les horizons, vont s’affronter dans les capitales régionales de la Guinée : la zone spéciale de Conakry, Boké, Faranah, Kankan, Labé, Mamou et N’Zérékoré.

Toutefois, Fodéba Isto Kéira a déploré le manque d’infrastructures culturelles et sportives dans le pays. Des anciennes salles de loisirs sont désormais transformées en magasins de stockage. « Le manque d’infrastructures est notoire. Les salles de cinéma sont devenues des magasins. On a voulu par exemple utiliser la maison des jeunes de Matam, qui est une très grande maison, qu’on appelait avant la permanence de Matam, devenue aujourd’hui un magasin… Il n’y a pas de culture sans espaces culturels, et qui parle de produit culturel, parle de trois choses essentielles: la production, la promotion et la diffusion. Quand cela manque, ça ne marche pas et cela a manqué dans ce pays là. Nous avons un accord formel avec le gouvernement chinois pour la construction d’un palais de la culture de cinq mille places ».

À Conakry, les différentes représentations se dérouleront au musée national de Guinée, à l’espace culturel Fougou Fougou et à la paillote. Une compétition qui se fera sous l’œil vigilant de 30 membres d’un jury spécialisé en questions artistiques et culturelles ainsi que 66 encadreurs.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Gaz lacrymogènes contre les opposants : l’Hon. Ben Youssouf Keïta promet la radicalisation du combat

14 décembre 2018 à 10 10 03 120312
Honorable Ben Youssouf Keita

Comme annoncé dans nos précédentes publications, la marche appelée hier jeudi, 13 décembre 2018 par l’opposition guinéenne a été empêchée. Comme lors des prochaines manifestations, les opposants emmenés par Cellou Dalein Diallo ont été stoppés peu après leur départ. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, les obligeant à rebrousser chemin. La nouveauté, c’est que cette fois, les gaz lacrymogènes ont été jetés jusque dans le domicile du chef de file de l’opposition où plusieurs personnes sont tombées en syncope. Mais,cela ne semble pas dissuader les opposants. Ces derniers promettent de poursuivre le combat jusqu’à ce qu’ils soient entendus par le pouvoir. Et, le député Ben Youssouf Keïta, président de la commission santé de l’Assemblée nationale, promet la « radicalisation » du combat politique. Le député de l’UFDG l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, peu après l’empêchement de cette autre manifestation.

Décryptage !

Guineematin.com : l’opposition voulait manifester ce jeudi à Conakry ; mais encore une fois, les forces de l’ordre ont empêché cette marche en jetant du gaz lacrymogène sur les manifestants. Expliquez-nous ce qui s’est réellement passé parce que vous étiez dans le cortège ?

Honorable Ben Youssouf Keïta :c’est au niveau de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry que nous avons été pris en charge par des policiers et des gendarmes dans leur pick-up. Ils ont poursuivi le cortège, et au niveau du 02 août ils ont divisé le cortège en deux. Les policiers et les gendarmes qui venaient derrière ont coupé le cortège pour que ceux qui sont devant l’hôpital Donka commencent à pulvériser la tête du cortège à l’aide du gaz lacrymogène, tout comme ceux qui sont derrière. Ce qui m’a beaucoup choqué, c’est que c’était une vraie haine parce que c’est des pluies de bombes lacrymogènes qui sont tombées sur notre cortège.

Pire encore, devant le plus grand hôpital de Guinée, l’hôpital Donka, on bombarde par des gaz lacrymogènes des paisibles citoyens qui ne font que réclamer leurs droits en s’opposant purement et simplement à la violation de la constitution, notamment son article 10. Il y a eu beaucoup de jeunes qui ont piqué de crises, il y a eu beaucoup de leaders qui ont respiré massivement du gaz lacrymogène, y compris des députés.

Guineematin.com : vous avez été pourchassés jusqu’au domicile de votre leader, Cellou Dalein Diallo. Comment avez-vous vécu ce retour, surtout sur une corniche aussi étroite et où du gaz lacrymogène continuait à pleuvoir sur votre cortège ?

Honorable Ben Youssouf Keïta : sur le chemin du retour, nous avons été pourchassés. Malgré que nous revenions à la case départ, cela n’a pas empêché les agents de nous poursuivre et de continuer à nous pulvériser de bombes lacrymogènes jusque dans le domicile du chef de file de l’opposition où il y a eu une dizaine de filles et de garçons qui n’ont pas supporté cette aspiration de gaz. Ils sont tombés en syncope, certains ont piqué des crises. C’est vraiment incompréhensible et nous ne savons pas quelle est la haine qui anime ces forces de l’ordre contre une population qui ne fait que réclamer son droit. La constitution dit qu’aucune force de l’ordre n’est obligée d’appliquer ou d’exécuter un ordre manifestement illégal. Cet ordre de nous asperger du gaz est manifestement illégal parce que nous réclamons notre droit.

Guineematin.com : beaucoup estiment aujourd’hui que l’opposition doit changer de stratégie parce qu’elle a manifesté depuis plusieurs années, mais les lignes ne bougent quasiment pas. Et maintenant vous n’arrivez même plus à manifester. Qu’en dites-vous ?

Honorable Ben Youssouf Keïta : mais, c’est ce que la constitution nous confère. Nous sommes des républicains et nous n’allons pas faire comme ce que monsieur Alpha Condé a dit quand il était dans l’opposition. C’est-à-dire que quand vous êtes brimés à répétition,vous n’avez qu’un seul choix : les armes. Nous, nous n’allons pas le faire.Nous allons accéder au pouvoir  par les voies légales, par les urnes. Nous allons appliquer l’article 10 de la constitution, c’est-à-dire manifester. Vous avez vu, même si nous faisons des sit-in, nous sommes pulvérisés, quand nous marchons pacifiquement, nous sommes pulvérisés et même si nous observons une grève de la faim, nous sommes pulvérisés. Alors, que faut-il faire ?

Guineematin.com : abandonner le combat peut-être.

Honorable Ben Youssouf Kéïta : si nous abandonnons, nous aurons trahi nos martyrs. Ce n’est pas seulement les 103 jeunes tombés sous le régime de monsieur Alpha Condé ; mais aussi les 157 personnes tombées sous le régime de feu Général Lansana Conté vers la fin de son règne au niveau du pont du 08 novembre et les 150 qui sont tombés au stade du 28 septembre sous le régime du capitaine Dadis Camara. Donc, nous ne pouvons pas baisser les bras. C’est la démocratie, il faut qu’elle perdure, coûte que coûte, vaille que vaille.

Guineematin.com : à quoi est-ce qu’on peut s’attendre maintenant ?

Honorable Ben Youssouf Kéïta : on peut s’attendre à la radicalisation de notre combat. Plus que jamais, nous sommes déterminés parce que nous n’avons pas droit de baisser les bras.Beaucoup de jeunes qui sont tombés n’ont pas laissé d’enfants. Beaucoup n’étaient pas mariés. Ils ont sacrifié leurs vies pour que la démocratie se pérennise. Donc, nous allons continuer le combat, et si nous tombons, d’autres se lèveront.

Entretien réalisé parAlpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Togo : violence et adoption de la loi sur la cybersécurité à l’approche d’élections contestées

14 décembre 2018 à 9 09 29 122912
  • Au moins quatre morts durant les manifestations en moins d’une semaine, dont trois par arme à feu
  • Une vidéo vérifiée confirme le lieu où un adolescent de 12 ans a été abattu
  • La nouvelle loi sur la cybercriminalité restreint indûment la liberté d’expression
    Les violences meurtrières lors des manifestations au Togo frappent le pays en amont d’élections parlementaires controversées prévues le 20 décembre, a déclaré Amnesty International le 13 décembre 2018. Elle exhorte les autorités à mener une enquête exhaustive et à sanctionner toutes les personnes responsables de la série de morts qui ont eu lieu lors des manifestations la semaine dernière.

Au moins quatre personnes sont mortes dans le cadre des violences liées aux manifestations depuis le 8 décembre, dont un adolescent de 12 ans tué d’une balle dans la tête. Des affrontements entre manifestants et forces de sécurité ont été signalés partout dans le pays. De nombreux manifestants ont été blessés par balles dans la capitale Lomé et à Sokodé, ville du nord du Togo. Des manifestants ont aussi brûlé des pneus et dressé des barricades dans les rues. Quatre membres des forces de sécurité ont été blessés.

« Même après la mort d’un adolescent, les autorités togolaises continuent de souffler sur les braises de la violence en déployant des militaires portant des armes à feu sur les sites de contestation, au risque d’exacerber une situation déjà tendue, a déclaré Evelyne Petrus Barry, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.

« Tandis que la pression monte à l’approche du scrutin, nous demandons aux autorités de respecter le droit de réunion pacifique et de prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’aucune autre vie ne soit à déplorer lors d’affrontements. Elles doivent aussi mener des investigations approfondies, indépendantes et impartiales sur la mort des manifestants et veiller à ce que tous les responsables présumés soient traduits en justice. »

Des experts d’Amnesty International en vérification numérique ont pu authentifier une série de vidéos filmées sur les sites des manifestations semble-t-il le 8 décembre.

Une vidéo confirme que l’adolescent de 12 ans s’est fait tirer dessus dans le quartier de Togblékopé, à environ 5 kilomètres au nord de la capitale Lomé. Une autre vidéo montre un membre des forces de sécurité à bord d’un pick-up noir visant un groupe de manifestants avec un fusil à lunette.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a plus tard reconnu que le véhicule transportait des membres des forces armées, dont le chef d’état-major. Deux autres personnes ont été tuées à Sokodé le 10 décembre et des dizaines d’autres blessées.

Amnesty International s’est entretenue avec un jeune homme de 19 ans à Sokodé, blessé au pied. Il a raconté : « Le 10 décembre, j’étais assis dans le parc public lorsque j’ai vu des gens courir. Je me suis levé, j’ai senti une brûlure et j’ai réalisé que je saignais du pied gauche. (…) Lorsque j’ai été conduit à l’hôpital, ils ont retiré des trucs [des plombs] de mes blessures. »

Ce mois-ci, une coalition de 14 partis d’opposition a demandé le report du scrutin législatif prévu le 20 décembre et réclamé des réformes pour des élections équitables et transparentes.

Les manifestations étaient prévues entre le 8 et le 18 décembre. Le 6 décembre, le ministre de l’Administration territoriale a publié une déclaration les interdisant, invoquant le « très haut risque de graves troubles à l’ordre public ».

Amnesty International estime que cette interdiction repose sur des motifs vagues et arbitraires, ce qui va à l’encontre des obligations internationales du Togo en matière de respect du droit de manifester pacifiquement. L’opposition a décidé de maintenir malgré tout les rassemblements, qui ont été dispersés par les forces de sécurité.

Ces violences interviennent dans le contexte d’un durcissement de la répression du droit à la liberté d’expression au Togo.

Le 7 décembre, l’Assemblée nationale a adopté une loi sur la cybersécurité qui restreint fortement la liberté d’expression. Notamment, elle punit la diffusion de fausses informations d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, les atteintes à la moralité publique d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison, ainsi que la production, la diffusion ou le partage de données portant atteinte à « l’ordre, la sécurité publique ou la dignité humaine ».

Par ailleurs, la loi contient des dispositions vagues relatives au terrorisme et à la trahison, qui prévoient de lourdes peines de prison pouvant aller jusqu’à 20 ans, et pourraient être aisément utilisées contre des lanceurs d’alerte et autres personnes dénonçant des violations des droits humains. Elle confère également des pouvoirs supplémentaires à la police, notamment en termes de surveillance des communications ou des équipements informatiques, sans contrôle judiciaire adéquat.

« Les autorités doivent abroger ou remanier cette loi afin qu’elle soit conforme au droit international relatif aux droits humains et aux normes en la matière », a déclaré Evelyne Petrus Barry.
Communiqué transmis par Amnesty International

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