Siguiri : un affrontement entre deux villages fait 11 blessés par balles

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Un nouvel affrontement a éclaté ce dimanche, 16 décembre 2018 dans sous-préfecture de Doko, à Siguiri. Il a opposé des habitants des districts de Massala et de Fanafanfakö. Au moins 11 personnes ont été blessées dans l’affrontement, des machines de concassage et des motos ont été également saisies, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

L’affrontement a éclaté à 11 heures du matin sur la mine d’or appelée Moussodou. Depuis 2016, les deux villages voisins (Massala et Fanafanfakö) se disputent la paternité de ce site. L’affaire a été portée devant la justice de Siguiri qui a tranché. Mais, cette décision n’a pas permis de départager les protagonistes qui interprètent différemment la décision.

C’est ainsi que les camps se sont affrontés ce dimanche à l’aide de fusils de chasse. « On était assis dans la mine, lorsqu’un groupe de Donzos de Massala est venu nous attaquer. On a essayé de ramener les enfants et les femmes au village. C’est à ce moment qu’ils nous ont pourchassés et ont ouvert le feu sur nous. Moi-même j’ai reçu une balle », témoigne Drissa Simagan, l’une des victimes de cet affrontement.

Selon le vice-président du district de Fanafanakö, ce sont les autorités de Siguiri qui sont à l’origine de cet affrontement. « Ce conflit a commencé il y a deux ans et demi. Après le jugement, le domaine nous a été rendu. Mais, depuis que la décision de la justice a été rendue, elle n’a pas été exécutée. On est allé voir l’huissier de justice, impossible. On a versé 5 fois de l’argent auprès des autorités mais jusque-là, la décision de justice n’est pas exécutée.

On est allé voir le préfet de Siguiri plusieurs fois mais il ne s’intéresse pas à cette affaire. Maintenant, ils sont venus tirer sur nos citoyens, blessant 11 personnes. Ils ont également saisi deux machines de concassages et 11 motos. Ce sont les autorités qui sont responsables de ça parce qu’elles ont refusé de faire exécuter la décision rendue par la justice », a indiqué Sira Toumany Simagan.

De son côté, Mamady Magassouba, le président de la jeunesse de Massala, estime que le camp adverse interprète mal la décision de la justice. Selon lui, c’est seulement les trous creusés par les habitants de Fanafanakö qui devaient leur revenir. « Nous sommes partis en procès, le juge a tranché en disant que les trous qu’ils ont déjà creusés leur appartiennent, mais le domaine nous appartient. Ils ont fini d’exploiter ces trous et ils commencent maintenant à travailler sur autres parties du domaine.

C’est ainsi que nous sommes partis hier pour leur demander d’arrêter, ils ont refusé. Aujourd’hui encore, nous sommes repartis leur dire la même chose. Mais, dès que nous sommes arrivés, ils ont commencé à nous lapider. Heureusement pour nous, aucun de nos citoyens n’a été blessé. Nous avons saisi quelques biens leur appartenant », a dit ce citoyen de Massala qui ne parle cependant des tirs et des blessés que cela a occasionné. Des blessés qui ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Alpha Condé à Lola : ce qu’ont dit le préfet et le représentant de la BAD

16 décembre 2018 à 22 10 41 124112

Comme annoncé dans notre précédent article, dans la matinée de ce dimanche, 16 décembre 2018, le président de la République était dans la préfecture de Lola. Le professeur Alpha Condé y a présidé la cérémonie officielle de lancement des travaux de construction de la route Lola-N’Zoo, longue de 40 kilomètres et le bitumage de 12, 5 kilomètres de la voirie de la commune urbaine.

Comme de coutume, les autorités et citoyens de la préfecture étaient massivement mobilisés au stade Phils Devis de Lola pour accueillir le président Alpha Condé.

Après sa décente de l’hélicoptère qui l’a transporté, peu après 10 heures, le chef de l’Etat a tout d’abord fait le tour de la foule pour les salutations d’usage, en compagnie du ministre des Travaux publics, Moustapha Naïté, et des anciens ministres Jean Marc Telliano et Alhousseni Makanéra Kaké.

Au nom de la population de Lola, le préfet, monsieur Saa Youla Tolno a remercié le président de la République pour tous les efforts entrepris pour le développement de sa préfecture, avant de le rassurer de l’attachement indéfectible de Lola à sa gouvernance. « Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour adresser mes vives félicitations et celles de la population pour les nombreuses et grandes réalisations que vous avez fait en si peu de temps partout dans le pays et particulièrement dans la préfecture de Lola. Vous avez commencé à prôner la concorde sociale et la paix, ainsi que l’unité nationale ; et, vous continuez à créer les conditions de maintien de paix dans tout le pays », a dit le préfet.

Monsieur Saa Youla Tolno a aussi remercié le président Alpha Condé pour les activités en cours de réalisation, notamment l’adduction d’eau dans la ville de Lola, l’installation des poteaux électriques, le reprofilage des route Lola- Pinè (longue de 62 km) et celle entre Guélémata et Guéasso, frontalière de la Côte d’Ivoire (longue de 85 kilomètres) pour le désenclavement des zones agricoles, l’autonomisation des femmes et des jeunes, en créant le MC2 et la MUFFA.

Pour sa part, le représentant de la Banque africaine de développement, s’est prononcé sur les travaux d’aménagement de la route Lola-N’Zoo, distante de 40 km, qui va coûter 47 milliards de dollars américains. Monsieur Leandro Bassolé a témoigné la volonté de la BAD à soutenir la République de Guinée à créer des conditions nécessaires et pérennes d’une croissance économique forte, inclusive, durable et créatrice d’emplois. « En plus de la route, le projet entend, à Lola, réhabiliter le marché, les écoles, réhabiliter et équiper les centres de santé, la réhabilitation de 20 km de routes rurales et communautaire, de contribuer aux travaux de la voirie à hauteur de 3 km et de construire une gare routière à Lola », a-t-il expliqué.

Monsieur Leandro Bassolé n’a pas manqué d’inviter le gouvernement à protéger ce patrimoine routier, en contrôlant les charges des engins sur le réseau routier, et à poursuivre le processus d’indemnisation des populations affectées par le projet, conformément au plan de réinstallation convenu entre le gouvernement guinéen et la banque.

Enfin, monsieur Hassan Abou Sira, représentant la société chargée de construire cette route, a remercié le peuple de Guinée et son gouvernement, l’institution de financement des travaux, notamment la banque arabe de développement, la BAD pour avoir placé leur confiance en eux.

A suivre !

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Matoto : Ousmane Gaoual sur l’élection de Kalémodou Yansané

16 décembre 2018 à 18 06 06 120612

Comme précédemment annoncé, l’élection du maire de la commune de Matoto a été perturbée dans la journée d’hier, samedi 15 décembre 2018. Et, depuis, chacun des deux candidats (Kalemodou Yansané de l’UFDG et Mamadouba Toss Camara du RPG arc-en-ciel) dit être l’heureux élu.

Présent dans la salle au moment du vote, l’Honorable Ousmane Gaoual Diallo, coordinateur de la cellule de communication de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) persiste et signe que Kalémodou Yansané a bel et bien été élu maire élu de la commune de Matoto.

Un reporter de Guineematin.com qui était sur place a décrypté les propos du député pour vous :

Vous savez, dans notre pays, l’autorité, lorsqu’elle veut de l’ordre, l’ordre se réalise. Et, lorsqu’elle veut du désordre, ça se fait. C’est ce qui s’est passé ici, c’est le vote de quarante-cinq conseillers. Ça s’est passé de façon très claire et transparente, il y a eu un décompte et un recompte. Donc, cela a permis, devant l’assistance, de voir ce qui s’est passé : Kalémodou Yansané a été crédité de 23 voix sur 45 ; et, cela a été repris une fois, deux fois. C’est sans appel ! Disons que ce score n’a pas plu aux représentants du RPG qui étaient dans la salle, qui se sont levés pour faire un peu de pagaille dans l’indifférence des forces de sécurité. Malheureusement, cela a conduit à l’interruption du scrutin. Mais, je pense que les conseillers communaux vont reprendre leurs places et vont continuer le processus de désignation des autres membres du bureau exécutif.

Maintenant, tout repose sur la volonté de ce gouvernement de faire de notre pays un pays de droit ou un pays où c’est l’illégalité, la force et la brutalité qui règnent. Nous sommes là et nous regardons la situation.

Le représentant du ministère de l’Administration du territoire n’est pas plus important que ce que nous avons observé. Le scrutin s’est fait devant tout le monde, nous sommes quand même des observateurs qui étaient dans la salle.

Ce qui s’est fait, il y a un PV (procès-verbal) dans lequel on a consigné le nombre de voix obtenu par chacun. Le procès-verbal n’est pas déchiré ; donc, c’est important.

Ils peuvent reprendre les élections, le président de République ou le ministre de l’Administration du territoire peuvent décider de mettre la commune de Matoto sous délégation spéciale. Cela fait partie de leurs prérogatives, dans l’illégalité absolue. Nous sommes en Guinée, ils peuvent décider qu’il n’y a plus d’élection ; mais, en ce moment-là, les Guinéens vont observer ce que le droit permet et ce que la force permet aussi. On ne gouverne pas un pays comme ça, ce qui s’est passé était transparent. On a compté et recompté, il n’y a pas raison de reprendre.

La commune de Matoto sera dirigée par Kalémodou Yansané en tant que maire élu, que cela plaise ou non.

Propos recueillis et décryptés par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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« En 2019 nous allons faire la classification des hôtels », promet le ministre

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Le vendredi dernier, 14 décembre 2018, le ministre d’Etat en charge de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, Thierno Ousmane Diallo, a présenté son budget sectoriel dont l’enveloppe en 2018 s’élevait à 33 milliards 79 millions 746 mille 726 francs guinéens, décaissé à hauteur de 54% contre un montant en 2019, de 43 milliards 21 millions 695 mille pour un investissement de 20 milliards 283 millions 347 mille.

En marge de la plénière, il s’est prêté aux questions de la presse dont Guineematin.com pour annoncer le programme de son département en 2019.

Selon le ministre, l’année prochaine (2019), les efforts du département seront accentués dans la formation et le renforcement des capacités du personnel, le renforcement des structures opérationnelles, l’appui au secteur de l’artisanat, la catégorisation des hôtels, l’élaboration des documents pour les Guides touristiques et la formation des promoteurs hôteliers et touristiques. Ce qui revient à appuyer et accompagner l’office national du tourisme et celui de l’artisanat en vue de permettre à ces structures de jouer concrètement leur rôle régalien.

Pour ce spécialiste du secteur, il n’est pas admissible que chacun se permette de mettre du n’importe quoi pour qualifier les hôtels.

« Vous pouvez voir des hôtels de 3 étoiles, 4 étoiles, 5 étoiles, des hôtels classiques, et tout ce que vous voulez. Mais nous allons mettre de l’ordre dans le secteur.. Nous allons classifier et catégoriser les établissements hôteliers dans notre pays. Si avant on avait moins 10 de chambres recommandables, de nos jours, nous avons plus de 3000 chambres de haut standing. Nous devons aider les promoteurs à rentabiliser leurs établissements tout en créant les meilleures conditions d’accueil et de séjour aux clients. Voilà le rôle de l’Etat. C’est ce que nous allons faire en 2019 ».

Dans le secteur du tourisme, le potentiel est réel tout comme les difficultés sont nombreuses, a expliqué Thierno Ousmane Diallo. « Nous allons ouvrir le chantier du tourisme par l’élaboration de documents appelés Guides pour les agents sur le terrain. Nous voulons former aussi bien les tenanciers à tous les niveaux mais également les Guides touristes, c’est cette étape que le secteur va connaître une amélioration », a indiqué le ministre.

De l’augmentation du budget de son département, le responsable de l’UPR et ancien député dit bien connaître la procédure. « Nous savons tous que l’Assemblée n’augmente pas un budget. Par principe, si tu soulèves une dépense, tu dois proposer la source de recettes pour compenser. Moi, c’est ce que je demande aux députés, c’est l’autorisation de réajustement entre les lignes pour nous permettre de diminuer certaines dépenses au profit de celles qui sont plus prioritaires comme les investissements », a conclu le ministre.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Découverte d’un corps sans vie à Kindia : « c’est un alcoolique qui traînait dans les bars »

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Un homme a été retrouvé mort dans la rue hier, samedi 15 décembre 2018, à Kindia. Les causes exactes de sa mort ne sont pas, pour l’heure, élucidées. Mais, selon les premières informations confiées à un correspondant de Guineematin.com, l’homme était un alcoolique qui passait tout son temps dans les bars.

Il s’agit de Laye Mory Camara, âgé de 53 ans et père d’un enfant. Son corps a été retrouvé dans la journée de ce samedi à Tafory Almamya, dans la commune urbaine de Kindia. Après la découverte du corps sans vie, une équipe de la brigade de recherche de Kindia s’est rendue sur les lieux pour un constat. Selon les agents, le défunt avait une grande plaie au niveau de l’une de ses chevilles.

Il est présenté également comme étant un alcoolique qui passait le plus de son temps dans les débits de boissons. « Il traînait dans les bars », a indiqué une source officielle qui précise que le défunt était de profession menuisier. Métier qu’il ne pratiquait quasiment plus depuis qu’il devenu accro à l’alcool. La gendarmerie dit avoir ouvert une enquête pour en savoir plus sur les causes de sa mort.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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MÉMORANDUM A L’ATTENTION DES ACTEURS POLITIQUES ET SOCIAUX DE LA GUINÉE

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La République de Guinée traverse encore une impasse politique et sociale  aggravée par des difficultés économiques qui contribuent à maintenir le pays dans une situation de tensions perpétuelles.

La mauvaise qualité de la gouvernance caractérisée par une corruption à tous les niveaux mais aussi la violation récurrente des droits de l’Homme, les crises électorales constantes nées du non-respect du calendrier républicain, de l’opacité des processus électoraux ainsi que la résurgence des violences politiques qui ne cessent de faire des victimes, dans notre pays n’a pu échapper au Forum des ONG tenue du 21 au 23 avril 2018, à Nouakchott, en prélude de la 62e session de la Commission Africaine des Droits de l’homme et des Peuples qui s’est tenue du 25 avril au 9 mai 2018 en Mauritanie.

Du point de vue du développement économique, c’est d’autant un pléonasme de soutenir que la Guinée va mal que notre pays est toujours à la traîne dans le classement du PNUD sur l’indice du Développement Humain. La République de Guinée occupe la 182e place sur 188 en dépit des annonces sur des retombées d’importants contrats miniers avec des pays dits amis.

Sur le plan de la gouvernance,la Guinée occupe la 31e sur 49 pays en Afrique et 148e sur 180 au niveau mondial, selon le Classement 2017 de Transparency Internationale.

L’accès aux services sociaux de base est toujours difficile pour les populations en situation d’appauvrissement quasi endémique qui pousse les jeunes en quête d’un meilleur devenir à emprunter les chemins dangereux et hypothétiques des migrations clandestines.

L’état de droit est toujours fragilisé par la gangrène de l’impunité. L’identification des auteurs des violences politiques consécutives aux différents processus politiques de 2012 à nos jours ainsi que la réparation des victimes y afférentes, qui sont pourtant partie intégrante des différents accords politiques, sont toujours renvoyées aux calendres grecques. 

La mise en place d’un comité de pilotage du procès du massacre du 28 septembre 2018 ne constitue pas au regard de l’évolution du dossier, la garantie que ce procès fondamental pour mettre fin à l’impunité et jeter les bases d’une réconciliation nationale aura enfin lieu. Des citoyens mis en examen dans cette affaire tragique continuent d’occuper les hautes positions dans l’appareil d’Etat et le manque de volonté politique du côté de L’Etat à mobiliser l’ensemble des ressources auxquelles il s’était engagé auprès des partenaires techniques et financiers pour la tenue de ce procès.

L’actuelle crise électorale issue des élections locales moult fois reportées pour des raisons purement de politique politicienne illustre bien les immenses efforts à fournir afin que la Guinée puisse organiser des élections crédibles, transparentes, inclusives,sans violence et à date échue. Cette situation n’honore pas ce pays et ses citoyens contraints de marcher la tête basse lors des rencontres régionales et internationales sur la gouvernance politique et institutionnelle. Elle soulève par ailleurs des interrogations sur la capacité de l’administrative électorale présente et des organes de régulation de l’Etat à créer la confiance dans note système électoral et de gouvernance des affaires publiques qui s’explique par un manque de visibilité et de lisibilité sur la tenue des élections législatives et présidentielles à date.

Face à un tel tableau peu reluisant et au moment où d’autres manifestations politiques sont en cours pour exiger le respect des accords du 08 août 2018 et la reprise des cours par les élèves, la Cellule Balai Citoyen plus que jamais soucieuse de la stabilité et de la paix dans notre pays, de la qualité de vie des populations guinéennes et de la gouvernance des affaires publiques par les différentes institutions publiques, lance un appel :

Au Gouvernement :

  • De mettre fin à ces crises par des solutions politiques et sociales respectueuses de l’intégrité des accords signés avec les différents acteurs ;
  • De respecter le calendrier républicain ;
  • De faire de la révision ordinaire des listes électorales la règle ;
  • D’assainir l’actuel fichier électoral en tenant compte des résultats de l’audit déjà disponible;
  • La recomposition de la CENI en tenant en compte de la nouvelle loi organique déjà promulguée par le chef de l’Etat,
  • D’assainir la gestion publique des fonds et biens de l’état ;
  •  De lutter contre la gabegie financière et la corruption avec toute la volonté politique et la transparence requises ;
  • De créer les conditions favorables pour un dialogue avec les différents protagonistes politiques et sociaux ;
  • De respecter ses engagements dans les différents accords dont il est signataire avec les différents protagonistes ;
  • De prendre toutes les dispositions pour le respect et la mise en œuvre des accords et ententes faites avec les structures syndicales 

Aux acteurs politiques :

  • D’éviter toutes formes de violence physique et/ou verbale à caractère ethnique et communautaire ; 
  • De privilégier le dialogue politique pour une sortie de crise politique
  • De respecter les textes de lois en vigueur ;
  •  D’éviter de recourir aux méthodes de revendication susceptibles d’entraver la liberté de mouvement des citoyens, de paralyser l’exercice des activités économiques et sociales par les citoyens de nature à entraver la paix, la stabilité sociale et les activités économiques des citoyens.

Aux acteurs sociaux :

  • Exercer leurs actions dans le strict respect des lois et règlements ainsi que leurs statuts respectifs, tout en restant neutres et indépendants vis-à-vis des positions et tentations politiques;
  • Faire constamment montre du sens très élevé de la nation et du respect des institutions de la République.
  • Continuer à préserver les valeurs positives de la nation Guinéenne, y compris l’unité nationale, la concorde nationale, l’amour du travail, l’amour de la patrie, et le civisme;
  • Résister à la manipulation politique, à la tentation politique et faire montre de maturité face aux enjeux du pays.       

Pour finir, la Cellule Balai Citoyen rappelle que :

« Les Guinéens ont besoin et veulent un avenir plein d’espoir et positif. Ceci inclut les ressources et les outils qui les aident à avoir foi en l’avenir ; qui leur permettent de construire leur conscience de soi ; et qui leur permettent de prendre en charge leur avenir en tant qu’individus ainsi que les catalyseurs du changement dans leurs communautés. Ils ont maintenant besoin d’outils qui leur permettront plus tard de naviguer dans le monde en tant qu’adultes. Toutes fois, les Guinéens ont besoin de savoir qu’ils peuvent parler, et qu’il y a des endroits où les gens les écouteront. Les Guinéens ont besoin de savoir ce qu’ils pensent et ressentent importe, que les gens se soucient de ce qu’ils disent et que ce qu’ils disent dépend de la façon dont leurs communautés sont formées et développées. »

Vive le peuple de Guinée !

Vive la Société Civile Guinéenne !

Vive la Cellule Balai Citoyen !

Que Dieu bénisse la Guinée etles Guinéens !

Administrateur Général

Sékou Koundouno

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Dispute autour d’une fille à N’zérékoré : un jeune poignarde mortellement son ami

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Un jeune garçon, âgé de 16 ans, a succombé à ses blessures hier, samedi 15 décembre 2018, à l’hôpital régional de N’zérékoré. Le jeune Bangaly Kourouma, domicilié au quartier N’yen 1, dans la commune urbaine, a été poignardé par Moussa Traoré, un de ses amis qui a aussitôt pris la fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont produits dans la nuit du vendredi au samedi. L’auteur de l’acte, Moussa Traoré, élève en classe de 6ème année, est âgé de 15 ans. C’est suite à une altercation entre lui et Bangaly Kourouma que le drame s’est produit. Selon nos informations, les deux garçons se sont disputés à cause d’une jeune fille.

Dans un entretien accordé à notre reporter, le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou, a dit avoir appris la mauvaise nouvelle avec le chef du quartier. « J’ai été informé ce matin par le chef de quartier de Nyen, qu’il y a eu altercation entre deux jeunes. Donc, j’ai envoyé la gendarmerie sur les lieux. Les jeunes du quartier ont voulu incendier le domicile de la famille du coupable. Il paraît que c’est pour une question de copine entre les deux jeunes, ils étaient entrain de discuter sur la fille, c’est en ce moment que le nommé Moussa TRAORE a poignardé Bangaly Kourouma dans le dos, à l’aide d’un couteau. Il a été transporté d’urgence à l’hôpital avant de succomber à ses blessures ce matin. L’auteur du coup de poignard mortel a pris la fuite alors que la fille en question reste introuvable pour l’instant ».

Plus loin, le maire de la commune urbaine de N’zérékoré a dit qu’une enquête a été ouverte pour mettre la main sur Bangaly Kourouma. « Ce matin, nous sommes partis voir la famille de la victime pour leur présenter les condoléances. Nous leur avons promis que justice sera rendue. Ensuite, nous sommes allés dans la famille de l’auteur du drame. Mais, le jeune n’y était pas. Nous avons échangé avec son père à qui nous avons intimé de tout faire pour que son fils passe à la gendarmerie pour que l’affaire soit instruite. Le père a accepté et il s’est mis à la disposition de la gendarmerie, jusqu’à ce que son fils soit retrouvé. Ensuite, nous avons demandé aux jeunes du quartier de se calmer, de rentrer à la maison et que justice sera faite ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/ 666890877

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