Hadja Halimatou Dalein rassure Kalémodou : « vous serez le maire de Matoto »

22 décembre 2018 à 22 10 42 124212
Hadja Halimatou Dalein Diallo, Première Dame de l’opposition guinéenne

L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 22 décembre 2018 a été marquée notamment par la présence et surtout la prise de parole de l’épouse de Cellou Dalein Diallo, le président de la formation politique. Hadja Halimatou Dalein Diallo a évoqué l’élection du maire de Matoto, assurant que le candidat de l’UFDG, Kalémodou Yansané, a remporté cette élection et qu’il sera installé à la tête de la commune, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cellou Dalein Diallo était absent à l’assemblée générale de son parti, ce samedi, 22 décembre, mais le président de l’UFDG était valablement représenté à la rencontre. D’abord par son vice-président, Fodé Oussou Fofana qui a présidé la rencontre, puis son épouse, Halimatou Dalein Diallo. Très engagée dans le combat politique aux côtés de son époux, madame Dalein a pris la parole pour s’exprimer sur la polémique autour de l’élection du maire de Matoto, la plus grande commune du pays. Pour elle, Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG, a remporté l’élection qui a eu lieu le 15 décembre et il est donc le nouveau maire de Matoto.

Hadja Halimatou Dalein Diallo

« Monsieur le maire de Matoto, Kalémodou Yansané, c’est une occasion que je ne veux pas rater. Je dirais que nous sommes fiers de vous. Nous sommes fiers de vous parce que Dieu et tous les hommes savent que vous avez gagné Matoto, et vous serez le maire de Matoto. Vous êtes le maire de Matoto », a dit la première Dame de l’opposition guinéenne, sous un tonnerre d’applaudissement des militants massivement mobilisés.

Jouant à l’apaisement, Hadja Halimatou Dalein Diallo a rappelé que la Guinée est une famille et que tous les fils et toutes les filles du pays souhaitent vivre dans la paix. « Nous sommes tous de la même famille. La Guinée est une famille, nous souhaitons la paix pour ce pays parce que s’il n’y pas de paix, il n’y pas de développement. S’il n’y a pas de paix, il n’y a pas de santé, s’il n’y a pas de paix, tu rentres chez toi, tu as un malaise. Donc, on a besoin de paix et je sais que vous êtes des légalistes. L’UFDG est un parti national, un parti légaliste », a insisté la Première Dame de l’opposition guinéenne.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Mandiana : un affrontement fait 26 blessés par balles à Faralako

22 décembre 2018 à 22 10 26 122612
image d’archive

Un violent affrontement a opposé des habitants de deux villages de la préfecture de Mandiana, ce samedi, 22 décembre 2018. Il a fait au moins 26 blessés par balles, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri.

C’est en fin de matinée de ce samedi que cet affrontement a éclaté entre des habitants des districts de Falama et de Djoulakolèn, tous relevant de la sous-préfecture de Faralako, à Mandina. Les deux camps se sont affrontés à l’aide de fusils de chasse, faisant 26 blessés par balles. Selon Souleymane Camara, le président de la jeunesse de Faralako, c’est le morcèlement d’une mine d’or qui a provoqué cette situation.

« Ce samedi matin, nous étions à la sous-préfecture, lorsqu’un jeune, armé d’un fusil de chasse, est venu nous trouver sur les lieux. Il a dit qu’il a été envoyé par les sages de Falama et de Djoulakolèn pour dire à la sous-préfecture de faire arrêter les travaux de morcèlement d’une mine d’or située à Falama. Une mission venue de Conakry est en train de procéder au morcèlement de cette mine. Il a demandé donc l’arrêt de ces travaux. Comme on ne le croyait pas, on l’a renvoyé.

Je ne sais pas maintenant qu’est-ce qu’il est allé raconter à Djoulakolèn, mais dès son retour dans le village, il a pris des jeunes armés pour retourner sur la mine et sommer les missionnaires d’arrêter le travail sur les lieux. Cette nouvelle est parvenue à Falama où beaucoup de citoyens se sont immédiatement mobilisés pour se rendre sur la mine en question. C’est ainsi que les deux parties se sont affrontées à l’aide de fusils de chasse et 26 personnes ont été blessées par balles. 18 dans les rangs de Falama et 8 du côté de Djoulakolèn », a-t-il expliqué.

Selon lui, les 26 blessés ont été admis à l’hôpital préfectoral de Mandiana pour des soins et aucune arrestation n’a eu lieu pour l’instant.

Nous y reviendrons !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : clôture de la SENACIP à la grande satisfaction des organisateurs

22 décembre 2018 à 22 10 22 122212

Contrairement à Kankan, c’est dans une ambiance festive que la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) a pris fin ce samedi, 22 décembre 2018, dans la ville de N’zérékoré. La salle de conférence de la mairie a abrité la cérémonie, en présence des autorités préfectorales et communales, des chefs de quartiers, ainsi que des groupements de jeunes et de femmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

N’famara Jean Camara

Lancée le 17 décembre dernier, la SENACIP s’est achevée dans la préfecture de Nzérékoré avec une forte mobilisation. Présent à la cérémonie de clôture, le directeur national de la Promotion des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté, N’famara Jean petit CAMARA s’est du bon déroulement de la SENACIP à N’zérékoré. « C’est un sentiment de satisfaction et de joie, dans la mesure où les autorités préfectorale et communales, aussi celle des jeunes de N’zérékoré, comprennent de mieux en mieux cette problématique de la citoyenneté et qui s’engagent de plus en plus à la faire évoluer ».

Par ailleurs, monsieur Camara est revenu sur les différentes activités réalisées sur le terrain à la faveur de la SENACIP. « Les principales activités, je dirais, la conférence à l’université de N’zérékoré, ensuite l’immersion des jeunes qui sont rentrés dans les quartiers pour discuter avec les uns et les autres sur la problématique de la citoyenneté. Et ce matin, il y a eu encore l’acte citoyen dans la préfecture, les gens sont venus pour essayer de dégager un certain nombre d’ordures et nous avons encore appris des choses qu’il va falloir intégrer dans la prochaine SENACIP, notamment de ne plus s’arrêter dans les préfectures, de voir nos compatriotes qui sont dans les communes rurales. A partir du moment que la SENACIP est une loi, elle est faite pour tout le monde, pas seulement pour Conakry et les préfectures… Ce sont des choses qui me semblent être importantes que nous allons proposer au ministre » estime le directeur national de la Promotion des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté.

De leurs côtés, les agents de sensibilisation ont dit leur satisfaction devant la réussite la cette SENACIP. Selon Sabine Goepogui, l’une des participantes, « c’est une semaine de satisfaction. Nous sommes parties sur le terrain, on a rencontré les gens, on leur a expliqué comment se comporter dans la société, d’éviter de jeter les ordures dans les caniveaux et ça nous a donné de l’amour envers nos voisins, nos amis, nos frères ».

Quant à Jules Konbadino, il dit avoir beaucoup appris de cette SENACIP. « On a retenu beaucoup de choses par rapport à la citoyenneté. C’est un acte qu’on ne doit pas oublier, malgré le fait que l’État n’a pris qu’une semaine seulement pour cette activité. Nous souhaitons que ce qui a été donné comme sensibilisation soit mise en pratique. Je demande aux jeunes, surtout à cette nouvelle génération, de se donner la main pour consolider un climat de paix en Guinée ». 

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guinematin.com

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FESTARD 2018 : la comédienne Rouguiatou Camara interpelle l’Etat guinéen

22 décembre 2018 à 21 09 24 122412

Comme annoncé précédemment, la première édition du Festival de Théâtre de Dubréka a été officiellement lancée dans la journée du vendredi, 21 décembre 2018 à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Plusieurs artistes guinéens et d’autres invités prennent part à ce rendez-vous culturel qui s’étend sur trois jours. Au compte de cette première journée, Rouguiatou Camara comédienne, conteur et metteur en scène faisait partie des têtes d’affiche, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Pour cette première édition du Festival de Théâtre de Dubréka, plusieurs artistes vont communier avec le public pour transmettre des messages. C’est le cas de Rouguiatou Camara qui, de par ses contes, est parvenue à tenir en haleine le public. Peu après sa prestation, la comédienne s’est exprimée au micro de Guineematin.com, précisant que « chaque conte a un message précis. C’est pourquoi, dans chaque conte il y avait un proverbe que je disais.

C’est pour les jeunes, c’est pour les vieux. C’est-à-dire que personne n’est parfait dans ce monde, mais si on est ensemble, on avance mieux. C’est l’essentiel de tous les contes réunis et il faut qu’on se respecte. C’est vrai qu’au jour d’aujourd’hui, il faut que nous les jeunes puissions récupérer quelque chose. Mais on a toujours besoin du conseil des vieux mais aussi, il faut que les vieux pensent que nous aussi on a besoin de progresser ».

Méconnue du grand public guinéen contrairement à ceux d’autres pays où elle participe régulièrement à des festivals, Rouguiatou Camara regrette le faible niveau d’implication du ministère en charge de la culture dans les activités culturelles. « Je peux dire que je ne suis pas connue en Guinée par rapport aux autres pays.

En Guinée, ça fait belle lurette qu’il n’y a pas de festivals. Là, on est en train de se battre pour rehausser ce secteur car avant, la Guinée était la vitrine. Tous les pays voulaient venir jouer dans l’un des festivals, il y avait au moins une dizaine de festivals mais aujourd’hui qui n’existent plus parce qu’il n’y a pas de soutien », regrette-telle.

Pour le développement de la culture guinéenne, Rouguiatou Camara pense que l’Etat doit « regarder ce secteur-là qui est minimisé par le gouvernement de la tête aux pieds. Dans les autres pays, il y a un fonds pour les créations que ça soit publique ou privée. Nous demandons à l’Etat de penser à nous aussi pour que nous existions », a plaidé l’artiste.

De Dubréka, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Bah Ousmane lance un défi aux responsables de l’UPR : « remplir notre siège… »

22 décembre 2018 à 21 09 04 120412

Peu après son retour de Dakar où il a présidé la cérémonie de lancement d’une nouvelle structure regroupant des ressortissants de Pita, sa préfecture d’origine, le président de l’UPR était à l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi, 22 décembre 2018. Elhadj Bah Ousmane en a profité pour revenir sur son voyage dans la capitale sénégalaise avant de lancer un défi aux responsables de sa formation politique, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Devant les responsables et les militants de l’UPR, réunis ce samedi au siège du parti, Elhadj Bah Ousmane a expliqué qu’il a présidé la cérémonie de lancement officiel de l’union Maci-Gongoré-Ley Miro-Sangaréah, le dimanche 16 décembre 2018, à Dakar.

Selon lui, les organisateurs de cette rencontre ont décidé de se retrouver et de créer cette structure qui regroupe les ressortissants de ces différentes localités de la préfecture de Pita, très représentées à Dakar, en vue de contribuer à la mobilisation et à la dynamisation de l’UPR.

Toutefois, il a tenu à préciser que « l’UPR est un parti national. Il ne se limite pas à Maci, Gongoré, Ley Miro, Sangaréah, Pita, Labé, Kankan ou N’Zérékoré. C’est une famille politique décidée à réunir tous les Guinéens et Guinéennes en son sein quelles que soient les conditions sociales ou les appartenances religieuses », a dit le leader de l’UPR et ministre conseiller personnel du président Alpha Condé.

Elhadj Bah Ousmane a aussi mis cette occasion à profit pour inviter les cadres et militants de son parti à mieux s’investir pour la mobilisation et l’animation de l’UPR. « Avant, nous avons essuyé beaucoup de critiques sur l’état de notre siège. Maintenant, Dieu merci, il est entièrement rénové. Il vous appartient de l’entretenir et de le remplir à chaque réunion pour montrer votre dévouement et votre engagement politique. Sinon, si vous ne le remplissez pas, je me demande si nos adversaires ne vont pas continuer à se moquer de nous », a-t-il lancé.

Et, face à cette préoccupation du président de l’UPR, Mamadou Bah Beyla, le président de séance, s’est montré rassurant. Il a indiqué que plusieurs personnes, notamment dans la région de Kankan, ont manifesté leur volonté d’adhérer à l’UPR et à installer des structures du parti sur le terrain.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Ministère de la Jeunesse : la caravane nationale prend le départ pour l’intérieur

22 décembre 2018 à 21 09 00 120012

Le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes a lancé ce samedi, 22 décembre 2018, la caravane nationale citoyenne de la jeunesse. La démarche vise à sillonner les 7 régions administratives de la Guinée en vue de promouvoir la culture de la paix, la citoyenneté, l’unité nationale, le développement durable et le volontariat. C’est le siège du département qui a servi de cadre à la cérémonie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une soixantaine de jeunes volontaires sont concernés par cette caravane nationale citoyenne de la jeunesse qui va se dérouler du 22 décembre 2018 au 05 janvier 2019. Les caravaniers se rendront successivement à Boké (du 22 au 23 décembre), Kindia (du 23 au 24 décembre), Mamou (du 24 au 25 décembre), Labé (du 25 au 26 décembre), Kankan (du 27 au 28 décembre), N’zérékoré (du 29 au 31 décembre), Faranah (du 1er au 03 janvier). La réception des caravaniers est prévue à Conakry du 04 au 05 janvier 2019.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse

C’est le ministre de tutelle, Mouctar Diallo qui a procédé au lancement de ladite caravane en présence de tous les acteurs concernés. Dans son discours, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunesse a dit que « cette importante caravane, composée de jeunes patriotes et républicains, venus de tous les horizons, représentant la Guinée dans toute sa diversité feront le tour de la Guinée pour aller prêcher la citoyenneté, la paix, l’unité nationale et la fraternité. Cette caravane qui va bouger maintenant, fera 15 jours à l’intérieur du pays ».

Par ailleurs, Mouctar Diallo a fait savoir que cette caravane « fera des actions citoyennes en termes de sensibilisation pour l’unité nationale, pour le civisme, la concorde nationale, la fraternité en allant vers des guinéens qui sont dans l’épreuve, au niveau des hôpitaux, faire des actions d’assainissement aussi de par des communications, prêcher la bonne parole, montrer que la Guinée est une famille, elle est une et indivisible ».

En outre, le ministre de la Jeunesse a rappelé que cette activité ne sera pas facile, mais que le jeu en vaut la chandelle. « C’est une activité qui n’est pas facile parce que c’est de faire le tour de la Guinée. On ne va pas en tourisme, on ne va pas pour dormir. C’est une mission au service de la patrie, mais qui permettra à l’ensemble de ces caravaniers, venus de toute la Guinée, de découvrir la richesse culturelle de la Guinée, pour comprendre également les différences positives du patrimoine culturel de notre cher pays et capitaliser tout cela », a-t-il laissé entendre.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Kankan : 17 personnes prennent part à la clôture de la SENCIP

22 décembre 2018 à 20 08 55 125512

Lancée depuis le lundi 17 décembre 2018 sur toute l’étendue du territoire nationale, la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) a pris fin ce samedi, 22 décembre 2018. Dans la préfecture de Kankan, c’est dans une ambiance plutôt morose que cette la clôture a eu lieu, au grand dam des organisateurs, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les citoyens de Kankan n’ont pas répondu à l’appel du ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté. C’est seulement 17 personnes, dont 10 chefs de quartiers sur 27 que compte la commune urbaine, qui ont participé à la clôture officielle de la SENACIP. Initialement prévue à 16h00, dans les locaux du bloc préfectoral, la cérémonie n’a démarré que 45 mn plus tard.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Dans son discours de clôture, le préfet, Aziz Diop a mis un accent sur les activités réalisées au cours de cette semaine. « C’est avec beaucoup de satisfaction que nous clôturons la SANACIP. Beaucoup d’activités ont été menées, notamment des conférences-débats dans les écoles et universités, des actions citoyennes de développement, comme l’assainissement, aussi l’immersion des jeunes vers d’autres jeunes, femmes et notabilité pour parler de l’unité nationale, pour que la Guinée soit, dans les prochaines années, un pays émergeant », a-t-il dit.

En ce qui concerne la faible mobilisation des citoyens pour la clôture de la SENACIP à Kankan, le préfet a eu à présenter ses excuses. « Il y a eu quelques faiblesses au niveau de la mobilisation. On s’en excuse. Cela ne veut pas dire qu’on veut se mettre en dehors de la dynamique collective, mais encore une fois c’est des excuses que nous devrons présenter et que l’année prochaine, ça ne sera pas comme ce que vous avez constaté aujourd’hui ».

N’Famoussa Condé

Malgré tout, le délégué national de la SENACIP a dit sa satisfaction. Selon N’famoussa Condé, « je suis satisfait plus que le mot même. On ne peut pas en vouloir aux gens avec le calendrier très chargé. Je dirais Dieu merci, parce que je ne m’attendais pas à cet événement comme ça ».

De l’aveu de nombreux observateurs, cette édition de la SENACIP a été un fiasco à Kankan. De nombreuses activités réalisées l’année dernière ne l’ont pas été cette fois-ci.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Grève des enseignants : le SLECG réclame la démission du PM, Kassory Fofana

22 décembre 2018 à 20 08 39 123912

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) ne compte pas baisser la garde dans le bras de fer qui l’oppose au gouvernement. Les enseignants comptent organiser une marche ce lundi pour protester contre le refus du gouvernement de négocier. Ils réclament également également la démission du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, désormais considéré comme un obstacle dans les relations entre  gouvernants et gouvernés.

Ces annonces ont été faites dans la journée de ce samedi 22 décembre 2018, à l’occasion de l’assemblée générale du mouvement tenue à son siège à Donka, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aboubacar Soumah et ses camarades désapprouvent le comportement de Kassory Fofana qui ne veut négocier avec le SLECG. Selon le compte-rendu fait par le secrétaire général du SLECG, le Premier ministre a rencontré une délégation du SLECG et de l’USTG, hier vendredi en présence du gouverneur de la Banque centrale.

Aux dires d’Aboubacar Soumah, Kassory aurait mal répondu aux syndicalistes qui ne veulent ni de la levée de la grève avant le début des négociations, encore moins la participation de la FSPE et du SNE auxdites négociations. « Ceux qui ont rencontré le PM lui ont dit que les préalables posés par le gouvernement ne sont pas acceptables. Et, il a réagi. Le PM a dit avec fermeté que les préalables du gouvernement sont maintenus. Si le SLECG veut négocier, il faut qu’il suspende la grève. Kassory a dit d’ailleurs que si toutefois, jusqu’au 31 décembre, les enseignants ne reprennent pas les cours, il prend l’engagement de les radier de la fonction publique », a-t-il dit, interrompu aussitôt par des cris hostiles au PM.

Ce compte-rendu a eu pour effet de radicaliser les enseignants qui ont entonné en chœur « Kassory zéro, Kassory zéro ». Dans la foulée, Aboubacar Soumah va tirer à boulets rouges sur le Premier ministre. « C’est le moment de démontrer au gouvernement, au Premier ministre, que nous sommes déterminés, nous irons jusqu’au bout… S’il na pas le souci de l’avenir de ce pays, montrons-lui que nous, nous avons ce souci. Montrons à Kassory qu’il n’est pas le seul fils de ce pays. Il ne mérite pas d’être Premier ministre de ce pays-là. Il faut que démontrions que ce pays n’est pas une propriété privée de quelqu’un », a-t-il lancé, sous un tonnerre d’applaudissements.

En outre, le secrétaire général du SLECG va annoncer un certain nombre d’actions pour les jours à venir. « A partir de maintenant, nous allons voir l’enseignant qui va mettre son pied à l’école… Tout enseignant traitre qui va foutre son pied à l’école, il faut l’arraisonner. Pour le Premier ministre, il doit savoir que ce pays ne lui appartient pas. Et, nous demandons son départ. Au regard des dispositions qui ont été prises par le PM, nous demandons à tous les enseignants de se remobiliser, comme au 1er jour du lancement de la grève, le 03 octobre dernier… Je demande à tout le monde de se retrouver le lundi 24 décembre à l’aéroport pour une marche. Je demande aux secrétaires généraux dans les autres préfectures de faire aussi des marches. Nous allons également porter plainte contre le ministre de l’Education Nationale pour les différentes violations dont nous sommes victimes », a annoncé Aboubacar Soumah.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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AG de l’UFDG : Fodé Oussou salue la « bonne collaboration » entre Cellou Dalein et Lansana Conté

22 décembre 2018 à 20 08 23 122312

Le principal parti de l’opposition guinéenne, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 22 décembre 2018, à son siège à la Minière. Actualité oblige, la commémoration du 10ème anniversaire de la mort du Général Lansana Conté, deuxième président de la Guinée s’est invitée dans les débats. Les responsables du parti ont salué la grandeur de l’ancien de l’Etat guinéen et sa bonne collaboration avec Cellou Dalein Diallo, actuel chef de file de l’opposition guinéenne. Ils ont dénoncé aussi certains cadres qui étaient autour de Lansana Conté et qui travaillent aujourd’hui avec le président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

En l’absence du président du parti, Cellou Dalein Diallo, parti à Wawa pour assister à la commémoration du 10ème anniversaire du décès de Lansana Conté, c’est le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, qui a présidé la rencontre. Dans sa communication, l’opposant a loué le travail de l’ancien président guinéen en faveur de l’instauration de la démocratie en Guinée, saluant sa « bonne collaboration » avec l’actuel président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

« Lansana Conté était un grand homme. C’est le père de la démocratie en Guinée et c’est lui qui a instauré le multipartisme en Guinée. Et, parmi tous ses collaborateurs, celui qui est resté auprès de sa famille, qui est resté fidèle et reconnaissant, c’est Cellou Dalein Diallo », a Fodé Oussou Fofana. Il a salué également la constance de ceux qu’il qualifie comme étant les vrais militants du PUP, tels que Fodé Bangoura, Jean Paul Sarr, etc. qui sont restés dans le PUP même après la mort du Président Lansana Conté.

Sans donner de nom, Docteur Fodé Oussou Fofana a accusé certains proches du pouvoir actuel comme étant des gens qui se disaient militants du PUP, qui étaient dans le gouvernement du président Conté, mais qui travaillaient pour le Professeur Alpha Condé. « On connait ce qui s’est passé. Tous ceux qui étaient à côté de Lansana Conté, qui travaillaient au compte d’Alpha Condé, ils sont aujourd’hui auprès de lui.

C’est pourquoi, nous disons que ce sont des pyromanes, des militants de la 25ème heure. Sinon, les dignes représentants du PUP sont restés PUP. Mais, les pyromanes sont avec Alpha Condé, ils montent et ils descendent ensemble. Les gens qui l’ont supporté et qui se sont battus, sont laissés pour compte. Les gens qui chicotaient les militants du RPG sont ministres », souligne-t-il.

Par ailleurs, Fodé Oussou Fofana a évoqué la question relative à la mise en place des exécutifs des conseils communaux. A ce niveau, il a déploré le retard accusé dans ce processus dans plusieurs communes, notamment à Kankan, fief du parti au pouvoir. En ce qui concerne l’élection du maire de Matoto qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis une semaine à Conakry, le vice-président de l’UFDG a mis en garde contre une situation chaotique si le pouvoir refuse d’installer le candidat de l’UFDG, Kalémodou Yansané, qui a remporté l’élection organisée samedi dernier.

« Il y a un pyromane qui dit que l’UFDG a deux solutions : accepter de reprendre les élections ou prendre la rue. Je vais dire à ce pyromane que son histoire est connue, on sait au temps de Lansana Conté ce qu’il a fait. Je vais dire à ce pyromane, la seule chose qui lui reste, c’est d’aller dire à Alpha Condé d’installer le maire Kalémodou Yansané d’ici lundi. Si Kalémodou n’est pas installé dans ses fonctions d’ici lundi, le pays sera dans une situation dont monsieur Alpha Condé et ce pyromane seront responsables », a-t-il dit.

L’opposant a prévenu que ceux qui veulent installer Mamadouba Tos Camara à la tête de la mairie de Matoto devront marcher d’abord sur le cadavre de Kalémodou Yansané et ceux des militants de l’UFDG pour le faire.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Domani Doré à l’AG du parti au pouvoir : « je reste membre du RPG Arc-en-ciel »

22 décembre 2018 à 20 08 15 121512

Comme on pouvait s’y attendre, la polémique autour de l’élection du maire de Matoto a été évoquée au cours de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 22 décembre 2018. Et c’est Domani Doré, élue au compte d’une liste indépendante dans cette commune, qui a abordé la question. Elle a assuré que même si cette élection est reprise comme l’a annoncé le ministre de l’administration du territoire, c’est le candidat du RPG Arc-en-ciel qui va l’emporter, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour Domani Doré, il n’y a aucun doute que c’est Mamadouba Tos Camara, le candidat du RPG Arc-en-ciel, qui a remporté l’élection organisée le samedi, 15 décembre dernier à la mairie de Matoto. Et, l’élue de la liste indépendante « Guinée audacieuse » reste convaincue que même si cette élection arrivait à être reprise mille fois, ce dernier l’emporterait. « Je veux m’adresser à toutes les populations dignes de Matoto.

Nous avons accepté d’aller au front pour la simple raison que lorsqu’on parle de développement, on parle de programme de société, celui du Professeur Alpha Condé. Le développement, ça commence par la base. Qui parle de base, parle de collectivités. C’est pourquoi je voudrais revenir sur ce qui s’est passé à Matoto. Mais, rassurez-vous d’ors et déjà, que même si on devait reprendre ces élections mille fois, le RPG Arc-en-ciel gagne », a dit Domani Doré.

L’ancienne ministre d’Alpha Condé a tenu aussi à répondre à ceux qui ne comprennent pas sa position. Une élue d’une liste indépendante qui soutient et défend avec ardeur le candidat du parti au pouvoir face à son adversaire de l’opposition. Elle rappelle à ces derniers qu’elle reste et demeure membre du RPG Arc-en-ciel. « J’ai été candidate indépendante, en ma qualité de citoyenne de cette commune. Mais, je reste membre du RPG Arc-en-ciel en ma qualité de membre du comité central.

Ceux qui ne connaissent pas ce qu’on appelle la démocratie, qu’ils viennent à l’école du RPG Arc-en-ciel. A Matoto, rappelez-vous, nous sommes en alliance serrée avec l’UFR en ma connaissance. Nous sommes également en alliance avec le RDIG de monsieur Telliano. Lorsque que vous faites le compte, les 14 conseillers du RPG Arc-en-ciel, plus les 7 conseillers de l’UFR, ainsi que Domani Doré de la Guinée audacieuse et le RDIG, calcul mentalement ça fait 23.

Les 23 qu’ils réclament, qu’ils arrêtent de s’agiter. Le RPG Arc-en-ciel respecte la décision de l’administration du territoire à travers laquelle, nous attendrons qu’on nous convoque à nouveau pour la reprise de ces élections. Je répète, on les reprend mille fois, le RPG Arc-en-ciel gagne », a-t-elle dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Crise post-électorale à Matoto : l’UFR pour une reprise des élections

22 décembre 2018 à 20 08 10 121012

L’Union des Forces Républicaines (UFR), n’est plus en odeur de sainteté avec le parti en pouvoir en Guinée, avec la récente démission de son leader du poste de Haut Représentant du chef de l’Etat. N’étant pas non plus en parfait amour avec l’opposition républicaine, le parti de Sidya Touré tente de se trouver une place sur l’échiquier politique national. C’est ce constat qui se dégage de l’assemblée générale du parti, tenue ce samedi, 22 décembre 2018, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir rompu avec Alpha Condé, l’UFR se lance dans la dynamique de l’alternance en 2020. C’est Hadja Aissata Daffé, présidente nationale des femmes de l’UFR qui en a fait l’annonce de samedi, devant de nombreux militants. Selon cette députée, « le président Sidya a pris son chemin, l’UFR a pris son chemin. Il faut peut-être se battre pour retrouver d’autres partis politiques qui ont la même vision que nous, ou bien il a la même vision que ces partis politiques. Ils pourront se retrouver et voir quelle est la nouvelle stratégie qu’il faut mettre en place pour pouvoir avancer. Il a dit qu’il n’est pas de l’opposition républicaine, il n’est pas non plus de la mouvance. Il se trace un nouveau chemin, il reste lui-même. Peut-être, avec d’autres partis, avec lesquels il va s’associer pour pouvoir mettre en place une nouvelle stratégie pour l’alternance démocratique en 2020 ».

Par ailleurs, la présidente de séance n’a pas occulté l’épineux dossier du fichier électoral. « Pour le fichier électoral, c’est un imbroglio. Il y a dans ce fichier plus de 500 personnes qui n’ont pas le nom de leurs mères. Il y a plus de 500 personnes qui n’ont pas le nom de leurs pères. Il y a des personnes, plus d’un million et quelques, qui sont sans empreintes, sans photos. Mais comment peut-on parler de ce fichier? Ce n’est pas possible. Un fichier où peut être que c’est des diables qui sont venus s’inscrire, des diables qui n’ont pas d’empreintes digitales, qui n’ont pas de photos. Donc, c’est des problèmes comme ça qu’on rencontre aujourd’hui dans ce fichier. Comment peut-on aller à des élections sans que ce fichier ne soit vraiment nettoyé ? Donc, c’est un problème qui est très important avant toute élection. Il faut que les institutions se lèvent pour que ce travail soit fait ».

Pour ce qui est de la cacophonie entourant l’installation de l’exécutif communal de Matoto, l’UFR se dit favorable à la reprise du vote, malgré la perturbation du processus par un élément du RPG. Selon N’Faly Camara, membre du bureau exécutif national de l’UFR, « il faut reconnaître que l’élection a été émaillée d’irrégularités. C’est une réalité. Vous savez, les gens font des interprétations. Mais, à travers les différentes vidéos, on peut se rendre compte qu’il y a eu des irrégularités. Et, si on veut avoir la quiétude, si on veut avoir la paix dans la plus grande commune, moi je pense que la reprise des élections s’avère nécessaire, puisqu’aujourd’hui, le RPG ne peut pas se permettre d’installer Tos Camara, l’UFDG aussi ne peut se permettre d’installer Kalémodou », a dit ce conseiller élu de l’UFR à Matoto.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Atelier sous régional de Lola : les décisions issues de la rencontre

22 décembre 2018 à 16 04 58 125812

L’atelier sous régional organisé à Lola s’est achevé dans la soirée d’hier, vendredi, 21 décembre 2018. Il a réuni 66 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui ont planché pendant deux jours (jeudi et vendredi) sur la préservation des forêts classées situées le long de la frontière entre les deux pays. La rencontre a débouché sur plusieurs recommandations visant à améliorer la gestion transfrontalière des réserves de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

C’est suite à l’occupation anarchique des forêts classées situées le long de la frontière guinéenne et la dégradation poussée de ces réserves, que la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré a organisé cette rencontre de concertation à Lola. De nombreux techniciens du monde environnemental se sont retrouvés pour plancher deux jours sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour préserver ces forêts. Ils ont élaboré à cet effet, plusieurs recommandations, dont :

Des opérations de déguerpissement ; la matérialisation des limites des forêts concernées et la sensibilisation des populations riveraines ; la relance des rencontres tripartites durables du Mont Nimba ; la redynamisation des comités de pilotage tripartite sur l’accord-cadre sur la conservation durable du mont Nimba ; l’implication des services de sécurité et des forces de défense des différents pays concernés dans le cadre de la concertation tripartite.

Inclure la forêt classée de Thiapleu dans les résolutions à prendre sur l’accord-cadre ; assurer la sécurité transfrontalière entre nos pays ; organiser des patrouilles mixtes entre les forces de sécurité et de défense et des patrouilles simultanées pour sauvegarder la forêt ; proposer des budgets de sauvegarde des forêts de chaque comité de pilotage, disposer de lignes budgétaires nationales, identifier des partenaires privés bilatéraux et multilatéraux, des ONG nationales et internationales pour le financement de la gestion des forêts, (…)

Il est convenu également que les occupants illégaux de ces forêts vont être informés de leur déguerpissement par les autorités locales du 21 décembre 2018 au 10 janvier 2019 pour quitter librement la forêt. Le CEGENS de Guinée, l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves) évoluant à Thiapleu et la SODEFOR (Société de Développement des Forêts de la Côte d’Ivoire) doivent se rencontrer au plus tard le 15 janvier 2019 pour une nouvelle concertation.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Lansana Komara sur la tournée d’Alpha Condé en Guinée profonde : « la mobilisation était au top »

22 décembre 2018 à 16 04 53 125312

La tournée du président de la République à l’intérieur du pays a dominé les débats à l’occasion de l’Assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 22 novembre 2018. Les cadres du parti au pouvoir ont salué les travaux que le chef de l’Etat est allé lancer dans les villes visitées, mais aussi la mobilisation des citoyens pour accueillir le Professeur Alpha Condé, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Le président de la République, le professeur Alpha Condé vient de boucler une tournée qui l’a conduit successivement dans les régions de la Haute Guinée, de la Guinée Forestière et de la Moyenne Guinée. Le premier magistrat du pays était allé lancer les travaux de bitumage des voiries urbaines et de certaines routes nationales dans ces régions. Pour Bangaly Camara, membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, même si certains étaient sceptiques au départ, cette visite du président Alpha Condé à l’intérieur du pays, particulièrement au Fouta a été une très bonne chose.

Lansana Komara

« La visite du président Alpha Condé au Fouta a été préparée depuis longtemps. Beaucoup n’était pas d’accord. Comme vous le savez, il y a des gens qui ne veulent pas que la Guinée progresse, ils se disent politiciens. L’idée primordiale qui doit animer un politicien, c’est l’avenir radieux de son pays. Si tu n’es pas animé de ça, quoi que tu fasses, tu ne réussiras jamais. Et, c’est l’idée-là qui a habité le président de la République depuis plus de 50 ans. Alors, quand cette nouvelle a été annoncée au Fouta, certains pensaient que le Fouta était leur propriété privée.

Or, le Fouta est une partie de la Guinée. Le Chef de l’Etat est président de la République, il doit partir partout où il veut. Alors, malgré donc les mauvaises intentions de certains politiciens, le président est parti au Fouta. La réception qu’on a accordée au président de la République était extraordinaire. C’est le cœur qui a travaillé, ce n’est pas le visage des gens seulement. Il est parti initier des actions importantes : les voiries de Labé, de Pita, de Dalaba et beaucoup d’autres infrastructures routières. Et ces travaux-là ont maintenant démarré », a-t-il déclaré.

Abondant dans le même sens, le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail, lui, a parlé de la visite du président de la République en région forestière. Il a salué la forte mobilisation des citoyens pour accueillir Alpha Condé. « Le peuple a montré qu’il est avec le professeur Alpha Condé. De Guéckédou, Macenta, N’zérékoré, Lola, Beyla, la mobilisation était au top. Il y a eu partout une marée humaine, ce qui ne plait pas à certains. Vous savez, il y a des gens qui pensent que le développement se fait contre eux.

Si le professeur lance les travaux de construction de routes et de ponts, ce n’est pas le Professeur seul qui va marcher sur ces routes, ce n’est pas le RPG seul qui va marcher sur ces routes, c’est tout le peuple qui marchera sur ces routes. Ce qui veut dire que pendant qu’ils réparent des manifestations à Conakry, nous nous sommes en train de montrer au peuple que nous sommes sur le terrain. Parce que nous, nous ne confondons aucune de nos préfectures, aucune de nos régions à ces extrémistes qui sont en train d’organiser la pagaille à Conakry », a dit Lansana Komara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mouctar Diallo sur le lancement de la caravane nationale citoyenne (vidéo)

22 décembre 2018 à 16 04 47 124712

Dans la matinée de ce samedi, 22 décembre 2018, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes a présidé la cérémonie officielle de lancement de la caravane nationale citoyenne. Mouctar Diallo a précisé que ces jeunes venus de toutes les régions et issus de toutes les obédiences sillonneront les huit régions de la Guinée, de ce 22 décembre 2018 au 05 janvier 2019.

Ci-dessous et en vidéo, Guineematin.com vous propose l’essentiel de cette cérémonie :

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Gaoual : une centaine de bœufs tués par la fièvre aphteuse

22 décembre 2018 à 13 01 29 122912

Les éleveurs de la préfecture de Gaoual sont très inquiets suite à l’apparition de la fièvre aphteuse dans la zone. En l’espace de quelques semaines déjà, la perte d’au moins une centaine de têtes a été enregistrée dans les différents troupeaux, composés essentiellement de la race N’Dama. C’est ce qu’a appris Guineematin.com auprès de certains éleveurs de la localité.

Moumini Diallo, le président de la coordination des éleveurs de Koumbia, le principal foyer de la race N’Dama avec une estimation de 300 mille têtes de bœufs, joint au téléphone par Guineematin.com, tire la sonnette d’alarme. « Nous avons appris l’apparition d’une maladie contagieuse, venant de l’Est du pays. Cette maladie est malheureusement arrivée dans la préfecture de Gaoual. Dans les localités de Kounsitel et de Kakoni, les éleveurs déplorent la perte de quelques cent têtes de bœufs. Nous sommes très inquiets et demandons l’intervention rapide des autorités à tous les niveaux pour nous aider à sauver nos animaux ».

L’éleveur explique que cette maladie qui n’est autre que la fièvre aphteuse, attrape les plus petits qui se mettent à baver. Une fois que cela est constaté, « nous les injectons d’antibiotiques. Pour l’heure, tous les animaux traités sont en vie mais nous ne savons pas c’est jusqu’à quand », souligne le premier responsable des éleveurs de Koumbia.

Malgré nos tentatives, le Directeur préfectoral de l’élevage, Aliou Diallo reste pour l’heure injoignable au téléphone. Mais, le président de l’Union des éleveurs de Gaoual, Mody Idi Diallo, confirme la nouvelle. « Ici, ce que je peux vous dire, nous avons appris que la maladie a fait quelques dégâts dans les communes rurales de Kounsitel et de Kakoni. Des bœufs dont j’ignore le nombre, ont été emportés par la maladie. Mais à Koumbia, le foyer de la race N’Dama, est jusqu’ici, heureusement, non atteint », déclare-t-il.

En attendant la riposte du gouvernement, à travers le département de l’élevage, « nous avons interdit l’envoi au parc de bétail de Koumbia des bœufs provenant des localités limitrophes contaminées par la maladie. Mieux, il y a quelques semaines, le marché de bétail de Gaoual centre, situé à Kalinko, a été fermé pendant deux semaines. Mais la mesure a été finalement levée », a expliqué Mody Idi.

Côté ministère de l’élevage, aucune source ne veut s’exprimer sur le sujet. Mais des indiscrétions laissent croire que des dispositions sont prises pour faire face à cette situation. Des vaccins, en nombre suffisant, du matériel et même le financement pour le déploiement des équipes sur le terrain sont obtenus, grâce à la l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, a-t-on appris.

Selon une source anonyme, à date, 26 des 33 préfectures du pays sont touchées par la maladie. Et, un programme de vaccination est prévu à partir de janvier prochain dans 32 des 33 préfectures du pays de la Guinée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Championnat de volleyball : fortunes diverses pour les équipes de Labé

22 décembre 2018 à 13 01 24 122412

Le championnat national de volleyball se poursuit à Mamou. Hier, vendredi, 21 décembre 2018, deux équipes de Labé étaient en compétition dans les séries Hommes et Dames. Et, elles ont connu des sorts différents, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans la soirée de ce vendredi, plusieurs rencontres se sont jouées au compte de la 40ème édition du championnat national de volleyball. Chez les Dames, l’équipe de Solima de Labé s’est imposée devant celle d’ADAC de Dubréka. Même si le match était quasiment équilibré, les joueuses de la citée de Karamoko Alfa Mo Labé ont été plus réalistes et ont battu leurs adversaires sur 3 sets à 1.

Toujours dans la série Dames, le Sarinka a sombré pour la deuxième fois dans cette compétition. L’équipe de Coyah s’est inclinée sur le score de 3 sets à 0 devant le Soumba FC de Dubréka.

Chez les Hommes, l’autre équipe de Labé n’a pas suivi l’exemple des Dames. Le Solima a été battu (3 sets à 1) par le Bafing volley club de Conakry. Dans cette opposition plein de rebondissements, l’équipe de Labé n’a pas pu résister aux variétés de jeu, à l’anticipation et à la précision de l’adversaire du jour. Pour se relancer, le Solima masculin doit impérativement battre le club ADAC de Dubréka.

Cette compétition se jouera jusqu’au 30 décembre 2018 à Mamou.

De Mamou, Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Fêtes de fin d’année à Conakry : les prix des pétards à la hausse sur le marché

22 décembre 2018 à 12 12 39 123912

Pendant que 2018 tire à sa fin, l’heure est aux préparatifs pour les fêtes de fin d’année. Pour la célébration de ces fêtes, les pétards sont mis à contribution pour joindre l’utile à l’agréable. Mais, les prix de ces pétards ont connu une hausse généralisée, notamment au grand marché de Madina, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Actuellement, ces produits sont très rares sur les marchés de la capitale. Et cette rareté des ces produits ne se fait pas sans conséquences. Au grand marché de Madina, les détaillants se plaignent de la cherté du prix et de la rareté des clients.

Mamadou Hady Sow, vendeur de pétards à Madina, se plaint cette année. « Tout le monde utilise les pétards. Mais cette année, les pétards sont très rares sur le marché. C’est des femmes qui nous les vendent et à prix d’or. Le problème est que celui qui a l’habitude de nous les envoyer ne les a pas envoyés cette année… Normalement, les autorités devraient sélectionner les genres de pétards à envoyer et indiquer la façon de les utiliser. Surtout, elles devaient autoriser la vente des artifices qui donnent les couleurs pour le divertissement des enfants au moins. C’est ce qui fait que ça manque beaucoup. Cette année, nous achetons avec certaines femmes à des prix très chers. Par exemple, les pétards de 20 coups qu’on achetait à 30 mille francs l’année dernière, on les achète cette année à 80 mille. Les 60 coups, qui étaient à 40 mille francs, se négocient entre 90 et 100 mille francs. Ça coûte vraiment cher. Nous aussi c’est sur ça on va ajouter 3 000 ou 5 000 pour gagner un peu. Les clients ne viennent qu’au compte gouttes ».

Abondant dans le même sens, Mabinty Sylla, grossiste de pétards dans le même marché, a confié à notre reporter la difficulté qu’elle rencontre pour s’en procurer. « Cette année, on est obligé d’augmenter le prix des pétards parce qu’on n’en trouve nulle part. On ne peut pas gagner, même si tu en as besoin, tu ne peux pas en trouver. Nous, ce que nous vendons ici, on a gardé ça depuis l’année dernière. Par exemple, les petits paquets d’un coup qu’on appelle bombe là, c’est pour les quartiers. Nous les vendons à 12 000 francs le paquet. Il y a aussi les 6 coups que nous vendons à 30 000 francs le grand paquet. Il y a les étoiles dont le petit paquet se vend à 5 000 francs. Nous avons les missiles aussi à 9 000 francs le paquet ».

A la question de savoir si la manipulation de ces explosifs n’entraîne pas des dégâts pour l’utilisateur, Mabinty Sylla rassure qu’il n’y en a pas. « Nous montrons à nos clients comment les utiliser sans avoir des problèmes. D’ailleurs pour certains, ils nous demandent comment utiliser, et nous aussi nous leur expliquons ».

La rareté et la cherté des prix de ces pétards et autres feux d’artifice sur le marché ne sont pas fortuites. Selon nos informations, leur utilisation est interdite pour les particuliers à tous les niveaux, dans les lieux de grande mobilisation.

Joint au téléphone, le grand importateur de pétards en Guinée, Boubacar Sow, a dit notre reporter avoir renoncé à ce marché pour cette année. « C’est moi seul qui envoyais les pétards et les feux d’artifices en Guinée ici. Mais, les autorités ont décidé d’interdire la vente et l’utilisation de ces produits ici. L’année dernière, le Colonel Thiégboro Camara et d’autres m’ont beaucoup fatigué pour ça. Donc, cette fois-ci, je n’ai rien envoyé. Alors que partout dans le monde, on utilise ça pour les fêtes de fin d’année. Ce que je demande au gouvernement, c’est de permettre aux citoyens de se divertir pour cette courte période, parce qu’il n’y a pas un pays où on n’utilise pas les feux d’artifices ».

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Action Sociale : Mariama Sylla présente le bilan annuel de son Département

22 décembre 2018 à 10 10 54 125412

La ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a présenté hier, vendredi 21 décembre 2018, le bilan annuel de son département. Hadja Marima Sylla est revenue sur les grandes actions du ministère qu’elle dirige au cours de l’année 2018, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Alors que l’année 2018 tire à sa fin, c’est le moment de regarder dans le rétroviseur pour voir ce qui a été fait pendant les 12 derniers mois. Et, c’est à cet exercice que s’est livrée la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance ce vendredi. Hadja Mariama Sylla est passée devant la presse pour présenter le bilan de son département. Selon elle, conformément à la mission qui lui a été assignée, son département a enregistré des réformes positives cette année. Ce qui a aidé à la création de nouvelles structures, permettant de renforcer davantage le programme de solidarité et d’améliorer les conditions de vie des personnes vulnérables.

« La Guinée inclusive que le professeur Alpha Condé compte réaliser, s’inscrit dans le domaine de la mise en œuvre du programme national de développement économique et social (PNDES). Et comme vous le savez, le Premier ministre en fait une priorité. Il en a décidé grâce aux instructions de monsieur le président de la République. Cela dit, notre département, si sa mission reste la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de la politique, il se trouve que nous avons plusieurs secteurs.

Il y a aujourd’hui trois directions nationales, notamment : la direction de l’action sociale, la direction nationale du genre et de l’équité et la direction chargée de la petite enfance. Qu’est-ce que nous avons fait par rapport à cette mission ? Dans la lettre de mission que monsieur le Premier ministre nous a adressée, il nous a demandé en plus des attributions qui nous reviennent, il y a deux axes qui sont transversaux à tous les départements ministériels : l’employabilité des jeunes et la lutte contre la corruption », a-t-elle introduit.

Poursuivant, madame la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a indiqué que son département, avec l’appui des bailleurs de fonds, a réussi à autonomiser plusieurs femmes. Là-dessus, elle a dit que le 08 mars dernier a été une occasion pour le département, « d’identifier les femmes championnes qui ont œuvré elles-mêmes à s’extraire dans la vulnérabilité dans laquelle elles ont évolué pour être autonomes elles-mêmes et créer de l’emploi. Nous leur avons aidé en leur donnant des appuis. Nous avons accompagné ces femmes et nous avons décidé qu’il fallait faire un bilan des programmes d’autonomisation des femmes menés en République de Guinée depuis 10 ans.

Cette étude est aujourd’hui disponible, nous sommes en phase de validation. Ça va nous amener à l’élaboration d’une stratégie nationale de l’autonomisation des femmes, mais qui sera bâtie sur des modèles réussies. L’instrument fondamental que nous avons dans ce sens, ce sont les centres d’autonomisation des femmes. Des centres d’autonomisation érigés en directions nationales. Aujourd’hui, nous avons une vingtaine de centres d’autonomisation dans le pays, tous équipés. Et pour cette année, c’est près de deux mille (2000) filles et femmes, issues de milieux défavorisés qui ont bénéficié de formation dans plusieurs filières », a-t-elle dit.

En outre, Hadja Mariama Sylla a souligné que son département est en train de mettre en place un programme d’inclusion social et d’autonomisation des personnes vivant avec le handicap. Selon elle, ce programme va permettre la réalisation de centres en faveur des cette couche défavorisée. « Aujourd’hui, notre budget a été rehaussé justement par rapport à l’inclusion social et économique que le gouvernement se propose de réaliser en 2019. En termes d’autonomisation, ces centres-là vont être construits dans les régions pour pouvoir extraire les personnes handicapées et les doter de métiers, et par ricochet, pour qu’ils puissent vivre d’eux-mêmes.

Par rapport aux violences, il se trouve que la Guinée est l’un des rares pays qui ont ratifié la quasi-totalité des instruments juridiques de protection et de promotion des guinéens. Mais aujourd’hui, nous sommes un des premiers pays à les violer. Nous sommes le deuxième pays dans le monde où les femmes continuent à être mutilées. (…). Cette année, nous avons travaillé avec les partenaires au développement sur la troisième phase du programme conjoint de lutte contre la mutilation génitale féminine. Nous avons aussi trouvé une stratégie de lutte contre le mariage précoce. Ce travail est en train d’être fait au sein du département », a dit la ministre qui se félicite de l’action de son département au cours de l’année qui s’achève.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Émetteur de la RTG, 500 millions… Les promesses d’Alpha Condé à Dalaba

22 décembre 2018 à 10 10 25 122512

Comme annoncé précédemment, le président de la République a bouclé hier, vendredi 21 décembre 2018, sa tournée au Fouta par la ville de Dalaba. Comme à Labé et à Pita, Alpha Condé est allé procéder au lancement officiel des travaux de bitumage des voiries urbaines de cette autre ville. Et, comme à ses habitudes, le chef de l’Etat a fait de nouvelles promesses aux habitants de Dalaba, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Une forte délégation des autorités, conduite par le Gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, et de nombreux citoyens de Dalaba se sont mobilisés pour accueillir Alpha Condé dans la ville. Dans leurs discours de circonstance, le préfet de Dalaba, Alpha Boubacar Kaala Bah, et le maire de la commune urbaine, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, ont salué les initiatives du président de la République en faveur des populations de Dalaba, notamment l’ouverture de la MUFFA et les travaux de bitumage des voiries urbaines qu’il est venu lancer.

De son côté, le chef de l’Etat a exprimé tout d’abord les sentiments qui l’anime à cette occasion. « Je suis à la fois très heureux et très triste aujourd’hui. Heureux pour cette forte mobilisation parce e Fouta sait accueillir les étrangers mais triste pour la disparition de notre citoyen monsieur Diallo Mamadou Oury dit Wandera qui était un citoyen actif pour nous », a entamé Alpha Condé.

Dans son discours, le président de la République n’a pas aussi dérogé à la règle qui est la sienne. Le professeur Alpha Condé a, une fois encore, fait de nouvelles promesses. « Au mois de janvier, nous allons installer l’émetteur de la télévision nationale à Dalaba, on avait voulu aussi rénover la villa de Miriam Makeba mais le gouvernement sud-africain a souhaité que ce projet soit en leur compte. J’ai prévu 500 000 000 GNF pour les femmes de la MUFFA dans les semaines à venir. Créez vos projets, je vais vous appuyer », a dit le chef de l’Etat.

Il a promis également d’appuyer les agriculteurs locaux en leur aidant à avoir des engrais et des machines agricoles, tout en les invitant à s’investir dans la culture du fonio, de la pomme de terre et de l’anacarde.

De Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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