N’zérékoré : le SLECG annonce une plainte contre le préfet et le DPE

12 décembre 2018 à 21 09 02 120212

Alors que la grève des enseignants perdure, les relations se compliquent davantage entre les responsables du SLECG et les autorités de N’zérékoré. Le coordinateur régional du syndicat des enseignants vient d’annoncer le dépôt prochain d’une plainte contre le préfet et le DPE de N’zérékoré entre autres. Il les accuse de harcèlement moral suite à l’empêchement des manifestations appelées par le SLECG pour protester contre le gel des salaires des enseignants grévistes, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tout comme à Conakry et dans d’autres villes du pays, les manifestations du SELCG sont systématiquement interdites à N’zérékoré. Récemment, le préfet Elhadj Sory Sanoh a fait une sortie médiatique, appelant l’ensemble des maires de la préfecture à empêcher toute manifestation appelée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.

Elhadj Sory Sanoh

« Le SLECG de N’zérékoré a adopté une stratégie qui consiste à publier un communiqué chaque dimanche, pour pouvoir perturber les écoles le lundi. C’est une psychose qu’il veut créer dans la tête des parents d’élèves, des élèves et enseignants qui ne sont pas en grève pour perturber les cours dans les écoles. C’est pourquoi, j’ai décidé qu’il n’y aura plus de réunion, pas de sit-in et pas de marche du SLECG à N’zérékoré », s’est justifié le préfet.

Une sortie qui a irrité les responsables du syndicat des enseignants dans la préfecture. Fayala Doumbouya, le coordinateur régional du SLECG, dénonce une violation flagrante de la loi. « Le fait pour le préfet de chercher à interdire les réunions du SLECG, je pense que ça, c’est une violation grave des droits et libertés fondamentaux qui sont consacrés par la Constitution. Personne ne peut interdire cela. Nous allons faire des réunions et nous allons voir en vertu de quelle loi, il va donner des ordres aux forces de sécurité de nous arrêter », a réagi le syndicaliste.

Fayala Doumbouya

Ce dernier annonce d’ailleurs le dépôt d’une plainte, dans les prochaines semaines, contre le préfet, le directeur préfectoral de l’éducation et les responsables d’établissements scolaires de la préfecture de N’zérékoré : « Dans les semaines à venir, nous allons porter plainte contre le préfet, le DPE, les principaux, les proviseurs et directeurs d’écoles au tribunal de première instance de N’zérékoré, pour harcèlement moral. Faits prévus et punis par les dispositions de l’article 278 du code pénal guinéen.

Et puis, nous allons les maudire aussi. On a même demandé aux musulmans de réciter la Fatiha contre toutes ces autorités scolaires et administratives qui sont en train de torturer les enseignants aujourd’hui », a laissé entendre Fayala Doumbouya.

Le syndicaliste annonce l’organisation d’un sit-in la semaine prochaine dans les différents endroits stratégiques de la ville. Il a appelé les enseignants à ne pas céder à l’intimidation et aux menaces et à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Explosion dans une usine à Dubréka : au moins 2 morts et 12 blessés

12 décembre 2018 à 19 07 53 125312
M. Le Préfet de Dubréka

Une explosion est survenue dans la soirée de ce mercredi, 12 décembre 2018 dans une usine de fer à béton, située à Dubréka. Elle a fait au moins deux morts et douze blessés, selon le préfet de Dubréka joint au téléphone par Guineematin.com peu après les faits.

Le préfet Younoussa Le Bon Sylla, explique que le drame est survenu dans l’usine de fabrique de fer à béton Odave multi-industries. « J’ai reçu un coup de file de la part des services de sécurité. D’après les premières informations, ce sont des bouteilles de gaz qui ont explosé.

Je ne peux pas vous confirmer pour le moment la cause de l’explosion, mais je sais qu’il y a eu 2 cas de morts et 12 blessés. Parmi les 12 blessés, il y a 1 expatrié et 11 guinéens », a-t-il dit, précisant ne pas connaître l’identité des victimes.

Selon le préfet, les blessés ont été évacués à Conakry pour des soins plus appropriés.

Nous y reviendrons !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Journée Portes Ouvertes : Cheick Sako se réjouit des avancées au ministère de la Justice

12 décembre 2018 à 19 07 50 125012

Le ministère de la Justice a organisé la première journée Portes ouvertes, ce mercredi, 12 décembre 2018. La cérémonie s’est tenue au siège du département, sous la présidence du ministre de tutelle, maître Cheick Sako. La démarche vise à rapprocher davantage la justice et les justiciables, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis l’avènement du président Alpha Condé au pouvoir en décembre 2010, plusieurs reformes ont été menées dans le secteur de la justice. Cette journée Portes Ouvertes, organisée à la Chancellerie, est une opportunité pour le patron du département de présenter les reformes entreprises depuis quelques temps pour rendre la justice guinéenne plus indépendante.

Dr Patrice Vahard

Dans son discours, Dr Patrice Vahard, représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, a dit que la meilleure protection des droits de l’homme se fait au plan local. Selon lui, « une société sans Etat de droit, sans une justice forte et indépendante, est une société qui a beaucoup de problèmes, qui a beaucoup de difficultés. Il faut, de manière progressive, parvenir à une situation où il y a la confiance entre l’administré et l’appareil judiciaire. C’est en ce moment que l’Etat de droit se réalise, que les gens ont le reflexe naturellement, pour leur compte et entre leurs mains. Et, je pense que c’est cet effort là que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, essaye de faire de façon inlassable. Donc, nous aux Nations Unies, nous nous réjouissons d’abord de ces premières journées portes ouvertes. Nous espérons que ça ne sera pas la dernière fois ».

Me Emanuel Kpana Bamba

Pour sa part, maître Emanuel Kpana Bamba, président de la Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme, a salué l’initiative. Pour lui, ces journées Portes Ouvertes doivent être institutionnalisées, en vue de renforcer davantage la protection du droit des citoyens. « Organisée une journée Portes Ouvertes sur la Justice est une bonne chose qui est à capitaliser, qui est à institutionnaliser même, pour permettre aux populations de connaitre le fonctionnement de la justice en Guinée ».

Me Cheick Sako

Le ministre d’Etat en charge de la Justice, maître Cheikh Sako, a dit que cet événement, une première en Guinée, est une initiative du département, permettant à tout citoyen de venir s’informer sur les méandres de la justice. « Nous lançons ce matin la première journée Portes Ouvertes de la Justice. L’objectif recherché, c’est de rapprocher nos concitoyens à la justice. Au-delà des acteurs, des corps constitués, le citoyen guinéen peut, toute la journée, venir au ministère, s’informer sur les procédures, s’informer sur les démarches à suivre. Les magistrats, les cadres du ministère sont là pour leur répondre », a-t-il expliqué.

En outre, le ministre a dit que plusieurs actions ont été réalisées par le département sous le leadership du président de la République : « la mise en place des institutions, le conseil supérieur de la magistrature, la création de la justice militaire, la création des maisons de justice. Au-delà de tout ça, il y a surtout le renforcement de la chaine pénale. Le renforcement de la chaine pénale permet de toucher directement le citoyen. Ça nous a permis de juger en temps réel toutes les affaires criminelles par le nouveau code pénal qui a été voté en 2016. Il a donné la compétence criminelle aux tribunaux de première instance. On a jugé plus de 400 affaires criminelles en 2017. En 2018, on sera jusqu’à 500 affaires. Ça a permis de réduire également les détentions préventives à excès…»

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : l’économie verte au cœur d’une rencontre des employeurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre

12 décembre 2018 à 19 07 27 122712
Mamadou Thiangui Diallo

Une conférence des Organisations d’Employeurs d’Afrique Occidentale et Centrale s’est ouverte ce mercredi, 12 décembre 2018, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Placée sous le thème « Economie verte et développement durable », la rencontre va permettre aux participants d’échanger sur comment accélérer la croissance et la création d’emplois. La cérémonie a été présidée par le ministre de la sécurité et de la protection civile, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Mamadou Thiangui Diallo, représentant d’Ansoumane Kaba, président du Conseil National du Patronat de Guinée, est revenu sur l’importance du thème de cette conférence. « L’économie verte est une économie qui entraine une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Nos désirs d’agir se transforment en véritables actions. L’économie verte couvre un grand nombre de secteurs d’activités qui répondent à nos préoccupations et offre de nombreuses opportunités de création d’entreprises et de nombreux emplois décents, aussi bien en matière de protection de l’environnement qu’en gestion de ressources naturelles ».

Housseine Diallo

De son côté, Housseine Diallo, secrétaire exécutif de la Fédération Patronale de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO) a expliqué les enjeux de cette conférence. « Si les employeurs de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se réunissent pour parler de l’économie verte, c’est absolument la préoccupation de tous ceux qui, aujourd’hui, résident dans cette zone. Il y’a deux éléments : le changement climatique et ses conséquences sur nos vies, sur notre travail et il y a le problème d’emploi. De par l’économie verte, il est sûr que de nouveaux emplois peuvent être créés, certains emplois disparaîtront. Mais, des emplois peuvent être créés dans des secteurs aussi importants comme l’agriculture, qui est l’activité principale dans notre sous-région. Il faut réfléchir et donner un cadre où l’économie verte peut se développer, où la croissance sera entraînée et qui devra être une croissance inclusive qui apporte des éléments pour lutter contre la pauvreté par la création d’emplois ».

En présidant cette conférence portant sur l’économie verte, Alpha Ibrahima Keira, ministre de la sécurité et de la protection civile, a exprimé toute la gratitude du gouvernement à l’égard des participants pour avoir effectué le déplacement de Conakry.

« Il est donc important et utile que les employeurs que vous êtes, et qui sont considérés dans nos pays comme des moteurs de l’économie nationale ainsi que les créateurs de richesse et d’emploi décent, puissent réfléchir à cette thématique afin de faire de l’économie verte une économie de création d’emploi pour nos populations, surtout pour nos jeunes qui, en Guinée et en Afrique, représentent 60% de la population active. Nous serons présents à vos côtés à cette conférence pour partager avec vous notre volonté de créer un cadre adéquat, capable de libérer pleinement le potentiel de l’économie verte, d’où l’importance que nous accordons aux résultats de vos travaux que nous pourrions prendre en compte dans l’élaboration de nos politiques nationales dans ce domaine », a souhaité le ministre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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COP 24 sur le climat : bilan à mi-parcours de la participation guinéenne

12 décembre 2018 à 18 06 36 123612

La Pologne accueille depuis le 02 décembre dernier la 24ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique.

Près de 200 pays sont représentés à ce plus grand rendez-vous mondial dédié au climat depuis le « sommet de la terre » en 1992 à Rio de Janeiro au Brésil. Cette année comme pour les précédentes, la Guinée prend part à la rencontre.

Mais quelles sont les contributions et quelles sont les perspectives de cette participation? Les réponses du Directeur National de l’Environnement M.Abou CISSE dans cet entretien.

L’épineuse question du financement et le « relâchement » que certains estiment face à la lenteur des décisions, sont aussi abordés dans cette interview réalisée à Katowice par Idiatou CAMARA.

M le Directeur National de l’Environnement quelle est la contribution de la Guinée à cette COP 24 de Katowice ?

Quelle est la participation Guinéenne à cette rencontre mondiale ?

Je dois dire d’abord que la Guinée est membre de la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques.

Donc, il y’a la pré COP, qui fait le bilan de la précédente COP. Il s’agit pour les pays les moins avancés et le groupe des 77 d’harmoniser les positions avant les négociations de haut niveau.

Objectifs, tout d’abord adopter et finaliser le travail de l’accord de paris, ensuite le dialogue de talonnement avec les Ministres. Il faut à ce niveau se poser 3 questions, d’où venons nous, ou en sommes-nous et ou allons-nous, parlant du climat bien entendu. Pour ce qui concerne la Guinée dans le passé nous avons signé par exemple signé et ratifié l’accord de paris, le protocole de kyoto. Pour le présent, c’est faire la situation sur els INDC, les contributions nationales de lutte. En dernier ressort, c’est le bilan justement de ces contributions. Il existe des projets de l’Etat Guinéen en collaboration avec des partenaires comme le PNUD. Le Ministre de l’Environnement M. Oye GUILAVOGUI a rencontré d’autres partenaires comme la BAD, la Banque Africaine de Développement, nous avons soumis quatre projets dans le cadre de l’adaptation et de l’atténuation, elle a promis de venir en Guinée dès début 2019, pour voir sur le terrain ce qui peut etre fait.

Quelles sont les résultats à ramener en Guinée ?

Déjà le fait de participer à la rencontre en nombre, nous avons une cinquantaine de participants. Ensuite, des projets de reboisement de centaines d’hectares, bref, des discussions sont engagées et vont se poursuivre nous espérons pour une meilleure stratégie de lutte contre le réchauffement climatique qui se poursuit avec les dégats que chacun vit dans son quotidien.

Beaucoup parlent de relâchement, de découragement à cause de la faiblesse de la mobilisation des ressources attendues pour cette lutte, si on vous posait la question à savoir comment évoluent les choses que diriez-vous ?

Non je ne suis pas d’accord avec ces avis, c’est vrai qu’on entend depuis qu’on est ici à Katowice. Vous savez, souvent on pense que le fait que, comparer aux COP de Paris, de Bonn ou de Marrakech les chefs d’Etats ne sont pas fortement mobilisés, c’est vrai, mais ils sont représentés. Il ne faut pas penser que si les Présidents ne sont pas là rien ne peut bouger, ce qui n’est pas vrai, parce que les techniciens sont présents et c’est ce qui dit compter. Maintenant sur la question du financement on peut se poser des questions. Sur les 100 milliards de dollars annoncés, on n’est loin d’atteindre 10 milliards à ce jour, ce qui doit nous interpeller.

Alors justement parlant des financements, que doit faire l’Afrique étant l’un des continents les plus touchés par les effets du réchauffement climatique et pauvre aussi ?

C’est une vraie question. Comme chacun le pense, c’est également mon cas, il faut compter sur ses propres efforts, c’est indéniable. On doit arrêter de compter seulement sur les financements étrangers. Pour faire face à la situation qui se dégrade progressivement, je crois qu’on doit penser à des stratégies de mobilisations internes pour l’adaptation et l’atténuation.

D’abord, la GIRE la gestion intégrée des ressources en eau doit être prise en compte à cause des effets sur la ressource en eau que nous vivons tant en milieu urbain que rural. Cela implique la réhabilitation des bassins versants, la participation des femmes, la construction des infrastructures hydro-énergétiques, le développement de l’agriculture intelligente.

Il y’a ensuite la réhabilitation des zones dégradées, l’accès et l’efficacité énergétique à travers la promotion des énergies renouvelables propres et la collaboration avec les partenaires pour le financement qui est la véritable difficulté.

A l’intérieur des Etats, il y’a les INDC qui sont les stratégies en ce qui concerne les projets d’adaptation et l’atténuation, il faut les développer et s’engager ensemble pour lutter contre le réchauffement climatique qui avance sans attendre.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Elhadj Mamoudou Soumah : « il n’y a pas d’étrangers en Basse Guinée »

12 décembre 2018 à 18 06 30 123012

La sortie d’Elhadj Sékhouna Soumah de Tanéné, l’un des Kountigui de la Basse Côte, continue d’enregistrer des réactions de désapprobation. Elhadj Mamoudou Soumah, l’autre Kountigui, recadre Elhadj Sékhouna en niant sa qualité de Kountigui et en condamnant ses propos incitant à l’exclusion. C’était à l’occasion d’une conférence qu’il a animée ce mercredi, 12 décembre 2018, à son domicile à Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors de cette rencontre avec la presse, le Kountigui de Labésangni, entouré de quelques sages de la Basse Côte, a tenu à mettre les points sur les i. Elhadj Mamoudou Soumah a rappelé qu’il est le seul Kountigui de la Basse Guinée, légalement intronisé selon les coutumes et accepté par les 8 préfectures. Selon lui, « ce n’est pas l’administration qui installe un Kountigui. Ce sont les autorités morales de la région qui installe un Kountigui. Mais, contrairement à moi, l’autre Kountigui a été installé par l’administration, alors que nous, nous avons été sollicités par tous les sages des huit préfectures de Labésangni ».

D’ailleurs, le Kountigui affirme que l’attaque dont il a été victime le jour de son intronisation visait à empêcher la manifestation de la vérité. « Pour empêcher que la vérité éclate, certains ressortissants de la Basse Guinée sont allés, lors de notre investiture d’intronisation, pour caillasser là où se tenait la cérémonie à Kagbélen. Ce qui ne nous a pas empêchés de faire notre intronisation. Je suis musulman, mais je me suis souvenu de la parole de Jésus quand on l’a mit sur la croix. Il a regardé le ciel, il a dit, mon père pardonnez-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font…les jeunes qui ont vandalisé les lieux à Kagbélen, je leur ai pardonné, parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient et je reste le Kountigui de la Basse Guinée », souligne Elhadj Mamoudou Soumah

En outre, le sage a tenu à préciser que le Kountigui est normalement une autorité morale impartiale dont le rôle est de résoudre les problèmes entre les fils du pays. « Le Kountigui ne doit pas faire du porte-à-porte, de ministère à ministère. Je n’ai pas rencontré un ministre, un président de parti politique, ni un membre d’un gouvernement quelconque. Je suis apolitique et je n’appartiens à aucune administration. Mais, s’ils décident de venir me rendre visite, de poser leurs inquiétudes, mes portes sont grandement ouvertes. Mes conseils et moi, si c’est dans notre capacité de résoudre le problème, on le fait », martèle le sage.

Au cours d’une réunion des fils de la Basse Côte, l’autre chef coutumier de la région, Elhadj Sékhouna Soumah a interdit la vente de parcelles « aux étrangers ». Sur la question, Elhadj Mamoudou Soumah a rappelé que la Basse Guinée est constituée d’un ensemble d’ethnies. « Je tiens à rappeler que tous les citoyens vivant sur le territoire de la Basse Guinée, partie intégrante de la République de Guinée, sont égaux en droits et en devoirs. Dans nos coutumes et dans les lois guinéennes, le droit de propriété est un droit garanti et imperturbable. L’affaire d’étrangers doit être bannie de notre langage. L’étranger, c’est celui qui est de passage sur un territoire, qui n’est pas intégré au sein de la communauté », indique le chef coutumier de Labésangni.

S’agissant la crise qui perdure au sein de l’éducation guinéenne, le Kountigui estime qu’il est urgent que le gouvernement et les syndicalistes reprennent le dialogue afin de sortir de cette crise. « Aujourd’hui, la plus grande préoccupation de tout le pays est le blocage des négociations entre le gouvernement et le syndicat des enseignants. Compte-tenu de l’importance de l’éducation dans un pays, j’en appelle au gouvernement de rouvrir les négociations dans un bref délai avec les syndicats pour éviter une année blanche à l’école guinéenne », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Sidya Touré veut d’une coalition pour une alternance en 2020

12 décembre 2018 à 18 06 17 121712

Au lendemain de sa démission au poste de Haut représentant du chef de l’Etat, le président de l’UFR a organisé une conférence de presse dans la journée de ce mercredi, 12 décembre 2018. A cette occasion, plusieurs sujets ont été abordés par Sidya Touré, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Après son exposé introductif, le président de l’Union des Forces Républicaines a dit être prêt à répondre aux questions des journalistes, massivement mobilisés à la maison de la presse, à Coléah (Conakry).

Sur son positionnement politique, après avoir jeté l’éponge, Sidya Touré veut créer une coalition qui se détachera de l’opposition républicaine, formée actuellement autour de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. « Nous allons discuter avec d’autres partis politiques qui se sentent de l’opposition également et qui ne sont pas forcément de l’opposition républicaine. Laissez-nous la possibilité de faire cela et d’être un groupe ou coalition de partis qui puissent faire de propositions nouvelles aux guinéens en dehors de ce cadre qui est en train de se cristalliser sur des données qui n’ont rien à avoir des fois avec la politique. Moi, je ne souhaite pas être mêlé à ce débat, que nous puissions faire des propositions et que ce groupe de partis qu’on appelle coalition de l’opposition plurielle ou comme vous voulez sera formé de partis politiques qui veulent bien jouer ce rôle. Et, nous ferons un groupe d’opposition qui soit différent de l’autre groupe de l’opposition », a-t-il indiqué, précisant qu’il n’est pas obligé de s’allier à l’UFDG ou au RPG arc-en-ciel.

Parlant de la crise qui secoue le système éducatif guinéen depuis le déclenchement de la grève du SLECG en fin septembre dernier pour un meilleur traitement salarial des enseignants, Sidya Touré estime que l’Etat doit faire face aux préoccupations des enseignants. « On ne doit pas jouer avec l’éducation ! L’enseignement est à la base de tout ce que nous faisons. Si vous voulez faire l’agriculture ou l’élevage, il faut une éducation. On ne doit pas blaguer avec ça ! J’estime qu’on ne peut pas jouer avec ça ; c’est inadmissible. Je me lève contre ça, on ne doit pas se focaliser sur les égos des gens pour sacrifier l’éducation », a indiqué l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat.

Se glorifiant d’avoir été le premier à créer une école privée à Conakry, le président de l’UFR a rappelé qu’il faut allouer suffisamment de moyens au système éducatif pour le qualifier. « Pour que l’éducation marche, il faut donner les moyens… Le développement ne se fera pas sans l’éducation ; ce n’est pas en vendant de la bauxite que les Guinéens ne voient pas que le pays va avancer. Nous sommes dans un monde ouvert, il faut que les ingénieurs guinéens puissent compétir avec les autres de la sous-région ; et, cela passe par une bonne éducation », a ajouté l’ancien collaborateur d’Alpha Condé.

A suivre !

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Assemblée nationale : 4 ministres devant les députés

12 décembre 2018 à 17 05 41 124112

Dans la journée de ce mercredi, 12 décembre 2018, quatre chefs de Départements étaient face aux députés guinéens, à l’Assemblée nationale. Il s’agissait de de Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, de Hadja Mariama Sylla, ministre de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, de Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, des arts, de la culture et du patrimoine historique, et de Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique.

Chacun des quatre ministres a d’abord expliqué les missions de son département, l’utilisation du budget 2018, avant de défendre son projet de Budget de l’année 2019, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, a été le premier à se prêter à cet exercice pour les travaux de la plénière de ce mercredi, 12 décembre 2018.

Selon le ministre, en 2018, le budget du département de la Défense nationale s’élevait à 1 777 milliards 386 millions 394 mille 580 ; et, à la date du 10 décembre 2018, il a été décaissé à hauteur de 95%. En 2019, le ministre de la Défense nationale a proposé un budget de 1 794 milliards 101 millions 307 mille francs guinéens. Une petite hausse qui s’explique par le glissement catégoriel, représentant 10% de la masse indiciaire, et le recrutement de 2000 jeunes pour des nécessités de service, a précisé le ministre d’Etat.

Intervenant en deuxième position, madame la ministre de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Hadja Mariama Sylla, a rappelé que le budget chiffré 86 milliards de francs de son département pour 2018, contre une prévision pour 2019 de 125 milliards ; soit, un taux de progression de 67%.

Du côté du ministère des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique, dirigé par Moustapha Mamy Diaby, en 2018, le département a bénéficié de 34 milliards 248 millions 842 mille 682 francs guinéens, contre un montant de 226 milliards 404 millions 339 mille francs guinéens. A en croire le ministre 208 milliards 360 millions francs guinéens seront destinés aux dépenses d’investissement.

Au titre des activités énoncées, 7 sont inscrites pour 2019. Entre autres il y a le schéma directeur informatique, l’atterrissage d’un second câble sous-marin, la construction du siège du département, le Data center (centre d’excellence ou encore le système intégré d’information).

Pour sa part, le ministère des Sports, de la culture et du patrimoine historique a présenté un budget de 180 milliards 591 millions 13 mille francs guinéens pour l’exercice 2019, contre 197 milliards 504 millions 694 mille francs guinéens en 2018 ; soit, une baisse de 8,5%. Un budget que le ministre Bantama Sow a essayé de justifier par l’organisation des tournois, la restauration et l’aménagement des sites touristiques du pays.

A suivre !

Du Palais du peuple, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Lola : un grumier de la société Forêt Forte blesse 23 personnes et prend la fuite

12 décembre 2018 à 16 04 08 120812

Un accident de la circulation a 23 blessés hier, mardi 11 décembre 2018, dans la préfecture de Lola. C’est un grumier de la société Forêt Forte qui a percuté une camionnette transportant des passagers. La camionnette s’est renversée et le chauffeur du grumier a pris la fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

Cet accident de la circulation s’est produit aux environs de 12 heures dans le district de Kébéyakoré relevant de la sous-préfecture de Guéasso. Selon le chauffeur de la camionnette qui s’est renversée, c’est les bois que transportait le grumier qui ont cogné son véhicule, provoquant ainsi l’accident. « Nous nous sommes rencontrés sur un pont. Lorsque j’ai vu le grumier sur le pont, j’ai freiné et je lui ai cédé le passage.

Mais, lui étant en toute vitesse, les bois qu’il transportait ont cogné mon véhicule, le véhicule s’est renversé faisant beaucoup de blessés. Le chauffeur du grumier ne s’est pas arrêté pour se soucier de nous, il a continué son chemin », explique-t-il.

Les blessés ont été transportés d’urgence à l’hôpital préfectoral de Lola. Selon Dr Kaba Keita, le directeur de l’hôpital, la plupart d’entre eux ont été pris en charge sur place : « Nous avons reçu un groupe d’accidentés, de 23 personnes. Parmi ces blessés, il y avait trois cas graves qu’on a transférés à l’hôpital régional de N’zérékoré. Les autres, on les a pris en charge ici », a dit le médecin.

Quant au chauffeur du grumier à l’origine de l’accident, il a été arrêté par la gendarmerie routière à Bangouéta, district relevant de la sous-préfecture de Yalenzou, située à 20 kilomètres de la ville de Lola.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Détournement de 40 milliards : Paul Moussa Diawara demande la comparution de l’auteur du rapport qui l’incrimine

12 décembre 2018 à 14 02 42 124212

Les débats se poursuivent au tribunal correctionnel de Kaloum dans le dossier Paul Moussa Diawara et Inza Bayo poursuivis pour détournement de fonds publics et complicité au préjudice de l’Etat guinéen. Après avoir été mis à rude épreuve par les avocats de la partie civile, les deux prévenus demandent la comparution de l’expert-comptable par qui on a découvert le présumé détournement, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Après été « malmenés » par les avocats de l’agent judiciaire de l’Etat, Inza Bayo et Paul Moussa Diawara, par la voix de leurs a avocats, demandent la comparution de Kahi Magassouba.

Selon maitre Alseny Sylla, l’OGP a été audité successivement par l’inspection d’État et par le cabinet comptable, dirigé par Kahi Magassouba. « Le rapport de l’expert-comptable n’a pas été contradictoire. Il y a des pièces qui manquent dans ce rapport et qui sont très importants pour la manifestation de la vérité. Certaines dépenses, comme deux ans de frais de location des locaux de l’OGP, n’ont pas figuré dans le rapport. Donc, on a des doutes. C’est pourquoi nous demandons la comparution de l’expert-comptable ».

Des arguments rejetés aussi bien par le procureur Ousmane Sankhon que les avocats de la partie civile. Pour maitre Gbilimou « s’il y a des éléments incomplets dans ce rapport, c’est à votre faveur. Il suffit de l’exploiter à vos intérêts au moment venu. La comparution de l’expert-comptable n’est pas nécessaire ».

Par la suite, l’avocat de la défense, maître Alseny Sylla a dit ses craintes de voir ses clients reconnus coupables puisque c’est l’Etat qui les poursuit et que les magistrats résistent rarement à la pression des autorités.

Le juge Ibrahima Kabélé Bangoura va rassurer l’avocat que c’est le droit qui sera dit dans cette affaire.

Ensuite, il a rejeté la demande de comparution de l’expert-comptable.
Les débats se poursuivent.

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Kaloum pour Guineematin.com

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Parlement : le ministre de la Défense sur son budget

12 décembre 2018 à 14 02 19 121912

Les prévisions pour ce titre pour l’année 2019 s’élèvent à la somme de 91 266 538 000 francs guinéens. Dans le cadre des investissements, l’exécution des travaux des contrats dégelés se poursuit à un rythme assez lent à cause de l’insuffisance des fonds alloués chaque année. Je l’ai déjà dit, si l’on ne prend garde, ces importants investissements qui traînent depuis 2009, risquent d’être, sous l’effet des intempéries, une énorme perte pour l’Etat

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du discours du ministre d’Etat en charge de la Défense nationale :

Mesdames et Messieurs,

C’est un devoir républicain et un grand honneur pour moi de passer devant votre auguste Assemblée, pour la troisième fois depuis ma nomination à la tête du Ministère de la Défense Nationale, dans le cadre de l’examen et l’adoption de la loi des finances initiale 2019.

Je voudrais vivement remercier votre institution pour la compréhension qui a toujours caractérisé nos rencontres ainsi que pour les résultats que nos échanges ont toujours donnés.

En effet, placé sous l’autorité du Président de la République, le Ministère de la Défense Nationale participe à la conception, à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de la politique du Gouvernement dans le domaine de la défense nationale. 

A ce titre, il est particulièrement chargé de garantir les intérêts majeurs et vitaux de la Nation, c’est-à-dire :

–      Sauvegarder les institutions de la République ;

–      Assurer la défense de l’intégrité du territoire national contre toute forme d’agression ;

–      Veiller à la protection des personnes et de leurs biens.

En outre :

–      Faire participer les forces armées au développement socio-économique du pays et à toutes autres tâches d’intérêt public ;

–      Créer et renforcer les conditions de participation des forces armées aux missions de maintien de la paix…

Cette noble mais contraignante mission, s’accomplit aujourd’hui dans un contexte assez difficile, lié au paradoxe de la conjoncture économique mondiale, marquée d’une part par la rareté des ressources et d’autre part par l’insécurité grandissante causée par le terrorisme international qui agite le monde.

A ce contexte s’ajoutent les processus démocratiques à consonance revendicative et réfractaire suscitée partout en Afrique par la pauvreté, l’exode rural, l’insuffisance d’emplois, l’émigration des jeunes etc…

Toutefois, pour l’accomplissement de cette mission régalienne, le Ministère de la Défense Nationale dispose d’une structure singulière comprenant notamment :

–      Le Cabinet du Ministère ;

–      Les services rattachés ;

–      Les organismes de commandement.

L’évolution et les contraintes dans le fonctionnement de l’ensemble des structures du département ont nécessité la réforme du secteur de sécurité que le Gouvernement de la troisième République a entamée en 2011.

Dans la perspective de la poursuite de cette réforme, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a bien voulu assigner à mon Département en 2018, une lettre de mission dont les objectifs prioritaires sont :

1- Poursuivre la mise en œuvre de la réforme des forces de défense ;

2- Renforcer les capacités opérationnelles des Forces de Défense ;

3- Améliorer la qualité des dépenses militaires ;

4- Développer la coopération militaire ;

5- Contribuer à la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et la fraude pour restaurer l’image et la crédibilité de l’Etat ;

6- Veiller à la promotion des composantes à haute intensité de main d’œuvre dans tous les programmes et projets publics et privés pour favoriser la création d’emplois pour les jeunes et améliorer leurs conditions de vie.

Ces deux derniers objectifs sont transversaux de l’action gouvernementale.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

La nécessaire montée en puissance des forces armées repose essentiellement sur la Loi de Programmation Militaire (LPM) que votre auguste Assemblée a bien voulu adopter en décembre 2014.

Comme vous le savez, la mise en œuvre de cette LPM devrait permettre de disposer d’une armée redimensionnée, formée, équipée, capable de faire face à tous les défis sécuritaires du moment.

L’exécution de cette loi, étalée sur une période de six ans, est maintenant à deux ans de la fin de son échéance en 2020, alors qu’elle a été confrontée à l’insuffisance d’allocations due aux difficultés économiques et financières que le pays a connues ces dernières années.

Aujourd’hui, Honorables Députés, nous devons tous ensemble réfléchir non seulement sur l’opportunité d’une relecture de cette Loi de Programmation Militaire, mais aussi et surtout sur le mécanisme de mobilisation des ressources nécessaires à son exécution effective.

Malgré ces difficultés, il faut noter avec satisfaction que mon département a réussi à mettre sur pieds, au cours de l’exercice budgétaire écoulé, une  unité de forces spéciales dont la mise en place était une priorité en raison du contexte sécuritaire sous-régional.

Ces dernières années, le Gouvernement s’est résolument engagé sur la voie de la croissance, du développement durable mais également et surtout sur celle de la modernisation de l’administration en générale et de l’Armée en particulier. L’adoption récente du Plan National du Développement Economique et Social (PNDES) vient consolider les acquis dans la poursuite de la réforme.

Depuis l’avènement de la troisième République, le Ministère de la Défense Nationale occupe une place de plus en plus prépondérante dans le référentiel national. Il participe fortement à la paix, à la construction et à la consolidation de la démocratie.

Bien évidemment, le programme d’activités habituelles s’est poursuivi, malgré les difficultés, ainsi que vous me permettrez, honorables députés, de vous livrer ci-dessous la quintessence.

I-EXECUTION DU BUDGET 2018 A LA DATE DU 10 DECEMBRE 2018

Le budget alloué au Ministère de la Défense Nationale en 2018 (LFR) s’élève à 1 777 386 394 680GNF. Le montant payé à la date du 10 décembre 2018 est de 1 690 607 146 255GNFsoit95%.

Dans le cadre de l’investissement, des efforts importants ont été consentis par le département pour la construction, la rénovation, l’achèvement et l’équipement des infrastructures militaires, notamment :

üLa construction d’un héliport à Kankan ;

üLa construction et l’aménagement des installations pour la préparation au sol et les sauts parachutistes ;

üLa construction des châteaux d’eau et de forages ;

üConstruction de la clôture du camp de la Compagnie d’infanterie de Koubia ;

üConstruction des bâtiments pour abriter les PA le long des frontières ;

üConstruction de magasins d’armements et aménagement de champs de tir en faveur du Groupement des Forces Spéciales ;

üLa construction de magasin de denrées, de la cuisine, du réfectoire et de la clôture au camp Makambo ;

üConstruction de la station-service au Camp Alpha Yaya ;

üConstruction en cours des bâtiments R+1 pour logements, bâtiment administratif et reconstruction de l’infirmerie au Camp Kwame N’Kruma ;

üConstruction en cours d’un bâtiment du groupe scolaire  et la rénovation d’un bâtiment R+2 à usage de logement au Camp Alpha Yaya DIALLO.

En matière d’équipements, je dois préciser que de gros efforts ont été fournis dans les domaines de la santé, des transmissions, de la logistique ainsi que dans l’acquisition d’autres matériels spécifiques dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de nos différentes unités.

Dans le cadre du respect des engagements de la Guinée vis-à-vis de la communauté internationale, mon département déploie chaque année des efforts de plus en plus accrus dans la préparation d’un millier de soldats en vue de la projection de 850 hommes au sein de la MINUSMA au nord Mali.

De nouveaux et importants équipements blindés, acquis par le Ministère de la Défense, permettent non seulement de renforcer la protection de la troupe, mais aussi d’améliorer efficacement l’accomplissement de sa mission.

En ce qui concerne le fonctionnement du Tribunal Militaire, le département a appuyé financièrement la tenue de dix (10) Assises dans le but de renforcer la discipline au sein des forces armées. 

Monsieur le Président

Honorables Députés,

Permettez-moi d’enchainer avec les grandes lignes de l’Avant-Projet de budget 2019 du Ministère de la Défense Nationale.

En effet, le projet de budget 2019du Ministère de la Défense Nationale se chiffre à la somme de 1 794 101 307 000 Francs Guinéens.

Ce projet de budget, décrit en Titreset chapitresse présente comme suit : 

TITRE II   Traitements & salaires  ……………. 1 299  067  396  000FG

TITRE III  Dépenses de Biens & services  …..   170  317  704  000FG

TITRE IV  Dépenses de Transfert ………..……  233  449  669  000FG

TITRE V  Dépenses d’Investissement ………..   91  266  538  000FG

TOTAL……………………………………………   1 794  101 307 000 FG

A l’analyse  de ce projet de budget, il ressort les  explications ci-dessous :

 

1.   TITRE II : Traitements & salaires

L’augmentation de la masse salariale par rapport à l’exercice 2018, s’explique essentiellement par :

·     le glissement catégoriel  représentant 10% de la solde indiciaire ;

·      le recrutement prévisionnel de 2 000 jeunes gens, motivé par les nécessités de service.

3.  TITRE III : Dépenses de Biens & services 170 317 704 000 FG,

Il se décompose comme suit :

1)  Achat de Fournitures et biens courants….. 1 469 975 000 GNF

2)  Achat de Fournitures de biens spécifiques  5 160 363 000 GNF

3)  Achat de Fournitures de Services   ………..  8 564 421 000 GNF

4)  Achat de Carburants et Lubrifiants……  . 117 522 000 000GNF

5)  Consommation Eau, Electricité et Télécom……………… 0GNF

6)  Frais de déplacement…………. …………….12 787 514 000GNF

7)  Frais de représentation et manifestations…. 1 786 660 000 GNF

8)  Frais d’Entretiens et de Réparations ……….. 4 944 461 000GNF

9)   Dépenses diverses..…………….…………….. 18 082 310 000GNF

4.  TITRE IV : Dépenses de Transfert : 233 449 669 000 FG  

Ce titre se décompose comme suit :

üTransfert courant aux organismes internationaux 219 690 203 000GNF ;

üTransfert courant à d’autres budgets………………..80 270 000GNF ;

ü Frais médicaux à l’extérieur……………………….10 500 000 000GNF ;

üAllocations familiales…………………………………….79 196 000GNF ;

üBourses en Guinée………………………………….  3 100 000 000GNF

4-TITRE V   Dépenses d’Investissement 

Les prévisions pour ce titre pour l’année 2019 s’élèvent à la somme de 91 266 538 000francs guinéens.

Dans le cadre des investissements, l’exécution des travaux des contrats dégelés se poursuit à un rythme assez lent à cause de l’insuffisance des fonds alloués chaque année. Je l’ai déjà dit, si l’on ne prend garde, ces importants investissements qui traînent depuis 2009, risquent d’être, sous l’effet des intempéries, une énorme perte pour l’Etat.

Monsieur le Président

Honorables Députés,

Je voudrais faire remarquer ici que les coupes drastiques observées dans la LFR2018, ont exposé le département à une situation difficile, au regard de l’accroissement des charges incompressibles liées aux missions stratégiques du département. 

Ainsi, au cours  du premier semestre 2018, le ministère de la Défense  a été confronté à des difficultés ci-après :

·      la faible dotation de certaines lignes budgétaires telles que les évacuations sanitaires ;

·      le retard de paiement des dépenses d’investissements, des produits pharmaceutiques, des activités de la stratégie nationale d’actions prioritaires (SNAP) etc…

En dépit des efforts consentis par le Ministère de la Défense Nationale, force est de constater que certains de ses besoins en investissements, en matériels et équipements demeurent entiers. 

Malgré cet état de fait, le budget alloué diminue drastiquement du fait du plafond imposé par le cadrage budgétaire.

Vous comprendrez aisément les difficultés auxquelles le Ministère de la Défense Nationale pourrait être de nouveau confronté si cette situation ne s’améliore pas.

Monsieur le Président

Honorables Députés,

L’accomplissement correct des missions de l’Etat dépend du climat de paix, de sécurité et de stabilité sans lesquelles aucune activité socioéconomique ne pourrait se réaliser normalement.

Il n’y a aucun doute que l’effectivité d’un tel climat, propice au développement est l’essence de la mission de mon département ; contrairement aux critiques selon lesquelles le Ministère de la Défense Nationale n’est qu’un département dépensier.

En effet, la sécurisation des recettes douanières aux frontières, la protection des installations stratégiques et industrielles, la sécurisation des zones minières, l’action de l’Etat en mer, la rentrée des devises à travers notre participation aux opérations de maintien de la paix… sont les facteurs fondamentaux d’un développement socioéconomique.

C’est pour toutes ces raisons que je sollicite votre soutien pour l’adoption du budget du ministère de la Défense nationale, nous permettant de disposer des ressources nécessaires à l’accomplissement efficace des missions qui nous sont dévolues.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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Baïdy Aribot va-t-il quitter l’UFR ? « Il est arrivé en 2011, s’il veut, il quitte », lance Sidya Touré

12 décembre 2018 à 14 02 06 120612

Après la démission de Sidya Touré de son poste de Haut représentant du chef de l’Etat et le départ de Mohamed Tall du Gouvernement, l’UFR n’a plus que Baïdy Aribot au sein de la mouvance présidentielle. Or, la présence du secrétaire exécutif de l’UFR dans la galaxie du pouvoir continue de susciter des interprétations sur le positionnement politique de son parti dans le landerneau politique guinéen.

A l’occasion de la conférence de presse qu’il a souhaité animer pour expliquer sa démission, Sidya Touré a été plusieurs fois interpellé par les journalistes sur le cas Baïdy Aribot, membre du bureau politique national de l’UFR et deuxième vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (depuis le 02 novembre 2017). D’ailleurs, l’ancien député de la commune de Kaloum se montre souvent avec le président de la République, le professeur Alpha Condé, dans ses différentes sorties publiques.

Apparemment embarrassé sur la question, le président de l’UFR a, dans un premier temps, souhaité ne pas « s’étendre sur ça ». Mais, à force d’être interpellé, Sidya Touré, qui a tout de même refusé de demander à Baïdy Aribot de choisir entre son poste à la BCRG et l’UFR, a d’abord rappelé que ce dernier n’est arrivé à l’UFR qu’en 2011. « S’il veut, il reste, s’il veut, il quitte », a mollement dit Sidya Touré.

Enfin, il importe de rappeler que c’est surtout le tâtonnement dans les choix des lignes politiques qui perturbe les électeurs et joue contre l’UFR dans les élections comme on l’a constaté avec les pertes successives et chaque fois plus importantes du parti à l’issue des dernières consultations électorales.

A suivre !

Siba Guilavogui et Laafa Sow reviendront sur la conférence de presse de Sidya Touré pour Guineematin.com

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La nouvelle loi sur la CENI promulguée : « nous allons droit au mur », réagit Sila Bah

12 décembre 2018 à 13 01 26 122612

Comme annoncé précédemment, le président de la République a promulgué récemment la nouvelle loi sur la CENI. Cette promulgation qui a eu lieu le 07 décembre 2018 a été annoncée ce mercredi, 12 décembre à l’Assemblée nationale. Une décision qui irrite le président et député du PGRP, l’honorable Alpha Ibrahima Sila Bah. Ce dernier, on se rappelle, avait vigoureusement protesté contre certaines dispositions de cette loi le jour de son adoption par le Parlement et déposé une plainte auprès de l’INIDG qui, à son tour, avait porté l’affaire devant la Cour Constitutionnelle. Maintenant que ce recours n’a pas prospéré et que la loi est promulguée, le parlementaire estime que la Guinée se dirige tout droit au mur.

Décryptage !

Je suis désolé pour la Guinée et pour son futur, parce que la loi sur la CENI est une loi discriminatoire, une loi qui va continuer à diviser les Guinéens. Nous avions eu cette seconde chance que la loi soit ramenée au niveau du Parlement pour une seconde lecture ; mais, ils ont introduit tout simplement les quelques petits commentaires superficiels que la Cour Constitutionnelle a émis et ils l’ont retournée pour promulgation.

Nous allons droit au mur puisqu’avec les accords du 12 octobre, on avait voulu avoir une CENI indépendante des partis politiques, une CENI technique. On nous propose encore une CENI plus politique que celle qui existait avant. Nous avons un système dans ce pays où les grandes formations politiques veulent se partager le gâteau au mépris des lois parce que cette loi est absolument discriminatoire.

La sagesse ne réside pas seulement qu’à l’intérieur de ces formations. Tous les partis politiques sont égaux en droits et en devoirs. Il y a quinze partis politiques qui sont représentés dans cette Assemblée nationale et je ne vois pas pourquoi on doit priver ces partis politiques d’avoir une représentation au niveau de la CENI, si on va pour une CENI politique. Maintenant, ça exclut les indépendants et ceux qui ne sont pas à l’Assemblée nationale.

Nous voulons une CENI indépendante qui puisse organiser les élections d’une manière transparente et rigoureuse. Aujourd’hui, nous allons droit au mur. Vous allez voir que cette CENI, telle que proposée, va contribuer à la bipolarisation de ce pays et nous n’en sortirons pas tant que cette loi sera appliquée.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Sidya Touré : « les accords avec le RPG ont été respectés à Matam, ils le seront à Matoto »

12 décembre 2018 à 13 01 16 121612

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, quelques heures après sa démission de son poste de Haut représentant du chef de l’Etat, qu’il occupait depuis 2015, Sidya Touré a convié les médias guinéens à une conférence de presse à la MDP, ce mercredi, 12 décembre 2018.

Face aux journalistes qui voulaient savoir si, après son départ, l’UFR continuera à respecter ses accords politiques avec le parti du président Alpha Condé, Sidya Touré a répondu par l’affirmative. « Les accords ont été respectés à Matam ; donc, ils seront aussi respectés à Matoto », a dit l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat.

A rappeler que depuis les élections communales du 04 février 2018, certains conseillers communaux ne sont toujours pas installés. C’est le cas notamment à Ratoma et à Matoto où le pouvoir semble craindre de perdre la mairie, qui reviendrait à la perte de toutes les communes de la capitale…
Mais, avec cette sortie de Sidya Touré, le RPG arc-en-ciel pourrait encore rêver…

A suivre !

Siba Guilavogui et Laafa Sow reviendront sur la conférence de presse de Sidya Touré pour Guineematin.com

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Après sa démission, Sidya Touré aux médias : « Je n’avais pas de mission précise »

12 décembre 2018 à 12 12 56 125612

« J’ai occupé un poste institutionnel, j’ai connu Alpha Condé il y a 38 ans. Je n’avais pas de mission précise en réalité. J’ai accepté ce poste pour parler de certaines questions liées à la vie de la nation comme l’agriculture », a notamment expliqué Sidya Touré, qui a démissionné hier de son poste de Haut Représentant du chef de l’Etat et qui anime une conférence de presse ce mercredi, 12 décembre 2018, à la maison de la presse.

Au lendemain de l’élection présidentielle de 2015, le président de l’UFR avait créé la surprise en allant s’allier à la mouvance présidentielle, alors que l’élection (par un coup KO) du président Alpha Condé souffrait des contestations liées aux fraudes à ciel ouvert.

A l’issue des élections locales du 04 février dernier, son parti, l’UFR, considérée comme étant la troisième force politique n’a pu avoir aucune majorité absolue dans les 342 communes du pays (38 urbaines et 304 rurales). Il lui a fallu nouer des alliances pour faire élire les quelques rares maires UFR. C’est le cas par exemple à Matam (Conakry), dans la commune rurale de Kolaboui (préfecture de Boké), etc.

Sidya Touré finira-t-il par faire un choix politique clair et lisible ?
Attendons de voir !

Siba Guilavogui et Laafa Sow reviendront sur la conférence de presse de Sidya Touré pour Guineematin.com

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Détournement à l’OGP : l’ex DAAF de Paul Moussa à la barre

12 décembre 2018 à 12 12 34 123412

Inza Bayo, ancien comptable de l’OGP (Office Guinéen de Publicité), poursuivi pour détournement de fonds publics et complicité, est à la barre du tribunal correctionnel de Kaloum ce mercredi, 12 décembre 2018. D’importantes sommes d’argent sont présumés avoir été détournées par le prévenu qui a passé un sale quart d’heure face à l’un des avocats de l’agent judiciaire de l’Etat, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le tribunal de Kaloum, après avoir entendu les audiences précédentes de Paul Moussa Diawara, ancien DG de l’OGP, met à l’épreuve Inza Bayo ce mercredi. Les deux cadres, limogés pour malversations sur un montant de plus de 39 milliards de francs guinéens, répondent de leur gestion à la tête de cette régie financière de l’Etat.

L’ex comptable de l’OGP a été mis à rude épreuve par maître Lancinet Sylla. D’abord, sur les programmes de formation du personnel de l’OGP à l’étranger, l’avocat a brandi des documents comptables, signés par Inza Bayo que lui-même va reconnaître.
« Une formation d’un coût de 800 millions de francs guinéens en janvier 2015 pour 10 personnes à l’extérieur. Une autre en février 2015 pour 9 personnes en 9 semaines pour un coût d’un milliard 71 millions de francs guinéens. Il y a d’autres formations au Maroc, au Canada, en Afrique du Sud pour des montants faramineux de plus d’un milliard et demi de francs guinéens ».

Inza Bayo a reconnu avoir signé ces sorties de fonds. Et, maître Lancinet Sylla a fait remarquer que quelques fois, les mêmes personnes se trouvaient en formation au même moment à des endroits différents.

Par ailleurs, Inza Bayo a également reconnu qu’une commission de recouvrement interne a reçu des montants énormes en rapport avec leurs activités, alors qu’ils sont salariés de l’OGP. « Le montant de 3 milliards 363 millions 711 mille 612 francs guinéens a été versé aux membres de la commission de recouvrement », a-t-on révélé.
Inza Bayo a répliqué que c’était la vision interne de la direction générale de l’OGP pour encourager les membres de ladite commission à faire des recouvrements.

D’autres montants versés au cabinet comptable Horizons International Consulting ont été également évoqués par l’avocat et reconnu par Inza Bayo ; soit, quatre milliards 194 millions 782 mille francs guinéens.

Les débats se poursuivent sous l’œil attentif du juge Ibrahima Kabélé Bangoura.

Du TPI de Kaloum, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Nouvelle loi sur la CENI : il faut au moins 2 députés à un parti pour avoir un délégué…

12 décembre 2018 à 12 12 14 121412

La nouvelle loi sur la commission électorale nationale indépendante, adoptée en juillet dernier et renvoyée en seconde lecture lors de la session budgétaire en cours, a été finalement promulguée par le Chef de l’Etat, le Président Alpha Condé, le 07 décembre dernier, a appris Guineematin.com à l’Assemblée nationale.

Selon cette nouvelle loi, qui comporte 3 titres et 29 articles, la CENI, conformément à la constitution, est chargée d’établir et de mettre à jour le fichier électoral, d’organiser, de superviser les opérations électorales et de proclamer les résultats provisoires.

Dotée d’une personnalité juridique, le CENI jouit de l’autonomie administrative et financière. Son siège est à Conakry.

Parmi les changements constatés, il y a la composition avec une nouvelle structure qui comprendra 17 membres, au lieu de 25 commissaires actuellement. Ces commissaires seront issus des partis politiques (14 dont 7 venus de la mouvance présidentielle et 7 de l’opposition), des organisations de la société civile (deux représentants) et un de l’administration publique.

Et, l’article 6 de la nouvelle CENI qui traite du mode de désignation des commissaires prévoit désormais que pour avoir un représentant à la CENI, le parti doit avoir pris part aux deux dernières élections législatives et présidentielle pendant la mise en place de la CENI et disposer de deux députés au moins à l’Assemblée nationale.

Une disposition qui élimine plusieurs petits partis qui jouent actuellement dans la cour des grands, alors qu’ils ont été incapables d’élire même deux députés…

Après la promulgation de ce texte, les yeux sont désormais tournés vers les membres de la CENI et les autres acteurs impliqués pour l’application de la nouvelle loi.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Parlement : voici le nouveau calendrier remanié de la LFI 2019

12 décembre 2018 à 11 11 25 122512

Le nouveau calendrier de la seconde session ordinaire de l’année portant sur le projet de loi de finances initiale 2019, réaménagé et signé hier, mardi 11 décembre 2018, par le Secrétaire général de l’Assemblée nationale, Dr Mohamed Bérété, porte sur le passage des 9 derniers ministres en travaux de plénière.

Selon ce document dont Guineematin.com a obtenu copie, les ministres de la Défense nationale, de l’Action sociale et des Sports passeront ce mercredi, 12 décembre.

Pour leur part, les ministres de la fonction publique, des investissements publics-privés et celui des postes et télécommunications, suivront demain, jeudi ; tandis que le vendredi, les députés recevront en séance plénière les chefs des départements de l’industrie, de l’hôtellerie et des transports.

Cette étape d’audition des membres du gouvernement se terminera par la prestation des ministres de l’agriculture, de l’environnement, des hydrocarbures et de l’énergie.

A rappeler que depuis le début de leur passage, le mardi 4 décembre 2018, 17 budgets sectoriels ont été présentés.

A suivre !

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Appel à manifestation d’intérêt : le ministère de la santé recrute des consultants

12 décembre 2018 à 11 11 16 121612

Suite à l’Avis Général de Passation des Marchés (AGPM) publié dans le Journal Jeune Afrique, en date du 22 Octobre 2017, le Gouvernement de la République de Guinée a reçu un financement de la Banque Islamique de Développement (BID) afin de couvrir le coût du Projet d’Appui au Secteur de la Santé Post Ebola (PASSPE), et a l’intention d’utiliser une partie des sommes accordées pour financer des services de consultant.

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Résolution de la crise au sein du RPG-AEC à Kankan : « Alpha Condé ne s’est pas mêlé de cette affaire »

12 décembre 2018 à 11 11 09 120912

L’information a été confiée à Guineematin.com par Taliby Dabo, le directeur de campagne du RPG Arc-en-ciel à Kankan. Selon lui, la crise qui minait le parti au pouvoir depuis quelques mois dans cette ville a été résolue. Et il assure que le président de la République, en tournée dans la région, n’a joué aucun rôle dans cette affaire.

C’est l’un des sujets sur lesquels beaucoup attendaient le président Alpha Condé au cours de sa visite à Kankan. Bon nombre de personnes ont pensé que le chef de l’Etat allait mettre à profit son séjour dans la ville pour résoudre la crise qui secouait son parti, qui peinait jusque-là à trouver un candidat consensuel au poste de maire et permettre ainsi l’installation du conseil communal de Kankan. Mais, rien n’en a été, à en croire Taliby Dabo, membre influent du RPG Arc-en-ciel dont il est le directeur de campagne à Kankan.

Selon ce dernier, le chef de l’Etat n’a pas voulu se mêler dans cette guerre de positionnement. « Il a dit qu’il ne s’est pas mêlé pour les autres, qu’il se mêlera pas pour nous aussi. Il s’est dit déçu, très fâché du fait que le bureau politique national ne l’a pas écouté dès le départ. Il dit que maintenant que si c’est comme ça, il se retire », a confié à Guineematin.com, Taliby Dabo.

L’opérateur économique souligne d’ailleurs, que cette crise est déjà résolue. Il indique que c’est la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel et les élus du parti à la mairie de Kankan qui se sont retrouvés pour désigner un candidat consensuel au poste de maire. « On organise aujourd’hui l’élection, le choix du parti est fait, on organise après demain, le choix du parti est fait. Notre candidat c’est Mory Kolonfon Diakité. Les conseillers sont d’accord là-dessus, j’ai toute la certitude et la conviction. Maintenant, il n’y a plus de questions à poser, on attend seulement que l’administration nous convoque pour l’élection », a-t-il assuré.

A rappeler que le RPG Arc-en-ciel est arrivé largement en tête des élections locales du 04 février 2018 dans la ville de Kankan. Le parti au pouvoir a remporté 29 des 41 sièges à la mairie. Mais, l’absence de consensus autour du choix du candidat du parti au poste de maire a retardé l’installation du conseil communal. Plus de 10 mois après avoir voté, les habitants de du Nabaya attendent encore leurs autorités communales.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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