Amadou Diallo (BBC) à Guineematin : cas du 1er militant du RPG tué par la police (vidéo)

25 décembre 2018 à 23 11 03 120312

A l’occasion de son récent séjour à Dakar (Sénégal), un journaliste de Guineematin.com a rencontré Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée. Dans une longue interview, ce professionnel du micro a accepté de nous confier son témoignage inédit de la journée meurtrière du 28 septembre 2009, ses débuts de journaliste à la RTG et à la BBC, ses relations avec les acteurs politiques guinéens, notamment avec le Pr. Alpha Condé (qui sera entre temps arrêté, jugé et condamné), ses plus beaux reportages à la BBC, les enquêtes « osées » de la RTG…

Dans la tranche qui suit, Guineematin.com vous propose le témoignage du doyen Amadou Diallo sur l’assassinat du tout premier militant du RPG par la police guinéenne sous le régime du Général Lansana Conté. C’est d’ailleurs en parlant de ce militant du RPG qu’il sera sanctionné par un ancien directeur de la RTG…

La première convocation du professeur Alpha Condé à la police judiciaire, il avait organisé un meeting qui était interdit. Et, ce jour, la tension était vive à Kaloum. La rédaction de la RTG m’a désigné pour aller couvrir ; et, j’étais accompagné du doyen Boubacar Bah.

Ce sont les militants du RPG qui étaient à la porte d’entrée de la police judiciaire… Quand je suis arrivé avec Boubacar Bah, on se présente et les militants nous laissent passer.

Le professeur Alpha Condé était face au commissaire Ibrahima Bah (paix à son âme) qui devait l’interroger. Et, à peine le commissaire Ibrahima Bah ouvre la bouche pour poser la première question, nous entendons des jets de pierres et des coups de gaz lacrymogène qui tonnent à l’extérieur de la police judiciaire. C’était le cafouillage ! En une fraction de seconde, les militants du RPG sont venus extraire le professeur Alpha Condé et ils sont sortis de Kaloum. Maintenant, c’était des affrontements entre les militants et les forces de l’ordre…

Et, c’est ce jour que le tout premier militant du RPG sous le régime du général Lansana Conté a été abattu. Et, c’est justement à cause de cette victime que j’avais été sanctionné à la RTG…

En attendant la suite du décryptage, Guineematin.com vous propose la version vidéo de ce témoignage d’Amadou Diallo :

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé

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Paroisse Sainte-Odile de Simbaya : les fidèles célèbrent Noël en apothéose

25 décembre 2018 à 21 09 25 122512

A l’instar de leurs coreligionnaires du monde, les fidèles chrétiens de Guinée ont célébré la fête de Noël, ce mardi,  25 décembre 2018. A la Paroisse Sainte-Odile de Simbaya, à Conakry, de nombreux fidèles se sont rassemblés pour célébrer avec une grande ferveur la naissance de Jésus-Christ, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans ce lieu de culte situé dans la commune de Ratoma, l’ambiance était de taille depuis la nuit d’hier jusque dans la journée de ce mardi, 25 décembre 2018. Ambiance caractérisée par la joie et la ferveur pour célébrer la naissance de celui que les chrétiens considèrent comme étant le sauveur de l’humanité. Après la messe, certains fidèles de la Paroisse Sainte-Odile de Simbaya ont exprimé leurs sentiments au micro d’un journaliste de Guineematin.com, présent sur les lieux.

Évariste Bongono

Évariste Bongono : aujourd’hui nous célébrons la naissance de Jésus-Christ, notre sauveur, donc c’est la joie d’abord avant tout. Parce que Jésus-Christ est né pour sauver le monde, il s’est sacrifié pour les péchés que le monde avait commis. Dieu ne voulait pas se réconcilier avec Adam et Eve après qu’ils aient péché, mais quand il a vu les hommes, il a dit vraiment il faut que je revienne envers l’homme pour que je le sauve. Dans ça, il nous envoyé d’abord ses prophètes pour nous annoncer la nouvelle de la venue d’un homme qui va sauver tout le monde entier. Et c’est cet homme dont on célèbre aujourd’hui la naissance. C’est avec une grande joie que nous célébrons Noël.

Koumba Marie Telliano

Koumba Marie Telliano : je commence d’abord par souhaiter bonne fête de Noël à tous les fidèles chrétiens de la Guinée et du monde. Je suis très heureuse de venir fêter la naissance de Jésus-Christ car mes enfants sont en bonne santé ainsi que toute ma famille. Le seigneur Jésus-Christ dont on célèbre la naissance aujourd’hui a tout fait pour moi, j’étais malade, c’est lui qui m’a guérie. Je suis très contente et je reste toujours derrière Jésus-Christ.

Michel Bilivogui

Michel Bilivogui : j’ai un grand sentiment qui m’anime parce que nous célébrons la naissance de Jésus-Christ en tant que sauveur. C’est aussi la fête des enfants, raison pour laquelle ils sont nombreux à l’église. J’aime les enfants car Jésus-Christ a dit : quiconque aime les enfants, il m’a aimé. Je me sens très à l’aise en tant que choriste de la Paroisse parce que c’est nous qui animons la messe donc s’il s’agit de la joie, je suis déjà dedans. Je suis en pleine joie, je suis très content d’être avec les amis.

Pierre Théa

Pierre Théa : je remercie le bon Dieu qui m’a accordé la santé de venir ici à la Paroisse Sainte-Odile de Simbaya pour prier. La fête de Noël marque la naissance de notre seigneur Jésus-Christ, donc c’est un jour solennel, un jour béni et un jour qui est sanctifié pour nous. C’est une joie pour nous aujourd’hui en tant que fidèles chrétiens.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/662 73 05 31

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Fête de Noël : plusieurs accidents enregistrés à Conakry dont un mortel (Police)

25 décembre 2018 à 21 09 15 121512
Commissaire Zacaria, Directeur central de la police routière

En Guinée, les fêtes, qu’elles soient musulmanes ou chrétiennes, tournent toujours en tristesse pour certains. Cela, en raison des nombreux accidents de la circulation qui surviennent à l’occasion de ces moments festifs. Et la fête de Noël de cette année n’a pas dérogé à cette règle. Plusieurs accidents de la circulation ont été enregistrés dans la nuit du 24 au 25 décembre 2018 à Conakry. C’est le directeur central de la police routière qui a confié l’information à Guineematin.com, ce mardi.

Selon le commissaire divisionnaire de police Zakaria Camara, joint au téléphone par un de nos journalistes, plusieurs cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés à Conakry pendant la nuit du lundi à ce mardi. Parmi eux, il y a cas mortel. « La nuit dernière, il y a eu quelques cas d’accidents. A Kaloum, il y a eu un cas d’accident avec dégâts matériels légers. Ce sont deux véhicules qui sont entrés en collision. A Matam, il y a eu un accident avec blessé grave, suivi de mort. C’est un véhicule Nissan qui s’est heurté à des piétons dont un policier stagiaire, Alya Soumah, qui a trouvé la mort.

L’accident a eu lieu aux environs de 2 heures du matin au niveau de la station située sur la corniche de Mafanco. A Matoto, il y a eu un cas d’accident avec dégâts matériels importants. C’était entre deux véhicules. La routière d’Entag a enregistré un accident avec blessé grave, moto contre moto. Les conducteurs des motos ont été grièvement blessés », a-t-il expliqué, précisant qu’aucun cas d’accident de la circulation routière ne lui a été notifié par ses agents à l’intérieur du pays.

Le directeur central de la sécurité routière rappelle qu’un important dispositif sécuritaire est déployé sur les routes de Conakry pour réduire le nombre d’accidents de la circulation lors des fêtes de fin d’année. Et, il en a profité pour prodiguer aussi des conseils aux usagers de la route. « Je demande aux usagers d’être prudents dans la circulation, d’obtempérer au ralentissement des policiers. Ça, c’est pour empêcher que les accidents ne se commettent. Et, ils doivent éviter de boire trop d’alcool », exhorte le commissaire Zakaria Camara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Noël à Conakry : 15 cas d’accident enregistrés au centre Mère et Enfants, 2 au Flamboyant

25 décembre 2018 à 21 09 09 120912

Les accidents de la circulation sont récurrents pendant les fêtes de fin d’année. Comme on pouvait s’y attende, des accidents ont été enregistrés la nuit dernière dans la ville de Conakry, à l’occasion de la fête de Noël. Une quinzaine de blessés ont été reçus dans certains centres hospitaliers de la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers ses reportes.

Dr. Oumar Djambourya Diallo

Au centre de santé Mère et Enfant de Kipé, un total de 15 cas d’accidentés a été reçu sur place. Selon Alpha Oumar Djambourya Diallo, médecin dans ledit centre, pour le cas d’hier, on a approximativement enregistré entre 19 heures et le petit matin, 15 accidentés dont quatre femmes, avec des fracturés, des traumatisés, ainsi que des cas d’égratignures et des petites plaies. Leurs âges varient entre 15 et 45 ans ».

Par ailleurs, Dr Diallo a précisé que la plupart des accidentés reçus étaient en état d’ivresse. « La plupart était dans un état d’ivresse. Ce qu’on pouvait gérer, on a pu gérer au sein de notre centre. Mais, les cas de traumatismes graves qu’on n’a pas pu gérer, on les a référé dans les CHU et l’hôpital Sino-guinéen ».

Pour ce qui est du centre de santé Flamboyant, situé à Petit Simbaya, dans la commune de Ratoma, seulement deux cas d’accident ont été signalés.

Dr Fasou Lamah

Selon Dr Fasou Lamah, en service dans ce centre, « hier, on a reçu seulement deux cas d’accident. Il s’agit de Fatoumata Binta Diallo, âgée de 20 ans, et de Mohamed Camara, âgé de 25 ans. On a reçu la dame à 20 heures. On a fait les soins. Mais, c’est juste un traumatisme au niveau du pied, de simples égratignures. Il n’y avait pas de fractures, ni d’entorse. On a fait un pansement, on lui a donnée des anti-inflammatoire. Le second est venu aux environs de 22 heures. On a fait une immobilisation de son pied, on a vu qu’il n’y a pas de gravité. On les a mis en observation pendant deux heures. Ils ont dit que ça va et on les a libérés après ».

Par contre, d’autres centres de santé n’ont reçu aucun blessé pour la fête de Noël. Selon les services d’urgence de l’hôpital Jean Paul II, du Centre Médical Communal de Ratoma et de l’hôpital Sino-guinéen, aucun cas d’accident n’a été enregistré à leur niveau.

Contrairement aux années passées, où on constatait à de nombreux cas accidents de circulation, causés parfois par la consommation abusive de l’alcool, la fête de Noël de l’année 2018 n’a pas connu le même triste sort. Il reste à savoir si cette tendance va se poursuivre jusqu’au nouvel an.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Ministère de la jeunesse : la caravane nationale citoyenne à Mamou

25 décembre 2018 à 20 08 45 124512

Composée d’une soixantaine de jeunes leaders venus de la zone spéciale de Conakry et des régions administratives de l’intérieur du pays, la caravane nationale citoyenne de la jeunesse a été reçue ce mardi, 25 décembre 2018, dans la région administrative de Mamou. Elle était venue prêcher entre la paix, l’unité nationale, le civisme et la protection de l’environnement, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Après les salutations d’usages présentées aux autorités régionales et préfectorales de Mamou, les caravaniers se sont rendus à la maison des jeunes pour communier avec les jeunes de la ville carrefour qui attendaient patiemment dans la salle polyvalente.

A travers des sketchs et un focus débat sur la gestion des ordures, les jeunes leaders ont véhiculé des messages pour la promotion et la consolidation de la paix, l’unité nationale, le civisme, la cohabitation pacifique et la protection de l’environnement.

Ils ont par ailleurs invité les populations de Mamou à s’organiser en association et promouvoir le volontariat pour le développement des communautés ; mais aussi à briser le silence en interpellant et sensibilisant leurs voisins et toute autre personnes qui serait sur le point de commettre un acte incivique qui est de nature à nuire le bien-être des populations.

« – Dieu merci ! La pluie commence à tomber. Je vais profiter pour jeter mes ordures dans les caniveaux.

  • Qu’est-ce que vous faîtes madame ? Vous ne savez pas que jeter les ordures dans les caniveaux engendre des conséquences pour notre santé. Des moustiques peuvent s’y développer et leurs piqûres donnent le paludisme.
  • Ici, c’est pour ton père ? Ces caniveaux appartiennent à l’Etat. Donc, je fais ce que je veux.
  • D’accord ! Je vais aller me plaindre chez le chef de quartier… », Ou encore, « c’est quoi ça ? C’est la facture d’électricité. Je ne vais rien payer, enlèves ça devant moi. Mon mari, si tu ne payes pas cette facture, on sera dans le noir. Je m’en fous… Je vais me plaindre chez le chef de quartier. Qu’est-ce qu’il y a mes concitoyens ? J’ai surpris cette femme en train de jeter des ordures dans les caniveaux… Mon mari refuse de payer la facture d’électricité… Du calme ! Madame, vous ne devez pas jeter les ordures dans les caniveaux, sur la chaussée ou dans tout autre lieu public. Sachez que la propreté nous aide à préservez notre santé et celle de notre famille… Monsieur, si vous ne payez pas vos factures, comment la société d’électricité va faire pour fonctionner et produire le courant. Notre société d’électricité compte sur le recouvrement de ces factures pour acheter du carburant, payer son personnel et assurer les déplacements au cas où une panne d’électricité est signalée chez ses clients », pouvait-on entendre des différents sketchs qui se jouaient du haut du podium.

Très émus par les illustrations et les messages véhiculés par les caravaniers, Samba Hery Camara, le chef de cabinet au gouvernorat de Mamou (représentant de monsieur le gouverneur de région à cette rencontre citoyenne), a promis d’accompagner ces jeunes dans leur mission.

Samba Hery Camara

« Vous êtes venus pour nous dire de pérenniser la paix. Nous sommes prêts à vous accompagner. Chers jeunes ! Vous constituez l’ossature de l’avenir de notre pays. Vous êtes les garants du développement de notre pays. Et, si cela est, je vous demande avec respect, de conscientiser votre état présent. Nous vivons tous les jours des réclamations de droits. Où sont nos devoirs ? Vous et nous, chacun a d’abord un devoir sacré envers sa famille. C’est quand on s’acquitte de ce devoir sacré, qu’on pense à son secteur, à son village, à son district, à sa commune rurale ou urbaine, à sa sous-préfecture, à sa préfecture, à sa région et à sa nation. (…) Soyons prudents, aimons notre pays à travers la paix, l’amour du prochain, la tolérance et la patience », a dit Samba Hery Camara.

A noter que cette caravane nationale citoyenne de la jeunesse, initiée par le ministère de la jeunesse et de l’emploi jeunes, doit poser ses valises dans toutes les régions administratives de Guinée pour prêcher la paix, l’unité nationale, la cohabitation pacifique, la cohésion sociale, etc.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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JCI Conakry Trésor : Hafiziou Bah passe le témoin à Sékou Bérété

25 décembre 2018 à 20 08 04 120412

Après une année passée à la tête de la Jeune Chambre Internationale Conakry Trésor, Hafiziou Bah a passé le témoin à son successeur Sékou Bérété. La cérémonie de passation du pouvoir a eu lieu ce mardi, 25 décembre 2018 dans les locaux de l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE). Elle a connu la présence du président national de la JCI, de la cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie et des PME, des membres de la JCI Conakry Trésor ainsi que de nombreux invités, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Après le discours de bienvenue prononcé par Moussa Dioumessy, président de la commission d’organisation, l’honneur est revenu au président sortant, Hafiziou Bah, de prendre la parole. Il a remercié l’équipe qui l’a aidé à réaliser les objectifs qu’il s’était fixés pendant son mandat d’une année à la tête de l’ONG. Hafiziou Bah s’est réjoui d’avoir pu accomplir sa mission avec des « soldats » qui avaient à leur tête Sékou Oumar Bérété, devenu à partir de ce mardi son successeur en tant que président exécutif 2019 de la JCI Conakry Trésor.

Hafiziou Bah

Mais, malgré le succès dont il se réjouit, Hafiziou Bah a souligné qu’il y a encore du chemin à parcourir. C’est pourquoi, il a demandé à son successeur et son équipe de travailler en synergie pour aller au-delà de ce qui a été fait aux bénéfices des populations.

Sékou Oumar Bérété

Prenant la parole, le président entrant, Sékou Oumar Bérété, dit mesurer l’ampleur des défis qui l’attend. Et pour y arriver, il compte sur l’appui de chacun des membres du groupe, d’où son slogan « l’audace d’agir ». « Nous héritons d’une organisation bien portante. Notre mission est d’assurer sa survie en tant que fidèle à ses valeurs et principes dans nos discours et dans nos comportements. Nous avons la lourde responsabilité d’être des modèles pour les gens que nous dirigeons », a-t-il lancé.

Poursuivant son intervention, Sékou Oumar Bérété a indiqué que les différents membres responsables auxquels il a succédé étaient tous des hommes de valeur. « Il nous suffit juste d’être ambitieux et audacieux dans les actions pour réussir notre mission », précise le tout nouveau président exécutif local de la JCI Conakry Trésor qui promet de tout faire pour que l’ONG continue à caracoler à la tête des autres ONG locales de la JCI Guinée.

Boubacar Diallo

Quant au président national de la JCI, Boubacar Diallo, il est revenu sur les différentes actions que mène la JCI Conakry Trésor au bénéfice des populations, malgré les difficultés liées au manque de financement.

S’adressant à la cheffe de cabinet du ministère de l’industrie et des PME, madame Diané Sona Konaté, le président national, Boubacar Diallo, plaide pour un soutien pour la réussite des ambitions que la JCI Conakry Trésor s’est assigné. « Nous devons avoir cette audace pour transformer notre milieu en se mettant à l’esprit que nous devons nous transformer nous d’abord, ensuite nos familles, nos quartiers et ensuite notre nation », insiste-t-il sous les applaudissements des participants à la rencontre.

Boubacar Diallo souhaite que tous les membres de la JCI Conakry Trésor soient de bons exemples et qu’au terme du mandat de la nouvelle équipe, tous les engagements soient honorés. « J’aimerais tout juste vous inviter à l’action, car nous n’avons plus d’excuses parce que nous nous sommes engagés à servir en tant que volontaires, a-t-il ajouté.

Mme Diané Sona Konaté

En réponse, madame Diané Sona Konaté, cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie et des PME, choisie comme marraine de la nouvelle équipe de la JCI Conakry Trésor, a promis de tout mettre en œuvre pour appuyer l’ONG. « L’initiative que vous avez, je crois que vous êtes dans l’esprit du Président de la République. Je ferai tout mon possible pour vous appuyer, et partout où vous aurez des obstacles, n’hésitez pas, ma porte vous est grandement ouverte. Je prendrai mon temps pour vous accompagner », a-t-elle promis.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Hon. Sinkoun Camara : « grâce à la SMB, la Guinée est le premier pays exportateur mondial de bauxite »

25 décembre 2018 à 19 07 44 124412
Hon. Sinkoun Camara

Comme annoncé dans nos précédents articles, les députés guinéens ont approuvé une série de conventions minières, ferroviaires et de raffineries. C’était à l’occasion de la plénière d’hier, lundi 24 décembre 2018.

En marge de ce vote unanime des députés des trois groupes politiques de l’Assemblée nationale, Guineematin.com, a obtenu la réaction du Président de la commission mines et industrie, Honorable Abdourahmane Sinkoun Camara. « Nous avons adopté à l’unanimité des votants, trois conventions minières dont deux conventions de base, une convention ferroviaire et une autre rapportant sur la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine à Boké. La plus importante est la convention de la SMB-Winning qui a, à elle seule trois conventions : minière, ferroviaire et la construction d’une usine d’alumine ».

D’ailleurs, rappelle t-il, « cette société avait commencé à travailler en Guinée en 2014, sur la base du Code minier. Après avoir réalisé de grosses performances sur le secteur, elle décidé d’aller un peu plus loin. C’est pourquoi, elle est venue à l’Assemblée nationale avec dans la main trois conventions, une pour la mine, la 2ème pour une ligne de chemins de fer de 135 km et la 3ème, l’implantation d’une raffinerie d’alumine à Boké, voilà qui est très encourageant », note le député.

Le plus important, souligne l’honorable Sinkoun est que « ce consortium va créer un développement intégré entre les préfectures de Télimélé, Boffa et Boké ». Toute chose qui l’amène « à remercier le Président du Conseil d’administration, Fadi Wazni qui a cru à ce projet en déployant tous ses efforts au niveau de la SMD, permettant à la Guinée d’atteindre des sommets dans l’exportation de la bauxite. Grâce à ce projet, la Guinée est le premier pays exportateur de bauxite ».

Si les projets de la SMB-Winning enthousiasment le président de la commission mines et industrie, il n’en demeure pas moins avec la société de développement des mines internationales du Henan S.A et la compagnie de développement des mines internationales Henan Chine-Guinée S.A pour la construction d’une mine de bauxite à Boffa et Télémélé, d’un chemin de fer et d’une raffinerie d’alumine. « La particularité de ce projet est liée à l’exécution de l’accord stratégique de financement signé entre la Chine et la Guinée pour un montant de 20 milliards de dollars. « La signature de ce contrat était l’une des conditionnalités de l’accord », a expliqué notre interlocuteur. Il rappelle que cette société va créer une mine, un chemin de fer de 80 km et une raffinerie, au bout de 4 ans.

Le troisième projet approuvé par les députés est celui portant sur l’exploitation de la bauxite de Kimbo à Fria. Une société de droit guinéen. La société de Bauxite de Kimbo promet également de construire une route minière de 90 km, une mine de bauxite avant de se lancer plus tard dans la construction d’un chemin de fer et d’une raffinerie d’alumine d’une capacité de 1,5 millions de tonnes à 3 millions.

En termes d’avantages, l’honorable Sinkoun Camara précise que chacune des sociétés s’engage à investir plus de 3 milliards de dollars américains. Mieux, leur implantation en Guinée permet de créer de dizaines, voire de centaines de milliers d’emplois, et participent au désenclavement ds localités riveraines et au développement des préfectures de Fria, Dubréka, Télimélé, Boffa et Boké.

« Je rappelle que chacune de ces sociétés va apporter également une contribution au développement local de 0,5% de leur chiffre d’affaire. Et l’Etat va avoir d’importants montants cumulés à partir des taxes et impôts de tous genres. Il y aura surtout le développement des zones agricoles et la création de dizaines de milliers d’emplois indirects dans la région. Ce qui nous réjouit à plus d’un titre en tant que représentant de la nation ».

Parlant des engagements pris quant au respect du calendrier, le président de la commission mines et industrie, reste certain. « Il y a un calendrier strict. Et n’oubliez pas qu’il s’agit de convention. Qui dit convention, parle d’engagement de part et d’autres. Le non respect entraine des sanctions. Mais nous faisons confiance aux promoteurs de ces projets et nous ne doutons pas de leur sérieux, jusqu’à preuve du contraire ».

Répondant à la question sur la prise en compte du plan environnement et social, l’Honorable Camara a expliqué que le département de l’environnement, des eaux et forêts a été étroitement associé à l’établissement de ces conventions. « Les attestations délivrées à cet effet sont signées du département de l’environnement. Le dossier que nous détenons en fait foi».

L’implantation de ses projets miniers est perçue également comme une aubaine pour l’Etat guinéen qui investit énormément dans la construction des barrages hydroélectriques. « Nous sommes conscients que les industries minières consomment beaucoup d’énergie. Mais à ce niveau, c’est une aubaine pour le pays. Puisque le bassin minier guinéen est situé dans le bassin du fleuve Konkouré. Ce dernier à lui seul, compte 4 grands barrages, Garafiri, Kaléta, Souapiti en construction et Amaria en projet avec la compagnie TBA. C’est une chance d’avoir tous ces opérateurs dans la même région pour l’utilisation de l’énergie produite par ces barrages ».

Il rappelle que la seule consommation domestique du courant ne peut pas permettre à l’Etat d’amortir les investissements qui ont servi à réaliser ces barrages.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Conakry : le Club des Jeunes Filles vole au secours des orphelins de Kiridiya

25 décembre 2018 à 19 07 17 121712
Mme Diallo Aïssatou, présidente du Club des Jeunes Filles pour la Protection de l’Enfant

Le Club des Jeunes Filles pour la Protection de l’Enfant (C.J.F.P.E) a offert divers cadeaux aux enfants déshérités de l’orphelinat Kiridiya, situé au quartier Matoto. Ce don, composé de vivres et de fournitures scolaires, a été livré ce mardi, 25 décembre 2018, par la présidente de l’ONG en présence de nombreuses personnalités, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est un don composé de sacs de riz, de cahiers, de stylos, d’ardoises et de classeurs. Il a été remis aux 36 pensionnaires de Kiridiya Orphelinat. Les produits ont été remis par la présidente de l’ONG en présence de Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du chef de fille de l’opposition, et des encadreurs dudit orphelinat.

Pour madame Aissatou Diallo, présidente de l’ONG, ce geste est le tout premier, mais d’autres sont à venir. « C’est de l’humanitaire, ce geste. C’est une manière pour nous de venir en aide aux nécessiteux. On s’est dit pourquoi ne pas profiter de la fête de Noël pour redonner le sourire aux enfants qui sont dans le besoin, des enfants qui sont la plupart orphelins de père et mère. Je pense que si chacun donnait ce qu’il pouvait, il n’y aurait pas de pauvres. C’est pourquoi, nous sommes très heureux de faire ce don à ces enfants. Nous comptons parrainer des enfants et dorénavant, chaque 25 décembre, nous allons faire des dons dans les orphelinats du pays », a expliqué la dame.

Mme Bangoura Marie Denise

Pour la fondatrice de l’orphelinat, Mme Bangoura Marie Denise, ce geste humanitaire est un ouf de soulagement pour les 36 orphelins de Kiridiya. « J’ai un sentiment de joie concernant ce que cette ONG a fait, ce n’est pas tous les jours que ça arrive. Je ne peux que les remercier. Ce don sera utilisé comme ça se doit. C’est une très grande joie pour nous. Aujourd’hui, c’est un jour de fête. Si l’ONG là a pensé à venir nous faire un tel cadeau, nous ne pourrons que nous réjouir », a dit la fondatrice.

Hadja Halimatou Dalein Diallo

Hadja Halimatou Dalein Diallo, invitée pour la circonstance, estime que c’est une chose à saluer. Elle a félicité la fondatrice pour son travail et compte l’accompagner prochainement. « C’est une occasion pour moi de féliciter la fondatrice de cet orphelinat qui élève ces enfants avec cœur. Je ne connaissais pas l’orphelinat, mais à partir d’aujourd’hui, je m’engage à vous venir en aide dans vos besoins », a promis madame Diallo.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Ismael Diakité, le DG de la raffinerie d’alumine de la SMB-Winning à Guineematin

25 décembre 2018 à 18 06 23 122312
Ismaël Diakité

Comme indiqué dans nos précédentes publications, hier, lundi 24 décembre 2018, les députés guinéens ont approuvé à l’unanimité les trois conventions présentées par le consortium SMB-Winning à l’Assemblée nationale. Des conventions portant sur la construction et l’exploitation de la mine de bauxite de Santou II, de Houda, la construction d’une ligne de chemin de fer de 135 km, ainsi que la construction d’une raffinerie dans la région de Boké.

Après ce vote unanime des députés présents, Isameïl Diakité, le nouveau Directeur Général de la raffinerie d’alumine, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, a dit toute sa satisfaction, avant d’apporter quelques précisions.

Face aux préoccupations soulevées par la plénière, « tous les aspects qui ont été abordés par les honorables députés, notamment les questions liées à l’environnement, vont être pris en compte ».

Un engagement qui ne fait aucun doute sur les résultats des études de l’impact social et environnemental du projet, selon le nouveau Directeur général de la raffinerie. « Nous allons continuer à approfondir les études pour que toutes les émanations, tous les impacts du projet soient maitrisés dans le cadre du plan de gestion environnementale et sociale», il n’y aura aucune fausse note là-dessus, assure monsieur Diakité.

Pour réunir les 800 millions de dollars nécessaires à la construction de la raffinerie, Ismael Diakité se dit « optimiste pour la mobilisation des fonds, les démarches sont en cours et les financements vont être sécurisés conformément aux engagements du Conseil d’administration du consortium».

Convaincu du plan opérationnel mis en place par le consortium, Ismael Diakité annonce la première production d’alumine dans 4 ans à venir, soit en 2022.

Selon le rapport de la commission mines et industrie, la raffinerie d’alumine va employer avec les deux autres projets, la mine et les chemins de fer, 9 000 travailleurs pendant la construction, 50 000 emplois indirects et 5 mille emplois directs pendant l’exploitation.

Cette usine d’alumine, qui va livrer sa première production en 2022 sera réalisée en B.O.T et retournera dans le portefeuille de l’Etat après 33 ans d’exploitation.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Commissaire Fadjimba à Kourémalé : « les policiers qui viennent pour se remplir les poches… »

25 décembre 2018 à 17 05 33 123312

La cérémonie de passation de service entre le commissaire spécial rentrant et celui sortant de Kourémalé, à la frontière Guinée-Mali, a eu lieu ce mardi, 25 décembre 2018. C’est le directeur régional de la police de Kankan, le commissaire divisionnaire Fadijmba Bérété, qui a présidé la rencontre. Il en a profité pour donner des leçons aux agents de la police de Kourémalé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le lieutenant-colonel Ahmed Sékou Konaté a passé le témoin, ce mardi, au lieutenant-colonel Ibrahima Sory Touré à la tête du commissariat spécial de Kourémalé, situé à la frontière entre la Guinée et le Mali. C’est le directeur régional de la police de Kankan qui a présidé la cérémonie, en compagnie du commissaire central de Siguiri, lieutenant-colonel Bakary Diawara.

Dans son discours, le directeur de la sûreté régionale de Kankan a mis en garde tous les policiers de Kourémalé qui ont pour ambition de se remplir les poches. Pour le commissaire divisionnaire, Fadijmba Bérété, « notre mission, c’est sauvegarder les personnes et leurs biens. Cette mission, on ne peut pas l’assumer dans l’anarchie, dans la pagaille et dans le désordre. C’est dans la discipline qu’on peut la remplir. Les agents qui demandent de venir à Kourémalé, on ne vient pas ici pour se faire de l’argent, on vient pour la mission de l’Etat. Ceux qui viennent pour se remplir les poches se trompent. Celui qui ne fait pas le travail demandé, sera enlevé ».

À rappeler que le commissariat spécial de Kourémalé est le commissariat le plus convoité par les agents évoluant dans la région de Kankan. Cela s’explique par l’existence du poste frontière, où les trafics et autres rackets ne finissent jamais. Il reste à savoir si ces conseils du commissaire divisionnaire, Fadijmba Bérété vont tomber dans de bonnes oreilles.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Crise post-électorale à Matoto, maraboutage… Le S/G de la commune à Guineematin

25 décembre 2018 à 15 03 16 121612
Sékou Conté

La commune de Matoto est la seule qui ne connait jusque-là pas son maire à Conakry. L’élection du maire a été interrompue le 15 décembre dernier par un partisan du RPG Arc-en-ciel quand le candidat de l’UFDG a récolté 24 voix sur les 45. Dans la journée d’hier, lundi 24 décembre 2018, des partisans de Kalémodou, ont voulu le faire installer à la tête de cette commune, la plus grande de la Guinée. Mais, ils ont finalement été dispersés par les forces de l’ordre.

Peu avant ces échauffourées entre les jeunes opposants et les agents des forces de l’ordre, un reporter de Guineematin.com a été reçu par le secrétaire général de la commune de Matoto pour un entretien. Avec monsieur Sékou Conté, il a été question de l’incident qui a émaillé l’élection du maire de Matoto, des objets de marabout découverts dans l’enceinte de la commune….

Décryptage !

Guineematin.com : jusque-là, la commune de Matoto n’a pas de maire. Qu’est-ce qui s’est passé ici le samedi, 15 décembre dernier ?

Sékou Conté : le samedi, 15 décembre dernier, les convocations ont été faites par moi, conformément à la loi, en tant que représentant du ministre de l’Administration du Territoire en la matière, pour inviter les conseillers élus à leur première session d’installation et à la mise en place de leur exécutif. Cette convocation fut faite, le démarrage de l’installation a eu lieu à 11 heures. Mais, comme vous savez, je suis chargé juste de l’organisation et la sécurisation du déroulement de cette installation. Ce qui donc s’est passé en détail, comme les gens trame de gauche à droite, je ne suis pas au courant de ça, je n’ai reçu que des informations controversées, où chacun des groupes se réclamait vainqueur. Il y a eu trouble là-bas, m’a-t-on dit. Et, un agent a crié, des individus se sont introduits dans la salle et ont détruit les bulletins. Je ne sais pas comment ça s’est passé et qui peut être auteur de ça. Parce que moi, j’étais assis à mon bureau avec certains agents de la sécurité et même des services de renseignements que je n’ai pas pu identifier. J’étais dans mon bureau, je n’ai pas bougé, le délégué a couru pour sa propre sécurité.

Guineematin.com : pour beaucoup d’observateurs, c’est le candidat de l’UFDG qui a gagné, et les images prises par les journalistes aussi en font foi. Vous, en tant que représentant de l’administration, vous étiez en contact certainement avec le délégué du ministère à ces élections. Qu’est-ce qu’il vous a dit puisque le décompte était terminé, il ne restait que la proclamation officielle des résultats ?

Sékou Conté : l’information que vous donnez-là, je ne peux pas l’exploiter. Ils n’ont pas proclamé. J’ai appris que les deux (2) camps se réclamaient le chiffre de 23. Et 23 sur 45, signifie que celui qui a 23 est vainqueur. Mais, dire que c’est l’UFDG qui a gagné ou le RPG, je ne saurais le dire et je ne peux pas prêter aussi le flanc à cette réalité, puisque je n’étais ni dans la salle, non plus le compte-rendu ne m’a été fait dans ce sens. Mais, j’ai appris que les deux partis ont réclamé la victoire, et donc il y a eu confusion.

Guineematin.com : le samedi dernier, des jeunes proches du candidat de l’UFDG, Mamadouba Tos Camara, ont investi dans la commune. Ils disaient venir installer Tos Camara. Rappelez-nous ce qui s’est passé.

Sékou Conté : ce jour, j’ai vu quelques jeunes dans la cour, ils disaient qu’ils sont venus installer Tos. Mais, je n’ai vu ni Tos, ni un messager de l’administration m’autorisant à procéder à cette installation. Mais effectivement, il y avait des jeunes qui criaient dans la cour et qui disaient c’est Tos qui a gagné. Mais, je n’ai pas reçu l’instruction d’installer quelqu’un, étant donné que les élections ne se sont pas poursuivies. Parce que ce n’est pas le maire seulement qu’on va installer, c’est l’exécutif dans son entier, le maire et ses vices maires. Il y a sept (7) vices maires. Donc, comment on peut installer le maire sans que les adjoints ne soient désignés ?

Guineematin.com : le même jour, des objets de marabout ont été retrouvés dans l’enceinte même de la mairie. Comment vous avez accueilli tout cela ?

Sékou Conté : j’ai appris par mon chef protocole que cela est arrivé. Comme moi je suis un musulman, fervent croyant, pour moi c’est une simple idiotie. C’est une fabrication des individus pour peut-être pour intimider. Moi, je suis pour l’unicité, je suis un musulman fervent, islamisé. Donc, je ne crois qu’en Dieu. Moi, je considère ça comme un folklore.

Guineematin.com : l’UFDG menace d’installer son maire, en la personne de Kalémodou Yansané. Vous êtes à votre bureau déjà, c’est pour présider son installation ?

Sékou Conté : que Dieu m’en garde. Je ne le ferai jamais. A mon stade d’aujourd’hui, en tant qu’administrateur qui a eu la chance de gravir beaucoup d’échelons, moi qui suis devant vous, pour la petite histoire, j’ai une formation postuniversitaire en Administration. Après le baccalauréat, je n’ai étudié que l’administration, comment voulez-vous que moi j’accède à des situations comme ça étant donné que je n’ai reçu aucune instruction de mon ministre ? Je connais le code, je pense l’avoir maitrisé pour avoir été un artisan de ce code-là.

Guineematin.com : récemment, le ministre de l’Administration du Territoire, Boureima Condé, avait annoncé la reprise de l’élection du maire de Matoto. Mais, pour beaucoup d’observateurs et de juristes, le ministre de l’administration du territoire n’a pas la capacité de faire reprendre ces élections. Qu’en dites-vous ?

Sékou Conté : je défis et ces observateurs et ces juristes. Ils ont mal interprété la situation. Quand on parle de l’annulation d’une élection, c’est lorsqu’elle n’a pas été terminée, et qu’il a été constaté après réclamation des uns et des autres sur les anomalies, le juge se prononce sur la validité ou la non validité du scrutin. C’est aussi simple que ça. Ici, c’est la première session du conseil communal. L’organisation interne-là ne concerne que les conseillers. Et, c’est le ministre qui est la tutelle des conseillers communaux.

Guineematin.com : en clair, vous voulez dire qu’il peut faire reprendre l’élection du maire ?

Sékou Conté : il peut faire reprendre l’installation. C’était la première session des conseils communaux, après leur élection par le public. Donc, c’est purement règlementaire. Mais, je vais vous dire une seule chose, admettons qu’un match de football soit lancé, et qu’à la 15ème minute ou à la 30ème minute, une première partie se sent en avance, une autre partie conteste les buts marqués. Le match est au quart du jeu. Si le match est même à cinq minutes de la fin, s’il y a des troubles, des cas de force majeure, on reprend donc le match.

Guineematin.com : mais ce jour, ce n’était pas un cas de force majeure. Et ça, c’était un agissement d’un individu venant du RPG…

Sékou Conté : mon cher frère, qu’il soit sur la liste, ou qu’il ne soit pas sur la liste, qu’il soit candidat ou qu’il ne soit pas candidat, je ne saurai le dire, je n’étais pas dans la salle. Le cas de force majeure peut aussi être artificiel. Personne ne savait dans la salle ce jour -là qui pouvait gagner ? Chacun savait qu’il pouvait gagner. Et puis, ce n’est pas un arbitrage de cette manière pour dire que non, celui-ci était sur la liste, c’est lui qui a créé les troubles, il faut valider. Non, ce n’est pas comme ça que ça se passe… Mais, mon frère, c’est aussi simple que ça. 45 personnes sont dans la salle, on vous dit que ça s’est mal passé ou qu’il y a eu confusion. L’un dit qu’il est victorieux, l’autre dit qu’il est victorieux, maintenant on va reprendre. Si toi, tu es sûr de ton équipe, tu sais que tu as 23, les 23 sont derrière toi, tu ne peux pas venir pour confirmer ça ?

Guineematin.com : mais la question qui taraude aujourd’hui les esprits, c’est que les élections ont été émaillées de violences dans certaines communes rurales et urbaines du pays comme Kindia, Guéasso, Kalinko etc. Mais, le ministre Boureima Condé n’a pas fait reprendre ces élections. Pourquoi Matoto fait exception ?

Sékou Conté : là-bas c’était terminé. Si l’élection était terminée ici, c’est-à-dire le maire, les vices-maires installés, le délégué a proclamé les résultats officiellement, si l’autre parti maintenant conteste, on ne peut plus reprendre. Tandis que, celui qui a été délégué par l’Etat, conformément à la loi, ne s’est pas prononcé, parce que ça été contesté à mi-chemin. Et, on a demandé la reprise, pendant cette attente-là, quelqu’un a surgi pour empêcher la poursuite, qu’est-ce que le ministre peut faire en la matière ? Je vous ai dit qu’il est la tutelle de tous les conseillers communaux, c’est du cadre règlementaire purement et simplement et non juridique.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Meurtre de Kadiatou Sow dans un hôtel à Kipé : le présumé auteur raconte les faits

25 décembre 2018 à 13 01 12 121212

Le procès du Nigérian Ferdinand Louis Conteh, accusé d’être l’auteur de l’assassinat de Kadiatou Sow dans un hôtel à Kipé, s’est ouvert au Tribunal criminel de Dixinn. A la barre, le nigérian est revenu sur les circonstances de ce drame qui avait créé l’émoi en septembre 2016, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal.

Ce fait divers avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Un nigérian, du nom de Ferdinand Louis Conteh, avait été mis en cause dans l’assassinat, le 30 septembre 2016, d’une jeune fille de 21 ans. La victime, du nom de Kadiatou Sow, avait été retrouvée morte dans la chambre de l’hôtel Hakuna Matata, à Kipé, dans la commune de Ratoma. Le ressortissant Nigérian avait été aussitôt mis aux arrêts et déféré à la maison centrale de Coronthie.

A la barre, Ferdinand Louis Conteh a expliqué les circonstances dans lesquelles il a connu la victime et dans quelle conditions elle a rendu l’âme.

« J’étais venu en Guinée pour une mission de trois semaine. J’ai occupé la chambre de cet hôtel. La nuit, je suis sorti chercher à manger au restaurant Seven Eleven qui se trouve juste à côté. Etant anglophone, je n’arrivais pas à me comprendre avec le gérant qui s’exprimait en langue française. C’est dans ces circonstances que la victime, Kadiatou Sow, est venue prêter volontairement ses services en qualité d’interprète. J’ai fait ainsi mes achats. Dès que j’ai tourné le dos, elle m’a suivi. Elle m’a demandé ma nationalité et elle m’a invité de venir prendre un verre avec elle. J’ai fait demi-tour avec mon Chawarna en main. Ainsi, on a bu ensemble et finalement elle m’a suivi dans ma chambre d’hôtel », a dit le nigérian.

Pour ce qui est de ce qui s’est passé dans la chambre, Ferdinand Louis Conteh dit qu’une bagarre a éclaté entre lui et la fille. « Je suis rentré dans la douche en la laissant dans la chambre. Brusquement, j’ai entendu un bruit au niveau de la porte principale. Je suis sorti de la douche pour demander qu’est-ce-qui n’allait pas. Mais, elle a complément cessé de me répondre en anglais. Elle s’exprimait dans une langue que je ne comprenais pas. C’est ainsi qu’elle a pris mon sexe de ses deux mains. Elle l’a tiré jusqu’à ce que j’aie perdu complètement conscience. Je l’ai poussée moi aussi pour me sauver. Elle est tombée. Je transpirais et je ne pouvais pas marcher. J’ai fait des efforts pour venir à côte d’elle, mais elle est restée inerte. J’ai mis de l’eau sur elle, pour voir si elle va se remuer. Mais, elle est toujours restée inerte. C’est ainsi que j’ai tenté d’ouvrir la porte, mais elle était condamnée. J’ai appelé finalement le gardien qui est venu ouvrir avec toutes les difficultés. Ce dernier a fait appel aux agents et ils m’ont déposé dans un premier temps au commissariat urbain de Ratoma, avant de me transporter à la maison centrale », soutient-il.

En outre, Ferdinand Louis Conteh accuse les agents de lui avoir soutiré de nombreux biens dans sa chambre d’hôtel : 6 pierres de diamant, une montre, une quantité importante d’or et 12 millions de francs guinéens. Selon lui, « dans tout cela, les agents n’ont présenté au commissariat que 2 millions de francs guinéens en confisquant tous les autres biens ».

Le tribunal s’attendait à la comparution de Thierno Moussa Sow qui serait le père de la défunte. Mais, monsieur Sow ne s’est pas présenté à la barre. Le dossier a été renvoyé à une prochaine audience pour voir si la partie civile va se présenter.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : le maire résilie 91 contrats de bail de certains magasins du grand marché

25 décembre 2018 à 11 11 52 125212

Le maire de la commune urbaine de Siguiri compte ramener l’ordre dans la cité, notamment au grand marché. Koumba Sékou Magassouba vient de prendre une décision à l’encontre de certains commerçants du grand marché, soupçonnés de s’enrichir sur le dos de la commune. Quatre vingt onze (91) commerçants, qui occupent les magasins autour du grand marché, ont vu leur contrat résilié par le maire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mesure prise par le maire vise quatre vingt onze commerçants qui occupent les magasins construits autour du grand marché.

Selon nos informations, les preneurs desdits magasins ont signé le contrat de bail en 1984 avec les autorités d’alors. Notre source précise que ces commerçants payaient une somme de 500 francs guinéens par mois et par magasin. Mais, de révision en révision, ils se sont retrouvés à 80 000 francs guinéens. Aujourd’hui, le nouveau maire estime que le contrat est caduque, mal ficelé. Pire, les preneurs de ces magasins les sous-traitent avec d’autres à des prix exorbitants.

Sékou Magassouba

Interrogé par notre reporter, le maire Koumba, Sékou Magassouba est revenu sur les faits. « C’est en 1984 que ce contrat a été signé. Depuis lors, c’est le même contrat qui continu. Les deux signataires ne sont plus là, non seulement les bailleurs (autorités, ndlr), mais aussi les preneurs. Rien n’est clair. Mais, je prends cette décision pour une simple raison. Les preneurs n’occupent plus les magasins, leurs enfants et petits enfants ont baillé les magasins avec des commerçants qui les payent. A leur tour, ils payent la commune. Ils ont baillé avec ces commerçants 500 000 francs guinéens voir plus par magasin. Eux, ils payent 80 000 francs guinéens à la commune. Voilà la raison principale », a expliqué le maire.

Cette action du maire pourrait susciter des mécontentements d’autant plus que 72 commerçants ont été déguerpis lors de la construction du nouveau marché. Des commerçants qui n’ont toujours pas trouvé de place pour continuer à exercer leur activité.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Mines : les 3 conventions du consortium SMB-Winning ratifiées à l’unanimité par l’Assemblée Nationale

25 décembre 2018 à 11 11 30 123012

Après la signature des conventions avec le gouvernement en date du 26 novembre 2018, le projet du Consortium SMB-Winning est passé hier lundi 24 décembre 2018 devant les honorables députés de l’Assemblée Nationale pour sa ratification. C’était en présence du ministre de tutelle et de toute la Direction du Consortium.

La présentation donnait objet à plusieurs projets de développement axés sur :

  • la construction d’une ligne de chemin de fer de 135km
  • la production et l’exploitation industrielle de la bauxite des nouvelles zones de Santou Il et Houda
  • la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine dans la zone économique spéciale de Boké.
    La plénière a commencé par une projection d’un film retraçant les acquis de la SMB en Guinée, notamment ses actions de développement en faveur des communautés riveraines et son rôle de catalyseur de la capacité de production minière du pays. Un film applaudi par les représentants du peuple.
    Selon le contenu du rapport de ce projet intégré présenté par Honorable Camara, président de la commission mine du parlement, la guinée va pouvoir créer plus de 9.000 emplois directs dans la phase de construction et 50.000 emplois indirects. Et la phase d’exploitation donnera plus de 5.000 emplois directs sans en rapporter les avantages du chemin de fer. L’occasion fut mise à profit par le Predident de la commission pour saluer Fadi Wazni, qualifiant le PCA de la SMB de « pionnier du secteur minier guinéen ».
  • Après la présentation du rapport par la commission saisie au fond, la commission chargée des questions minières, ce fut le tour du ministre des Mines et de la Géologie de répondre à quelques questions des élus du peuple.

Au final, dans leur interventions, l’ensemble des présidents des différents groupes parlementaires toutes tendances confondues a exhorté les honorables députés à favorablement accueillir ce projet en votant pour, car s’inscrivant loin dans la logique du développement minier intégré de la guinée. Le vote « pour » fut unanime, sans aucune abstention, rendant historique ce moment et ce vote des parlementaires guinéens.

Pour un investissement de 3milliards de dollars américains, ces conventions vont être un véritable levier économique.
Présents dans l’hémicycle lors de ce vote, les représentants du consortium n’ont pas caché leur satisfaction face aux médias.
« Je peux vous garantir que nous allons réaliser tous ces projets. Pour une raison extrêmement simple, c’est que nous avons réussi au préalable à quasiment sécurisé le financement», a annoncé Fadi Wazni, président du conseil d’administration du consortium SMB-Winning.
Pour Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB, c’est avec fierté que le projet accueille l’aval unanime des parlementaires : nous sommes d’avantage résolu à mettre tout notre savoir-faire afin de réussir ce pari gigantesque d’investissement majeur en République de Guinée ajoute-t-il.
Saluant au passage le dynamisme dans les relations avec les communautés des zones d’impacts du projet.

A noter que parmi les projets de développement communautaires prévus par la SMB, il y a un corridor agricole d’envergure qui sera mis en place le long du chemin de fer pour favoriser l’exploitation des plaines et bas-fonds agricoles.

Abdoulaye Keita, Relations Médias du Consortium SMB Winning

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Siguiri : l’éboulement d’une mine d’or fait un mort à Doko

25 décembre 2018 à 11 11 25 122512

Les éboulements dans les mines d’or se multiplient et continuent d’endeuiller de nombreuses familles à Siguiri. Un jeune d’une trentaine d’années a péri dans un éboulement survenu hier, lundi 23 décembre 2018, aux environs de 14 heures, dans la sous préfecture de Doko, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime, qui se fait appeler Kalilou Sangaré, alias Engagé, a trouvé la mort dans un éboulement survenu dans une ancienne la mine d’or de Badiarani où l’exploitation est interdite par les autorités locales.

Selon nos informations, la victime et deux de ses amis ont profité de la journée du lundi, (il n’y a pas de travail dans les mines le lundi, ndlr) pour aller travailler clandestinement dans la mine. Kalilou est descendu dans le trou pendant que ses deux amis assuraient la surveillance.

Dans un entretien accordé à notre reporter, le président de la Croix Rouge de Doko est revenu sur la scène. « Nous avons été alertés par deux jeunes qui étaient dans la mine avec la victime. C’est une ancienne mine que nous surveillons régulièrement. Mais, comme hier c’était lundi et que ça ne travaillait pas, ils sont venus pour travailler. Malheureusement, l’un a perdu sa vie », a dit Oumar Sidibé.

La victime, Kalilou Sangaré, âgé de 36 ans, marié à deux femmes et père de 3 enfants, était originaire de Doko. Il a regagné sa dernière demeure, hier lundi aux environs de 19 heures.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Mines : la SMB-Winning projette la construction d’une raffinerie d’alumine à Boké

25 décembre 2018 à 11 11 16 121612

Le consortium Société minière de Boké (SMB)-Winning annonce de gros investissements dans le secteur minier guinéen. Hier, lundi 24 décembre 2018, les trois conventions de construction et d’exploitation de la mine de bauxite de Santou II et Houda, la construction d’une ligne de chemin de fer de 135 km et la construction d’une raffinerie dans la région de Boké, ont été unanimement approuvées par les 66 députés présents à la plénière, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La réalisation de ces trois projets coûtera une enveloppe de plus de trois milliards de dollars, entièrement mobilisés selon le Président directeur général du consortium, Fadi Wazni.

Fondé sur des arguments solides, le consortium, SMB-Winning, installé en Guinée en 2014 aligne les performances. Au total, 160 mille emplois sont crées avec un investissement de plus d’un milliard de dollars dans le secteur minier et portuaire dans la région de Boké.

A ces performances viennent s’ajouter des records. En effet, depuis l’indépendance, c’est la première fois que la Guinée a réussi à surclasser les puissances exportatrices de bauxite en occupant le premier rang mondial des pays exportant ce minerai vers la Chine. Rien que cette année 2018, la SMB-Winning a exporté 35 millions de tonnes de bauxite et apporté 650 millions de dollars à l’économie nationale.

En 2017, l’exportation de la Guinée est passée de 18 millions de tonnes à 47 millions de bauxite.

Fondé sur sa détermination à contribuer au développement de la Guinée et fort de son expérience en matière d’exploitation minière, SMB-Winning se propose de mettre en valeur les anciens blocs de BHP Billinton situés à Santou II et Houda dans la préfecture de Télimélé dont les réserves sont estimées à plus d’un milliards de tonnes de bauxite.

Dès 2022, la SMB-Winning entend passer obtenir 10 millions de tonnes de bauxite extraite. Une quantité qui sera portée à 20 millions et 30 millions de tonnes en 2023 et 2024. Dans cette perspective, le consortium entend construire une ligne de chemin de fer qui ralliera la mine de Santou au port de Dapilon sur une longueur de 135 km.

D’ici 4 ans, le consortium promet de construire une raffinerie d’alumine d’une capacité de production d’un million de tonnes par an. Ce qui fera de la SMB, la première compagnie à construire une raffinerie d’alumine en Guinée depuis l’indépendance. Celle qui existe, Rusal-Friguia, étant l’œuvre du français Pechiney qui n’a jamais dépassé les 700 mille tonnes d’alumine l’année.

Si la durée de la convention et l’’exploitation de la mine est fixée à 25 ans renouvelables par périodes de dix 10 ans, il reste entendu que la raffinerie et les chemins de fer, construits en B.O.T reviendront entièrement à l’Etat guinéen, 33 ans après leur mise en exploitation.

Mais d’ici là, l’Etat aura 5% de parts non diluables dans chacune des trois entités (mine, chemins de fer et raffinerie).

En contrepartie, le consortium bénéficie d’un congé fiscal de 8 ans pour la ligne de chemins et la raffinerie. A cela vient s’ajouter la réduction de moitié (50%) de l’impôt sur les sociétés pendant 4 années. Ce, pour réduire les charges et faciliter le mouvement des investissements.

Pour les populations riveraines, la SMB promet de développer le long du corridor, d’importants projets agricoles allant de la mise en valeur des bas-fonds et des plaines au désenclavement des préfectures de Télimélé, Boffa et Boké. Ces localités bénéficieront en outre 1,5% du chiffre d’affaires des trois entités réunies (mine, chemins de fer et raffinerie) pour la contribution au développement local.

Reconnu pour son sérieux, le consortium jure de réaliser ces projets d’ici 4 ans pour la raffinerie et d’ici 2022 pour les deux autres.

Avec une prévision financière de trois milliards de dollars, le consortium présente des avantages certains à la Guinée. D’abord l’emploi, au moins 9 mille travailleurs sont prévus pendant la construction, 50 000 emplois indirects et 5 mille emplois directs pendant l’exploitation. Les caisses de l’Etat seront boostées à plus de 3,3 milliards de dollars de revenus issus de taxes et divers impôts.

C’est donc avec le sentiment du devoir bien accompli que les députés ont approuvé à l’unanimité les trois conventions portées par le consortium SMB-Winning.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Faranah : un militaire tué dans un accident

25 décembre 2018 à 10 10 58 125812

Un accident de la circulation a coûté la vie à un sergent de l’armée dans la journée d’hier, lundi 24 décembre 2018. Le drame s’est produit à la rentrée principale de la ville de Faranah, précisément à Ponkoma, sur la route menant vers l’Aviation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est suite à une collision entre deux motos que le sergent M’bemba Kourouma a perdu la vie. Agé de 37 ans, le sergent Kourouma était en service au Bataillon Autonome de Faranah (BAF).

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, « l’accident s’est produit au pont métallique. Nous avons été téléphoniquement informés par le capitaine Sampou de la sûreté régionale de Faranah. L’équipe de constat, dirigée par moi-même, nous sommes rendus sur les lieux. Nous avons trouvé les engins sur leur position accidentelle et on a trouvé une personne étalée dans le pont. Nous avons procédé aux opérations de constat. Ensuite, on a cherché à trouver un véhicule pour transporter cette personne à l’hôpital et les deux motos ont été envoyées à notre service. Les témoins l’accident nous ont raconté que s’est produit de la manière suivante, l’auteur de l’accident, du nom de N’Famara Traoré, quittait vers le centre ville. Il avait des planches attachées derrière la moto. Et le militaire quittait vers le quartier aviation. C’est au niveau du pont métallique qu’il y a eu la collision ».

Le capitaine Mohamed Lamine Keita saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux usagers de la route, notamment ceux qui empruntent ce tronçon. « Ce que nous pouvons dire aux citoyens, c’est que le pont est une seule voix. Quand des bagages son attachés derrière la moto, c’est très imprudent. Donc, nous demandons aux populations d’être vigilantes. Ce pont métallique, c’est une seule voix et généralement les motos ne s’acceptent pas. Chacun veut passer le premier, tout le monde est pressé.

Plus généralement, l’officier de la sécurité routière lance un appel à l’endroit des citoyens de Faranah en cette période de fêtes de fin d’année. « Nous sommes vers la fin de l’année, les gens sont agités. Nous demandons aux parents de sensibiliser les enfants, nous demandons aux autorités à tous les niveaux d’accompagner les services de sécurité pour le maintien d’ordre au niveau de la ville. Nous demandons humblement aux parents de sensibiliser les enfants de leur façon de conduire les engins, surtout les motos à travers la ville. En fin d’année, il y a trop d’ambiance, les gens sont trop excités. Donc, nous demandons aux parents de conseiller les enfants de les sensibiliser à la maison, de leur dire d’être prudent en matière de circulation routière »

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Approbation de 3 convention minières : la satisfaction des responsables de la SMB

25 décembre 2018 à 10 10 40 124012
Fadi Wazni

A l’occasion de la plénière de l’Assemblée Nationale d’hier, lundi 24 décembre 2018, les députés ont approuvé à l’unanimité trois conventions minières soumises à leur appréciation. Parmi les entités concernées, figure la Société Minière de Boké (SMB)-Winning pour la construction et l’exploitation d’une mine de Bauxite, d’une ligne de chemin de fer et d’une Raffinerie d’alumine dans la région de Boké, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

Les soixante six (66) députés présents, sur les 133 inscrits, ont examiné et approuvé à l’unanimité le texte relatif aux Conventions Minière, Ferroviaire, et de Raffinerie entre la Guinée et le consortium Société Minière de Boké (SMB)-Winning pour la construction et l’exploitation d’une mine de Bauxite, d’une ligne de chemin de fer et d’une Raffinerie d’alumine dans la région de Boké. Selon la convention, « pendant la durée de la concession, l’Etat guinéen percevra plus de 3 milliards 300 millions de dollars US… ».

A la fin de la plénière, le président du Conseil d’Administration de la SMB-Winning, Fadi Wazni, a expliqué les démarches effectuées pour qu’on en arrive là, notamment la mobilisation des fonds.

« Pour la construction des raffineries, il faut des études très sérieuses sur les impacts environnementaux et sociaux. Donc, ça dépend de ces études là, et nous avançons à pas forcés pour essayer d’être rapidement en position de commencer la construction de la raffinerie… Et, nous allons vous garantir que nous allons réaliser ce projet, pour une raison extrêmement simple. C’est ce que nous avons réussi au préalable, à carrément à sécuriser le financement. Parce que, le plus difficile dans ces grands projets, c’est le financement, malgré la bonne volonté. C’est pour ça que notre pays a accusé certains retards. Les gens de bonne volonté ont voulu faire des projets miniers de transformation. Ce n’est pas arrivé pour des raisons, notamment de financement et de difficultés à boucler le financement », a dit Fadi Wazni.

Ismaël Diakité

Pour sa part, Ismaël Diakité, directeur général du projet de raffinerie à la SMB-Winning, a dit son optimisme tout en promettant que la production d’alumine va commencer dans les cinq ans à venir.

« Tous les aspects qui ont été adoptés par les honorables députés, notamment les questions liées à l’environnement vont être prises en compte, sont déjà prises en compte. Nous allons continuer à approfondir les études pour que toutes les émanations, tous les impacts soient maîtrisés dans le cadre du plan de gestion environnementale et sociale. On est très optimiste pour la mobilisation des fonds et les démarches sont en cours, les financements vont être sécurisés… Pour la première production, on peut s’y attendre dans cinq ans », promet monsieur Diakité.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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