Prix du carburant, menace de radiation des enseignants grévistes : ce qu’en dit le camp Cellou Dalein

28 décembre 2018 à 19 07 06 120612

A l’issue d’une plénière qui a réuni ses membres ce vendredi, 28 décembre 2018, l’opposition républicaine s’est prononcée sur plusieurs sujets d’actualité. Il s’agit de la baisse du prix du carburant annoncée par le gouvernement, la menace de radiation des enseignants grévistes et de la polémique autour du contrôle de la mairie de Matoto.

Comme c’est le cas depuis quelques semaines, c’est Ahmed Kourouma du parti GRUP qui a rendu compte de cette plénière devant les médias. Il a annoncé le soutien total de l’opposition républicaine aux enseignants en grève et que le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, menace de radier s’ils ne reprennent pas le chemin des classes jusqu’au 31 décembre prochain. « Nous avons tiré les leçons de l’action du SLECG et nous leur apportons notre soutien plein et entier quant aux actions à venir. Et, ils ont notre solidarité absolue », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne la baisse du prix du carburant décidée par le gouvernement, les opposants parlent d’une mesure insignifiante. Le groupe amené par Cellou Dalein Diallo demande au gouvernement d’aller au-delà de la réduction de seulement 500 francs sur le prix du litre pour respecter le principe de flexibilité du prix du carburant. « Le gouvernement a fait ce qu’on appelle de l’aumône au peuple.

Nous considérons que la baisse du prix du carburant est minime, insignifiante, eu égard à la baisse du cours mondial sur d’abord un, les matières premières et surtout sur le carburant. Nous demandons au gouvernement de revoir sa copie et de proposer une véritable baisse au peuple de Guinée qui sera équivalent à ce que nous constatons nous, sur le cours mondial », a dit Ahmed Kourouma.

Et puis, l’opposition républicaine est une fois encore revenue sur la polémique autour du contrôle de la mairie de Matoto. Les adversaires du régime Alpha Condé ont réitéré leur position selon laquelle, l’élection du maire remportée par le candidat de l’UFDG, Kalémodou Yansané, ne sera pas reprise.

« La bêtise insistant toujours en ce qui concerne Matoto, nous avons prévenu et nous le redisons, nous ne laisserons plus les fossoyeurs de la démocratie marcher sur les lois de la République. Il est hors de question que les élections à Matoto soient reprises en ce qui concerne pour le maire », a dit le porte-parole des opposants.

Par ailleurs, les opposants ont souhaité une joyeuse fête de Noël aux fidèles chrétiens et une bonne fin d’année au peuple de Guinée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Baisse du prix du carburant : « c’est une insulte à l’intelligence du guinéen »

28 décembre 2018 à 18 06 49 124912

La baisse du prix du carburant annoncée par le gouvernement guinéen est loin de faire l’unanimité. La décision semble d’ailleurs faire plus de mécontents que d’heureux. Dans une déclaration publiée ce vendredi, 28 décembre 2018, les activistes de la société civile, réunis au sein des Forces Sociales de Guinée, dénoncent « une insulte à l’intelligence du guinéen ».

Les FGF qui avaient vainement combattu la hausse du prix du carburant à 10.000 GNF, estiment que la baisse de seulement 500 GNF sur le prix du litre de carburant est insignifiante face à la chute considérable du prix du baril de pétrole sur le marché international. Les activistes de la société civile appellent donc à une mobilisation générale pour contraindre le gouvernement à respecter le principe de flexibilité qu’il s’est engagé à appliquer.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la déclaration intégrale des Forces Sociale :

C’est avec une profonde indignation que le peuple souverain de Guinée a appris le jeudi 27 décembre 2018 la baisse insignifiante du prix du carburant à la pompe par le Gouvernement Guinéen.

Cette décision est une insulte à l’intelligence du guinéen dans un contexte marqué par une extrême pauvreté de la population et une corruption généralisée sans précèdent au sein du  Gouvernement.

Rien ne justifie cette réduction à hauteur de 500 GNF par rapport à cette baisse considérable du prix du baril sur le marché mondial.  A ce jour, le prix du baril est à 45.03$, par conséquence, le litre du carburant est vendable à 5000 GNF sur le marché Guinéen.

Au regard de cette injustice, les Forces Sociales de Guinée appellent à une mobilisation générale pour contraindre le gouvernement à respecter le principe de flexibilité qu’il s’est engagé à appliquer.

En conséquence les Forces Sociales de Guinée invitent les citoyens à un sursaut national à travers des séries de protestations de rues citoyennes généralisées et illimitées dès que la mesure rentrera en vigueur et indique qu’une commission travaille sur un agenda opérationnel d’intervention tenant compte du contexte qui sera public plus tard le 07 janvier 2019.

Dans cet esprit,les organisations de la société civile guinéenne et des citoyens engagés réunis au sein des Forces Sociales de Guinée lancent un appel :

  • Aux acteurs socio-politiques  (Syndicats, groupements, patronats, médias,partis politiques ….) à s’associer à cette initiative destinée à défendre les intérêts des populations.
  • Aux fonctionnaires de tous les secteurs, aux membres des organisations professionnelles, aux travailleurs des secteurs bancaire, minier, portuaire, aéroportuaire,judiciaire ainsi qu’aux opérateurs économiques, enseignants, étudiants,transporteurs et exploitants des motos taxi à respecter ce mot d’ordre pour exprimer leur désapprobation face à cette baisse insultante du prix du carburant à la pompe.

Chaque citoyen qui reçoit ce message est prié de contribuer à sa large diffusion. Ce serait un acte citoyen fondamental pour réclamer plus de justice en Guinée.

C’est bien le bon moment pour tous les citoyens épris de justice de sortir de la résignation et de l’indignation virtuelle sur les réseaux sociaux pour  rejeter la mauvaise foi et le mépris du gouvernement. à travers le respect de cet appel par tous les moyens légaux.

Ensemble, Unis et solidaires nous vaincrons !!!

Pour les Forces Sociales de Guinée

Les Opérations

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Caravane citoyenne de la jeunesse : une centaine de jeunes sensibilisés à Kankan

28 décembre 2018 à 17 05 57 125712

La caravane nationale citoyenne de la jeunesse a posé ses valises à Kankan, ce vendredi, 28 décembre 2018. A l’image des autres régions déjà traversées, les caravaniers sont allés sensibiliser les jeunes sur les notions de civisme, de citoyenneté et d’unité entre autres, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Une centaine de jeunes et des autorités de Kankan se sont mobilisés à la maison des jeunes de la ville, à l’occasion de l’arrivée de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse sur place. Les caravaniers sont venus sensibiliser la jeunesse et promouvoir la culture de la paix, la citoyenneté, l’unité nationale, la cohésion sociale, la protection de l’environnement et l’esprit du volontariat pour le développement.

Cheick Keïta

Selon Cheick Keïta, en service au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes et facilitateur de cette caravane, « la première thématique c’est la citoyenneté, le vivre ensemble et le respect de l’environnement qui est en lien même avec la citoyenneté, et enfin l’esprit du volontariat. Donc, ce sont les thématiques qui vont être développées durant les 15 jours de la tournée », a-t-il annoncé lors de la cérémonie d’ouverture des travaux.

Audrey Loiseau

Les travaux qui ont duré toute la journée, ont été marqués par des prestations théâtrales et des conférences débats sur les différentes thématiques de la caravane. Une initiative saluée par Audrey Loiseau, envoyée par une ONG française en Guinée dans le cadre du dispositif du service civique et volontaire de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ) et qui participe à cette caravane.

« Je trouve que la démarche est bonne parce que toutes les régions sont ciblées, parce qu’on va pour sensibiliser les jeunes aussi bien sur l’écologie que sur la citoyenneté, la cohésion sociale, la promotion de la paix et surtout sur la promotion du volontariat jeunes qui peut être un petit peu ignoré pour le moment », a-t-elle dit.

Laye Touré

A l’issue des travaux, les participants se sont également réjouis de prendre part à cette journée de sensibilisation. C’est le cas de Laye Touré, juriste de formation, qui promet de faire la restitution dans sa localité d’origine. « A partir d’aujourd’hui, je vais être l’un des sensibilisateurs auprès des autres, en faisant passer des messages de paix, de cohésion sociale et d’unité. Parce que nous devons savoir qu’est-ce que nous devons faire vis-à-vis de l’Etat et savoir comment réclamer nos droits et qui doit réclamer son droit », a-t-il promis.

Lancée le 22 décembre à Conakry par le ministère de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes et mise en œuvre sur le terrain par l’agence nationale du volontariat jeunesse, cette caravane va toucher toutes les régions administratives de la Guinée avant de s’achever à Conakry le 05 janvier prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Radiation des enseignants grévistes ? L’USTG menace de déclencher une grève générale et illimitée

28 décembre 2018 à 17 05 12 121212

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) enregistre un soutien de taille dans son bras de fer avec le gouvernement. L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), dirigée par Abdoulaye Sow, menace d’aller en grève générale et illimitée, si le gouvernement s’évertue à radier les enseignants grévistes. L’annonce en été fait ce vendredi, 28 décembre 2018, à l’occasion d’une conférence de presse animée à Conakry, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’USTG se range désormais derrière l’équipe d’Aboubacar Soumah. La centrale menace de déclencher une grève générale et illimitée si le gouvernement met à exécution ses menaces de radier les enseignants grévistes des rangs de la fonction publique. Le mouvement dirigé par Abdoulaye Sow lance également un ultimatum au gouvernement pour la reprise du dialogue pour dénouer la crise qui mine le système éducatif depuis le 03 octobre 2018.

« Après des échanges fructueux que nous venons d’avoir avec la base, appréciant les conséquences du gel des salaires, en violation des lois de République, et les perspectives de radiation des professeurs… nous disons ici à la face du monde et prenant en compte l’appel que nous avons lancé aux institutions nationales et internationales, l’appel que nous avons lancé à la population guinéenne, aux responsables à tous les niveaux, de faire en sorte que nous soyons au tour de la table. Nous avons fixé un délai pour réagir fortement. Mais, ce délai peut être raccourci dès l’instant que des actes contraires à nos lois, des actes de radiation seront posés, tout le mouvement syndical ou toutes les fédérations composantes de l’USTG seront débout pour dire non à ces actes. Ça peut être à 24 heures, 48 heures comme dans les 72 heures. Nous sommes prêts à réagir à tout acte en violation de nos lois, à tout acte contraire au dialogue et à la liberté syndicale. Nous sommes déterminés à réagir dès l’instant qu’il y aura quelque chose. Nous ne l’accepterons jamais, nous voulons que le dialogue résolve le problème, que les cours reprennent dans nos écoles, que nos enfants bénéficient d’une bonne formation pour que les évaluations à mi-parcours soient payantes pour nos enfants », a dit Abdoulaye Sow

La diminution de 500 francs guinéens du prix du carburant n’aura pas été occultée par les responsables de l’USTG. Une réduction qualifiée de « moquerie pour la population » par les conférenciers. « Nous venons d’enregistrer une baisse irresponsable du prix du carburant à la pompe. C’est des manières pour nous USTG de se moquer du peuple de Guinée. Au moment où on montait à 10 000 francs guinéen, le prix du baril était supérieur à 50 dollars. Aujourd’hui, nous sommes entre 40 et 43 dollars, le litre à la pompe devait être vendu entre 7 000 et 7500 francs guinéen. Nous nous attendions à une baisse minimum de 2 000 francs. Mais, une baisse de 500 francs est une moquerie à la population guinéenne ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/662 73 05 31

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Baisse de 500 GNF sur le prix du carburant : Dansa Kourouma pas satisfait

28 décembre 2018 à 16 04 08 120812
Dr. Dansa Kourouma, président du CNOSC

La décision du gouvernement guinéen de baisser le prix du carburant continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Interrogé sur le sujet par Guineematin.com, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOCSG) s’est dit non satisfait de cette mesure. L’activiste de la société civile estime que la réduction de 500 francs sur le prix du litre annoncée par le gouvernement n’est pas suffisante et souligne qu’un effort supplémentaire est nécessaire de la part des autorités.

« On n’est pas d’accord que le prix du carburant soit continuellement subventionné, mais sa fixation ou sa variation doit être fixé conformément au prix du baril au niveau du marché international. Et aujourd’hui, le prix du baril s’est dévalué et c’est important que le gouvernement respecte cet engagement de la flexibilité du prix à la pompe. (…) En tenant compte du prix actuel sur le marché international, 9000 serait raisonnablement acceptable. Mais 9500, il y a encore de l’effort à fournir pour que son impact soit perceptible sur le panier de la ménagère. Donc, un effort supplémentaire est nécessaire pour permettre aux populations de tirer profit de ces efforts du gouvernement », a-t-il réagi.

Le président du CNOSCG annonce justement des concertations à venir entre la société civile et le gouvernement autour de cette question. « Nous allons avoir des rencontre avec le gouvernement : le ministre des Hydrocarbures et le Premier ministre que j’aurai l’opportunité de rencontrer demain. Et, nous allons commencer les discussions. A ce stade, nous devons donner la primauté au dialogue avec le gouvernement. C’est pour que des calculs ou des arguments suffisants soient présentés devant la partie gouvernementale pour justifier notre insatisfaction par rapport aux 9500 francs.

Maintenant, je ne peux pas présager ce qui va se passer dans ces discussions, parce qu’il faut aller consulter avant de savoir ce qui va se passer après. Donc, ma plateforme (CNOSCG, NDLR) avec d’ailleurs les forces sociales, sont totalement résolues à rentrer en discussion avec le gouvernement pour examiner les arguments qui ont amené à fixer le prix à 9500 GNF», a dit l’activiste de la société civile.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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4ème Assemblée Winden Djanguen ADLaM : COMMUNIQUE

28 décembre 2018 à 15 03 46 124612

Le Bureau Winden Djanguen ADLaM Guinée, a l’agréable plaisir d’informer à l’ensemble des promoteurs des langues nationales en général et du FULFULDE en particulier, de l’organisation de la 4èmeAssemblée Winden Djanguen ADLaM, qui se tiendra dans la ville de KOUNDARA,du 5 au 7 Janvier 2019.

Comme pour la 3ème Assemblée à Mamou, nous recevrons de très hautes personnalités venant de partout dans le monde. Donc, ne vous faites pas raconter cette grandiose cérémonie.

Le Bureau Winden Djanguen ADLaM Guinée, sait compter sur la bonne compréhension de chacun et de tous.

Conakry, le 28 Décembre 2018

Le Président : MamadouTafsir BAH

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Baisse du prix du carburant : ce qu’en dit Damaro Camara

28 décembre 2018 à 15 03 27 122712
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel

Le gouvernement guinéen vient d’annoncer la baisse très prochaine du prix du carburant. Selon la décision prise lors du conseil des ministres du jeudi, 27 décembre 2018, le prix du litre de carburant va passer de 10.000 à 9500 francs guinéens, soit une réduction de 500 francs. Depuis son annonce, cette mesure suscite une véritable controverse à Conakry. Interrogé par Guineematin.com sur la question, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle à l’Assemblée nationale, parle d’une décision tout à fait normale qui ne devait pas entraîner une polémique.

« Les variations du coût du pétrole, cela se passe partout dans le monde. Dans certains pays, le matin tu te réveilles c’est à un franc avant que tu ne reviennes le soir c’est à deux (2) francs. Il faut qu’on s’habitue à cela désormais. Ce n’est pas un évènement ça, mais on fait de tout ici des évènements. Ce n’est même pas le gouvernement qui aurait dû annoncer, ce sont les compagnies d’hydrocarbures, c’est tout. J’ai la chance d’aller ailleurs, ça peut changer deux à trois fois dans la même journée à la pompe. Aux Etats-Unis par exemple, non seulement ça peut changer d’heure en heure, ça change de quartier en quartier, de rue en rue. C’est la même chose en France. Ça peut être beaucoup plus cher à Kaloum et un peu moins cher au kilomètre 36 », a-t-il dit.

Pour certains, cette baisse est une « insulte » au peuple, car elle n’aura pas d’effet sur les conditions de vie des guinéens. Mais, l’honorable Amadou Damaro Camara, lui, trouve la décision du gouvernement raisonnable. Pour le parlementaire, c’est bien de baisser le prix pour respecter le principe de flexibilité, mais aussi il faut fixer un prix qui évite à l’Etat de subventionner le carburant. « Même si tu donnes le carburant gratuitement, il y en a qui diront que l’Etat est mauvais. Quand on a 500 francs de moins sur le litre, 100 litres quand même ça fait 500 mille dans la poche du citoyen.

Il n’y a pas de pauvre avec les voitures. 500 francs de moins n’appauvrit pas plus que 500francs de plus, ça garde quelque chose quand même dans la poche du citoyen. Tout le monde achetait déjà à 10 mille, il n’y avait plus de problème, maintenant qu’on a 500 francs de moins, si ça n’enrichit pas le guinéen, le consommateur, ça ne va pas l’appauvrir davantage. Si on n’ajuste pas les prix, on n’est obligé de payer pour les pays voisins. Justement, c’est le facteur le plus évident d’appauvrissement de nos populations. Quand on prend l’argent qui devrait servir à améliorer leurs conditions de vie, pour servir à payer le gap entre l’importateur et la consommation des pays voisins, ça suppose que notre prix est plus bas par rapport aux pays de la sous-région », a-t-il fait remarquer.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Carburant à 9 500 : « c’est comme si on offrait un sachet d’eau à chaque automobiliste »

28 décembre 2018 à 15 03 22 122212

Les réactions de désapprobation continuent de fuser après l’annonce faite par le gouvernement de diminuer le prix du litre du carburant à la pompe. Des acteurs de la société civile aux politiciens, chacun y va de son commentaire. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 28 décembre 2018, Ousmane Gaoual Diallo, directeur de la cellule de communication à l’UFDG, trouve cette réduction dérisoire.

Lors du conseil des ministres, tenu hier jeudi, le gouvernent a annoncé une baisse du prix du litre du carburant à la pompe, passant de 10 mille à 9500 francs guinéens.

Selon Ousmane Gaoual Diallo, « le gouvernement de Kassory Fofana n’est pas un gouvernement qui regarde la souffrance du peuple de Guinée. Le marché mondial des hydrocarbures a baissé le prix du baril, qui est passé de 84 dollars à 42 dollars US. Soit une baisse de 50%. Et, il faut savoir que le baril c’est 150 litres d’essence et 150 litres de gazole. Ça veut dire que vous avez 300 litres que vous achetez à 42 dollars ».

Devant cet état de fait, ce responsable du principal parti de l’opposition pense le gouvernement pouvait faire l’effort de baisser de 50% le prix du carburant. « Je ne vois pas avec cette diminution de 500 FG, en offrant un sachet d’eau de Coyah à chaque guinéen, ce que ce cela apporte au niveau de vie du guinéen. Je crois que le gouvernement doit revoir sa copie… Donc, c’est du n’importe quoi. C’est comme si on offrait un sachet d’eau de Coyah à chaque automobiliste. Je crois que la société civile doit chercher à s’occuper de ça aussi que de rentrer dans la danse politique », soutient Ousmane Gaoual Diallo.

Pour finir, Ousmane Gaoual soutient que cette baisse de 500 francs guinéens n’aura aucun impact aussi bien sur les frais de transport que sur le panier de la ménagère.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Siguiri : le préfet flingue les responsables locaux du RPG-AEC

28 décembre 2018 à 9 09 45 124512

Une réunion de crise s’est tenue hier, jeudi, 27 décembre 2018, dans les locaux de la préfecture de Siguiri autour du problème qui a éclaté mercredi dernier dans la sous-préfecture de Kintinia. Et, le préfet de Siguiri, Elhadj Ibrahim Kalil Keïta, a mis l’occasion à profit pour tirer à boulets rouges sur les responsables du RPG Arc-en-ciel dans la préfecture. Ils les accusent d’être à l’origine de l’échec du parti au pouvoir lors des élections locales de février dernier dans plusieurs collectivités de la préfecture et des problèmes qui en découlent, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette rencontre fait suite à la manifestation d’un groupe de jeunes enregistrée le mercredi, 26 décembre 2018 dans la sous-préfecture de Kinitinia. Ces jeunes en colère sont allés fermer le bureau de la DSPJ (Direction Sous-Préfectorale de le Jeunesse), la mairie et la sous-préfecture pour exiger le départ de l’actuel bureau de la jeunesse de Kintinia. Le préfet Elhadj Ibrahim Kalil Keïta, a reçu des représentants des manifestants et du contesté bureau de la jeunesse, les autorités locales ainsi que les responsables des sections du RPG Arc-en-ciel pour discuter autour de la question.

Et, le préfet a mis l’occasion profit pour fustiger les agissements des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel qu’il accuse d’être à l’origine de plusieurs problèmes enregistrés dans la préfecture. « En ma qualité de membre du bureau politique nationale du RPG Arc-en-ciel, j’ai tout fait pendant l’élaboration des listes de candidatures pour que vous vous attendiez, mais impossible. Cela a amené beaucoup de militants à se présenter comme candidats indépendants, c’est le cas Balla(Le maire de Kintinia). Après les élections, nous avons tout fait avec les élus du RPG pour qu’ils s’entendent avec les autres élus indépendants, impossible. Balla est venu tendre la main au RPG, ils n’ont pas accepté.

Ce fut la même chose à Siguirini où l’indépendant a remporté la mairie. Après la victoire des indépendants, ils se lèvent pour demander de remplacer les élus par les candidats du RPG Arc-en-ciel. Ils sont à Conakry pour des démarches pour tenter de faire l’impossible, appelez-les et dites-leur de rentrer parce que c’est impossible. A Norassoba où le RPG a remporté les élections, ils n’arrivent pas s’entendre sur le candidat du parti à la mairie. Et, dans le même temps, ils sont en train de chanter mon nom partout pour dire que je n’aime pas le RPG », a dénoncé l’autorité préfectorale.

Finalement, aucune décision n’est sortie de cette rencontre par rapport à la crise à Kintinia où les le bureau de la DSPJ, les locaux de la mairie, de la sous-préfecture et le centre culturel restent encore fermés.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : la LONAGUI va à la rencontre des parieurs pour s’enquérir de leurs préoccupations

28 décembre 2018 à 9 09 10 121012

La direction générale de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) veut savoir si les parieurs sont satisfaits de leur collaboration avec les différentes sociétés de jeux implantées en République de Guinée. C’est dans ce cadre qu’elle a déployé une mission dans les cinq (5) communes de Conakry, le mercredi dernier, 26 décembre 2018. La mission est allée rencontrer les parieurs et les sociétés de jeux sur le terrain pour s’assurer que les choses se passent dans les règles de l’art, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La LONAGUI a pour mission, notamment de réguler le secteur des jeux en République de Guinée. Jouant le rôle d’interface entre l’Etat, les sociétés de jeux et les parieurs, la direction générale de cette société organise souvent des missions d’inspection sur le terrain. C’est dans ce cadre donc, qu’elle a déployé une mission de supervision qui a touché certains responsables de sociétés de jeux et des parieurs. A travers cette mission, la LONAGUI a voulu s’enquérir des difficultés que certains parieurs rencontrent au quotidien.

Daniel Kolié

« La direction de la LONAGUI, sous la direction du directeur général, a décidé de procéder à une mission de supervision comme d’habitude, afin de rencontrer sur le terrain les parieurs qui sont, s’il faut dire, les principaux bailleurs de la LONAGUI (puisque c’est eux qui alimentent les sociétés de jeux à travers les paris qu’ils font, et les redevances payées par ces sociétés sont reversées au trésors public). Donc, notre objectif en tant que société ou entreprise, c’est de réguler les jeux. Donc, il est important pour nous d’aller sur le terrain à leur rencontre, afin de s’assurer qu’ils se sentent à l’aise par rapport à leur collaboration avec les sociétés de jeux, avec les différents segments de jeux, avec les principes mis en place par ces différentes sociétés. Mais aussi, de s’assurer que l’esprit de jeu et les règlements de jeu sont respectés par toutes les sociétés. Donc c’est pourquoi, on s’est beaucoup plus focalisés sur les parieurs. Et chez les sociétés, c’est pour s’enquérir sur comment elles aussi elles se sentent par rapport aux jeux qui se passent sur le terrain », explique Daniel Kolié, directeur des ressources humaines de la LONAGUI.

Sur le terrain, plusieurs problèmes ont été soulevés par les parieurs. Parmi ces problèmes, il y a par exemple la demande du retour à l’ancien système au niveau du rapport, le manque de postes téléviseurs dans certains points de vente (ce qui empêche les parieurs de suivre en direct les jeux) ; le manque de ventilateurs dans les différents points de jeu ; la faible valorisation des rapports qui empêche les parieurs de récupérer au moins la somme misée ; le retard dans la mise à disposition du programme dans certains points de jeu entre autres. Sur ces nombreux problèmes soulevés par les parieurs, le directeur des ressources humaines a rassuré qu’ils seront étudiés et des rapports seront déposés à qui de droit en vue d’y apporter des solutions dans les meilleurs délais.

« Pour le moment, on essaye de recueillir les plaintes. On va les analyser, on va élaborer un rapport de mission dans lequel il y aura des recommandations. Et ensuite, on va aller vers les intéressés, si le problème se trouve au niveau des sociétés, on va les interpeller pour dire que durant notre mission sur le terrain, on a constaté des plaintes qui se focalisent ou qui s’orientent sur tel aspect. Et nous aimerions discuter avec vous pour voir quelles sont les pistes d’amélioration de tout ce qui est manquements constatés par non seulement les parieurs, mais aussi par certains agents des sociétés. Donc pour le moment, on est en train de recueillir et après on essayera de mettre en place un plan pour pouvoir corriger tout ce qui est plainte », a-t-il souligné.

A noter que cette mission a duré une journée et elle a touché les cinq communes de la capitale guinéenne.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Fria : RUSAL offre des forages à trois localités de la commune urbaine

28 décembre 2018 à 8 08 37 123712

La direction générale RUSAL FRIGUIA vient de faire un don de forages aux villages d’Adama Soriyah (Quartier de Tabossy II), de Fökibö (District de Kondékhouré) et de Kankan-village (District de Kounsikhimbely), tous relevant de la commune urbaine de Fria. La cérémonie de remise officielle de cet important don de la société minière à ces localités relevant de sa zone d’exploitation a eu lieu ce jeudi, 27 décembre 2018. C’était en présence des responsables de RUSAL FRIGUIA, des autorités communales et préfectorales de Fria et des bénéficiaires eux-mêmes, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Dans son discours de circonstance, monsieur Kanafotski Yurii, directeur général de RUSAL FRIGUIA, a dit que l’eau a une importance capitale dans la vie d’un être humain. Et d’après les statistiques fournies par l’OMS, trois quarts des maladies infectieuses dans le monde sont transmises à l’homme à travers l’eau de mauvaise qualité, et chaque année ces maladies emportent plus de 25 millions d’hommes sur la planète.

C’est donc conscient de ce fléau et dans le souci de mettre un terme à ce problème, renchérit Kanafotski Yurii, que RUSAL FRIGUIA a pris l’initiative de faire des dons de forages à ces trois localités. « Cet événement heureux n’est devenu aujourd’hui possible que grâce au démarrage de l’usine Friguia cet été. Une source de la stabilité et de la prospérité des habitants de Fria et de toute la région. Cet événement est un résultat du travail colossal fait par la compagnie RUSAL depuis deux années. L’usine Friguia, pratiquement chaque unité de l’équipement était déconstruite puis entretenue et assemblée à nouveau. Plus de 25% des équipements étaient achetés et remplacés. Il y a quelques 1200 spécialistes guinéens et 60 spécialistes russes qui ont travaillé à la réhabilitation de l’usine. Le budget de réhabilitation et du démarrage de Friguia était plus de 123 millions de dollars. Dans le cadre du projet de redémarrage de l’usine, nous avons réhabilité 616 unités des équipements industriels, acheté 75 nouveaux engins, terminé le nettoyage mécanisé et l’entretien de 144 km du chemin de fer, restauré 2 gares et 6 voies d’évitement. Je cite tous ces chiffres pour que vous puissiez estimer l’ampleur et le coût du travail que RUSAL a fait dans le cadre du projet de réhabilitation du projet de réhabilitation de Friguia », a rappelé le Directeur général de RUSAL FRIGUIA.

Sur le terrain, ces forages offerts par RUSAL FRIGUIA sont accueillis avec une grande joie non seulement par les populations bénéficiaires, mais aussi par les autorités de Fria. Le maire de la ville, Elhadj Lansana Boffa Camara, a remercié la société russe pour ce geste qui s’inscrit, selon lui, dans l’esprit du contenu local vivement recommandé par le président de la République, le professeur Alpha Condé. « Ces différents forages vont permettre à nos concitoyens d’avoir accès à l’eau potable. Ils apprécient hautement ce geste de RUSAL et remercient vivement la société. La plénitude de satisfaction ne saurait cependant les empêcher de solliciter d’autres réalisations d’intérêt communautaire en apportant de l’aide à ceux qui en ont réellement besoin. A la généreuse donatrice, nous exprimons notre profonde gratitude », a dit le maire de Fria, invitant les bénéficiaires directs à en faire bon usage.

Egalement contente de ce geste de la société RUSAL FRIGUIA, Hadja Gnalen Condé, préfet de Fria, a rendu hommage au président de la République qui, rappelle-t-elle, a permis de mettre en place un code minier qui prend en compte la politique du contenu local. « Son Excellence monsieur le président de la République, soucieux de l’amélioration des conditions de vie de ses populations, a procédé à la révision du code minier guinéen pour le renforcement du partenariat gagnant-gagnant et à la conception d’une politique de contenu local qui est un outil privilégié pour prendre en considération l’avenir des populations des zones minières de la Guinée.

Après près de 60 ans d’existence de l’usine, cette politique visionnaire du Chef de l’Etat se matérialise aujourd’hui par la remise de forages d’eau potable offerts par la société RUSAL FRIGUIA aux populations riveraines. C’est donc le moment et le lieu opportun, au nom des populations de Fria en général et des bénéficiaires en particulier, de remercier très sincèrement la société RUSAL FRIGUIA pour ce don inestimable dans la mesure où l’homme ne peut vivre sans l’eau. Car l’eau c’est la vie », a-t-elle déclaré à l’occasion de la cérémonie de remise de ces forages.

Désormais, plus de soucis donc pour les habitants d’Adama Soriyah, Fökibö et Kankan-village pour se procurer d’eau potable.

De Fria, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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