Taran prend service à la tête du ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale : vidéo

17 décembre 2018 à 21 09 11 121112

Comme indiqué dans nos précédentes dépêchés, c’est dans la matinée de ce lundi, 17 décembre 2018, que le nouveau ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale, Mamadou Taran Diallo, a pris service. La cérémonie a été organisée à la Primature, peu avant le lancement de la 3ème édition de la SENACIP (Semaine nationale de la Citoyenneté et de la Paix), à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.



Mamadou Taran Diallo
ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale

« L’unité nationale n’est pas l’apanage fonctionnel du Ministère, qui en porte le nom. Ses objectifs et la réalisation de ses finalités incombent à l’ensemble des organes et des institutions de l’Etat ainsi qu’aux partis politiques et organisations de la société civile », a notamment indiqué le nouveau ministre.

Ci-dessous et en vidéo, Guineematin.com vous propose les discours du président du Conseil national des Organisations de la société civile (CNOSC), ainsi que des ministres Tibou Kamara et Mamadou Taran Diallo :

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Télimélé : un jeune homme retrouvé pendu à Konkouré

17 décembre 2018 à 20 08 55 125512
Le fleuve Konkouré

Un homme âgé d’une trentaine d’années a été retrouvé pendu ce lundi, 17 décembre 2018, au district de Konkouré, préfecture de Kollet, dans la préfecture de Télimélé. Moussa Zogbélémou, maçon de profession, a été découvert près d’un cours d’eau, a-t-on appris.

Cette découverte macabre a eu lieu ce lundi, jour du marché hebdomadaire de Konkouré. Selon nos informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 14 heures, que la nouvelle s’est propagée dans la cité. Mamadou Malal Diallo, citoyen de Konkouré, joint au téléphone, a expliqué dans quelles conditions le corps du maçon a été découvert. « On était dans le marché lorsque l’information est parvenue à la population de Konkouré. Tout le monde s’est rendu sur le lieu pour constater. Mais, ceux là qui sont venus les premiers, disent avoir vu à ses côtés une somme de 200 mille FG et un téléphone. C’est une personne étrangère d’ici. Personnellement, je ne le connais pas », a-t-il dit.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le lieutenant Ibrahima Sory Mballo du commissariat central de la police de Télimélé a indiqué les services de la police et de la santé enquête sur cette découverte macabre. « Le défunt, Moussa Zegbelemou, âgé de 32 ans environ, est un maçon. Il résidait à Kambanya, dans la commune rurale de Sinta. Il a été retrouvé mort par pendaison, près de la rivière de Makankan. Les services de la police et de la santé continuent le travail pour non seulement finir l’identification du défunt et essayer de savoir les causes du suicide », a expliqué le policier.

A suivre !

Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622 52 52 50

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Lancement de la SENACIP : le ministre Taran Diallo plaide pour une « citoyenneté responsable »

17 décembre 2018 à 20 08 46 124612

La semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) a été officiellement lancée ce lundi, 17 décembre 2018, à travers le pays. A Conakry, la cérémonie a eu lieu à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, sous la présidence du chef de l’Etat, Alpha Condé. Plusieurs membres du gouvernement et des diplomates étrangers ont également pris part à l’événement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette troisième édition de la SENACIP est placée sous le thème : « 60 ans d’indépendance en Guinée : une obligation de mémoire citoyenne », avec le même slogan « Un peuple – Une volonté – Une Nation ». A l’occasion de la cérémonie de lancement officiel de l’événement, le chef de cabinet du gouvernorat de Conakry, Moundjour Chérif, a exprimé l’adhésion du conseil de ville à cette semaine. « Au nom du gouverneur de la ville de Conakry, nous adhérons aux orientations de la semaine y compris au thème qui l’a consacré. La citoyenneté est primordiale pour l’unité nationale.

Face aux enjeux de la réconciliation nationale, la Guinée est comparable à un véhicule à quatre roux, l’absence d’une des roux entraîne inévitablement l’immobilisme du véhicule. Voilà une illustration forte pour l’unité des guinéens que nous sommes. C’est une illustration forte que nous l’administration locale et autres responsables locaux, nous devons saisir tous les coups y compris à l’occasion de la présente semaine de la citoyenneté dans notre pays », a déclaré le représentant du Gouvernorat de la ville de Conakry.

La semaine nationale de la citoyenneté, comme son nom l’indique, s’étant sur toute la semaine (du 17 au 23 décembre 2018) et sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs activités sont prévues, dont : des conférences citoyennes, des immersions, des tables rondes et une journée essentiellement consacrée à la salubrité publique entre autres. Pour la réussite de l’événement, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, appelle à l’implication de tous les Guinéens.

« Pour l’émergence de cette citoyenneté recherchée, il nous faut de la volonté, du courage mais aussi de l’innovation, telle que cette loi instituant la semaine nationale de la citoyenneté, afin qu’elle contribue à faire naître des citoyens capables de porter le processus de construction de notre nation. Dans cette quête d’une nation inclusive, chacun doit jouer sa partition, les gouvernants doivent donner des signes devant susciter chez le citoyens le sentiment d’appartenir à cette nation, les citoyens doivent exprimer avec la même ardeur leur attachement à la consolidation de la paix, lorsqu’il s’agit de réclamer des droits.

La construction de notre démocratie dépendra de celle d’une citoyenneté responsable. Je voudrais exhorter chaque guinéen et guinéenne à méditer dans la sincérité de son âme et la solitude de sa conscience sur sa participation effectivement et conséquente à la construction de notre nation. Une nation unie, fraternelle, solidaire et prospère », a martelé le ministre.

A noter que le président Alpha Condé qui était présent à la cérémonie n’a pas fait de déclaration à cette occasion. Il s’est retiré juste après le discours du ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Garambé (Labé) : un accident de la circulation fait 3 morts et un blessé

17 décembre 2018 à 20 08 09 120912

Un grave accident de la circulation s’est produit ce lundi, 17 décembre 2018 dans la sous-préfecture de Garambé relevant de la préfecture de Labé. Trois personnes ont péri dans l’accident et une autre a été blessée, a appris un correspondant de Guineematin.com à Labé.

L’accident est survenu dans la matinée de ce lundi à Ley-Depol, une localité de la sous-préfecture de Garambé. Ce sont deux motos, transportant chacune deux personnes, qui sont entrées en collision. « Le bilan provisoire de cet accident est de trois morts et un blessé grave admis à l’hôpital régional de Labé. Selon le constat, l’excès de vitesse est la cause principale de l’accident », explique Margis chef Youssouf Théa de la compagnie de sécurité routière de Labé.

Selon Dr Sékou Bah du service traumatologie de l’hôpital régional de Labé, ce sont deux corps et deux blessés qui ont été reçus dans le centre hospitalier. Une troisième personne est décédée à l’hôpital alors qu’elle était en réanimation.

Cet accident intervient quelques heures après une autre collision entre deux motos survenue dans la nuit à dimanche et qui a coûté la vie à une jeune dans la commune urbaine de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Passation de service : voici le discours intégral du ministre Taran Diallo

17 décembre 2018 à 19 07 56 125612

Mamadou Taran Diallo
Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale

« La citoyenneté ne devrait pas se définir uniquement du seul point de vue juridique par la possession par une personne de la nationalité et des droits civiques et politiques qui y sont attachés. Elle pourrait être comprise comme la participation de chacun et de tous, sans discrimination, à la vie de la cité ».

Messieurs les Membres du Gouvernement,

Monsieur le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement,

Honorables Députés, Messieurs les leaders politiques,

Messieurs les Patrons d’entreprises et de sociétés,

Mesdames, Messieurs les leaders et acteurs syndicaux et de la société civile,

Distingués invités parents, amis, camarades de promotion et Inspecteurs d’Etat.

Depuis dix huit ans, mes convictions m’ont dirigé vers le choix d’actions caritatives qui ont déterminé mon engagement au sein des organisations de la société civile en faveur de l’accélération et de l’élargissement de la démocratie et de la bonne gouvernance, fondées sur la transparence et la promotion des droits de l’Homme :

  • en Guinée, Association Guinéenne pour la Transparence (AGT), Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) ;
  • en Afrique et dans le monde, au sein de deux organisations de notoriété mondiale Transparency International (TI) et la coalition Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP).

C’est le lieu et le moment de renouveler toute ma gratitude et toute ma reconnaissance à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha CONDE pour avoir voulu placer sa confiance dans ma modeste personne en me confiant la redoutable mission de diriger le Ministère en charge de la Citoyenneté et de l’Unité nationale.

Quand je dis mission redoutable, je pèse mes mots puisque c’est dans l’article 1er de la Constitution Guinéenne que l’on peut voir le tracé de l’architecture principielle et fonctionnelle de ce département de la Citoyenneté et de l’Unité nationale.

Citoyenneté, unité nationale, unité dans la diversité, la diversité elle – même étant une richesse. C’est prenant la mesure de ces préoccupations partagées que Son Excellence Monsieur le Président de la République, Pr Alpha Condé a créé ce département  traduisant sa volonté politique et son engagement à y apporter  des réponses appropriées.

La Guinée est une famille, dit – on souvent, où le dissensus entre la Guinée d’en haut (élite intellectuelle, politique,administrative et financière) dans la conquête, la conservation du pouvoir, la redistribution de la richesse nationale ébranle souvent le consensus, la quiétude de la Guinée d’en bas (Guinéens moyens, guinéens lamda) dans sa quête du quotidien et l’aspiration au bien être. Il faut agir pour que le dissensus ne soit pas porteur de division et de troubles.

L’article 1er de la constitution dispose:« La Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, d’ethnie, de sexe, de religion et d’opinion. Elle respecte toutes les croyances ».Fin de citation.

Comme je viens de le souligner, la citoyenneté est le premier volet de la dénomination et des missions du département qui vient de m’être confié.

La citoyenneté ne devrait pas se définir uniquement du seul point de vue juridique par la possession par une personne de la nationalité et des droits civiques et politiques qui y sont attachés. Elle pourrait être comprise comme la participation de chacun et de tous, sans discrimination, à la vie de la cité.

En ce sens, le statut juridique de citoyen est un statut à la fois de liberté et de droits, mais également de devoirs. En effet, un citoyen peut décider d’être actif ou passif, c’est-à-dire, et sous réserve des dispositions de l’article 22 de la Constitution, choisir de participer ou non à la vie publique.

Toutefois, un citoyen actif qui milite dans un parti politique ou se constitue volontaire dans une organisation de la société a un rôle essentiel à jouer qui prend tout son sens avec l’exercice et la jouissance des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. C’est à cette occasion que le citoyen apporte sa contribution majeure à la société.

En votant (devoir constitutionnel), mais aussi en faisant acte de candidature à une élection, le citoyen fait valoir son point de vue, change ou confirme les gouvernants, ou encore dans le cadre du référendum, décide des grandes orientations de la politique nationale.

En dehors des élections, les citoyens peuvent également, au quotidien, jouer un rôle important dans la société. Par exemple, ils peuvent adhérer à une association, à un syndicat et, ainsi, tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent en venant en aide aux autres ou en influençant la politique nationale de développement.

De même, l’attitude individuelle des citoyens est importante. Les comportements de civisme (politesse, altérité, urbanité, respect des biens publics et de la propriété privée…) sont pour beaucoup dans le caractère apaisé d’une société.

Ayant parlé de devoir, il convient de souligner, à grand trait, qu’un devoir est une obligation qui peut être de nature juridique, sociale, religieuse ou morale. Les devoirs constituent la contrepartie des droits et la limite des libertés de chaque citoyen.

Dans un sens juridique, le mot « devoir«  est employé comme synonyme du mot « obligation » avec la connotation morale : les devoirs professionnels, familiaux, associatifs, politiques ; le devoir de respecter la personne, la dignité et la propriété d’autrui.

Cette notion de devoir retrouve aujourd’hui une certaine actualité. Face aux incivilités et aux violences urbaines et périurbaines, on fait valoir que si le citoyen jouit légitimement de ses droits, il est aussi tenu de respecter des devoirs qui résultent également de sa qualité de citoyen.

A ce sujet, la Constitution prescrit à l’Article 22 : je cite « Chaque citoyen a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et aux règlements. Chaque citoyen a le devoir de participer aux élections, de promouvoir la tolérance,les valeurs de la démocratie, d’être loyal envers la Nation. Chaque citoyen ale devoir de respecter la personne humaine et les opinions des autres. Chaque citoyen doit contribuer, dans la mesure de ses moyens, à l’impôt et doit remplir ses obligations sociales pour le bien commun dans les conditions que la loi détermine. Chaque citoyen a le devoir sacré de défendre la Patrie.

Les biens publics sont sacrés et inviolables. Toute personne doit les respecter scrupuleusement et les protéger. Tout acte de sabotage, de vandalisme, de détournement, de dilapidation ou d’enrichissement illicite est réprimé par la loi. » fin de citation

Mesdames et Messieurs,

L’Unité Nationale est le deuxième volet de la dénomination et des missions du département.

Ce que doit être l’unité nationale est clairement exprimée,caractérisée et cimentée par chacun des adjectifs employés pour indiquer la nature de notre République dans l’article 1er cité plus haut . Cet article contient les fondations sur lesquelles est bâtie l’unité de la nation et indique clairement la mission de ce département.

Il apparaît que l’égalité, devant et par la loi, associée au respect de toutes les croyances est le fondement de la citoyenneté.

L’unité nationale nécessite une construction permanente et évolutive visant à  fonder un Etat sur le socle d’une Constitution et des lois solide et indestructible, qui créent et régissent des institutions capables de répondre aux besoins de démocratie et aux aspirations des populations, à la bonne gouvernance et à un Etat de droit en vue d’un ’’vivre-ensemble’’pacifique et solidaire.

L’unité nationale n’est pas l’apanage fonctionnel du Ministère, qui en porte le nom. Ses objectifs et la réalisation de ses finalités incombent à l’ensemble des organes et des institutions de l’Etat ainsi qu’aux partis politiques et organisations de la société civile.

Je m’efforcerai donc à impulser la nécessaire synergie qu’impliquent la construction et la dynamique mutationnelle de l’unité nationale par tous ces partenaires que je viens de citer. Cette mission me rappelle :

  • le slogan de campagne de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha Condé aux élections de 2010, quand il disait : je cite « Ensemble, construisons la Guinée » ;
  • Son Excellence le Camarade Président Ahmed Sékou Touré disant, dans une revue RDA (Révolution Démocratique Africaine), « pas de salut pour une ethnie quand l’unité nationale se dissout dans l’ethnocentrisme ;
  • Le premier Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), Monsieur Boubacar Tely Diallo écrivant dans sa lettre testament de février 1977 « j’affirme qu’aucune Guinée n’est possible sans la fraternité et la fusion de ses composantes ethniques ».

Comme département transversal, je compte sur la sollicitude de Son Excellence Monsieur le Président de la République, sur le fort appui de Monsieur le Premier Ministre, sur la prévenante collaboration des Membres du gouvernement.

Je compte également sur la main forte des partis politiques auxquels la constitution a attribué le double rôle de l’animation de la vie politique et de l’éducation du citoyen, pas du militant à embrigader et celle des organisations de la société civile (ONG, syndicats, patronat) pour que le respect de la loi, gage de l’égalité ontologique de tous les êtres humains et la concorde sociale soient au rendez-vous de l’exercice paisible de la démocratie et de la libre jouissance des libertés et droits fondamentaux.

Mesdames et Messieurs

De ce qui précède, je fais remarquer que le bilan du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale n’est économique, financier ou infrastructurel que par ricochet puisqu’il consiste en la densité des activités d’information, de sensibilisation et de formation et en la qualité de l’action de promotion des droits humains et d’élargissement de la participation de toutes les composantes sociales à la sécurité juridique, à l’épanouissement civique et à la garantie de la paix.

Mon département veillera au respect de toutes les normes régionales et internationales de promotion et de garanties des droits et à la promotion efficace avec les institutions et organisations régionales et internationales des droits de l’homme. Je m’appuierai, pour le faire, sur une collaboration efficiente avec les partenaires bi et multilatéraux qui accompagnent le gouvernement guinéen.

Je voudrais rassurer mes collaborateurs qu’ils trouveront en moi l’ouverture d’esprit et de cœur nécessaire au travail et à la discipline d’équipe que je suis chargé de mener avec vous.

Je travaillerai avec vous dans la continuité des activités positives accomplies sous le leadership de mon prédécesseur que je salue. Cela, conformément aux directives de Monsieur le Premier Ministre et aux instructions de Son excellence Monsieur le Président de la République.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de profiter de ces instants historiques et solennels, pour réaffirmer à  mes chers camarades de la société civile, que je suis et je reste fier d’être un des leurs. Cette promotion est la vôtre et pour nous tous.Aidez – moi à la porter et à l’incarner. Je m’emploierai à être à la hauteur de vos attentes et  de vos espérances,en faisant du Ministère un lieu de rencontres et de solutions citoyennes pour des dialogues et concertations pacificateurs et consensuels face aux épreuves éventuelles qui pourraient surgir dans le développement économique, social et la consolidation de la démocratie dans notre cher pays.

Il m’est difficile de résister à l’inclination toute naturelle d’exprimer ma gratitude à ma famille dont l’action constante dans mon évolution a fait de moi celui qui se présente aujourd’hui devant vous.Vous  comprenez  que je fais allusion d’abord à mes chers parents dont l’amour a nourri mon enfance et fortifié ma conscience d’être utile à la société dans le travail, la droiture, la modestie, la simplicité, et l’humilité.Ensuite mes pensées tendres vont vers mon épouse, mes enfants, mes frères et sœurs dont l’affection continue d’être pour moi une source d’énergie vivifiante. Enfin à ceux qui m’ont enseigné, à mes amis, camarades de promotion et aux nombreux collaborateurs qui m’ont insufflé une part importante de leurs avoir et de leur expérience.

Je compte sur le précieux et indispensable soutien de tous pour mener avec succès les attributions et la feuille de route du ministère à travers la vision, les stratégies et les actions qui doivent les traduire.

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

Conakry, le 16 décembre 2018

MamadouTaran Diallo

Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale

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Visite d’Alpha Condé à Labé : le député Cellou Baldé met en garde « les démagogues »

17 décembre 2018 à 19 07 23 122312

Le président Alpha Condé, après une tournée marathon en Haute Guinée et en Forêt, s’apprête à se rendre à Labé. Cette visite, prévue ce mercredi 19 décembre, n’est pas du goût du député uninominal de Labé. Cellou Baldé met en gare « les démagogues » qui veulent forcer la main aux citoyens dans le cade de l’accueil à réserver du chef de l’Etats, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Hon. Cellou Baldé

Parlant des travaux sur la voirie urbaine, le député uninominal de Labé a dit que « c’est une initiative salutaire, il vaut mieux tard que jamais. Mais, on ne pensait pas que c’est maintenant, après huit ans… On pensait que Monsieur Alpha Condé allait penser à Labé. Le développement de Labé est un droit pour Labé ».

Toutefois, ce proche de Cellou Dalein, chef de l’opposition, met en garde contre toute récupération politique de cet acte. « Ce que je vais rappeler aux autorités à tous les niveaux, c’est de sortir de la démagogie et de ne pas exiger des populations de Labé et environs qu’il y ait une mobilisation, de faire monter des vieilles personnes à bord des camions en provenance des villages. J’attire l’attention des citoyens que la réception n’est pas un devoir. Alpha condé qui fait des tournées aujourd’hui dans les préfectures, c’est un président pour lequel nous ne sommes pas contents. Tu reçois, tu organises une réception, tu fais des ovations pour quelqu’un dont tu n’es pas content des œuvres. Nous ne sommes pas contents d’Alpha Condé », a lancé Cellou Baldé.

A noter que le président Alpha Condé est attendu à Labé pour le lancement des travaux de bitumage de 15 Kilomètres de la voirie urbaine. Il reste à savoir si cette sortie médiatique du député va avoir un écho favorable sur la mobilisation des citoyens pour accueillir Alpha Condé.

En tous les cas, cette sortie vient prendre le contre-pied de celle du maire de la commune urbaine le weekend dernier. Aliou Laly Diallo, également de l’UFDG, avait invité les citoyens à sortir massivement pour accueillir Alpha Condé « qui vient à Labé en tant que président de la République et non le président d’un parti ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Grève du SLECG à N’zérékoré : « Nous sommes là juste pour émarger dans le registre », dit un enseignant

17 décembre 2018 à 19 07 10 121012

Suite à l’annonce de la suspension de la grève des enseignants par l’ancien bureau du SLECG à N’zérékoré, plusieurs enseignants de la ville ont repris le chemin des écoles ce lundi, 17 décembre 2018. Mais, la reprise des cours, elle, n’est pas encore effective. Car plusieurs enseignants disent être partis en classes non pas pour donner cours, mais uniquement pour pouvoir recevoir leur salaire à la fin du mois, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Malgré le second communiqué diffusé par le nouveau bureau du SLECG à N’zérékoré appelant les enseignants à poursuivre la grève, la majeur partie des enseignants de la ville ont repris le chemin des écoles ce lundi. Mais, selon notre constat, seuls quelques-uns d’entre eux sont entrés en classes. D’autres étaient assis dans les bureaux ou dans la cour de leur école.

Interrogé par le correspondant de Guineematin.com, un enseignant qui s’est exprimé sous-anonymat, a dit être venu à l’école juste pour faire semblant afin d’avoir son salaire à la fin du mois. « Nous sommes juste là pour émarger dans le registre afin qu’on puisse avoir quelque chose pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille. Vous savez, quand un enseignant est content, il dispense très bien son cours, mais quand il ne l’est pas, vous pouvez imaginer. La fin de l’année est arrivée, comment peut-on avoir de l’argent pour faire face aux dépenses de la maison ? C’est pour cela que nous venons à l’école », a-t-il confié.


Célestin Soumaoro

Pour le nouveau secrétaire général du bureau préfectoral du SLECG à N’zérékoré, Célestin Soumaoro, ceux qui ont été à l’école ne sont pas des enseignants, mais plutôt des commerçants. « Le constat est que tous les enseignants que j’ai convoqués, ils sont là avec nous. Donc, ça veut dire que les enseignants sont prêts à continuer la grève tant que le mot d’ordre de grève n’est pas levé par le bureau exécutif national. Vous savez, nous avons un problème en Guinée, il y a des enseignants qui ne savent pas pourquoi ils sont enseignants. Ils ont dit aux enseignants allez faire le semblant à l’école. Moi je les qualifie de tueurs et de méchants.

Ils vont en classes, ils ne font rien, juste pour avoir de l’argent à la fin du mois. Donc ce sont des commerçants qui sont allés à l’école et non des enseignants. Allez y fouiller les cahiers des élèves, nous sommes en train de tromper la Guinée, tromper nos enfants et tromper les futurs cadres de la Guinée. Ils ne vont pas à l’école pour travailler, c’est pour tromper les enfants parce qu’on a dit que les salaires sont gelés, allons faire le semblant pour qu’on ait de l’argent, voyez à quel niveau on est en train de partir », a dit le nouveau leader du syndicat des enseignants à N’zérékoré.

A rappeler que le nouveau bureau du SLECG à N’zérékoré, dirigé par Célestin Soumaoro, a été mis en place le weekend dernier, suite à la décision du secrétaire général de l’ancien bureau, Fayala Doumbouya, de suspendre la grève des enseignants. Décision qu’il a prise sans se référer au bureau exécutif national du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, dirigé par Aboubacar Soumah.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Ministère de l’Unité Nationale : Taran Diallo déroule ses priorités

17 décembre 2018 à 18 06 49 124912

Le nouveau ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, a officiellement pris fonction ce lundi, 17 décembre 2018. La cérémonie, présidée par Sékou Kourouma, secrétaire général du gouvernement, s’est déroulée à la primature, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Nommé récemment à ce poste, en remplacement de Khalifa Gassama Diaby, démissionnaire, le nouveau ministre a pris fonction. La cérémonie de passation de pouvoirs entre le ministre Tibou Kamara (qui assurait l’intérim) et Mamadou Taran Diallo a eu lieu dans la salle de conférence de la primature. La cérémonie a connu la présence de plusieurs ministres, des parents et amis du ministre entrant.

Dans son discours, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile (institution à laquelle appartenait le nouveau ministre), a laissé entendre que des défis immenses attendent le nouveau ministre. Selon lui, de par son expérience d’une dizaine d’années dans la société civile, Mamadou Taran Diallo est bien indiqué pour « donner un contenu et une orientation plus adaptés à ce ministère très important au sein d’un gouvernement proche du peuple. Cette mission que le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, a bien voulu vous confier est délicate et voire pénible dans le contexte actuel. En tant qu’acteurs sociaux, nous devrions vous soutenir à travers des propositions et actions, pour contribuer à faire émerger davantage des citoyens dynamiques, respectueux des lois et des valeurs morales. Ces normes sont, dans le contexte actuel, constamment menacées ».

De son côté, Tibou Kamara a dit que le choix porté sur le nouveau ministre n’est pas fortuit. « L’Etat est une course de relais. Aujourd’hui, c’est vous. Hier, c’était un autre. Probablement demain, c’est sera d’autres. Le plus important, c’est d’avoir la pleine conscience du devoir qui nous a été confié par la volonté expresse et délibéré d’un homme qui a été élu à la tête de notre pays. Je veux parler du président de la République, le professeur Alpha Condé. Je ne doute pas un seul instant monsieur le ministre, que vous serez à la hauteur des défis qui vous attendent ; nombreux et complexes… », a expliqué le ministre d’Etat, ministre conseiller spécial du Chef de l’Etat,

Pour sa part, le ministre entrant, Mamadou Taran Diallo a exprimé sa reconnaissance vis-à-vis du chef de l’Etat pour le choix porté sur sa personne pour diriger ce ministère. Monsieur Diallo a promis de mettre à profit son expérience acquise dans la société civile et dans d’autres organisations internationales pour mener à bien la lettre de mission que lui confiera le Premier ministre. « L’Unité nationale nécessite une construction permanente et évolutive, visant à fonder un Etat sur le socle d’une Constitution et des lois qui créent des institutions capables de répondre aux besoins de démocratie et aux aspirations des populations à la bonne gouvernance, à un Etat de droit, en vue d’un vivre ensemble pacifique et solidaire. (…) Je m’efforcerai donc à impulser la nécessaire synergie qu’impliquent la construction et la dynamique mutationnelle de l’unité nationale par tous les partenaires. Cette mission me rappelle le slogan de campagne de monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé de 2010, quand il a dit « ensemble construisons la Guinée ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kalémodou Yansané, élu maire de Matoto : l’UFDG recadre le ministre Boureima Condé

17 décembre 2018 à 18 06 29 122912
Honorable Kalemodou Yansané

Dans une déclaration lue devant les médias, à l’occasion de la plénière de l’opposition républicaine, qui s’est tenue ce lundi, 17 décembre 2018, la direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) s’est exprimée sur la perturbation de l’élection du maire de Matoto. A travers cette sortie, le principal parti de l’opposition guinéenne a dénoncé la sortie du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation qui a remis en cause l’élection de Kalémodou Yansané, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le député Ousmane Gaoual Diallo, coordinateur de la cellule de communication de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée « l’élection de l’honorable Kalémodou Yansané ne laisse aucun doute dans la mesure où le scrutin pour l’élection du maire de Matoto s’est déroulé jusqu’au décompte final des votes émis. Donc, rien, tant au plan factuel que conceptuel, ne pouvait justifier cette tentative illégale du ministre de remettre en cause ce scrutin. Etant entendu que l’article 135 alinéa 2 du code des collectivités locales dispose :  »l’élection a lieu au scrutin secret et à la majorité absolue. Il est tenu autant de scrutins que de postes à pourvoir ». Il va sans dire que les troubles qui ont été volontairement organisés par le RPG ne peuvent avoir pour effet d’invalider le scrutin déjà organisé. Ces troubles sont survenus après le dépouillement de l’urne et la validation des résultats par trois décomptes de tous les bulletins valablement exprimés consacrant ainsi l’élection définitive de l’honorable Kalémodou Yansané par 23 voix sur 43 », a-t-il rappelé.

Lors de son passage à la télévision nationale, le Général Boureima Condé avait affirmé que ce sont des individus incontrôlés, venus de l’extérieur, qui ont troublé le vote, un argument rejeté par la direction nationale de l’UFDG.

« Des preuves irréfutables existent pour établir que c’est monsieur Balla Moussa Keita, candidat non élu sur la liste du RPG qui est principalement à l’origine des troubles enregistrés après l’élection du maire. Normalement, après l’arrestation de ce dernier par les forces de sécurité, les autres scrutins auraient pu se tenir si le camp des perdants n’avait pas profité de l’occasion pour boycotter la suite du processus ».

En ce qui concerne, la préservation de la paix et de la quiétude sociale, la direction nationale de l’UFDG demande au ministre Boureima Condé « de reconsidérer sa décision qui manque de base légale et poursuivre le processus de mise en place de l’exécutif communal de Matoto dans le respect scrupuleux des dispositions du code électoral et du code des collectivités locales. En tout état de cause, l’UFDG et le nouveau maire élu de Matoto informent l’opinion nationale et internationale qu’ils n’accepteront pas de revenir sur l’élection du maire. C’est pourquoi, la direction nationale de l’UFDG demande à ses militants, aux acteurs politiques et de la société civile, aux chefs religieux et à tous les citoyens respectueux des principes démocratiques et de l’Etat de droit de refuser catégoriquement cette forfaiture tendant à remettre en cause l’élection régulière de l’honorable Kalémodou Yansané comme nouveau maire de la commune de Matoto ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Affaire Toumba Diakité : « son état de santé est très critique » (avocat)

17 décembre 2018 à 17 05 59 125912

Des rumeurs ont couru le weekend passé, faisant état de la mort de Toumba Diakité, ancien aide de camp du capitaine Dadis, inculpé dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, dans l’après-midi de ce lundi, 17 décembre 2018, un de ses avocats, maître Paul Yomba Kourouma, a nié les faits.

Selon maitre Paul Yomba Kourouma, « Toumba n’est pas décédé, mais son état de santé est très critique. Il souffre énormément de cette hernie blanche. Il se porte mal. Les médecins ont dit qu’il faut nécessairement l’opérer. Et ça, c’est suite à la requête même du ministre de la Justice».

Par ailleurs, l’avocat soutient que malgré toutes les tentatives visant à apporter des soins appropriés à son client, les autorités font la sourde oreille. « Les médecins ont fait les examens en vue de l’intervention chirurgicale. Les cardiologues ont dit qu’il pouvait supporter l’intervention. Mais, le ministre de la justice devient un obstacle parce qu’il dit qu’il n’est pas question que Toumba se fasse opérer, ni ici ni ailleurs. Or, Toumba ne peut pas être traité en Guinée. Sa maladie requiert une grande expertise, c’est-à-dire c’est la hernie de la ligne blanche. Si Cheikh Sacko dit que Toumba se porte bien, il n’a qu’à ouvrir la porte de la prison pour laisser les journalistes voir son état ».

Maitre Paul Yomba Kourouma a dit que Toumba est obligé « d’attacher sa poitrine à l’aide d’une bande qui a laissé une cicatrice sur son corps. Mais, il ne mange qu’un demi-plat par jour, il ne boit pas à sa soif… »

En outre, l’avocat de Toumba a expliqué avoir introduit le mardi dernier « une requête de référé pénal devant le tribunal de première instance de Dixinn pour voir si on va obtenir une mise en liberté provisoire de notre client ».

Pour rappel, Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le nom de Toumba, est inculpé dans les massacres du 28 septembre 2009 à Conakry lors d’une manifestation de fores vives. Selon les organisations internationales, le drame a coûté la vie à 157 personnes, plus de cent femmes violées en plein jour, des portés disparus et plus de mille blessés.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Manifestation des enseignants à Boké : « Seul le Général Soumah peut suspendre la grève »

17 décembre 2018 à 16 04 15 121512
image d’archive 

Les enseignants de Boké sont descendus une nouvelle fois dans la rue ce lundi, 17 décembre 2018, pour protester contre le gel de leurs salaires par le gouvernement. Mais, leur manifestation a été très vite dispersée par les forces de l’ordre, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est aux environs de 10 heures du matin que plusieurs enseignants grévistes ont pris d’assaut la route principale de la ville de Boké. Ils ont bloqué la circulation pour protester contre « le gel sélectif » de leurs salaires et les menaces dont ils font l’objet.

« Cette marche des enseignants vise à dénoncer les différentes menaces et le gel sélectif des salaires des enseignants. Parce qu’en ce moment, ils sont en train de dégeler mais de façon sélective. Ils sont encore en train de nous menacer comme quoi, ils vont radier les enseignants de la fonction publique. C’est pour cela que tout le monde s’est mobilisé », a indiqué Mohamed Doumbouya, le secrétaire général de l’antenne du SLECG à Boké.

Mais, le mouvement n’a pas duré longtemps. Peu après le départ des manifestants, ils se sont heurtés aux forces de l’ordre, massivement déployées à la place des martyrs de la ville. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les enseignants. « Ils ont jeté des gaz lacrymogènes et violenté les gens. C’est ainsi qu’on s’est dispersé », ajoute Mohamed Doumbouya.

Empêchés de manifester dans la rue, les enseignants en grève depuis près de trois mois et dont les salaires sont gelés, sont allés se retrouver dans les locaux de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE). Ils ont réitéré leur détermination à poursuivre la grève jusqu’à ce que le gouvernement accepte de négocier avec le SLECG pour trouver un compromis.

« Nous demandons à ce qu’il y ait des négociations pour trouver une solution à cette crise. Seul le Général Aboubacar Soumah est habilité à suspendre la grève, et tant qu’il n’y a pas de négociations, la grève et les manifestations continuent », a laissé entendre le leader local du SLECG.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Matoto : l’opposition félicite Kalémodou Yansané et refuse la reprise de l’élection

17 décembre 2018 à 15 03 59 125912

Le débat politique guinéen est actuellement dominé par la perturbation de l’élection de l’exécutif communal de Matoto le samedi dernier, 15 décembre 2018. Pour le poste de maire, Kalémodou Yansané de l’UFDG était opposé à Mamadouba Toss Camara du RPG-arc-en ciel. Aucun des deux candidats n’a été officiellement installé en qualité de nouveau maire ; mais, chaque camp se réclame victorieux.

Réunis en plénière dans la journée de ce lundi, 17 décembre 2018, au QG de l’UFDG, les leaders de l’opposition républicaine soutiennent que Kalémodou Yansané de l’UFDG est bel et bien le maire élu de Matoto. Cellou Dalein Diallo et Cie disent qu’ils ne sont pas prêts à obéir aux injonctions d’un ministre, rapporte deux reporters de Guineematin.com qui étaient sur place.

Après le huit clos qui a duré des heures, la voix des opposants a été portée par Ahmed Kourouma, vice-président du parti GRUP. « L’opposition républicaine tient à féliciter l’élection du maire de Matoto en la personne de monsieur Kalémodou Yansané, et tient à préciser que nous refuserons d’obéir aux injonctions d’un ministre qui prend des décisions en dehors de tout cadre légal, surtout juridique. Nous n’accepterons nullement que l’élection du maire de Matoto soit reprise », a indiqué le porte-parole du jour.

« L’opposition républicaine tient à rappeler que nos concitoyens sont fatigués du viol systématique par l’Etat et le RPG des règles démocratiques. Vous avez toutes les preuves à vos dispositions, il y a des preuves circonstancielles que l’élection s’est passée dans un cadre légal et surtout démocratique. Si l’Etat et le RPG s’amusent à essayer de remettre cette élection en cause, ils nous trouverons sur leur chemin », ont lancé les opposants.

Propos recueillis par Siba Guilavogui et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : c’est parti pour la SENACIP 2018

17 décembre 2018 à 15 03 45 124512

La 3ème édition de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) a été officiellement lancée ce lundi, 17 décembre 2018 à Kindia. La cérémonie a eu lieu au collège Tafory, dans la commune urbaine. Elle a regroupé des autorités et de nombreux élèves de la ville, a constaté un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

C’est sous le thème : « 60 ans d’indépendance en Guinée, une obligation de mémoire citoyenne » que la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) est organisée cette année. A Kindia, c’est le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées à la préfecture, Kabinet Diawara, qui a procédé au lancement officiel de l’événement au nom du préfet.

A cette occasion, Abdoulaye M’mah Sylla, le coordinateur de la SENACIP à Kindia, a rappelé l’importance de cet événement annuel. « La semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) qui se tient depuis 2016, constitue un moyen de sensibilisation, d’information et d’interpellation de la population en faveur de l’engagement citoyen. Son organisation permet de multiplier les actions de sensibilisation afin d’amener les populations à adopter un comportement conforme aux valeurs de la république.

Nous profitons de cette occasion pour attirer l’attention de la population sur l’importance de la SENACIP pour le développement harmonieux de la nation. Nous invitons toutes et tous d’agir pour la cohésion dans la vie quotidienne. Réduire les fractures dues aux idées discriminatoires liées notamment à l’appartenance politique afin de mieux vivre ensemble avec les autres et non contre les autres. Investissons davantage dans la culture de la paix pour éteindre le feu de la haine », a-t-il déclaré.

Après cette cérémonie de lancement officiel de la SENACIP, des conférences débat seront organisées demain mardi dans les écoles de la ville. La journée mercredi, elle, va être spécialement consacrée à la sensibilisation des conducteurs de taxis motos sur les comportements à adopter dans la circulation. Les activités vont durer 7 jours.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tel. 623 78 43 73

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Me Kabélè Camara : « Les Guinéens ont besoin d’un leader qui rassure »

17 décembre 2018 à 14 02 47 124712

Le leader du parti du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), Maître Abdoul Kabèlè Camara, ex-ministre de la Sécurité et de la protection civile à l’occasion de son voyage à la rencontre de la diaspora guinéenne à l’étranger, a accordé un entretien à la télévision panafricaine ‘’ Africa24 ‘’ et Télé Sud.

Le président du RGD est revenu sur la genèse de ce parti dont le destin lui a été confié, son ambition politique, une lecture sociopolitique de sa Guinée qu’il aime tant.

Mettant la circonstance à profit, Abdoul Kabele Camara a rappelé que ce parti a été créé depuis 1992. « Le RGD n’était pas un parti de conquête de pouvoir. Sa vocation a été de contribuer à chaque fois que des grands évènements se déroulent dans notre pays, de se lever pour éclairer et de sensibiliser les concitoyens. Ainsi, depuis octobre 2018, J’ai été libéré des charges gouvernementales et les fondateurs du RGD m’ont fait confiance en me demandant d’assurer le leadership et d’être candidat à l’élection présidentielle 2020 », a-t-il précisé.

Parlant de sa volonté d’être le futur locataire de Sekoutoureya, Me Kabèlè a confié qu’il a décidé avec ceux qui l’on porté le choix d’aller à l’élection présidentielle, si Dieu le veut. Et de préciser que : « Ce parti ne veut se ranger ni du côté de la majorité présidentielle ni du côté de l’opposition. Le RGD est clair vaillant et voit de façon lucide comment les choses se passent en Guinée. Il regarde tout droit vers le peuple. C’est le peuple qui est important. Opposition, mouvement présidentiel, gauche ou droite. L’essentiel, c’est être sur les besoins du peuple. C’est le peuple qui intéresse le RGD. Parce que les Guinéens ont besoin d’un leader qui rassure ».

Faisant une rétrospective des acquis depuis l’indépendance de la Guinée, le président du Rassemblement Guinéen pour le Développement a soutenu que depuis le premier régime jusqu’à ce jour, « le déséquilibre institutionnel, les drames qui se produisent, l’instabilité, … Le pousse nécessairement à ouvrir les yeux et trouver un leader qui le rassure. Le RGD a déjà un projet de société dénommé Pacte Social pour une Guinée en harmonie parfaite avec sa devise : Travail-Justice-Solidarité » qui est vulgarisé dans un slogan Ensemble, bâtissons une Guinée où chacun dira : ‘’Mon Pays, Ma Fierté’’, » le précise-t-il.

Le président du RGD estime en décrivant les crises politiques qui assaillent le pays que le non application de la loi est le problème fondamental depuis 60 ans. « De compromissions en compromission politique, de dialogues politiques en dialogue politique, on arrive à une situation où les parties prenantes ne se comprennent plus. Ce qui provoquerait des frustrations et qui amènent à des violences causant des morts, des blessés graves, des dégâts matériels incalculables. La Guinée n’en a pas besoin ».

De ses efforts quand il était ministre délégué à la Défense et ministre d’Etat en charge de la sécurité et de la protection civile, Maître Kabèlè mentionné qu’il n’y a eu jamais de répressions sanglantes. « Je suis d’ailleurs l’un des auteurs de la loi sur le maintien de l’ordre public. Il était interdit à tout gendarme et à tout policier d’aller dans le cas du maintien de l’ordre avec une arme », s’est-t-i félicité.

Mais aujourd’hui, la réalité est toute autre. Pour le président du RGD, le non application des lois et règlements sont les causes de toutes les violences. « Quand on ne sort pas de ce cercle vicieux, le non-respect de la loi, le non application de la loi, nous enregistrons toujours des problèmes en Guinée. Si la loi était respectée, on aurait doté les policiers, les gendarmes des moyens suffisants, des ressources financières suffisantes pour faire face à une manifestation légale et reconnue par la Constitution », a-t-il recommandé.

Sur son éviction dans le gouvernement, le nouveau leader du RGD a dit qu’il s’amuse souvent avec certains journalistes quand ces derniers lui demandent sa réaction par rapport à son départ. « Un ministre de la République peut être enlevé à tout moment sans motif. Consultation ou pas, quand on vous décharge, vous devez accepter ».

Me Abdoul Kabèlè Camara intervenant sur une éventuelle révision de la Constitution, a indiqué que le Président Condé qui s’est battu pendant 40 ans avant d’être Président et qui a défendu son parti, a prêté le serment devant le peuple de Guinée de respecter la Constitution et de la faire respecter. « Il ne serait pas le premier à la violée. Il ne tentera pas une révision Constitutionnelle. Puisque les articles 27 et 154 de la Constitution s’opposent systématiquement à toute révision sur la durée de mandat, la laïcité, … », a-t-il rappelé à nos confrères de la télé Sud.

Par Mouctar Diallo

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Siguiri : des femmes en colère manifestent contre le préfet

17 décembre 2018 à 13 01 44 124412

Un groupe de femmes de Fanafanakö dans la préfecture de Doko a envahi la préfecture de Siguiri ce lundi, 17 décembre 2018. Elles étaient venues dénoncer le préfet Elhadj Ibrahim Kalil Keïta, accusé de partialité dans le conflit opposant Fanafanakö à Massala, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Au lendemain de l’affrontement ayant opposé des habitants des districts de Fanafanakö et Massala hier dimanche, 16 décembre 2018, la colère est grande dans le camp de Fanafanakö. En effet, ce village a enregistré 13 blessés par balles dans cet affrontement. Des machines de concassage et des motos appartenant à ses habitants ont été également saisis par le camp adverse.

Cette colère, les femmes du village ont tenu à l’exprimer de vive voix au préfet de Siguiri, accusé de soutenir les habitants de Massala dans le conflit qui les oppose à ceux de Fanafanakö autour du contrôle d’une mine d’or. Ces femmes, au nombre d’une cinquantaine, ont envahi les locaux de la préfecture de Siguiri ce lundi matin.

« Nous sommes venues voir le préfet parce que les citoyens de Massala disent sans gêne que c’est le préfet qui leur a donné l’autorisation de tuer nos enfants.

Ils ont dit publiquement que le préfet leur a dit de tuer toute personne qu’ils vont voir sur le site. L’année passée, ils avaient tiré sur 7 personnes qui ont été grièvement blessées sans qu’ils ne soient inquiétés, hier encore ils ont tiré sur 13 personnes à balles réelles.

C’est le préfet qui arme les citoyens de Massala contre nous, nos enfants sont tués chaque année. La justice a été rendue en notre faveur, mais le préfet prend de l’argent avec les citoyens de Massala et les autorise à nous tuer. C’est pourquoi, nous avons décidé de venir le rencontrer aujourd’hui », a expliqué Mariam Simagan, porte-parole des manifestantes.

Mais, ces femmes n’ont pas pu rencontrer le préfet. C’est le secrétaire général de la préfecture de Siguiri, Siné Magassouba, qui est venu s’entretenir avec elles. L’administrateur a convaincu les manifestantes à rentrer dans leur village, leur promettant que la justice fera son travail.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinéematin.com

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Démission de Sidya Touré : « c’est une libération pour l’UFR »

17 décembre 2018 à 12 12 39 123912

La démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat continue de faire parler d’elle. Cette décision était au centre de l’assemblée générale de la coordination de l’UFR à Siguiri, hier dimanche 16 décembre 2018. Les responsables locaux de la formation politique ont salué la démission de leur leader qui, selon eux, est une libération pour l’UFR en Haute Guinée, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

A l’image de Conakry, Siguiri aussi accueille favorablement la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du président de la République. La première assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines à Siguiri depuis l’annonce de cette décision a connu forte mobilisation des militants du parti. Ils sont venus célébrer avec les responsables locaux de l’UFR, cette démission qu’ils réclamaient depuis plusieurs mois et qu’ils considèrent comme étant une libération pour eux.

« Nous avons toujours demandé à Sidya Touré de démissionner. Depuis qu’il a été nommé de ce poste, l’UFR a subi toute forme d’exactions de la part du RPG en Haute Guinée. Des responsables et militants du parti sont arbitrairement arrêtés. C’était gênant quand on entendait dire à la radio Sidya Touré, Haut- Représentant du chef de l’Etat que d’autres même qualifiaient de commissionnaire principal d’Alpha Condé, cela nous gênait honnêtement.

La démission du président Sidya Touré a été donc une libération pour l’UFR en Haute Guinée. Nous sommes libres de toutes nos actions politiques maintenant.

Ça a été une fierté pour les militants et sympathisants du parti à Siguiri », a déclaré Baba Fofana, le coordinateur de l’UFR dans la préfecture de Siguiri.

La question d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé a également été évoquée à cette occasion. Là-dessus, Baba Fofana a indiqué qu’un projet de modification de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de briguer un troisième mandat va l’emporter avant même la fin de son mandat en cours. « A l’occasion de la récente visite du président Alpha Condé à Siguiri, on avait vu des jeunes qui portaient des T-Shirts appelant à un troisième mandat pour le président.

On attendait qu’on en parle officiellement, 2020 n’allait pas le trouver au pouvoir. Siguiri allait lancer son projet de troisième mandat et son départ serait parti également de Siguiri. Il y a plus 200 Alpha Condé en Guinée et il y a plus de 100 mille guinéens qui sont meilleurs qu’Alpha Condé en Guinée. Alors, pourquoi un troisième mandat pour lui ? S’ils veulent mettre fin à son mandat avant 2020, qu’ils essayent d’en parler », a prévenu le coordinateur de l’UFR à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Appels à la violence ethnique : pourquoi Cheick Affan n’était pas au procès ?

17 décembre 2018 à 12 12 32 123212

Le dossier Cheick Ahmed Fofana, alias Cheick Affan, poursuivipour des propos haineux et ethnocentriques, a été appelé au tribunalcorrectionnel de Mafanco, dans la matinée de ce lundi, 17 décembre 2018. Mais,le tribunal a renvoyé l’affaire au 07 janvier prochain, date à laquelle il devrait se prononcer sur les exceptions soulevées par la défense, a appris surplace Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir posté des vidéos particulièrement injurieuses contre une ethnie, Cheick Affan a été poursuivi par la Cellule du Bali Citoyen pour incitation à la violence ethnique et régionaliste, et injures publiques.  Lors des audiences précédentes, l’avocat de Cheick Affan avait soulevé l’exception de recevabilité du Balai Citoyen à se constituer partie civile dans cette affaire.

Dans la journée de ce lundi, Cheick Affan, proche du pouvoir, a brillé par son absence à l’audience. Son avocat a dit avoir appris au téléphone que son client est malade et qu’il est à l’hôpital, sans pour autant apporter une preuve matérielle de ces affirmations.

Une brèche qui a permis à maître Salifou Béavogui, avocat de la partie civile (la Cellule Balai Citoyen), de demander au tribunal de ne plus donner la parole à la défense pour le reste des débats.

Revenant sur l’exception de recevabilité du Balai Citoyen, maitre Béa dira qu’on est en face d’un délit qui dépend d’une loi spéciale, la Loi 037 sur la Cybercriminalité.

Pour étayer ses arguments, maître Salifou Béavogui va citer deux cas dans lesquels ces mêmes exceptions ont été soulevées contre la Cellule Balai Citoyen mais rejetées. C’est le cas du tribunal de Kaloum où le Balai Citoyen s’est constitué partie civile séparément contre les communicants du RPG et l’UFDG, et contre le gouverneur de Conakry. L’avocat va demander au tribunal de rejeter cette exception et d’ordonner de passer aux débats sur le fond.

La procureure, Joséphine Loly Tinkiano va abonder dans le même sens, contrairement à l’audience précédente. Elle va évoquer la même loi sur la Cybercriminalité pour demander au tribunal de passer outre les exceptions soulevées par la défense.

Finalement, le juge, Amadou Kindy Baldé a renvoyé l’affaireau lundi 07 janvier 2019 pour se prononcer sur cette question de recevabilitéou non de la plainte du Balai Citoyen.

AlphaMamadou Diallo depuis le TPI de Mafanco pour Guineematin.com

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N’zérékoré : Alpha Condé annonce un changement total à la tête d’EDG

17 décembre 2018 à 10 10 15 121512

L’accueil chaleureux réservé au président Alpha Condé dans la ville de N’zérékoré a été gâché par un mouvement de protestation. Plusieurs jeunes ont profité de la présence du chef de l’Etat pour exprimer leur colère face aux multiples délestages électriques constatés dans la ville. Et, même s’il n’a pas apprécié l’attitude des protestataires, le président de la République a tenu à les rassurer, annonçant notamment un changement complet à la tête d’EDG, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« EDG zéro », c’est avec ce slogan que plusieurs jeunes de N’zérékoré ont accueilli le président de la République, hier dimanche 16 décembre 2018. Pancartes en mains, les jeunes ont manifesté devant Alpha Condé contre la faible desserte de la ville en courant électrique. En réponse, le chef de l’Etat a déploré ce mouvement de protestation des jeunes, rappelant qu’il a déjà consenti d’énormes efforts pour fournir du courant à la population guinéenne.

Tout de même, Alpha Condé a indiqué qu’il n’est pas satisfait du travail de la société Electricité de Guinée (EDG) et annoncé des changements à venir à la tête de cette société. « Je ne vous permets pas de faire la pagaille. Vous dites qu’il n’y a pas de courant, mais est-ce que y avait un seul poteau de courant à N’zérékoré avant que je ne sois président ? Qui a envoyé le courant à N’zérékoré ? Alors, pourquoi vous criez s’il n’y a pas de courant dans un quartier ?

De 1920 (au temps des blancs) à mon arrivée au pouvoir en 2010, la Guinée n’avait que 130 MW de courant. En 100 ans, 130 MW. Au bout de 4 ans, j’ai fait Kaléta qui produit 240 MW, plus du double de ce qui était là, Souapiti finit l’année prochaine avec 450 MW. Il y aura ensuite Amaria 30 MW, Koukoutamba 13 MW. Mais, EDG ne marche pas. J’ai dit à la direction de d’EDG à Conakry que je ne suis pas satisfait de leur travail. A partir du mois d’octobre, la direction va complètement changer », a promis le chef de l’Etat.

Beaucoup s’interrogent cependant sur la période annoncée par le président pour effectuer les changements annoncés à la tête d’EDG. Car Alpha Condé parle du mois d’octobre alors que nous sommes en décembre. Le chef de l’Etat s’est-il trompé de mois ou bien il compte attendre jusqu’en octobre 2019 pour opérer ses changements ? La question pour l’instant sans réponse.

A rappeler que l’un des groupes électrogènes qui permettaient de fournir le courant à la ville de N’zérékoré est tombé récemment en panne. Ce qui prive de nombreux quartiers de la ville d’électricité. Et même les quartiers qui sont encore desservis, font face à de multiples délestages.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Comment vaincre l’obstacle de l’expérience professionnelle formelle dans la recherche du premier emploi ?

17 décembre 2018 à 9 09 43 124312

Dans les interactions quotidiennes que j’ai avec les jeunes qui sont en quête du premier emploi, la préoccupation qui ressort le plus est le fait que systématiquement tous les avis de recrutements font mention d’une obligation d’avoir au moins 2 à 5 ans d’expériences professionnelles dans le domaine. Cet état de fait pousse malheureusement des centaines voire des milliers de jeunes à se décourager et à ne pas soumettre leur candidature en réponse à l’avis de recrutement. Je trouve ça dommage.

Etant donné qu’il n’y a aucune offre de formation certifiante ou diplômante EN EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES, il va s’en dire qu’il est indispensable de trouver une alternative pour lever cet important fossé qui existe entre le monde académique et celui professionnel. Il faudrait bien trouver des astuces pour montrer à un employeur que nous ne sommes pas restés ‘Les bras croisés’ depuis notre enfance. Nous avons fait des pratiques, des actions et nous en avons tiré de l’expérience qui peut être valorisée.

C’est important de commencer par se poser la question de savoir c’est quoi une expérience ? Je ne rentrerai pas ici dans les logiques académiques consistant à ressortir, comparer, discuter, référencer, … des définitions données par des spécialistes ou des enseignants – chercheurs, je me contenterai juste de rester dans la pratique en essayant de faire ce qu’on appelle chez nous ‘Du terre à terre’. A mon avis, une expérience c’est une connaissance, une aptitude acquise à travers la pratique. Et si je me réfère à cette simple définition, nous n’avons pas forcément besoin d’un emploi professionnel formel pour avoir des expériences.

Malheureusement, sur le marché du travail d’aujourd’hui, les employeurs/recruteurs ont toujours tendance à penser que ce sont les différentes étapes passées au sein d’une organisation, d’une entreprise qui nous procurent des expériences alors que normalement une personne expérimentée c’est celle qui pourrait se prévaloir de compétences liées à une pratique, peu importe qu’elle soit formelle ou informelle. L’essentiel pour moi est d’avoir pratiqué, c’est le « Learning by doing » ou l’apprentissage par l’action appliqué chez les Anglophones. Un paysan qui a labouré dans une zone aride pendant des années a autant de compétences et d’expériences qu’un ingénieur agronome diplômé et qui fait de la vulgarisation dans ces zones.

Me référant à ma théorie ci-dessus, je me dis donc que la quasi-totalité des jeunes Guinéens/Africains nouvellement diplômés peuvent justifier d’une expérience pratique d’au moins 2 à 3 ans. En effet, notre mode d’organisation sociale, les réalités de nos cursus scolaires et la nécessité de survie dans un contexte de précarité nous ont tous contraint à un moment où à un autre (ou encore de manière continue) à faire des pratiques permettant d’acquérir des aptitudes professionnelles dans tel ou tel domaine.

En effet, c’est pratiquement impossible de voir un jeune Africain qui a réalisé tout son cursus scolaire et universitaire sans jamais avoir été :
Membre d’une association de jeunes, étudiants, ou ressortissants d’un village X ou Y
• Membre d’un Club littéraire, de théâtre, de Scout…
• Bénévole/volontaire
• Accompagnateur d’initiatives citoyennes
• Membre de la Croix rouge
• Commissaire de classe
• Etc.
Si je me réfère à mon cas personnel, avant d’avoir fini l’université en 2002 à Kankan, j’avais été :
• Chargé de l’information au sein du Club Littéraire Djibril Tamsir Niane de Télimélé
• Chargé à l’Organisation de l’Association des Elèves et Etudiants de Télimélé à Kankan
• Président de l’Association des Elèves et Etudiants de Mamou à Kankan
• Stagiaire sur le Projet Ecoles Communautaires au sein de l’ONG Aide et Action
• Commissaire (Chef) de classe durant 4 ans à l’Université
Et 10 ans plus tard, j’ai continué dans cette voie en devenant
• Bénévole de New York Care aux USA
• Membre du Conseil d’Administration du Réseau des Spécialistes en Ingénierie de Projets de Coopération à Lille

L’appartenance à ces différentes structures et mon implication active dans leur fonctionnement m’ont permis d’acquérir beaucoup d’expériences pratiques entre autres dans les domaines de la vie associative, la mobilisation communautaire, l’élaboration et le portage de projet, la recherche et la mobilisation de ressources, l’esprit d’équipe, parler en public, les relations publiques, le partenariat, la vie en milieu communautaire, concevoir et suivre un budget, mobiliser des ressources pour des actions communautaires, définir, mettre en œuvre et suivre un plan d’actions … Jusqu’ici malgré mes 16 ans d’expériences professionnelles nationales et internationales, je ressors certaines de ces expériences dans mon CV pour mettre un accent sur mon sens du volontariat et surtout mon esprit d’équipe.

Je voudrais donc dire aux jeunes qui sont à la pépinière de leur carrière que l’absence d’une expérience professionnelle pratique et formelle obtenue au sein d’une Organisation ne doit pas être une limite. Vous devez réfléchir sur votre passé, extraire de vos souvenirs vos pratiques et les ressortir dans votre CV. Lorsqu’on est nouvellement diplômé, on doit s’appuyer sur nos activités communautaires, nos stages, nos expériences de volontariat, les services civiques, les missions d’intérim et les petits boulots effectués durant le cursus académique. Ne vous laissez pas trahir par les gros CV que vous voyez ci et là pour minimiser vos acquis pratiques. Toutes les expériences sont intéressantes, le plus important est de savoir la valoriser dans un contexte spécifique. Une expérience reste une expérience, c’est une pratique qui a permis à son porteur d’acquérir un savoir-faire dans un domaine spécifique. L’essentiel est de savoir ressortir et mettre en avant les compétences acquises au cours de cette expérience. Vous avez par exemple été Commissaire de classe à l’université, essayez de mettre l’accent sur vos capacités de négociation, vos rapports aux autres, vos capacités de coordination, de médiation, … Pour valoriser un travail communautaire par exemple dans une association de ressortissants, vous pouvez mettre l’accent sur le travail en équipe, la gestion du stress, l’exécution rapide des tâches, la recherche de financement, la mobilisation sociale, le travail en milieu rural, …

Bonne chance aux uns et aux autres. N’oubliez jamais de demander conseils à vos pairs, maitres, modèles et/ou mentors. Les peulhs aiment souvent dire que « Celui qui demande son chemin ne se perd jamais ».

Never give up

Algassimou DIALLO

Expert Polyvalent en Développement

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3ème édition de la SENACIP 2018 : Communiqué

17 décembre 2018 à 9 09 33 123312

En application de la Loi L/2016/038/AN du 28 juillet 2016, instituant la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) et du Décret D/2018/290/PRG/SGG du 05 décembre 2018, le Comité National d’Organisation de la 3ième  édition de la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix informe les citoyennes et citoyens de Guinée de  l’organisation de la troisième Edition de la SENACIP du 17 au 23 décembre 2018 sur toute l’étendue du territoire National.

Le thème de cette année est : « 60 ans d’indépendance en Guinée, une obligation de mémoire citoyenne », et le slogan «Un peuple – Une volonté – Une Nation».

La Cérémonie de lancement officiel, placée sous la Présidence d’honneur de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha CONDE, Chef de l’Etat, est prévue à Gamal Abdel NASSER  de Conakry ce lundi 17 décembre 2018 à partir de 15 heures

Sont invités à prendre part à cette cérémonie :

  • Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;
  • Le Chef de file de l’Opposition ;
  • Le Grand Chancelier des Ordres Nationaux ;
  • Monsieur le Premier Ministre ;
  • Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
  • Les Membres du Cabinet de la Présidence de la République ;
  • Les Membres du Cabinet du Premier Ministre ;
  • Le Grand Imam de Conakry
  • L’Archevêque de Conakry
  • Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique et Consulaire ainsi que les Représentants des Institutions Internationales accréditées en République de Guinée ;
  • Les Secrétaires Généraux et Chefs de Cabinet des Départements Ministériels ;
  • Le Chef d’Etat-major Général des Armées et son Adjoint ;
  • Le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire ;
  • Les Chefs d’Etats-majors particuliers des Armées
  • Les Fondateurs et Recteurs des Universités et Institutions d’enseignement supérieur
  • Les Directeurs Généraux de la conservation de la nature et des Douanes ;
  • Les Responsables des Partis Politiques ;
  • Le Gouverneur de la Ville de Conakry ;
  • Les Présidents des Délégations Spéciales des Cinq (5) Communes de Conakry ;
  • Les Conseillers Communaux ;
  • Les Chefs de Quartiers ;
  • Mesdames et Messieurs les membres des Associations de Presse ;
  • Les Représentants des Organisations de la Société Civile Guinéenne ;
  • Les Fondateurs et Directeurs des Ecoles Publiques et Privées ;
  • Les Représentants des Organisations Syndicales et Patronales;
  • Les Partis Politiques.
  • Tous les Citoyens et  Citoyennes de la Ville de Conakry ;

Les membres du Comité National d’organisation de la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix ainsi que le Ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, savent compter sur la disponibilité de chacun et de tous pour la réussite de cette troisième Edition. 

Alhousseine THIAM

Président du Comité National d’Organisation

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