Ministère de la Jeunesse : la caravane citoyenne sensibilise Labé sur le volontariat, la citoyenneté…

26 décembre 2018 à 21 09 54 125412

Initiée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, la caravane nationale citoyenne de la jeunesse a conféré avec les citoyens de Labé, ce mercredi 26 décembre 2018. L’occasion a été mise à profit pour sensibiliser sur le volontariat, la protection de l’environnement et la citoyenneté, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après Boké, Kindia et Mamou, la caravane citoyenne est arrivée ce mercredi dans la capitale du Fouta. C’est la salle du CECOJE (Centre d’Ecoute, de Conseils et d’Orientation des Jeunes) de Labé qui a servi de cadre à l’événement. Les objectifs de cette caravane sont entre-autres de sensibiliser les jeunes, passer des messages de paix, de solidarité, de citoyenneté et à la participation aux projets de développement du pays.

Selon Kouyaté Boureima, chargé de formation à l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse, cette caravane qui regroupe 57 jeunes, issus des différentes régions administratives du pays, a aussi pour objectif, de permettre d’établir un échange entre les autorités du ministère de la jeunesse et les jeunes de toute la République.

Avec l’étape de Labé, les caravaniers ont fait des squats, des modules d’animation sur trois thématiques à savoir, la citoyenneté, le volontariat et l’environnement. Il faut noter que l’étape de Labé a été rehaussée de la présence des autorités communales, préfectorales et régionales qui n’ont pas manqué de signifier leur soutien à cette initiative du ministère de la Jeunesse avec l’appui technique de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse et les partenaires techniques et financiers.

Il faut noter qu’après l’étape de Labé, la caravane va continuer sur Faranah, Kankan et N’zérékoré pour échanger avec les jeunes et les inciter à la participation citoyenne à la vie de la communauté.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : les Forces Sociales et le SLECG se coalisent contre le Gouvernement Kassory Fofana

26 décembre 2018 à 21 09 26 122612

La dernière menace du Premier ministre de radier les enseignants grévistes qui ne reprendront pas le chemin des classes jusqu’au 31 décembre 2018, ne semble pas ébranler les membres du SLECG. Au cours d’une assemblée générale tenue ce mercredi, 26 décembre 2018 au siège de l’organisation syndicale, Aboubacar Soumah a remobilisé ses troupes pour continuer à boycotter les cours jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Et le leader du SLECG peut compter désormais sur le soutien de certains membres des Forces Sociales de Guinée.

Plusieurs activistes de la société civile ont pris part à cette rencontre des enseignants, en grève depuis trois mois environ. Ils sont venus exprimer leur soutien et leur solidarité au combat que mène le SLECG, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le bras de fer entre le gouvernement et les enseignants grévistes dans la crise qui secoue l’éducation guinéenne est peut-être loin de trouver son épilogue. Malgré les multiples menaces et intimidations du Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, les enseignants grévistes restent droits dans leurs bottes. Au cours de l’assemblée générale du SLECG tenue ce mercredi, 26 décembre 2018, Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation, a demandé à ses collègues de continuer à observer la grève.

« Chers camarades, nous ne pouvons pas à l’heure où nous sommes, suspendre la grève pour quelles que raisons que ce soient ; sauf si et seulement si le gouvernement nous fait des propositions concrètes sur les 8 millions que nous avons réclamés et qui sont négociables. Le Premier ministre a dit que, si à la date du 31 décembre nous ne reprenons pas, il va nous radier. C’est cette décision qui nous a amenés aujourd’hui à commencer les manifestations de rue et on poursuivra ces marches jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites », a-t-il introduit.

Très remonté contre le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui ne cesse de brandir des menaces contre les enseignants grévistes, le secrétaire général du SLECG souligne que « le Premier ministre qui dit que l’Etat n’a pas les moyens, il est là pour rétablir un ordre financier, comment il était ici ? Nous savons dans quelles conditions il a quitté la Guinée pour aller faire sa prétendue formation de doctorat. Nous savons qu’il a tous ses enfants aux Etats-Unis, il a acheté des villas aux Etats-Unis.

Par quel argent, par quels moyens financiers ? Ce n’est pas l’argent du pays ? Alors aujourd’hui, il dit qu’il est venu pour rétablir l’ordre financier, il n’a pas un copeck à nous donner. Les mesures de radiation, il n’a qu’à tenter de le faire, il n’a qu’à tenter de radier un seul enseignant. Chers camardes, ne désarmez pas. Le gel de salaire d’un mois, deux mois et trois mois, nous avons tenu. Il ne faudrait pas que ce mot de radiation nous ébranle. Soyons solidaires entre nous, resserrons les rangs et battons-nous. Je vous jure, si on est unis comme on est maintenant, la victoire est à une minute », a laissé entendre Aboubacar Soumah sous les applaudissements de ses collègues.

Trouvant légitime le combat des enseignants grévistes, les Forces Sociales de Guinée (FSG) ont décidé de soutenir l’équipe d’Aboubacar Soumah. L’administrateur de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, Sékou Koundouno, a porté le message de ses collègues devant les enseignants fortement mobilisés.

« A bas l’intimidation ! A bas les menaces ! Ils ne peuvent pas vous radier, ni Alpha Condé, ni son Premier ministre. Le coordinateur national des Forces Sociales, en l’occurrence monsieur Abdouramane Sanoh, président de la PCUD, me charge de vous dire que ce n’est pas un soutien qu’on vous apporte.

Le SLECG est membre des Forces Sociales, après quatre-vingt-dix jours (90) jours de constat, nous prenons toute l’artillerie, les ressources humaines, les moyens financiers et autres pour nous mettre à votre disposition pour prouver à ce gouvernement que ce qui était faisable au précambrien et au quaternaire n’est pas faisable aujourd’hui. Nous vous rassurons d’une chose, celui qui tentera de radier un seul enseignant, je vous assure que dès après la signature de l’acte, tout le peuple de Guinée se mettra en mouvement. Ce n’est plus une question du monde des enseignants et chercheurs, l’éducation guinéenne est menacée et nous le savons que l’éducation est le socle de toute la nation », a dit Sékou Koundouno.

A noter que le SLECG a mis cette occasion à profit pour démentir l’information qui circule sur les réseaux sociaux et qui fait état de la suspension d’Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général adjoint du syndicat, après des rencontres qu’il a eues avec le gouverneur de la BCRG et le Premier ministre. Aboubacar Soumah a indiqué que cette information est totalement fausse, assurant que son adjoint n’est pas suspendu.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Championnat national de Volleyball : le Soumba FC triomphe chez les Dames

26 décembre 2018 à 21 09 15 121512

Le Soumba FC a remporté la 40ème édition du championnat national de Volleyball (série Dames) qui s’est jouée à Mamou. Les joueuses de Dubreka n’ont fait le moindre faux pas dans cette compétition. Elles ont gagné leurs 5 matchs disputés, s’offrant 15 points sur les 15 possibles. L’équipe féminine de Volley du Soumba FC termine donc logiquement en tête du classement. Elle est suivie d’une autre équipe de Dubreka qui arrive en deuxième position avec 11 points.

Voici le classement final chez les Dames

1ère : Soumba de Dubreka (15 points)

2ème : Adac de Dubreka (11 points)

3ème : Bafing de Mamou (11 points)

4ème : Solima Volley de Labé (9 points)

5ème : ASFAG (9 points)

6ème : Sarinka de Coyah (5 points)

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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GUINEA AIRLINES RECRUTE : VOICI L’ANNONCE

26 décembre 2018 à 21 09 11 121112

Les candidats doivent être en activité et qualifiés. Par exemple pendant les trois mois de leurs derniers contrôles de compétence pilote (PPC). Ils doivent avoir un passeport valide pour au moins deux années, un certificat de visite et de contre visite valide, pas d’accidents ou d’incidents de voyage enregistrés et doivent enfin avoir un niveau de langue Anglaise standard excellent.


I- POSTE: Commandant de bord pour les avions Q-400

LIEU : Conakry

SOUMISSION DES CANDIDATURES : Ouverte

AGE : Pas plus de 60 ans

QUALIFICATIONS REQUISES :

  • Doit être détenteur d’une licence récente et valide soit de l’autorité de règlementation de l’aviation civile Européenne (JAA), soit celle de l’administration de l’aviation fédérale Américaine (FAA) ou celle de l’organisation de l’aviation civile internationale ou encore d’une licence ATPL /CPL
  • Un certificat de pilote valide pour les avions de type Q-400
  • Heures de vols minimum
    • 3500 heures de vols sur les jets
    • 2500 heures de vols comme commandant de bord
  • Temps de commandement dépassant les 500 heures sur les Q-400

DOCUMENTS À FOURNIR :

Les candidats doivent envoyer leurs CV accompagnés des copies scannées de tout autre document utile en plus d’un certificat médical valide, d’une licence ATPL/CPL valide, une copie du livre de bord qui montre la totalité des heures de vols, une lettre d’authentification de la licence délivrée par l’autorité de l’aviation civile du ou des pays respectifs.

N.B : Les candidats doivent être en activité et qualifiés. Par exemple pendant les trois mois de leurs derniers contrôles de compétence pilote (PPC). Ils doivent avoir un passeport valide pour au moins deux années, un certificat de visite et de contre visite valide, pas d’accidents ou d’incidents de voyage enregistrés et doivent enfin avoir un niveau de langue Anglaise standard excellent.

II- POSTE : Commandant de bord pour les Boeing 737 NG

LIEU : Conakry

SOUMISSION DES CANDIDATURES : Ouverte

AGE : Pas plus de 60 ans

QUALIFICATIONS REQUISES :

  • Doit être détenteur d’une licence récente et valide soit de l’autorité de règlementation de l’aviation civile Européenne (JAA), soit celle de l’administration de l’aviation fédérale Américaine (FAA) ou celle de l’organisation de l’aviation civile internationale ou encore d’une licence ATPL /CPL
  • Un certificat de pilote valide pour les avions de type Q-400
  • Heures de vols minimum
    • 3500 heures de vols sur les jets
    • 2500 heures de vols comme commandant de bord
  • Temps de commandement dépassant les 500 heures sur les 737 NG

DOCUMENTS À FOURNIR :

Les candidats doivent envoyer leurs CV accompagnés des copies scannées de tout autre document utile en plus d’un certificat médical valide, d’une licence ATPL/CPL valide, une copie du livre de bord qui montre la totalité des heures de vols, une lettre d’authentification de la licence délivrée par l’autorité de l’aviation civile du ou des pays respectifs.

N.B : Les candidats doivent être en activité et qualifiés. Par exemple pendant les trois mois de leurs derniers contrôles de compétence pilote (PPC). Ils doivent avoir un passeport valide pour au moins deux années, un certificat de visite et de contre visite valide, pas d’accidents ou d’incidents de voyage enregistrés et doivent enfin avoir un niveau de langue Anglaise standard excellent.

DATE DE DÉPÔT: DU 27/12/2018 AU 19/01/2019

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Portait de Sékou Touré au pont 8 novembre : c’est « bête, méchant et inutile »

26 décembre 2018 à 20 08 49 124912

Une effigie du premier président guinéen, Sékou Touré, placée au niveau du pont 8 Novembre, à l’entrée de la commune de Kaloum, suscite la colère de l’Association des enfants des Victimes du Camp Boiro. Cet acte est jugé « bête, méchant et inutile », par l’AVBC. L’annonce en a été faite ce mercredi, 26 décembre 2018, à travers une conférence animée à la maison de la presse, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’effigie de Sékou Touré et d’autres panafricanistes comme Thomas Sankara, placée récemment sur le pont 8 novembre, n’est pas du goût des enfants des victimes du camp Boiro. Selon eux, cet acte est inacceptable, d’autant plus qu’au même endroit, quatre guinéens, dont un compagnon de l’indépendance, y ont été pendus le 25 janvier 197.

Dr Fodé Ammar Bocar Maréga

Selon Dr Fodé Ammar Bocar Maréga, un des membres de l’AVB, « le pont 8 novembre, où ont été pendus publiquement, le 25 janvier 1971, d’éminents patriotes et cadres guinéens par Ahmed Sékou Touré, symbolise au même titre que le tristement célèbre Camp Boiro, les tortures, tueries et autres exactions orchestrées pendant 26 ans par le régime de la première République, et son président… Ce pont est non seulement le symbole des martyrs de la première République, mais il a aussi été le théâtre de dizaines de tueries de jeunes guinéens, venus manifester pacifiquement en 2007 ».

Malgré l’engagement de l’Etat d’y ériger une stèle en mémoire à tous ces martyrs, rappelle Dr Maréga, c’est cette effigie qu’on découvre aujourd’hui. « Ce pont ne saurait être souillé par l’effigie de celui qui a ordonné des exécutions et exactions de toutes sortes durant les 26 ans de règne de la première République. Apposer l’effigie d’Ahmed Sékou Touré sur ce pont constitue une insulte à l’histoire de la Guinée et une incitation à la haine entre les guinéens. Il est donc inadmissible qu’une autorité guinéenne, quel qu’elle soit, dotée d’un minimum de sens de la responsabilité vis-à-vis de l’histoire de ce pays, puisse prendre la décision d’autoriser un tel acte ignoble. Aurait-on perdu toute dignité ou tout sens du respect de l’humain en République de Guinée ? ».

Très indignés, les membres de l’AVCB, par la voix de Dr Maréga, demandent que le pont 8 novembre soit protégé en tant que symbole. « Au nom de la mémoire de milliers de guinéens exécutés sauvagement sous la première République, nous exigeons que ce symbole soit protégé par l’Etat ».

Présent à cette conférence de presse, Alpha Oumar Tely Diallo, fils de Diallo Tely (premier secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine, mort au Camp Boiro en 1977), a dit que cette effigie de Sékou Touré sur le pont 8 novembre est à la fois bête, méchant et inutile. « Pourquoi c’est bête et inutile ? Prenez le discours tenu au Fouta, il ya quelques jours par le président Alpha Condé. Il a dit qu’il n’y a pas d’indépendance sans Barry 3, Barry Diawadou et Sékou Touré. Ça, tout le monde est d’accord sur le plan historique. Mais alors, pourquoi aller mettre le portrait de Sékou Touré exactement à l’endroit où on a pendu Barry 3 ? Où est la logique ? Cela veut dire que ceux qui ont fait ça vont même en contradiction avec ce que l’Etat est entrain de faire. On ne construit pas un pays sur la haine », estime Alpha Oumar Tély Diallo.

Les membres de l’AVCB disent avoir engagé diverses démarches pour faire enlever le portrait de Sékou Touré de cet endroit.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Kintinia (Siguiri) : des jeunes en colère ferment les bureaux de la jeunesse, de la mairie et de la sous-préfecture

26 décembre 2018 à 17 05 07 120712
Bloc administratif de Siguiri

Plusieurs jeunes en colère ont manifesté, ce mercredi, 26 décembre 2018, dans la sous-préfecture de Kintinia, relevant de la préfecture de Siguiri. Les manifestants sont allés fermer le bureau de la jeunesse ainsi que ceux de la mairie et de la sous-préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est le contrôle du bureau de la jeunesse de Kintinia qui est à l’origine de ce mouvement de colère. Plusieurs jeunes, opposés au bureau actuel, sont descendus dans la rue pour se faire entendre. Ils sont ensuite allés fermer le bureau de la jeunesse et les locaux de la mairie et de la sous-préfecture de Kintinia. Les manifestants exigent le départ sans délai de l’équipe qui dirige actuellement le bureau des jeunes et la mise en place d’un nouveau bureau.

« Le bureau a été installé pour une période de transition qui devait durer 6 mois. Maintenant il y a plus d’une année que le même bureau est en place et il ne fonctionne pas. Pour la première fois qu’on a demandé son renouvellement, les autorités nous ont réunis pour trouver un terrain d’entente. Maintenant le président du bureau a trouvé du travail à la SAG, il n’a plus le temps, la jeunesse n’a plus d’interlocuteur.

C’est pourquoi, les jeunes de Kintinia se sont réunis pour demander le départ du président et ses membres. Nous avons fermé les locaux de la sous-préfecture où se trouve le bureau du DSPJ, mais aussi les locaux de la mairie et le centre culturel », a expliqué Ousmane Hawa Camara, le porte-parole des manifestants.

Mais, le président de la jeunesse de Kintinia, tente de minimiser la contestation. Ousmane 1 Camara indique que ce n’est pas la jeunesse de la sous-préfecture en général qui manifeste contre lui, mais plutôt un petit groupe de mécontents. « Ce ne sont pas tous les jeunes de Kintinia qui manifestent, ce sont juste les partisans de la liste indépendante qui a remporté la mairie.

Les promesses que leurs leaders avait tenues pendant la campagne électorale, ils n’ont pas vu cela, ils pensaient qu’une fois ce dernier sera élu, il allait nous remplacer. Ce sont ces petits groupes de mécontents qui se révoltent », soutient le controversé DSPJ.

Pour l’heure, aucune solution à cette crise n’est en vue, et les locaux de l’administration locale et de la commune restent fermés.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Ligue2 : Tico-Solima pour démarrer la saison

26 décembre 2018 à 16 04 02 120212

Deux semaines après l’ouverture du championnat national de ligue 1, c’est au tour des clubs de ligue 2 d’aller en compétition. La deuxième division guinéenne s’ouvre ce mercredi, 26 décembre 2018 par un choc entre l’Athlético de Coléah et le Solima de Faranah.

Finies les vacances pour les joueurs de la ligue 2 guinéenne. Ils reprennent la compétition ce mercredi au compte de la saison sportive 2018-2019. Et, c’est l’Atlético de Coléah, relégué en ligue 2 à l’issue de la saison dernière, et le Solima de Faranah qui vont ouvrir le championnat national de deuxième division. Les deux équipes s’affrontent cet après-midi au stade de la mission de Kaloum. Le Milo FC de Kankan, l’autre club qui a quitté la ligue 1 à l’issue de la dernière saison, entre en lice demain jeudi, tout comme le Soumba FC de Dubréka.

Les affiches de la première journée de ligue 2

Mercredi, 26-12 2018

Atlético de Coléah vs Solima de Faranah

Jeudi, 27-12 2018

Milo FC de Kankan vs RCCK

Flamme Olympique vs Soumba FC du Dubréka

Manden de Siguiri vs Loubha FC de Télimélé

Vendredi, 28-12 2018

Etoile de Guinée vs Lelou FC de Lélouma

FC Séquence de Dixinn vs Espérance de Kaloum

AS Batè Nafadji vs Wawa AC de Kindia

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Matoto : Ismaël Doukouré de l’UFDG tacle le S/G de la commune

26 décembre 2018 à 15 03 40 124012
Dr. Ismaël Doukouré

Comme annoncé précédemment, le secrétaire général de la commune de Matoto, Sékou Conté, tout comme son ministre de tutelle, réaffirme la reprise du vote pour l’élection de l’exécutif local. Une sortie qui provoque une levée de bouclier du camp Kalémodou Yansané, qui clame haut et fort que le conseiller de l’UFDG est le seul maire élu de Matoto.

Dr Ismaël Doukouré, élu sur la liste de l’UFDG à la commune de Matoto, accuse le secrétaire général d’être l’instigateur de tout ce qui s’est passé lors de l’élection du 15 décembre dernier. Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, Docteur Ismaël Doukouré jure que l’UFDG n’acceptera pas la reprise de ces élections à Matoto.

Guineematin.com : le secrétaire général de la commune de Matoto, Sékou Conté, a demandé à ce que l’UFDG accepte qu’on reprenne les élections dans cette commune. Comment réagissez-vous ?

Ismaël Doukouré : la première réaction, c’est de dire d’abord sur quelle loi il se fonde pour dire qu’il faut qu’on reprenne l’élection, lorsqu’elle s’est déroulée dans de bonnes conditions. En tout cas, en ce qui concerne l’élection du maire, je me demande sur quelle loi il se fonde pour dire qu’il faut qu’on reprenne les élections. L’article 132 du code des collectivités locales est clair, l’élection c’est à bulletin secret et à la majorité absolue. Et comme vous le savez, l’élection du maire est considérée comme un scrutin, l’élection du 1er vice maire est considéré comme un scrutin. Donc, à chaque étape, c’est un scrutin. Pour ce qui est du scrutin pour l’élection du maire, le scrutin était arrivé à terme, puisqu’on avait fait le décompte jusqu’à terme. Et, Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG avait obtenu 23 voix et bien entendu puisque nous en avons pour 45, ça veut dire que Mamadouba Tos Camara a obtenu 22. Je ne vois pas quelle est l’autorité que monsieur le secrétaire général de la commune a pour dire qu’il faut reprendre les élections.

Guineematin.com : l’UFDG accuse le secrétaire général de la commune de Matoto d’avoir été le principal instigateur de tout ce qui s’est passé comme troubles lors de l’élection de l’exécutif communal à Matoto. Qu’est-ce qu’il en est réellement ?

Ismaël Doukouré : bien entendu, on ne peut que mettre en cause sa responsabilité. Parce que tout simplement, il vous souviendra que jusque maintenant, la commune est gérée par le secrétaire général. L’organisation a eu lieu au niveau de la commune, celui qui a déchiré les bulletins, qui répond au nom de Moussa Keïta, a été appelé par le secrétaire général pour venir en aide à un soi-disant doyen qui ne s’en sortait pas. C’est lui qui l’a fait venir, c’est un employé de la commune. Donc, il supporte l’entière responsabilité de ce monsieur-là qui est venu se jeter sur les bulletins-là pour les déchirer. Sinon, c’est très simple, lorsque vous n’êtes pas d’accord sur un décompte, la meilleure façon, c’est de demander de reprendre autant que vous voulez. Si vous voulez reprendre 10 fois le compte, reprenez, vous n’avez pas besoin de déchirer les bulletins. Alors, si ce monsieur qui a été appelé par le secrétaire général se jette sur les bulletins pour les déchirer, bien-sûr il porte l’entière responsabilité. Nous, en ce qui nous concerne, l’élection s’est passée de bout en bout en ce qui concerne la mise en place du maire. Cette étape est derrière nous, c’est terminé. Le maire est déjà élu, c’est Kalémodou Yansané.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce que le secrétaire général a à gagner en soutenant le candidat du RPG arc-en-ciel ?

Dr. Ismaël Doukouré

Ismaël Doukouré : je vais vous dire aujourd’hui, le RPG arc-en-ciel ne fonctionne qu’à travers l’administration. Sinon, nous sommes allés aux élections, les citoyens ont massivement voté pour la liste de l’UFDG. Il vous souviendra qu’on est rentré dans un contentieux électoral au cour duquel, l’UFDG qui avait obtenu 15 sièges, a été obligé d’accepter 14 sièges, pour se mettre à égalité avec le RPG. Donc ça, c’est déjà une première étape. Puisque l’élection se fait en deux étapes, cette seconde étape, nous avons accepté d’aller à l’élection de l’exécutif communal. Avec les 45 conseillers, c’est clair que Kalémodou Yansané a été élu avec 23 contre 22. Aujourd’hui, le RPG veut compter entièrement sur l’administration pour faire la triche. Sinon, on ne peut comprendre en rien qu’on puisse faire les élections depuis le 4 février et qu’on attende jusqu’en décembre pour la mise en place de l’exécutif. Ça, ils pensaient que c’était pour gagner en temps, pour acheter les conseillers, pour vraiment user de tous les moyens pour avoir les conseillers. Aujourd’hui, les citoyens ont compris qu’on ne peut rien attendre du parti RPG, en tout cas, dans sa présentation actuelle.

Guineematin.com : comme le RPG, les militants de l’UFDG avaient voulu installer Kalémodou Yansané hier lundi à la mairie de Matoto. Mais, ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre qui ont emporté des motos. Votre réaction ?

Ismaël Doukouré : je crois qu’il y a quelques jours, les militants du RPG avaient voulu faire la même chose, ils ont été accueillis, ils sont rentrés même dans la commune. Ils sont venus les caresser pour leur dire de rentrer. Nous, nous sommes sortis, il fallait qu’on fasse un tour et puis là, ce sont les militants qui ont dit qu’ils veulent vraiment démontrer que la commune de Matoto a voté pour Kalémodou Yansané. Ils sont sortis. Mais, en lieu et place des caresses dont les gens du RPG ont bénéficié, les militants de l’UFDG ont bénéficié de suffisamment de gaz. Ils ont été dispersés, il y a eu des blessés, il y a eu des arrestations. Voilà comment le pays est géré. C’est du deux poids, deux mesures. Mais, ce qui reste clair, nous disons qu’il est hors de question de revenir sur l’élection du maire. Maintenant, le RPG pense avoir toutes les forces. Mais, ce qui reste clair, les militants et les citoyens ont déjà fait leur choix et ce choix et tombé sur l’honorable Kalémodou Yansané pour être maire de la commune de Matoto.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Géolocalisation et référencement : une application pour tout faciliter à Conakry

26 décembre 2018 à 14 02 40 124012
Jean Koïvogui, de l’AJGF et cofondateur de la startup Géonav

Deux jeunes guinéens vivant en France viennent de développer une application visant à faciliter la géolocalisation et le référencement. L’application mobile dénommée Conakry Navigateur est déjà fonctionnelle et elle sera lancée officiellement le 05 janvier 2019 dans la capitale guinéenne.

Guineematin.com a rencontré l’un des géniteurs de cette importante plateforme pour en parler. Pourquoi mettre en place une telle application, comment fonctionne-t-elle ? Ce sont entre autres les questions que nous avons évoquées avec Jean Koïvogui, membre de l’association des jeunes guinéens de France et cofondateur de la startup Géonav.

Décryptage !

Guineematin.com : vous venez de créer une startup dénommée Géonav qui vise à faciliter la géolocalisation et le référencement à Conakry, d’où est venue cette initiative ?

Jean Koïvogui : Géonav a été créée à travers différentes difficultés rencontrées sur des problématiques liées au manque de données cartographiques. Pour la petite histoire, moi je travaillais sur des projets d’infrastructures en Guinée, mais j’avais du mal à trouver des données parce que je ne pouvais pas télécharger des cadastres, des plans, je ne pouvais pas me repérer sur la carte de Conakry. Et cela m’a poussé à réfléchir sur un moyen pouvant permettre de résoudre ce problème-là. C’est ainsi qu’est venue l’idée de créer Géonav.

Guineematin.com : vous vous êtes associé donc avec un ami pour mettre en place cette application. C’est quoi le but de cette initiative ?

Jean Koïvogui

Jean Koïvogui : le but de cette initiative c’est d’améliorer les conditions de vie des populations, faciliter la vie de la population guinéenne et faciliter les choses aussi pour les étrangers qui viennent en Guinée pour leur permettre de trouver facilement les services qu’il faut, les commodités et tout. Et en plus de cela, améliorer l’image de nos structures, de nos établissements. A titre d’exemple, je suis parti à l’ambassade de France en Guinée. Ils ont dit ça tombe bien parce que les touristes, quand ils viennent en Guinée, ils demandent comment fait-on pour s’orienter à Conakry, comment fait-on pour retrouver un établissement. Donc aujourd’hui, à travers cela, on peut vendre l’image de la Guinée positivement. J’ai vu pleins d’entreprises qui font du gros travail mais qui ne sont pas valorisées. Et aujourd’hui, tout se passe sur le net. Au lieu de passer du temps à faire du bouche à oreilles, grâce à cette application, ça se passe de façon durable, tout le monde est informé facilement. Donc c’est notre but.

Guineematin.com : venons-en maintenant au fonctionnement de cette application. Comment ça se passe ?

Jean Koïvogui : nous fonctionnons suivant le principe participatif. On a créé la plateforme qui permet aux guinéens ou aux personnes qui habitent en Guinée en général, de se faire enregistrer sur la plateforme, de donner leur position. Et une fois qu’ils sont enregistrés, leur établissement est géolocalisé, ils peuvent faire valoir leur établissement via notre plateforme. Ça c’est me côté professionnel. A titre d’exemple, on vient d’ajouter le site d’information guineematin.com, désormais guineematin.com est géolocalisé. Quelqu’un qui habite en Guinée ou à l’étranger peut avoir tous les renseignements sur guineematin.com et s’y rendre via une navigation GPS.

Au-delà de cela, côté particulier, quand on fait une recherche sur un établissement quelconque, il suffit d’aller sur notre plateforme, faire la recherche et trouver des informations sur l’établissement que nous cherchons. Et nous pourrions entrer en contact avec l’établissement pour gagner en temps au lieu de se déplacer inutilement ou passer des heures à demander. Et on peut se rendre facilement à l’adresse de l’établissement via la navigation GPS.

Guineematin.com : cette géolocalisation concerne uniquement les établissements publics et privés ou bien c’est élargi à d’autres choses ?

Jean Koïvogui : dans un premier temps, ça concerne tous les établissements ou enseignes publics et privés. Nous comptons plus tard généraliser la solution sur toutes les autres enseignes à savoir même les bâtiments privés pour qu’on puisse numéroter tous les bâtiments comme c’est le cas en occident. Nous avons la technologie mais cela demande certaines autorisations de la part de l’Etat, il y a des déontologies à respecter. Et c’est pourquoi nous sommes sur des démarches pour avoir des autorisations dans ce sens.

Guineematin.com : un établissement qui veut intégrer cette plateforme, quelles sont les démarches qu’il doit mener et les conditions qu’il doit remplir ?

Jean Koïvogui : c’est très simple. Il suffit juste que cette structure aille sur notre plateforme, s’inscrive dans la bannière s’inscrire pour créer un compte. Une fois que cela est fait, il y a des formulaires à remplir pour mettre toutes les informations relatives à la structure. Après, nous nous aurons quelques jours pour vérifier si ces informations sont correctes, puis on confirme et l’établissement est enregistré.

Guineematin.com : il n’y a pas d’autres conditions, notamment d’ordre financier ?

Jean Koïvogui : pour tout utilisateur qui veut passer par notre plateforme pour avoir des renseignements sur un établissement donné, c’est gratuit. Pour les établissements, l’inscription est gratuite, et il y a une période test. Une fois que cette période est finie, il y aura des redevances à payer et ce sont vraiment des sommes raisonnables pour leur permettre de garder leur lisibilité sur le site. Et cette lisibilité permettra aussi à ces établissements d’avoir plus de clientèle et de gagner donc de l’argent.

Guineematin.com : l’application, vous l’avez dit, est déjà fonctionnelle. Pouvez-vous expliquer comment on y accède ?

Jean Koïvogui : il suffit d’aller dans l’application, vous avez la bannière « Recherche », vous cliquez là-dessus. L’application va faire un calcul automatique autour de vous et afficher toutes les enseignes qui sont autour de vous. Vous pouvez aussi cliquer sur la bannière « Toutes catégories » et choisir la catégorie que vous voulez.

Guineematin.com : ça c’est lorsqu’on a déjà trouvé l’application et qu’on l’a ouverte. Mais, comment faire pour la trouver ?

Jean Koïvogui : pour trouver l’application, c’est très simple. Il s’agit de taper sur « Conakry Navigateur » pour voir l’application. Et, j’informe que bientôt l’application sera disponible en téléchargement libre sur les plateformes de téléchargement comme Google Play store et Apple Store.

Guineematin.com : aujourd’hui vous êtes dans la phase de promotion de cette application. Quel est le programme dans ce sens ?

Jean Koïvogui

Jean Koïvogui : nous sommes venus pour lancer officiellement les activités et c’est dans ce cadre qu’on organise une conférence le 05 janvier à la Bluezone de Kaloum, à partir de 9 heures, pour parler d’entreprenariat jeunes en Guinée avec notre conférencier, notre invité spécial qui viendra de la France et qui est un expert en entreprenariat et conférencier international. Il va montrer à la jeunesse guinéenne quels sont les enjeux du 21ème siècle et comment réussir dans l’entreprenariat. Et ça sera l’occasion de lancer officiellement Conakry Navigateur. Il y aura également une conférence de presse qui est prévue le 03 janvier à la RTG pour parler de cette plateforme.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Justice : il écope de 5 ans de prison, après 7 ans de détention provisoire à Conakry

26 décembre 2018 à 14 02 23 122312

Malgré toutes les promesses du Gouvernement, en particulier du ministère de la justice, de nombreuses personnes sont victimes de la lenteur des procédures judiciaires en République de Guinée. C’est le cas d’un jeune compatriote, Ousmane Soumah, arrêté le 02 juin 211, et jugé 7 ans plus tard ! Il a été condamné le lundi dernier, 24 décembre 2018, à cinq (5) ans de prison, après avoir passé toutes ces longues années en prison sans jugement… 

Ousmane Soumah a été arrêté le 02 juin 2011 pour avoir poignardé mortellement son ami Ibrahima Sory Soumah dans le quartier Dixinn Port 1. Il a été placé sous mandat le 03 juin 2011 après l’enquête de la brigade de répression du banditisme (BRB). Le jeune homme a passé 7 ans de détention provisoire à la maison centrale de Conakry avant d’être renvoyé devant le tribunal criminel de Dixinn.

A la barre, l’accusé est revenu sur les circonstances dans lesquelles l’incident s’est produit. « J’étais à la maison, lorsque la victime, Ibrahima Sory Soumah, est venu avec deux de ses amis, à savoir Sankhon et Dieng. Ces deux ont fait des reproches à Ibrahima Sory Soumah, en lui disant qu’il n’a pas fait du sérieux, c’est pourquoi il n’a pas évolué dans le football. C’est ainsi que moi aussi, je l’ai reproché, en disant qu’il ne fait que suivre les femmes, et c’est ce qui l’empêche d’évoluer. C’est ainsi qu’il est venu me donner un coup de poing dans la figure. Moi aussi, j’ai pris le couteau, je l’ai poignardé au niveau de la cuisse. Après, il a rendu l’âme. J’ai utilisé le couteau pour le blesser ; mais, ce n’était pas pour le tuer. Je le regrette. C’était l’un de mes meilleurs amis », a expliqué Ousmane Soumah devant le juge Aboubacar Maféring Camara.

Pour sa défense, son avocat, maître Emmanuel Bamba, s’est joint à l’accusé pour plaider coupable pour homicide involontaire, sollicitant la requalification des faits de meurtre à des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans en avoir l’intention. Ainsi, l’avocat a souhaité la condamnation de son client au temps mis en prison.

De son côté, le procureur, Bakary Camara, a indiqué que l’accusé est bien coupable des faits de meurtre pour lesquels il est poursuivi. Selon le représentant du ministère public, Ousmane Soumah a tué son ami pour un problème de femme. « Ce sont des jeunes qui ont presque grandi ensemble et qui logeaient ensemble. Mais, comme Ousmane Soumah sortait avec la copine de son ami, Ibrahima Sory, celui-ci est venu le reprocher pour ce mauvais comportement. Furieux, il a pris le couteau pour le planter au niveau de la cuisse de son ami. Et, finalement, ce dernier a rendu l’âme. Donc, je vous demande de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle », a requis le procureur.

Finalement, le tribunal a requalifié les faits comme l’a demandé la défense et a condamné l’accusé à 5 ans d’emprisonnement. Une peine inférieure au temps qu’il a déjà passé en prison.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Fêtes de fin d’année : forte affluence dans les salons de coiffure de Conakry

26 décembre 2018 à 14 02 04 120412

Depuis quelques jours, une affluence inhabituelle est remarquable dans les salons de coiffure de Conakry, la capitale guinéenne. Ces centres de beauté sont, pour la plupart, inondés de clientes qui veulent se rendre belles en prélude aux fêtes de fin d’année. Et, cela fait bien évidemment la joie des propriétaires des salons de coiffure, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La veille des fêtes de fin d’année constitue le moment le plus propice pour les propriétaires des salons de beauté de Conakry. Depuis quelques jours, les travailleuses de ces centres ont très peu de repos. Car elles sont envahies de filles et de femmes qui veulent se rendre belles pour préparer la fête. Tissage, tresses, manucure et pédicurie entre autres, sont aujourd’hui des activités très intenses dans les salons de coiffure.

« Avant, je ne recevais pas assez de clientes, mais actuellement il y a de l’affluence. A l’approche des fêtes de fin d’année, les filles qui veulent se rendre belles viennent, je reçois entre 7 et 10 personnes par jour. Donc ça nous plait quand une fête arrive », confie Mariam Baldé, propriétaire d’un salon de beauté à Taouyah.

Dans ce salon, les prix varient entre 80 et 800.000 francs guinéens, selon les modèles. Mais, pour madame Camara Aïssatou, le plus important c’est de se rendre belle quel que soit le prix. « Vous savez, le 31 décembre est une nuit unique, nos maris ne sont souvent pas libres pour nous faire sortir et on se dit qu’ils peuvent nous tromper tous les soirs sauf la nuit du 31 décembre.

Cette nuit-là appartient aux titulaires. Alors moi j’ai décidé de mettre le paquet pour pouvoir m’acheter des mèches brésiliennes à trois millions de nos francs pour me faire toute belle, toute jolie afin que le jour j, mon homme soit fier de moi », a déclaré cette cliente.

C’est aussi l’avis de madame Jeannette Guilavogui, une autre cliente. Elle veut paraître plus que jamais belle pour faire plaisir à son époux. « La femme doit toujours se rendre belle même si ce n’est pas pour les fêtes, mais nous sommes le 25 décembre aujourd’hui, ça n’arrive qu’une fois dans l’année.

Mon mari et moi sommes invités à une fête, il faut que je me rende belle afin que je sois présentable et pour mieux le convaincre. Quand un homme a une belle femme à ses côtés, il est de plus fier. Et j’ai choisi ce salon parce qu’ici on me fait toujours de très belles tresses, les prix sont abordables, en plus elles sont rapides et respectueuses », a dit Jeannette Guilavogui.

Cette affluence dans les salons de beauté se poursuivra jusqu’au 31 décembre prochain.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le Ziara de Chérif Mohamed Fadilou Haidara Kansato Daka Labé reporté

26 décembre 2018 à 13 01 55 125512

Initialement prévu ce mercredi, 26 décembre 2018, le Ziara de Chérif Mohamed Fadilou Haidara Kansato Daka Labé, père de Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) est reporté à une date ultérieure.

Les organisateurs de cette journée de recueillement invitent les parents, les amis et les disciples de l’érudit partout où ils sont dans le monde de mettre la journée de ce mercredi à profit pour faire des prières en faveur de l’illustre disparu, la famille Haïdara mais aussi pour la Paix et la prospérité de la Guinée.

Chérif Mohamed Fadilou Haïdara Kansato Daka Labé a rejoint son créateur au mois de décembre 2006.

Que le paradis soit sa demeure éternelle, amine !

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Parlement : l’adoption du rapport final de la LFI 2019 au programme

26 décembre 2018 à 12 12 24 122412

Sauf changement de dernière minute, les députés guinéens sont appelés à adopter ce mercredi, 26 décembre 2018, le volet dépenses du budget de l’Etat pour l’exercice 2019 et le rapport final de la Loi de finances initiale 2019, a appris Guineematin.com, auprès des députés.

Faut il rappeler que le 21 novembre, les députés ont approuvé à la majorité des voix le volet recettes du budget 2019 de l’Etat qui se chiffre à 19 332 milliards 8 millions de francs guinéens contre 16 627 milliards 66 millions en 2018. Soit une augmentation de 16.27% par rapport à l’année en cours.

Le 5 novembre dernier, le ministre Ismaël Dioubaté, procédait, devant la plénière, à la présentation du projet de budget chiffré en recettes à 19 mille 332 milliards 8 millions de Francs guinéens, représentant 15,3% du PIB contre 22 mille 312 milliards 13 millions francs guinéens en dépenses, soit 17,6% du PIB. Avec un déficit budgétaire de près de 3 mille milliards de nos francs.

Selon cette présentation, neuf mille six soixante trois milliards quarante huit millions (9. 662,8 Milliards GNF) sont prévus en dépenses d’investissement, soit 7,7% du PIB (produit intérieur brute) national.

Et sur le plan macroéconomique, le ministre du budget soutient que le taux de croissance pour 2019 est projeté à 5,9%, contre un taux d’inflation de 8,6% et un taux de change du franc guinéen de 9.824, 7 pour un dollar US et le taux de pression fiscale à 13,7% du PIB.

Devant les députés, Ismaél Dioubaté a annoncé d’importantes mesures dont la réduction de 20% du train de vie de l’Etat portant sur l’achat de biens et services.

Par contre, le budget de l’éducation passe de 13,4% à 13,6% pour 2019. Egalement, un accent particulier est mis sur les travaux publics dont le département bénéficie d’une enveloppe de 3 mille 433 milliards, 21 contre 2 mille 462,22 milliards soit une augmentation de plus de 970 milliards. Un financement reparti entre le budget national (45,5%) contre 54,5% d’apports extérieurs.

La santé, va bénéficier de 7,3% du budget total de l’Etat contre 5,4% en 2018.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Manifestations du SLECG : « c’est une honte », dit Pépé Balamou du SNE

26 décembre 2018 à 11 11 57 125712
Michel Pépé Balamou

Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a décidé de durcir davantage sa position face à la crise au sein du secteur éducatif guinéen. Les enseignants entendent intensifier leurs manifestations de rue, notamment en brûlant des pneus sur la chaussée, pour mettre la pression sur le gouvernement et l’amener à dégeler leurs salaires et à accepter d’ouvrir des négociations avec eux. Et, cette situation désole Michel Pépé Balamou, le secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE).

Pour ce dernier, c’est une honte que de voir des éducateurs se livrer à de telles pratiques. C’est pourquoi, il invite le gouvernement à sortir de sa fermeté et à dialoguer avec le SLECG pour trouver une solution à cette crise qui perdure. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, mardi 25 décembre 2018.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis près de trois maintenant, le système éducatif guinéen est paralysé par la grève des enseignants déclenchée par le SLECG. La situation perdure et aucune solution n’est encore en vue. Quel est votre regard sur cette situation ?

Michel Pépé Balamou : c’est un constat amer. Nous, nous estimons que la lutte syndicale doit être menée dans les règles de l’art. Et, il revient aussi au gouvernement qui a la charge de promouvoir le dialogue social, de prendre la mesure de la chose et de trouver un dénouement heureux à cette crise. Et que chacune des parties fasse preuve de concession pour que l’école guinéenne reprenne de plus belle.

Guineematin.com : ces derniers temps, le SLECG est en train de durcir davantage la situation en organisant des manifestations de rue pour protester contre le gel des salaires et exiger l’ouverture de négociations avec le gouvernement. On a même vu des enseignants brûler des pneus dans la rue le lundi dernier à Conakry. Comment percevez-vous cette situation ?

Michel Pépé Balamou

Michel Pépé Balamou : c’est une honte. Voir des enseignants qui se livrent à de telles pratiques, je crois que cela est symptomatique de l’indécence morale, professionnelle et académique. Moi jusqu’à date, je ne crois pas que ça soit des enseignants qui brûlent des pneus dans la rue. Mais vous savez, la fermeté peut conduire à la radicalisation et la radicalisation peut entraîner aussi des rapports de force. Et lorsqu’il y a la force, les gens vont sortir de leur décence morale et professionnelle pour se livrer à du n’importe quoi. Ce que nous sommes en train de voir, c’est une honte.

Parce que nous nous sommes des éducateurs, un enseignant, c’est un modèle : il enseigne, il éduque, il forme, il transforme de façon qualitative et quantitative des jeunes pour les rendre utiles à eux-mêmes, utiles à leurs familles et utiles à la société et au monde entier. Si nous qui sommes des modèles, nous prenons le décalque du mauvais comportement pour aller transposer ça dans la rue, je pense que ça a atteint un niveau qu’il faille faire appel à la tempérance et à la modération.

Guineematin.com : n’est-ce pas la fermeté du gouvernement qui a amené le SLECG à se radicaliser ?

Michel Pépé Balamou

Michel Pépé Balamou : je suis d’accord, parce que le Premier ministre est promoteur du dialogue politique et social, en vertu de l’article 58 de la constitution. Et je pense que ce langage de fermeté qui a été tenu par le Premier ministre n’est pas de nature à apaiser la situation. Mais, n’en déplaise, nous sommes des éducateurs. Ce n’est pas parce qu’il y a fermeté par endroits que nous allons nous livrer à autre chose. Je condamne d’une part cette fermeté du Premier ministre, il n’a qu’à expliquer au SLECG qu’il n’a pas de possibilité et quelles mesures palliatives faut-il prendre. Donc, à partir de ce moment, nous qui sommes éducateurs, devons faire en sorte que nous ne nous affichions pas devant l’Etat. Parce que l’Etat est revêtu du manteau de la puissance publique, il détient le monopole de la violence physique, légale et légitime.

Si vous créez des actes de nature à troubler l’ordre public, alors vous allez voir l’Etat devant vous. Donc c’est pourquoi, un syndicat est un partenaire de l’Etat, c’est un dialogue social. C’est pourquoi il revient aussi à l’Etat, de promouvoir le dialogue social, d’anticiper les crises, de faire preuve de proactivité et de capacités managériales pour anticiper ces crises. De faire en sorte qu’avant chaque ouverture, de convoquer toutes les couches sociales, professionnelles et syndicales autour de la table pour voir à mi-parcours à quel niveau les accords ont été appliqués, quelles sont les crises qui courent, et quoi faire pour ne pas les laisser aussi exploser pour empêcher les enfants guinéens d’aller à l’école.

Guineematin.com : récemment, le gouvernement s’est disposé à rouvrir les négociations mais à condition que le SNE et la FSPE soient présents à ces discussions. Ce que le SLECG a refusé, estimant que ces organisations syndicales ne sont pas concernées par cette crise et qu’elles ne doivent pas donc prendre part à ces négociations. Comment trouvez-vous cette position du SLECG ?

Michel Pépé Balamou : bon, il est de leur droit de ne pas accepter que nous partions avec eux. Et, il revient à la partie gouvernementale de savoir raison garder et de les ramener à la raison. Vous savez, c’est une querelle d’égo, de leadership et nous, nous n’allons pas nous inscrire dans ce cadre-là. D’autant plus que lorsque nous fûmes nés, nous avons essayé d’adresser des lettres au SLECG pour leur dire que nous avons obligation d’aller ensemble, obligation de s’unir. S’il est vrai que les cinq structures syndicales se battent pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, il va de soi que nous fassions une synergie d’action pour aller vers la table de négociation, pour faire en sorte que l’Etat puisse nous écouter, et que d’dorénavant les enseignants puissent reprendre le chemin de l’école et que les enfants puissent étudier dans les meilleures conditions. Quand je dis les enseignants, ce sont les enseignants qui sont syndiqués au SLECG.

Et, vous n’êtes pas sans savoir que la FSPE a demandé à la grève. Ils disent que nous, nous n’avons pas été en grève, je suis d’accord. Mais, la FSPE a été en grève. Pourquoi refuser alors que la FSPE soit autour de la table de négociation ? Vous voyez que c’est donc un problème d’égo. Et, je vais vous dire qu’il ne suffit pas seulement de déclencher une grève pour être écouté par la partie gouvernementale. Nous, on a déjà déposé notre plateforme revendicative, les autres structures aussi en ont déposé. Donc, la menace de la grève porte plus que la grève elle-même. Donc si on est écouté, on ne va pas en grève. Et on va toujours envoyer des lettres au SLECG pour trouver une solution heureuse à cette crise. Parce que la défaite du SLECG, c’est la défaite de toutes les structures syndicales et de toutes les centrales syndicales.

Guineematin.com : vu qu’il n’y a toujours pas de négociations visant à trouver solution à cette crise qui dure depuis trois mois environ, est-ce qu’il ne faut pas craindre aujourd’hui une année blanche en Guinée ?

Michel Pépé Balamou : non, une année blanche, c’est trop dire. Et, j’ai même entendu dire que l’UNESCO aurait décidé d’enclencher une année blanche à partir du 15 décembre. Où on n’en est aujourd’hui ? Nous sommes le 25 décembre, rien n’a été fait. Je crois qu’on ne doit pas se mettre dans le propagandisme syndical. Un syndicat responsable ne doit pas se livrer à la propagande. L’UNESCO est un partenaire technique, l’UNESCO intervient dans quatre (4) axes prioritaires dans un pays. L’UNESCO aide à la formation des formateurs, l’UNESCO aide à un appui technique et financier, l’UNESCO aide au contrôle de l’enseignement et de l’apprentissage et des évaluations dans un pays.

Et, il y a un principe de souveraineté, chaque Nation est libre et donc il revient à l’Etat seul de déclencher une année blanche. Et pour que l’Etat déclenche une année blanche, il doit d’abord envoyer les inspecteurs sur le terrain pour évaluer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, pour évaluer l’évolution des programmes d’enseignement, pour évaluer les évaluations sommatives et formatives qui se déroulent sur le terrain, de la capitale jusque sur le dernier village où se trouve une école en République de Guinée et remonter un rapport d’activité. C’est à l’issue de ce rapport d’activité, que l’Etat peut décider du déclenchement de l’année blanche ou pas.

Guineematin.com : le gouvernement menace de radier les enseignements qui n’accepteraient de pas de reprendre le chemin de l’école jusqu’au 31 décembre prochain. Est-ce que le gouvernement peut radier un enseignant pour fait de grève ?

Michel Pépé Balamou : vous savez, l’interprétation des textes juridiques posent aujourd’hui beaucoup de problèmes. Il y en a qui parlent de la loi L28 qui parle du statut particulier de la fonction publique. Il y en qui parle du code qui régit les employeurs et leurs employés au niveau du privé. Mais toujours est-il que par endroits, nous au niveau du SNE, nous ne voudrons pas que nous y arrivons. D’autant plus que nous sommes une structure qui défend les enseignants et un syndicat est avant tout, ce qu’on appelle un avocat. Et, l’avocat défend tout le monde : un malfrat, un voleur, un délinquant ou une prostituée. Donc, nous ne voulons pas faire de distinguo entre les enseignants. Nous, nous avons la porte ouverte vers tous les enseignants. Et, nous avons déjà résolu beaucoup de problèmes au niveau des enseignants dont les salaires ont été arbitrairement gelés ou dispatchés dans d’autres préfectures qui n’est pas leur préfecture d’origine.

Nous avons essayé aussi d’interpeller la partie gouvernementale sur le fait que le salaire est sacré. Vous avez vu ce qui arrive à certains enseignants qui commencent à être délogés, certains qui sont déclarés morts, d’autres aussi ont perdu leurs épouses pour leur incapacité à trouver des produits pour les soigner. Le déclenchement d’une grève consiste à améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants, ça ne consiste pas à détruire leurs conditions de vie. Le syndicat défend le travail et les travailleurs. Donc, si le travail est détruit, il va de soi que la structure syndicale qui a déclenché la grève d’être responsable, de faire attention. Elle doit se dire que nous n’avons pas déclenché cette grève pour tuer le travail. Vous avez vu le cas de l’usine de Fria. Alors si nous nous évertuons à dire que l’Etat fait preuve de fermeté et que nous aussi nous continuons dans ce rapport de force, nous faisons du tort aux enseignants. Donc, je crois que nous n’arriverons pas à la radiation.

Guinematin.com : vous avez parlé d’une plateforme revendicative que votre syndicat, le SNE, a déposée auprès du gouvernement. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Michel Pépé Balamou : oui, voilà qui justifie que nous devons être appelés par le gouvernement. Quand on nous dit que nous sommes un syndicat fantôme, nous sommes fabriqués par le gouvernement, vous voyez nous sommes à notre siège ici, nous sommes une organisation légale. Et ce qui nous reste, c’est de faire une offensive à l’internationale. Et, vous savez, nous essayons de voir autrement. Parce que le SNE a vu que depuis 1992, toutes les revendications ne se limitaient qu’au salaire. Et si le SLECG continue de revendiquer le salaire, nous avons dit que nous ne sommes pas opposés. Mais, nous voulons faire le syndicalisme autrement. La revalorisation des primes liées à la formation. Qu’est-ce qui fait que l’Etat se retranche dans sa fermeté ? Parce que par endroits, l’Etat pense qu’en ajoutant sur l’indice salariale, il sera dans l’obligation d’augmenter pour tous les enseignants. Mais nous nous sommes dit que si on se limite à ce qu’on va appeler ici les primes qui sont liées à la fonction enseignante : les primes de craie, les primes de documentation, voire les primes de correction et les primes de zone, je crois qu’un médecin ne va pas dire que vous avez donné une prime de craie aux enseignants, moi aussi je veux ma prime ; ou un agronome ne peut pas dire que vous avez donné des primes aux enseignants, moi aussi je veux ma prime.

Ces primes-là, nous les défendons et qui ne sont liés qu’à la formation enseignante, vous allez voir que ça va très bien marcher. Et, nous avons aussi pensé à un autre secteur sensible de la vie nationale. Ce sont les écoles privées qui, lorsqu’il y a la grève, sont les parents pauvres. Parce qu’après la suspension de la grève, elles ne bénéficient d’absolument rein, et ils végètent dans la nature. Vous savez, pendant la crise d’Ebola, certains ont perdu leurs femmes, d’autres ont été délogés tout simplement parce que les cours n’ont repris que le 19 janvier 2015. Et nous, nous avons pensé que ces gens-là doivent être règlementés. Donc, nous allons partir vers la partie gouvernementale pour qu’elle règlemente le secteur privé et qu’elle subventionne ces écoles privées. Et pourquoi pas à la longue, recruter ces enseignants-là, dans les institutions d’enseignement publics secondaires et universitaires.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un jeune mineur mortellement broyé par une machine de concassage

26 décembre 2018 à 11 11 10 121012
Bloc administratif de Siguiri

Un jeune mineur, âgé de 18 ans, a trouvé la mort dans une mine d’or située dans la sous-préfecture de Kintinian, broyé par une machine de concassage. Le drame s’est produit hier, mardi 25 décembre 2018, aux environs de 15 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les drames se succèdent dans les mines d’or de Siguiri. Les éboulements et autres accidents de travail continuent de coûter la vie à des mineurs, endeuillant ainsi de très nombreuses familles.

Dans l’après-midi d’hier mardi, c’est un jeune homme du nom de Samboura Kamano qui a trouvé la mort dans une mine d’or appelée Köron, située dans la commune rurale de Kintinian. Selon nos sources d’information, les habits de la victime se sont coincés dans les dents de la machine de concassage pendant son allumage. Ce qui lui a coûté la vie.

Alpha Kabinet Diallo, témoin de la scène, a expliqué à notre reporter ce qui s’est passé. « Il est venu pour travailler. Quand il allumait la machine, il se trouve que sa chemise était coincée dans les dents de la machine. Mais, il ne s’en était pas rendu compte. Dès qu’il a allumé, il a été tiré par la machine et s’est retrouvé coincé. Nous sommes aussitôt venus éteindre la machine. Mais, il était déjà mort.

La victime, Samboura Kamano, âgée de 18 ans, célibataire sans enfant, était originaire de la préfecture de Faranah.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Les vérités de l’évêque de Kankan : « le pays n’appartient pas à un leader politique…»

26 décembre 2018 à 10 10 41 124112

Les fidèles chrétiens de Kankan, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de Noël dans les différentes églises de la place. L’occasion a été mise à profit par l’évêque de Kankan pour appeler les hommes politiques guinéens à plus de responsabilité dans la conquête ou/et l’exercice du pouvoir, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs fidèles catholiques ont rallié la cathédrale Notre Dame des Victoires et de la Paix pour s’acquitter de leur obligation religieuse. Hommes, femmes et enfants ont pris d’assaut les lieux pour cette commémoration annuelle de naissance de Jésus de Nazareth.

Emmanuel Félémou

Après la prière, monseigneur Emmanuel Félémou, Evêque de Kankan, s’est adressé aux fidèles chrétiens, en magnifiant les bienfaits de Dieu pour la communauté des croyants. « Il faut dire que la Guinée est un pays béni par le seigneur, un pays qui a beaucoup de richesses matérielles et humaines. Nous rendons donc grâce à Dieu, qui nous rend visite aujourd’hui grâce à Jésus, et nous voulons témoigner de notre gratitude à Dieu qui a tant aimé le monde et qui nous aime aujourd’hui grâce à cette fête. Je demande à chacun d’être un homme de paix, un home qui cultive l’amour et la joie partout où il va. On doit connaitre Dieu, non pas par son nom, mais par nos agissements et comportements vis-à-vis de nos semblables », conseille l’évêque de Kankan.

En outre, monseigneur Emmanuel Félémou appelle les leaders politiques à s’entendre et à conjuguer le même verbe. « Les hommes doivent se sentir tous politiciens, c’est-à-dire ceux qui militent pour la paix et le développement d’un pays. Alors, les leaders politiques doivent s’entendre, parce que le pays n’appartient pas à un leader politique, il appartient à tout le monde. Ils doivent se battre pour le bonheur de ce pays et non se battre entre eux, parce que les rivalités amènent des guerres. Ils doivent militer pour la paix et non pour la division », a ajouté le leader religieux.


Dr Akoï Mansa Zoumanigui

Cette fête a été l’occasion pour plusieurs familles de retrouver et de partager beaucoup de choses ensemble. C’est le cas de Dr Akoï Mansa Zoumanigui, directeur de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG). « A chaque grande fête de l’église catholique, je préfère venir la partager avec ma famille, parce que la portée de cette fête, c’est la naissance de Jésus. Il vient mettre dans nos cœurs la joie, réconforter tous ceux qui sont meurtris et remonter le moral de tous ceux qui sont pauvres. Dans le monde entier, c’est le même sentiment de joie et d’allégresse ».

Sœur Marguerite Marie

De son côté, Sœur Marguerite Marie appelle les fidèles chrétiens à faire preuve d’amour entre eux. « Ce que je peux dire, c’est que l’amour de Dieu est infini. Et, comme il a envoyé son fils pour nous sauver, il faut que cet amour se manifeste en chaque Homme, en faisant preuve d’amour entre nous pour construire notre patrie, la Guinée ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 124

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