Kintinia (Siguiri) : des jeunes en colère ferment les bureaux de la jeunesse, de la mairie et de la sous-préfecture

Bloc administratif de Siguiri

Plusieurs jeunes en colère ont manifesté, ce mercredi, 26 décembre 2018, dans la sous-préfecture de Kintinia, relevant de la préfecture de Siguiri. Les manifestants sont allés fermer le bureau de la jeunesse ainsi que ceux de la mairie et de la sous-préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est le contrôle du bureau de la jeunesse de Kintinia qui est à l’origine de ce mouvement de colère. Plusieurs jeunes, opposés au bureau actuel, sont descendus dans la rue pour se faire entendre. Ils sont ensuite allés fermer le bureau de la jeunesse et les locaux de la mairie et de la sous-préfecture de Kintinia. Les manifestants exigent le départ sans délai de l’équipe qui dirige actuellement le bureau des jeunes et la mise en place d’un nouveau bureau.

« Le bureau a été installé pour une période de transition qui devait durer 6 mois. Maintenant il y a plus d’une année que le même bureau est en place et il ne fonctionne pas. Pour la première fois qu’on a demandé son renouvellement, les autorités nous ont réunis pour trouver un terrain d’entente. Maintenant le président du bureau a trouvé du travail à la SAG, il n’a plus le temps, la jeunesse n’a plus d’interlocuteur.

C’est pourquoi, les jeunes de Kintinia se sont réunis pour demander le départ du président et ses membres. Nous avons fermé les locaux de la sous-préfecture où se trouve le bureau du DSPJ, mais aussi les locaux de la mairie et le centre culturel », a expliqué Ousmane Hawa Camara, le porte-parole des manifestants.

Mais, le président de la jeunesse de Kintinia, tente de minimiser la contestation. Ousmane 1 Camara indique que ce n’est pas la jeunesse de la sous-préfecture en général qui manifeste contre lui, mais plutôt un petit groupe de mécontents. « Ce ne sont pas tous les jeunes de Kintinia qui manifestent, ce sont juste les partisans de la liste indépendante qui a remporté la mairie.

Les promesses que leurs leaders avait tenues pendant la campagne électorale, ils n’ont pas vu cela, ils pensaient qu’une fois ce dernier sera élu, il allait nous remplacer. Ce sont ces petits groupes de mécontents qui se révoltent », soutient le controversé DSPJ.

Pour l’heure, aucune solution à cette crise n’est en vue, et les locaux de l’administration locale et de la commune restent fermés.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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